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Jose-Christ
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MKTV, ou Makengo Télévision, est le groupe public de radio-télévision makengais, détenu à 100% par l'Etat makengais. Il diffuse dans tous le pays à travers ses chaînes nationales, mais aussi dans certaines régions des chaînes locales, comme MJTV Lunda, centré sur l'actualité lundaise.


Chaînes de télévision (gratuites) :
  1. MKTV 1 : Chaîne généraliste nationale
  2. MKTV 2 : Chaîne thématique nationale dédiée aux films, séries et divertissements
  3. MKTV 3 : Chaîne thématique nationale dédiée à la découverte et à la jeunesse
  4. MKTV Lunda : Chaîne thématique dédiée à l'actualité de Lunda-métropole
Radios :
  1. Radio MK 1 (RMK1) : Station généraliste nationale
  2. Radio MK Musique (RMKM) : Station thématique nationale dédiée à la musique
  3. Radio MK Info (RMKI) : Station thématique nationale d'informations en continues
  4. Radio MK Sport (RMKS) : Station thématique nationale dédiée aux sports

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MNN, ou Makengo News Network, est un groupe médiatique télévisé, détenu à 63% par le Makengo Invest. Group et dirigé par Fidèle Mubeye depuis 2044. Il diffuse dans tous le pays à travers sa chaîne principale, mais également sur internet dans le monde entier, en gallique et briton.


Chaînes de télévision (gratuite) :
  1. MNN
  2. MNN International (à l'étranger seulement)
  3. MNN 24/24 (en ligne seulement)
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Jose-Christ
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Re: RADIO & TÉLÉVISION | MKTV

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MKTV 1
Le journal, 9 avril 2042



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Rose Nyobè, présentatrice MKTV 1


Bonjour et bienvenue dans cette édition du Journal, nous sommes le 9 avril 2042, il est 13h.
Au sommaire de l’actualité aujourd’hui, de nouveaux affrontements dans le nord Ruwa entre forces de l’ordre et rebelles Nsapu, les révélations du gouvernement montbardais, le triomphe makengais au Festival International du Cinéma de Shengfen-Kinto, et les derniers préparatifs pour les léopards makengais en vue du mondial de football 2042.
Vous regardez MKTV1, il est 13h.

La situation à la frontière est des régions Ruwa-Amanzi est plus que jamais tendue. Alors que les combats ont repris depuis quelques semaines, malgré l’intervention des forces de l’ordre sur les territoires nsapu rebelles le 18 janvier dernier, la situation pourrait s’envenimer avec la résurgence d’un ancien conflit foncier entre kivuvu et mulutsis. Hier encore, des affrontements dans les abords de la région, près de la petite localité de Mbimba, causait la mort d’une dizaine de personnes. Reportage de nos envoyés spéciaux à Kifi…
Les territoires Nsapu, à l’extrême est d’Amanzi et Ruwa, sont toujours inaccessibles. La police contrôle et refoule quiconque souhaitant se rendre plus à l’est que Beinaya. Pourtant, les échos provenant de ces territoires sont équivoques : combats quotidiens entre forces de l’ordre et nsapu, charniers humains, crise sanitaire, la situation semble catastrophique. Pourtant, les forces de l’ordre l’assure : tout est sous contrôle.

Témoignage de Jocelyn Mbouma, chef de la police de Beinaya :
« Nous avons le contrôle de la situation. Les rebelles continuent de refuser de se soumettre aux lois de la République, mais nous reprenons petit à petit le contrôle des territoires. L’armée nous soutient également. »

Ce qui inquiète les autorités, c'est la possible étendu du conflit à d’autres ethnies. Initialement, les Nsapu se rebelles contre la loi fixant le statut des chefs coutumiers, ainsi que pour une réforme agraire. Les rebelles sont soutenus activement par le SARTRA, syndicat agricole local dirigé par Michel-André Kabeya, lui-même nsapu, et activement recherché par la police. Cependant, les forces de l’ordre présument que les nsapu reçoivent de l’aide d’autres mouvements, et soupçonnent fortement le PCRM d’Amanzi, déjà rendu coupable de plusieurs attaques contre les forces de l’ordre depuis 2041.

Aujourd’hui, la menace du réveil du conflit foncier datant de l’indépendance, opposant ethnies mulutsis (dont les nsapu) aux ethnies kivuvus plane et inquiète. Profitant de la situation tendue, des rebelles nsapu et d’autres ethnies mulutsis, comme les kamwuina, attaquent désormais les localités à majorité kivuvu. Dans la région, on se souvient du massacre de Gurundi en 2039, ou près de 600 kivuvu avaient été massacrés à la machette et brûlés lors d’une attaque mulutsi. Le gouvernement devrait renforcer le dispositif militaire dans la région prochainement, pour faire face et endiguer un possible embrasement de la situation.


Dans l’actualité également les révélations du gouvernement de Montbardo & Marguené, au sujet des nationalités et des montants des comptes étrangers illégaux et non-déclarés dans le petit paradis fiscal dorimarien, continuent de faire parler. Un reportage signé Pascal Muniya.


Montbardo & marguené. Ses plages paradisiaques, la marina de Port Saint-Charles, et… ses comptes non déclarés. Le petit état dorimarien est l’un des principaux paradis fiscaux de la planète. Le gouvernement Montbardais dévoilait il y a une semaine une liste des nationalités et des estimations de l’argent « planqué » dans le pays, sans pour autant aller plus loin dans les révélations. Une demi-transparence dictée par l’aile droite du pays, qui menaçait de retirer son soutien au gouvernement et de plonger le pays dans une crise politique.

Ces révélations ont pourtant de grandes conséquences. Au Gandhari, notamment, où le gouvernement Lota se lance dans une grande « chasse aux riches ». depuis quelques jours, la police gandharienne multiplie les arrestations de millionnaires, suspectés d’avoir fraudé et caché leur argent à Port Saint-Charles. Pourtant, les révélations montbardaises sont incomplètes, et de nombreuses nations comme le Kars ou l’Asdriche préfèrent jouer la carte de la patience.

Le Makengo ne fait pas exception et apparaît dans la liste du gouvernement montbardais. Ainsi, entre 1 et 2 milliards de $L serait détenus et cachés par des grosses fortunes makengaises à Montbardo. Le gouvernement makengais n’a annoncé aucune décision suite aux révélations montbardaises, et préfèrent attendre des éléments plus concrets avant de se lancer dans une course contre la fraude fiscale.


Cinéma maintenant avec le triomphe makengais hier soir à Shengfen, pour la remise des prix du Festival International du Cinéma de Shengfen-Kinto. Ce n’est pas moins de 8 récompenses que le cinamé makengais a raflé hier, avec notamment le succès d’Arnaud Ougou, avec ces Microbes. Rémi Ndongue revient pour nous sur cette fabuleuse soirée.


Robes de soirée pour les femmes, et costumes pour les hommes. Hier soir le gratin mondial du cinéma était réuni à Shengfen au Kaiyuan pour la cérémonie du FICSK, le rendez-vous incontournable du cinéma. Le Makengo était bien représenté, avec deux films et une série en compétition. Et le cinéma makengais a fait fureur : 8 récompenses sur 23, dont 3 pour Les Microbes d’Arnaud Ougou et 3 également pour Lunda Hotel, la série à succès de Barthélémy Esikoloko et Oumarou Sadiya.

La soirée avait parfaitement débuté, avec la montée sur scène d’Arnaud Ougou, récompensé du Lotus du meilleur drame et du Meilleur scénario pour Les Microbes, une bouleversante histoire de délinquance et de guerre de gang juvénile dans les bidonvilles de Lunda. Bouleversant, comme Ali Néné. Le jeune acteur de 15 ans se voit récompensé du Lotus du Meilleur rôle infantile, et ne peut retenir ses larmes sur scène devant une salle émotionnée.

Lunda Hotel rafle aussi trois récompenses, avec le Lotus de la meilleure série, devançant des productions comme Adélaïde ou La Fabrica de bani, ainsi que le Lotus du meilleur espoir masculin pour Moka Ibrahima et le Lotus du meilleur second rôle pour Désiré Ndenga.
Enfin, Algarbian Paradise, film assez peu attendu, remporte deux récompenses, avec le Lotus de la meilleure comédie et surtout le Lotus de l’Engagement artistique.


Témoignage de Florent Abega, réalisateur d’Algarbian paradise :
« C’est une excellente surprise. On était déjà extrêmement content d’être nommé ici avec toute l’équipe, alors remporté ces deux prix, c’est vraiment incroyable. J’en ai fait tomber mes prix sur scène ! Mais au moins cela montre que le cinéma makengais est dynamique, créatif, talentueux. C’est super, vraiment super ! »

Les autres grands vainqueurs de la soirée sont Les Oubliés, bouleversant film Kaiyuanais du réalisateur Jin Taijan, et l’épique film historique Decebal, de Cristian Mihaileanu, tout deux récompensés par 3 Lotus.


Et évidemment, vous retrouverez l’intégralité des récompenses sur MKTV.mk.
  • Lotus du meilleur film : Les Oubliés, de Jin Taijan (KAI)
  • Lotus de la meilleure série : Lunda Hotel, de Barthélémy Esikoloko et Oumarou Sadiya (RDM)
  • Lotus du meilleur réalisateur : Cristian Mihaileanu (VAL), pour Decebal
  • Lotus de la meilleure mise en scène : Decebal, de Cristian Mihaileanu (VAL)
  • Lotus de la meilleure bande-son : Les Oubliés, de Jin Taijan (KAI)
  • Lotus de la meilleure caméra : 1 Million Years, de Joseph Noe (MDL)
  • Lotus du meilleur décor : The Insular Empire, de William Hardley (MDL)
  • Lotus de la meilleure œuvre d'animation : Ooyama!, de Hosado Yasuo (FMT)
  • Lotus de la meilleure comédie : Algarbian Paradise, de Florent Abega (RDM)
  • Lotus du meilleur thriller : Sakujo, de Kenshi Sakurai (CHK)
  • Lotus du meilleur drame : Les Microbes, d’Arnaud Ougou (RDM)
  • Lotus du meilleur récit historique : Decebal, de cristian Mihaileanu (VAL)
  • Lotus du meilleur documentaire : Sanctuaire de la Nature, de Mata Quom (GDH)
  • Lotus du meilleur scénario : Les Microbes, d’Arnaud Ougou (RDM)
  • Lotus du thème original : Les Oubliés, de Jin Taijan (KAI)
  • Lotus de l’engagement artistique : Algarbian Paradise, de Florent Abega (RDM)
  • Lotus du meilleur premier rôle : Markus Forde (JER), dans Ragnarök
  • Lotus du meilleur second rôle : Laurent Olembe (RDM), dans Lunda Hotel
  • Lotus du meilleur rôle infantile : Ali Néné (RDM), dans Les Microbes
  • Lotus du meilleur acteur : Aleksander Tvedt (JER), dans Ragnarök
  • Lotus de la meilleure actrice : Celia Donovan (WST), dans Us – Versus the world
  • Lotus du meilleur espoir masculin : Moka Ibrahima (RDM), dans Lunda Hotel
  • Lotus du meilleur espoir féminin : Kristina Isaksen (JER), dans Ragnarök
Enfin pour terminer, le football, avec la fin de la préparation des léopards makengais avant le grand départ en Valdaquie, et cette annonce de Simplice Kasongo de mettre fin à sa carrière. Nufi Onana revient dessus pour MKTV.


C’est une page qui se tourne. Simplice Kasongo, 118 sélections, 56 buts pour les léopards. Le meilleur joueur makengais de l’histoire a décidé de raccrocher les crampons à la fin de la Coupe du Monde. Une annonce faite sur les réseaux sociaux, juste après le dernier match de préparation en Alilée-Arovaquie.

Témoignage de Suwedi Matondo, sélectionneur de l’équipe de football du makengo, en conférence de presse :
« C’est sûr qu’il va laisser un grand vide. Mais il va tout donner pour sa dernière compétition, ses derniers matchs. Je suis passé par là aussi, et je crois que j’aurai aimé terminer comme lui, avec la sélection. Il a une chance incroyable de marquer l’histoire à tout jamais. Et il en a conscience. »

La préparation des léopards touche à sa fin, et les joueurs vont repartir dans leur clubs pour la fin de saison, avant de se retrouver en Alilée-Arovaquie, où se dérouleront les matchs de la poule D, celle du Makengo en compagnie des Îles-Unies, du Commonwealth et du Khelkadesh, à aprtir du 12 juin prochain.
La prépartion makengaise a été mitigée pour le sélectionneur : une défaite contre la Lantanie 1-0, une victoire convaincante contre le wakoku 3-1 et une défaite cinglante contre l’Alilée-Arovaquie 3-0.


Témoignage de Suwedi Matondo, sélectionneur de l’équipe de football du makengo, en conférence de presse :
« Il faut relativiser. La Lantanie a été reconnue de dopage, donc déjà il faut oublier ce résultat, et se dire qu’avec une réelle équité sportive nous l’aurions peut-être emporté. Le match en alilée est décevant, et assez inquiétant sur le plan défensif. Mais nous connaissions cette faiblesse, et il faut encore qu’on travail. Le point positif, c’est notre attaque. On sait qu’on peut compter sur nos attaquants, que ce soit Simplice, Clinton ou même le petit Mouss qui pousse derrière, on a vraiment une belle ligne devant. »

Rendez-vous le 12 juin prochain, contre les Îles-Unies…


Le petit Mouss qui pousse, et non le pousse-mousse.
Et c’est la fin de cette édition, merci de nous avoir suivi. Votre prochain point d’info, c’est ce soir à 20 heures avec Djeferson Mpongo, quand à moi je vous retrouve demain, même heure, même chaîne !
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MKTV 1
Le journal, 21 septembre 2042



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Rose Nyobè, présentatrice MKTV 1


Bonjour et bienvenue dans cette édition du Journal, nous sommes le 21 septembre 2042, il est 13h.
Au sommaire de l’actualité aujourd’hui, la réponse du gouvernement aux accusations lancées par l'activiste Michel-André Kabeya, la Byrsa appelle la communauté algarbienne à se rassembler pour discuter de la situation de plus en plus tendue au Zufrana, et l'avenir de la sélection makengaise de football.
Vous regardez MKTV1, il est 13h.

Le gouvernement makengais, via un communiqué de Youssouf Botamba, a enfin réagit aux accusations lancées par l'activiste du SARTRA Michel-André Kabeya, exilé au Westrait. Le gouvernement réfute catégoriquement d'organiser secrètement une épuration ethnique en Amanzi-Ruwa et appel la communauté internationale à arrêter l'activiste nsapu. Thomas Mongo nous en dit plus...
Il y a quelques jours à Cewell, à l'occasion du festival anti-impérialiste organisée par les autorités westréennes, l'activiste nsapu fondateur et leader du SARTRA [ndlr : un syndicat agricole] Michel-André Kabeya refaisait surface, 8 mois après sa dernière apparition publique. L'activiste, soutien de la rébellion nsapu et frontalement opposé au gouvernement makengais, sortait du bois pour accuser, preuves à l'appuie, les autorités makengaise d'organiser une véritable épuration ethnique en Amanzi-Ruwa à l'encontre des populations nsapu :

Extrait audio, conversation présumée entre le préfet d'Amanzi, M. Ekotto, et le chef coutumier Nsapu, en date du mois de novembre 2041 :
« C’est vrai, vous pouvez craindre pour votre sécurité. Mais les autorités de l’État ne peuvent pas nous mentir en nous disant à nous, vos enfants, que votre sécurité est garantie. Elles ne peuvent pas faire autre chose ensuite. Lors des opérations militaires, les casses sont possibles. Parce que lorsqu’ils chercheront à vous arrêter, tous vos sujets n’accepteront pas »

Deux mois après cette conversation, le mkuu nsapu, chef coutumier de l'ethnie en rébellion, perdait la vie le 18 janvier lors de l'intervention de l'armée en Ruwa pour reprendre le contrôle des territoires rebelles. Un assassinat orchestré au plus haut de l'état, selon Michel-André Kabeya et les nsapu.

Aujourd'hui, le gouvernement réponds enfin aux accusations graves portées à son encontre, via un communiqué signé de la main du président Botamba lui-même, toujours reclus dans son palais de Lunda, gravement malade :


Voix-off, lisant le communiqué :
« La République du makengo condamne et réfute avec la plus grande fermeté les accusations mensongères de l'activiste-terroriste Michel-André Kabeya [...]. L'intervention actuelle des services de sécurité et de l'armée makengaise s'est déroulé, se déroule et se déroulera toujours dans les cadres de la loi et dans le respect de la dignité humaine. [...]
Michel-André Kabeya, le SARTRA et les rebelles nsapu, sont des ennemis de l'État makengais et de son unité. Les accusations faites à l'encontre de l'État makengais et des forces de l'armée ne sont que pures foutaises et des vaines tentatives de déstabilisation à des fins politiques. [...] »


Le gouvernement l'assure donc : l'armée et les forces de polices intervenant en Ruwa et Arewa dans les territoires rebelles n'ont jamais outrepassé leur rôle, et assurent une mission de maintien de la paix et de l'ordre républicain. Cependant, les informations venant de ces territoires restent encore floues et laissent à imaginer que la situation là-bas reste tendue et critique.

Le gouvernement makengais espère ici rassurer l'opinion internationale sur sa capacité à maintenir l'ordre en son territoire, et sur son respect des droits de l'homme. Michel-André Kabeya lui, fait désormais l’objet d'un mandat d'arrêt international demandé par le Makengo à son encontre, et reste exilé au Westrait. Il a promis continuer à alerter sur la situation en Amanzi-Ruwa et détenir de nouvelles preuves des mauvais traitements infligés par l'armée makengaise à la communauté nsapu.
Dans l'actualité également, les déclarations de M. Qussay Khayri, ministre des affaires étrangères de la Byrsa, au sujet de la crise zufranienne. La situation est de plus en plus tendue chez nos voisins zufraniens, toujours en proie à de nombreux groupes armés continuant de déstabiliser le régime de Demeke Ezera, notamment dans le nord-est du pays. Un reportage signé Charles Mekongo.
Haasamo, début du mois. Dans la capitale de l'immense région de Dalkishaak, les soldats du JTA-HAM défilent avec fierté. Ils viennent de s'emparer de la capitale régionale, après d'intenses combats face aux troupes du CUZ. Depuis, le JTA-HAM contrôle les principales villes de la région, et à même proclamé l'État Islamique du Dalkishaak, narguant un peu plus les autorités Zufranienne.

La situation empire chaque jour au Zufrana, où les affrontement entre la junte militaire en place et les nombreux groupes d'oppositions sont légions et durent. Une situation qui inquiète au Makengo et en Algarbe. La Byrsa, via son ministre des affaires étrangères, appelle ainsi la communauté algarbienne à se retrouver afin de venir en aide au Conseil Unitaire du Zufrana dans sa lutte contre le JTA-HAM, de plus en plus menaçant pour la stabilité régionale :


M. Qussay Khayri, Ministre des Affaires Étrangères de la Byrsa :
« La situation en Zufrana est, depuis des mois, au cœur des préoccupations de la scène politique régionale et internationale. Le chaos qui y règne, menace la sécurité, toute aussi relative, de ses voisins et de tout l'Algarbe. C’est dans ce cadre qu’une intervention conjointe entre Al-Aqsa, le Makengo et la Byrsa doit être lancée afin de trouver une solution d’urgence au conflit Zufranien. »

Le gouvernement makengais à réagit, via Dieumerci Aboki, ce matin au micro sur Radio MK1, affirmant que le Makengo était prêt à participer à des négociations algarbiennes en vue de venir en aide au Zufrana :

M. Dieumerci Aboki, Ministre des Affaires Étrangères :
« Le Makengo a tout intérêt à ce que la stabilité régionale soit assurée, et a toujours oeuvré en ce sens. Voir le régime de monsieur Ezera dans la tourmente ainsi est inquiétant, et nous nous devons de lui apporter notre plein soutien. Le Makengo a connu, et connaît, aussi certaines crises, et nos amis algarbiens ont toujours été là pour nous, à notre tour désormais. Le Makengo discutera prochainement avec la Byrsa et l'Al Aqsa à ce sujet. »

Le ministre des affaires étrangères makengais n'a cependant pas affirmer que le makengo pourrait intervenir militairement au Zufrana, comme l'a laisser entendre clairement la Byrsa.
Enfin à la une de ce journal, une touche plus légère mais non moins essentiel pour vous je le sais, football : la nomination de Patrick Lagarde, entraîneur marcheterrois, a enfin été officialisée hier lors d'une conférence de presse au siège de la FMF. Une dénouement heureux après une longue attente, un reportage de Nufi Onana.
Enfin ! Après un mois d'incertitude, la FMF a finalisé l'arrivée en tant que sélectionneur du marcheterrois Patrick Lagarde à la tête des léopards makengais. La sélection nationale était resté sans sélectionneur suite au licenciement de Suwedi Matondo après la mauvaise campagne valdaque à la Coupe du Monde pour les makengais.

Présumé successeur, Patrick Lagarde était déjà prêt à assumer ses nouvelles fonction il y a un mois de cela, mais l'actualité internationale était venue s'en mêler pour retarder la signature du marcheterrois. Des émeutes en Marcheterre et des insultes du gouvernement royal envers les pays et communautés algarbiennes, c'est ainsi qu'un climat délétère s'était installé autour de Patrick Lagarde, dommage collatéral. Les réseaux sociaux et supporters makengais avaient orchestré une levée de bouclier pour empêcher la nomination du marcheterrois, accusé d'être raciste, à l'image de l'ancien gouvernement de son pays.

Sages, Patrick Lagarde et le président de la fédération makengaise avaient préféré attendre que la situation se calme, et temporiser. Finalement, le nouveau gouvernement marcheterrois s'est excusé publiquement, et c'est donc en grande pompe que l'entraîneur a pu être intronisé hier, devant une salle comble de journalistes curieux d'entendre Patrick Lagarde pour la première fois :


Patrick Lagarde, sélectionneur du Makengo
« Je suis heureux que tout ce cirque soit enfin terminé. Je suis venu au Makengo pour le football, pour l'amour du sport, et pour rien d'autre. Maintenant, je suis 100% focus sur notre prochaines échéances, et j'ai hâte de pouvoir me mettre au travail ! »

Le nouveau sélectionneur a refusé de répondre aux nombreuses questions sur les accusations dont il avait été victime sur les réseaux sociaux, préférant se concentrer sur l'aspect sportif. A ses côtés, le président de la fédération, Jean-Philippe N'Donga, a simplement commenté l'affaire avant de présenter fièrement son nouveau sélectionneur :

Jean-Philippe Ndonga, président de la FMF
« Tout ce qui a été dit sur Patrick était difficile à accepter, surtout que je le connais bien, ce n'est pas du tout celui qu'on a dépeint sur les réseaux et dans une certaine presse. Si on l'a choisi c'est pour de bonnes raisons, et il a malheureusement pâtit d'une situation internationale complexe. Mais tout ça est derrière nous, il va maintenant pouvoir prendre les rennes de l'équipe, pour le bien de tous. »

Patrick Lagarde sera donc attendu au tournant, sur le plan sportif surtout, et aura comme objectif de mener le Makengo lors de la prochaine coupe d'Algarbe-Marquésie en 2044, un Makengo sans Simplice Kasongo, jeune retraité du football.
Et c’est la fin de cette édition, merci de nous avoir suivi. Votre prochain point d’info, c’est ce soir à 20 heures avec Djeferson Mpongo, quand à moi je vous retrouve demain, même heure, même chaîne !
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MKTV 1
Edition spéciale, 22 mai 2043



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Stade du 22 mai 1963


Rose Nyobè, présentatrice MKTV 1
« Bonjour à toutes et à tous, vous êtes sur MKTV 1, et bienvenue dans cette édition spéciale consacrée à l'investiture de Félix Kompaoré, ici en direct du Stade du 22 mai 1963. Nous sommes le 22 mai 2043, il est 10h, et je suis accompagné de Roméo Nfor pour vous faire vivre et partager ce moment historique. Bonjour Roméo. »

Roméo Nfor, présentateur RMK 1
« Bonjour Rose et merci de m'accueillir avec vous. Bonjour à tous nos téléspectateurs et téléspectatrices, ainsi qu'à nos auditeurs car nous sommes également en direct sur Radio MK1. »

Rose Nyobè, présentatrice MKTV 1
« Tout le plaisir est pour moi ! C'est donc comme je le disais, un moment historique que nous allons vivre, avec cette investiture, la première depuis 35 ans, n'est-ce pas ? »

Roméo Nfor, présentateur RMK 1
« En effet Rose : ça y est, nous y sommes ! Je crois que l'on peut dire que nous avons attendu ce moment très longtemps, et encore plus ces dernières semaines ! Après une campagne très longue et pleine de rebondissement, et malheureusement de violences, mais aussi suite à une attente IN-TER-MI-NABLE des résultats, et d'autres moments que l'on préfère pour l'instant oublier, le président Kompaoré va ENFIN pouvoir être investit officiellement de ses nouvelles fonctions. »

Rose Nyobè, présentatrice MKTV 1
« Tout à fait, nous sommes trois semaines après les élections. Le choix de la date est évidemment très symbolique, puisque nous sommes aujourd'hui le 22 mai 2043, jour de fête nationale et d'anniversaire des 80 ans de l'indépendance ! Le pays entier attendez donc ce moment avec impatience, et maintenant nous y sommes, le pays est en passe également de se pacifier, les dernières poches de résistance à la victoire du candidat Kompaoré étant presques vaincues par les forces républicaines du Général-Major Békélia, dont on pourra reparler un peu plus tard éventuellement Roméo. Mais avant cela, pouvez-vous nous dire comment va se dérouler cette journée historique ? »

Roméo Nfor, présentateur RMK 1
« Bien sûr, bien sûr. Alors, nous sommes là quelques minutes avant le début de la cérémonie d'investiture, tous le pays a les yeux rivés sur le Stade du 22 mai, ici en périphérie de Lunda. D'ailleurs le monde réunit dans l'enceinte du stade est... wow, phénoménal ! Je pense que nous sommes près de 100 000, ou 120 000 personnes dans le stade, alors que la capacité n'est, je le rappelle, que de 80 000 places. Et le monde qui s'amasse en dehors du stade, et dans les rues de Lunda (notamment dans l'avenue du 22 mai), est encore plus impressionnant.
Comme je le disais donc, à 10h ce matin, dans ce stade, le Président Kompaoré va faire son arrivé pour prêter serment et être officiellement investit de la charge présidentielle. Les conditions étant particulière, sans représentant officiel de l'ancienne présidence, ce serment sera accueilli par le Général-Major Léopold Békélia donc, nouveau Chef d'Etat-Major des FARDM. »


Rose Nyobè, présentatrice MKTV 1
« Oui en effet, car Youssouf Botamba, désormais ex-président, est toujours introuvable, et que le Sénat et le CND n'ont pas été reformés officiellement par le nouveau Président. Et ensuite ? »

Roméo Nfor, présentateur RMK 1
« Ensuite Rose, le président Kompaoré prononcera un discours, ici, devant les milliers de citoyens, et retransmis évidemment en direct dans tous le pays, et devant la ribambelle d'invités internationaux présent aujourd'hui et invités par le président. Puis le président Kompaoré quittera l'enceinte du stade du 22 mai et défilera sur l'avenue du 22 mai, aux côtés des forces armées, pour rejoindre le Palais présidentiel, où se tiendra un Conseil des ministres exceptionnel. Après cependant d'après mes sources -mais rien n'est officiel ici-, un petit détour... »

Rose Nyobè, présentatrice MKTV 1
« Vous nous donnez là un teaser important Roméo ! Merci pour toutes ces précisions. Vous parlez d'invités internationaux, pouvons nous en dire deux mots : qui est là aujourd'hui présent à cette cérémonie d'investiture ? »

Roméo Nfor, présentateur RMK 1
« Du beau monde Rose ! Déjà sur le plan national on peut remarquer la présence de la quasi totalité des candidats à la dernière élections présidentielle, à l'exception de Firmin Botamba, qui n'a d'ailleurs toujours pas reconnu la victoire du candidat Kompaoré. Mais Dieumerci Aboki est bel et bien présent, après avoir longuement hésité, tout comme Pape Faty-Gouano, président et candidat MFM, Pierre-Laurent Mbusu (candidat ML22) et Jacques-Désiré Tshimembala, seul représentant PCRM. Et évidemment, l'ensemble du gouvernement récemment nommé est présent ici, et nous pourrons peut être interviewer certaines personnalités après le discours du président Kompaoré. »

Rose Nyobè, présentatrice MKTV 1
« En effet, seul Firmin Botamba manque à l'appelle, lui qui n'a toujours pas reconnu la victoire de Félix Kompaoré. Peut-être s'exprimera-t-il après cette cérémonie d'ailleurs. Et au niveau international alors ? »

Roméo Nfor, présentateur RMK 1
« Beaucoup de représentant Rose, la liste est longue et prestigieuse, et surtout marque la volonté du président Kompaoré d'exprimer l'ouverture de sa présidence, sans privilégier des camps idéologiques. On peut donc citer les présences de Julius Blackwell, Président du Présidium de la Chambre Populaire Exécutive des Conseils du Westrait, Sa Majesté Alexandre III, Roi de Flavie et Sa Majesté Isabelle, Reine de Flavie, Sa Majesté Ali-Alexandros, Basileus d’Al Aqsa, Sa Majesté Mamta, Shakhan de Karmalistan, Fahd el-Sayeed, Président de la République de Byrsa, Demirhan Aksoy, Président de l’Union des Républiques Populaires d'Ölan, Suhail Al-Mazroui, Premier ministre du Royaume de Kars, et Abdallah Al-Nahyan, Ministre des affaires étrangères du Royaume de Kars, Timothy McTavish, Premier ministre des Îles-Unies de Cambrie, Mazomba Mutezo, Premier ministre du Royaume d’Ubwani, Chen Hulin, Ministre des affaires étrangères du Kaiyuan, Kristoffer Østgård, Ministre des relations extérieures de l’Etat du Jernland, Kaguya Kawatachi, Directrice des affaires internationales de l’Etat actionnarial du Chikkai, et Takeo Komura, Secrétaire délégué au développement de l’Etat actionnarial du Chikkai, Khufu Ibanur, Ministre des affaires étrangères de la République fédérale du Khalouat, et enfin Abhinav Parer, Commissaire fédéral aux affaires extérieures de la Fédération Socialiste Libre des Conseils du Gandhari. »

Rose Nyobè, présentatrice MKTV 1
« Beaucoup de représentants algarbiens donc, ce qui affiche une volonté de Félix Kompaoré et Patrick Kibangi (ministre des AE) d'orienter leur politique étrangère vers la construction d'une unité algarbienne. On regrette cependant l'absence de représentants zufraniens, mais dans le contexte trouble et difficile de ces derniers jours au Zufrana cela s'explique très facilement. »

Roméo Nfor, présentateur RMK 1
« Oui évidemment, et d'autres présences sont notables aussi : le couple royal flavien, pour un jour anniversaire des 80 ans de l'indépendance ! C'est assez exceptionnel, et le Président les recevra d'ailleurs dans la soirée au Palais présidentiel pour un dîner protocolaire. On notera également les présences, dans le même stade (!), des représentants westréens, ölanais et gandharien d'un côté, et jernlandais et karsais de l'autre. L'invitation des représentants karsais est d'ailleurs à souligner fortement, sans doute dans une volonté d'apaisement entre Lunda et Mahra. Enfin la présence de représentant ventéliens est importante, Félix Kompaoré ayant peut être l'envie de développer les liens algarbo-ventéliens à l'avenir. »

Rose Nyobè, présentatrice MKTV 1
« Oh Roméo, je vous arrête, mais je crois que Félix Kompaoré va faire son arrivé dans le Stade du 22 mai ! Oui le voilà ! Ecoutez la claeur du public ! »
Le président Kompaoré apparaît dans une véhicule décapoté, se tenant debout, et effectue un tour du stade en saluant la foule en délire.

Une fois le tour d'honneur effectué, toujours dans la clameur, il arrive enfin sur l'estrade centrale, et salue un à un chaque représentant politique national et international dans les gradins installés à l'occasion. On le voit ainsi très chaleureux et tactile avec son homologue westréen, et ses confrères algarbiens avec qui il prend le temps d'échanger quelques mots. Arrivé aux représentants karsais, Félix Kompaoré s'arrête également quelques instants, et souriant semble échanger quelques mots avec. Les derniers à être salués sont le couple royal flavien.

Le président Kompaoré se dirige ensuite vers le micro central, où le Général-Major Békélia l'attend. Ce dernier lui fait prêter serment, puis Félix Kompaoré prononce les mots suivants :


« Moi, Félix Kompaoré, jure, comme Président de la République, de loyalement remplir mes fonctions avec dignité, simplicité, exactitude et fidélité aux valeurs fondamentales de notre République. Respectueux de la Constitution dont je suis le gardien, je resterai toujours dans le rôle qu'elle m'assigne. Je le promets librement, solennellement et sur mon honneur. »

Viens ensuite le moment du discours :



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Mes concitoyens, je suis heureux et reconnaissant de la confiance et de l'espoir que vous m'avez accordé. Je suis rempli de joie et de fierté de voir autant d'amis du monde entier se joindre à nous pour célébrer ce moment historique pour notre pays. À tous mes concitoyens et invités internationaux, nous vous remercions d'être venus. Aujourd'hui c'est un sentiment qui ne ressemble à aucun autre. Je suis submergé par la foule et l'énergie ici aujourd'hui, et je vous garantis que lorsque nous aurons terminé, il n'y aura pas de côté gagnant ou perdant. Aujourd'hui, la victoire appartient au peuple, à la paix et à la démocratie.

Les dizaines de milliers de makengais présents ici, et beaucoup d'autres à travers le pays qui écoutent rassemblés autour des radios, c'est à vous que nous devons apporter le changement que vous méritez. En effet, nous devons apporter le changement dont nos gens ont besoin, afin de transformer leur vie pour le mieux. Je promets de faire tout ce qui est en mon pouvoir pour être l'agent du changement positif. Mais je ne peux pas le faire seul. Ensemble, nous devons à nos citoyens des éclaircissements sur des questions fondamentales telles que la terre sous nos pieds, la liberté de parole et la façon dont les ressources et les responsabilités nationales vont passer de cette capitale aux régions. Les gens attendent une meilleure coopération et plus d'action de leur gouvernement. Nous pouvons faire mieux ensemble.

Aujourd'hui, nous, les makengais, avons franchi une étape importante dans le cheminement sans fin de la liberté, de la justice et de la démocratie ; une recherche qui est restée au centre de notre histoire en tant que nation. Beaucoup de ceux qui ont fondé ce pays ont quitté la douleur et la honte de la colonisation pour établir une société où tous seraient libres et égaux. Mais cette vision de la liberté, de l'égalité et de la démocratie n'a pas encore été pleinement réalisée. Cette aspiration humaine à une liberté véritable et durable s'est révélée de nombreuses façons depuis la création du Makengo. Parfois, le lecteur a été source de division et de confrontation ; et trop souvent violente, sanglante et meurtrière, comme ce fut le cas durant les années de guerre civile, lorsque l'absence d'égalité et d'unité nous a menés sur la voie de la destruction de notre propre pays. Malgré la dureté et le coût incommensurable de la leçon, nous avons appris que l'égalité et la liberté ne sont jamais seulement une destination finale qu'un peuple ou une nation atteint. Ce sont des droits de l'homme fondamentaux que notre peuple mérite et qui doivent être tenus et mesurés par rapport à nos actions, nos politiques, nos lois et notre but en tant qu'élus pour servir le peuple. Aujourd’hui, les makengais ont déposé les armes et renouvelé leur espoir d'une société meilleure et plus égalitaire. Nous avons choisi la voie de la démocratie.

Mais cette cérémonie inaugurale signale plus qu'une transition d'une administration à une autre. C'est aussi une transition d'une génération de dirigeants corrompus à une nouvelle génération démocratique et transparente. Nous ne sommes arrivés à cette transition ni par la violence, ni par la force des armes, même si des vies ont été perdues dans le processus. Le sang ne devrait jamais être le prix à payer pour la démocratie. Mes concitoyens makengais, que la splendeur de ces cérémonies et la célébration de la victoire électorale ne nous fassent pas oublier le sang, la sueur, les larmes et la souffrance de tant de nos concitoyens, dont un trop grand nombre sont morts, aspirant à la vraie liberté et à l'égalité. Aujourd'hui, nous devons nous souvenir, il ne faut pas oublier que des centaines de milliers de personnes sont mortes et de beaucoup d'autres dont les vies ont été détruites et les familles déplacées, ne perdons pas de vue l'égalité et la liberté en nous traitant les uns les autres avec amour et respect - ne pas se déchirer. Vraiment prendre cette leçon à cœur va apporter l'aube d'un nouveau Makengo. Afin que leurs morts ne soient pas vaines, je m'engage solennellement aujourd'hui, avec l'aide de vous tous, mes concitoyens, à construire un Makengo d'égalité, de liberté, de dignité et de respect mutuel. Levons-nous tous pour un moment de silence pour nous souvenir de ceux qui sont morts sur notre sol, dans notre conflit et de nos propres mains.


Instants de silence.

En ce jour d'inauguration, alors que nous commençons à construire sur la base de ce nouveau Makengo, moi, Félix Kompaoré, votre nouveau président, doit d'abord rendre grâce et louanges au Dieu Tout-Puissant pour les bénédictions qu'il a accordées à notre pays. Et je dis « mon peuple, merci » pour m'avoir confié la responsabilité de diriger les efforts pour construire ce nouveau et meilleur Makengo. Ce sera ma tâche, mon devoir et mon honneur de conduire cette nation de la division à l'unité nationale et vers un avenir d'espoir et de prospérité. J'ai ici prêté serment devant vous, et devant le Dieu Tout-Puissant, de faire respecter notre constitution et de présider au mieux ce gouvernement et ce pays. JE NE VOUS LAISSERAI JAMAIS EN BAS ! Et ainsi, Mes concitoyens, je veux vous avertir que la fondation du Nouveau Makengo doit être renforcée par l’honnêteté et l'intégrité. Nous avons besoin d'hommes et de femmes, de garçons et de filles, dont l'intégrité constitue le fondement de la confiance dont la société makengaise a besoin pour son peuple.

Pendant mon mandat en tant que président du Makengo, le plus grand cri de guerre qui doit sonner des montagnes de Tanaiko au sommet de Dutse ; des bords du Babankogi aux collines de Bomi ; et de la côte du Golf d’Ebène aux rivages de Lunda, doit être le cri de l'unité nationale ! Nous devrions tous nous efforcer de mettre de côté nos différences et de nous unir dans la tâche de bâtir la nation. Nous devons apprendre à célébrer notre diversité sans tracer des lignes de division dans notre nouveau Makengo. Nous appartenons d'abord au Makengo avant d'appartenir à nos tribus héritées, ou régions choisies. Nous ne devons pas laisser les loyautés politiques nous empêcher de collaborer dans l'intérêt national. Nous devons nous respecter les uns les autres et agir en tant que voisins, indépendamment des différences religieuses, sociales et économiques.

Dans les mots de notre hymne national :

« Allons, marchons, suivons notre destin !
Nous arborerons fier nos couleurs, nos richesses
Le vert, le rouge, le noir, soulèvent l’allégresse.
Nous gagnerons ensemble, unis pour ne faire qu'un !
Enfants du Makengo ! »

Je crois que le moyen le plus efficace d'avoir un impact direct sur les pauvres et de réduire l'écart entre les riches et les pauvres est de veiller à ce que les ressources publiques ne finissent pas dans les poches de fonctionnaires corrompus. Je crois en outre que le mandat écrasant que j'ai reçu du peuple makengais est un mandat visant à mettre fin à la corruption dans la fonction publique. Je promets de remplir ce mandat. En tant que fonctionnaires du gouvernement, il est temps de placer l'intérêt de notre peuple au-dessus de nos propres intérêts égoïstes. Il est temps d'être honnête avec les gens. Bien que la corruption soit une habitude parmi notre peuple, nous devons y mettre un terme. Nous devons payer aux fonctionnaires un salaire décent, afin que la corruption ne soit pas une excuse pour prendre ce qui ne leur appartient pas. Ceux qui ne s'empêchent pas de s'enrichir aux dépens du peuple - la loi suivra son cours. Je dis aujourd'hui que vous serez poursuivi dans toute la mesure de la loi.

Cette victoire n'aurait pas été possible sans le soutien de la jeunesse de ce pays, les femmes de ce pays, surtout celles qui gagnent leur vie en vendant sur les marchés. À vous tous, je tiens à vous remercier du fond du cœur. C'est votre victoire ! N’oubliez pas, « Le pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple. » Nous n'aurions pas pu arriver à ce jour sans que nos voix aient été entendues à voix haute, et tous nos points de vue, aussi critiques soient-ils, s'expriment librement.

Ma plus grande contribution à ce pays en tant que président ne réside peut-être pas dans l'éloquence de mes discours, mais dépendra certainement de la qualité des décisions que je vais prendre au cours des sept prochaines années pour améliorer la vie des makengais. J'ai l'intention de construire la plus grande machine de gouvernance en faveur des pauvres dans l'histoire de ce pays. Je ferai plus que ma juste part pour répondre à vos attentes. Je vous demande de l’aide aussi, car je ne peux pas le faire seul. Détournez les yeux des choses qui nous divisent, et puisez force et énergie dans les choses qui nous unissent.

En moi, vous découvrirez un nouveau sens d'équité et d'intégrité ; un nouvel amour pour le pays et pour l'autre. Un amour qui transformera les fonctionnaires et les représentants du gouvernement en champions nationaux du changement. Un amour qui ramènera à la maison des makengais dispersés à travers le monde - dont beaucoup sont hautement qualifiés, talentueux et expérimentés - pour nous rejoindre dans la construction d'un nouveau Makengo. Nous tous nous fusionnerons nos énergies vers la cimentation de ces nouvelles normes et valeurs, le plus tôt nous transformerons notre pays aimé pour le meilleur. Ce faisant, nous devons également apprendre la vertu de la patience, et apprendre à diminuer nos attentes, car je ne vous promets pas de solutions rapides ou de miracles.
Au lieu de cela, ma promesse envers vous aujourd'hui est que mon administration, avec votre aide, fera des progrès réguliers et délibérés vers la réalisation des espoirs et des aspirations que vous chérissez dans votre cœur pour le Makengo.

Permettez-moi de conclure avec ces paroles rassurantes de notre hymne national :

« Allons, marchons, makengais valeureux !
Le soleil s'est levé sur les sols des aïeux,
Vieille terre ancestrale, du ciel aux profondeurs
Tu revis, opulente, a l'appel du bonheur.
Enfants du Makengo ! »

Que Dieu Tout-Puissant bénisse les œuvres de nos mains et sauve l'État.

JE VOUS REMERCIE.
Roméo Nfor, présentateur RMK 1
« Un discours fort ! »

Rose Nyobè, présentatrice MKTV 1
« En effet Roméo, nous venons ici de vivre, je le pense, et selon les mots de notre président, un moment HISTORIQUE.
Notre édition spéciale va continuer, on se retrouve juste dans quelques instants, pour une nouvelle édition consacrée au défilé du Président Kompaoré, avec notamment les premiers mots de certains membres du gouvernement. A tout de suite ! »




HRP : Je ferais peut être la suite si j'ai le temps plus tard, sinon, on retrouvera tout cela dans mes journaux bientôt ;)
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Jose-Christ
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Re: RADIO & TÉLÉVISION | MKTV

Message par Jose-Christ »

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MKTV 1
Edition spéciale, 22 mai 2043

HRP : disclaimer, je poste la suite de l'investiture quelques jours en retard, après un week-end chargé. Ces événements et déclarations ont bien eu lieu le 22 mai dernier RP, mais j'avais envie de poster la suite :D

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Avenue du 22 mai 1963


Rose Nyobè, présentatrice MKTV 1
« On se retrouve sur MKTV 1 et en radiodiffusé sur RMK1, en compagnie de Roméo Nfor pour continuer à suivre cette journée d'invsetiture du président Kompaoré. »

Roméo Nfor, présentateur RMK 1
« Tout à fait Rose ! Après un discours au Stade de Lunda, on suit maintenant le président Kompaoré se diriger vers l'avenue du 22 mai 1963, jusqu'où il rejoindra a priori le Palais présidentiel. »

Rose Nyobè, présentatrice MKTV 1
« Oui, a priori, car vous nous avez parlé plus tôt dans la matinée d'un possible détour. En savez-vous plus ? »

Roméo Nfor, présentateur RMK 1
« Et bien, d'après mes informations, le président Kompaoré aurait décidé d'effectué un petit détour vers le quartier d'Akazu, un des nombreux bidonvilles de Lunda. On le rappelle, le quartier où a grandit Félix Kompaoré. »

Rose Nyobè, présentatrice MKTV 1
« Ce serait en effet une visite fort symbolique pour Félix Kompaoré, lui a a notamment parlé dans son discours de sa volonté d'aider les plus pauvres. Ah, alors qu'on me dit dans l'oreillette que notre envoyée spéciale dans le Stade du 22 Mai, Grace Doukoya, est avec Nathanaël Malondo, Vice-Premier ministre. Grace ? »
Grace Doukoya, envoyée spéciale de MKTV 1
« Oui tout à fait Rose, je suis avec M. Malondo, Vice-Premier ministre, notamment chargé de la Fonction publique et de la Réforme de l'Etat. Alors tout simplement monsieur Malondo, quelle est votre réaction après avoir vécu ici-même cette investiture historique ? »

Nathanaël Malondo, Vice-Premier Ministre chargé de la Fonction publique, de la Réforme de l’Etat et de la Transparence
« Ecoutez, je crois que l'on ne peut qu'être ébahit devant une telle ambiance, une telle communion entre un homme, un président, et tout un peuple ici réunit en ce stade. Je crois que c'était une très belle cérémonie, pleine d'émotion et de symbolisme. Le président Kompaoré je le crois a bien annoncé la couleur de son mandat, sa volonté profonde de vouloir apporter cet élan démocratique que le peuple makengais attendait depuis très longtemps, et je crois que le monde entier a ainsi pu le voir. »

Grace Doukoya, envoyée spéciale de MKTV 1
« Le président Kompaoré a notamment parlé a de nombreuses reprise de la "construction d'un nouveau Makengo", en insistant sur la transparence et la lutte contre le corruption. Ce sera votre tâche principale vous personnellement en tant que Vice-Premier ministre chargé de la Transparence ? »

Nathanaël Malondo, Vice-Premier Ministre chargé de la Fonction publique, de la Réforme de l’Etat et de la Transparence
« Tout à fait oui, je crois que c'est vraiment un sujet essentiel et prioritaire. Pour l'instant nous nous concentrons sur les prochaines élections législatives que le président Kompaoré à appelé de ses voeux ces derniers jours. Nous travaillons d'arrache-pieds avec le Premier Ministre, monsieur Sokolo, et toutes les personnes impliquées pour organiser au plus vite, mais dans de bonnes conditions, ces élections qui nous serviront à poser les bases de cette réforme de l'Etat si chère et si importante à nos yeux. C'est essentiellement là dessus que monsieur Kompaoré a été élu, c'est cette volonté profonde, sans faille, de voir un véritable tournant démocratique après 35 ans de négation de la parole et de la volonté du peuple, nous nous efforcerons de corriger tout cela. La lutte contre la corruption, elle commence dès aujourd'hui, dans des mots et dans des déclarations comme celle-là, mais elle sera longue. Dans un premier temps, on veux déjà offrir une représentation nationale légitime, représentative réellement et irréprochable. »

Grace Doukoya, envoyée spéciale de MKTV 1
« Merci monsieur Malondo. »
Roméo Nfor, présentateur RMK 1
« On voit le président Kompaoré arriver sur le début de l'avenue du 22 Mai... Oh quelle foule ! C'est assez impressionnant, combien peut-il y avoir de monde là ? Plusieurs millions ? »

Rose Nyobè, présentatrice MKTV 1
« En effet, l'avenue est totalement noire de monde. La sécurité a d'ailleurs été très bien préparée à l'avance, l'armée est présente partout. »

Roméo Nfor, présentateur RMK 1
« Et le président commence donc à remonter l'avenue vers le palais présidentiel, saluant au passage la foule. C'est une belle image de communion que l'on voit là, entre le Président fraîchement élu et le peuple lundais. »

Rose Nyobè, présentatrice MKTV 1
« Et nous allons en duplex retrouver Grace, qui est cette fois en compagnie de Patrick Kibangi, le ministre des affaires étrangères. »
Grace Doukoya, envoyée spéciale de MKTV 1
« Tout à fait Rose. Monsieur Kibangi merci de m'accorder quelques mots. Vous etiez j'imagine aussi impatient que tout le peuple makengais à l'attente de voir enfin Félix Kompaoré pouvoir prendre officiellement ses fonctions, et vous étiez aujourd'hui aux côtés de nombreux représentants officiels étrangers. C'était important d'inviter et d'avoir la présence de tout ces chefs d'Etats ou officiels n'est-ce pas ? »

Patrick Kibangi, Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Makengais de l’étranger
« Tout à fait oui, essentiel même. Nous avions la volonté, et le président Kompaoré en premier lieu, de rassurer nos partenaires internationaux, et d'envoyer un message fort au monde aujourd'hui : le Makengo continuera de vivre, même sans les Botamba, et bien mieux même. Aujourd'hui, on voulait démontrer la capacité d'ouverture du Makengo, de la présidence à venir, et affirmer notre volonté aussi de retrouver notre poids diplomatique. »

Grace Doukoya, envoyée spéciale de MKTV 1
« Justement, on a remarqué la présence de nombreux chefs d'Etats algarbiens, c'est un signe sur l'orientation de la diplomatie makengaise pour ces futures années ? »

Patrick Kibangi, Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Makengais de l’étranger
« Tout à fait oui. C'était essentiel de rassembler aujourd'hui nos partenaires et amis algarbiens. Le Président Kompaoré a notamment promis dans sa campagne d'orienter sa politique vers l'Algarbe, car il souhaite, et nous aussi, une Algarbe forte et un Makengo leader de cette Algarbe. Aujourd'hui c'était un premier pas, mais nous devons continuer. J'ai déjà pu m'entretenir de manière informelle avec mes collaborateurs aujourd'hui, et prochainement je pense que nous nous retrouverons tous autour de la table pour approfondir les liens qui nous unissent tous, algarbiens. L'absence de nos homologues zufranien est d'ailleurs dommageable mais je tiens à envoyer aussi un message : nous soutenons nos frères zufraniens dans cette période difficile, et j'espère que le Zufrana retrouvera bientôt la stabilité qu'il mérite. »
Rose Nyobè, présentatrice MKTV 1
« Le président est désormais à mi-chemin sur l'avenue du 22 Mai. Et en effet on voit qu'il effectue un premier détour ! Il se dirige en effet vers le quartier d'Akazu. C'est un moment important, un premier signal fort. »

Roméo Nfor, présentateur RMK 1
« Oui, le président Kompaoré a sans doute la volonté d'aller signifier avec force, et au peuple directement, sa volonté de s'occuper des plus pauvres, des plus démunis, et ce dès le début de son mandat. C'est aussi le moment pour lui de fêter sa victoire avec les siens, dans les lieux de son enfance. »

Rose Nyobè, présentatrice MKTV 1
« Pendant qu'on suit toujours le président, on repart au Stade du 22 Mai avec Grace... »
Grace Doukoya, envoyée spéciale de MKTV 1
« Oui Rose, je suis cette fois en compagnie d'Achille Tshilenge. Monsieur Thsilenge merci, je ne vais pas y aller par quatre chemin : le président Kompaoré a promis de renégocier les traités avec certaines nations, des traités jugés défavorable au Makengo, pouvez vous nous en dire un peu plus ? »

Achille Tshilenge, Ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Portefeuille public
« Je crois que le président Kompaoré a été assez clair : le makengo retrouvera sa souveraineté pleine et entière, et notamment en matière économique. Not' boulot sera simple : on récupère ce qui est à nous, on reprend la main, à nos conditions, et pas autrement. Alors ce sera au président à à m'sieur Kibangi de renégocier ces traités, mais moi je veillerai à ce que ce soit fait à nos conditions. Il n'est pas question de tout nationaliser à tout bout de bras comme on a essayé de nous le faire croire dans certaines presses. Monsieur Kompaoré a une volonté de négoctation, c'est très bien, et on le fera avec lui. Mais il l'a annoncé, et moi aussi je l'annonce : si ça foire, on nationalise. C'est pas plus difficile que ça. On retrouve notre souveraineté économique, point barre. »

Grace Doukoya, envoyée spéciale de MKTV 1
« Et bien ça a le mérite d'être clair ! et pouvez vous aussi nous en dire plus quand à la Soderag et à l'approvisionnement alimentaire du Kars ? »

Achille Tshilenge, Ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Portefeuille public
« Pareil : on a été clair ! Bon sang, je ne sais pas qui s'est mis en tête toute ces foutaises, mais m'sieur Kompaoré n'a jamais dit qu'il couperait les vivres au Kars. La Soderag n'a jamais été dans le viseur de possibles nationalisation puisqu'on en détient déjà 51% des parts ! On a pu discuter avec nos confrères karsais, et je crois que tout va rentrer dans l'ordre, il n'y a aucun soucis avec le Kars, et on a pas l'intention de leur couper les vivres !»
Roméo Nfor, présentateur RMK 1
« Ah ce fameux Achille Tshilenge, le "phacochère" ! Un discours toujours franc. »

Rose Nyobè, présentatrice MKTV 1
« Oui, alors que Félix Kompaoré lui vient d'arriver dans son quartier d'enfance, à Akazu, ce bidonville immense aux portes de la ville. Il va descendre et entamer un bain de foule je crois. Oui c'est ça, le voilà qui va déanbuler, dans son beau costume blanc, directement dans les rues sales d'Akazu ! Quelle image ! On continue de suivre ça alors que Grace a une dernière intervention avec deux ministres je crois ! »
Grace Doukoya, envoyée spéciale de MKTV 1
« Tout à fat je suis avec Viviane-Thérèse Niobè, ministre de la Santé, et Mathias Lopo, ministre de l'Enseignement. Madame, monsieur, qu'avez vous pensé du discours du président Kompaoré ? »

Viviane-Thérèse Niobè, Ministre de la Santé publique, de la Population et de la Promotion de la femme
« C'était un très beau discours. Très clair, très honnête. Le président a clairement annoncer sa feuille de route et ses priorités, et je crois que c'est ce qu'attendez nos concitoyennes et nos concitoyens. Monsieur Kompaoré a réaffirmer les ambitions de son programme, avec la priorité donné non seulement à la transformation de nos institutions mais également dans un effort jamais engagé jusque là de développement, de notre système de santé ou d'éducation, ce que Mathias portera avec réussite je lui souhaite. Et Monsieur Kompaoré a aussi, notamment ces derniers jours, affirmer sa volonté de réunir toute la société makengaise, au-delà des différences ethniques, au delà du sexe, des origines, de religions, et nous porterons ensemble ce projet de société, avec succès je l'espère. »

Grace Doukoya, envoyée spéciale de MKTV 1
« Monsieur Lopo une réaction ? »

Mathias Lopo, Ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’Alphabétisation
« Oui, ce que vient de dire Mme Nyobè est juste, je crois que c'est ce qu'attendez la majorité de nos concitoyennes et concitoyens. Monsieur Kompaoré a été élu sur un programme, un véritable projet, et il a clairement réaffirmé et s'est engagé à le réaliser. Cela nous demandera des efforts, du temps, du travail, mais on y arrivera. Personnellement, et avec Mme Nyobè, je crois que cela nous tient véritablement à coeur, et le fait que le président parle clairement de cette volonté de venir en aide aux plus pauvres, c'était important. Dès que nous pourrons nous porterons ensemble des projets, dans l'amélioration de notre système de soin ou de notre système éducatif, car c'est essentiel. Notre jeunesse mérite qu'on la traite bien, c'est eux l'avenir de ce beau pays. »
Rose Nyobè, présentatrice MKTV 1
« Et bien merci Grace pour ces interview fort intéressantes, vous avez réussit à nous attraper au vol quelques uns des figures de ce gouvernement, bravo à vous ! Quand a nous nous allons devoir nous quitter. Le président Kompaoré, va terminer sa visite du bidonville d'Akazu et regagner le palais présidentiel. Roméo, merci d'avoir co-animé avec moi cette journée historique. »

Roméo Nfor, présentateur RMK 1
« Ce fut un plaisir et un honneur Rose, merci à toi également. »

Rose Nyobè, présentatrice MKTV 1
« Et nous vous remercions également vous, chers téléspectateurs et auditeurs, de nous avoir suivi. On se retrouve très vite sur MKTV 1 ! A bientôt !»


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Félix Kompaoré dans les rues du bidonville d'Akazu.
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Jose-Christ
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20h Politique : le Grand Débat, 20 mai 2044



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Gaspard Bassong, présentateur à MNN



Gaspard Bassong, présentateur à MNN
« Bonsoir à tous, bienvenue sur Makengo News Network. C'est avec plaisir que je vous retrouve ce soir pour un tout nouveau rendez-vous hebdomadaire, "20h Politique : le Grand Débat". Tous les dimanches soirs, nous nous retrouverons ainsi ici en plateau, en direct de nos locaux de Lunda, pour une heure de débats avec des invités politiques, mais aussi des membres de la société civile, entrepreneurs, artistes ou sportifs. Nous aborderons ensemble l'actualité makengaise, d'un oeil nouveau, libre et décomplexé, afin d'y voir plus clair, ensemble, par le débat d'idée. Notre ligne éditoriale : le liberté. ici, nous laisserons s'exprimer toutes les opinions, tous les points de vue, sans aucune censure.

Ce soir j'accueille autour de la table quatre invités. Messieurs bonsoir, merci d'avoir accepté l'invitation pour cette grande première. Avec nous, Eugène-Serge Mputu, député RDPM et voix montante de l'opposition abokiste à l'assemblée. Basile Kayinda, président de l'Assemblée des Peuples depuis juillet 2043, vous vous exprimez rarement dans les médias. Et enfin, Fidèle Mubeye, homme d'affaire de renom, ex-PDG de la Société Algarbienne des Mines et des Dépôts, mais également maintenant directeur de Makengo News Network.
Permettez moi avant de débuter de vous remercier, monsieur Mubeye, de nous avoir donné la chance de lancer ce rendez-vous, et d'être parmi nous pour cette grande première.


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Basile Kayinda, Fidèle Mubeye et Eugène-Serge Mputu.


Gaspard Bassong, présentateur à MNN
Au sujet ce soir, nous sommes le 20 mai, à deux jours de la Fête nationale, qui marquera les 1 an jour pour jour de la présidence Kompaoré. On s'en rappelle, le 22 mai dernier, comme un symbole, après une élection présidentielle marquée de remoues, d'incidents en tout genre, et après une difficile révélation des résultats et passation de pouvoir, Félix Kompaoré se faisait investir en grande pompe dans le Stade du 22 mai 1963, 80 ans après l'indépendance nationale. Après Francis Ambassa et Jean-Pierre Ndongo dans les années 1960, et Brice Ambassa au début des années 2000, le Makengo retrouvait un président socialiste, faisant suite à 40 années de domination de Youssouf Botamba sur la vie politique makengaise. Après un an de présidence de Félix Kompaoré, il est désormais temps de dresser un premier bilan. Alors messieurs, la question que e vous pose ce soir est simple : Félix Kompaoré a-t-il réussi sa première année de présidence ? »

Fidèle Mubeye, homme d'affaire, ex-PDG de la S.A.M.D.
« Je me permet de débuter. Ecoutez, si la question est "a-t-il réussi" sa première année de présidence, je vais vous étonner sans doute, mais la réponse est sans doute oui. Entendez bien là que je ne parle que de réussite de présidence, et non pas de gouvernance, et la nuance, la distinction, est grande. Si on ne s'en tien qu'à des critères simple, facilement observable, qui pourraient marquer ce qui fait qu'une présidence est réussie, c'est "a-t-il réussi à tenir son cap", alors oui, c'est plutôt bien embarqué. Il applique son programme, du moins il essaye de le faire, car avec son gouvernement, c'est une tâche complexe. Du point de vue communicationnel, je crois que c'est là la principale force de Félix Kompaoré, et de ce gouvernement, c'est presque un sans faute. Il s'est posé tout au long de la campagne comme "libérateur" -et nous ne discuterons pas ici de la véracité ni de la légitimité de se titre auto-proclamé-, et il continue à le faire. »

Gaspard Bassong, présentateur à MNN
« C'est donc pour vous une présidence réussie, du moins jusqu'à maintenant ? »

Fidèle Mubeye, homme d'affaire, ex-PDG de la S.A.M.D.
« Ah non, je n'irai pas jusque là. puisque justement, le point essentiel, c'est que sa présidence paraît réussie, elle l'est du point de vue de l'image et c'est incontestable, mais dans le fond, c'est tout l'inverse. Si vous voulez, pour l'instant la présidence Kompaoré, c'est avant tout de l’esbroufe : je fais des coups d'éclats ponctuels -principalement à l'international d'ailleurs, avec l'intervention au Shiha, ou la réception d'Alexandre III de Flavie-, mais je n'arrive pas à réformer le pays comme je l'avais promis. Dans le fond, Kompaoré est totalement plombé par son gouvernement, à la fois amateur, lent, et mine de rien assez divisé. Le président doit sans cesse jongler entre les diverses opinions et courants au sein de sa fragile majorité, et on l'a vu récemment avec le début de fronde au sein du MSCR. »

Eugène-Serge Mputu, député RDPM
« Je rejoins totalement monsieur Mubeye là-dessus. Le gouvernement Sokolo pour l'instant n'a rien fait. RIEN. Il nous dit avancer dans l'ombre, préparer les grandes réformes promises au peuple, mais pour l'instant rien ne se passe ! Et cela ne fait que prouver cet sorte d'amateurisme complet au sommet de l'état, couplé à des dissensions internes dans cette pseudo-majorité qui ne s'est finalement rassemblée qu'autour de la détestation de Firmin Botamba lors des élections, au détriment d'une véritable majorité constructive et positive. D'ailleurs, si vous regardez les résultats de 2043, les socialistes n'auraient jamais gagné face à un bloc abokiste uni... »

Basile Kayinda, président de l'Assemblée des Peuples du Makengo
« A qui la faute... vous vouliez dire "bloc botambiste" non ? »

Eugène-Serge Mputu, député RDPM
« Non monsieur, vous ne m'entrainerez pas sur ce terrain là. Ne récrivez pas l'histoire : Dieumerci Aboki s'est déclaré candidat avant monsieur Botamba, et de toute façon il était le plus légitime pour représenter l'héritage de Youssouf Botamba et du botambisme. Firmin Botamba est venu lui-même créer la scission ! »

Basile Kayinda, président de l'Assemblée des Peuples du Makengo
« C'est vous qui réécrivez l'histoire. Il n'empêche que c'est bel et bien Félix Kompaoré qui l'a emporté, face à Firmin Botamba et Dieumerci Aboki. Et j'ai envie de dire : dieu-merci ! »

Eugène-Serge Mputu, député RDPM
« Cela reste à prouver ! Les résultats n'ont jamais été réellement validés, et on ne connaîtra sans doute jamais la véritable volonté du peuple, si ce n'est à l'avenir quand les makengais se seront rendu compte de la supercherie socialiste ! »

Gaspard Bassong, présentateur à MNN
« Messieurs, s'il vous-plaît, un peu de calme. Recentrons le débat. Monsieur Kayinda, votre avis sur la première année de présidence Kompaoré ? Vous êtes président de l'Assemblée des Peuples on le rappelle, et membre du MSCR. »

Basile Kayinda, président de l'Assemblée des Peuples du Makengo
« Avant de vous répondre à ce sujet, j'aimerai simplement rebondir sur une des nouvelles inepties de monsieur Mputu, qui comme à son habitude sait se pavaner sur les plateaux mais n'a jamais de bonnes sources. Vous disiez tout à l'heure monsieur Mputu que Félix Kompaoré et le gouvernement en exercice n'avaient "rien fait" lors de cette première année. Et bien je crois monsieur le député que vous venez de faire preuve de votre absentéisme notoire sur les banc de l'Assemblée, puisque j'aimerai vous rappeler qu'en un an de présidence seulement, monsieur Kompaoré et monsieur Sokolo, épaulé d'une équipe gouvernementale complète, ont profondément posé les bases d'un renouveau national : réforme constitutionnel, garantissant une meilleur représentativité politique, régionale et ethnique à l'assemblée, tout en mettant des freins au pouvoir présidentiel au profit du parlementarisme ; loi anti-corruption ; construction de l'OUA avec nos partenaires algarbiens ; réconciliation makengo-flavienne ; projet de réforme du code du travail (qui sera débattu prochainement à l'Assemblée, dans le mois) ; et j'en passe...
Bref, si vous appelés ça ne "rien faire"... Ou si vous aviez manqué ces débats, c'est que vous préférez sûrement profiter des cocktails montbardais et des petits-four chikkai. »


Eugène-Serge Mputu, député RDPM
« Je n'aime pas ce que vous insinuez Kayinda ! Mais tout ce que vous avez cité là, c'est la preuve de ce que nous disions avant : ce n'est que de l'esbroufe, car derrière ça, qu'est-ce qui a réellement changé pour les makengais ? RIEN ! Et c'est... »

Basile Kayinda, président de l'Assemblée des Peuples du Makengo
« Laissez moi terminer, monsieur Mputu. Je n'insinue rien, ce sont des faits. Et... »

Eugène-Serge Mputu, député RDPM
« Et vous n'avez pas à m'accuser de quoi que ce soit, à demi-mot ! Il y a une affaire en cours, je vous remercierez de ne pas la commenter ou affabuler de fausses vérités pour me porter discrédit ! »

Basile Kayinda, président de l'Assemblée des Peuples du Makengo
« Ecoutez... c'est insupportable. J'aimerai simplement m'exprimer sur la question qui nous est posé et vous monopolisez le débat. Je peux continuer ?
Bien, je disais donc : monsieur Kompaoré et son gouvernement ont posé les bases d'une véritable transformation de la société makengaise. Pour cela il fallait transformer en priorité les institutions, et combattre ce qui faisait l'essence même du botambisme : corruption, clientélisme, népotisme. Alors évidemment, c'est un travail de fond, et qui prend d temps. Nous avons déjà pu voir les bienfaits de la réforme institutionnel, avec un véritable parlement, utile et un grand lieu de débat que j'ai l'honneur et le plaisir de présider. Je crois que rien que sur ce point là, et cela se voit dans les médias également -MNN en est l'exemple même, bien que je ne partage pas les opinions de ces dirigeants-, nous avons beaucoup progressé au Makengo. Mais évidemment, c'est difficile, cela prend du temps. Les administration, et je parle ici du plus au au plus bas de l'échelle, n'ont connu depuis 40 ans que le système Botamba, la répression, la corruption, etc. Nous devons donc repartir de zéro. Je trouve donc évidemment que cette première année de présidence est réussie. Et je ne parle ici que du côté objectif, car en plus de cela, là où le président Kompaoré à réussi, c'est qu'il a su redonner espoir en des millions de makengais, et ramener une certaine paix et une certaine harmonie dans notre société. Comparez les situations au Ruwa-Amanzi sous la fin de l'ère Botamba et maintenant pour constater cela. »


Eugène-Serge Mputu, député RDPM
« Bien, si vous avez terminé votre monologue dithyrambique pour le gouvernement... Nous avons là la preuve que rien n'a changé avec Kompaoré, puisqu'on ne peux même plus porter une voix dissonante de la politique gouvernementale sans que les toutous de l'exécutif ne nous saute à la gorge en assénant des accusations mensongères et des sous-entendus nauséabond.

Je vais vous répondre sur le fond, monsieur Kayinda. Vous parlez de ce qui fait "l'essence du botambisme", mais finalement ce sont les même recettes que le "kompaoriste". Vous parlez de la lutte contre la corruption, mais il faudra déjà se repencher sur les élections législatives de 2043, et sur ce mouvement de véritable purges -et j'ose utiliser ce terme- dans les administrations makengaise qui ont fait suite à la loi anti-corruption. On retrouve là la patte des socialistes, où plutôt des communistes, comme ce qui s'est passé au Gandhari ou a Zufrana récemment... »


Basile Kayinda, président de l'Assemblée des Peuples du Makengo
« Et voilà, nous y venons... »

Eugène-Serge Mputu, député RDPM
« Mais oui monsieur Kayinda. Nous y venons. Félix Kompaoré est non seulement incompétent, tout comme son gouvernement, mais il est également totalement inféodé aux intérêts étrangers, et à ceux de Cewell ! Kompaoré n'est qu'un Cewelliste, adepte du "Onférien" et du "Yorarien". C'est même extrêmement grave. Vous disiez que depuis un an le pays était pacifié et harmonieux, mais vous devriez sortir de Lunda monsieur Kayinda. Je vous invite à vous rendre en Amanzi, en Ruwa, au Tuddaï, et vous verrez la réalité de ce qu'est la présidence Kompaoré : laisser prospérer des réseaux et mouvement terroristes. On n'entend jamais parler de cette réalité, mais le gouvernement Kompaoré à totalement laissé des pans de notre territoire aux mains de mouvances terroristes ethniques et idéologisées, principalement communiste. Allez à Kabangu, et dans la campagne du Tuddaï, et vous ne verrez pas de militaire makengais, mais des hommes armées de l'APLM. Là bas, l'état makengais peine à exister face à une véritable organisation étatique communiste naissante, au détriment de notre propre souveraineté ! C'est extrêmement grave ! Plus au sud, sous couvert d'une mission de médiation, confiée à l'activiste terroriste Kabeya, c'est encore une fois l'abandon de territoires entiers, ici au profit des rebelles nsapu qui n'ont jusqu'à maintenant toujours pas reconnu comme légitime l'état makengais ! »

Gaspard Bassong, présentateur à MNN
« Vous avancez ici des accusations graves monsieur Mputu. Donc selon vous, Félix Kompaoré ne préside en réalité pas vraiment ? »

Eugène-Serge Mputu, député RDPM
« Mais évidemment que non ! Enfin, il gouverne sur le petit monde lundais, mais plus au nord ! C'est la ruine de notre pays, qui est désormais aux mains de Cewell, des syndicats miniers qui dictent leurs lois au gouvernement, à des mouvements terroristes... Si c'est cela la réussite d'une présidence, alors Félix Kompaoré est le champion ! »

Fidèle Mubeye, homme d'affaire, ex-PDG de la S.A.M.D.
« Pour appuyer en partie ce que dit monsieur Mputu, e tiens également à rappele que le problème du MLARSM n'est toujours pas réglé. Notre armée, dirigée par monsieur Tanga-Nanga et le général Békélia n'est pas capable d'arriver à mater un groupuscule ethno-religieux, et ce depuis près d'un an. Chaque jour dans le nord, certains de nos compatriotes meurent, et dans l'indifférence générale. Dans la communication encore, victoire de Kompaoré, car personne n'en parle. Dans le fond, c'est une tout autre réalité... »

Basile Kayinda, président de l'Assemblée des Peuples du Makengo
« Je ne peux pas vous laisser dire cela messieurs, c'est absolument faux. Nos armées sont en train seulement d'essayer de récupérer les dernières années d'errance du botambisme, qui a lui même laisser prospérer -voir encourager- ces groupuscules terroristes. mais aucun territoire makengais n'échappe au contrôle de l'état. »

Gaspard Bassong, présentateur à MNN
« Messieurs, merci. je suis contraint de vous couper, et de mettre un terme à ce débat passionnant, et animé. Chers téléspectateurs, à vous de vous faire votre propre avis, et n'hésitez pas à nous écrire, par courrier ou sur nos réseaux, et nous vous donnerons la parole également dès notre prochaine émission.
Messieurs merci de votre participation, quant à moi, je vous retrouverais avec plaisir la semaine prochaine ! »
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Jose-Christ
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Le journal, 8 décembre 2044



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Rose Nyobè, présentatrice MKTV 1


Bonjour et bienvenue dans cette édition du Journal, nous sommes le 8 décembre 2044, il est 20h.
Au sommaire de l’actualité aujourd’hui, c'est un véritable coup de tonnerre que l'on a appris sur les coups de 15h par un communiqué laconique du cabinet de la présidence : le Premier-Ministre Pierre-Emerick Sokolo a donné sa démission au président de la République qu'il l'a accepté. Si pour l'instant on ne connaît pas la raison exacte de cette décision, il semblerait qu'un désaccord profond sur la position à tenir à l'international soit à l'origine du départ de l'Antilope, en place comme premier-ministre depuis l'élection de Félix Kompaoré. Quelques informations supplémentaires avec Pascal Muniya...
Un an, 7 mois et 28 jours après sa nomination, Pierre-Emerick Sokolo n'est plus le Premier-Ministre. C'est à travers un simple communiqué que dans l'après-midi, sur les coups de 15h, la nouvelle est tombée. « M. Pierre-Emerick Sokolo a remis ce jour sa démission du poste de Premier-Ministre du Gouvernement au Président de la République, qui l’a acceptée. Il assure, avec les membres du Gouvernement, le traitement des affaires courantes jusqu’à la nomination du nouveau Gouvernement. ». Si les raisons de cette décisions ne sont pas encore connues, les rumeurs vont bon train, et certains avancent un désaccord entre Pierre-Emerick Sokolo et Félix Kompaoré sur la position à tenir face aux remous que connait l'Organisation de l'Unité Algarbienne, l'attitude des nations nord-algarbiennes et la guerre commerciale entamée avec les Îles-Unies.

Amadou Sarr, analyste politique
« M. Sokolo a toujours tenu une ligne plus modérée que certains membres de son gouvernements et que le MSCR dans son ensemble. Il est fort à parier que la discorde au sein de l'exécutif est bien liée à l'attitude à tenir face au Khalouat, la Byrsa et les Îles-Unies d'une part, et le soutien à apporter au Zufrana de l'autre. Félix Kompaoré a été élu sur des promesses et une campagne assez radicale, amenant le MSCR à se déplacer plus à gauche qu'il ne l'était avant, sous l'ère Botamba. Or il faut se rappeler qu'à un an à peine avant l'élection présidentielle, le doute subsistait encore entre Sokolo et Kompaoré pour mener la campagne à gauche. Au final, les vieux démons du MSCR remontent, et Sokolo ne peut plus accepter de mener un gouvernement si radical, et surtout d'accepter une politique diplomatique ouvertement tournée vers Yenigutekema et Cewell sans remise en question. Pour Sokolo, adepte du "Ni-nisme", le Makengo doit rester le plus libre et neutre possible, quitte à ne pas suivre tête baissée le Zufrana dans toutes ces fantasqueries. »

Les réactions pleuvent désormais sur les réseaux sociaux et à l'Assemblée des Peuples, où nous avons pu recueillir l'avis de Joël Sublime Olembe, député MSCR.

Joël Sublime olembe, député MSCR
« J'entends déjà dire que le Président à cédé aux "cewellistes" du MSCR, ce qui est un contre-sens total. D'une, on ne connaît pas le fond de cette affaire, et de deux, je crois que si réellement il existe un désaccord profond entre le président et son premier-ministre, que ce soit à propos de la ligne diplomatique ou autre, c'est tout à leur honneur de le reconnaître et de mettre fin à leur collaboration. De mon point de vue, c'est une bonne chose, j'ai un grand respect pour M. Sokolo, mais de mon avis il fait un meilleur universitaire qu'homme politique. On l'a bien vue à la mort de Fahd el-Sayeed, c'est lui qui a poussé à tout le cirque médiatique qui voulait de faire de cet homme un héros d'Algarbe, oubliant qu'il avait surtout été un fossoyeur du peuple byrsien, à l'image d'un Botamba chez nous... »

Le président n'a pour l'instant pas prévu de s'exprimer à propos de cette démission. Quant on nom du successeur de Pierre-Emerick Sokolo, il devrait être annoncé dans les jours suivant, mais déjà les pronostiqueurs donnent plusieurs noms possibles, dont ceux de Nathanaël Malondo, Achille Tshilenge ou Anatole Tanga-Nanga.
Vous pouvez évidemment retrouver toute les dernières informations politique, ainsi que toute l'information en continue sur notre site www.MKTV-info.mk.

Dans le reste de l'actualité maintenant...
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Clip conçu pour promouvoir le tourisme au Makengo, diffusé sur internet.

Crédit musique : The Circle of Life - Fernand Kaluba (vainqueur Simpovision 2044)
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Jose-Christ
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20h Politique : le Grand Débat, 31 janvier 2047



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Gaspard Bassong, présentateur à MNN


Gaspard Bassong, présentateur à MNN
« Bonsoir à tous, bienvenue sur Makengo News Network. C'est avec plaisir que je vous retrouve ce soir pour un tout votre rendez-vous hebdomadaire, "20h Politique : le Grand Débat". Comme tous les dimanches soir nous nous retrouverons ainsi ici en plateau, en direct de nos locaux de Lunda, pour une heure de débats avec des invités politiques, mais aussi des membres de la société civile, entrepreneurs, artistes ou sportifs.
Ce soir j'accueille autour de la table trois invités. Messieurs bonsoir. Avec nous, Eugène-Serge Mputu, député RDPM, Basile Kayinda, président de l'Assemblée des Peuples depuis juillet 2043, et Fidèle Mubeye, homme d'affaire et ex-PDG de la Société Algarbienne des Mines et des Dépôts.


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Basile Kayinda, Fidèle Mubeye et Eugène-Serge Mputu.



Gaspard Bassong, présentateur à MNN
« Au sujet ce soir, le Watuziwa évidemment. Depuis mars 2045, le Makengo est engagé au Watuziwa, aux côtés des troupes zufranaises. En un mois seulement, le régime de silvio Ntukono est vaincu, et se met alors en place une occupation makengo-zufranaise du territoire watuzi, avec pour objectif d’aider le Haut-Conseil de Transition du Watuziwa à reconstruire un Etat sur les ruines laissées par les Forces de Défense des Peuples du Watuziwa. Après plus de six mois d’occupation, le HCT n’est toujours pas en capacité de contrôler l’ensemble de son territoire, les troupes zufranaises ont quitté le pays depuis fin 2046, et les conflits ethniques reprennent de plus belle dans la Zone Makengaise d’Occupation du Watuziwa, avec un nouveau phénomène depuis quelques semaines de violences à l’encontre même des FARDM. En une semaine maintenant, on a dénombré un peu moins d’une dizaine d’attaques et actes hostiles contre la présence makengaise, et 37 soldats tués, notamment par des milices assimilées kivuvu.
Alors la question que j’ai envie de vous poser messieurs ce soir : que fait le Makengo au Watuziwa ? devons-nous nous entêter, au risque de participer à une véritable guerre civile, ou bien alors partir, la mission de la MMZSAC ayant atteint son objectif primaire, c’est-à-dire mettre fin au régime Ntukono ? »


Basile Kayinda, président de l'Assemblée des Peuples du Makengo
« C’est une vraie question ? »

Gaspard Bassong, présentateur à MNN
« C’est celle que je vous pose en tout cas. Evidemment il y a un brin de provocation dans ce lancement, mais la question se pose réellement. Vous ne pensez pas, M. Kayinda, que des makengais et makengaises, aujourd’hui, peuvent légitimement se demander « pourquoi ? » ou « à quoi bon ? » quand ils voient que leurs soldats meurent aujourd’hui, 7 mois après la fin du régime Ntukono ? »

Basile Kayinda, président de l'Assemblée des Peuples du Makengo
« Ils peuvent se poser la question, oui. Mais en réalité la seule question à se poser, c’est « pourquoi sommes-nous intervenus ? », et la réponse est simple : nous sommes intervenu au nom de la démocratie, de nos valeurs qui sont les nôtres et celles de millions de makengais. Si l’on prend un peu de recul, aujourd’hui on constate que le HCTW réalise de progrès formidables, grâce à l’aide de nos soldats et de nos instances politiques, que le Watuziwa se reconstruit, peu à peu, et c’est à la gloire de la République démocratique du Makengo que d’avoir participé à ce processus. Le souci poser autrement par la recrudescence de certaines violences, d’origines ethniques principalement, n’a en aucun cas rien à voir avec l’intervention de la MMZSAC et ne remet pas en cause la légitimité de la présence makengaise au Watuziwa. Bien au contraire, je pense même qu’elle doit nous conforter dans notre volonté de combattre toute forme de velléité de déstabilisation de l’ordre démocratique et de la volonté des peuples à disposer d’eux-mêmes, comme le peuple Watuzi l’a exprimé depuis un certain nombre d’année maintenant. »

Eugène-Serge Mputu, député RDPM
« Donc vous êtes sérieusement en train de justifier le fait que des makengais, qui n’ont rien demandé à personne, aillent mourir dans un pays voisin, pour une cause qui n’est pas la nôtre ? Ecoutez je crois que M. Kayinda n’a pas pris ses cachets, ou bien il en a trop pris et délire complètement, mais vous avez raison M. Bassong : les makengais se questionnent, et à raison, sur notre présence encore, 7 mois après la fin d’une mission déjà contestable. »

Basile Kayinda, président de l'Assemblée des Peuples du Makengo
« Il ne fallait pas aller mettre un terme au régime autoritaire du FDPW ? Vous allez expliquer à nos concitoyens, qui se sont eux-mêmes battus pour se libérer du joug Botamba, qu’il aurait été acceptable de laisser nos frères watuzi mourir sous les balles du FDPW ? »

Eugène-Serge Mputu, député RDPM
« Ecoutez, je sais bien que la doxa dominante aujourd’hui, c’est d’accabler le botambisme et tous ses représentants de tous les mots, ainsi que d’aller raconter à tout va que le socialiste Kompaoré libère les opprimés du joug autocratique. Mais non, permettez-moi de m’élever contre ces fadaises : rien, encore aujourd’hui, ne prouve que Silvio Ntukono n’eût pas remporté les élections, et si les watuzi voulaient changer de président, et bien il fallait les laisser faire, mais nous n’avions rien à voir avec cela. Tout ce que vous avez réussi à faire, c’est d’entraîner, une fois de plus (si l’on n’oublie pas la Shiha), l’armée makengaise dans un combat qui ne le regarde pas, contre vos opposants idéologiques. »

Gaspard Bassong, présentateur à MNN
« Messieurs, je crois que l’on s’éloigne du sujet. M. Mubeye, on ne vous a pas encore entendu sur le sujet. Alors selon vous : que doit faire le Makengo maintenant, rester au Watuziwa, ou partir ? »

Fidèle Mubeye, homme d'affaire, ex-PDG de la S.A.M.D.
« Ecoutez… bon je ne reviendrai pas sur les échanges entre messieurs Kayinda et Mputu ou sur la légitimité de l’intervention de nos remarquables troupes chez le voisin watu. Ce qui est fait est fait, intéressons-nous maintenant au présent et à l’avenir. Permettez-moi déjà de saluer chaleureusement nos valereux soldats, makengais et makengaises, qui se sont battu au Watuziwa et qui continuent encore aujourd’hui à se battre, subissant des attaques quotidiennes. Bien, maintenant, posons-nous la question suivante : que va-t-il devenir du Watuziwa ? Je ne suis pas devin ou diseur de bonne-aventure, mais l’analyse politique de la situation me paraît claire : le Watuziwa doit se reconstruire. Institutionnellement, politiquement, étatiquement. Nous avons, suite à notre intervention, une responsabilité dans cette reconstruction. Nous avons détruit un appareil étatique, sciemment, légitimement ou non -chacun choisira son camp sur cette question-, mais nous devons donc soutenir à la reconstruction. Cette tâche qui nous incombe ne peut être militaire. L’armée, c’est fait pour faire la guerre. La guerre est terminée, il faut maintenant partir.
J’aimerai reprendre d’ailleurs à ce propos les récentes déclarations de M. Zola Badibanga…»


Gaspard Bassong, présentateur à MNN
« Permettez-moi de vous interrompre, mais il faut préciser pour nos téléspectateurs : Zola Badibanga, porte-parole de l’Alliance Kivuvu-Makengo, a récemment déclaré dans la presse nationale à propos du Watuziwa qu’il fallait en effet stopper cette approche militaire, au risque selon lui sinon de participer à l’embrasement du Watuziwa et au renforcement des groupes armés. »

Fidèle Mubeye, homme d'affaire, ex-PDG de la S.A.M.D.
« Tout à fait. Et il a raison. Entièrement. Ce qui aujourd’hui pousse certaines milices watuzi à s’attaquer à nos troupes, à tort, c’est le sentiment que le Makengo n’aide en rien au redressement de leur pays, et pire qu’il participe à la spoliation d’un certain nombre d’instruments de décision et même de territoire par une partie de la population watuzi au détriment d’une autre. Or si nous sommes intervenus au watuziwa, c’est pour assurer la liberté et l’égalité à tous les watuzi, non pas à une partie ou l’autre n’est-ce pas ? En ce sens, je ne justifie évidemment pas ces attaques armées contre nos troupes, mais à y réfléchir elles ne sont que l’expression de la volonté de reprise en main de leur destin par les watuzi eux-mêmes. Nous pouvons ici, nous makengais, comprendre ce sentiment si j’en crois les propos de M. Kayinda. »

Basile Kayinda, président de l'Assemblée des Peuples du Makengo
« Je vous reconnaît bien là l’art de ne pas dire clairement ce que vous pensez, M. Mubeye. Soyons clair avec les makengais et makengaises qui nous écoutent : vous validé là la thèse de M. Badibanga, selon laquelle les FARDM actuellement présent au Watuziwa sont à l’origine de la reprise de conflits ethniques opposant kivuvu et mpanzu. Vous justifiez par-là les agressions lâches que subissent nos soldats. Je ne peux vous laissez dire cela ainsi publiquement, c’est irresponsable. Vous êtes irresponsable. M. Badibanga est irresponsable. Ce n’est pas ce genre de déclaration que vient la tempête. N’oublions pas que M. Badibanga n’est rien d’autre qu’un leader ethnique, avant d’être un leader politique. Il s’exprime en tant que kivuvu, et avec son passé de kivuvu. M. Badibanga nous explique, à demi-mot, et autour de lui i tient même ce genre de discours clairement, que l’armée makengaise participe à une sorte de vaste complot visant sa communauté, les kivuvu. Il nous explique que les FARDM cherchent à embraser volontairement un conflit ethnique au seul titre de vouloir favoriser une autre communauté. C’est ce genre de discours auquel nous sommes confrontés actuellement. »

Eugène-Serge Mputu, député RDPM
« Et c’est la verité ! informez-vous, vous verrez que certaines franges des FARDM, totalement avalisée au MSCR et composée à majorité de mpanzu et mulutsis participent à de véritables crimes visant les populations kivuvu du Watuziwa. Les mêmes qui hier tuaient les kivuvus d’Amanzi, alors heureusement protégé par l’armée régulière et patriotique makengaise de Youssouf Botamba ! »

Basile Kayinda, président de l'Assemblée des Peuples du Makengo
« Encore une fois, vous vociférez mais n’apportez aucune preuve ! Vous fantasmez M. Mputu, vous attisez la peur et la haine ! Vous nous accusez des pires attrocités, mais c’est vous, c’est votre camp qui êtes coutumiers du fait en la matière, et qui pendant des années, des années entières, avez massacré et réduit à rien les droits des ethnies qui vous refusaient l’allégeance totale, comme les mulutsis ! »

Gaspard Bassong, présentateur à MNN
« Messieurs, messieurs ! Un peu de calme s’il vous plaît. Nous aimerions tous que ce débat puisse continuer à se dérouler dans de bonnes conditions.
Nous allons passer une courte page de publicité et nous reprendrons le débat, en essayant de rester dans le thème messieurs. »


Eugène-Serge Mputu, député RDPM
« Mais il faut parler de cette réalité ! Félix Kompaoré et sa clique ne cherche que la division et à réduire au silence des minorités ethniques sous seule prétexte leur proximité supposée avec le « démon Botamba ». Mais Botamba à plus oeuvrez que quiconque chez vous, socialistes, pour l’unité du pays ! Nous sommes les véritables défenseurs de l’unité nationale, vous êtes les diviseurs ! »

Basile Kayinda, président de l'Assemblée des Peuples du Makengo
« Enfin, enfin ! C’est invraisemblable. Comment peut-on croire une seule seconde à ces fadaises… Il faut réellement croire que vous ne cherchez seulement qu’à réveiller de vieilles tensions, en soutenant de telles théories fantaisistes et irresponsables ! M. mputu nous explique que l’armée makengaise tue des kivuvu, et M. Mubeye est à deux doigts de le faire et excuse des attaques contre nos armées ! On croit rêver ! »

Eugène-Serge Mputu, député RDPM
« Aaaaah ! Vous l’avez dit ! C’est vous qui l’avez dit ! On y vient, vous avouez ! Vous voulez tous les tuer ! »

Fidèle Mubeye, homme d'affaire, ex-PDG de la S.A.M.D.
« Calmez-vous M. Kayinda. Ce n’est pas en vociférant de la sorte que vous serez plus crédible. Ne me mettez pas dans le même sac que M. Mputu. Et ne déformez pas mes propos : je parte simplement la thèse qui veut que la présence des FARDM peut être contreproductive à l’apaisement, voilà tout !. »

Basile Kayinda, président de l'Assemblée des Peuples du Makengo
« Vous êtes inaudible M. Mputu ! Les crimes, c’est vous ! C’est votre camp ! Les morts d’Arewa, c’est vous ! Les nsapu : c’est vous ! Les mulutsis : c’est vous ! »

Gaspard Bassong, présentateur à MNN
« Messieurs, messieurs ! Stop ! Pause !
On se retrouve dans quelques minutes, après la pause, dans le calme ! »
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20h Politique : le Grand Débat, 31 janvier 2047



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Gaspard Bassong, présentateur à MNN


Gaspard Bassong, présentateur à MNN
« Nous sommes de retour sur le plateau de 20h Politique : le Grand Débat. Nos invités, Eugène-Serge Mputu, Fidèle Mubeye et Basile Kayinda sont toujours avec nous. La tension est retombée sur le plateau, messieurs, nous allons reprendre mais toujours dans l’esprit du débat démocratique s’il vous plaît. Nous avons dérivé du sujet initial avant la pause, alors je vous prierai de raison garder, rester poli et respecter le temps de parole de chacun, tout en essayant de ne pas dévier une nouvelle fois du sujet. Nous débattons ce soir de l’intervention makengo-zufranaise, et particulièrement de la partie makengaise évidemment, au Watuziwa. Dans ce contexte de hausse des tensions chez nos voisins watuzi, et avec la multiplication des attaques contre les soldats makengais ces dernières semaines, il a été évoqué dans la première partie de l’émission les déclarations de M. Badibanga, porte-parole de l’AKM qui prône l’abandon de l’approche militaire au Watuziwa. Si je résume votre pensé à tous, ici M. Kayinda vous ne partagez pas cette opinion, pour vous il faut combattre coûte que coûte les milices qui se forment au Watuziwa, et messieurs Mputu et Mubeye vous partagez plutôt l’opinion de M. Badibanga, pour vous les FARDM doivent partir et laisser le Watuziwa s’occuper de ces affaires internes, c’est bien cela ? M. Mubeye ? »

Fidèle Mubeye, homme d'affaire, ex-PDG de la S.A.M.D.
« Oui tout à fait. Puisque le calme est revenu chez mes deux confrères durant le temps de la pause, j’aimerai revenir sur ce point et développer mon point de vue. Il ne faut pas oublier le contexte watuzi : la zone du pays dans lequel stationnent nos troupes depuis maintenant près de 7 mois possède une réalité ethnique particulière. Nous sommes là face à un territoire majoritairement peuplé de kivuvu, dans la grande partie ouest, et d’une minorité mpanzu dans l’extrémité nord de ce que l’on appelle la ZMOW. C’est l’exact inverse de la situation ethnique makengaise, là où les kivuvu ne représentent qu’une minorité ethnique parmi tant d’autres, alors que les mpanzu sont eux parmi les groupes ethniques dominant du pays, et bien plus particulièrement dans le nord proche de la frontière watuzi. Ce qu’il se passe actuellement, côté kivuvu du Watuziwa, puisqu’il faut mettre des mots sur ce qui est : ce sont eux qui s’attaquent à nos troupes. Ce qu’il se passe, c’est qu’ils craignent des intentions malfaisantes de nos soldats, et de notre présence même. Notre mission est terminée, si nous restons, quel message est alors envoyé à ces gens : les makengais sont là pour s’occuper des affaires ethniques et interne du Watuziwa ? ce n’est pas ce que ces gens-là souhaitent, personne même ne souhaite ça.
Et j’ajouterai même, qu’en sera-t-il de l’avenir ? Si nous nous entêtons ? La question de l’arrivée massive de réfugiés pendant les semaines précédant la guerre et depuis se pose toujours. Nous avons des dizaines, voire des centaines de milliers de personnes, kivuvu et mpanzu, qui sont arrivés dans notre territoire, et cela va perturber durablement l’équilibre ethnique de ces régions déjà fortement instable. Que se passera-t-il si d’avenir nos soldats devait prendre parti, ce que certains disent qu’ils ont déjà fait, pour l’une des communautés et pas l’autre ? »


Gaspard Bassong, présentateur à MNN
« Vous craignez l’importation de conflits ethniques ? »

Fidèle Mubeye, homme d'affaire, ex-PDG de la S.A.M.D.
« L’importation, et le réveil de troubles que notre pays à déjà trop souvent connu. Et il n’y a pas longtemps non plus. »

Basile Kayinda, président de l'Assemblée des Peuples du Makengo
« Ce que semble oublier M. Mubeye, c’est que, d’une part, nos troupes ne sont pas là pour prendre partie pour une communauté ou une autre. Nos soldats ont pour mission d’assurer la sécurité dans une partie du territoire watuzi, le temps que le HTCW puisse être en capacité de gérer son territoire de manière autonome. Et d’une autre part, le gouvernement makengais a totalement conscience de ce risque, mais le risque est démultiplié sans la présence et l’action des forces makengaises dans la région. Cela ne fait que démontrer votre méconnaissance de la conscience ethnique. Que les FARDM soient là ou non, et qu’ils essayent de faire respecter des engagements pris par les deux communautés en question, soit dit en passant, si par malheur la situation ethnique venait à se dégrader encore plus chez nos voisins Watuzi, les kivuvu et mpanzu du Makengo se sentiraient tout autant concernés et touchés. Que feraient-ils alors ? Au mieux, ils en appelleraient à notre gouvernement pour agir, au pire la situation s’embraserait également chez nous, que ce soit chez les kivuvu et mpanzu makengais, où comme l’a justement souligné M. Mubeye chez les centaines de milliers de réfugiés. »

Eugène-Serge Mputu, député RDPM
« Que proposez-vous alors ? Que faites-vous ? Parce qu’à part jeter de l’huile sur le feu et souffler sur les braises, notre bon gouvernement ne fait rien ! »

Basile Kayinda, président de l'Assemblée des Peuples du Makengo
« Mais détrompez-vous M. Mputu. Détrompez-vous. »

Eugène-Serge Mputu, député RDPM
« Mais on vous écoute ! Les makengais qui nous regardent vous écoutent : que faites-vous pour éviter l’importation d’un conflit ethnique que votre gouvernement est en train lui-même de monter de toute pièce à l’étranger ? »

Basile Kayinda, président de l'Assemblée des Peuples du Makengo
« M. Mputu encore une fois vous prenez vos rêves pour réalité. Vous souffrez d’un sérieux trouble cognitif, peut-être dû à l’abus de saké, car tout ce que vous reprochez là au gouvernement vous est en fait le résultat de toute la politique de votre camp pendant 35 ans à la tête du pays. »

Gaspard Bassong, présentateur à MNN
« M. Kayinda, s’il vous plait, pas d’attaques personnelles. Mais répondez à M. Mputu : comment le gouvernement et les FARDM prennent-ils en considération le risque d’importation du conflit ethnique naissant au Watuziwa ? Comment éviter ce risque ? »

Basile Kayinda, président de l'Assemblée des Peuples du Makengo
« Je crois qu’en la matière le gouvernement de M. Sokolo en son temps, et celui de M. Tshilenge depuis maintenant 2 ans font tout ce qui est en leur pouvoir pour réduire ces tensions ethniques. Depuis maintenant 4 ans le gouvernement nommait M. Michel-André Kabeya pour mener des négociations entre kivuvu et mulutsis… »

Eugène-Serge Mputu, député RDPM
« M. Kabeya qui, rappelons-le, est un terroriste notoire ! »

Gaspard Bassong, présentateur à MNN
« M. Mputu, laissez Basile Kayinda vous répondre. »

Eugène-Serge Mputu, député RDPM
« Mais c’est un fait ! M. Kabeya a été condamné pour terrorisme, tout comme son soi-disant syndicat du SARTRA qui n’était rien d’autre qu’une succursale cewelliene pour déstabiliser l’ordre public. »

Basile Kayinda, président de l'Assemblée des Peuples du Makengo
« Si je peux continuer… Je tentais donc de vous expliquer que le gouvernement de M. Sokolo avait nommé M. Kabeya à la tête de la première grande table de négociations entre kivuvu et mulutsis. Ces négociations qui se déroulent toujours, avancent bien, et nous sommes petit à petit en train d’avancer vers un règlement des conflits fonciers à l’origine de ces troubles ethniques qui ont déstabilisé notre pays depuis trop d’années. Dans le même temps, nous avons réussi à régler le conflit qui opposait les nsapu au gouvernement, encore des troubles ethniques que nous pouvons imputer à la frange botambiste, avec à l’origine une extravagante loi voulant fixer le statut des chefs coutumiers pour en réalité favoriser certaines communautés, comme celle des kivuvu et… »

Eugène-Serge Mputu, député RDPM
« Une loi que vous n’avez pas abrogé. Cette extravagante loi, finalement, elle vous arrange bien ! »

Gaspard Bassong, présentateur à MNN
« M. Mputu, arrêtez de couper M. Kayinda,où je serais dans l’obligation de couper votre micro. »

Basile Kayinda, président de l'Assemblée des Peuples du Makengo
« Laissez, laissez. M. Mputu ne fait que montrer son amateurisme, car cette loi est en réalité devenue absolument caduque avec la réforme de notre constitution du septembre 2043 puisque celle-ci instaure les CEPAM régionaux qui réunissent des représentants élus ou choisis selon des modalités décidées par les communautés elles-mêmes. Donc si je peux reprendre mon intervention, j’ajouterai qu’en plus de tout ce travail de fond que nous menons depuis maintenant 4 ans, pour essayer de corriger 35 ans d’injustices et d’abandon qui n’ont fait qu’entretenir les tensions ethniques, notre gouvernement a largement anticipé tout risque d’importation de conflits ethniques du Watuziwa. Pour ce qui est des réfugiés, qui est en réalité la question centrale ici, je rappelle que nous avons décidé la création de deux vastes camps d’accueils dès la fin 2044. Nous essayons par ailleurs d’assurer la sécurité de ces réfugiés au maximum, de leur assurer toute l’assistance nécessaire, et à terme ces personnes auront bien entendu vocation à rentrer au Watuziwa, et nous travaillons à ces retours, de concert avec les autorités watuzi. Enfin, je ne reviendrai pas sur la mission de nos soldats dans le cadre de la FARDM, mais il faut souligner que, malheureusement, l’approche militaire est encore indispensable : il est hors de question et inenvisageable de laisser se développer des milices armées hostiles à la sécurité au Watuziwa, car c’est en réalité là que le risque pour notre pays sera grand. »

Gaspard Bassong, présentateur à MNN
« M. Mubeye, je vois que vous voulez réagir ? Ce sera le dernier mot de ce soir, le temps file, mais il vous reste quelques minutes pour conclure. »

Fidèle Mubeye, homme d'affaire, ex-PDG de la S.A.M.D.
« Merci M. Bassong. Oui je souhaite réagir, et je voudrais déjà remercier M. Kayinda. Sincèrement, merci pour votre franchise, pour votre énergie dépensée à défendre le gouvernement. Merci pour votre pugnacité. Mais malheureusement, tout cela ne suffit pas, M. Kayinda. Vous nous sortez des grandes phrases, de belles intentions, mais en réalité : rien de concret. Si je reprends les différentes actions que vous venez de nous citer, et qui devraient d’après vos dire rassurer nos concitoyens sur la sécurisation ethnique et ‘l’assurance de ne pas voir de dégradation dans les mois à venir. Vous nous dites, « le gouvernement travail depuis 4 ans à la réunification entre kivuvu et mulutsis ». Vous nous citez d’ailleurs le travail de M. Kabeya pour cela. Mais où est le concret ? A part des discussions et des promesses, que s’est-il passé ? Je suis en contact avec de nombreux représentants kivuvu, et mulutsis d’ailleurs, qui me disent qu’en réalité, c’est le statut quo depuis maintenant 4 ans. Ces discussions durent mais n’en finissent pas. Les kivuvu et mulutsis attendent toujours des actes. On leur avait promis une réforme agraire, mais tous l’attendent encore. En attendant, on n’a toujours la présence des FARDM en Amanzi-Ruwa pour assurer un semblant de paix ethnique, mais à tout moment la situation peut exploser de nouveau.
Vous nous parlez ensuite des nsapu, même chose. Statut quo. Et pour finir vous assurer que le problème des réfugiés est traité, et que tout est fait pour que tout aille bien. Mais lisez-vous la presse M. Kayinda ? Je me souviens très bien d’il y a six mois, au moment de l’intervention militaire au Watuziwa précisément, au moment où l’afflux de réfugié était à son pic. Des dizaines de milliers de kivuvu et mpanzu arrivant à la frontière makengaise. Et bien il y a six mois, et encore aujourd’hui, les fameux camps de réfugiés sont à demi-vides. 100 à 120 000 réfugiés, et seulement à peine une cinquantaine de milliers dans les camps, et identifiés. Le reste, volatilisé ! Où sont ces réfugiés ? Qu’est-ce qui nous assurent que parmi eux ne se trouvent pas des kivuvu proche des milices actuelles qui s’attaquent à nos armées ? Que parmi eux ne se trouvent pas des mpanzu en plein territoires à majorité kivuvu au Tuddaï et qui voudraient se venger de la prise d’Amusoro ? Et je ne parle pas non plus de l’APLM qui recruterait par milliers parmi ces réfugiés. Et tout cela dans le silence total du gouvernement. Voyons, ce n’est pas sérieux. En réalité, notre gouvernement joue avec le feu au Watuziwa, et n’a aucun plan de prévu au cas où tout explose, que ce soit au Watuziwa, ou de notre côté de la frontière. Il faut absolument arrêter les frais. »


Gaspard Bassong, présentateur à MNN
« Hop hop hop, M. Kayinda je sais que vous voulez répondre, mais je dois vous en empêcher, car le temps du débat prend fin. C’est la fin de notre émission. Merci à tous de nous avoir suivi. Chers téléspectateurs, à vous de vous faire votre propre avis, et n'hésitez pas à nous écrire, par courrier ou sur nos réseaux, et nous vous donnerons la parole également dès notre prochaine émission.
Messieurs merci de votre participation, quant à moi, je vous retrouverais avec plaisir la semaine prochaine ! »
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Jose-Christ
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Le journal, 8 février 2047



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Djeferson Mpongo, présentateur MKTV 1


Bonjour et bienvenue dans cette édition du Journal, nous sommes le 8 février 2047, il est 20h.

Au sommaire de l’actualité aujourd’hui, une nouvelle attaque de l'APFK contre les FARDM au Watuziwa, le scandale au sein de la police lundaise suite à des soupçons d'actes de torture, nous recevrons Bernard Limbila, Ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Education physique, pour évoquer la jeunesse makengaise et l'action du gouvernement pour favoriser l'accès à l'emploi et l'autonomisation des jeunes, et enfin la minute culture avec Hapsatou Mpinga qui nous fera découvrir une jeune rappeuse makengaise au style très affirmée.



Les soldats makengais stationnés au Watuziwa depuis maintenant 7 mois dans le cadre de la MMZSAC ont une nouvelle fois essuyé de nouvelles attaques dans les territoires d'Amusoro. Hier notamment, une patrouille des FARDM a été prise à partie, échangeant des tirs avec des miliciens de l'APFK, causant un nouveau décès côté makengais et sept côté APFK. Notre envoyé spécial sur place Thomas Mongo nous en dit plus.
C'est le 38ème soldat makengais à perdre la vie au cours de combats contre des rebelles kivuvu depuis le début de l'année. Hier, une patrouille des FARDM, qui circulaient aux abords de la ville d'Amusoro placée sous contrôle makengais depuis 2046, a subit une nouvelle embuscade. Attaquée par des miliciens armés de l'APFK, Alliance patriotique des forces kivuvu, les FARDM ont répondu par la force. Après quelques minutes d'intenses échanges de tirs nourris, le commando kivuvu prenait fuite, laissant derrière eux 7 de leurs membres abbatus, et un soldat makengais grièvement blessé, et qui a depuis succombé à ses blessures sur le chemin qui l'emmenait à l'hôpital militaire d'Amasi.

Colonel Simon Malimba, 11ème division d'infanterie d'Ugbo-Mmiri
« Notre patrouille a été surprise au détour d'un carrefour habituellement calme, par un groupe d'individus armés d'une quinzaine de membres. Le commando était bien armé, et a priori membre de l'APFK comme pouvait en témoigner les quelques documents retrouvés sur les dépouilles des miliciens abattus. C'est presque devenu une habitude pour nous maintenant de devoir se méfier et faire face à des attaques, ou tentatives, comme celle-là. Le climat politique au sein du FADU ces dernières semaines à amené à la radicalisation d'un petit groupe d'officiers kivuvu, et aujourd'hui soldats makengais et mpanzu sont la cible prioritaire de ces rebelles kivuvu. »

Le général Célestin Kayembe Bokungo, gouverneur de la SMOW, a assuré que les FARDM continueraient de remplir leur mission dans la région, et ce malgré l'apparition de cette nouvelle milice armée kivuvu anti-makengaise. De son côté, le leader des FADU civils Simon Musa a une nouvelle fois appelée à la formation d'un gouvernement d'unité nationale, rassemblant kivuvu et mpanzu. Désormais dans le nord et l'ouest du Watuziwa, l'on redoute encore plus une reprise en intensité des violences communautaires et anti-makengaises avec la scission opérée entre FADU et APFK, ainsi que le retour en force de l'ANSW. Les FARDM devraient ainsi multiplier les patrouilles pour assurer la sécurité dans la région et protéger les populations watuzi, ainsi qu'augmenter la vigilance aux abords de la frontières makengo-watuzi et éviter l'intrusion sur le territoire makengais d’éléments hostiles apparentés à l'APFK.
Et l'on rajoutera que ce midi Zola Badibanga, porte-parole de l'Alliance Kivuvu-Makengo, a condamnée ces attaques contre les FARDM et fustigé l'APFK. Il a notamment déclaré que ces officiers kivuvu déshonoraient la communauté et assuré que les kivuvu makengais soutenaient les forces armées makengaises, tout en réitérant son appel à la désescalade et au départ des troupes makengaise du Watuziwa.



Dans l’actualité également, ce scandale au sein de la police lundaise : le procureur de la République a ordonné l'arrestation de sept personnes, dont quatre policiers, accusées d'avoir torturé et trois individus qui seraient des membres de gangs. Les organisations de défense des droits humains réclament des sanctions et déplorent au moins un mort. Un reportage de Pascal Muniya.
Très vite, la vidéo est devenue virale et fait le tour des réseaux sociaux. On y voit ici des policiers armés de marteaux frapper sans arrêt les jambes de trois jeunes. La scène se déroule en plein jour, sous un des ponts qui relie Molongwe à N'Doumbou, dans l'ouest de la capitale. Selon l'ONG "Libertés Internationales", ces jeunes étaient accusés à tort d'être membres d'un gang.

Anacle Farikou, Président de Libertés Internationales
« Ces jeunes torturés étaient de simples individus non qualifiés qui vivaient de petites métiers. Ils ont été accusés à tort d'appartenir à des gangs et d'avoir participé à des activités de trafic. Parmi eux, deux avaient été déjà arrêtés le 12 janvier dernier, injustement, lors du grand coup de filet de la police lundaise, et ils avaient été relâchés en l'absence de preuves. La République démocratique du Makengo s'est réengagée, avec la loi réorganisant la police, à lutter et prohiber l'usage de la torture et de toute violence non proportionnée et illégitime. Notre organisation attend que les faits soient requalifiés en meurtre avec préméditation, parce qu'il y a eu mort d'homme dans cette terrible affaire. Nous nous constitueront partie civile dans la procédure pour soutenir les familles des victimes. »

Les auteurs présumés sont poursuivis pour crime flagrant, association de malfaiteurs et coups et blessures volontaires. Ils ont été interpellés et devraient être rapidement conduit devant le procureur de la République. Une enquête a été diligentée, ainsi qu'une autopsie sur le corps d'une des victimes présumées, qui a été identifiée dans une des morgues de la capitale.


La jeunesse makengaise fait face à un chômage particulièrement important, pourtant chaque année ils sont des centaines voir des milliers à sortir diplômé des universités en RDM. Comment favoriser l'accès au marché de l'emploi pour les jeunes makengais ? Quelles sont les actions du gouvernement pour accélérer leur autonomisation ? Pour en parler nous recevons ce soir Bernard Limbila, Ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Education physique. Bonsoir M. le Ministre et merci d'être avec nous.

Bernard Limbila, Ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Education physique
« Bonsoir M. Mpongo. »

On vient de découvrir ce reportage sur un scandale dans la police lundaise. Trois jeunes makengais auraient été torturés, tous trois étaient soupçonnés de faire partie d'un gang et de participer à des activités de trafic de drogue. On le sait, une grande partie de la jeunesse makengaise est confrontée à de nombreuses difficultés, dont le chômage. Certains se tournent alors vers ces activités illégales. Quelles actions entendez-vous lancer pour faciliter l'accès du marché de l'emploi aux jeunes makengais ?

Bernard Limbila, Ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Education physique
« En ce qui concerne l'emploi des jeunes, le gouvernement va mettre en place un plan de développement de l’entreprenariat des jeunes. Ce plan est constitué de trois axes. Le premier, c'est l'identification des structures de jeunes, car il faut le reconnaître, les jeunes makengais sont ingénieux, ils sont entreprenant, mais ils font face à de nombreuses difficultés. Nous avons penser d'abord à les identifier. Ensuite, il faut les aider à formaliser leurs entreprises, deuxièmement les mettre sur une plateforme de formation et troisièmement, leur accorder des crédits pour pouvoir financer leur projet.

Mais aussi, dans le cadre de l'accès au marché, nous sommes en train de travailler avec les autorités de régularisation afin de renouveler cette volonté du gouvernement en mettant en place des mécanismes qui faciliteront les jeunes à accéder aux marchés, et par la réforme de la loi qui devra accorder 30% d'obligation du marché aux jeunes. »


Quel est le budget ?

Bernard Limbila, Ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Education physique
« Dans le cadre de ce plan, le budget dépendra des recettes effectuées dans le cadre d'un Fond spécial pour la promotion de l'emploi et de l'entreprenariat des jeunes, estimé à environ 2 millions de dollars par mois. »

Vous allez également lancer des ateliers sur l'initiation à la nouvelle citoyenneté, de quoi s'agit-il ?

Bernard Limbila, Ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Education physique
« C'est un nouveau concept. Vous savez, nous faisons face à de nombreuses crises, dont la crise de la personne et de l'identité. Le président de la République dans sa vision de conduire le pays veut que nous puissions changer l'Homme makengais. Pour créer un nouveau type d'Homme makengais, nous allons lancer ce concept d'initiation à la nouvelle citoyenneté, et ces ateliers nous serviront à rédiger un guide et un programme qui seront enseigner dans le circuit scolaire formel et informel. »

Et quel est l'objectif concrètement ? Pour que nos téléspectateurs comprennent bien.

Bernard Limbila, Ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Education physique
« Concrètement, il s'agit de reformer la citoyenneté autour de nos valeurs, afin d'assurer l'unité nationale. On le voit, ces dernières années, trop souvent le pays s'est déchiré autour de questions diverses et variées, communautaires notamment, et nous souhaitons réaffirmer l'unité et la cohésion du peuple makengais. Cela passera par cette nouvelle citoyenneté, en réaffirmant les droits et les devoirs de chacun de nos concitoyens, et se forger une véritable unité autour d'un grand projet de société commun. Nous passerons par la jeunesse, par l'avenir du pays, et je crois que c'est une des volontés et priorité du gouvernement comme on a pu l'admirer avec l'inauguration du grand monument de la Renaissance en avril dernier. »

Bernard Limbila, merci d'avoir répondu à nos questions ce soir.



Et comme promis, c'est le moment de retrouver la minute culture d'Hapsatou Mpinga
Une véritable boule d'énergie. Un sourire solaire. Un tempérament affirmée. Nous vous présentons Sho Madjozi, la nouvelle tête d'affiche de la scène rap makengaise, et plus particulièrement d'un genre 100% national et nouveau, le gqom. Né à Manonga et signifiant tambour en langue zoulou, le gqom est une alliance électrique de beats issu de la house et de percussions traditionnelles makengaise.

Originaire de l'Arewa, qui donne le nom à son surpuissant premier album Arewa Champions League, Sho Madjozi voit les choses en grand et compte bien s’imposer petit à petit à l’international. Elle fait figure d’exception en s’exprimant en pas moins de quatre langues dans ses morceaux : le tsonga, le zoulou, le swahili et l’anglais. Désormais installée à Lunda, la radieuse polyglotte n’en reste pas moins très attachée à ses racines comme le prouve le clip de son premier tube « Dumi Hi Phone », où on peut la voir en tenues traditionnelles danser une danse originaire de son Arewa natal.
C’est la fin de cette édition, merci de nous avoir suivi. Votre prochain point d’info, c’est demain à 13 heures avec Rose Nyobè, quand à moi je vous retrouve demain, même heure, même chaîne !
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Sur une musique entraînante, un homme, bien habillé en costume sort d’un hôtel. Il traîne derrière lui une valise.
Il s’arrête et s’adresse à la caméra :

Bonjour ! Je suis l’Ambassadeur Amata.
Dans la vie, il y a toujours deux cas.
Ou bien c’est le matin, ou bien c’est le soir.
Ou bien c’est oui, ou bien c’est non.
Ou bien c’est une belle femme, ou bien c’est ta belle-mère.

L’homme pointe la caméra du doigt.
Même au petit-déjeuner là, y’a deux cas.
Ou bien tu utilises le vieux lait dépassé de avant avaaaaant.

On voit l’homme verser dans de vieux contenants en plastiques sales du lait.
Ou bien tu utilises le Lait Amata.
On voit l’homme assis à une table, dans une belle cuisine, en train de savourer un bon petit-déjeuner, avec une boîte de lait en poudre « Amata » sur la table.
Si tu as utilisé le vieux lait dépassé de avant avaaaaant, tu es foutu ! Parce que tu va vieillir avant ton âge.
Mais si tu as utilisé le Lait Amata, ah ! Là y’a pas deux cas heiiin ?! Y’a un seul cas !
Avec le bon goût du lait Amata : la vieillesse, K.O. !

L’homme rit et reprend son chemin, alors qu’une voix off s’exclame :
Amata, le bon Lait pour la bonne santé de toute la famille !






Sur un marché agité, une femme est au téléphone.
Okay, le poisson je vais l’acheter quand je vais rentrer. Et puis… eh !
La femme regarde son téléphone avec un air dépité.
Oh non, quelle histoire ça !
Elle se dirige vers une petite boutique tenue par un homme qui somnole à la caisse.
Eh toi là ! Oui c’est toi ça !
Quoi moi ? J’ai fait quoi ?
Je dis que c’est ta faute. Recharge-moi ça, ça empresse.
Elle lui tend le téléphone.
Y’a quoi ?
Ça s’est fini trop vite, recharge ça vite.
C’est toi aussi tu as trop parlé. Bon comme tu es jolie, je t’explique : choisis GorillaCall, et active EasyBooster.
EasyBooster ?
A chaque recharge, GorillaCall double ton crédit pour parler encore !
Le visage de la femme s’illumine de bonheur, et l’homme lui rend le téléphone.
La femme repart en poussant un cri de soulagement.
Eh ma chérie ! Même pas un petit bisou là ?
La femme se retourne, au téléphone, et le tchip en levant les yeux au ciel, puis repart.
L’homme est désabusé, pendant qu’une voix off s’exclame :
EasyBooster double votre crédit ! GorillaCall !






La publicité démarre avec une femme dans une voiture. Elle n’est pas au Makengo, et semble être au téléphone.
Allô ? C’est Lady Mboma. Je vous salue d’Adélis avec mon biscuit préféré !
Elle tend le téléphone vers la caméra en souriant, on se rend compte qu’il s’agit d’un biscuit en forme de téléphone.
L’écran se scinde en deux, et une fillette apparaît à droite, dans les rues de Lunda. Elle aussi est au « téléphone ».

Allô ? Nous aussi on l’adore !
La fillette rigole, et croque dans le biscuit. Une voix commence à chantonner en fond sonore.
♪♫ Il est si croustillant ! Il est si booooooon ! Allô ? Allô ? Allô Biscooooo ! ♪♫
On voit désormais un judoka s’entraîner contre un punching-ball. Il effectue des sauts et frappe le sac avec ses pieds. Il s’arrête et regarde la caméra.
Moi, j’ai besoin de vitamines et d’énergie. Oh, le bon goût de noix de coco ! Mon biscuit préféré, c’est Biscoco !
On voit désormais des enfants jouer au football, pieds nus, dans la rue.
Un d’eux est très à l’aise, et dribble les autres, qui l’appellent « Zizou ».
Un homme âgé, assis sur une chaise de jardin regard les enfants, et s’exclame :

Vraiment les enfants, ils adorent ça !
L’enfant tir et marque un but, avant d’exploser de joie.
On le voit croquer dans un biscuit, pendant qu’une chanson reprend :
♪♫ Zizouuuuu biscuit ! ♪♫
♪♫ Ibisguti, des biscuits pour tous les goûts ! ♪♫

Les différents produits de la gamme apparaissent à l’écran : Allô bisco, Biscoco, Zizou Biscuit.






Des gens font la fête sur une plage, la musique commence.
♪♫ Vitalo, oh oh, le goût de la vraie grenadine ! ♪♫
Un homme ouvre une glacière et sort des bouteilles rouges avec inscrit « Vitalo ». Il les distribue à tous, les gens danses.
♪♫ Vitalo, oh oh, la vraie saveur de la vie ! ♪♫
Les fêtards sont maintenant sur un bateau, et continuent de danser et s’amuser, en buvant des Vitalo fraîches.
♪♫ Vitalo, oh oh, le goût de la vraie grenadine ! ♪♫
Soudain, la musique s’arrête. Un autre bateau s’approche, et des gens font des grands signes aux fêtards.
On veut goûter ! On veut goûter !
Les fêtards se moquent d’eux, et les narguent avec leurs bouteilles de Vitalo.
L’autre bateau s’élance alors à toute allure sur le bateau des fêtards. Il l’évite de peu, et provoque une énorme vague en le frôlant.
Déstabilisé, les fêtards laissent échapper leurs bouteilles de Vitalo, qui tombent dans l’eau. Les fêtards sont désabusés.
Un des passagers du bateau plonge. On ne le voit plus, et des bulles remontent à la surface avant de disparaître.
D’un coup, il remonte la tête hors de l’eau, sans les bouteilles. Les fêtards poussent un cri de dépit.
L’homme remonte à bord, ouvre sa chemise, et l’on découvre qu’il a les bouteilles dans les poches intérieur de sa chemise !

♪♫ Vitalo, oh oh, le goût de la vraie grenadine ! ♪♫
La fête reprend, et chacun s’amuse en buvant de la Vitalo.
♪♫ Vitalo, oh oh, la vraie saveur de la vie ! ♪♫






Un homme en t-shirt est accroupi, sous la pluie, et plante des graines. Il regarde le ciel.
On le voit maintenant porter sur le dos un sac de jute, lourd, dans un marché couvert.

Vous voir travailler et prendre votre élan…
On le voit derrière un étalage, avec ses fruits et légumes, sur le marché. Il vend ses produits à une femme qui le paye en liquide.
Vous accompagner dans votre développement au fil du temps a toujours été pour nous un privilège, un honneur…
On voit l’homme au volant d’une petite camionnette, sur la route.
Puis on le voit encaisser un paiement par carte bancaire.

Vous écouter nous a permis d’innover, et de mettre à votre disposition les meilleurs outils pour votre succès en apportant de la rapidité et de la sécurité dans les paiements…
On voit l’homme charger un gros conteneur, puis entrer dans une banque.
Il est désormais mieux habillé, en chemise, avec une sacoche. Il retire de l’argent au distributeur automatique.

En apportant de l’autonomie dans toutes vos transactions 24h/24…
L’homme est maintenant dans un bureau, très bien habillé, devant un ordinateur portable dernier cri. Il reçoit un sms sur son téléphone, et sourit.
Et en apportant une gestion en direct et à distance de votre compte bancaire…
On voit l’homme arpenter des chantiers de grands immeubles. Il est désormais habillé en costume, et semble confiant en lui.
Aujourd’hui, il est temps d’aller encore plus loin…
On le voit maintenant serrer la main, grand sourire, avec ce qui semble être un homme d’affaire très fortuné.
Bank of Makengo, soyez tous le bienvenue !






Gros plan sur une platine de DJ.
En pleine rue, des dizaines de personnes dansent sur une musique entraînante, en buvant des bières « Premium Makengo ».
Gros plan sur une bouteille décapsulée, puis sur un homme prenant une grande gorgée de « Premium Makengo ».
La fête continue.
Tout d’un coup, on entend le tonnerre gronder, et le ciel se couvre.
Le vent se lève, et le ciel s’assombrit.
Il tombe des trombes d’eau, et la musique se stoppe net.
Tous les fêtards courent se mettre à l’abri.
Un homme décapsule sa « Premium Makengo ».
Au ralentit, la capsule est propulsée, on la voit tournoyer.
L’homme boit trois gorgées, pendant que la capsule continue de tournoyer et traverse la pluie.
Au bout de son parcours, la capsule vient activer un bouton de la platine du DJ, et la musique reprend.
Tous les fêtards sortent sous la pluie, et se mettent à danser ! Ils ont tous une bouteille de « Premium Makengo » dans la main.
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Jose-Christ
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MKTV 1
Le journal, 28 février 2047



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Djeferson Mpongo, présentateur MKTV 1


Bonjour et bienvenue dans cette édition du Journal, nous sommes le 28 février 2047, il est 20h.

Au sommaire de l’actualité aujourd’hui, une édition spéciale consacrée au voyage de la Reine douairière Adélaïde de Flavie. Pendant plus d’une semaine la Reine Adélaïde a donc été reçu officiellement au Makengo pour une visite exceptionnelle, de Lunda à Kabangu, en passant par Idolobha. Nous revenons ce soir sur cette semaine incroyable où l’une des personnalités étrangères préférée des makengais a reçu un véritable succès auprès des locaux.



Mais l’on commence par ce qui fâche. Malgré l’accueil unanime des makengais, chanceux de rencontrer la Reine Adélaïde, c’est une polémique qui est venu perturber la fin de ce voyage. Nous vous présentions ici-même dans ce journal le 8 février dernier une jeune artiste, à l’occasion de la Minute culture d’Hapsatou Mpinga. Nous ne nous attendions certainement pas, alors que notre ambition ici à la rédaction du 20h de MKTV1 n’est rien d’autre que de vous informer et vous faire découvrir des artistes et personnalités de la société civile makengaise créateurs de culture, de telles réactions. Un reportage signé Pascal Muniya.
La polémique venait d’éclater, que la Reine Adélaïde posait le pied sur le sol makengais. Epargnée pendant presque toute l’intégralité de son voyage, la souveraine flavienne n’a pas pu échapper finalement aux question… sur le tarmac de l’aéroport, le jour de son départ, 26 février dernier.

Interrogée sur la polémique qui enflait au sujet d’un clip divisant la population makengaise et accusé de promouvoir l’homosexualité, mais également sur la proposition de loi du député RDPM Eugène-Serge Mputu, la Reine Adélaïde a semblé à la fois embarrassée et agacée au moment de devoir répondre.


Adélaïde de Flavie, Reine douairière de Flavie
« Je suis très embarrassée de me retrouver dans une séquence politique telle que celle-là. […] Je ne veux pas être mêlée à une polémique quelconque, et je suis heureuse que malgré cette affaire, le voyage n’ait pas été éclipsé, et que nous ayons pu participer à tous les rassemblements et évènements prévus pour faire passer nos messages d’amitié et de coopération. »

La Reine Adélaïde est l’une des personnalités étrangère préférée des makengais, notamment pour ses positions claires et affirmée pour soutenir l’indépendance des pays algarbiens, comme elle avait pu le montrer à l’occasion des crises shihanes ou polémiques Euston à l’époque. Mais la Reine douairière est aussi connu pour ses opinions et ses engagements en faveur de la défense des droits des personnes LGBT, et cette polémique éclatant au moment de sa venue n’a pas été bien vécue côté flavien, ni côté majorité socialiste. Au MSCR, on explique même que cette polémique montée de toute pièce ne serait rien d’autre qu’un coup monté pour venir perturber le voyage de la Reine au Makengo, et ternir les relations Kompaoré-Flavie, au beau fixe et apaisées depuis 2043. Heureusement, rien de tout cela n’a perturbé réellement la visite d’Adélaïde au Makengo, et la Reine flavienne aurait même particulièrement apprécié l’accueil réservée par la population à sa venue. L’on espère qu’elle aura malgré tout en souvenir de belles images du Makengo avant tout.
Et je tenais à rajouter, à titre personnel, que je me désolidarisait totalement de la grève qui a touché notre chaîne récemment. Ici, à la rédaction du 20h, nous affirmons notre soutiens à Hapsatou Mpinga ET à Sho Madjozi, et nous ne regrettons en aucun cas la diffusion de notre minute culture et de ce clip.



Revenons maintenant à la visite de la Reine Adélaïde au Makengo, en image, et avec Benoît Olembe aux commentaires.
Quelques jours à peine après son anniversaire passé en Flavie, la Reine Adélaïde débarquée à l’aéroport de Lunda le 15 février, sur le tapis rouge et au son de la fanfare officielle. Félix Kompaoré attendait avec impatience la deuxième visite officielle d’un membre de la famille royale flavienne, 4 ans après avoir reçu le Roi Alexandre III. Beaucoup plus longue que les autres visites officielle, celle de la reine avait été organisé pour permettre à Adélaïde de Flavie de découvrir et arpenter au maximum le Makengo et la faire rencontrer des acteurs locaux de l’économie et de la vie associative.

Après une première réception officielle au Palais présidentielle, la Reine et le président Kompaoré ont assisté le lendemain matin à une messe extraordinaire à la Basilique du Christ-Roi de Lunda, officiée par l’archevêque de Lunda Mgr Diakité, qui rappelait l’amitié makengo-flavienne et la longue tradition et histoire chrétienne unissant les deux nations, depuis plus de cinq siècles.

Comme le Roi flavien quatre ans plus tôt, Adélaïde a ensuite été invitée à se rendre sur l’île d’Ohu, ancien épicentre de la traite négrière au Makengo. Une visite forte en émotion, où l’on a pu suivre la Reine dans son recueillement dans ces lieus anciennement mortifères et aujourd’hui teinté de couleurs et de vie.

Le lendemain, la Reine a pu visiter le centre culturel Flavo-makengais, fruit du travail de réconciliation entamé par Félix Kompaoré et Alexandre III en 2043. Dans ce centre flambant neuf, la Reine douairière a pu rencontrer des flaviens du Makengo, visiblement heureux et ému de recevoir une telle visite.


Sylvie, flavienne du Makengo
« C’est formidable de pouvoir recevoir ici-même la Reine. Pour nous, flaviens vivant au Makengo, c’est un honneur et une grande émotion. On ne se rend pas compte de l’extérieur, mais nous, on a l’impression qu’enfin nos deux nations, nos deux patries, sont enfin rentrer dans le temps de la coopération et de l’entraide. Finit le temps des reproches et des non-dits, on se sent considéré. »

Autre temps fort du voyage, un forum économique organisé en la présence d’Adélaïde et du Premier ministre Tshilenge, où la Reine flavienne a pu rencontrer des entrepreneurs makengais et flaviens, et ainsi voir en action le renouveau de la coopération makengo-flavienne.

La reine a ensuite pu goûter au luxe des croisières fluviales proposée le long du Babankogi, en remontant vers Idolobha. Pour le gouvernement, il s’agissait également de promouvoir une nouvelle fois le tourisme makengais, et démontrer la qualité et la sécurité des offres proposées en la matière au Makengo. Arrivée à destination, c’est une rencontre insolite qui l’attendait, puisqu’un détour avait été organisé pour l’amené visiter un village pygmée en lisière de forêt. Voir l’élégante reine flavienne écoutant des pygmées à demi-nu jouant de la flûte traditionnelle est une image rare et insolite.

La Reine s’est ensuite envolée pour le nord du pays, afin d’y découvrir le fabuleux parc national d’Idobere. Aventurière dans l’âme, la Reine Adélaïde s’est éloignée quelques jours des caméras et photographes, profitant au calme de la savane.

Dernière étape de son long voyage, la Reine Adélaïde a été invitée à visiter un centre d’accueil pour jeunes orphelins, occasion pour rappeler la coopération entre les services makengais et flaviens en matière de lutte contre les trafics.


Joël Dokunge, gérant du centre d’accueil pour orphelin
« C’est très important pour nous d’avoir pu accueillir ici la reine Adélaïde. Notre travail au quotidien, c’est d’aider et de tout faire pour ces jeunes laissés à eux-mêmes. Sans cela, beaucoup d’entre-eux seraient soit morts, soit aux mains de gangs et réseaux criminels. La visite de la Reine aujourd’hui, c’est l’occasion de mettre en avant qu’il existe des solutions pour ces jeunes, et leur donner de la visibilité. Et cela fait tellement plaisir aux jeunes, regardez dont. »

Effectivement, la Reine a reçu un accueil tout en sourires et rires des jeunes orphelins, qui ne lâchaient pas d’une semelle la souveraine flavienne.
De très belles images qui réchauffent le cœur en tout cas.

C’est la fin de cette édition, merci de nous avoir suivi. Votre prochain point d’info, c’est demain à 13 heures avec Rose Nyobè, quand à moi je vous retrouve demain, même heure, même chaîne !
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