RP PARTICIPATIF | Élections présidentielles 2043

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Viktor Troska
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Re: RP PARTICIPATIF | Élections présidentielles 2043

Message par Viktor Troska »

Mouvement Socialiste pour le Changement et le Renouveau
Visite des sites miniers au Nord-Arewa


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SÉVERINE BUZITU

Puisque l'UMD se vantait tellement d'avoir toujours un coup d'avance, d'avoir tout compris et d'être à la pointe de tout ce qui peut se faire de mieux... Pourquoi n'expliquent-ils pas pourquoi est-ce que le site minier attaqué par le MLARSM l'a été de façon aussi simple et grossière ? Les joies de la privatisation. La sécurité privée a démontrée clairement qu'elle était payée à rien foutre, sinon à protéger tout au plus les investisseurs et aucunement les mineurs qui ont péri par centaines lors de cette attaque. L'UMD et les botambistes ne peuvent pas parler de ce qui s'est passé ici, pour la simple et bonne raison qu'on ne mord pas la main qui nous nourrit. Beaucoup doivent s'avoir que le MLARSM n'existait pas avant la campagne présidentielle et que cette attaque sur un site de la SAMD n'est pas anodin. Au contraire, il s'agit de maintenir une stratégie de la tension. Puisque le le MLARSM prétend lutter contre tout impérialisme et s'attaque à la SAMD, il faut protéger la SAMD et rendre encore plus prenant la présence de l'impérialisme ennissois. Un cercle pourri qui oblige les botambistes à devoir trouver des tonnes d'excuses afin d'expliquer que tout va pour le mieux, que grâce aux ennissois vous avez du travail... mais vous devez non seulement subvenir à leurs gros culs d'impérialistes, mais également devoir subir les attaques d'un mouvement qu'ils ont crée de toute pièce pour se rendre indispensable.

Pour les familles endeuillés des 300 mineurrs de Nord-Arewa-1, cela ne pouvait pas faire un pli. L'on avait ôté la vie à un proche suite à une attaque douteuse, dans laquelle la SAMD a fait comme si de rien n'était, comme si rien ne s'était produit. Les collusions étaient plus qu'évidentes et elles sautaient aux yeux. Un terrain idéal pour les socialistes du MSCR, qui pouvaient dérouler leur programme une fois de plus à l'attention des mineurs. Outre les nécessaires nationalisations, la nécessité de protéger convenablement les sites miniers passait par un renforcement des forces de police ainsi que des effectifs de l'armée. Mais cette dernière préférait s'accrocher au capitalisme bureaucratique et à la corruption, plutôt qu'à défendre l'intérêt de la majorité des makengais et des makengaises. N'était-ce pas en ce sens que de nombreux officiers félons expliquaient qu'ils participeraient à une future guerre civile, en épaulant si possible les forces ennissoises ou d'autres pays pour venir remettre de l'ordre ? Séverine Buzitu avait déjà un discours rôdé sur la question et les mineurs comme les habitants de la région ne pouvaient qu'avoir un hochement de la tête. Exploité par l'impérialisme ennissois, défendu par personne, attaqué par un mouvement crée de toute pièce par ce même impérialisme ennissois, des militaires félons prêt à tout sauf à défendre l'intérêt suprême de leur pays...

Tout était là pour rendre la situation plus explosive que jamais. Mais la visite de Séverine aux différents sites miniers de Nord-Arewa n'avait pas simplement un but purement électoral. Avec elle, un petit symbole aussi minime soit-il : Depuis le lointain Westrait, une collecte de fond réalisé par le syndicat des mineurs avait été effectué. Plusieurs dizaines de milliers de $L avaient été récolté et selon le souhait des mineurs westréens, cet argent devait aller en priorité aux familles des victimes et le reste distribué aux différents syndicats de mineurs de la région. Bien qu'il s'agissait d'une aide purement symbolique, elle démontrait que la solidarité internationale des mineurs ne connaissait aucune frontière et que l'impérialisme devait se lever tôt pour freiner un tel mouvement. Bien évidemment, les mineurs westréens et leur syndicat aurait aimé faire plus, mais cela viendra en temps et en heure. Ce qu'ils voulaient dire à leurs frères makengais, c'est qu'ils n'étaient pas seul et que partout à travers le monde, les mineurs s'organisaient face à la tragédie qu'avait connu leurs frères makengais.

Un chéquier peut arrêter beaucoup de chose, mais aucunement des balles. La vexation profonde des mineurs dans la région du Nord-Arewa s'exposait clairement. Ces derniers racontaient à Séverine Buzitu avec la rage au ventre, ce qu'ils devaient subir ici et comment beaucoup trop étaient encore résigné pour faire quelque chose. Maintenant que la SAMD se montrait incapable de pouvoir les protéger contre le MLARSM, beaucoup songeaient à partir avec leurs familles pour rejoindre les zones libérés à l'est du pays, détenus par l'APLM. D'autres voulaient même commencer à stocker des armes afin de créer dans la région leur propre branche de l'APLM. Pour Séverine Buzitu, cela représentait un problème grave car des mineurs désespérés étaient prêt à se lancer dans des opérations suicides juste par exaspération et parce que personne ne pouvait rien leur promettre. Elle voyait bien le lien qui unissait plus que jamais la SAMD, la corruption du système Botamba et le MLARSM : Provoquer l'exaspération, pousser les mineurs à des attaques de sabotages afin de pouvoir les réprimer. Il fallait par tout les moyens éteindre l'incendie, ne pas donner des opportunités à la répression. Une chose peu aisée face à des personnes qui n'ont littéralement rien à perdre.


SÉVERINE BUZITU | « Il serait hypocrite de dire qu'il n'est pas possible de comprendre votre colère, votre amertume ainsi que votre rancœur face à la SAMD ainsi que face à l'Etat makengais. Qui pourrait vous en vouloir ? D'abord la police tire sur les mineurs et provoque une trentaine de morts, avant de casser une grève légitime à l'aide de la SAMD. Non content de briser les grèves, la SAMD et l'impérialisme ennissois décide de créer de toute pièce le MLARSM pour encore davantage frapper les mineurs et rendre la présence des militaires ennissois vital pour la sécurité des mines. Vous voyez très bien ce qui est entrain de se passer, l'on essaye de vous pousser à bout. Je ne suis pas ici pour vous dire de vous calmer, ni même de vous dire que votre colère n'est pas légitime. Notre ennemi est pour le moment plus fort et il n'hésitera jamais à utiliser tout ce qu'il peut pour vous faire taire. Vous l'avez vu vous-même, 300 morts ! Où était la sécurité de la SAMD ? Où était notre armée ? Personne, rien. Il faut clairement montrer qui est responsable et les liens qui unissent tout ce beau monde. Nous devons le dire le plus clairement possible, le MLARSM est une création de la SAMD et des intérêt impérialistes ennissois dans la région ainsi que dans l'ensemble de notre pays. Que nous disent les militaires pendant ce temps ? Qu'ils s'en fichent, qu'ils préfèrent défendre un système corrompu et féodal, un système qui perpétue la création de groupes comme le MLARSM.

Ils font semblant d'être aveugles, préférant vous dire que le problème se trouve absolument partout... sauf sous leur pied. Oui, disons le avec force et clarté : La plupart des gradés de notre armée préféreraient voir l'impérialisme ennissois déferler sur notre pays en cas de défaite de Botamba, plutôt que d'accepter la décision des urnes. Vous voyez parfaitement que tout cela fait sens désormais. D'un côté un pouvoir corrompu et néo-colonial. De l'autre l'impérialisme ennissois qui vous exploite et vous tue avec un mouvement qu'il a crée. Au milieu, les garants de la sécurité nationale qui préfèrent se ranger du côté des exploiteurs du peuple, plutôt que de le défendre. Ils espèrent peut-être que votre colère va disparaître que vous n'êtes pas capable de voir ce qui est entrain de se passer. Ils se trompent, ils se trompent lourdement. Ce sera à vous, mineurs d'Arewa, de montrer qu'ils se trompent. Et je le dis ici, sans m'en cacher : Pour ce que je viens de vous dire, la SAMD enverra tout ce qu'elle pourra pour me faire taire. Peut-être vais-je même me faire attaquer par le MLARSM, qui cachera son action en disant que j'ai été attaqué par des fédéralistes ou même des communistes. Qu'importe ! Nous devons dire la vérité et l'exposer au plus grand nombre. L'impérialisme suce votre sang et ses milices le fait couler. Nous devons mettre un terme à tout cela. Vous mettrez un terme à cela. »

Le discours de Séverine Buzitu était d'une grande virulence, une virulence peut-être jamais encore affiché jusqu'ici. Mais il n'était plus possible désormais de se contenter de demi-mesure ou de simplement flatter l'opinion en disant que les choses changeraient. Les choses devaient changer, c'était désormais un chemin inexorable. Tout le monde se dresserait sur le chemin de la victoire des socialistes. Ces derniers avaient beaucoup d'ennemis, peut-être même trop. L'ensemble de l'édifice botambiste pouvait tomber, ce qui provoquait une grande panique du côté de ces derniers. Ce qui expliquait également pourquoi ils mettaient constamment en avant des militaires, pour jouer la carte de la carotte et du bâton. Le pouvoir à Lunda ne tient désormais que par la force et l'intimidation, par la prédation et le mensonge. Des mensonges qui s'accumulent et qui jour après jour, finissent par éclater au grand jour. Bien entendu, il existait certainement des botambistes sincères, cela n'était pas à douter. Mais eux-même n'étaient finalement que le dindon de la farce de toute cette histoire. Ceux qui tiraient les ficelles savaient parfaitement ce qu'ils faisaient, en acceptant de se taire devant la main-mise de leur pays par une puissance étrangère extra-algarbienne. Tout reposait là dessus... Firmin Botamba va gagner les élections ? Certainement oui, il en a le pouvoir et les pions sont déjà placé. Une élection au Makengo est toujours entaché de fraudes et de malversations, chacun proclamant la victoire au moment du dépouillement.

Le MSCR savait parfaitement ce qui se produirait à ce moment là et ce serait un test pour lui. Il lui faudrait alors peser de tout son poids en tant qu'appareil avec le soutien des larges masses makengaises pour que le bras de fer aille dans son sens. Plus la campagne avançait, plus le spectre d'un coup de force des militaires devenait plausible. Inexorablement, cela entraînait de plus en plus les socialistes dans l'orbite du PCRM... Non pas celui du vieux cacique Tshimembala, mais bien celui porté par Pierre-Victor "Hippo" Massamba, dont l'ombre planait toujours dans l'est du pays et malgré tout, sur ces élections. Lui seul avait les moyens militaires de pouvoir aider les socialistes à garantir leur accès au pouvoir. Mais le MSCR n'étaient pas encore prêt à accepter une telle éventualité, trop attaché encore au parlementarisme ainsi qu'à de possibles voies légales pour transformer le pays. C'était la grande et la misère des socialistes makengais, coincé entre un discours radical et une pratique réformiste. Face aux mineurs en colère, Séverine Buzitu devait parler leur langage. Impossible de faire autrement, sinon c'était clairement se démasquer. Elle-même était surprise par la tonalité de son discours, un discours qu'elle n'aurait probablement pas fait il y a encore quelques mois. Mais comme le MSCR est entrain de changer, elle aussi sans aucun doute changeait aussi. Car son discours avait été bien reçu et bien compris, il répondait à des attentes claires et donnait de l'espoir à une catégorie précise qui n'attendait qu'un signal pour se ranger un peu plus en ordre de bataille. Le pot de terre contre le pot de fer...


LES MILITAIRES FÉLONS ? A BAS !
LES SEIGNEURS DE GUERRE A LA SOLDE DE L’IMPÉRIALISME ? A BAS !
LES RÉACTIONNAIRES QUI TUENT LES MINEURS ? A BAS !
VIVE ? LE PEUPLE !
GLOIRE ? AU PEUPLE !
POUVOIR ? AU PEUPLE !

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Cyrus
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Message par Cyrus »

Rassemblement démocratique du peuple makengais
Kewaya, Région du Teku

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Fortuné Massamba

Quand on vous disait "Kewaya", souvent, l'image conjurée était celle de rouquins en uniforme, s'entraînant avec du matériel ultramoderne et défendant les intérêts de leur pays, une petite île proche de l'Arctique Dytolien, à l'autre bout du monde, là-bas sous le terrible soleil du Makengo. Kewaya, c'est la porte d'entrée de la modernité, mais aussi de l'impérialisme Dytolien au Makengo. Le nouvel impérialisme, plus subtil, plus insidieux, celui des intérêts économiques des grandes entreprises, celui du colonialisme en costard-cravate, pas l'impérialisme brutal et bravache des Flaviens du XIXème Siècle, mais celui des Ennissois du XXIème. Kewaya, pour beaucoup, c'était un peu une honte nationale: le symbole que le Makengo ne s'est pas encore complètement libéré de ses chaînes. Malgré tout, l'UMD et Firmin Botamba, qui léchaient les bottes des Leprechauns à la moindre occasion, n'avaient pas manqué de vanter les "mérites économiques" de la base: les commerçants de la ville (en tout cas, des quelques petits quartiers visités par les soldats) avaient d'assez bonnes rentrées d'argent. Mais les Ennissois étaient prêts à payer pour tout ce qu'il voulaient, et ils avaient l'argent pour: nourriture (peu, ils avaient leurs rations), tabac (pas mal), femmes (beaucoup), alcool (énormément)... Mais les habitants de la ville, eux, voyaient les prix flamber, car les commerçants tiraient avantage de la bêtise des Ennissois, peu habitués au négoce.

Kewaya était devenue l'une des villes avec le coût de la vie le plus élevé du Makengo sans être l'une des plus riches, tout cela à cause d'Ennis. Fortuné Massamba le savait. Il était né à Kewaya en 1981, sous Kilama, et il avait toujours vécu dans cette ville. Toute son enfance et son adolescence, il avait été nourri à l'unité Makengaise contre les impérialistes Dytoliens, et ce qu'il voyait aujourd'hui à Kewaya le rendait malade. Il avait soutenu les Socialistes, quand il était jeune, mais Fortuné Massamba avait eu la chance de faire fortune: il possédait plusieurs hôtels, restaurants et boîtes de nuit près des plages, dans les quartiers huppés de la ville, et il était bon ami avec les autorités locales qui laissaient passer quelques tractations sous le manteau. Si les Socialistes arrivaient au pouvoir, c'en serait fini de son business. Si les fédéralistes arrivaient au pouvoir, c'en était fini du Makengo. Et il ne pouvait pas soutenir Firmin le Flavien, Firmin l'Ennissois, n'est-ce pas? Le seul qui respecterait à la fois le Makengo et son business, c'était Dieumerci Aboki. Fortuné s'était ainsi réinventé en propagandiste d'Aboki dans sa ville, notamment en gérant de manière très précise les chaînes de télévision diffusées dans ses établissements, afin de ne montrer que le bon côté d'Aboki et les mauvais côtés de ses concurrents.

A Kewaya, les ethnies autres que les Nzinga, qui dirigent pratiquement le pays et constituent son élite économique, ne sont pas nombreuses. Déclarer que l'on veut une nation Makengaise dans laquelle les lignes ethniques n'existent plus n'est pas mal vu comme ce le serait dans le Nord. Pour cette raison, lorsque Massamba s'adresse à une petite foule, proche d'une plage bondée où s'amusent les Makengais aisés, ceux qui ne voient les ethnies que comme un boulet pour leur pays, on l'écoute:


"Makengais, Makengaises! Depuis trop longtemps, on se moque de nous! Les bonimenteurs nous remplissent les yeux et le coeur de mensonges éhontés! Ils nous disent que les étrangers qui viennent chez nous vont nous aider et faire avancer le Makengo vers la voie du progrès! Les Dytoliens nous prennent pour des singes, incapables d'avancer nous-mêmes, et s'attendent à ce que nous prenions cette insulte pour un compliment! Ils croient franchement que nous avons tout oublié, notre histoire, notre sang versé! Les Ennissois croient que par ce qu'ils sont rouquins plutôt que bruns, on ne fera pas attention au fait que, comme les Flaviens, tout ce qu'ils veulent c'est saigner notre pays, et que leur "développement" est une façade?

La base militaire n'est pas là pour nous! Elle est là pour que si un investissement d'un porc Ennissois soit en danger d'être récupéré par un Makengais, Ennis puisse le fumer, et dire qu'ils aident, envers et contre tout, le Makengo! Firmin Botamba le prouve maintes et maintes fois, il n'est pas Makengais, il est Dytolien à la peau noire! Il ne veut pas le bien du Makengo mais celui de la Dytolie, sous notre dos! Et il sait, tout comme tous les autres, sur quel ton jouer pour profiter de notre pays!

La corde sur laquelle appuyer, c'est celle des ethnies! Notre pays a progressé, sous les grands présidents Kilama et Botamba, par ce que le Makengo était uni! Homme, femme, enfant, vieux, de l'Arewa ou de Lunda, nous sommes tous Makengais, pas des sauvages tribaux! Les Fédéralistes veulent repousser les impérialistes, mais veulent diviser le pays entre ethnies, l'outil même que les impérialistes utilisent contre nous! Je vous le dit, Dieumerci Aboki, lui, promet d'interdire les partis ethniques, pour enfin unir le Makengo sous un seul drapeau, avec un seul peuple Makengais dans sa nation Makengaise! Dieumerci Aboki n'est pas à la botte des Ennissois ou des Flaviens, il sert le Makengo!
"

LES DYTOLIENS? DEHORS!
LES FÉDÉRALISTES QUI VEULENT NOUS DIVISER? DU BALAI!
LES BONIMENTEURS DE FIRMIN BOTAMBA? ON EN VEUT PAS!
VIVE LE MAKENGO LIBRE;
VIVE LE MAKENGO UNI;
VIVE LE MAKENGO DE DIEUMERCI ABOKI!
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Plutark
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Message par Plutark »

Mouvement de Libération du 22 mai
Visite d'une mine de la SAMD - Nord-Arewa



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Région : Nord-Arewa
Nom de la personnalité : Aimé Tobunga
Parti : Mouvement de Libération du 22 Mai (ML22)

Moyens utilisés :
Visite d'une mine de la SAMD

Le mineurs d'Arewa étaient l'exacte définition du désastre de l'impérialisme au Makengo et de l'asservissement de la population du pays. Alors que la répression contre les mineurs gréviste s'était abattue à plusieurs reprises, Aimé Tobunga était bien décidé à montrer que le ML22 était aux-côtés de ces travailleurs opprimés par des forces étrangères.
Pierre-Laurent Mbussu avait chargé Aimé de visiter une mine de la SAMD pour prôner la réappropriation des moyens de production par les Makengais. La consigne était claire: demander à Ennis de partir et redonner au Makengo la pleine jouissance de ses mines.
Les mineurs n'étaient pas le cœur de l'électorat du ML22 mais le parti partageait de nombreux constat avec cette classe ouvrière opprimée. Le ML22 était certes attaché aux traditions mais il ne refusait pas pour autant de s'apparenter au socialisme démocratique. Par nature, la méfiance envers les communistes était forte, mais surtout parce que leur internationalisme posait problème. Aimé Tobunga n'avait rien contre les pays membres du Pacte de Cewell mais il refusait de voir ces pays s'ingérer dans les affaires makengaise tout comme il refusait de voir l'Ennis continuer à exploiter le pays et ses travailleurs.
Le socialisme n'était donc pas tabou pour Tobunga qui avait même une certaine sympathie pour les thèses marxistes mais il n'était pas révolutionnaire dans l'âme. Pour lui, l'empereur et son gouvernement pourraient arriver à réduire la misère par une politique de redistribution des richesses sans aller jusqu'à la spoliation comme cela a été le cas au Gandhari ou encore au Westrait.
Devant les mineurs, Aimé Tobunga voulait séduire.


"Les mineurs de l'Arewa sont les fleurons de notre industrie minière. Tant de fois vous avez voulu exprimer votre souffrance, et à chaque fois on vous a opposé le fusil à vos revendications.
Si le régime Botamba est notoirement responsable de tout cela, les ennissois ont une totale part de responsabilité car ce sont eux qui vous asservissent et qui font de vous des esclaves modernes pour leurs intérêts.
Notre devoir est de les mettre dehors et c'est pourquoi nous les exclurons du capital de la SAMD qui sera donc entièrement nationalisée et donc votre propriété.
La monarchie protégera les intérêts de son économie et empêchera les intérêts étrangers de nuire au Makengo. Je veux vous dire qu'il ne faut plus se résigner. Par votre bulletin de vote, vous avez le pouvoir de mettre un terme au pouvoir du clan Botamba et mettre les ennissois dehors. Botamba et Ennis, ils doivent dégager ! Dieumerci Aboki aussi !
Par votre bulletin de vote, vous donnerez à l'empereur Motiba le moyen de vous débarrasser des nuisibles et des sangsues qui vous parasitent."


Les mineurs semblaient assez réceptifs bien que dubitatifs car pas vraiment disposés à prendre au sérieux ce trublion. Mais ça Aimé Tobunga s'y attendait mais il ne se laissait pas démonter et continuait à dérouler son discours anti-élites et dégagiste. Les ouvriers semblaient peu à peu adhérer à ce discours sommes toute assez radical et qui parlait à ces travailleurs désireux de renverser la table mais résignés.
Lors de sa visite, Aimé Tobunga brûla un drapeau ennissois avec les mineurs d'Arewa et posta l'image sur les réseaux sociaux tout en demandant à Ennis de lever le camp. Le phrase sonnait comme une punchline de rap.


"Levez le camp avant qu'on vienne vous soulever !"

Aimé Tobunga débattit ensuite du socialisme avec les travailleurs et déroula ainsi sa vision qui différait malgré tout des mineurs. Le débat ne fut toutefois pas inintéressant car Tobunga et les mineurs arrivèrent à la conclusion qu'il fallait se réapproprier les moyens de production à l'oppresseur par la force si nécessaire. Un principe qui ne restait que théorique car les tentatives s'étaient soldées par des fusillades contre les mineurs. A la question de savoir si le ML22 pouvait discuter avec les socialistes, Aimé Tobunga répondit qu'il y avait de nombreuses convergences avec le programme économique du MSCR.

"Le MSCR est malgré tout le seul parti qui trouve à peu près grâce à nos yeux, discuter avec le MSCR n'est pas tabou pour nous car nous avons de nombreux points d'accord. Nous serions probablement en désaccord avec sa politique étrangères qui ouvrirait la porte à l'impérialisme rouge. Si nous en finissons avec l'impérialisme ennissois, ce n'est pas pour voir le Pacte de Cewell entrer par la fenêtre et venir interférer dans nos affaires intérieures. Voilà notre seule réserve."

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Viktor Troska
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Message par Viktor Troska »

Mouvement Socialiste pour le Changement et le Renouveau
Rencontre à Akazu, bidonville de Lunda


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SIGOLÈNE LINZENGE

Depuis le début de la campagne, Lunda avait été le terrain de jeu favori des botambistes. C'est là qu'ils cherchaient à réunir le plus de voix et le plus de soutien. A vrai dire, cela pouvait se comprendre : C'était l'une des rares villes du pays où ils disposaient d'un soutien conséquent de la part de celles et ceux qui bénéficiaient réellement de la croissance makengaise. C'est à dire, vraiment une toute petite portion de la population. Lunda caracolait en tête en terme de richesse, son PIB/hab était le plus important de tout le pays. Guère étonnant donc que les soutiens du pouvoir voulaient absolument s'enfermer dans cette ville et vouloir en faire leur bastion. Mais derrière l'apparente grande réussite que constituait la richesse de Lunda, se cachait l'autre face du rêve makengais : Des bidonvilles qui s'étalaient sur des kilomètres. Il n'y avait au niveau institutionnel, aucun contrôle sur les déplacements intérieurs de la campagne vers les villes. L'exode rural était important, car malgré les beaux discours sur le soutien à l'AMD, cette dernière soutenait surtout les plus gros agriculteurs et aucunement les plus modestes.

Ces derniers poussé par la misère, tentaient alors leur chance vers la capitale. Des ceintures de bidonvilles entouraient la ville à perte de vue depuis maintenant de nombreuses années, montrant que derrière tout les rêves de richesses et de grandeur, il y avait des perdants. Ces "perdants", c'était ceux de la modernisation makengaise. Ceux qui n'avaient pas voix au chapitre, qui s'entassaient dans des quartiers insalubres avec presque rien et qui vivotaient à base de petits boulots, de larcins ou alors de vol dans les quartiers de la capitale bien mieux lotis. Personne ne voulait s'adresser à cette énorme population grouillante, souvent hostile et prête à l'émeute. Le recours au clientélisme était monnaie courante dans le ghetto, de nombreuses personnes étant prête à faire n'importe quel coup de main pour un morceau de pain ou un peu d'argent facile. Démunis et reclus, la misère nourrissait également la pauvreté politique qui pouvait se dégager des grands bidonvilles makengais. Quand l'on en est réduit à devoir chercher sa nourriture dans des ordures, l'on est pas prêt à écouter des discours long et chiant vous parlant d'un avenir radieux. Les botambistes le savaient et cela jouait à leur avantage, car des personnes désespérés sans conscience politique pouvait être utile.

Il était donc risqué pour les socialistes de s'aventurer sur ce terrain là, car cela pourrait très vite leur revenir en pleine gueule. Mais à Akazu, l'un des principaux bidonvilles de la capitale, la situation était quelque peu différente. De longues années d'implantation et de travail au contact des populations pauvres avaient tissés des liens assez fort, suffisant pour pouvoir instiller un peu de conscientisation. Il existait un espoir, autre chose que la routine habituelle dans le ghetto à mendier et espérer que les choses puissent s'améliorer dans un futur proche par on ne sait quel moyen. Le MSCR pouvait jouer sur ce tableau là et mobiliser les éléments les plus déclassés afin qu'ils puissent servir de troupe de choc pour eux, plutôt que pour les botambistes. C'était une course contre la montre et si les socialistes n'utilisaient pas tous les moyens nécessaires pour tourner cela à leur avantage, d'autres le feraient. Akazu était un coupe-gorge, il ne fallait pas s'y promener tout seul. Pour Sigolèle Linzenge qui avait pour tâche de mobiliser le comité de soutien d'Akazu, c'était sa première fois dans le ghetto.

Bien entendu, tout le monde n'était pas d'une grande joie en la voyant arriver. Mais grâce aux contacts sur place, le nécessaire avait été fait pour lui assurer un minimum de sécurité : Celui qui tient le plus gros bâton est celui qui fait la loi, c'est aussi simple que ça. Car la misère la plus noire ne transforme pas quelqu'un en révolutionnaire le plus rouge, cela se saurait. Pas facile alors pour Linzenge de ne pas paraître comme extérieur à Akazu, tant par sa manière d'être que sa manière de s'habiller ou de s'exprimer. Si le MSCR pouvait compter sur un important électorat populaire, ce qui forme ses cadres ainsi que la plupart de ses militants viennent plutôt des classes et couches moyennes plus ou moins aisés, qui ont pu faire des études et éviter de gratter le sol pour le reste de leur vie. C'était une position inconfortable pour beaucoup de socialistes, qui ne cherchaient même pas nécessairement à se donner un côté "populo" mais qui voyaient très bien le fossé qui pouvaient les séparer d'une masse assez importante de makengais et de makengaise. Fini les petites mondanités pour Sigolèle Linzenge, Akazu représentait un autre monde et une autre réalité. Les militants et militantes sur place faisaient le nécessaire pour permettre à la porte-parole socialiste de paraître la plus naturelle possible.

L'essentiel de son intervention consista à rappeler que la longue marche du Makengo vers le progrès et la prospérité n'en était qu'à ses débuts. Que ce progrès et cette prospérité devait revenir à tous et à toutes, mais qu'ils étaient monopolisés par une petite caste bureaucratique et corrompu. Il fallait changer la vie du makengais moyen, mais comment faire pour mettre un terme à la croissance des bidonvilles et à la pauvreté galopante ? Il fallait avoir un contrôle sur l'économie du pays, avoir un contrôle sur les flux intérieurs de population. Contre l'entassement des populations quittant les campagnes, il fallait avant tout mécaniser et industrialiser davantage l'arrière-pays makengais. Cela ne serait possible que si encore une fois, les makengais et les makengaises avait une réelle souveraineté nationale. Il fallait chasser l'impérialisme ennissois, chasser l'impérialisme sous toutes ses formes. Sigolèle Linzenge en profita d'ailleurs pour se moquer de la récente tournure nationaliste du discours de Aboki, l'artisan pourtant de la politique extérieure makengaise et ses liens avec Ennis... Tout en rappelant qu'il représentait ce qui se faisait sans doute de "moins pire" chez les botambistes, face à Firmin-l'Ennissois. Le vent commençait à tourner et la rancœur contre la cible ennissoise devenait un leitmotiv de la campagne. Mais ici et maintenant, c'était moins l'impérialisme ennissois qui était visé que la situation sociale et sanitaire à Akazu.

Il faudrait sans doute plusieurs années pour que la situation change drastiquement pour les populations vivant ici. Une étape après l'autre, pas de promesses inutiles. Linzenge savait qu'avant tout, c'était la conquête du pain qui était la plus importante. Le pain, la terre, l'accès à l'eau potable, le tout à l'égout, la fin des grandes féodalités financières... Il n'y avait pas besoin de promettre plus, ni même d'enfoncer davantage le bilan de Botamba. La croissance et la prospérité peut-être, mais on attendait encore le ruissellement qui mettait du temps à arriver. En s'appuyant sur les "ceintures de fer" autour des grandes villes du pays à commencer par Lunda, le MSCR s'assurait un soutien populaire important. Mieux, il avait moyen de faire pression sur le centre par ses périphéries. Le vivier d'une possible révolution se trouvait là, prête à bouger. Il fallait battre les botambistes de vitesse et mobiliser tout ce beau monde avant eux. Il n'y avait pas le droit à l'erreur, les socialistes le savait parfaitement. Le soutien d'Akazu, c'était un soutien d'une extrême importance. Maintenant que l'établissement était fait, il fallait maintenir la pression sur les botambistes : Les quartiers dorés ne seraient pas de taille face aux ceintures de fer comme celle d'Akazu.



LES PROFITEURS ? A BAS !
LES VAMPIRES ENNISSOIS ? A BAS !
LES VOMISSURES DU CAPITALISME BUREAUCRATIQUE ? A BAS !
GLOIRE ? LE PEUPLE !
VIVE ? LE PEUPLE !
POUVOIR ? AU PEUPLE !

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Galaad
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Re: RP PARTICIPATIF | Élections présidentielles 2043

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Région : Nord-Arewa (Manonga)
Nom de la personnalité : Joseph Kana
Parti : Union Makengaise pour la Démocratie (UMD)
Moyens utilisés :
  • Discours devant les mineurs
Pour Joseph Kana ce n'était certainement pas l'étape de la campagne en Nord Arewa la plus évidente. Pourtant, il était résolu à aller arracher, avec les dents si besoin, le plus de voix possible dans les mines de cette province du Makengo. L'équation était simple : parvenir à endiguer un vote massif en faveur du Mouvement socialiste pour le changement et le renouveau. L'avantage qu'il voyait dans le déplacement récent de Séverine Buzitu était assurément son discours caricatural et surtout le ton agressif à souhait. Cela allait servir parfaitement son raisonnement et sa démonstration devant les mineurs.

Mes frères,

Ca y est ! Elle est venue ! Et quand j’entends le discours de mon opposante, quel moment. Alors que les braises sont à peines éteintes, voilà que les gauchistes cherchent à rallumer la flamme, à embraser nos usines, nos mines, nos foyers, toute la région. C’est à la lance à incendie qu’ils jettent de l’huile sur le feu.

Avec les socialistes vous aurez le droit au grand soir. Oui, ils vont renverser la table. Le seul regret, c’est que c’est vous qui y êtes assis. C’est vous qui allez être renversés en même temps qu’elle. Après tout, pourquoi ne le feraient-ils pas, puisque c’est justement sur la misère et la désolation, sur les affrontements et les tensions que leur discours prospère ? A quand remonte la dernière fois qu’ils ont tenu des paroles apaisantes ? Quand est-ce qu’ils ont pour la dernière fois fait des propositions qui ne conduiraient pas inévitablement à la guerre civile ?

Le tableau est déjà dressé : les étrangers tiennent notre pays. Qu’à cela ne tienne. La solution ? Nationaliser ? Ils ne le promettent même pas vraiment. Pour eux, il faut nationaliser partiellement. Partiellement ? Sur quelles bases ? Quelles mines ? On ne le sait pas. La vérité, c’est qu’ils sont tellement prêts à tout pour prendre le pouvoir qu’ils ne prennent même plus la peine de faire semblant d’être crédibles. Leurs solutions, ils les ont proposées à la va vite. Le programme ? C’est sur le coin d’une table qu’ils l’ont préparé.

Ne vous laissez pas avoir. Présentément, l’attaque de la mine, ce ne sont pas les étrangers qui l’ont organisée. Cette attaque elle a été organisée, planifiée et exécutée par les socialo-communistes. Qui d’autre avait intérêt à provoquer l’éclatement de conflits ? Qui a intérêt à un embrasement généralisé dans notre région, sinon les forces de l’Internationale ? On les a vues à l’œuvre. Ça commence toujours pareil : une petite révolte, quelques étincelles, puis une fois que le brasier est bien ardent, alors débarquent les forces et les milices étrangères. Le Gandhari, le Westrait, l’Ölan. Puis l’on nous parle de la nécessaire dictature du prolétariat. Oppression, expropriation et accaparation au profit d’une petite caste de notable rouges !

Déjà la Séverine nous dit que les syndicats westréens aimeraient en faire plus, que cela viendra. Je vous le dis : demain, notre or servira à financer le Pacte de Cewell, à payer des miliciens qui violeront les femmes, égorgerons nos enfants. Chez nos voisins zufraniens on l’a vu. Dès les milices communistes unifiées, l’internationale est arrivée. Et sans la levée de bouclier de la communauté internationale, aujourd’hui, ils auraient déferlé sur tout le pays. C’est cela que vous voulez ? Etre les esclaves de vos nouveaux maîtres olgariens et janubiens ?


Huées.

Ce n’est pas ce que je veux vous proposer pour le futur. Le contrat avec les Ennissois devra être renégocié. Oui. Assurément, Dunmore peut nous proposer mieux. Il le faudra. Mais avec Firmin, notre frère à tous, lui qui a déjà tant fait pour le développement partout au Makengo, nous pourrons continuer d’améliorer le niveau de vie de chacun d’entre nous. Je suis d’ici. Je suis des vôtres et je sais que nous pouvons encore accomplir beaucoup. Le Nord-Arewa mérite mieux que d’être l’outil de la guerre civil que veulent provoquer les socialo-marxistes.

La guerre civile n’aura pas lieu, si nous la refusons. La guerre civile n’aura pas lieu si Firmin est président. Le Nord-Arewa ne sera pas la marionnette des socialistes pour servir les puissances communistes. Déjà il se murmure dans les couloirs du Pacte de Cewell qu’un Makengo débarrassé des Botamba rejoindrait leur clique. Vous voulez troquer Ennis pour les maîtres esclavagistes du pacte ?


Quelques non timides émergent.

Mes frères, nous avons une occasion unique de rassembler notre pays derrière une nouvelle figure. Un président jeune. Comme nous. Vous voulez la prospérité ?

Oui !

Vous voulez la paix ?

Oui !

Vous voulez la guerre civile ? La mort et la guerre des classes et ses conséquences pendant des décennies ?

Non !

Mes frères, votez Firmin !

Ce meeting et la rencontre n’était pas l’événement du siècle ni le déplacement le plus simple pour Joseph Kana, mais il avait promis aux mineurs de revenir. Il leur avait promis que Firmin viendrait. Il tiendrait sa promesse. Tout comme la SAMD reverrai ses conditions de travail.

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Cyrus
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Re: RP PARTICIPATIF | Élections présidentielles 2043

Message par Cyrus »

Rassemblement démocratique du peuple makengais
Boye, Région de Kuyinto

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Antoine-Diamant Ntare

Le Kuyinto faisait partie de ces régions un peu oubliées de la campagne présidentielle Makengaise: Contrairement à l'Arewa et ses mines, elle n'attirait pas les convoitises étrangères. Contrairement à l'Amanzi, les troubles ethniques n'étaient pas le terreau d'un mouvement fédéraliste. Contrairement à la côte, Kuyinto n'était pas une région riche du Makengo, et donc on y retrouvait peu de la jet-set Botambiste qui soutenait l'UMD ou le RDPM. Le bureau de campagne de ce dernier parti à Boye, capitale de la région, ne payait pas de mine: un local exigu, couvert du sol au plafond d'affiches à l'effigie de Dieumerci Aboki transportées en camion depuis Lunda, mais pas assez de bras pour les coller aux murs.

Antoine-Diamant Ntare était le chef de ce petit bureau de campagne. Dans la vie quotidienne, malgré sa carrure d'athlète (2m03, tout en muscles) et son air d'acteur Makengais à la mode, il est professeur et enseigne le Gallique aux élèves du Collège Francis Ambassa, en centre-ville de Boye. Calme, discret et même un peu timide, Antoine-Diamant n'a jamais été à l'aise pour les grands discours sur les places de Boye, et a toujours préféré des actions plus ciblées, plus réfléchies, même si moins médiatiques et moins spectaculaires.

Ce jour-là, Antoine-Diamant était dans un milieu qu'il connaissait bien: au Lycée Muemba Tse Pedi de Boye, plus grand établissement scolaire de la ville où se côtoient aussi bien les familles relativement aisées de l'hypercentre que les familles pauvres (mais pas trop, leurs enfants étant scolarisés) de la banlieue. Devant lui, une assemblée de professeurs, d'élèves et de parents d'élèves venus l'écouter, qu'il devait convaincre de voter pour Dieumerci Aboki. Il était face à un public qui parlait le Gallique et qui aimait plutôt bien cet état de fait, un public plutôt éduqué par rapport à la moyenne Makengaise: il était dans son élément.


"Hrm... Bien... Bonjour à tous, et merci d'être venus si nombreux m'écouter. Comme vous le savez, euh... La campagne présidentielle Makengaise bat son plein, et aujourd'hui je suis venu vous parler du candidat du Rassemblement Démocratique du Peuple Makengais Dieumerci Aboki mais vous le savez déjà....

Bon, où en étais-je... Ah, oui! Bonjour à tous et merci, donc. Comme vous le savez sûrement, nous ne sommes pas, à Boye, le centre d'attention du Makengo, ni le coeur de son économie... C'est pour ça que les grands partis politiques de l'élection présidentielle ne viennent pas vraiment ici faire campagne... Les Socialistes qui disent se soucier du peuple ne veulent s'occuper que d'une poignée de mineurs du Nord, alors que nous aussi nous sommes le peuple! Les Fédéralistes nous en veulent par ce que nous sommes du Sud, comme si tous les habitants de notre région étaient des racailles voulant la mort des autres peuples du pays. Firmin Botamba, lui, ne nous calcule même pas: il est trop occupé à boire du champagne Flave avec la jet-set de Lunda et à se faire mousser sur des avancées qu'il n'a fait que superviser dans le reste du pays.

Boye a toujours été oubliée au Makengo, on ne parle jamais de nous. Pourtant, ce sont des mains comme les nôtres, discrètes mais efficaces, qui font tourner rond ce pays! C'est grâce à nous tous que le Makengo, le pays entier, continue tranquillement de progresser! Et pour continuer d'avancer, main dans la main, ensemble, il faut communiquer, il faut une langue commune à tous, une culture partagée! C'est précisément ce que veut Dieumerci Aboki: Une fois élu, il fera en sorte que tous les Makengais apprennent le Gallique, la langue de la démocratie et du progrès!

Avec Aboki, le Makengo sera un, le Makengo sera uni: nous sommes tous, avant tout, des Makengais, et plutôt que de penser égoïstement à une seule tribu, il nous faut penser à notre nation, notre beau Makengo, tout entier! Nous ferons en sorte, avec la fin des partis ethniques, d'unir tous les Makengais sous un drapeau. Avec l'enseignement du Gallique et de la religion, tous les Makengais parleront une langue, vénéreront un dieu! La promotion de la culture Makengaise, de nos grands sites d'héritage culturel, nous rendra tous fiers d'être Makengais, mais cela n'est possible qu'avec Dieumerci Aboki!

Merci à tous, et vive le Makengo!"
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Johel3007
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Re: RP PARTICIPATIF | Élections présidentielles 2043

Message par Johel3007 »

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Région : Ugwu
Nom de la personnalité : Syphilis Yumba
Parti : Union makengaise pour la démocratie
Moyens utilisés :
  • Apparition de Firmin Botamba sur les sites miniers
  • Discours
  • Diapositives et explication des évenements à Nord-Arewa
  • Barbecue saucisses-merguez géant
  • Poignées de main, distribution de bières ennissoises et d'argent
Peu après l'attentat du MLARSM contre le site minier du Nord-Arewa, Firmin Botamba avait déjà été le premier politicien à s'y rendre, alors même qu'aucun autre politicien, peu importe le parti, n'avait même songé à s'y déplacer. Cela illustrait bien la sincérité des petites phrases comme "notre sympathie va aux mineurs" ou "soutien total aux mineurs" : des slogans vides, lancés par un habille copier-coller du responsable de communication depuis un bureau climatisé.

Certains politiciens n'avaient même pas pris la peine de commenter l'attentat en lui-même, se contentant de commenter... la visite de Firmin. Comme les crabes dans leur seau, il importait moins à certains de s'extraire d'une condition misérable que de s'assurer que personne n'avait une meilleure condition qu'eux. L'important pour ces gens n'était pas tant d'avancer que d'avancer en suivant exactement leur vision, peu importe si elle était mauvaise car basée sur une grille de lecture fondamentalement fausse. Mais petit pouce bleu au Camarade Félix pour les bons sentiments : cela fera plaisir aux mineurs survivants. Enfin... s'ils avaient accès à la Toile pour le voir.

Cet accès, l'UMD tenait à l'offrir justement, pour une journée. Mais dans un cadre contrôlé, permettant de présenter les choses sous un angle choisi. Pour cela, Syphilis Yumba, adjointe en communication de la SAMD pour l'Ugwu, n'avait pas lésiné sur les moyens : contre le mur d'un entrepôt, on avait assemblé des gradins et, à l'avant de ceux-ci, une scène avait été installée avec un écran blanc immense. Sur les génératrices de la mine, l'installation sonore et l'ensemble du bloc électrique nécessaire avaient été branchés. La SAMD avait donné une journée payée sans travail aux mineurs, pour lesquels des stocks de bière d'un certain conglomérat ennisso-briton avaient été mises au frais. De grandes grilles avaient été posées par-dessus des fosses où les cuisiniers de la cantine préparaient des feux pour la petite fête qui suivraient l'attraction principale :

Sous l'hymne nationale du Makengo, Firmin Botamba s'avança sur la scène, qu'un cordon de soldats séparait des gradins. L'image aurait pu avoir un symbolisme douteux mais elle fut perdue pour la foule quand les premiers applaudissements et sifflements encourageurs retentirent, lancés par les agitateurs payés par la SAMD et dispersés stratégiquement parmi leurs collègues pour maximiser l'uniformité du son, donnant une impression de soutien large et égal plutôt qu'un petit groupe de partisans. Peu après, les slogans désormais omniprésents dans le reste du pays volèrent :

Pour la continuité de la marche unie vers la véritable démocratie !!
Un leader jeune pour un peuple jeune !!
Tous à bord sur la voie du progrès !!
Déjà cinq années de succès.
Des actes, pas des paroles !!


Sur ce dernier point, Firmin Botamba rebondit immédiatement :

Firmin Botamba :
Future Président du Makengo
"-Oui, des actes, pas des paroles. Vous le savez, vous l'avez entendu, vous l'avez lu : moi, j'agis. Je me déplace et n'attends pas la campagne électorale pour cela. Je ne suis pas un professeur d'université déconnecté du terrain. Je ne suis pas un politicien pot-de-fleur qui occupe une fonction dans son Parti mais pour qui le pays n'a aucun emploi. Je ne suis pas un dinosaure fossilisé dans la routine apathique de sa propre corruption. Je ne perds pas mon temps à critiquer la moindre action de mes rivaux : il y avait des sujets bien plus importants pour occuper mes heures, comme travailler avec le peuple à améliorer le pays.

Sur ce plan, si quelque chose marche, dites-moi, mes chers concitoyens, si cela donne des résultats, si les hommes et femmes qui participent en sorte avec des poches pleines, un logement plus confortable et une famille plus saine et heureuse, est-ce une bonne chose ?"


Sur l'écran, une image apparait.

Image


Dans la foule, suivant leur script, les agents hurlèrent "Oui" et plusieurs personnes suivirent le mouvement : Oui, une famille heureuse, à l'abri des maladies, avec un toit au-dessus de sa tête et de l'argent pour assurer le reste, tout cela en échange d'un travail honnête, qui donc pouvait ne pas être d'accord ? C'était l'objectif premier de tout le monde : une vie heureuse, pour nous et nos enfants.

Firmin Botamba :
Future Président du Makengo
"-Oui donc. Bien. Pourtant, là où la sagesse populaire répond "oui", il y a des politiciens qui répondent "ça dépend". Il y a même des politiciens qui répondent "non". Pourquoi ? Ah !! Et bien là aussi : ça dépend.

Ils vont vous expliquer chacun leur petite idée de petit monsieur avec son petit esprit fermé, incapable d'entendre autre chose ou de voir d'autres chemins. La majorité de leurs explications, c'est du vent : ils n'ont jamais même essayé par eux-mêmes ici au Makengo d'organiser ce qu'ils proposent en payant le prix eux-mêmes.

Certains vont à l'essentiel.
Certains vous disent que c'est parce qu'il faut que le partage soit égal ou juste. Et ce n'est pas faux : si on peut avoir la justice et l'égalité, tant mieux ! Il faut tout faire pour y parvenir. Ces gens-là ont raison quand ils le disent ! Il faut la justice. Il faut l'égalité.

Mais ce n'est pas la première des priorités : avant de penser à comment il faut découper la gazelle, encore faut-il qu'il y ait une gazelle à découper. Le Makengo fabrique-t-il des machines pour creuser les galeries dans les mines ?"


La foule répondit "non". La foule ou les agents de la SAMD, à ce stade, difficile à dire : on se prenait au jeu. Quelques "oui" mais rapidement étouffés par la masse. Cela n'aurait rien changer : Firmin était prêt à tourner son discour dans un sens ou dans l'autre.

Firmin Botamba :
Future Président du Makengo
"-Non ? Qui pensent que c'est non ? Et qui pensent que c'est oui ? Et bien oui ! Oui, nous fabriquons nos propres machines. Cela et milles autres choses que nous savons faire tout seul et que nous faisons seuls, sans aide des étrangers. Mais nous ne les faisons pas toujours en quantité suffisante. Nos produits miniers sont de bonne qualité. Il y a du savoir-faire au Makengo. Nous sommes très bons et nous pouvons en être très fiers. Mais nous ne sommes pas bons partout et, parfois, nous devons trouver des pièces à l'étranger. En Valdaquie. En Flavie. En Ennis. Au Westrait. Au Jernland. Au Chikkai. Au Kaiyan. Et ces gens, ils doivent travailler aussi pour fabriquer ces pièces. Et donc, parce que toute peine mérite salaire, ils veulent quelque chose en échange. C'est normal ou ce n’est pas normal ?"

La foule répondit. Et à part quelques syndicalistes qui n'avaient pas été filtrés à l'entrée, la réponse alla globalement dans le sens du futur Président et neveu du Président actuel.

Firmin Botamba :
Future Président du Makengo
"-C'est normal, on est d'accord. Tout comme quand vous descendez sous terre pour y creuser et ramener de l'or, vous voulez quelque chose en échange. Et c'est là que ça coince, souvent : on n’est pas d'accord sur le montant d'une compensation appropriée. Le Valdaque qui vous propose sa pièce, il veut deux poignées d'or. Le Flave, il en veut trois. Et vous, vous savez combien d'heures il faut creuser avec la machine pour avoir une poignée d'or. Mais vous savez aussi combien d'heures il faut creuser sans la machine. Vous savez aussi que sans la machine, c'est plus difficile, plus pénible, plus dangereux. Et pour avoir la machine, il faut la pièce.

Si nous sommes malins, nous chercherons la pièce de la meilleure qualité au prix le plus bas. Personne n'a besoin d'avoir été à l'université pour savoir cela. Vos femmes le savent quand elles vont au marché. Et vous le savez aussi : l'homme qui troque un porcelet pour un poulet malade aura bientôt le ventre vide et le cul qui fait mal.

Parfois, nous n'avons pas de quoi payer le prix demandé. Parfois, c'est le prix d'une pièce pour la machine. Parfois, c'est pour l'essence qui fait fonctionner la machine. Parfois, c'est pour apprendre comment se servir de la machine. Parfois c'est pour réparer la machine. Peu importe pour quoi cela est : nous n'avons pas l'argent. Et nous n'avons rien à offrir en quantité suffisantes qui intéressent le vendeur.
Alors nous proposons ce que nous aurons dans le futur : on emprunte. Ce qu'on reçoit aujourd'hui, on promet de le payer avec le travail de demain. Oui, ce n’est pas toujours malin... mais regardez-moi et dites-moi que ce n'est jamais nécessaire. Que pas un seul parmi vous n'a jamais pris une avance sur son salaire.

Pour la richesse future du Makengo, pour la prospérité de ses habitants, le gouvernement a dû faire des choix difficiles. Et c'est pour cela, par exemple, que Monsieur Dieumerci Aboki a proposé aux Ennissois de venir au Makengo. Ils ont donné beaucoup d'argent pour qu’on ait de meilleures machines, pour qu'on irrigue nos champs, pour qu'on construise des écoles, pour qu'on construise des hôpitaux, pour qu'on ait de l'électricité, pour qu'on ait des routes, pour qu'on ait de l'eau propre... et en échange, Monsieur Dieumerci Aboki a promis que le Makengo donnerait aux ennissois une partie de notre travail futur. Parce qu'on savait que si on faisait ça, on aurait de quoi donner un sourire à nos enfants. Et pas dans deux cents ans, en essayant de tout faire nous-même ou en payant avec ce que nous avons déjà en mains. Non, présentement !


Une image s'affiche :

Image


Firmin Botamba :
Future Président du Makengo
"-Est-ce que c'était un bon accord ? Je pense que oui. Est-ce que Monsieur Dieumerci Aboki aurait pu avoir un meilleur accord ? Je pense aussi que oui mais je n'étais pas à sa place. Je n'étais pas le Ministre des Affaires Étrangères de la République Démocratique du Makengo. Et je suis bien élevé : je respecte les anciens quand ils me respectent. Le traité a fonctionné : le Makengo est plus riche. Nos champs poussent mieux. Nos maisons sont mieux bâties. Un peu plus de villes ont de l'électricité. Un peu plus de nos enfants vont à l'école ou chez le médecin.

Voilà pourquoi je dis merci Dieumerci Aboki : vous avez fait de votre mieux. Tout comme vous, mes amis, vous faites de votre mieux dans les mines, avec les machines que la SAMD vous donne. Et échange, la SAMD fait de son mieux pour vous donner un salaire juste. Est-ce que vos salaires pourraient être meilleurs ? Oui ! Et si je suis Président, vous serez mieux payés ! Vous aurez une meilleure sécurité ! Vous aurez des avantages !

Ce n'est pas une promesse en l'air car Firmin Botamba, c'est des actes, pas des paroles : j'ai déjà ici un accord négocié avec la SAMD. Le Makengo ne donnera rien de plus aux ennissois mais eux, ils acceptent de se plier aux mesures que je leur ai imposé !"


Une image s'affiche, montrant Botamba triomphant sur les ennissois soumis :

Image


Sifflements préprogrammé dans la foule. Et là, à la promesse d'une meilleure paie, forcément, une certaine approbation s'élève naturellement. Une approbation qui est transformée en acclamation avec quelques slogans lâchés pour encourager les timides et arranguer les autres. Firmin attendit un peu que ça se calme... et il en rajouta.

Firmin Botamba :
Future Président du Makengo
"-Pas mal, n'est-ce pas ? Pas encore Président et déjà, je donne des résultats à mes concitoyens ! Alors imaginez si les Makengais me donnaient une chance d'avoir à ma disposition d'avantage que mes seuls bras et ma seule tête ! Imaginez si ensemble, nous travaillons, main dans la main, par-delà les divisions imaginaires et imaginées par mes opposants ! Regardons par-delà les ethnies, par-delà les classes sociales, par-delà les nationalités même : nous sommes tous humains, vivant au Makengo ! Et c'est à nous de construire ensemble ce pays ! Dans l'unité ! Dans la démocratie !"

Nouvelles acclamations, mais assez brèves : on est trop occupés à se passer les bières qui commencent à être circulées dans les rangs. Sur le côté de la scène, discrètement, des agents de sécurité avec des boucliers en plastique se préparent, au cas où ça dégénèrerait.

Firmin Botamba :
Future Président du Makengo
"-Je peux vous dire que dans la salle du conseil d'administration, il n'y avait pas que des mines heureuses ! On sait comment ils sont, les arrogants rouquins, non ? Bah là, vous le voyez, ils faisaient moins les fiers. Parce que le Makengo d'aujourd'hui est plus fort que celui d'hier. Grâce à Youssouf Botamba. Grâce à l'Union Makengaise pour la Démocratie. Grâce à une méthode qui a prouvé qu'elle fonctionne pour le Makengo et pour les Makengais ! Et que j'ai pu le leur faire comprendre.

Je leur ai aussi fait comprendre que si le Makengo d'aujourd'hui était fort, c'est parce qu'il y avait un Botamba aux commandes ! Le Président Youssouf Botamba a fait ce qu'il fallait pour cela. Même si ça voulait dire demander de l'aide ! Car si un homme doit marcher droit et fier, un grand homme a la sagesse de ravaler sa fierté quand sa famille est concernée. Et pour Youssouf Botamba, tous les Makengais sont une grande famille !

Mais sans un Botamba aux commandes ? Les étrangers qui ont eu la permission des Makengais pour venir prendre un peu de notre sol seront mis dehors sans réfléchir. Et après ? L'homme sans parole est sans amis. Si nous mettons dehors ceux dont on a accepté l'argent, ils ne reviendront pas pour faire des affaires. Certains vous diront que nous trouverons d'autres étrangers à arnaquer. Ceux-là sont les fossoyeurs du Makengo car ils n'ont rien compris à comment tourne le monde. Au mieux, ils sont prisonniers de leurs idées de petits monsieurs aux petits esprits. Et au pire, ce sont des escrocs et des menteurs ! Et s’ils mentent et arnaquent les autres, ils peuvent vous mentir et vous arnaquer vous ! S'ils ne respectent pas la parole de notre nation, quel respect accorderont-ils à leurs propres promesses ?

Avec le MSRC, avec le FMF, avec le ML22, ce sont des paroles et rien que des paroles. Il n'y a pas d'actes, uniquement des promesses vides !
Avec un Botamba à la tête du pays, il y a des actes ! Il y a des actions ! Il a du concret ! Et tout le monde en sort grandi !

Cela, les rouquins de la SAMD l'ont compris : le seul avenir pour eux, c'est avec l'Union Makengaise pour la Démocratie. C'est avec le Botambisme. Et j'espère que vous aussi, vous aurez compris que sans l'UMD, ce pays va y perdre beaucoup."


Le ton est devenu plus grave et les encouragements des agitateurs sont cette fois-ci absent.
Et une nouvelle image s'affiche, montrant une des photos désormais familières dans la presse.

Image


Firmin Botamba :
Future Président du Makengo
"-Vous savez tous ce qui s'est passé dans les mines près de Manonga. Des fanatiques à la solde d'un bandit ont tiré au mortier alors que la journée de travail bâtait son plein, tuant 300 personnes. Ce n'est pas la première fois que notre peuple est victime d'attaques terroristes : en Amanzi, l'Armée Populaire de Libération du Makengo, un autre groupe de fanatiques à la solde d'un bandit ont tué des centaines de personnes ces dernières années. Ces gens attaquent par surprise et notre pays est si grand que l'armée et la police ne peuvent pas être partout. Mais ils sont là où cela compte : au quotidien, à tenir le terrain, pour que les actes de barbarie de ces criminels se limitent à quelques attaques surprises au lieu de prendre le contrôle de régions entière pour y imposer la seule loi des armes.

Le Botambisme fonctionne souvent mais parfois, il a ses faiblesses. Parfois, comme nous tous, nos dirigeants se trompent. Ils en ont fait pendant presque un siècle. Pendant quarante-cinq années, les socialistes et les fédéralistes se sont tour à tour échanger le destin de notre nation, la menant d'un coup d'état à un autre coup d'état, en alternant la Présidence mais en poursuivant une politique de l'échec. Présentement, pendant trente-cinq années, Youssouf Botamba a offert la paix. Celle-ci est en péril aujourd'hui mais, en temps et en heure, ensemble, nous triompherons des obstacles si nous restons unis.

Et là aussi, il faudra un Botamba pour mener cette union. Parce que suite aux attentats en Arewa, seul un Botamba s'est déplacé sur place pour constater par lui-même la situation et réfléchir à ce qui pouvait être fait pour aider les populations. Où était donc Monsieur Faty-Gouano ? Où était donc Sa Majesté Pierre-Laurent ? Où était donc le Camarade Kompaoré ? Pour ce dernier, nous avons la réponse :


Petite changement d'image :

Image


Firmin Botamba :
Future Président du Makengo
"-Il était à l'abri, dans une grande ville, avec un accès à Internet. Préférant douter des intentions de ceux qui cherchent à apporter un peu d'aide à autrui, quand bien même elle serait insignifiante face à l'ampleur de la tâche. Souhaitant que les choses s'arrangent et que d'autres prennent les actions qu'il est trop faible et incompétent pour prendre. Ce vieux monsieur, agé de plus de 50 ans, a eu les mêmes chances que moi : il a fait des études, il a été soutenu par son parti politique, il a été élu Sénateur... et présentement, après presque trente ans de carrière, qu'a-t-il accompli ? Qu'apporte-t-il au Makengo, à part des jérémiades sur comment les autres ne font pas assez tandis qu'il ne fait rien ? Quelle excuse a-t-il donc pour avoir gâcher sa vie à geindre là où un gamin inexpérimenté comme moi a fait plus pour la solidarité au Makengo en cinq années que le MSRC en huit décennies ?

Le succès fait naitre la jalousie. Et il n'est plus pitoyable sentiment chez un vieillard que de jalouser les succès de la jeunesse. Car là où l'homme à l'aube de sa vie peut se tromper, apprendre et changer, l'homme au crépuscule de la sienne ne peut que se morfondre dans les regrets. Les dinosaures qui forment l'élite de l'opposition politique sont à cet image : des hommes brisés, à la fin de leur chandelle, qui regardent le pays qu'ils ont échoué à bâtir et qui refusent de laisser passer cette responsabilité à la jeunesse, de peur qu'elle fasse mieux et prouve ainsi que leurs propres échecs n'étaient pas dû aux difficultés de la vie mais bien à leur propre faiblesse. Ils n'ont rien appris de leurs erreurs et n'ont présentemen plus de temps pour changer. Alors ils font des promesses.

Mais les promesses ne nourrissent pas les hommes. Elles ne chassent pas la misère. Elles n'arrêtent pas les brigands. Elles n'empêchent pas les morts.
Seuls les actes le peuvent.

Je ne suis qu'un petit sénateur parmi d'autres. Je n'ai pas de pouvoir d'action sur les questions sécuritaires. Je n'ai donc ici aucun acte concret pour vous montrer ma détermination sinon celui d'avoir été là, en première ligne, dès que possible, pour offrir d'aider. Je n'ai que cela : mes actions et une promesse déjà honorée à d'autres occasions : un Botamba agit. Un Botamba fait ce qui est nécessaire. Je ferai tout pour que le Makengo tienne debout seul, fièrement. Mais s'il me faut ravaler cette fierté parce que la situation l'exige, je le ferai et j'irai trouver l'aide nécessaire à ramener la paix dans notre pays, partout où je pourrai la trouver, en négociant au mieux pour que vous n'ayez pas à payer le prix fort. Je ne demanderai jamais à un autre de faire pour moi le labeur que je ne suis pas prêt à faire moi-même. Je ne critiquerai jamais les actions de mes concitoyens simplement parce qu'elles sont insuffisantes : qu'elles soient là et soient utiles, même un tout petit peu, est déjà une bonne chose.

Ensemble, chacun à notre modeste échelle, nous apportons notre contribution au Makengo de demain. Nous trébucherons. Nous échouerons. Nous apprendrons. Nous changerons et recommencerons, unis à l'assaut des défis et des obstacles, n'accordant qu'un bref regard méprisant à ceux qui prendraient le luxe de critiquer sans contribuer. Notre temps et notre énergie sont trop précieux que pour être gaspiller en querelles.

Votez pour l'Union Makengaise pour la Démocratie, c'est voté pour la continuité de la marche unie vers la véritable démocratie !!

Et maintenant, j'ai bien assez parler, allons-nous occuper de ce barbecue ! "

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Jose-Christ
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Re: RP PARTICIPATIF | Élections présidentielles 2043

Message par Jose-Christ »

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Le Flash des élections, 12 février 2043


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Rose Nyobè, présentatrice MKTV 1


Bonjour à tous, vous regardez MKTV1, il est 9h.

De nouvelles actions violentes dans cette campagne présidentielle avec l'attaque la nuit dernière du QG de campagne de l'UMD à Manonga (Nord-Arewa), par plusieurs groupes armés se revendiquant apolitique mais représentatif des mineus d'Arewa. C'est sur les coup de 2h du matin que plusieurs groupes d'hommes sont arrivés armés de barres de fer et de coktails molotovs devant le QG de campagne UMD de Manonga, s'attaquant violemment aux locaux afin de le détruire. Le bâtiment a été incendié, et ravagé par les flammes. Sur place, les assaillants ont laissé des tracts pour revendiquer leur action, sur lesquels on pouvait lire "Kana, c'est pour toi la prochaine fois !", "UMD A MORT" ou "UMD = SAMD = MLARSM = TERRORISTES - DEGAGEZ OU PAYEZ EN LE PRIX", faisant explicitement référence à la récente visite de Joseph Kana, militant UMD, sur le site miniers de nord-Arewa-2. Lors de sa visite, le fervent défenseur de Firmin Botamba avait notamment accusé les "socialo-communistes" d'être derrière la récente attaque meurtrière sur le site minier de nord-Arewa-1 (307 morts), attaque revendiquée officiellement par le MLARSM.

Dans le reste de l'actualité maintenant, le représentant du makengo à la Simpovision a été désigné, et......
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Johel3007
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Re: RP PARTICIPATIF | Élections présidentielles 2043

Message par Johel3007 »

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Région : Iyakar
Nom de la personnalité : Louis-Alexandre Tambo
Parti : Union makengaise pour la démocratie
Moyens utilisés :
  • Discours à la centrale électrique de Ndima
Le Makengo avait le désavantage d'être un pays vaste, avec un relief, un climat et une flore qui compliquaient tout projet d'infrastructure visant à transporter liquides, solides ou énergie. Même les communications s'en trouvaient fort difficile car apporter le téléphone d'un bout à l'autre du pays, même sans ligne fixe, nécessiterait des travaux immenses pour poser des millions de bornes relais. Les pluies diluviennes entrainaient une érosion hydrique forte sur les sols que seuls les racines de la végétation tropicale maintenaient en place. Une végétation qui représentait elle-même un danger pour le matériel : rien de pire que des plantes grimpantes ou des mousses pour mettre à mal la délicate électronique d'une cabine de tension. Les cycles d'humidité et de sècheresse, accompagnés de cycles de croissance et décomposition végétale, éprouvaient l'intégrité des matériaux bien d'avantage qu'un climat tempéré, pour lequel la majorité des techniques de construction modernes avaient été initialement conçues. Bref, de plus grandes distances, un terrain plus difficile et des conditions climatiques hostiles entrainaient une hausse rapide des coûts, que ce soit par la nécessité de matériaux de meilleure qualité ou par la nécessité d'entretiens, réparations et remplacements plus fréquents.

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Voilà où ce trouvaient avant tout les défis du Makengo. Pas dans l'idéologie ni dans les questions sociales, que l'Histoire avait prouvé être sans conséquence : entre l'égalité dans la misère et les inégalités dans l'opulence, seuls les plus incapables des individus choisiront l'égalité car, dans un contexte comme dans l'autre, les lacunes de leur caractère ne leur auraient fait connaitre que la misère. Pour cela, le Makengo avait besoin de techniciens, pas de penseurs. Il avait besoin de scientifiques, pas de philosophes. Il avait besoin de vrais ingénieurs, pas d'idéologues avec des pelles. Cela, Louis-Alexandre Tambo le comprenait. Il était né dans une case, à deux jours de marche de Ndima. Toujours premier de sa classe dans ce qui avait survécu du système d'éducation Flave après cinq décennies d'indépendance chaotique, il avait obtenu des bourses pour faire son chemin d'école en école, jusqu'à s'inscrire en polytechnique à Adelis, où il avait aussi excellé, finissant parmi là aussi en tête, devant ses camarades Flaves. Une aubaine lui avait alors été offerte : le secteur pétrochimique Ennissois recrutait des ingénieurs, avec une préférence pour les talents Algarbiens.

Son stage avait été brutal : les attentes des Ennissois étaient élevées et, au lendemain de la chute de la Grande Hégémonie, l'entreprise Cuideachta Aisghabhála Acmhainní Náisiúnta devait composé avec la disparition de pans entiers de sa chaine d'approvisionnement industriel, forçant son cadre technique à souvent réinventer la roue ou, à défaut, à trouver des alternatives "rustines" avec les moyens disponibles. Ce que l'outil ne pouvait plus faire, l'humain devait l'assumer. Les journées contractuelles de huit heures en faisaient plutôt douze, la langue était une solide barrière avec ses subalternes, lesquels ne manquaient pas de montrer un certain racisme, considérant le Makengais comme un intru dans leur petit monde et un concurrent pour des promotions.

Avec le recul, Louis-Alexandre avait eu de la chance : Ennis avait été moins affectée que d'autres nations par la Chute, du moins sur le plan des infrastructures, ayant été jadis un des nœuds majeurs du réseau économique mondial. Le savoir-faire nécessaire à répliquer ces infrastructures était bourré de trous et une grande partie du système reposait sur de véritables "black boxes" acquises jadis à des entreprises aujourd'hui disparues dans le chaos et n'ayant rien laisser derrière comme documentation. Mais l'outil était encore là pour un moment. Et les connaissances informatiques étaient là, facilitant au moins la gestion des montagnes de données et aidant à établir la base mathématique pour résoudre les problèmes les plus complexes. Il avait beaucoup appris mais ne se sentait pas chez lui sur l'Île Verte. Aussi, il avait saisi sans hésiter la possibilité d'affectation sur le projet de génératrice électrique à pétrole de Ndima. De retour au pays, l'enfant prodige avait retrouvé sa famille et ses amis de jadis, qui l'avaient accueilli avec générosité. Il le leur avait bien rendu : deux de ses cousins et un de ses frères travaillaient à présent à la centrale.

C'était sans trop d'hésitation non plus que Louis-Alexandre avait accepté d'être membre de l'UMD lorsqu'on l'avait approché. Aujourd'hui, il était le représentant local du parti. Et c'est devant un public amical qu'il s'adressait aujourd'hui, à la centrale de Ndima.

"-Mes frères et mes soeurs, n'oublions pas d'où nous venons. Quand vous et moi étions enfants, Ndima n'était plus qu'une ruine. En dehors de l'hôpital et des quelques entreprises assez prospères pour avoir leur propre génératrice à pétrole, l'électricité était absente de notre quotidien. Les emplois étaient mal payés et même ceux qui avaient de l'argent ne trouvaient que des magasins presque vides. Dans les campagnes, la faim et la maladie revenaient fréquemment. Communiquer avec le monde n'était même pas envisageable, sinon par la poste fluviale, relevée une fois par mois. Pendant des décennies, le pouvoir à Lunda nous à négliger. Kilama, Ambassa, Ekomo... ils nous ont tous ignoré parce que nous n'étions qu'une étape.

Les fédéralistes nous ont toujours promis que chaque ethnie pourrait gérer ses propres affaires mais à quoi bon ? Si nous n'avons rien, comment pouvons-nous gérer quoique ce soit ? Qu'avons-nous à offrir au monde pour qu'il veuille bien nous offrir en retour ? Nous avons nos champs mais à part du manioc, du maïs et quelques ananas, on en tire quoi, de ces sols pauvres ? Nous avons notre place sur le Babankogi mais les bateaux nous passaient sans s'arrêter donc on fait quoi ? Le fédéralisme du MFM, comme celui des autres avants lui, ça n'a jamais marcher pour la nation Makengaise. Cela n'a jamais donner que des ethnies grasses de revenus miniers et des ethnies miséreuses et délaissées. C'étaient des voleurs.

La solution serait alors peut-être la solidarité prônée par les socialistes du MSCR. Mais eux aussi, elle était où, la solidarité, quand ils avaient le pouvoir, hein ? Il était où, le "pouvoir au peuple" ? Nous n'avons eu que des vendus qui, dès que nos parents les ont élus, ont oublié leurs promesses, leurs slogans et leurs belles idées. Ils ont passé leur temps à faire ce qu'ils critiquaient chez les autres : remplir leurs poches et celles de leurs amis avec l'argent des étrangers, vendant notre pays mais en prenant la peine de peindre un peu de rouge sur chaque contrat. Là où les fédéralistes ont toujours été honnête sur leur parti-pris ethnique, les socialistes ont fait comme si la question n'existait pas... tout en aidant quand même chacun les membres de leur lignée, tout en favorisant les liens du sang mais en prétendant le contraire. C'étaient des voleurs et des menteurs.

Même Youssouf Botamba a longtemps délaissé l'Iyakar. En cela, on peut trouver à critiquer le Vieux Lion. Il a donné la priorité à l'ordre, à l'unité, à la construction des institutions de la nation et, pour les coins un peu perdus, ça s'est payé dans la souffrance et l'ignorance. Mais enfin, on y arrive. C'est lent et les problèmes de corruption et de tensions ethniques ne sont pas près de disparaitre. Mais ça fonctionne. Cela fonctionne et ça se voit : les Botambistes, ils ne font pas des promesses pour mieux vous voler. Ils ne prétendent pas être qui ils ne sont pas. Ils agissent et ça fonctionne !

Je n'ai pas besoin de vous le prouver avec des grandes théories savantes : vous vous tenez en ce moment dans le résultat de ce que la nouvelle génération du Botambisme peut accomplir. N'oublions pas que ce n'est pas le gouvernement qui a fait construire cette centrale électrique avec des traités bilatéraux qui vendent notre terre pour remplir les poches des politiciens. C'est l'Agence Makengaise pour le Développement qui a convaincu la CAAN de s'installer ici et de construire une centrale car Ndima, avec sa place sur le fleuve, est facile à ravitailler par bateau. Et le long des berges du Babankogi, maintenant, on peut voir des lignes à haute tension qui partent vers le Nord et vers l'Est. Iyakar a quelque chose à offrir au monde et le monde est d'accord d'offrir en retour : les magasins sont plein, les routes se construisent, l'électricité est là et avec elle, bientôt, le téléphone mobile et l'accès à la Toile pour tous !

L'Union Makengaise pour la Démocratie construit et rassemble la nation, offrant la tolérance et le dialogue... là où les socialistes et les fédéralistes ne font que diviser et détruire la nation, n'offrant que la tromperie et la violence.

J'ai ici des nouvelles fraiches, reprises partout sur la Toile et donc inaccessible à la majorité de ceux à qui les socialistes mentent. Mais vous, mes frères et mes sœurs, pouvez le vérifier car l'AMD de Firmin Botamba vous a apporté, en même temps que l'électricité, les moyens de vous informer par vous-même. Ces nouvelles nous disent que dans le nord du pays, à Manonga, des sympathisants socialistes ont fait brûler un bâtiment, menaçant de mort Joseph Kana, le représentant local de l'UMD, parce qu'il avait osé dire la vérité, en affirmant que les socialistes étaient derrière les nombreux attentats et massacres qui ravagent notre pays, se cachant derrière des prête-noms pour mieux berner les foules. Quelle meilleure preuve qu'il avait raison que de voir ces mêmes socialistes ensuite essayer de le faire taire en usant de violence !

Les lanceurs d'alerte ont de tout temps déranger. Parfois, il s'agit de simples illuminés qui exposent des théories loufoques que personne ne prendra au sérieux. Ceux-là sont visibles car on les laisse parler dans le désert de leur propre insignifiance. Mais lorsque que quelqu'un prend la peine de les faire taire, lorsque quelqu'un prend le risque d'avoir des problèmes avec la justice, uniquement pour tuer une idée, alors il est probable que cette idée soit une vérité qui dérange.

Je ne sais pas si Joseph Kana a raison quand il dit que les socialistes sont derrière la tragédie en Arewa. Peut-être ce Désiré Nkongolo est-il juste un fou. Ou peut-être est-il un agent d'une puissance étrangère. Ou peut-être s'agit-il d'une façade pour le MSCR, qui garde ainsi les mains propres pendant que leurs amis communistes prennent les blâmes.

Mais je sais que les socialistes sont responsables des violences en Amanzi et en Ruwa, où sous des prête-noms, ils se livrent à des pillages contre les villages prospères et à des purges ethniques contre les Kivuvu. Et que lorsque Youssouf Botamba a finalement été forcé d'envoyer l'armée pour protéger la population, le chef de ces meurtriers a préféré fuir de l'autre côté de l'océan, au Westrait, chez ses maîtres, abandonnant ses "camarades" et les laissant subir le courroux de la nation makengaise.

Je sais que les socialistes sont responsables des attaques à Manonga, précisément car ils ont signé leurs crimes avec des tracts, menaçant Joseph Kana, membre de l'UMD. Ces tracts accusaient toutes les autres factions politiques d'importance au Makengo d'être de mèche entre elles... mais omettaient précisément le MSCR. Et l'attaque arrive juste après que Séverine Buzitu, un membre du MSCR et une de ces illuminées dont je parlais un peu avant, expose ses théories fumeuses puis prévienne qu'elle se fera sans doute tué pour avoir dit cela... avant de se faire exploser verbalement par Joseph Kana quelques jours plus tard. Ma théorie personnelle est que, frustrée d'être ignorée par les tueurs à gage imaginaires de l'UMD, humiliée par Monsieur Kana et incapable d'un débat d'idées serein et tolérant, elle s'est tournée vers la seule chose que son idéologie prône : la violence, la destruction et l'intolérance.

Quand vous accusez quelqu'un de terrorisme alors qu'il ne vous a rien fait puis que vous prenez les armes pour faire taire ceux qui pointe vos mensonges... J'veux pas paraitre puérile mais "c'est c'lui qui dit qui est" semble approprié !

Mais assez parler des socialistes et de leur idéologie de la misère : il suffit de résumé celle-ci par leurs actes : ils détruisent là où Firmin Botamba a construit, ils promettent là où Firmin Botamba réalise, ils divisent là où Firmin Botamba rassemble.

Firmin Botamba rassemble comme ses efforts nous ont rassemblés, ici, en organisant tout pour que cette centrale électrique voit le jour. Comme chacun de nous à sa manière, il a apporté sa contribution pour construire ce bâtiment et réaliser un rêve : celui d'une opportunité de prospérité régionale. À présent, vos enfants peuvent aller à l'école en sachant que ce savoir acquis ne sera pas gâché dans les champs de manioc. Ils savent qu'ils n'ont pas besoin de partir à Lunda ou même à l'étranger pour trouver des emplois qualifiés : ceux-ci les attendent ici même, à Ndima.

Ce chantier, ce n'est qu'un chantier parmi des centaines d'autres qu'à lancer l'AMD de Firmin Botamba. Deux autres centrales à pétrole ont vu le jour dans le Makengo Central et dans le Teku. Une centrale solaire a vu le jour justement en Nord-Arewa, la région même où les socialistes s'activent à éliminer physiquement tous ceux qui oseraient suggérer que les idées de Félix Kompaoré ne sont pas parfaites. J'admets et j'ai déjà admis un peu plus tôt que Youssouf Botamba est loin d'être parfait : sa vision l'a poussé à négliger certaines urgences pour des régions entières. Mais entre un Président qui m'ignore car il est trop occupé ailleurs et un Président qui veut ma peau car son orgueil ne supporte pas la critique, mon choix est vite fait : vive la dictature de l'indifférence !

Firmin Botamba n'est pas son oncle. Il a déjà parcouru tout le pays. Il y a lancé des projets pour améliorer la vie de chacun. Certains ont échoué, beaucoup ont réussi. Est-ce parfait ? Non, bien sûr. Est-ce mauvais ? Si oui, alors appliquons la méthode socialiste : faisons exploser cette centrale, symbole de l'impérialisme étranger... et retournons dans les ténèbres nocturnes de l'égalité misérable mais autarcique. Au moins, Firmin a fait quelque chose de bon et de durable pour son pays. Il n'est toutefois qu'un seul homme dans une grande lutte de l'Humain contre la nature. Une lutte que menait déjà son oncle et dont les victoires ont permis aujourd'hui à Firmin Botamba d'en remporter d'autre.

L'Union Makengaise pour la Démocratie est la voie à suivre.
Votez Firmin Botamba."

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Viktor Troska
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Message par Viktor Troska »

Mouvement Socialiste pour le Changement et le Renouveau
Meeting à Isikhungo


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DOMINIQUE KUKABANGO

Ces élections prenaient réellement la tournure d'un marathon. Sur la longue durée, le premier qui lâcherait perdrait automatiquement et aurait du mal à pouvoir rattraper son retard. L'ensemble de l'appareil du MSCR était donc engagé et poussé à faire son maximum pour être actif constamment, partout et continuellement. Ne pas laisser une seule parcelle de terrain aux botambistes, quoi qu'il devait arriver. La situation était trop grave et bien trop importante pour qu'elle puisse devenir incontrôlable. Kompaoré s'était entretenu avec Dominique Kukabango, une figure éternelle du MSCR si l'on peut dire : L'on avait besoin de lui pour mener la campagne du MSCR dans la région de Tsakiya. Une région importante sur le plan démographique, mais également sur le plan économique. Il y avait trois choses importantes dans le secteur primaire du Makengo : Ses mines, son agriculture et la sylviculture. Comparé à d'autres régions du nord du pays, Tsakiya ne possédait aucune richesse minière mais une importante forêt équatoriale. Dans les régions frontalières du nord-ouest, l'on trouvait les principales grandes fermes qui étaient la fierté de l'AMD, les grandes possessions qui permettaient au Makengo de briller à l'international et aux botambistes d'expliquer que l'AMD fonctionnait. Oui, effectivement l'AMD fonctionnait mais pour qui ?

Certainement pas pour le petit producteur, pour le petit agriculteur qui voyait sa terre se faire arracher par des producteurs plus gros, l'obligeant à devenir une petite filiale de ce dernier. Le long du fleuve Osimiri, on cultivait le café, le cacao ainsi que l'huile de palme, des produits hautement lucratif. Botamba pouvait se permettre de mettre cela en avant comme un de ses plus grands exploits et c'était vrai, personne ne pouvait le nier. Mais toute cette richesse n'était pas seulement mal exploitée, elle finissait partout sauf dans les poches des agricultures, planteurs et autres petites mains makengaises qui entretenaient ces énormes plantations ou fermes agricoles. C'est là dessus que Dominique Kubabango voulait jouer, qu'il voulait montrer les failles dans le discours dominant. Oui, la réussite est là. Oui, le Makengo produit énormément. Oui grâce à Botamba, l'agriculture se développe. Oui, oui et encore oui. Mais au détriment de qui, pour qui et dans quel but ? Il n'existe officiellement aucune statistique véritable dans le pays pour savoir à combien s'élève l'agriculture auto-suffisante, c'est à dire qui ne sert pas à l'exportation. Sans avancer des chiffres grossiers, l'on peut estimer qu'au moins 70 à 75% des petits et moyens agriculteurs - délaissé par l'AMD - vivent d'une agriculture de subsistance. Pour eux, aucune aide, aucune couverture médiatique, aucun discours triomphant. Ils finiront par se faire bouffer, c'est la loi ultime de la concurrence qui veut cela. Pourtant, ce sont eux qui font vivre les makengais et leur famille, personne d'autre.


DOMINIQUE KUKABANGO | « Si l'on en croit l'un des rare article qui a osé un peu parler du bilan provisoire de l'AMD, ce dernier est accablant par sa nullité. Les seuls projets ayant réellement abouti sont ceux proposé par le Kars et la construction de sa centrale photovoltaïque et... le projet de coopération entre l'AMD et le Westrait qui a pour but de moderniser l'agriculture de notre pays. Pourquoi ces deux projets ont réussi ? C'est très simple, le Kars comme le Westrait ont accepté d'aider mais à condition qu'ils puissent avoir non seulement un œil sur les travaux, mais aussi sur les fonds ! Il est plus qu'évident que des sommes s'élevant à plusieurs centaines de millions peuvent servir à beaucoup de choses... Comme par exemple financer une campagne électorale. Voyons la vérité en face, l'AMD est un échec pour les botambistes et pour Firmin. Il peut se vanter ici et là d'avoir des soutiens parmi les producteurs les plus riches, mais cela s'arrête à ces derniers. L'énorme masse de la population paysanne de notre pays, n'a toujours pas accès à l'eau courante. Où en est le projet de station d'épuration ? Où sont les kilomètres de canalisations tant promises ? L'AMD est l'exemple typique de la gestion néo-coloniale et impérialiste des ressources d'une nation. Personne ne contrôle rien, si ce n'est la clique de Botamba ainsi que ses amis ennissois.

Aaaaah mais non suis-je bête, vous l'avez entendu pas vrai ? C'est Firmin qui est le dominant dans l'histoire et Ennis le caniche ! La bonne affaire. Sachez aussi que si vos frères mineurs sont morts par centaines à cause de l'attaque de seigneurs de guerre, c'est à cause des socialo-communistes, mais aucunement celle de la SAMD et de ses relais de pouvoir. Vous savez, l'on peut vous prendre pour le dindon de la farce pendant un petit moment. Mais des mensonges aussi gros et gras, ils sont trop voyants. Les botambistes sont dos aux murs, citoyens. Il ne leur reste qu'une chose : Le mensonge. Le mensonge pour faire croire que les autres mentent à leur place. Après, il leur reste quelques militaires qui vont faire la campagne de l'UMD. La peur et les armes, voilà comment notre pays est dirigé et comment l'UMD mène sa propre campagne électorale ! La peur, l'intimidation, les armes et le mensonge. Si c'est tout ce que les botambistes ont encore à nous offrir aujourd'hui, disons que leurs jours sont réellement comptés. Vous tous et toutes ici, le savez parfaitement. Ils hurlent à la guerre civile, alors que ce sont des militaires félons qui envoient une lettre officielle qui est un acte de sédition clair et précis. Ils hurlent à la guerre civile, alors qu'ils soutiennent l'impérialisme ennissois qui arme des seigneurs de guerre pour venir vous tuer, vous estropier ou même pire, kidnapper vos proches.

Le MSCR se place clairement dans le camp de la légalité et de la lutte parlementaire. La machine botambiste est à bout, elle est entrain de suffoquer. Elle n'a aucune proposition politique claire, à part dire qu'elle a tout réalisé depuis trois décennies. Le Makengo serait donc né avec le clan Botamba ? la bonne affaire ! Comment pouvoir faire quelque chose quand le pouvoir est littéralement trusté par les même personnes, par les même bureaucrates et les même prête-nom de l'impérialisme dans notre pays ? Nous n'avons rien à promettre, nous socialistes. Nous avons un programme, un programme clair et précis. Nous ne chercherons pas davantage à négocier le poids de nos chaînes, nous exigerons de discuter d'égal à égal avec ceux qui veulent nous maintenir sous leur joug. Ce bras de fer, nous pourrons le réaliser uniquement avec vous tous et toutes. L'unité populaire sera plus forte que les manigances des botambistes, des impérialistes et du capitalisme bureaucratique. S'ils répondent par la guerre civile, nous n'aurons d'autre choix que de nous défendre. Nous sommes des patriotes makengais, nous aimons notre pays, ses peuples ainsi que ses cultures. Jamais nous ne continuerons à tolérer la spoliation de nos terres, de nos ressources minières et la mise sous tutelle de tout notre appareil politique. Ils s’époumonent contre la dictature "rouge" ! Très bien, laissons les continuer à hurler contre le sens du vent. La seule dictature que nous voyons aujourd'hui, c'est celle qui regroupe le clan Botamba et l'impérialisme. C'est une dictature concrète et réelle, que vous percevez chaque jour de votre vie. Nous effrayer en parlant d'une dictature imaginaire alors que nous sommes sous le talon de fer d'une dictature bien réelle, tout un programme ! Des mensonges, des mensonges et encore des mensonges ! Le mensonge a assez duré maintenant, nous devons demander des comptes. Vous le ferez, nous le ferons ensemble. Sachons rester uni, sachons rester ensemble. Nous vaincrons parce que nous sommes la rage vivante d'un peuple qui se dresse pour dire assez ! ASSEZ ! ASSEZ ! ASSEZ ! »

"ASSEZ ! ASSEZ ! ASSEZ !", voilà ce que scandait la foule présente suite au discours de Dominique Kukabango. Face à la lâcheté et l'hypocrisie botambiste, il fallait jouer la carte de la vérité et de la sincérité. Oui, le MSCR utiliserait tous les moyens parlementaires et légaux pour arriver au pouvoir. Il usera de tout l'arsenal législatif dont il aura accès. Mais dans le fond, les socialistes savaient qu'ils devraient faire plus que ça. L'on ne peut pas abattre tout un système du jour au lendemain, alors qu'une partie des dès sont pipés. Chauffé à blanc, la population makengaise n'attendra pas également des semaines et des semaines entières dans l'inaction. Aux premiers appels au calme de la part des socialistes, ce sont vers les communistes de Massamba que se tourneront les mécontents. Dans l'ombre, l'APLM profitait largement de la campagne mené par le MSCR, sur une base tout aussi radicale que la sienne. La fuite en avant des socialistes était périlleuse, car elle pourrait se retourner contre eux.

Se montrer ferme et garder la confiance du peuple ou se montrer hésitant et perdre cette confiance, au détriment de "l'allié" de circonstance qu'était le PCRM d'Amanzi par Hippo. Mais la fureur déployé par les botambistes et leur envie d'en découdre poussait naturellement les socialistes à durcir le ton. Ils ne pouvaient plus se contenter de simplement jouer les entremetteurs ou d'émettre quelques petites oppositions, non. Ce qui leur était ouvert, c'était la route du pouvoir. Les nouvelles de la victoire des forces socialistes et communistes au Zufrana voisin ajoutait du baume au cœur. Dans son combat, le MSCR n'était peut-être plus seul. Il pourrait disposer d'un allié supplémentaire, un allié qui serait ravis de voir le Makengo changer de couleur, même si cette couleur doit être rose-rouge. C'était l'élection où il fallait tout donner, continuer à marteler le programme et battre les botambistes sur la longue durée. Leurs mensonges ne résisteraient pas à l'authenticité et la sublimation du discours socialiste, un discours qui avait à faire gagner, mais surtout à faire perdre des chaînes. Les chaînes du néo-colonialisme, du féodalisme, des seigneurs de guerre, des problèmes récurrents d'alimentation et d'accès à l'eau potable, etc etc. Vaincre ou périr, voilà toute la réalité à laquelle était confronté le MSCR. Les botambistes ne les rateraient pas, si le coche était manqué.


LES PROFITEURS ? A BAS !
LES VOLEURS ? A BAS !
LES BUREAUCRATES ? A BAS !
VIVE ? LE PEUPLE !
GLOIRE ? AU PEUPLE !
TOUT LE POUVOIR ? AU PEUPLE !

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Johel3007
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Re: RP PARTICIPATIF | Élections présidentielles 2043

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Région : Lunda
Nom de la personnalité : Angolo Kanku
Parti : Union makengaise pour la démocratie
Moyens utilisés :
  • Meeting dans le Stade du 22 Mai 1963
  • Rediffusion des discours précédents de Firmin Botamba sur les écrans géants
  • Passage en boucle des différentes affiches liées aux projets de l'AMD
  • Discours de Firmin Botamba devant les foules
Les platres étaient encore un peu frais et il faudrait repeindre et décorer tout cela proprement une fois l'élection terminée. Mais le quartier général de l'UMD à Lunda était de nouveau opérationnel et désormais sous protection policière. Au huitième étage d'un immeuble de bureaux, "protégé" par la présence des travailleurs de diverses ONG humanitaires qui serviraient de boucliers humains si besoin, Angolo Kanku était à nouveau pleinement actif et au travail.

Le Makengo pouvait ne pas être un pays développé mais Lunda restait une grande métropole que les pannes électriques affectaient rarement, du moins comparé au reste du continent. La couverture téléphonique et internet était présente. Et si aucune action d'envergure n'avait pu être organisée à Lunda, la décentralisation de l'activité n'avait pas été un soucis : depuis chez eux, avec des ordinateurs portables Altek et Míol, les militants avaient pu communiqué. Pendant ce temps, fédéralistes et socialistes pouvaient bien battre le pavé si cela les amusaient.

L'organisation du meeting politique dans le Stade du 22 Mai 1963, un des nombreux symboles de l'indépendance du pays, visait à rassembler autant de fidèles de Firmin Botamba que possible. Avec 80.000 places, c'était une goutte d'eau à peine au regard des quelques 9 millions de Makengais vivant à Lunda. Mais c'était déjà ça et d'autres manifestations s'organisaient ailleurs en ville, par des défilés de soutien. Au total, on espérait ainsi attirer aussi proche du million de partisans que possible. Une mesure de popularité bien plus forte et concrète qu'un sondage ou une élection : qu'importait que les communistes de l'APLM ait quelques centaines de paysans en armes dans l'Amanzi si, de son côté, Firmin Botamba avait potentiellement des centaines de milliers de partisans à Lunda, prêts à être recrutés en cas d'urgence et entrainés par l'armée régulière en un temps record ? La logique de la chose avait été discutée à portes closes avec quelques diplomates étrangers : si besoin, oui, il était possible de fournir le matériel et les finances pour recruter, équiper et entrainer 30.000 miliciens tous les 60 jours... et d'augmenter cette cadence exponentiellement si besoin, tant qu'il était laissé l'initiative à l'ennemi dans les campagnes, avec un maximum théorique de 800.000 hommes rien qu'en puisant dans les réserves humaines de Lunda. Réalistiquement, on pouvait plutôt tabler sur un réservoir de 280.000 miliciens potentiels rien que dans la capitale du pays en cas de guerre civile. Et pour que cela soit viable, il faudrait simplement tenir en respect l'ennemi pendant huit mois. Sur un front aussi étroit que Lunda et ses alentours, ce serait un jeu d'enfants avec l'aide des armées modernes des alliés de l'UMD : les ennissois à eux seuls seraient sans doute suffisants à la tâche... alors que dire lorsque les autres arriveraient ?

Mais tout cela restait pour l'heure un secret et l'heure n'était pas à l'état de guerre mais à la démocratie : Firmin Botamba n'était-il pas le leader de l'avenir, porté au pouvoir par le peuple entre toutes les alternatives possibles ? Cela seul lui offrirait la légitimité nécessaire à recevoir les soutiens nécessaires pour assoire son pouvoir. À maintenant 33 ans, l'homme avait encore de beaux jours devant lui et, s'il passait le cap de cette élection, alors il aurait, comme son oncle, plus de quatre décennies pour renforcer sa domination, fermant durablement toute idée de révolution socialiste au Makengo. Il y avait toutefois ce moment pivot à passer...

...et c'est donc sous les projecteurs et au son de l'hymne nationale que Firmin Botamba se présenta devant la foule, un sourire confiant et presque arrogant plaqué sur son visage à la barbe finement taillée, un bras athlétique saluant la foule, un pas mesuré mais énergique menant le futur Président jusqu'au pupitre, rappellant à tous qu'il était jeune, dynamique et fort, tel un lion à l'apex de sa puissance, prêt à prendre le contrôle d'une troupe pour y poser sa dynastie. Il était l'image de ce qu'avait pu être Youssouf Botamba, trente-cinq années plus tôt. Mais là où son oncle avait été l'aboutissement d'une lignée de brutes forgées sous les années Kilama, une arme incapable de réels compromis, Firmin était un homme éduqué, un sénateur habitué au dialogue et surtout, à écouter. Il était un administrateur accompli, avec quantité de projets humanitaires sous son bras, et une expérience du pouvoir politique glanée via sa présence au côté de son oncle lors des réunions stratégiques. Il était le visage de cette nouvelle génération de Makengais de la capitale.

Quelques extraits de son discours :


« Sous la gouvernance de Youssouf Botamba et de l’Union Makengaise pour la Démocratie, notre pays a connu une croissance constante. Qui parmi les anciens peut honnêtement dire qu’il vit moins bien qu’il y a 30 ans ? Même nos plus jeunes auront vu les revenus grimpés. Le mineur payé 1000 Kudins par jour il y a 10 ans reçoit 4000 Kudins aujourd’hui pour le même effort, alors même que le prix du pain et des logements n’a que doubler. Rien que ces deux dernières années, en moyenne, le revenu par habitant est passé de 2,7 millions de Kudins par an à 4 millions de Kudins par an. Peut-on alors dire que la voie tracée ne fonctionne pas ? Non assurément ! Nous pouvons l’améliorer, bien sûr, afin d’inclure ceux que la marche du progrès a oublié et afin que les corrompus cessent de voler aux honnêtes gens ce qui leur revient de droit. La vision qui guide la nation à long terme est la bonne. Elle doit simplement être menée par une main ferme et jeune, apte à s’adapter aux défis modernes. »

[...]

« L’Agence Makengaise de Développement, créée à l’initiative de Youssouf Botamba, a offert au pays une centrale solaire au Nord du pays, de l’eau potable au Sud, une agriculture moderne et justement économe en eau dans l’Est, des logements accessibles pour tous à Lunda, des ordinateurs pour que nos étudiants s’intègrent dans l’économie moderne, trois centrales électriques à pétroles et quantité d’autres projets. Depuis sa création en 2039, sous ma direction, elle a fait davantage pour améliorer le confort de vie de nos concitoyens que le MSCR en plus de 20 ans. Qu’ont fait les socialistes pour le Makengo, à part récupérer honteusement l’image de l’artisan de notre indépendance, gâchant son héritage dès les premières heures de celle-ci pour ne laisser qu’une nation divisée et abusée ?»

[...]

« Que critiquent-ils donc sur l’Agence Makengaise pour le Développement ? Il est riche de s’entendre dire que nous aurions pu faire davantage de la bouche de ceux qui n’ont rien fait du tout. Qui crache en l’air reçoit tout dans la figure. »

[...]

« Tout projet concret est bon à prendre pour notre pays. Que m'importe que l'homme qui veut louer notre terre pour y faire pousser du café soit Makengais, Byrsien ou Valdaque ? L'important sera que le café y pousse et que, par sa vente, des Makengais aient de quoi se loger, se nourrir, se vétir, s'éduquer, se soigner, se distraire et vivre plus heureux qu'ils ne l'auraient été avec un morceau de jungle en friche. Et si un jour, cet accord ne convient plus à notre nation, il sera toujours assez tôt pour renégocier à notre avantage ou de remplacer un locataire par un autre. »

[...]

« Tous ensemble, tous ensemble, Hé ! Ho ! »

[...]

« Il a fallut trente années à Youssouf Botamba pour reconstruire partiellement notre beau pays sur les ruines laissées par les quarante-cinq années de gouvernance par des partis se disant « populaires », « socialistes », « du peuple »… N’oublions pas que c’est par le soutien des communistes que Kilama put jadis prendre le pouvoir et offrir à notre nation trois décennies de stagnation et d’inégalités ethniques. Rappelez-vous que ce n’est pas parce qu’un homme qui parle bien se dit socialiste qu’il l’est vraiment. Les paroles masquent les intentions réelles. Et quand bien même les intentions seraient pures, seuls les actes comptent. Qu’ont donc fait les partisans du MSCR et leurs prédécesseurs, à part promettre et décevoir ? »

[...]

« La solidarité est fort belle et nécessaire. C’est là le rôle même de notre République unie : par temps de crise, ensemble nous avons soufferts. Et par temps d’abondance, ensemble nous profiterons. Une famille unie mange dans la même assiette. »

[...]

« Il est correct que tout n'est pas parfait à l'AMD. Nous avons eu nos débuts difficiles, comme toute jeune organisation qui a ses problèmes de croissance. On ne peut attendre de l'éléphanteau qu'il marche dans les traces de sa mère sans trébucher quelques fois. Ainsi oui, j'ai lu moi aussi le torchon sponsorisé par Cewell qu'est Renaissance et leur vieil article. Nous avons poser des égouts là où il n'y en avait pas et où aucun gouvernement avant nous n'a même essayé d'en poser. Ce simple fait aurait dû nous donner pause et nous aurions dû réfléchir au pourquoi de cette négligeance par les socialistes et les fédéralistes. Oui, nous avons été ambitieux et naïvement optimistes sur la durée des travaux. Mais les travaux ont eu lieu et ils continuent. Et certains quartiers de Lunda ont donc accès à l'eau potable et à l'égoût aujourd'hui. D'autres y auront accès demain. Le chien aboie mais la caravane passe. L'ingratitude du méchant ne fait pas de tort aux bons. Le succès fait naître la jalousie. Mais à la fin de l'histoire, tous les Makengais sortent grandis de nos efforts. »

[...]

« Dire, c’est faire rire. Faire, c’est faire taire »

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Viktor Troska
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Re: RP PARTICIPATIF | Élections présidentielles 2043

Message par Viktor Troska »

Mouvement Socialiste pour le Changement et le Renouveau
Road Trip à Ogologo


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ACHILLE TSHILENGE

Avec sa tête ronde et son absence de cou, Achille Tshilenge était surnommé le "taureau" par ses amis au sein du MSCR. Ses colères froides et son tempérament de feu renforçait l'image d'un petit homme capable de beaucoup, avec un réel talent d'organisateur et une grande facilité à d'adresser au plus grand nombre. Maintenant que les botambistes avaient cessé de faire les marioles dans le nord du pays - où ils étaient totalement étranger, sauf les mines détenus par leur grand amis ennissois - pour finalement retourner se barricader à Lunda, le terrain était propice pour que la propagande socialiste puisse de nouveau s'étendre. Ogologo, énième région qui ne subsistait que péniblement avec ses deux mines d'or et son agriculture peu développé. Situé non loin du massif des Tanaiko, elle pouvait profiter de son climat et de sa position géographique pour former l'arc agricole du pays, concentrant de nombreuses ressources mais possédant malgré tout une densité assez faible. Qu'importe, tout ne pouvait pas se jouer à Lunda. Si Lunda voulait faire cession comme à l'image du Dahar, alors très bien.

Le reste du pays se porterait mieux sans un furoncle où s'entasse majoritairement les privilégiés du système botamba, les gros culs de fonctionnaires nourris au clientélisme de la SAMD et du pouvoir en place. Ce n'est pas là que se trouvait la réelle richesse du Makengo, loin s'en faut. Parcourant le pays et battant le fer tant qu'il était chaud, les socialistes multipliaient les interventions et leur présence pour être fondu comme au sein du paysage. Depuis trop longtemps, de mauvais réflexes étaient né, avec de la paresse, de la fainéantise et surtout la volonté d'avoir une vie facile dans les quelques centres urbains. C'était la mentalité botambesque, la mentalité féodale et compradore : L'on n'enquêtait sur rien, l'on ne prenait plus la peine de chercher comment résoudre les problèmes. Dans un pays comme le Makengo où les moyens d'informations sont peu importants, il faut avoir recours aux vieilles méthodes. Se déplacer, parler au plus grand nombre et trouver les techniques pour se faire entendre et surtout comprendre. Dans ce domaine, la verve de Achille Tshilenge ferait merveille. La propagande de l'UMD commençait à tourner en rond et dans le vide, attaquant tout le monde sauf ses principaux défauts. Il devenait fort simple de pouvoir frapper dans les côtes un adversaire qui répétait constamment les même mouvements sans ce soucier des répercutions. Le MSCR n'en demandait pas autant, cela facilitait même sa démarche. Quand un adversaire fait une erreur, ne surtout pas le corriger, plutôt le laisser continuer à agiter les bras pour prouver sa médiocrité.


ACHILLE TSHILENGE | « Peut-être n'avez vous pas écouté dernièrement la dernière homélie du Père Botamba. A vrai dire, il s'agit d'un véritable vinyle rayé. Inlassablement, on nous répète la même chose. La machine propagandiste de l'UMD est entrain de lâcher. Elle frappe systématiquement à côté, cherchant des ennemis qui n'existent pas tout en continuant de cajoler ceux qui exploitent et oppriment les makengais et les makengaises. Nous voyons les soldats ennissois qui nous méprisent, nous les voyons dans leur base militaire se préparer à devoir secourir Firmin l'ennissois. Mais l'ensemble de l'appareil bureaucratique ennissois vous méprise tout autant et souhaiterait vous voir mort. Prenons un tout autre exemple : Non loin d'ici, se trouve un dispensaire et une école. De jeunes westréens et westréennes sont venus jusqu'ici dans un désintéressement total. Leur but principal étant de faire ce que notre gouvernement n'est pas capable de faire. Soigner la population, vacciner gratuitement, offrir des repas réguliers et plus que tout, donner une éducation basique.

Une horreur absolue ! L'UMD ne cesse de vous le dire ! Des idéologues déconnectés de la réalité, qui prennent pelles, pioches, tableau et livres, seringues et thermomètre pour vous inoculer la peste bubonique socialo-communiste ! Oui, vous avez raison de rire, car du rire émerge toute forme de résistance. Rire, c'est s'exprimer. S'exprimer, c'est faire. Faire, c'est dire. Dire, c'est... Enfin, vous voyez bien l'entourloupe des botambistes quand ils vous sortent des formules creuses non ? Tout ce vent pour finalement régurgiter les même excréments qui sortent de leur gueule. Vous écoutez les botambistes, c'est de la faute à pas de chance. Tout pourrait aller tellement mieux dans le meilleur des mondes. Votez pour nous, promis demain on donnera l'eau à tout le monde. Votez pour nous et demain promis, Ennis sera notre caniche. Votez pour nous et demain, on expulsera les socialo-communistes qui vous piquent votre travail ! Plus le temps avance, plus mes camarades du MSCR ont raison de dire que la seule hypothèse qui peut encore sauver les botambistes, c'est le coup de force militaire avec le soutien de l'impérialisme ennissois.

Cela devient une certitude avec le temps qui vient, cela se ressent d'ailleurs. Les discours sont crispés, stéréotypés, finissent toujours avec la même rengaine. Nous sommes entrain de voir un monde entrain de s'écrouler et un autre entrain de naître. Un monde porté par les mineurs, par les agriculteurs, par les travailleurs et les travailleuses de notre pays. Cela fait peur aux botambistes, qui sont obligé de se barricader à Lunda et de prêcher dans un stade. Le MSCR le dit et le répétera tant qu'il le faudra : Ce qui effraie les botambistes et leur maître ennissois, ce sont moins les socialistes que vous. C'est vous qui avez le moyen de changer les choses, de renverser la table et de relancer la machine selon vos propres envies. Ils ne le veulent pas, c'est ils sont bien assis à cette table. Ils se goinfrent, ils profitent. Ils vous jaugent du regard et vous méprisent. Tant que vous votez pour eux, tout va pour le mieux.

Dès que vous commencez à penser autrement, vous êtes un agent westréen, du Pacte de Cewell, un membre de la triade MSCR-MLASRM-APLM... Le peu de sérieux de ce type de discours n'est plus à démontré, il est juste à décortiqué pour voir ce qui se cache derrière : La peur panique de l'édifice des Botamba et de celui de l'impérialisme ennissois, qui ne tient que par la force de ses armes et de la répression. Ici et maintenant, nous devons écrire une nouvelle page de l'histoire makengaise. Ils veulent la confrontation, nous ne pouvons pas nous dérober. C'est comme dans la fable flavienne vous savez, le pot de terre contre le pot de fer. Ils paraissent géants, intouchables et orgueilleux, mais ils le sont parce que nous acceptons cet état de fait et nous refusons de nous dresser pour ne plus être à genoux. Un puissant l'est parce que nous acceptons une mentalité d'esclave. Un esclave ne se révolte pas contre son maître, mais contre les siens. Une mentalité d'esclave pousse à haïr les siens. Sortir de notre mentalité d'esclave, c'est briser mentalement et physiquement nos chaînes. Nous ne virons plus jamais comme des esclaves, plus jamais ! »

Achille Tshilenge pouvait facilement l'emporter sur l'indécision qui régnait face à lui. Les botambistes étaient loin et leur principal soucis était surtout de sauver leurs miches. C'était un miracle qu'il n'y eut pas davantage de lynchage des partisans botambistes dans le nord du pays, à la vue de leurs discours et de ce qu'ils avançaient. Derrière un semblant de ralliement populaire, se cachait surtout un mépris profond qu'il fallait courber par tous les moyens. Derrière des forces de sécurité et sur un terrain conquis, il était facile pour l'UMD de pouvoir déblatérer son discours sans être remis en cause. Le MSCR gagnait incontestablement du terrain, car son discours était vrai et authentique. Il n'avait rien à promettre d'autre, que de faire en sorte que le Makengo reste le Makengo, qu'il puisse se développer sans être obligé de se faire sucer la moelle par tel ou tel pays extra-algarbien. Au niveau diplomatique, il était nécessaire de réaliser l'unité pan-algarbienne en intégrant non seulement le Zufrana voisin, mais également en trouvant des compromis avec les puissants voisins du nord, Al-Aqsa et la Byrsa.

Mais comme toute force réactionnaire sur toute la ligne, l'impérialisme n'accepterait pas de quitter la scène historique sans qu'une puissante défaite ne lui soit infligé. Se battre donc, devenait petit à petit une nécessité impérieuse. Dans les coulisses, quelqu'un comme Achille Tshilenge était précieux : Si le MSCR devait se battre, alors il lui faudrait des hommes et des armes. Plus que tout, un soutien sans faille de la part de la population. Felix Kompaoré s'assurerait de continuer à prôner une voie légaliste vers le pouvoir et sa préservation par tous les moyens nécessaires. Dans l'ombre, ses proches conseillers et son aile la plus à gauche devait se préparait à un possible conflit ouvert après les élections. Cruelle nécessité, à la fois dérangeante et pénible. Mais partout où il y a oppression, il y a nécessairement résistance. L'unité populaire devait se confondre avec la résistance populaire à venir. Il semblerait que la paix à laquelle aspire le Makengo n'est pas encore sur le point d'advenir. Alors, seule la lutte paiera. Aussi douloureuse soit-elle.


L’IMPÉRIALISME ENNISSOIS ? A BAS !
LES MENSONGES BOTAMBISTES ? A BAS !
LES HYÈNES PROVOCATRICES ? A BAS !
VIVE ? LE PEUPLE !
GLOIRE ? AU PEUPLE !
POUVOIR ? AU PEUPLE !

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Yul
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Re: RP PARTICIPATIF | Élections présidentielles 2043

Message par Yul »

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Région : Lunda
Nom de la personnalité : Calvin Cordozar Broadus Jr
Parti : Union Makengaise pour la Démocratie (UMD)
Moyens utilisés :
  • Organisation de soirées dansantes en boite de nuit pour la jet-set makengaise
  • Tout le matériel sono nécessaire
  • Champagne, cocktails et diverses drogues obtenues par des voix plus ou moins légales
  • Prostituées et escort girls pour chauffer l'ambiance.
Calvin Cordozar Broadus Jr, plus connu sous le nom de Calvin Jr est le cousin de Firmin Botamba et neveu par sa mère de la mère du candidat. Héritant de la fortune de ses parents, il bâti sous la protection de son oncle un véritable empire financier et commercial dans l'événementiel, devenant en quelques années le roi de la nuit à Lunda : propriétaire de plusieurs boîtes de nuit de la capitale dont plusieurs carrés exclusivement V.I.P, il fonde aussi son propre label de musique et est producteur de plusieurs artistes makengais ou algarbien. Incontournable de la vie nocturne, il fait partie des personnalités les plus en vogues et les plus "in" d'Algarbe, certains de ses établissement devenant de fait des "must go zone" pour toute personne encline à conserver sa place dans la sphère people du Makengo, et même du monde. Calvin Jr s'est ainsi bâti avec les années un véritable réseau dans le monde entier, tutoyant les stars de tous les pays, et artisan de la réussite de bon nombre d'entre eux. Pour une jeune adolescente du Makengo en quête de notoriété nationale et mondiale, le canapé d'"El Gato", comme il aime à être surnommé, est un passage désormais quasi obligé.

Au Makengo, la campagne électorale bat son plein depuis maintenant quelques semaines. Voyant le vieux lion, son oncle, finalement céder sa place après plusieurs décennies de règnes, Calvin Jr décide tout naturellement de soutenir son cousin Firmin, seul homme selon lui à assurer une continuité politique au Makengo. Un choix naturel, non pas dicté par une quelconque fibre familiale mais bien par pragmatisme : remettre en question la politique économique et commerciale du pays signifierait certainement remettre en question les acquis de Calvin Jr. Impensable.

El Gato décida donc de s'activer et de faire ce qu'il faisait de mieux : organiser une soirée électorale à sa façon au "Las Vegas", le plus grand night club de la capitale. Calvin Jr n'avait pas lésiné sur les moyens : DJs reconnus, "location" d'escort girls et de prostitués, permissions spéciales attribuées à quelques dealers de cocaïne pour vendre leur produits discrètement à proximité du club, et bien sur, une quantité d'alcools en tout genre digne du débit du Rio Selvático... tout les ingrédients pour une soirée V.I.P réussie.

La soirée battait son plein, Calvin Jr n'hésitant pas à donner de sa personne et de se donner en spectacle dans un de ses petits numéros favoris. Ca et là, le tout Lunda dansait, buvait, se droguait, bref, s'amusait. Mais si Calvin Jr semblait lui aussi faire la fête, il n'en perdait pas moins de vue son principal objectif. Allant d'invités en invités, il s'arrangeait pour lancer la conversation sur le sujet chaud du moment : la campagne électorale. Petit à petit, il s'assurait que chacun de ses invités donnerait sa voie pour Firmin Botamba, n'hésitant pas à donner des arguments pour son cousin. Parmi les principaux, le risque pour tout membre V.I.P de perdre un statut au sommet de la hiérarchie sociale : voter Firmin Botmaba, c'était s'assurer de garder une place confortable dans la société makengaise, et de ne pas risquer de devoir un jour être ruiné et de voir ses biens confisqués. Au passage, Clavin Jr en profita pour établir une liste des membres de la jet set makengaise les plus hostiles à son cousin...

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Jose-Christ
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Re: RP PARTICIPATIF | Élections présidentielles 2043

Message par Jose-Christ »

MKTV 1
Le Flash des élections, 18 février 2043


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Rose Nyobè, présentatrice MKTV 1


Bonjour à tous, vous regardez MKTV1, il est 9h.

Une nouvelle attaque au coktail molotov contre un QG de campagne cette nuit, en Nord-Arewa. C'est cette fois le centre de campagne du MSCR dans la région qui a été victime de l'assaut de militants PCRM, sans que la sécurité n'arrive à faire face. Le QG a totalement été incendié. La police a lancé un appel à témoin afin de retrouver les malfaiteurs, sans succès pour l'instant.

Eugène-Serge Mputu, proche de Dieumerci Aboki et engagé pleinement dans la campagne RDPM a porté plainte ce matin pour atteinte à la vie privée et tentative de diffamation, donnant par la suite une conférence de presse. L'ex représentant du Makengo à la feu OMPC a en effet été victime de plusieurs tentatives de filatures par des "espions" engagés par un adversaire politique. Son service de sécurité s'est rapidement rendu-compte de la supercherie et les agents peu discrets ont été rapidement signalés à la police, qui a pu les interpeller suite à une tentative d'intrusion dans la résidence de M. Mputu. Les "agents" ont rapidement révélé avoir été payés par des membres de la famille éloignée Botamba, et ils passeront en fin de semaine en comparution immédiate pour tentative d'intrusion avec effraction.

Dans le reste de l'actualité maintenant, le festival d'Isiapolis arrive bient...
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SONDAGE
Pour qui souhaitez vous voter lors des prochaines élections présidentielles

Ici sont donnés les résultats de plusieurs sondages, réalisés chacun sur des échantillons représentatifs de la population makengaise


Sondage La Dépêche Républicaine
Légende : Résultat du sondage (évolution par rapport au dernier sondage)
Firmin Botamba (UMD) 31,5% (+1,5%)
Félix Kompaoré (MSCR) 27% (+1%)
Dieumerci Aboki (RDPM) 22,5% (+0,5%)
Pape Faty-Gouano (MFM) 15% (-3%)
Pierre-Laurent Mbusu (ML22) 3% (+0,5%)
Jacques-Désiré Tshimembala (PCRM) 1% (-0,5%)



Sondage Makengo Matin
Légende : Résultat du sondage (évolution par rapport au dernier sondage)
Firmin Botamba (UMD) 29,5% (+2,5%)
Félix Kompaoré (MSCR) 28,5% (+0,5%)
Dieumerci Aboki (RDPM) 20,5% (+0,5%)
Pape Faty-Gouano (MFM) 19% (-3,5%)
Pierre-Laurent Mbusu (ML22) 1,5% (+0,5%)
Jacques-Désiré Tshimembala (PCRM) 1% (-0,5%)



Sondage Renaissance
Légende : Résultat du sondage (évolution par rapport au dernier sondage)
Félix Kompaoré (MSCR) 34% (=)
Firmin Botamba (UMD) 25,5% (+0,5%)
Dieumerci Aboki (RDPM) 21% (-0,5%)
Pape Faty-Gouano (MFM) 15,5% (-0,5%)
Pierre-Laurent Mbusu (ML22) 2% (+1,5%)
Jacques-Désiré Tshimembala (PCRM) 2% (-1%)



Sondage Etudes politiques makengaises
Légende : Résultat du sondage (évolution par rapport au dernier sondage)
Firmin Botamba (UMD) 31% (-0,5%)
Félix Kompaoré (MSCR) 30,5% (-0,5%)
Dieumerci Aboki (RDPM) 18,5% (+1%)
Pape Faty-Gouano (MFM) 17% (-1%)
Pierre-Laurent Mbusu (ML22) 2,5% (+1%)
Jacques-Désiré Tshimembala (PCRM) 0,5% (=)
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Rumy
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Re: RP PARTICIPATIF | Élections présidentielles 2043

Message par Rumy »

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Région : Kananan
Nom de la personnalité : Osende Alima
Parti : Union makengaise pour la démocratie
Moyens utilisés :
  • Plusieurs discours publics dans plusieurs parcs et places d'Idolobha
  • Affiches
  • Tracts
  • Produits dérivés aux couleurs du parti: T-shirt, chaussettes, souliers, casquettes, autocollants, boîtiers pour téléphone mobile, tatous temporaires, bouteilles de rhum...
Osende Alima était un jeune militaire de l'Union makengaise pour la démocratie depuis qu'il avait l'âge de voté et l'arrivé de Firmin Botamba lui avait donner plein d'espoir sur l'avenir du Makengo, un avenir qu'il avait passé proche à ne jamais voir puisque Osende Alima était l'un des survivants du terrible accident ayant soufflé le siège du parti il y a quelques semaines à Lunda. Mais voilà qu'il arpentait le pays avec une camionnette aux couleurs du parti qu'il utilisait comme plateforme surélevé où il pouvait attirer l'attention des passants. Son bras droit encore dans un plâtre et son visage balafré ne rendait pas indifférent et à chacun de ses discours une foule de plusieurs centaines de personnes s'agglomérait autour de la camionnette curieux d'entendre ce que ce balafré avait à dire.

[Osende Alima]: Tout les autres partis diabolisent les entreprises étrangères comme si c'était des enfants de Satan venu piller nos terres, tuer nos enfants et violer nos femmes. Même l'hypocrite d'Aboki, celui-là même qui a accueilli à bras ouvert ces entreprises étrangères sur notre sol hurle à l'envahisseur et à l'esclavage du peuple makengais. Cette position ridicule n'est motivée que par des raisons politiques, sans aucune considération pour l'avenir et le développement du Makengo!

Applaudissements.

[Osende Alima]: À l'UMD, nous avons fait fit des considérations politiques et avons adopté une position pragmatique face à l'Installation des entreprises étrangères au Makengo. Alors que nos rivaux ne voient qu'une image altérée par leur zèle idéologique, l'UDM voit lui; de nouveaux emplois, de nouvelles routes, de nouvelles infrastructures que notre pays à considérablement besoin et qu'il ne peut financer seul. Si nous chassons ces entreprises étrangères, qui financeront l'expansion du réseau électrique? Du réseau cellulaire? Qui financera nos nouvelles routes, aéroports, infrastructures portuaires? Le Gouvernement makengais?

Silence.

[Osende Alima]: C'est possible, avec d'énormes prêts qui nous rendra dépendants des institutions financières internationales. Une perspective dont je doute fortement de la viabilité sur le long terme. Le Makengo dispose d'un potentiel de développement énorme, un bassin de consommateur en dormance considérable et des ressources abondantes, et pourtant, nous ne disposons pas des moyens nécessaires pour en exploiter le plein potentiel. Faisons miroiter les avantages dont dispose le Makengo devant les investisseurs étrangers et construisons aujourd'hui le Makengo de demain! Votez Firmin Botamba!

Applaudissements.

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