ENCYCLOPÉDIE | Coup d'oeil sur le pays

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Jose-Christ
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Re: ENCYCLOPÉDIE | Coup d'oeil sur le pays

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Carte de la répartition ethnique





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Jose-Christ
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Re: ENCYCLOPÉDIE | Coup d'oeil sur le pays

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Principales villes makengaises





Kabangu

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(IRL : Mbujimayi)


Surnom : La géante monstrueuse
Région : Tuddaï
Population (agglomération comprise) : 1,7 million d'habitants
Gentilé : kabangiyais, kabangiyaise

Présentation générale :
Kabangu est située au nord-est du pays et est la deuxième ville du pays en termes de population, avec près d’1,7 millions d’habitants. La ville est située sur l’Osimiri, deuxième fleuve du pays et principal affluent du Babankogi. Bien que la ville soit constituée d’une mosaïque d’ethnies e de tribus, elle reste le centre principal de l’ethnie Kivuvu. Kabangu doit sa création à la découverte de gisements d’or au nord, au début du XXe siècle. L’administration coloniale flavienne décide d’urbaniser la région et incite à l’immigration de populations venues du nord et des montagnes Tanaiko pour développer le centre urbain. Conçu sur un plan de type ségrégationniste, organisée en deux espaces, soit la ville dytolienne d’une part et la cité pour indigènes d’autre part. La ville se développe alors rapidement sous l’impulsion de l’extraction minière. Délaissée par la jeune République du Makengo après l’indépendance, l’agglomération de Kabangu connaît alors une urbanisation incontrôlée, mal dirigée et décousu. La ville est longtemps marquée par un désordre urbanistique : attribution multiple d'un même lot, installation de lots sur le tracé des rues et lotissement créé sur terrains déjà occupés… Bien que reposant essentiellement sur la fructueuse exploitation minière, l’économie de Kabangu se retrouve freiné rapidement par l’absence d’infrastructures énergétiques, et dépend donc énormément de son approvisionnement extérieur. La vile est également un centre universitaire important, et centre de la gauche communiste makengaise, et le centre national de la Sape (en accueillant chaque année le festival de la Sape).




Manonga

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(IRL : Lubumbashi)


Surnom : La capitale de l'or
Région : Nord-Arewa
Population (agglomération comprise) : 1,5 million d'habitants
Gentilé : manongais, manongaise

Présentation générale :
Manonga est la troisième ville du Makengo, avec près d’1,5 million d’habitants, située dans le nord-ouest du pays, sur les bords du Babankogi. Catherineville, ou « Cat’ville » du temps de la colonisation, Manonga est également surnommée la capitale de l’or, dû aux nombreux sites d’extractions de la région d’Arewa aux alentours. C’est notamment à Manonga que l’on trouve le siège de la CoNaMines, entreprise nationale d’extraction minière. L’extraction minière est d’ailleurs l’activité principale de Manonga et sa région, et la CoNaMines le premier employeur. On y trouve également la plus grande prison du pays. Ville très vivante, on trouve à Manonga un jardin botanique, un zoo et un musée de l’archéologie. Enfin, Manonga est célèbre pour son club de football le Tout Puissant Manonga (TP Manonga), 19 fois champion national et club le plus populaire du pays.



Gari

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(IRL : Brazzaville)


Surnom : Charles-Ville
Région : Kudu
Population (agglomération comprise) : 1,2 million d'habitants
Gentilé : garois, garoise

Présentation générale :
Gari, anciennement désignée Charles-Ville, est la troisième pointe du « Triangle d’or », poumon économique et démographique du pays, avec Lunda et Kewaya. Située à l’intérieur des terres sur les bords du Babankogi, en lisière de la forêt équatoriale, Gari a toujours profité du dynamisme économique lundais, et de l’acheminement des matières premières (bois, or, etc) venus du nord du pays via l’axe principal fluvial qu’est le Babankogi. Gari se situe proche de la mythique capitale de l’Empire Makengo, Mza-Mombo, détruite sous la colonisation flavienne. Aujourd’hui, Gari est le deuxième pôle économique du Makengo, accueillant de nombreuses industries et quelques sièges de grands groupes makengais.



Idolobha

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(IRL : Kananga)


Surnom : -
Région : Kananan
Population (agglomération comprise) : 1 million d'habitants
Gentilé : idobais, idobaise

Présentation générale :
Idolobha, anciennement Alexandrebourg, est la cinquième ville du pays avec près d’un million d’habitants. Elle est située au cœur de la forêt équatoriale, sur l’équateur et sur els bords du Babankogi. Du fait de sa situation géographique, il pleut quasiment toute l’année à Idolobha. Lors des négociations préparant l’indépendance, il avait été convenu de déplacer la capitale de Port-Louis (Lunda) à Alexandrebourg (Idolobha) du fait de sa position centrale, projet qui n’a finalement jamais vu le jour. L’économie de la ville repose principalement sur les activités agricoles (sorgho notamment), mais a également vu sa prospérité s’établir sur l’accroissement du commerce de gros dans les années 70, faisant de la ville un important centre de distribution pour les régions voisines.



Kewaya

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(IRL : Pointe-Noire)


Surnom : La Pointe
Région : Teku
Population (agglomération comprise) : 900 000 habitants
Gentilé : kewayais, kewayaise

Présentation générale :
Kewaya est l’une des trois villes du « Triangle d’or » makengais, poumon économique, démographique et politique du pays formé par le triangle Lunda – Gari – Kewaya. Située à l’est de Lunda, sur la côte du Golfe d’Ebène, la ville constitue le débouché naturel de l’Emfuleni ; Elle représente pour le Makengo un centre industriel et terminal portuaire majeur, deuxième du pays. Avec près d’un million d’habitant dans son agglomération, Kewaya (anciennement Pointe-Ebène) est le 7e centre urbain seulement du pays, mais continue d’attirer de plus en plus de population, notamment grâce à ses activités portuaires et son dynamisme économique.
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Jose-Christ
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Message par Jose-Christ »

Carte des principales infrastructures de transport





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Re: ENCYCLOPÉDIE | Coup d'oeil sur le pays

Message par Jose-Christ »

Jours fériés au Makengo




DateTypeJour FériéSignificationChômé
11er janvierCivilJour de l'AnPremier jour de l'année
211 févrierCivilFête de la JeunesseMarque l'importance et les droits des jeunes dans le pays
3Variable (mars ou avril)ReligieuxVendredi SaintCommémore la Passion, la procession et la crucifixion du Christ (facultatif)
41er maiCivilFête du TravailCélèbre les réalisations des travailleurs
5Variable (mai)ReligieuxAscensionCommémore la montée au ciel de Jésus-Christ (facultatif)
6Variable (mai ou juin)ReligieuxPentecôteCommémore la descente de l'Esprit saint sur les Apôtres (facultatif)
722 maiCivilIndépendance (Fête nationale)Commémore l'Indépendance du pays (22 mai 1963)
817 juilletCivilJour de la LibérationCommémore la fin du régime dictatorial de Samuel Kilama (décédé le 17 juillet 1997)
91er aoûtCivilJournée des morts (avant 12h) et des Parents (après 12h)Commémore les proches décédés et célèbre les sacrifices faits par les parents pour leurs enfants
1015 aoûtReligieuxAssomptionCélèbre la fin de la vie terrestre de la Vierge Marie (facultatif)
116 octobreCivilFête des Héros (Francis Ambassa)Honore la mémoire de Francis Ambassa, père de l'indépendance nationale et premier président de la République du Makengo (1963-1965)
127 octobreCivilFête des Héros (Jean-Pierre Ndongo)Honore la mémoire de Jean-Pierre Ndongo, homme politique makengais et deuxième président de la République du Makengo (1965-1970)
131er novembreReligieuxToussaintCélébration en hommage à tous les saints (facultatif)
1425 décembreReligieuxNoëlCommémore la naissance de Jésus-Christ (facultatif)
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Message par Jose-Christ »

Structure et fonctionnement du système éducatif makengais




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1. Organisation du secteur éducatif

En République démocratique du Makengo, trois ministères se partagent la charge du système éducatif : le Ministère de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’Alphabétisation (MEPSA), le Ministère de l'Enseignement supérieur, de la Formation professionnelle, de l'Emploi et de la Recherche (MESFPER) et le Ministère des Affaires sociales et de l’Action humanitaire (MASAH). Le MEPSA et le MESFPER sont chargés de l’éducation formelle tandis que le MASAH est chargé de l’éducation non formelle.

L’ensemble des services administratifs et pédagogiques est placé sous la direction d’un Secrétaire Général National à l’Éducation (SéGéNÉ) qui exécute la politique du Gouvernement et assure la pérennité de l’action administrative et du système éducatif makengais.
Le MEPSA dispose également d’un Service Technique de l’Inspection (STI), dirigé au niveau national par un Inspecteur Général (IGN), secondé par des Inspecteurs Généraux Adjoints (IGA).
L’enseignement primaire et secondaire est divisé au niveau régional en Division Académiques Régionales (DAR) et en sous-divisions, dirigées par des Recteurs de DAR et sous-recteurs. On retrouve, sous l’autorité de la STI et de l’IGN des Inspections Régionales dans chaque DAR.



2.Administration

En République démocratique du Makengo, l’enseignement national est composé de deux catégories d’écoles : les écoles publiques et les écoles privées agrées.

Dans les écoles publiques, on retrouve les écoles non conventionnées (EPNC) gérées directement par l’État, et les écoles conventionnées (EPC) dont la gestion est assurée par les confessions religieuses signataires de la convention de gestion scolaire (CGS) avec le Gouvernement. On retrouve les écoles conventionnées catholiques (EPCC), les écoles conventionnées protestantes (EPCP), les écoles conventionnées judaïques (EPCJ) et les écoles conventionnées islamiques (EPCI). Au niveau national, régional et local, chacune de ces églises dispose des services de gestion scolaire.
Les écoles publiques sont financièrement prises en charge par l’État, surtout en ce qui concerne les salaires des enseignants, même si de nombreuses difficultés poussent certains parents à intervenir de façon significative dans le fonctionnement et le financement des écoles. L’enseignement est officiellement gratuit.

Les écoles privées agréées sont celles créées par des particuliers, soumises à la réglementation officielle en matière d’agrément, de programmes d’études, de contrôle et d’évaluation pédagogiques. Elles ne bénéficient d’aucun financement de l’État, toute la charge financière revient aux parents.

Toutes les écoles sont gérées par un Chef d’Établissement (Directeur au niveau Primaire, Préfet au niveau Secondaire), assisté d’un Conseil de gestion scolaire (CGS).
Le Chef d’Établissement assure la gestion pédagogique, administrative et financière de l’école, y compris la gestion du personnel ainsi que le versement des salaires de ces derniers. Il est nommé sur proposition du Coordinateur Régional à l’Éducation par le Préfet de Région, et peut être relevé de ses fonctions.
Le Conseil de gestion scolaire est l’organe délibérant de l’établissement scolaire, et il est composé du Chef d’Établissement, du Conseiller Pédagogique, des représentants des enseignants et du personnel et des représentants des parents.
Pour gérer le personnel enseignant, le Gouvernement à créé depuis 2044 le Service de Contrôle et de la Paie des Enseignants (SECOPE), placé sous le contrôle du SéGéNÉ.



3.Structure du système éducatif

La durée de l’enseignement obligatoire est de 6 ans pour les enfants entre 6 et 12 ans.
  1. Scolarité pré-primaire
    Bien qu’une scolarité pré-primaire de 3 ans (3 à 5 ans révolus) soit prévue, elle n’est offerte en pratique que dans quelques zones urbaines, et non obligatoire, principalement par des écoles privées. Il est composé d’un unique cycle de trois ans.
    .
  2. Scolarité primaire
    La scolarité primaire dure 6 ans et est divisée en trois cycles de deux ans chacun (élémentaire, moyen et terminal).
    Sont admis en première année de primaire élémentaire (PE1) les enfants âgés de 6 ans révolus. La fin de la scolarité primaire est récompensée d’un Certificat d’Étude Primaire (CEP), à l’issue d’un Test National de Fin d’Étude Primaire (TENAFEP), obligatoire pour l’entrée dans la scolarité secondaire.
    .
  3. Scolarité secondaire
    La scolarité secondaire est d’abord composée d’un premier Cycle Général d’orientation (2 ans), aussi appelé cycle d’orientation, commun à tous les élèves issus de la scolarité primaire.

    A l’issue de ce premier Cycle Général, les élèves peuvent intégrer le 2ème Cycle Général (ou Cycle Normal) d’une durée de 4 ans, ou se diriger vers l’Enseignement technique et professionnel dans le Cycle Technique (4 ans) ou le Cycle Professionnel (2 ou 3 ans). Au sein de chaque cycle (Normal, Technique ou Professionnel) sont offerts diverses options (jusqu’à trente en filière technique).

    Sont admis en première année de cycle général (G1) les enfants titulaires du CEP. La fin de la scolarité secondaire est récompensée d’un Diplôme d’État d’Études Secondaires (DEESN, DEEST ou DEESP) à l’issue d’un Examen National d’État (ENE). Dans le cadre d’un cycle professionnel court (2 ans), il s’agit d’un Brevet d’État (BEP). Le DEESN peut être complété d’une formation de 6 mois, donnant lieu à au Brevet d’Instituteur, permettant l’exercice de l’enseignement en scolarité primaire et pré-primaire.
    .
  4. Enseignement supérieur
    Trois types d’enseignement supérieur sont organisés en République démocratique du Makengo : l’enseignement supérieur universitaire, l’enseignement supérieur pédagogique et l’enseignement supérieur technique. Il faut être titulaire a minima d’un Diplôme d’État pour rentrer dans l’enseignement supérieur.

    L’enseignement supérieur universitaire dure 7 ans et est organisé en trois cycles : le premier cycle ou Graduat (2 ans), le deuxième cycle ou Licence (3 ans) et le troisième cycle ou Études supérieures (2 ans). Un diplôme est décerné aux étudiants ayant réussi aux examens de fin de cycle, respectivement un Diplôme de Graduat au premier cycle, un Diplôme de Licence pour le deuxième cycle (ou Diplôme de Doctorat en médecine pour les étudiants en médecine) et un Diplôme d’Étude Supérieure (DES) pour le troisième cycle.

    L’enseignement supérieur pédagogique, destiné à la formation des maîtres et enseignants, dure 5 ans et est composé de deux cycles : le premier cycle ou Graduat Pédagogique (2 ans) puis le deuxième cycle ou Licence Pédagogique (3 ans). Un diplôme est décerné aux étudiants ayant réussi aux examens de fin de cycle, respectivement un Diplôme de Graduat Pédagogique au premier cycle, un Diplôme de Licence Pédagogique pour le deuxième cycle. Le Graduat Pédagogique permet l’exercice de l’enseignement en scolarité primaire et dans le cycle général d’orientation de la scolarité secondaire, et la Licence Pédagogique permet l’exercice de l’enseignement en scolarité primaire et secondaire.

    L’enseignement supérieur technique, destiné à la formation technique des ingénieurs diplômés, dure 5 ans et est composé de deux cycles : le premier cycle ou Graduat Technique (2 ans) puis le deuxième cycle ou Licence Technique (3 ans). Un diplôme est décerné aux étudiants ayant réussi aux examens de fin de cycle, respectivement un Diplôme de Graduat Technique au premier cycle, un Diplôme de Licence Technique pour le deuxième cycle.

    L’enseignement supérieur universitaire peut être poursuivi par un enseignement post-universitaire, d’une durée variable entre 4 et 7 ans, accessible à toute personne titulaire d’un diplôme de deuxième cycle de l’enseignement supérieur, et récompensé par un Doctorat (examen) ou une Agrégation (concours).
    .
  5. Scolarité non-formelle
    Le Ministère des Affaires sociales et de l’Action humanitaire (MASAH) a en charge l’éducation non-formelle, en association avec le MEPSA. Ainsi elle met en place un rattrapage scolaire du niveau primaire pour les enfants déscolarisés ou non scolarisés âgés de 9 à 14 ans. La durée de cette formation est de 1 à 3 ans, sanctionnée par le CEP à l’issue du TENAFEP. Les enfants ayant réussis le test peuvent réintégrer le système classique et les autres finalistes sont réorientés en Apprentissage Professionnel (3 ans) dans les filières disponibles de leur choix pour tenter d’obtenir un Certificat d’Aptitude Professionnelle (CAP).

    La formation scolarisante d’alphabétisation (FSA) développe les compétences de base en écriture, lecture et calcul. L’apprentissage professionnel (AP) est lui assuré par des centres spécialisés, et prépare les enfants à intégrer un métier selon leurs aptitudes.
    Il existe également des formations d’alphabétisation pour adultes (FAA) à durée variable (1 à 6 mois) selon les besoins des apprenants.
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La scolarité obligatoire est encadrée en rouge.

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Francis Ambassa (1919-1964), premier Héros national




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Francis Ambassa est un des symboles de la lutte du peuple makengais pour l’indépendance, et souvent considéré comme le père de l’indépendance du pays. Né en 1919 dans la région du Tuddaï à Kabangu, il fréquente des écoles catholiques de missionnaires, les administrateurs du Makengo flavien n’ayant que très peu développé les réseaux d’enseignement. En 1944, il commence à travailler comme employé de bureau dans une société minière de Kabangu, où il prend conscience que les matières premières du Makengo jouent un rôle majeur dans l’économie mondiale et dans le maintien de la présence des colons flaviens. Il n’est pas franchement partisan de l’indépendance dans sa jeunesse, défendant plutôt une semi-autonomie des territoires makengais sans forcément vouloir « chasser les flaviens » du Makengo. Reconnu comme « makengais évolué » par les colons flaviens (à comprendre qu’il a adopté les « manières blanches » et est éduqué et lettré), Francis Ambassa obtient un poste auprès de l’administrateur de la région Nord-Est du Makengo flavien. Il se rend compte peu à peu de la réalité de la colonisation et se rend à l’évidence : l’égalité entre makengais et flaviens est un leurre dans un régime colonial (bien qu’officiellement le Makengo flavien devient un protectorat dès 1930).

Lors de la visite du roi flavien Charles VI en 1956, Francis Ambassa a l’occasion de discuter avec des officiels flaviens et de rencontrer le roi. Il accueille plutôt favorablement les décisions de Charles VI qui décide d’ouvrir les institutions coloniales aux makengais en leur accordant le droit de vote et en réservant la moitié des sièges de l’assemblée coloniale. Ambassa, qui commence à acquérir une certaine notoriété dans les milieux intellectuels makengais, reste un des rares défenseur d’une simple autonomie des territoires makengais. C’est en 1958 qu’il se « radicalise » et devient un véritable pro-indépendance : il est présent à Catherineville (actuel Manonga) lorsque les administrateurs flaviens, après avoir interdit un rassemblement du MNM (Mouvement National Makengais), ordonnent de tirer sur les manifestants, faisant une 42 morts officiellement. Le MNN dénombrera lui plus d’une centaine de victimes. Francis Ambassa, qui n’était pas encore membre du MNN, est arrêté, jugé et condamné à 1 an de prison pour « organisation de manifestation interdite » et « trouble à l’ordre public ». Il vit cette arrestation comme une véritable injustice, lui qui était jusque-là parmi les défenseurs de la présence flavienne.

Lors de son incarcération, Francis Ambassa lit de nombreux ouvrages traitant de la colonisation, et échange par lettres avec les grands défenseurs makengais (et algarbiens) de l’indépendance des peuples algarbiens. C’est dans son séjour en prison notamment qu’il se forge sa vision très unioniste de l’indépendance : selon lui, le régionalisme et le fédéralisme, souvent basé sur des vision ethnistes des sociétés algarbiennes, ont des effets délétères et minent l’unité nationale. Il écrit notamment son « Manifeste pour la Renaissance des Nègres », dans lequel il écrit les lignes suivantes :


« On nous a souvent vanté les bienfaits de la présence dytolienne sur les terres nègres. Et ceux qui défendent encore une appartenance, même réduite à son sens le plus minime, des peuples algarbiens aux empires coloniaux -et j’en faisait partie encore il y a peu, je le confesse- se rendent en réalité coupable d’une acceptation tacite et dangereuse de la vision colonialiste qui tend à rendre inférieur les nègres d’Algarbe aux blanc dytoliens. Pendant longtemps on nous a d’ailleurs dit et répété que tous les flaviens qui s’attachent nos intérêts ont droit à notre reconnaissance, et que nous n’avions pas le droit de saper le travail des continuateurs de l’œuvre flavienne au Makengo.

Aujourd’hui, j’en suis plus que convaincu : nous avons une obligation morale et vitale de réunir au plus vite les conditions nécessaires, tant d’un point de vue social qu’économique et matériel, qui nous mèneront à la liquidation du régime colonialiste et de l’exploitation de l’homme par l’homme. Cet objectif ne peut s’obtenir qu’avec l’unité des peuples, et le tribalisme même s’il peut à court terme arriver au même but, ne peut à la fin que faire s’écrouler ce rêve d’une Algarbe libre. Le fédéralisme ethnique est en réalité le plus fervent allié du colonialisme et facilitera la pénétration du néocolonialisme dans n’importe quelle société algarbienne libre et immaturément développé sur les plans sociaux, économiques et politique. »



Libéré par anticipation, sous la pression du MNN notamment, Francis Ambassa adhère au MNN et en devient l’un des leaders les plus charismatique. Il prônera jusqu’en 1962 une action « dure et violente s’il le faut », organisant de nombreuses réunions rassemblant à chaque fois plusieurs milliers de participant, à travers le pays. En 1960, il est encore présent lors de la répression d’une manifestation du MNN interdite à Port-Louis (actuel Lunda), qui fera officiellement 30 morts. Régulièrement, Ambassa et ses alliés du MNN, dont Jean-Pierre Ndongo, un jeune camarade de lutte rencontré à Catherineville en 1958 devenu l’une des figures du mouvement indépendantiste dans le sud du pays (et qui deviendra le 2ème Président de la République du Makengo), animent des manifestations et congrès dans lesquels ils prônent un Makengo indépendant et uni, face aux nombreuses voix défendant un Makengo fédéralisé. Les agitations publics et affrontements avec les autorités flaviennes du Makengo se font de plus en plus fréquente, et cette hausse de la violence, malgré l’élargissement des droits accordés aux makengais instaurés par Charles VI en 1956, amènent début 1960 à l’assassinat de l’Administrateur Général à Port-Louis.

Francis Ambassa se présente en 1961 à l’élection du nouvel Administrateur général du Makengo flavien, première élection de ce poste ouverte à des candidats makengais. Cette première élection égalitaire est remportée haut la main par Ambassa, qui devient ainsi le premier Administrateur Général makengais noir, de l’histoire. Pourtant, avec une assemblée coloniale encore à moitié occupée par des colons flaviens, son action est limitée. Il continue de prôner l’embrasement des makengais contre la présence flavienne. Le roi de Flavie Charles VI est contraint en 1962 à organiser un référendum d’autodétermination. Le 5 octobre 1962, l’indépendance l’emporte avec une écrasante majorité. Quelques jours plus tard Charles VI reconnaît officiellement la victoire de l’indépendantisme, et ordonne le retour des colons en Flavie pour éviter tout massacre. Le pays est en quelques semaines dépeuplé de toute administration coloniale, et laissée à lui-même. Le Makengo est dans le chaos le plus total, mais libéré. Toujours en poste en tant qu’Administrateur Général du Makengo, Francis Ambassa prend la tête d’un gouvernement provisoire dès le 1er janvier 1963, jour actée de l’indépendance makengaise (pourtant, l’indépendance n’est reconnue officiellement au Makengo qu’au 22 mai 1963, jour de proclamation officielle de la République du Makengo). Il prononce alors à la radio nationale un discours resté célèbre :


« Makengais, Makengaises, combattants de l’indépendance, victorieux, aujourd’hui je vous salue au nom du gouvernement makengais.
À vous tous, nos amis qui avez lutté sans relâche à nos côtés, je vous demande de faire de ce 1er jour de 1963 une date illustre que vous garderez ineffaçablement gravée dans vos cœurs. Cette indépendance du Makengo, nul makengais digne de ce nom ne pourra jamais oublier que c’est par la lutte qu’elle a été conquise, une lutte indispensable pour mettre fin à l’humiliant esclavage qui nous était imposé par la force.

Nous avons connu le travail harassant exigé en échange de salaires qui ne nous permettaient de manger à notre faim. Nous avons connu les insultes et les coups que nous devions subir matin, midi et soir. Nous avons connu les fusillades où périrent tant de nos frères, les cachots où furent brutalement jetés ceux qui ne voulaient plus se soumettre au régime d’injustice, d’oppression et d’exploitation.

Nous qui avons souffert dans notre corps et dans notre cœur de l’oppression colonialiste, nous vous le disons tout haut : tout cela est désormais fini. Ensemble, mes frères, mes sœurs, nous allons commencer une nouvelle lutte qui va mener notre pays à la paix, à la prospérité et à la grandeur. Nous allons montrer au monde ce que peut faire l’homme noir lorsqu’il travaille dans la liberté, et nous allons faire du Makengo le centre de rayonnement de l’Algarbe toute entière.

Je vous demande à tous d’oublier les querelles tribales qui nous épuisent et risquent de nous faire mépriser à l’étranger. J’invite tous les citoyens makengais, hommes, femmes et enfants de se mettre résolument au travail, en vue de créer une économie nationale prospère qui consacrera notre indépendance économique.

Vive le Makengo libre, indépendant et souverain ! »



Le gouvernement provisoire est chargé d’organiser à la hâte un état makengais libre et souverain. Rapidement, d’assez violentes oppositions entre unionistes (menés par Ambassa et Ndongo) et fédéralistes (menés par Jacques-Désiré Kouakou) se font ressentir. Ambassa, encore à la tête du gouvernement provisoire, réussi à imposer avant les élections un modèle unioniste, fondant la Ière République du Makengo, proclamée officiellement le 22 mai 1963 (aujourd’hui fête nationale). Les premières élections présidentielles sont organisées à l’automne 1963, et voient encore une fois s’affronter unionistes et fédéralistes, notamment à travers un duel Front populaire Socialiste (mené par Francis Ambassa) et Front Fédéraliste Makengais (mené par Kouakou). Ambassa l’emporte le 6 octobre 1963, et devient ainsi le premier Président de la République du Makengo. Magnanime, mais également contraint, il choisi Jacques-Désiré Kouakou comme Premier-Ministre, faisant du premier gouvernement makengais un gouvernement de cohabitation unioniste-fédéralistes.

Cette première année de gouvernance est alors celle pour Francis Ambassa d’une lutte intense avec son Premier-Ministre et face à un Sénat très divisé (où le Parti Communiste Makengais et le Parti du Peuple Makengais occupent près d’un tiers des sièges à eux deux) pour faire modifier la Constitution de 1963 et imposer un pouvoir présidentiel plus fort. En déplacement à Idolobha, un temps envisagé à l’indépendance pour être désignée capitale en lieu et place de Lunda, Francis Ambassa est assassiné le 6 septembre 1964, soit 11 mois jour pour jour après son élection. L’enquête conclu officiellement à l’acte d’un déséquilibré, abattu par la police juste après son acte, mais des doutes subsistent encore aujourd’hui sur l’implication du FFM, voir pour d’autres encore même du gouvernement flavien, bien qu’une preuve de l’un ou de l’autre n’ai aujourd’hui encore été révélée.

Aujourd’hui encore, Francis Ambassa est considéré comme le père de l’indépendance makengaise, mais également comme figure emblématique du socialisme makengais de part sa courte action à la présidence, et comme Héros national. Il est d’ailleurs fêté tous les 6 octobre dans tous le pays, premier des deux jours de la Fête des Héros, journée chômée et occasion pour les makengais de se rassembler pour célébrer la mémoire de Francis Ambassa et la République.



Librement inspiré de la vie de Patrice Lumumba, notamment pour le discours repris quasiment mots pour mots (mais normal il vaut le coup).
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