Vie interne de l'Internationale Communiste

Internationale Communiste
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Viktor Troska
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Vie interne de l'Internationale Communiste

Message par Viktor Troska »

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Développements, analyses, rapports de situation seront présentés ici. Usage interne et donc secret.
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Viktor Troska
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Re: Vie interne de l'Internationale Communiste

Message par Viktor Troska »

2044, L'ANNÉE DIFFICILE

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L'année qui va se clore a été une année bien difficile pour le centre névralgique de la révolution mondiale qu'est l'Internationale Communiste. Si le cœur du problème se situe au moment de la rupture unilatérale entre le Karmalistan et le Westrait, il faut revenir un petit peu en arrière pour comprendre d'où proviennent les germes de la discorde. En premier lieu, c'est la disparition du Parti Communiste du Gandhari qui a posé et continue de poser un problème pour le Comintern. Accueillant sur son sol le siège de l'organisation, le Gandhari se retrouve dépourvu d'un Parti Communiste capable de le représenter au sein des institutions cominterniennes. La trahison de l'appareil au moment de la dictature sanguinaire de Panesar n'est pas passé inaperçu et continue de peser. Sans une organisation communiste renouvelée, la place du Gandhari devient celle d'un membre observateur au même titre d'ailleurs que celui du Zufrana, qui n'a toujours pas de réel organisation partidaire dans son pays. Une bien curieuse situation donc, qui semble dans son sillage être responsable de nombreux emballements. C'est fondamentalement les rapports houleux existant entre les délégués zufranais, westréens et karmalis qui sont en cause ici. Si l'affaire du Han'Chou et plus particulièrement celle du Shidao ont l'une comme l'autre entretenu l'incendie, les rapports étaient déjà tendus avant.

Les menées antimusulmanes émanant du CEZSP alors dirigé par Yihun Adugna avaient profondément indigné les karmalis. Ces derniers considéraient alors que les westréens faisaient preuves de pusillanimité, voir couvraient les agissements du CEZSP. Il faut dire que le Comintern a dépêché au Zufrana un nombre assez importants d'agents et une partie importante de sa logistique, afin d'aider au mieux la nouvelle administration dans le pays. Une première échauffourée qui a été ressenti comme une pic de la part des westréens, qui sans le dire officiellement se démenaient pour que cesse toute atrocité de la part des milices pro-CEZSP vis à vis des populations musulmanes du pays. Il faudra du temps pour que les karmalis reconnaissent à demi-mot que leur réaction eut été trop vindicative, mais le mal était malheureusement déjà fait. Prétextant les attaques sur le cas zufranais, les westréens reprochent ensuite aux communistes karmalis leur soutien tacite au gouvernement de Mamta qui s'aligne sur la décision de la LIM concernant les élections à la Byrsa et la répression contre les communistes. Les karmalis auront bon se démener autant qu'ils le souhaitent, les assauts westréens et zufranais - qui tiennent finalement leur revanche - se sont de plus en plus insistant. Arrive enfin la question du Han'Chou qui va définitivement brouiller ceux qui hier, se considéraient encore comme des frères.

La première rupture sous forme de sanction de la part du Westrait à l'attention du Karmalistan est vécu comme une trahison par les karmalis, qui voient notamment se retirer une aide importante en terme matériel mais également financière. La rupture définitive est le clou qui vient fermer définitivement le cercueil : A partir de ce moment là, l'ambiance est glaciale et certains craignent au sein du Comintern une scission. Les karmalis font courir le bruit que westréens et zufranais se seraient mis d'accord pour exclure les communistes karmalis du Comintern, pour leur soutien sans faille à la politique de Mamta. Le grief reproché est que la "paix armée" qui a été conclu il y a quelques années renie le principe de "guerre populaire prolongée jusqu'au communisme", idée centrale reprise à Urdzhar et notamment mise en avant par les communistes westréens, Audrey Grant en tête. Puis, l'annonce d'un rapprochement entre communistes westréens et les sociaux-fascistes shi est la goutte d'eau. Si la rupture entre Etat ne concernait pas directement le Comintern en tant que tel puisqu'il n'est pas relié à une quelconque politique gouvernementale, l'action prise par les communistes westréens est vécu comme une trahison ouverte par les communistes karmalis. Le soutien aux sociaux-fascistes shi est perçu par les karmalis comme une honte et un reniement de l'internationalisme prolétarien.

Tentant tant bien que mal de se défendre, les communistes westréens restent d'abord sur leurs positions sans doute pour essayer de "punir" l'attitude des communistes karmalis à leur égard. La situation est tellement critique que le Comintern est quasiment paralysé au moment où Pierre-Victor "Hippo" Massamba demande qu'une délégation vienne au Makengo afin de discuter de la situation continentale, après l'interdiction des communistes khalouatis. Les discussions ont été calamiteuses, westréens et karmalis ne s'adressant quasiment pas la parole si ce n'est pour s'assassiner verbalement quand ils en ont l'occasion. Massamba et Vladimirescu feront remonter aux plus hautes instances du Comintern leurs remontrances mais rien n'y fera : Le mouvement anti-impérialiste est fragilisé et l'unité du mouvement communiste international est sur la pente raide. Pourtant, les westréens affrontent courageusement la tempête et au milieu de l'été, la débarquement de leur bureau politique responsable de la missive de félicitation aux shis ressemble à un aveu de culpabilité. Les karmalis ne changent pas d'attitude, attaquant quand ils le peuvent les westréens pour leur relâchement ainsi que leur tergiversations géopolitiques. L'entièreté du processus culmine avec l'élection d'une nouvelle secrétaire générale et la mise en retrait de la précédente.

Certains pensent que l'influence discrète mais décisive de Audrey Grant dans ce processus n'est peut-être pas étranger, mais il n'est pour le moment pas avéré. Alors que Rosanna Lewden - nouvelle secrétaire générale du WCP - a fait savoir qu'elle s'opposerait à toute nouvelle discussion avec les shis et que les communistes westréens devaient changer d'attitude vis à vis des communistes karmalis, une éclaircie semble se dessiner. Timide pour l'instant, car les karmalis ont vécu comme une insulte leur quasi mise au ban du Comintern et restent toujours persuadé que l'on cherchait à les évincer de l'organisation. La proclamation prochaine d'un véritable parti d'unité communiste au Zufrana, l'éclosion de la révolution socialiste en Saratovie ou encore les dernières crispations idéologiques et politiques devraient permettre un rapprochement et la reprise de discussions jusque là plus qu'inexistantes. Mais rien n'est aussi simple et des coups de couteaux dans le cœur font parfois plus mal que des coups de poings dans la figure. Si la rancune des karmalis est compréhensible, elle pourrait sur le long terme s'atténuer afin de permettre une détente et ressouder divers partis qui jusque là se méfiaient l'un de l'autre en permanence. Surtout que la défense du Karmalistan comme nation anti-impérialiste et par certain côté progressiste malgré son caractère semi-féodal encore marqué pourrait servir de tempo pour le premier trimestre de l'année 2045. Après la pluie, vient le beau temps !
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Viktor Troska
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Re: Vie interne de l'Internationale Communiste

Message par Viktor Troska »

REJETER LES ILLUSIONS ET FAIRE L'UNITÉ AUTOUR DU MLU

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(Revue théorique, politique et idéologique du Comintern)

[...] Nous venons d'assister coup sur coup à deux évènements qui ne sont pas étrangers l'un de l'autre. La chute de Mamta et du socialisme islamique au Karmalistan aura été aussi rapide que celle du socialisme islamique au Tarnasa bien que cela soit pour des raisons différentes. On ne pourra effacer le fait que de Mamta à Safarali, il y avait une certaine unité d'action et de pensée sur ce que devait représenter le Karmalistan d'un point de vue politique, idéologique mais également civilisationnel. Le socialisme islamique dans ce pays dispose d'une base de masse assez importante, qui a plusieurs fois manifesté sa volonté de vouloir s'opposer aux visées plus conservatrices voir réactionnaires d'un Islam porté par des élites mécontentes par la montée de revendications sociales et économiques diverses. Nous voyons cependant que ce qui a fondamentalement manqué, c'est à dire la constitution d'un réel pouvoir populaire qui aurait pu se matérialiser dans les shuravi : "Sans le pouvoir tout est illusion" comme l'avait martelé longuement Lénine.

L'autre problème est plus généralement l'attitude de nos camarades karmalis qui ont pendant plusieurs années soutenu pour des raisons tactiques évidentes le pouvoir royal progressiste sans chercher à le dépasser ou du moins se défendre en cas de changement brutal de régime. L'accumulation passive des forces jusqu'à atteindre le point de bascule qui permettrait de lancer une insurrection aura toujours été le dernier avatar du révisionnisme. Une majorité parlementaire n'est pas le pouvoir, pas plus que l'accumulation pacifique des forces ne mène au triomphe du socialisme et encore moins dans un pays semi-féodal et semi-colonial. Mais mon propos n'est pas ici de faire le procès de nos camarades karmalis car malgré nos divergences nombreuses (autant sur la nature du Karmalistan et la stratégie à employer que sur la caractérisation du pouvoir zufranais) nous ne pouvons qu'être de leur côté à un moment où une violence gigantesque est entrain de s'abattre sur eux en cherchant à les briser au moyen d'une terreur blanche décuplé par la reprise en main de l'appareil d'Etat par les forces conservatrices et réactionnaires. N'oublions pas que partout où il y a oppression il y a résistance ! [...]

La mascarade du socialisme islamique au Tarnasa aura au moins eu le mérite de durer moins longtemps. Si Mamta et les partisans du socialisme islamique au Karmalistan ont plusieurs fois été très clair sur la nécessité de mener la lutte anti-impérialiste et d'aider au maximum à constituer un centre permettant de réunir l'ensemble des peoples et nations dominés par l'impérialisme, cela n'a jamais été le cas du Tarnasa entre les mains de la clique militaro-féodale de Umoja et consorts. Derrière beaucoup de phraséologie et un vernis socialisant, notre pays n'aura finalement connu qu'un dirigisme d'Etat qui n'aura en aucun cas été différent de celui du temps du révisionnisme. Les purges internes qui visaient les derniers éléments du révisionnisme n'ont en rien changé la nature de l'Etat, ni même les rapports sociaux ou le sort d'une grande partie de la population. Après avoir tenté pendant un certains temps de vouloir s'aligner sur les positions du PACAM, la clique militaro-féodale de Umoja et consorts aura fini par jeter le masque pour n'être que des pantins de l'impérialisme étranger. Faire autant de discours pour expliquer qu'il faut respecter les traditions du monde musulman pour finalement n'être que le nègre de maison de Wyatt Pickford, il faut avoir un sacré culot. Mais la bourgeoisie compradore et bureaucratique est par essence stupide, ne vivant que pour ses propres intérêts et en les dissimulant au nom quelque fois de la religion, d'une spécificité continentale ou culturelle. [...]

En l'espace de quelques jours, nous sommes passé de la sanctification d'un "collectivisme tarnois" qui vantait Karl Marx à la répudiation simple et totale de l'appellation "socialiste" de l'Union Islamique, avant une énième mascarade consistant à implorer le Wentworth de vouloir bien défendre les libertés individuelles contre le communisme. Tout ceci démontre qu'il faut se méfier des étiquettes et plutôt analyser de manière consciencieuse les structures, les actes politiques et l'idéologie qui est au poste de commandement. C'est pourquoi nous devons, nous les communistes tarnois, ne plus émettre le moindre doute sur la nature du régime qui est actuellement en place dans notre pays. La dorure qui recouvrait le masque du socialisme islamique vient de se craqueler définitivement, car le Karmalistan n'est plus là pour en être le guide. Le socialisme est donc superflu et les anciennes élites foncières peuvent respirer : Le spectre de Abu Dharr al-Ghifari a été définitivement chassé, alors il n'y a plus besoin de faire semblant plus longtemps.

Dans son combat contre le conservatisme inhérent de l'Islam dominant, les combattants du socialisme islamique ont été vaincu. Nous n'appelons pas à relever ce drapeau, car il appartient pour nous désormais au passé. Ce que nous voulons pour notre pays et plus généralement notre continent qu'est l'Algarbe, c'est une réelle politique d'émancipation qui puisse terrasser le capitalisme bureaucratique et compradore, éviter les infiltrations de l'impérialisme et donner le pouvoir aux masses. Nous devons donc embrasser pleinement l'idéologie du prolétariat international qu'est le marxisme-léninisme-urdzharisme. Lors de notre prochain congrès, nous devrons renommer notre organisation, abandonner le terme "en Exil" pour n'être plus que le seul et unique Parti Communiste du Tarnasa - Marxiste-Léniniste-Urdzhariste. C'est cela faire l'unité autour du marxisme-léninisme-urdzharisme et rejeter les voies intermédiaires qui tentent de dépasser le capitalisme et l'impérialisme tout en essayant de les ménager, voir simplement de les amender avec douceur.


JAKAYA MKAPA

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Leborgne
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Re: Vie interne de l'Internationale Communiste

Message par Leborgne »

CLARIFICATION


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A la direction de l'Internationale Communiste

Camarades, il apparaît désormais clair pour tout le monde que 2047 sera une année de lutte intense pour notre cause, que ce soit en Algarbe ou dans les autres régions du monde. Car tout d'abord le Zufrana est aujourd'hui assiégé, menacé dans ses périphéries par des puissances étrangères voulant renverser le gouvernement révolutionnaire et socialiste en place depuis 2043. Ensuite le Karmalistan a récemment vécu une révolution de palais ayant dépouillé la reine Mamta de son trône, mettant alors dans une situation bien difficile nos camarades compromis par des années de coopération avec le pouvoir monarchiste karmali. Comprenez bien cette remarque, communistes zufranais n'ont en effet versé aucune larme à l'annonce de la déposition de la reine Mamta, à vrai dire nous aurions même préféré la voire morte. Ce sentiment radical est propre aux communistes zufranais, provoqué par la diplomatie aveugle et favorable aux terroristes que le Karmalistan a conduit en Algarbe sous son règne.

Cependant, cette réaction épidermique ne doit en aucuns cas brouiller la perception du rapport de force au Karmalistan. En effet, les successeurs de Mamta marquent un retour en arrière incontestable, effaçant à terme les pénibles gains qu'avaient réussi à dégager nos camarades karmalis, aujourd'hui victimes de la répression abattue par le nouveau pouvoir "républicain".Et quand nos frères sont attaqués, il est nécessaire de répondre coup pour coup. C'est pourquoi nous nous rangions bien évidemment derrière l'unité d'action internationale qui se met actuellement en place pour soutenir le PRDK. Cependant pour réellement mener bien cette unité d'action, deux points devront être clarifiés.

Premièrement, établir précisément les objectifs de la lutte du PRDK pour prévenir une tentation insinueuse qui pourrait en cas d'inattention saisir plusieurs camarades et impliquerait ainsi l'IC dans une lutte qui n'aurait que pour seul objectif le maintien du statu quo monarchiste, étendez ici le rétablissement de Mamta. Les liens sentimentaux qui l'entourent sont réels dans certains partis membres, néanmoins son règne appartient désormais au passé et donne une occasion historique au PRDK pour reprendre la voie de la guerre populaire prolongée et si tenir. Car comme aborder avec justesse par Jakaya Mkapa dans son dernier article, la collaboration avec les monarchistes et la paix armée ont été des erreurs stratégiques graves, ayant provoquée la mort de nombreux camarades, abattus comme des lapins par les réactionnaires et leurs sbires. Conséquence tragique mais malheureusement logique quand on lie la survie du parti à l'autorité personnelle d'un souverain. Ainsi la survie de Mamta ne doit pas couvrir la clarté des objectifs révolutionnaires du PRDK, sinon nos camarades karmalis seront de nouveaux domestiqués et à la merci du pouvoir royal karmali.

Ensuite aucune lutte ne pourra être conduite au Karmalistan si nous l'abordons divisés au sein même de l'IC. C'est pourquoi je fais remarquer avec le cœur lourd que le PRDK semble laisser proliférer dans ses rangs un gauchisme anti-zufranais inquiétant. A l'heure où, nous communistes zufranais, combattons sans relâche la réaction voir certains "camarades" karmalis attaquer notre position n'est pas acceptable. Est-ce que des erreurs ont été commises au Zufrana ? Sans doute. Est-ce que des éléments et des structures réactionnaires persistent au Zufrana ? Assurément. Néanmoins ce n'est ni l'instant, ni le moment d'en discuter. Les communistes zufranais auraient mille reproches à faire aux communistes karmalis mais ils les taisent pour se ranger derrière eux pour lutter au Karmalistan. Nous ne faisons qu'attendre que la même chose de la part du PRDK.


Zemichael Meba, Secrétaire de la délégation zufranaise à l'IC


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