National Media & National News

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Viktor Troska
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02 Mai 2042

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NATIONALISTES ET CONSERVATEURS AUX DÉFILÉS DU 1ER MAI

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Jeune membre des "Wide Awakes" entrain de prêter serment

Les défilés qui ont eu lieu pour la célébration du 1er Mai cette année ont été assez particulier. Pour la première fois depuis la fin de la guerre civile révolutionnaire, d'importants contingents des partis conservateurs et nationalistes ont pris part aux défilés avec leurs propres organisations. Généralement délaissé et considéré comme étant un défilé traditionnel appartenant à la gauche politique, il semblerait que la tactique employée par le Republican Party ainsi que par le Westrait National People's Party est sur le point de changer : Il s'agit désormais de venir directement sur le terrain de leurs adversaires afin d'essayer de prendre de l'importance et gagner en notoriété. Si des villes comme Cewell, Aristead et Lenburry ont vu des défilés dominés majoritairement par les organisations syndicales et politiques regroupant la majorité, dans des villes comme Odmouth ou encore Shalduffy, les contingents nationalistes et conservateurs se sont mobilisés massivement pour essayer de se donner de la visibilité et essayer de contrebalancer le poids de la gauche dans des démonstrations de rues qui sont d'habitude son domaine. C'est pour cela que l'on peut admettre que pour le 1er Mai 2042, la tonalité ainsi que l'ambiance générale de nombreuses manifestations n'étaient pas les même qu'il y a un, voir deux ans. La mobilisation active et surprise du Republican Party ainsi que du Westrait National People's Party laissera sans doute des marques dans un futur proche, comme un vent de renouveau pour l'opposition.

Qui sont les "Wide Awakes" ? On a pu les apercevoir en masse à Odmouth, défilant avec insignes, drapeaux et uniformes dans un style paramilitaire. Non armé mais bien encadré et discipliné, ils ont provoqué l'étonnement et parfois la gêne dans les rangs des syndiqués et des personnes venant défiler en famille pour la fête des travailleurs et des travailleuses. Marchant au pas et scandant des slogans appelant à une "mobilisation spirituelle pour sauver la république", cette organisation tranche vivement par le fait que ses membres ont entre dix-huit et trente ans, qu'ils proviennent pour la plupart non pas d'anciens milieux aisés mais plutôt d'une partie des couches moyennes et des classes populaires qui s'identifient à des idéaux conservateurs et nationalistes. « C'est un phénomène très intéressant à étudier d'un point de vue sociologique et politique », nous explique Mark Waters. « Historiquement, les "Wide Awakes" ont été le fer de lance des campagnes politiques du Republican Party durant la seconde moitié du dix-neuvième siècle, instaurant des défilés avec des torches, en uniformes, etc. Le Republican Party essaye de renouer avec un passé mythique, qui a fait sa grandeur en tant que plus vieux parti politique existant au Westrait. C'est une petite révolution conservatrice qui est entrain de naître sous nos yeux... » Cette nouvelle formation paramilitaire pourrait très vite entrer en compétition avec les autres formations existantes sur l'ensemble du spectre politique westréen, ce qui inquiète forcément.

« Il faut absolument éviter l'escalade entre les formations paramilitaires qui pullulent et qui pourraient très vite arriver à vouloir s'affronter dans les rues » a déclaré le Commissaire du Peuple à la Sécurité Publique Patrick Clay. Si rien n'empêche constitutionnellement de pouvoir s'organiser et de fonder une telle organisation, - comme il en existe des dizaines dans le pays - le recours à la violence physique et létale est par contre totalement interdite et violemment réprimée par la loi. L'avertissement que semble lancer le Commissaire du Peuple à la Sécurité Publique est très clair : Il n'y aura pas de violation dans la légalité socialiste, sinon il y aura des sanctions. Du côté des communistes, socialistes de gauche ainsi que des organisations libertaires et antifascistes, on cherche déjà à s'unir pour contrer la menace que pourrait représenter les "Wide Awakes", qui regroupent déjà pas loin d'une dizaine de milliers de personnes dans ses rangs. Ce qui s'est récemment produit en Ardalogne avec la prise de pouvoir des phalangistes semble donner les joues roses à tout un pan du spectre politique westréen qui n'arrivait pas à trouver un espace suffisant pour s'exprimer avec autant de largesse. « C'est un aveu de faiblesse de la part des organisations historiques de la classe ouvrière », a asséné Mark Waters. « Les organisations et partis de la majorité s'institutionnalisent de plus en plus, y compris le Westrait Communist Party depuis le départ de Audrey Grant. Il y a un espace qui se crée et il est entrain d'être comblé. Les fautifs sont à chercher à gauche et nulle part ailleurs ». Cette conclusion se suffit à elle-même...

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Viktor Troska
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11 Mai 2042

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TO SERVE AND PROTECT (THE REVOLUTION)

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Trois membres des forces d'auto-défense populaire lors des premiers mois de la révolution

Comme le dit un dicton célèbre au Westrait, « Il n'y a pas de flics dans notre République. Il y a des camarades avec des armes et des hommes morts ». La question centrale et vitale de la protection de la révolution s'est posée bien avant la mise en place du nouvel ordre républicain, disons dès les premiers coups de feu qui ont enclenché la guerre civile. Ce rôle central avait été assuré par le tout-puissant Comité de Sûreté Général, qui chapeautait l'ensemble du dispositif policier et juridique afin de préserver, protéger et faire triompher le nouvel ordre révolutionnaire. Au moment de la réunion de la Convention Nationale en 2035, il avait été décidé que le CSG devait se dissoudre et laisser place à deux nouvelles institutions : D'un côté un Commissariat du Peuple à la Justice et de l'autre, le Commissariat du Peuple à la Sécurité Publique qui a rapidement gagné le surnom de ComPubSafe. Dans la foulée de la réorganisation de l'appareil judiciaire civil, pénal et policier, il a fallut "faire le ménage". En d'autres termes, il fallait s'assurer que les éléments qui allaient garantir l'ordre public avaient les convictions et n'avaient pas décidé de changer subitement de camp à la fin du conflit civil. Par un ordre exécutif (N°39 plus précisément), la majorité des organes de police qui existaient dans le pays avaient été dissous comme structures contre-révolutionnaire. Celles et ceux qui refusaient de prêter serment au nouveau gouvernement ont été arrêté, pourchassé et neutralisé. Celles et ceux qui avaient accepté de collaborer avec les autorités révolutionnaires ont fait alors l'objet d'une enquête détaillée, afin d'écarter les opportunistes les moins fiables.

Cependant, il n'avait pas été décidé de détruire complètement et totalement l'édifice sur lequel reposait la sécurité publique. Il était à craindre que des forces qui s'auto-organisaient d'elles même ne puissent pas assurer la sécurité, ni même objectivement pouvoir accomplir des tâches simples en matière de police. Cette défiance venait à la fois du camp progressiste et révolutionnaire, tout autant que de l'opposition. Les premiers considéraient qu'il était trop tôt pour dissoudre totalement des organes directement relié à l'Etat et pouvant assurer une sécurité maximale, avec des personnes formées et entraînées convenablement. Pour les seconds, il était tout simplement hors de question de démettre de leurs fonctions des personnes qui feraient un contrepoids idéal contre une possible utilisation idéologique et politique des organes de sécurité du pays. Mais très vite, la situation s'est transformée. Puisque les conseils ont un droit constitutionnel de pouvoir porter des armes et de créer des forces de milices, un double-pouvoir commençait à se mettre en place. Après les premiers incidents contre-révolutionnaire avec la LoD, de nombreuses organisations politiques et syndicales ont soutenu le mouvement d'armement des forces de milices dans les entreprises, dans les rues et dans l'ensemble de l'espace public. Le gouvernement avait dû reculer, avant de devoir accepter cet état de fait : Personne ne rendrait les armes. Surtout, l'émergence d'une force collective armée, auto-disciplinée et reposant sur la démocratie prolétarienne recommençait à émerger. La contradiction entre les forces de police et les noyaux des forces d'auto-défenses populaires ont commencé à se déployer, d'abord de manière feutrée mais de plus en plus ouvertement.

De nombreux observateurs étrangers ont déjà noté la nature quasi paramilitaire du maintien de l'ordre ainsi que de la garantie de la sécurité publique au Westrait. Ils y voient un signe de despotisme politico-militaire, idéologiquement utilisé pour terroriser la population et toute velléité de soulèvement. Or, la structure de la SIB - car c'est elle qui est visée ici - est plutôt perçue par l'opinion publique comme s'imbriquant dans un système paramilitaire devant protéger la population contre sa police... De quoi faire perdre la tête aux analystes extérieurs, effectivement. Strictement encadrée par la légalité socialiste, la conduite de la SIB ainsi que des forces devant garantir la sécurité publique est strictement encadré et légiféré, depuis la réforme judiciaire ainsi que la mise en place d'un nouveau code de justice militaire. Les infractions et crimes qui seraient commis par les troupes chargé de la sécurité publique sont punis sévèrement, les fautes les plus graves peuvent être soumises devant un tribunal militaire. Des membres de la SIB ont par le passé déjà été jugé pour des malversations diverses : Une cérémonie simple qui procède à la dégradation, puis au renvoi de la SIB et une peine plus ou moins lourde pouvant conduire à intégrer le programme RTL. (Puisque la peine de mort a été officiellement abolie il y a peu) La nature et l'organisation de la sécurité et de la défense est prise très au sérieux et doit constamment être un objet de vigilance, ce qui explique sans doute pourquoi la SIB travaille bien plus avec les forces d'auto-défense qu'avec les vieilles forces de police, qui sont jugé peu fiable ou alors pas entièrement acquise à la cause révolutionnaire malgré le travail effectué...

C'est pour cela que la StateSec propose depuis maintenant plus de six mois d'en finir avec l'hybridation qui existe au sein des organes de sécurité du pays, tentant de ménager l'ancien et le nouveau pour tenter de les faire coexister. Pour la StateSec, il faut que la SIB assure le maintien de l'ordre au niveau national et qu'elle maintienne ses prérogatives, mais qu'au niveau fédéral l'on remplace les anciennes structures de police par une nouvelle force triée sur le volet : La Proletarian Guard. Cette nouvelle force doit supplanter les forces de police et les remplacer dans leurs fonctions, sur le long terme. Il s'agit directement de faire assurer le maintien de l'ordre et les tâches de routine directement par les organisations populaires, qui assurerait la surveillance, l'élection ainsi que la stricte application des lois par la Proletarian Guard. Il s'agit ni plus ni moins que d'en finir avec un corps constitué qui représentait jusque là une excroissance de l'Etat, un outil de violence et de domination sociale qui s'exerçait sans réel contrôle direct. La mise en place de la Proletarian Guard permettrait alors de généraliser davantage le principe de l'armement des masses et de la possibilité d'en finir avec les vieux schémas hérité de la société bourgeoise. Bien que l'on compte sur la discipline prolétarienne pour accomplir cela, la StateSec n'est pas dupe. Elle souhaite encadrer, former et développer les premières unités qui formeront la Proletarian Guard, notamment en faisant passer des tests d'aptitudes et s'assurer que les personnes sont aptes à pouvoir s'engager. Des Publics Safety Groups serviront alors de nouvelle institution populaire, représentant directement l'intérêt des masses à travers la Proletarian Guard. Projet ambitieux, mais qui changera sans doute profondément la gestion du "maintien de l'ordre" ainsi que de la protection de la révolution. A suivre.

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Viktor Troska
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27 Mai 2042

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TENSION POLITIQUE A ARISTEAD

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La métropole connait depuis maintenant trois semaines un important mouvement de contestation

Le bras de fer semble acté entre les autorités de la ville ainsi qu'une partie importante du mouvement social et politique dans la ville. Ce qui était présenté comme un grand plan de rénovation urbain devant permettre d'accentuer la "transformation socialiste de la ville d'Aristead" est devenu le catalyseur d'un mouvement commençant à s'opposer radicalement à l'administration de la ville. Si la situation reste pour le moins confuse, elle n'en reste pas moins fortement marqué politiquement. Face au conseil de la ville, une multitude d'organisations syndicales, politiques et culturelles ont décidé de s'unir afin de repousser le projet de rénovation urbain, publiant un manifeste appelant à rediriger les les ressources de la ville vers des projets jugés plus importants : Citons le logement ou encore les transports publics. Une violente charge a également émergée contre ce qui est considéré comme une déviation dans l'exercice de la dictature du prolétariat, le phénomène de plus en plus important de bureaucratisation ainsi que d'institutionnalisation. Les deux camps campent sur leurs positions et malgré les tentatives de conciliation, il semblerait que tout soit pour le moment au point mort. Du côté de l'administration de la ville et son conseil, l'on essaye de limiter la casse et de trouver une solution de sortie de crise. Mais l'entêtement du principal représentant du conseil de la ville, du nom de Francis Barnes, semble ruiner les possibilités d'arriver à un compromis efficace.

« Nous aurions pu arriver à une situation de compromis, mais il y a des éléments gauchistes qui souhaitent absolument avoir ma tête. Je ne sais pas ce que j'ai bien pu faire à ces gens. Peut-être détestent-ils le fait que je sois communiste et qu'ils marchent main dans la main avec l'opposition pour essayer de nous faire tomber. Nous n'avons pas à reculer, ce qui est dit sur moi et mes collaborateurs n'est qu'un tissu de mensonges. Cette agitation vise à ruiner les efforts de l'administration de la ville et ruiner le pouvoir des conseils. Les gauchistes sont les meilleurs alliés de la réaction et ils ne cessent de le prouver » a déclaré Francis Barnes à l'un de nos journalistes. Des attaques virulentes et souvent personnelles ont commencé à être visible contre Francis Barnes, l'accusant notamment d'être à la tête d'une véritable petite "clique de bureaucrates" qui "sévissent tant à Aristead que dans l'ensemble de l'Etat de Clearden". Le fait que Barnes puisse être qualifié également "d'institutionnaliser" ne lui plait guère, ce qui est pourtant la principale attaque qui lui est faîtes. « La réaction du Camarade Barnes est réellement disproportionné » commente Joanna Matthews, membre des jeunesses communistes de la ville. « Il se fait attaquer personnellement parce qu'il cristallise ce qu'il peut y avoir de plus néfaste comme attitude dans notre révolution. En agissant comme il le fait, il essaye de neutraliser la critique et de se poser en martyr. Cela ne lui rend pas service et ne permet pas de traiter des questions politiques importantes qui se posent à nous », lâche t-elle avec un certain mépris dans la voix.

La goutte d'eau semble être la volonté de Francis Barnes de restreindre la possibilité de se mettre en grève afin de soutenir le mouvement. Aristead connait de nombreuses entreprises et usines d'importances nationales, qui sont d'ailleurs pour la plupart sous le contrôle direct de l'Etat. En appelant à respecter le "droit au travail" ainsi qu'à la "discipline syndical", Barnes et le conseil de la ville ne se rend absolument pas service dans cette histoire. Mieux, il permet de condenser une colère qui fini d'ailleurs par transcender au-delà des clivages politiques. Si l'opposition est assez faible à Aristead, elle ne se gêne pas pour commenter les sorties de Barnes et du conseil de la ville, les tournant en ridicule et appelant au plus vite à de nouvelles élections... Ce qui est l'une des demandes dans le manifeste publié il y a peu. « Voilà la preuve de la connivence de ces personnes entre elles. Ce qu'elles veulent, c'est ma tête et foutre le plus possible le chaos dans la ville. Tant que je serai en poste et que je jouirai de la majorité et de la reconnaissance légitime des votations populaires, je n'aurai pas à m'en aller. C'est tout bonnement ridicule ! » a encore affirmé Francis Barnes à l'un de nos journalistes, afin de couper court à la discussion. Que va t-il émerger de ce mouvement de contestation à Aristead ? Si il n'y a pas de marasme économique, il y a cependant un malaise social, politique et idéologique assez fort, peut-être le plus fort depuis la fin de la guerre civile. C'est ce qui pousse des dizaines de milliers de personnes à Aristead à se réunir quotidiennement et à faire circuler leur manifeste. Le gouvernement de son côté n'a pour le moment pas réagit et semble vouloir voir le développement de la situation.

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Viktor Troska
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03 Juin 2042

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UNE HONTE NATIONALE

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William Chase est devenu l’icône de tout un mouvement de contestation

Dégoût et colère. C'est ce qui ressort le plus au cours de ces dernières quarante-huit heures depuis l'assaut des forces de police et de sécurité contre l'Université d'Aristead, pour y déloger les étudiants et les étudiantes qui y étaient retranchés. Plus de 250 blessés et plus d'une quarantaine gravement du côté de la protestation. C'est un choix et une honte. Une foule immense s'est réunie pour exprimer sa colère, son incompréhension mais également demander des comptes. Il s'agit le plus souvent de père et de mère de famille, travaillant dans la ville et qui ont pu voir leurs propres enfants subir une répression disproportionné. « Vous auriez pu tuer nos gosses, bande de fascistes ! » pouvait-on entendre sur le parvis du principal commissariat de la sécurité publique de la ville, protégé par un cordon de policiers qui maintient à distance les manifestants. La tension est à son comble dans la ville, où le bras de fer entre le conseil de la ville ainsi que le mouvement de grève générale continue de s'opérer. Bien que l'état d'urgence ait été décrété dans la ville, les effectifs pour "maintenir l'ordre" ne sont pas suffisants, ce qui a obligé le dirigeant par intérim du conseil James Gordon a demandé des renforts venant de l'Etat de Clearden. Selon les dernières nouvelles, il serait prêt à faire intervenir la SIB si il avait l'assentiment de la part du Commissariat du Peuple à la Sécurité Publique et celle du gouvernement. Ce serait sans conteste plonger encore plus la ville dans le chaos et inciter à la reprise de violences comme celles à l'Université il y a quelques jours.

L'agitation commence à se répandre dans le reste du pays. Les nouvelles en provenance d'Aristead sont suivis quotidiennement et les médias nationaux couvrent les événements quasiment 24 heures sur 24. A Cewell, une importante réunion doit se tenir au sein de la direction de l'IWW afin de statuer sur la situation à Aristead et sur la possibilité ou non d'étendre le mouvement de grève dans le reste du pays en solidarité. L'ensemble des partis commencent à se positionner, mais deux sont pour le moment sous la cible des critiques : Le Westrait Communist Party ainsi que le Farmer-Labor Partt. La lutte entre Barnes et Gordon rejaillit directement sur la crédibilité des deux organisations. Le Secrétaire Général du Westrait Communist Party Robert Browning s'était jusque là solidarisé avec Francis Barnes contre James Gordon. Inversement, le Farmer-Labor Party avait fait le choix inverse. Aujourd'hui, c'est le silence. Mais la grogne monte et l'on dénombre déjà plusieurs centaines de départs de militants et militantes des deux organisations, sensiblement dégoûté par la gestion de leurs organisations. De manière plus profonde, le mouvement d'Aristead - le "Red May Revolutionnary Movement" comme il se fait désormais appeler - commence à se répercuter au niveau national. Le sentiment de solidarité était déjà fort auparavant, mais il l'est encore davantage maintenant après l'intervention des forces de police et de sécurité contre l'Université et les étudiants. Jamais une telle violence n'avait été déployé contre une occupation d'université... si ce n'est bien entendu avant la révolution.

« C'est une honte, un tâche indélébile qui sera marqué pendant longtemps sur notre république et le pouvoir des conseils » a lâché le Président du Présidium de la Chambre Populaire Exécutive des Conseils Julius Blackwell. Il a violemment chargé l'intérim du conseil de la ville d'Aristead, pour son incompétence ainsi que sa manière de vouloir régler les différents politiques à l'intérieur de la cité. « Inadmissible et révoltant. Ne pleurez pas si l'on vous compare à Richmond et ses sbires, vous venez de donner raison à ceux qui vous accusent d'agir comme lui ! » a t-il notamment déclaré à James Gordon, qui se plaignait d'être comparé à un fasciste ou du moins, à un bras droit de Warren Richmond. Le Secrétaire Général du CCCP ne s'est pas montré plus tendre dans ses propos et à demandé immédiatement qu'une « enquête soit ouverte afin de tirer les choses au claire sur ce qui vient de se produire à Aristead. Il faut une enquête dans les forces de police, dans le département de la sécurité publique de la ville et il faut également que le Conseil de l'Etat de Clearden soit également soumis à une enquête. Nous ouvrirons les portes ! » s'est exclamé le Secrétaire Général Reed, le visage fermé et les bras levés, comme si il donnait un signal physique de sa volonté de tirer les choses au clair et de les étaler devant l'ensemble de la population. Aristead de son côté, reste toujours occupé. Si la bataille à l'Université n'aura duré qu'une nuit, la ville reste paralysée par la grève générale. James Gordon a été convoqué devant le Comité Central du Conseil des Commissaires du Peuple pour répondre des accusations contre lui, tandis que le gouvernement pourrait de son propre chef faire lever l'état d'urgence dans la ville d'ici les prochaines quarante huit heures. La révolte d'Aristead pourrait bien acquérir un caractère national.

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Viktor Troska
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06 Juin 2042

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ÎLOT ARISTEAD

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This, but not ironically...

Aristead, Aristead, Aristead... Pas un seul instant sans que l'on parle de c'te foutue ville. Depuis quand serait-elle plus importante qu'une autre ville de notre pays ? Parce qu'elle s'est défendue vaillamment durant la guerre civile ? Parce qu'elle est cette ville héroïque dont on nous rabat les oreilles ? Certes, très bien. Aristead l’héroïque a résisté et grâce à elle, nous ne sommes pas sous une dictature militaire. Au mieux, nous avons gagné une dictature de bureaucrates, de communistes et de commissaires. A t-on réellement gagné au change ? Certainement pas. Aristead nous fait chier, disons le clairement. Ce cloaque de gauchistes qui s'évertue à vouloir transformer un taudis pour fumeurs de joints en "ville nouvelle socialiste", c'est des conneries pour faire bander les autres gauchistes à travers le monde. Eux ils ne vivent pas au Westrait, ils ne savent pas la réalité. Aristead l’héroïque ouais, mais personne parle de l’héroïsme de son Holocauste Rouge (Vous savez la soi-disant "Terreur Rouge" qui aurait moins tué que la "Terreur Blanche" - qui n'a jamais existé - pour se donner bonne conscience) et des gens pendus à des lampadaires, des autres fusillés à même le trottoir pour avoir simplement soutenu une fois le gouvernement militaire et ne pas finir avec une balle dans la tête. Bel héroïsme, vraiment ! Il faut en finir avec les mythes qui continuent de nous être imposé comme la vérité historique. Aristead nous saoule, en plus cette ville est réellement laide. Si c'est ça la ville socialiste de demain, que demain n'arrive pas...

Les étudiants gauchistes ont voulu faire les malins et se sont fait rattraper par la réalité. Quand il fallait défendre la brave police contre la LoD, là il y avait du monde. Par contre quand c'est pour évacuer une université occupé illégalement et qui empêche les autres de pouvoir étudier, alors là... inadmissible, la police de notre pays devient fasciste. La bonne affaire ! Et le gouvernement au lieu de soutenir les forces de police qui doivent lutter contre cette chienlit, décide en plus de les punir collectivement. On se croirait entrain de rêver ! Songez bien à ce qui est entrain de se passer. L'on va remplacer nos forces de sécurité par des milices entièrement entre les mains du gouvernement et les communistes pourront une fois de plus faire la loi en toute impunité. Il est de notre devoir de défendre nos forces de sécurité, qui n'ont rien à se reprocher et qui ont fait leur travail. Rien ne marche correctement dans ce pays, c'est quand même un comble ! Sans parler de l'hypocrisie de ce pseudo manifeste qui est à mourir de rire. Qui dénonce les bureaucrates depuis de nombreuses années ? Qui explique depuis longtemps ce qu'est réellement la nature du régime de notre pays ? C'est bel et bien le camp national et social ! C'est à dire nous. Mais l'on fait semblant de ne pas nous écouter, ou de dire que nous racontons n'importe quoi. Pourtant, pourtant que nous avons toujours eu raison. Les gauchistes découvrent soudainement les bureaucrates et décident d'en faire la chasse. Hier Francis Barnes était un héros, maintenant il est traité comme un paria. Browning ne vaut pas mieux que Grant, c'est exactement la même merde, la même engeance qui veut ruiner notre pays et notre peuple.

Aristead nous emmerde, Aristead nous fait chier. Il y a une ambiance de mort, derrière cette "grève générale" qui n'est rien d'autre qu'une prise d'otage d'une ville entière. Alors que le mouvement est entrain de refluer et qu'il subsiste uniquement à Aristead, le gouvernement se range du côté des excités, en accordant de nouvelles élections. Bah voyons ! Les grands alliés de hier sont maintenant les vilains bureaucrates d'aujourd'hui. Plus rien n'a de sens, si ce n'est ce que dicte les communistes au gouvernement, qui est littéralement truffé de commissaires qui font respecter la décision des "camarades". Aristead à tous les tords, passons cette foutue ville au lance flamme. Plein le cul d'Aristead, de ses pseudos révoltés, de son gauchisme décadent et de son marxisme culturel. C'est une ville à chier, qu'il faut atomiser. Bombardons Aristead, écrasons Aristead, exterminons Aristead. Qu'il n'en reste rien et que nous puissions de nouveau parler des véritables problèmes que connait notre pays : Le fait que Reed et son gouvernement utilise le mouvement d'Aristead pour faire oublier qu'il planque de la thune dans un paradis fiscal. Mais à part ça, c'est Barnes et Gordon les vilains bureaucrates qui veulent restaurer le capitalisme. Ce sont eux les héros et ce sont eux qui devraient être porté par les masses, pas les pseudos leaders qui sont là depuis sept ans et qui dégomment qui ils veulent dans l'ombre. Bombardons Aristead. Détruisons Aristead. Rayons ce mouvement et cette ville une fois pour toute, pour ce qu'elle a fait subir à des milliers d'innocents victimes de l'Holocauste Rouge. Qu'Aristead crève, avec sa grève, son gauchisme et son mouvement d'idiots utiles à la solde de la clique Reed-Grant.

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Viktor Troska
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24 Juin 2041

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CE QUE NOUS DEVONS AU RED MAY MOVMENT

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Aristead a retrouvé son calme... pour combien de temps ?

Le Red May Movment ne peut aucunement nous laisser indifférent. Que l'on soit pour ou contre, il est évident que ce qui s'est passé à Aristead marque une étape importante dans le développement et l'affermissement de la révolution westréenne et de l'expérience originale de son socialisme. Une ville entière s'est rebellée contre son administration, contre son conseil, contre ses forces du maintien de l'ordre... Non pas dans le but de mettre un terme au régime des conseils, mais au contraire d'essayer de faire revivre ce qui a fait sa grandeur pour de nombreux et nombreuses westréens : Un régime où celles et ceux qui travaillent doivent décider et être les maîtres en tout. C'est en ce sens qu'il faut comprendre pourquoi et comment Aristead en est venu à se révolter, à lancer une grève générale victorieuse et finalement réussi à renverser le statu-quo. Car il s'agit bien d'un statu-quo qui a été renversé, cette forme perverse qui est nommé aujourd'hui "l'institutionnalisation", le danger de voir la révolution se perdre dans le marécage d'un pragmatisme, d'un réalisme qui devrait lui faire perdre son attrait révolutionnaire. C'est cela qui a fait naître le mouvement, l'a vu croître et l'a finalement vu gagner. Il s'agit d'une victoire dont nous n'arrivons peut-être pas encore à voir tous les aboutissements, tellement les enseignements de la révolte d'Aristead paraissent importants. Il faut cependant tenter de faire une première synthèse, même si elle peut paraître bancale.

Tout d'abord, le fait que le mouvement se soit constitué et se soit affermi à Aristead n'a rien de surprenant. Depuis la fin de la guerre civile, elle concentre toutes les attentions et toutes les convoitises politiques. Elle est très certainement l'une des villes où le ferment révolutionnaire est le plus important et le plus vivace. Qu'une telle explosion puisse se produire ici n'a donc rien d'anodin. Politiquement, la ville était plus ou moins prête pour cela. Les principales organisations politiques et révolutionnaires y sont bien implantées et disposent d'un réseau de militants extrêmement important. Lors d'un de mes passages dans la ville, j'ai été surprise de voir la tonalité des discussions politiques : Il ne s'agissait pas uniquement de discuter de grandes questions théoriques, mais de donner une direction d'ensemble à un mouvement ainsi qu'à une société toute entière. Le Red May Movment par son existence et par sa soudaine apparition sur le devant de la scène historique a été le déclencheur remettant en avant une question fondamentale, qui est celle de la structuration de la dictature du prolétariat, de l'organisation de la société socialiste ainsi que de la lutte contre les tares et les dérives qui continuent d'exister dans une société en transition comme la société westréenne. La radicalité exprimé par le manifeste pouvait apparaître suspect. Après tout, ne dit-on pas que les pires excès de la part "de la gauche" ne sont finalement que des erreurs de droite, ou du moins qui peuvent permettre aux conceptions les plus droitières de pouvoir émerger ?

Après l'épisode de la "Bataille de l'Université d'Aristead", l'on aurait pu croire que le mouvement allait littéralement emporter toute la ville dans un tourbillon de violence. L'agressivité extrême du conseil de la ville ainsi que des forces dépendantes de la sécurité publique auraient pu provoquer des affrontements bien plus grave et peut-être faire resurgir de vieux démons. Pourtant, rien de cela ne s'est passé. La discipline et l'organisation du mouvement, des partis et des syndicats ont finalement évité que des affrontements ne se produisent et cherchent finalement à faire détourner totalement le mouvement de son but original. Tout au plus, il l'aurait rendu moins sympathique pour beaucoup de personnes. Rapidement isolé, les éléments les plus "à gauche" n'ont plus eu qu'à devoir se rapprocher du reste du mouvement et accepter que leur tactique n'était pas la bonne, voir qu'elle était néfaste. La grève générale de son côté a démontrer qu'elle pouvait mettre à terre toute l'administration d'une ville et littéralement faire cesser le travail au bout de quelques jours. Face à cela, l'administration n'a rien pu faire. Chercher à frapper les étudiants et les étudiantes qui ont proclamé une "Commune", c'était vouloir détourner le problème. Mais les réprimer sauvagement a finalement produit l'effet contraire et a permis de solidifier plus que jamais le Red May Movment et le faire grossir et lui donner une légitimité nationale. L'on retrouve ici un slogan révolutionnaire assez connu, "qu'être attaqué par l'ennemi est une bonne chose", car cela veut dire que l'ennemi nous reconnait comme un danger, un danger qu'il faut briser par tous les moyens.

Les élections ont été un triomphe pour la majorité ainsi que pour les éléments moteurs constituant le Red May Movement. A l'étranger, l'on pouvait lire que la ville était en feu, qu'il y avait des destructions et que l'armée avait été obligée d'intervenir pour mettre un terme au mouvement. Bref, la révolte d'Aristead ne pouvait être qu'au final l'oeuvre de pyromanes incontrôlés qui montraient le caractère nécessairement anti-civilisationnel du marxisme. Les anticommunistes sont toujours embêtés que leur vision binaire du monde s'effondre : Si il y a une révolte dans un pays socialiste, cela veut dire que la population ne veut plus du régime en place. Cette révolte est donc légitime ! Si il y a une révolte dans un pays socialiste qui vise à empêcher la révolution de dévier de sa trajectoire, il ne peut s'agir que d'une manœuvre du pouvoir pour imposer davantage un contrôle totalitaire sur sa société. Il y la bonne révolte et la mauvaise révolte... Une fois de plus, l'on a essayé de nous expliquer que Reed et le gouvernement seraient des personnes sages, mais qu'il y aurait des illuminés qui s'opposeraient à lui. Reed le modéré contre les gauchistes ! Pauvre Reed, être encore une fois utilisé par une puissance étrangère pour montrer le "bon marxiste", contre le "mauvais marxiste"... Quand l'on sait qu'il a lui-même soutenu le mouvement, qu'il s'est rendu dans la ville entièrement paralysée par la grève générale pour y apporter son soutien, il y a effectivement de quoi rire. Comment les anticommunistes pensent-ils être pris au sérieux ne serait-ce qu'au Westrait même ? La révolte d'Aristead fausse entièrement le logiciel des ennemis de la révolution westréenne. Ils ne peuvent pas comprendre et ne veulent pas comprendre la réalité du mouvement ainsi que le grand service qu'il rend à la cause révolutionnaire en la renforçant.

Alors que la reprise du travail commence à être effective et que l'administration de la ville a été totalement "épurée" des éléments jugés responsables de la situation, le devenir d'un tel mouvement reste plein et entier. Car Aristead est restée désespérément seule, malgré une agitation dans le pays en faveur du Red May Movment. L'on a pu le constater lors des élections dans la ville puis pour le Conseil d'Etat de Clearden : Aristead a désormais une majorité écrasante qui souhaite modifier en profondeur les mécanismes de gestion de la ville et sa transformation socialiste, alors que le Conseil de l'Etat a connu une nouvelle majorité, mais avec une petite poussée du Republican Party ainsi que du Westrait National People's Party. L'opposition n'a pas réussi à capitaliser sur le mouvement, mais elle a certainement réussie à attirer les plus indécis et ceux qui doutaient, afin de les faire voter pour eux comme un possible "rempart" contre d'autres subversions à venir. Après tout, lutter contre "l'institutionnalisation" ne vise pas uniquement que les partis de la majorité, mais l'ensemble des organisations et des partis qui participent à l'exercice du pouvoir. Qu'un Barnes attise contre lui la rancœur pour un projet douteux de rénovation urbain, veut dire qu'il doit y avoir d'autres Barnes avec d'autres projets douteux dans d'autres villes que celle d'Aristead.

C'est en cela que les événements qui se sont produit dans la ville sont d'une grande importance : Il ne s'agit pas d'un mouvement isolé qui n'est possible qu'à Aristead, qui serait uniquement localisé à un instant t. Si nous avons une vision fixiste, nous pourrions penser que si. Le mouvement était localisé dans la ville, il était condamné à mourir dans la ville. Si nous adoptons une vision dialectique, nous devons voir exactement le contraire. Peut-être que le mouvement par sa soudaineté, était en avance sur le reste du pays. Il n'est que l'expression d'un sentiment bien plus vaste mais qui ne s'est pas encore totalement matérialisé. Il s'agit de quelques germes qui vont devoir pousser et fleurir, pour ensuite se répandre dans le reste du pays. Le Red May Movment va réapparaître, sous d'autres formes, d'autres appellations mais très certainement avec les même objectifs. Lutter contre l'institutionnalisation, lutter pour la préservation de l'idéal révolutionnaire, lutter pour le maintien de la dictature du prolétariat, lutter contre les excroissances bureaucratiques de l'administration au sommet de l'Etat comme aux plus petits échelons, etc. Hier c'était Aristead qui s'embrasait, demain cela sera peut-être une autre ville, peut-être même Odmouth ou Shalduffy. Voilà ce que nous devons au Red May Movement ainsi qu'aux masses héroïques de la ville toute aussi héroïque d'Aristead : Elles ne font que rappeler que le combat pour le socialisme est continuel et qu'il est fait de luttes qui devront constamment faire avancer la cause révolutionnaire ainsi que de la juste application des principes de la dictature du prolétariat. Le mouvement est mort, vive le mouvement !


Loretta Patton


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Viktor Troska
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11 Juillet 2042

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« LE TRADITIONALIST WORKER PARTY ? UNE CRÉATION DU COMPUBSAFE... »

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Terry Holder a surpris lors de sa dernière déclaration publique

Peut-être n'était-ce qu'une boutade au fond, ou un propos qui aurait été totalement compris hors de son contexte. Depuis plusieurs jours, chacun essaye de comprendre ce que le Président du Westrait National People's Party a bien voulu insinuer. Déclarer que le Traditionnalist Worker Party est une création du ComPubSafe, c'est considérer qu'une partie de l'opposition n'existerait pas ou qu'elle serait purement et simplement manipuler par le pouvoir en place. Un brin paranoïaque ? Ou alors tout simplement une mauvaise sortie ? Les propos de Terry Holder ont provoqué un certain remous, a commencé au sein du Traditionalist Worker Party qui s'est immédiatement défendu d'être la création de qui que ce soit, si ce n'est de la libre volonté de la "communauté du peuple westréen" (sic). Il ne fait aucun doute qu'il y a un long contentieux au sein de l'opposition, notamment par le fait que Diana Rich faisait encore partie il y a peu du WNPP et qu'elle s'en faisait une défenseure acharnée. Ce n'est plus le cas aujourd'hui et la rupture semble être des plus nets. Le recentrage du WNPP avec le Republican Party a sans aucun doute été mal accepté par Rich et ses partisans qui ont du se sentir véritablement trahi. De plus, l'oscillation politique de Rich et ses partisans depuis plus d'un an et demi devait nécessairement les mener à rompre avec leurs anciens "amis" et adopter une position bien plus ferme. Si il y a déjà eu de nombreuses pétitions pour faire interdire le Traditionalist Worker Party, ce dernier semble pour le moment bien s'en sortir et ne pas être réellement inquiété.

Ce qui explique sans doute les paroles de Terry Holder, trouvant suspect que le TWP puisse exister et prospérer alors que sa propre organisation et le reste de l'opposition peine à pouvoir correctement s'organiser sans être "harassé par la sécurité publique". Mais de là à dire que le TWP est une création du Commissariat du Peuple à la Sécurité Publique, il y a peut-être un pas à ne pas franchir. « Ces propos sont ridicules et grotesques », a déclaré le Commissaire du Peuple Patrick Clay après la sortie du dirigeant nationaliste. « Le Citoyen Holder pense qu'il peut faire avaler une telle pilule aux membres de son organisation, mais certainement pas à la majorité de la population. Les difficultés de l'opposition, elles se les créent elles-même. Chercher à vouloir impliquer notre Commissariat en expliquant qu'il serait derrière la création de telle ou telle organisation... C'est tout au plus du complotisme de bas étage. Le Citoyen Holder vaut mieux que ça... » s'est lamenté le Commissaire du Peuple, expliquant également qu'il y avait des enquêtes actuellement effectuées afin de s'assurer que le TWP n'est pas financé par l'étranger, voir qu'il n'est d'ailleurs tout simplement pas une organisation qui est été crée par des forces étrangères... Ce qui a fait réagir le Président du Westrait National People's Party, ironisant sur le fait « que le TWP soit financé par l'étranger ou alors par le ComPubSafe, cela revient au même» avant de conclure que « l'un dans l'autre, il s'agit d'une manœuvre qui renforce les intérêts du gouvernement en place et effrayer les mécontents par des procédés douteux »

D'autres semblent y avoir un aveux de faiblesse, voir une manière de vouloir faire oublier ce qui s'est produit il y a peu à Aristead. L'absence de réaction de l'opposition ainsi que sa défaite lors des élections dans la ville comme dans l'Etat de Clearden, semble démontrer que le WNPP ainsi que le RP n'aient pas réussi à surfer sur la vague de mécontentement. Encore pire, il semblerait que de nouvelles dissensions existent avec l'United Progressive Party puisque cette dernière formation est de plus en plus marginalisé par les principaux poids lourds de l'opposition. Là où l'UPP veut garder un discours socialisant (bien que non marxiste), le WNPP ainsi que le RP jouent sur une rhétorique ouvertement libérale, protectionniste et conservatrice. Sale temps donc pour l'opposition, qui doit se méfier de "sa gauche" représenté par l'UPP ainsi que par sa "droite" représenté par le TWD et qui vont sans doute essayer de tirer à eux la couverture et profiter des dissensions pour se renforcer davantage. Il faut dire que les propos de Terry Holder ne vont certainement pas aider à trouver un nouveau compromis ou faire baisser la tension. Ce type de rhétorique alarmiste et conspirationniste aura plutôt tendance à renforcer la majorité et à faire s'éloigner les indécis de l'opposition, que l'inverse. Pourtant, Terry Holder reste sur ses positions et a également déclaré qu'à un moment où un autre, « la vérité finirait bien par éclater à propos de la nature réelle du Traditionalist Worker Party et à ce moment là, nous demanderons des comptes ! » Une autre envolée lyrique sous forme de menace, qui semble un peu plus porter du discrédit à un homme qui jusque là s'était plutôt bâti une solide réputation.

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Viktor Troska
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14 Juillet 2042

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LE MOUVEMENT COMMUNISTE INTERNATIONAL DANS LA TOURMENTE

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Jamais la rupture n'a paru être aussi proche et les risques d'éclatements aussi importants

Il ne s'agit pas ici de revenir en totalité sur les divergences qui animent depuis de nombreuses années le courant communiste gandharien et westréen. Cela nécessiterait certainement une étude plus approfondie et un réel travail de fond, sur une perspective historique assez large. Mon but ici est plutôt d'essayer de montrer les développements récents et les causes qui pourraient mener à des tensions au sein du mouvement communiste international, suite aux récentes déclarations et changements qui se sont produit au Gandhari. Ce dernier s'est prostré dans une position de défense depuis maintenant plusieurs semaines, défendant ses propres perspectives politiques et idéologiques tout en attaquant les communistes westréens : Ces derniers chercheraient à les chasser de l'Internationale Communiste, n'accepteraient pas de sortir de l'orthodoxie. Une chose est cependant à noter, les communistes westréens n'ont fait aucune déclaration en ce sens. L'on pourrait même dire que leur silence est plutôt gêné, que complice. Les communistes gandhariens s'emmêlent donc les pinceaux en affirmant d'un côté vouloir pleinement expérimenter leur propre voie vers le socialisme et de l'autre se sentent obligé d'attaquer les communistes westréens à tour de bras, ces derniers cherchant à vouloir les évincer ou du moins, de vouloir les "excommunier" car ils ne suivraient pas une ligne officielle. La ligne de conduite gandharienne est ici tout aussi surprenante qu'étrange. Accepter d'un côté son révisionnisme mais de l'autre continuellement effectuer un tir de barrage contre une menace fantôme, montre l'inconfort de la position du PCG.

Car et il faut le noter d'emblée, le Westrait Communist Party n'a pour le moment pas réagit négativement à ce qui se produit en terme institutionnel, politique et idéologique chez le voisin et pays-frère du Gandhari. Cela ne veut aucunement dire qu'il n'y a pas au sein du WCP un certain étonnement et peut-être même un certain mépris vis à vis de ce qui se produit au sein du Gandhari ainsi que du Parti Communiste Gandharien. Ce dernier ne cesse de proclamer son originalité et son pragmatisme, contre une "orthodoxie" qui serait affiché par le Westrait Communist Party. D'un point de vue général, il est évident que le PCG est très loin des canons du marxisme et l'on peut même dire qu'il sort tout simplement du marxisme quand il proclame qu'il n'y a plus de classes sociales au Gandhari, qu'il n'y a pas de possibilités d'un retour des anciennes classes possédantes, que tout le monde va participer de manière égal au sein des conseils fédéraux au sein du pays, etc. En effet, pour des marxistes authentiques qui sont à la tête du WCP, de telles propositions ne peuvent que proclamer un haussement de sourcils, si ce n'est un éclat de rire. Pourtant lors du dernier congrès du PCG, la représentation westréenne s'était félicité lors d'une courte intervention de voir que sur le fond, les deux organisations partageaient des grandes lignes communes malgré les divergences qui existaient. Cependant, le WCP n'a pas encore frappé, ni condamné ouvertement les positions révisionnistes du PCG. L'on peut imaginer que cela vient du fait que le WCP soit lassé de vouloir mener des polémiques qui sont sur le papier accepté par leurs camarades gandhariens, mais qui ne sont jamais appliqué afin de mener des campagnes de rectifications.

Alors que les communistes gandhariens ne cessent d'attaquer les communistes westréens sur le plan idéologique et politique, ces derniers se montrent pour le moins assez courtois. Ils laissent passer l'orage et acceptent même depuis maintenant plusieurs semaines et mois, de se prendre - pardonnez moi l'expression - des seaux de merde sur la tête tout en continuant de sourire. Il y aurait pourtant de nombreuses choses à dire et l'on connait la véhémence du WCP lors des polémiques internationales qui l'opposent à d'autres organisations et partis sur des questions stratégiques. Pourtant jusqu'ici rien. Cela provient sans doute de deux choses : Premièrement, le WCP est très certainement encore entrain d'analyser et de formuler sa propre conception de ce qui s'est produit il y a peu à Aristead. Cette expérience courte mais intense a certainement renforcé la conviction d'une partie du WCP que contrairement aux allégations des gandhariens, la lutte des classes continue bel et bien sous le socialisme et que le processus révolutionnaire ne s'arrête pas subitement parce que l'on aurait proclamé une "démocratie directe" qui aurait chassé le spectre de la restauration capitaliste. Deuxièmement, la lutte de ligne au sein du WCP est sourde, mais intense. L'on sait que Robert Browning est factuellement Secrétaire Général, mais que sa ligne générale est constamment chahuté par une majorité de plus en plus grande au sein de son propre Parti. En soi, les idées de Browining sont celles qui sont actuellement développés au Gandhari, mais il ne dispose pas d'une assise importante pour pouvoir appliquer un changement de ligne à une organisation comme le WCP, trempé dans la lutte depuis presque une décennie entière. Le dernier espoir du Gandhari semble être d'après son propre aveux, que des "socialistes modérés" se placent sur la position du PCG et permettent des changements semblables au Westrait. Difficile de pouvoir dire si cette stratégie semble la bonne.

A part peut-être le Democratic Socialist Party - qui pour le coup est également sur une ligne semblable développé au Gandhari - et peut-être les franges les plus droitières du Farmer-Labor Party et de l'United Progressive Party, il n'y a politiquement aucune formation politique capable de pouvoir dire clairement qu'elle souhaite mettre fin à la dictature du prolétariat sous prétexte que la révolution "serait terminé". Encore une fois, la révolte d'Aristead et le Red May Movement semblent avoir démontré par la pratique que de telles conceptions sont étrangères au Westrait. Un autre point important est le renforcement de l'hégémonie politique et idéologique du WCP sur une grande partie du spectre politique westréen. Son rapprochement avec le SWPW et surtout avec le SP - Syndicalist Party - et plus surprenant encore avec le Democratic Party semble faire triompher ce qui a toujours été le pilier de la révolution westréenne : L'organisation du pouvoir d'Etat sur la base des conseils, comme forme d'expression de la dictature du prolétariat. Intermédiaire entre les conseils et l'exercice du pouvoir, la puissance syndicale westréenne qui est sans doute la plus importante au monde. Personne n'ose ouvertement remettre en cause cet état de fait, si ce n'est l'opposition. L'on imagine mal quand même le PCG se mettre à soutenir le Republican Party ou le Westrait National People's Party, voir même le Traditionalist Worker Party... Cela semble pour le moins exclu. Donc la manœuvre gandharienne semble être précaire et assez peu solide.

Dernier point, le Gandhari insiste énormément sur la nécessité de sa crédibilité au niveau international. L'une des raisons devant marquer la fin de la période révolutionnaire et l'abandon des symboles socialistes viendrait du fait qu'il ne faudrait plus chercher à faire peur à de nombreuses nations à travers le monde et de montrer patte blanche. C'est là je pense, le cœur de la discorde entre le PCG et le WCP. En disant vouloir lutter contre l'orthodoxie et "construire une société socialiste dans un monde capitaliste", le PCG et Lota disent vouloir se dégager de la vision "orthodoxe" du WCP et tout simplement de la FSRCW en refusant de vouloir mener des révolutions armées et de soutenir des mouvements révolutionnaires afin de provoquer des révolutions. En soi derrière un pragmatisme affiché, le PCG et le Gandhari essayent de faire oublier la période de Lota première du nom, avec son interventionnisme à tout vent. Je dois avouer que cette position ne peut que provoquer un haussement d'épaule : Jamais le WCP n'a dit qu'il souhaitait exporter la révolution par la force, pas plus que le gouvernement westréen.

Toute la logique de la politique internationale westréenne repose sur un axiome simple et qui a été maintes et maintes fois répétés. Celui de la coexistence pacifique avec des pays partageant des régimes politiques, sociaux et économiques différentes, mais jamais cette coexistence pacifique ne pourrait inclure les classes sociales en luttes internationales. Pour faire simple, d'Etat à Etat il y a coexistence pacifique, mais pas au niveau des classes qui luttent à travers le monde. Bref, le PCG essaye de faire passer le WCP et le gouvernement westréen pour des va t-en guerre et des exportateurs de la "révolution mondiale" tout en se gardant d'être des défenseurs de la multilatéralité du monde. Cette position est ridicule et n'est qu'une insulte que le PCG fait au WCP en feignant d'ignorer sa position sur le plan diplomatique. L'on pourra noter en guise de conclusion que de nombreux points restent encore à soulever mais que dans le fond, c'est bel et bien les communistes gandhariens qui ne cessent d'attaquer les communistes westréens en prétendant le contraire. Le moment où les communistes westréens vont commencer à accepter la polémique et la mener de front, il est fort à parier que le résultat sera le même que durant les dernières confrontations : Le PCG se couchera et fera semblant d'accepter les critiques sans réellement les appliquer. Restera alors à savoir si le WCP prendra sur lui de condamner les positions du PCG au sein même du Comintern et de prendre le risque de donner plus de crédibilité au PCRG de Dahang, formation qui n'a jamais réellement prise en considération par les communistes westréens. Seul l'avenir nous le dira.

Mark Waters


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Viktor Troska
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Message par Viktor Troska »

17 Juillet 2042

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CHAMPION DU MONDE !

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Enegoita mort de rire... Profitez car c'est pas souvent !

« The Red Army is the strongest ! », pouvait-on lire sur un tifo géant déployé par les supporters westréens lors de la finale les opposant à l'équipe d'Al-Aqsa. Effectivement, la Red Army a été la plus forte même si il aura fallut du temps pour qu'elle s'impose. La surprenante équipe d'Al-Aqsa aura finalement tenu jusque dans les dix dernières minutes de jeu, avant de se faire fusiller sur place à deux reprises par le jeune Tim Mayer et cela en moins de cinq minutes. Rien ne semblait être acquis au début. Le groupe dans lequel évoluait la Red Army était considéré comme potentiellement dangereux, Enegoita allant jusqu'à déclare que passer les poules allait être difficile. Victoire contre l'Aiglantine, victoire à l'arrachée contre le Chikkai et un nul contre le Kars, on peut dire que tout s'est finalement assez bien passé, même si il a fallut batailler longuement contre le Chikkai et devoir se rattraper lors du dernier match face au Kars. Jusque là, tout roulait. « On était réellement anxieux, il faut dire que lorsque l'on fait partie des favoris, il y a énormément de poids sur nos épaules. Nous avons joué notre jeu et nous nous sommes donné à fond, cela a payé. » a déclaré Sam Beaumont, pilier de l'équipe et vétéran chevronné qui a soulevé sa première coupe du monde après une carrière déjà bien remplie. Puis, il a fallut se battre contre la Rumagnola dès les huitièmes. « Ce n'était pas trop la fête quand on a vu contre qui on jouait pour les huitièmes, autant être franc » se souvient le portier westréen Anthony Barett.

Pourtant, un doublé de Ethan Fraser permettra à la Red Army de pouvoir se qualifier pour les quarts. On souffle et on se dit que le plus gros est passé. Enegoita remotive ses troupes et la possibilité d'accéder au dernier carré de la compétition semble se profiler. C'est l'équipe de Byrsa qui se met en travers de la route de la Red Army. Un brin songeur, l'entraîneur westréen confiera lors de la conférence de presse après la finale que « J'ai su que nous remporterions la compétition avec notre excellent match contre le Byrsa. On a beaucoup dit que nous avons joué contre une équipe fatiguée et diminuée, mais c'est le football pas vrai ? Quelle équipe arrivant à ce stade de la compétition n'est pas fatiguée ? Ce n'est pas rendre justice à nos joueurs et encore moins à ceux de l'équipe adverse. Nous l'avons emporté parce que nous avons mieux géré tactiquement le match que nos adversaires, tout simplement. Le reste... » Il est vrai qu'à ce stade de la compétition, la Red Army déroule et colle cinq buts au Byrsa qui ne devait pas s'attendre à se faire sortir sur un tel score, surtout au vue des matchs précédents. Lorsqu'on lui a demandé si il n'avait pas de doute lors de la rencontre face à la Valdaquie, "El Loco" garde son flegme légendaire : « Ils ont été meilleur sur la première partie du match, mais nous n'avions pas encore déroulé totalement notre jeu. Au moment où nous avons réussi à mettre le pied sur le ballon, la victoire était à nous. Un à zéro, cela suffit amplement comme victoire » Pas de fioriture, seulement aller à l'essentiel.

Le grand moment de la finale face à Al-Aqsa. Personne ne donnait l'équipe nord-algarbienne comme possible outsider et encore moins de la voir être en final contre l'un des favoris de la compétition ! Pourtant dans le sport, tout peut arriver. Respecter ses adversaires jusqu'au bout, c'est essentiel. « Grands, petits, moyens on respecte tout ceux respectables » comme le dit si bien le rappeur makengais Isib. Le match sera serré et tendu pendant quatre-vingt longues minutes. Puis la délivrance : Entrée en cours de jeu et lancé pour la première fois par son entraîneur, Tim Mayer marque son premier doublé sous les couleurs de l'équipe nationale et en finale de coupe du monde ! Ce bonhomme n'a que 18 ans et pourtant, il vient d'entrer dans la légende. Quand l'arbitre siffle la fin de la rencontre, les westréens exultent. Enegoita jusque là impassible, saute partout et affiche un large sourire, prenant dans ses bras ses joueurs. Lorsque Anthony Barett soulève le trophée, on peut encore voir les larmes qui coulaient il y peu sur ses joues. C'est une victoire importante, car elle est celle d'un collectif avec à sa tête un homme qui n'a jamais rien lâché : Effectivement, "El Loco" a un surnom qui lui va à ravir. Voilà plus de cinq ans qu'il remodèle entièrement le football westréen et qu'il ne cesse de clamer que le football socialiste finira par l'emporter. Après plusieurs échecs, beaucoup de rage et d'attente, voilà qui se produit. « Certains vous surnomment désormais "El General" » dit un journaliste à Andoni Enegoita. « C'est une fierté de commander la meilleure armée au monde » répond ce dernier en éclatant de rire. Champion du monde les enfants !

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Viktor Troska
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Message par Viktor Troska »

20 Juillet 2042

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DOUGLAS REED : « AUCUN TORCHON NE BRÛLE ENTRE CEWELL ET BUNAGHAR »

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Le Secrétaire Général du Comité Central du Conseil des Commissaires du Peuple a décidé de mettre les choses au point

Nombreuses sont les passes d'armes qui se déroulent tantôt en coulisse et tantôt devant nos yeux, entre les communistes westréens et les communistes gandhariens. Si le débat est vif et les coups portés sont assez nombreux, il faut éviter l'incendie. Du moins, c'est la posture officielle qu'a adopté le Secrétaire Général du Comité Central du Conseil des Commissaires du Peuple Douglas Reed, dans une récente intervention médiatisée. « Aucun torchon ne brûle entre Cewell et Bunaghar, ce sont des ragots de la presse à scandale, pas la réalité. On fait d'une montagne ce qui n'est pour qu'une souris » s'est tout de suite dépêché de déclarer le Secrétaire Général du CCCP. Pour lui, on en fait des tonnes et on en rajoute des deux côtés. «Il y a des divergences politiques et idéologiques entre le Parti Communiste Gandharien et le Westrait Communist Party. Fort bien. En quoi cela concerne les relations entre deux pays frères ? Je n'arrive pas réellement à comprendre où certains veulent en venir », s'enquiert l'intéressé en arborant un large sourire. « Le gouvernement westréen n'a jamais attaqué jusqu'à présent la manière dont le gouvernement gandharien gère ses affaires intérieures. Soyons un peu responsable, j'agit en tant que représentant d'un gouvernement. Je n'ai pas à exprimé mon propre avis personnel et de militant d'organisation politique sur ce qui se passe au Gandhari. Je peux le faire en privé ou au sein de ma propre formation politique, mais là je parle comme chef de gouvernement. On mélange tout et c'est assez pénible » confie le Secrétaire Général du CCCP qui aimerait une fois pour toute clarifier sa position et celle du gouvernement westréen.

Il faut dire que tout le monde scrute attentivement ce qui est entrain de se passer entre les deux pôles majeurs du socialisme international. Une rupture ouverte et déclarée entre d'un côté le Westrait et le Gandhari pourrait s'avérer désastreuse. En effet, le poids politique et idéologique penche irrémédiablement du côté du premier, tandis que le poids économique et diplomatique penche de son côté pour le second. Personne n'aurait intérêt d'un point de vue inter-étatique à une telle séparation qui ne produirait rien de bien, mais favoriserait tout au plus les adversaires des deux pays. C'est ce que Douglas Reed a tenu à réaffirmer, lorsqu'il déclare qu'il y a « urgence à ne pas tout confondre et bien discerner ce qui entre dans le cadre des relations inter-étatiques et ce qui relève du domaine politique et idéologique. Si le WCP et le PCG veulent en découdrent idéologiquement c'est une chose, mais cela n'entachera pas la solide et profonde amitié qui existe entre le Westrait et le Gandhari ». Chacun aiguise cependant ses couteaux et les articles ainsi que les déclarations fusent, surtout du côté gandharien. Il y a quelques jours cependant, des coups de semonces provenant de l'Ölan par l'intermédiaire de Tâve sor semblent faire basculer le troisième des pays socialistes du côté du WCP : L'article court et incisif pourrait faire se ranger le PK (Parti des Travailleurs) contre la nouvelle position adoptée par le Parti Communiste Gandharien. Pour le moment passé sous silence, cette prise de position "à minima" diront les observateurs semble faire pencher la faveur du côté des westréens et désavouer un positionnement qui se voudrait "atypique", mais pas selon Tâve sor.

Quoi qu'il en soit, l'attitude générale du Westrait vis à vis du Gandhari ne semble pas changer d'un iota. Accompagnant la révolution gandharienne et ayant soutenu continuellement ses changements - malgré des revirements parfois spectaculaires -, il semblerait que le gouvernement cherche plutôt à éviter que la polémique ne sorte de son cadre et qu'elle ne déborde des limites qui doivent lui être fixées. « J'ai au une discussion hier dans la journée avec le Camarade Lota, par visioconférence. Nous avons pris le temps de discuter, d'échanger et de nous écouter. Nos relations ne changeront pas et elles continueront de s'approfondir dans le futur. Le Gandhari est notre principal allié en Janubie ainsi qu'un pays frère. Le Camarade Lota est toujours cordialement invité pour le Festival Anti-Impérialiste de Cewell où je serai heureux de pouvoir le rencontrer en personne et que nous puissions approfondir nos échanges. Je le redis, mais il n'y a aucun torchon entrain de brûler entre Cewell et Bunaghar. Ne favorisons pas le jeu de nos adversaires politiques et laissons la presse faire ses gros titres, c'est son but non ? » lâche le Secrétaire Général du CCCP avant de rire comme pour détendre l'atmosphère... La prise de position de Douglas Reed au nom du gouvernement westréen et les récentes discussions bilatérales prises à son initiative semblent vouloir calmer le jeu. Du moins, sur le plan purement inter-étatique. Entre les partis politiques et plus particulièrement l'Internationale Communiste, l'été risque d'être long et chaud. Gare aux coups de soleil !

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Viktor Troska
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Message par Viktor Troska »

24 Juillet 2042
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« LA RÉVOLTE D'ARISTEAD A PROUVÉ NOTRE DÉTERMINATION A MAINTENIR LA VOIE SOCIALISTE DE NOTRE RÉVOLUTION [...] »

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Anne Williams, nouvelle figure nationale après le Red May Movement à Aristead

Le Red May Movement aura surpris tout le monde par son ampleur mais également par ce qu'il semble légué pour le devenir de la révolution westréenne. Si d’innombrables personnalités se sont détachés et ont été mises au premier plan, nul autre n'est plus célèbre aujourd'hui que Anne Williams. Celle qui vient tout juste de fêter son vingt-quatrième anniversaire est aujourd'hui à la tête du conseil de la ville d'Aristead, après avoir été pendant plusieurs années délégué syndicale au sein de la principale usine automobile de la ville. Poussé en avant par les travailleurs et les travailleuses de l'usine ainsi que par le Red May Movement dans son ensemble, Anne Williams ne pensait pas avoir subitement autant de responsabilité et être propulsé sur le devant de la scène. Pour tout dire, elle se serait contenté de rester délégué syndicale et de faire son travail habituel, mais les choses ne se passent pas toujours comme on le souhaite. Elle est aujourd'hui la plus jeune personne a exercé un mandat à la tête d'un conseil d'une ville, tout en étant également la plus jeune femme à ce poste ! Channel 7 a décidé d'aller interroger celle dont la trajectoire politique et ses nouvelles responsabilités font figure de modèle pour toute une nouvelle génération de militants et de militantes.
CHANNEL 7 | « Tout d'abord, merci d'avoir accepté cette entretien pur Channel 7. Nous savons qu'avec vos nouvelles responsabilités, vous êtes pas mal débordé en ce moment... »

ANNE WILLIAMS | « Effectivement, de grandes responsabilités nécessitent d'avoir beaucoup de temps. Mais il faut aussi avoir du temps à soi sinon ce n'est plus possible. C'est donc un plaisir de répondre à vos questions. »

CHANNEL 7 | « Commençons simplement. Croyez-vous en la destinée ? »

ANNE WILLIAMS | « [Elle rigole] Non, je n'y crois pas. Je suis marxiste, je ne peux pas croire à la destinée. C'est une vieille absurdité un poil rétrograde, qui considère qu'il y aurait des forces qui régiraient la vie des hommes et des femmes. Je ne suis pas mystique. Rien n'était écrit pour que j'occupe ce poste actuellement. C'est le produit de la lutte collective de centaines de milliers de personnes qui sont responsables de cet état de fait. [Elle croise les bras en souriant] »

CHANNEL 7 | « Au moins, cela a la mérité d'être clair ! »

ANNE WILLIAMS | « Je préfère mettre les choses au point tout de suite, car il y a des rumeurs persistantes qui circulent en expliquant que j'occuperai mon nouveau poste uniquement par un coup de chance. 'Savez, les pitreries que balancent l'opposition continuellement... »

CHANNEL 7 | « Qu'est-ce qui a changé avec la Révolte d'Aristead ? »

ANNE WILLIAMS | « Beaucoup de choses et à la fois, peu de choses. J'expliquerai cela par le fait que le mouvement a été d'une intense spontanéité et qu'il s'est très vite structuré pour avoir un poids énorme. Rapidement, il avait une plateforme commune ainsi qu'un manifeste assez clair. Il y a eu une prise de conscience collective que quelque chose n'allait pas. C'est ce que l'on nomme aujourd'hui l'institutionnalisation. »

CHANNEL 7 | « Finir institutionnaliser, est-ce la pire des choses qui puisse arriver ? »

ANNE WILLIAMS | « Il y a sans doute pire, mais il s'agit d'une attitude générale qui peut mener à de graves déviations. Il est faux de penser que la Révolte d'Aristead n'avait que pour but principal de permettre à quelques étudiants gauchistes de proclamer une "Commune", c'est vouloir noyer le mouvement. La Révolte d'Aristead a prouvé notre détermination a maintenir la voie socialiste de notre révolution, c'est cela qui est fondamental et c'est pourquoi nous nous sommes battus. Quelle bataille d'ailleurs ! »

CHANNEL 7 | « Le mouvement n'a pas été assez loin selon vous ? »

ANNE WILLIAMS | « [Elle marque une pause pour prendre le temps de réfléchir] Je ne sais pas si le mouvement pouvait aller plus loin en tout cas. On ne peut pas du jour au lendemain demander plus que ce qui peut être fait. Ce serait de l'aventurisme, de l'avant-gardisme étroit qui nous couperait des masses. Il faut capitaliser sur ce qui a été arraché et se préparer à mener d'autres luttes. Car il va y avoir d'autres luttes, ce n'est que le début d'un cycle à mon avis. La Révolte d'Aristead et le Red May Movement ne sont qu'une amorce. La lutte va se généraliser, il y a encore tellement à faire... »

CHANNEL 7 | « Vous avez été largement plébiscité lors des élections pour le conseil de la ville. Certains ont mis en avant votre age, d'autres ont préféré insister sur les qualités politiques et syndicales que vous avez démontré. Il y a un décalage flagrant entre vos soutiens et vos détracteurs. »

ANNE WILLIAMS | « Rien d'anormal jusqu'ici, non ? Je veux dire, il est normal de se faire attaquer sur un tas de point et de manière lâche et veule. De l'autre côté, je sais pourquoi je suis au poste que j'occupe aujourd'hui. Je le dois avant tout à mon dévouement pour notre révolution et pour le triomphe du socialisme dans notre pays. Cela, personne ne pourra me l'arracher. Je prouverai par la pratique comme j'ai prouvé par le passé que je pouvais être dirigeante syndicale, que j'ai toutes les compétences pour être à ce poste. Ensuite, nous ferons les comptes. [Elle arbore un sourire narquois] »

CHANNEL 7 | « Que pensez-vous des récentes dissensions entre le Westrait Communist Party et le Parti Communiste Gandharien ? »

ANNE WILLIAMS | « AH ! [Dit-elle d'une voix forte] Alors euuuuuh... C'est une question à la con ça. [Elle éclate de rire] Nous parlions d'institutionnalisation tout à l'heure, je pense que l'on peut voir ce qu'elle produit sur une échelle nationale. L'abandon de principes cardinaux sous des prétextes qui peuvent paraître suspect. Il ne s'agit pas de faire un tribunal ici, de dire que les gandhariens sont des traîtres au socialisme et au marxisme, qu'ils trahissent tout ce en quoi ils se sont battus jusqu'ici. Non non non. On peut finir institutionnaliser mais penser que c'est une bonne chose pour la révolution. C'est une démarche honnête et franche d'un point de vue politique. Concrètement, c'est un reniement. Mais je pense qu'il faut vraiment laisser le WCP et le PCG mener leurs débats en interne plutôt que de jeter de l'huile sur le feu. De mon point de vue, la Révolte d'Aristead et l'institutionnalisation gandharienne montrent que deux voies s'opposent dans la conception du socialisme. Laquelle est juste ? La pratique encore une fois nous le dira ! »

CHANNEL 7 | « Une dernière question avant de nous quitter : Après Aristead, le poste de Secrétaire Général du CCCP ? »

ANNE WILLIAMS | « Le retour de l'ambitieuse intrigante... Vous parlez comme l'opposition là, à vouloir me faire gravir les échelons par opportunisme et viser le "pouvoir personnel". Channel 7, c'était mieux avant ! [Elle rigole] »

CHANNEL 7 | « C'est une question tout à fait légitime et sans arrière-pensée ! »

ANNE WILLIAMS | « Alors pour vous répondre sans arrière-pensée comme vous dites, ce n'est pas mon objectif. Notre révolution a toujours clairement énoncé la couleur depuis le début, elle cherche à offrir des postes de combats et non pas des places. Nous l'avons vu avec le Red May Movement, toute une administration et toute les forces de sécurité d'une ville ont été balayé par la puissance des masses ! Cela nos adversaires ne peuvent pas le comprendre et ils ne le comprendront jamais. Jusqu'au bout, jusqu'à nos dernières cartouches contre l'institutionnalisation. Voilà ce que j'ai envie de répondre à votre question. »

CHANNEL 7 | « Eh bien, merci pour cette réponse et également merci d'avoir accepté de répondre aux questions de Channel 7. »

ANNE WILLIAMS | « Je retire ce que j'ai dis auparavant, Channel 7 c'était pas mieux avant. Continuez, vous êtes super ! [Elle tend le pouce vers le haut en fermant un œil] Au plaisir de répondre à d'autres de vos questions si l'occasion se présente. »

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