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Galaad
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02. mars 2043


Le Kommandør exhorte la communauté populaire à réaliser sa destinée

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Face aux Overfallsbataljoner (trad. Bataillons d’assaut), réunis en masse pour assister à une prise de parole du Kommandør – il s’agit d’un événement traditionnel en début d’année – il en a profité pour haranguer les troupes de la nouvelle armée que se constitue le Jernland et les exhorter à poursuivre leur œuvre civilisationnelle pour permettre l’essor du Grand Jernland, enfin rétabli dans sa puissance et sa gloire en Skadinavie. Aux ennemis du peuple norrois, il a adressé également plusieurs avertissements, leur rappelant que dorénavant, le Jernland ne se laissera plus intimider ou menacer. Que ce soit à l’extérieur des frontières ou qu’ils se terrent au milieu de la communauté populaire,

Le Jernland ne peut se permettre d’ennemis de l’intérieur

Le dernier article de Westrait News a de quoi interroger. Si la cynisme y transparaît évidemment et que l’ironie semble maniée habilement pour dénoncer de supposés mensonges sur les atrocités de l’idéologie marxiste et de son application, force est tout de même de constater que derrière cette tentative se cache bien la volonté de la rédaction – en réalité, tout le monde le sait déjà, la main du commissariat du peuple à la culture, mais plus encore la puissante commission chargée de la propagande tient la plume – de détourner l’attention de l’opinion publique internationale des crimes du marxisme. « Rééducation par le travail, rectification… Autant de mots fumeux pour parler d’élimination d’opposants politiques, de déviants et d’individus, au sein ou à l’extérieur de l’appareil d’Etat communiste » souligne Anders Folstad, philosophe et théoricien politique jernlander. Cependant, il ne faut pas voir dans ces propos nécessairement une critique de la démarche du Westrait, ou même du Gandhari de vouloir se débarrasser de trublions qui ralentissent ou empêchent la réalisation des volontés politiques ; « Il est davantage regrettable en revanche que le Westrait semble aussi préoccupé de l’image que peut renvoyer le marxisme. Un article par ci ou par là, aussi bien écrit et iranoiuque soient-ils, ne feront pas dévier ses détracteurs de leur opinion ». C’est d’ailleurs sur cette base que le Kommandør a redit que le Jernland n’avait que faire des jérémiades et des protestations de ceux qui, en dehors de ses frontières, cherchent à le discréditer, à lui nuire. « Leur ambition est d’abattre ce que patiemment nous construisons depuis des années, d’empêcher que le Jernland ne revendique son dû, ce qui lui revient de droit, en Skadinavie, et en Dytolie » a clamé le Kommandør.

« Le Jernland n’entend pas dévier de sa trajectoire et ne compte pas changer de méthodes en ce qui concerne la réalisation de sa Destinée manifeste. En matière de relations étrangères, nous avons une approche très mesurée et pragmatique, mais en ce qui concerne les affaires intérieures, le Jernland n’acceptera pas, et n’acceptera jamais, une quelconque ingérence ».
Kristoffer Østgård, ministre des relations extérieures

Derrière l’implacable traque que livre la Sikkerhetspoliti (trad. Police de sécurité), soutenue par la Krimineltpoliti (trad. Police criminelle) et la sévérité de la Statens sikkerhets domstoler (ndlr. Cour de sûreté de l'Etat), le Kommandør l’a rappelé, il y a la volonté d’éliminer systématiquement tous les opposants qui, au sein des frontières jernlanders, l’affaiblissent et ralentissent l’accomplissement de la destinée du Jernland. « Nous devons écarter tous les ennemis de l’intérieur pour pouvoir nous concentrer sur le front extérieur, où les adversaires de la communauté populaire se massent déjà, attendant le premier signe de faiblesse pour fondre sur nous, tels des charognards viennent dépecer une carcasse » a souligné le Kommandør, avant de rappeler aux Overfallsbataljoner qu’elles sont « le fer de lance de la révolution nationale et de le bouclier de la communauté populaire, l’armée d’élite du peuple, épuré de ses éléments subversifs et nuisibles ». Après de longues minutes où il a été célébré par les troupes, le Kommandør a aussi redit ne pas comprendre pourquoi le Westrait passe son temps à s’excuser pour les millions de morts qu’a provoqué le marxisme. « Il les a fait. Et alors ? Devrons-nous, nous aussi, nous excuser pour avoir pris toutes les mesures nécessaires à la préservation de notre race, de la communauté populaire, de notre pays ? », obtenant en guise de réponse plusieurs négations. Se concluant par de nouveaux saluts au Kommandør au cri de « Hei Kommandør », ce grand rassemblement, le premier du genre depuis le début de la remise au pas de la société et de tout le pays, avec l’exaltation de la communauté populaire, fait figure d’échauffement avant les célébrations de la fête nationale en juin.

Une amitié jernlando-gandharienne célébrée par le jumelage des capitales

La violente charge contre « la culture de l’excuse » telle qu’elle est pratiquée par le Westrait et plus généralement par les marxistes, est toutefois intervenue dans un contexte de grand rapprochement avec le Gandhari. Cette politique amicale a d’ailleurs trouvé encore récemment son point d’orgue dans la conclusion d’un jumelage entre Røros, capitale de la Dytolie, et Bunaghar, cœur battant de la Janubie. Le Kommandør, représenté par le gouverneur militaire de Røros, n’a pas manqué de se réjouir devant les Overfallsbataljoner de « ce pas supplémentaire franchi dans la construction d’une relation spéciale entre les deux grandes puissances mondiales de demain ». Appelé à diriger, ensemble, le monde – le Jernland pour l’occident et le Gandhari en Orient comme le fit jadis l’empire italique dytolien – les deux pays ont démontré la force aussi bien de leur système que de leur parfaite compréhension. « Que ce soit le Jernland ou le Gandhari, personne n’a vocation à leur dicter l’attitude qui doit être la leur quand il s’agit de régler ses affaires intérieures. A tous ceux qui estiment devoir jouer aux pères la morale, je le dis que notre seule réponse sera toujours ’Et alors ? Prenez garde à ne pas vous frotter au loup norrois ou à son allié janubien’ ». Une manière de balayer d’un revers de bras toute critique. Ce jumelage intervient d’ailleurs au moment ou à travers le monde, certains veulent voir au Westrait le cœur de la révolution mondiale. Pour Claes Borre, philosophe jernlander, « c’est une grave erreur de croire cela, quand bien même d’un point de vue de la doctrine, c’est bien à Cewell que se construit le marxisme », c’est bien depuis Bunaghar qu’il se pilote et que sont les forces vives.

« Le Westrait est au-devant d’un grand bouleversement, dont les remous d’Aristead ne sont que les prémices. Demain, Douglas Reed, aura à s’inquiéter pour son propre avenir, tant il n’est pas parvenu à s’assurer une position inébranlable au sein de l’appreil d’Etat et le parti ».
Anders Folstad, philosophe et théoricien politique

Après une place du Kommandør Magnuss Løvenskiold à Bunaghar, ce jumelage marque une nouvelle étape sur le chemin de la construction d‘un axe géostratégique basé sur le pragmatisme et la volonté mutuelle de privilégier la coexistence et la coopération à l’affrontement et à la destruction. D’autant que le Gandhari pourrait bien être l’invité d’honneur lors des importantes cérémonies qui sont prévues pour la fête nationale jernlander. « La célébration du Jour du Jernland permettra de consolider encore l’alliance objective qui se constitue et de démontrer au monde l’amitié qui nous lie au Gandhari, amitié rationnelle et basée sur l’intérêt mutuel que nous avons de ne pas aller à l’affrontement » assure Kristoffer Østgård, le ministre des relations extérieures. A cette occasion, le Gandhari pourrait également être convié, en marge de ces célébrations, à l’inauguration de la statue du Kommandør en cours de construction à Røros. Cette œuvre monumentale s’inscrit dans le projet urbanistique arrêté pour faire de la capitale du Jernland une ville à la hauteur du rang qu’est appelé à occuper le pays en Dytolie, mais également dans le monde. « Il faut bien reconnaître aux marxistes une capacité à utiliser l’art, notamment sculptural, pour faire l’éloge de leur réalisation ou de leur idéologie. Le Jernland ne se privera pas de cet outil au service de l’éducation du peuple, des masses, de la communauté populaire » promet d’ailleurs le ministre de la planification.

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Galaad
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05. mars 2043


Le Nasjonal folkefellesskap Front pilier de la société

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Le Nasjonal folkefellesskap Front (trad. Front national de la communauté populaire) poursuit la transformation de la société en faveur du renforcement de la communauté populaire. Aussi, l’Ungdomsfronten (trad. Front de la jeunesse), l’organisation regroupant les jeunes filles et les jeunes hommes jusqu’à leur majorité, va s’installer sur le même complexe que la Forskningsstiftelse til forfedrearv (trad. Société pour la recherche sur l’héritage ancestral). S’étant déjà illustrée en pointant l’absurdité de la thèse Out of Algarbia, la fondation entend à présent accélérer dans la politique de natalité, avec possiblement des crédits budgétaires supplémentaires, pour lancer ses propres maternités. Pour l’ensemble de l’appareil partisan, il s’agit de structurer toute la société et de permettre l’émergence et l’ascension de l’homo jernlanderus.

L’Ungdomsfronten se dote d’une académie de formation

Le Front de la Jeunesse est l’avenir radieux du Jernland. Des millions de jeunes Jernlanders, homme et femmes, y recevront les bases de la vie au sein de la communauté populaire. Ce sont autant de boucliers pour défendre demain leur patrie et la Skadinavie face aux hordes hostiles qui cherchent à empêcher la réalisation de la Destinée manifeste, dont la jeunesse n’est rien d’autre que le fer de lance. A l’image des Valkyries déferlant pour pourfendre les ennemis des norrois, l’Ungdomsfronten assurera la réalisation des desseins jernlanders en Dytolie. Mais pour parvenir à ces fins, il est plus que jamais impératif que les futurs cadres du Jernland et du parti dispose d’une véritable école de formation au commandement. C’est tout le sens de l’Ungdomsakademi (trad. Académie de la jeunesse). Cette école, accessible à tout jeune de plus de douze ans membre de l’Ungdomsfronten, dispensera les enseignements nécessaires à une carrière au sein du Nasjonal folkefellesskap Front et de l’appareil militaire ou étatique. Encadré par des officiers des Overfallsbataljoner, future armée d’élite du Jernland, ils auront le privilège d’y suivre des modules sur l’obéissance à la volonté du Kommandør, le sens du devoir et du sacrifice au bénéfice de la communauté populaire. De même, le maniement des armes, le combat et l’art du commandement seront enseignés aux jeunes volontaires sélectionnés pour devenir l’élite politique, économique et militaire de demain.

« C’est en tout point conforme à la philosophie d’un Etat total, présent dans tous les aspects de la vie quotidienne des individus. C’est une première pierre sur le chemin d’une communauté populaire véritablement soudée et au service de la réalisation de quelque chose de plus grand que les individualités ».
Claes Borre, philosophe

Fonctionnant parallèlement au système éducatif classique, la sélection se fera sur la base de critères culturels, civilisationnels, physique et intellectuels. Concrètement, il s’agit de permettre la formation d’une nouvelle élite, pleinement en communion avec l’objectif que le Kommandør a fixé au Jernland et aux masses. Ils y recevront naturellement les connaissances et enseignements généraux, avec cependant des temps spécialement consacrés à l’acquisition des qualités et vertus attendues des chefs. Pour le ministre de l’éducation populaire, Oddvar Odegaard, aura d’ailleurs la charge de mettre en œuvre les méthodes de sélection ainsi que les passerelles pour garantir une continuité entre le système d’éducation et l’Ungdomsakademi. Cette académie s’installera dans des bâtiments jusqu’à présents désaffectés sur le même campus que la Forskningsstiftelse til forfedrearv, de sorte de permettre justement la création d’un véritable centre au service du parti et des priorités qu’il entend fixer à la société dans son ensemble. « En centralisant à un même endroit les différents instituts et établissements qui sont au service de la définition de la doctrine nationale, nous facilitons également les parcours au sein des instances partisanes » confirme la chancellerie du Nasjonal folkefellesskap Front. Le Kommandør se rendra à l’inauguration des nouveaux locaux et présidera la rentrée de la première promotion d’ici lla fin août 2043.

Vers une maîtrise des naissances

Mais le Nasjonal folkefellesskap Front a aussi annoncé la création au sein de la Forskningsstiftelse til forfedrearv d’un nouveau département qui sera intégralement destiné à planifier et conduire la nouvelle politique nataliste souhaitée par le Kommandør, pour préserver l’identité norroise et les caractéristiques ethniques skadinaves. Si les premiers centres de la fertilité ont permis à des femmes jernlanders bien sous tous rapports d’enfanter malgré des difficultés biologiques ou médicales, le ministère des affaires sociales a annoncé que ceux-ci, essentiellement financés par nyGEN et certains grands laboratoires pharmaceutiques, ne seraient bientôt plus les seuls au Jernland. En effet, au sein de la fondation, Morten Volden, son directeur, souhaite pouvoir créer des maternités entièrement destinées à permettre la naissance d’enfants répondant à tous les standards norrois. Selon lui, « en plus d’une attention particulière à accorder aux potentielles malformations génétiques et aux maladies congénitales, il convient dorénavant aussi d’accorder davantage d’importance à la transmission de caractéristiques physiques et génétiques seules à même de permettre la création de l’homme nouveau tel que l’a exigé le Kommandør ». Les pères et mères de ces futurs petites têtes blondes seront choisis au sein des Overfallsbataljoner pour les hommes et parmi les jeunes femmes les plus respectables du pays, prêtes à servir la communauté populaire.

« Cette race nouvelle de Jernlander n’est que le commencement d’une société plus forte, plus homogène et plus proche de ce qu’étaient les norrois des premiers âges : plus forts, plus intelligents, plus robustes et plus fertiles, ils viendront grossir les rangs de l’Homo Jernlanderus ».
Morten Volde, directeur de la Forskningsstiftelse til forfedrearv

La Forskningsstiftelse til forfedrearv, après son remarquable travail autour des origines de l’humanité – elle a démenti une croyance de la doxa scientifique qui a eu de beaux jours avec la complicité de nombreuses personnalités du monde académique qui se sont fourvoyées au profit de la bien-pensance qui consistait à dire que tout se vaut, que tous les hommes viennent du même endroit -, va s’attacher à démontrer la descendance mythique des norrois. « certains estiment que les Jernlanders, les norrois sont de lointains descendants d’Hyperborea. Ils ont été trop souvent brocardés. Ce temps là touche à sa fin ! » juge-t-on au sein du ministère de l’éducation du peuple. Morten Volde ne pense d’ailleurs pas autrement puisqu’il juge « vraisemblable » que les norrois soient effectivement les héritiers d’Hyperborea. Renvoyée au rang des mythes et fantasmes, aujourd’hui la Hyperboreaselskapet (ndlr. Société d’Hyperborea) assume de plus en plus son existence en pleine lumière et ses thèses sont également de plus en plus reprises dans les travaux et publications de la Forskningsstiftelse til forfedrearv. Et le directeur de la fondation d’ajouter que « d’ici quelques années, grâce aux progrès de la science et la robustesse de nos travaux, nous pourrons battre en brèche les anciennes croyances, entretenues par les églises chrétiennes qui veulent faire croire que toute création terrestre est une création de leur dieu. Nous le démentons. Les norrois descendent des dieux norrois et sont appelés à restaurer leur règne en Skadinavie et à reprendre la place qui est la leur ».

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Galaad
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07. mars 2043


Le Jernland refond sa politique d’aide

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Le dynamisme économique combiné à une politique de modernisation de l’outil industriel depuis cinq ans ont permis à de nombreuses entreprises jernlanders de voir leur chiffre d’affaires s’envoler et de croître. Ils ont cependant également eu pour conséquence d’attirer des acteurs étrangers qui ont fait le choix d’installer leur site de production au Jernland pour y bénéficier d’un tissu économique en pleine croissance – plus de 20% du produit intérieur brut tous les ans en moyenne depuis 2038 – mais également d’une accélération en matière de robotisation des chaînes de montage. Mais les entreprises bénéficient également d’un important soutien public au travers de dispositifs d’aides ouverts également aux entreprises étrangères installées sur le territoire national. Que ce soit par la Offentlig Investerings Bank (trad. Banque publique d’investissement, OIB) ou directement par le ministère de la planification, la politique de soutien s’est montrée particulièrement attractive ces dernières années. De quoi expliquer notamment le succès du Jernland comme l’usine de la Dytolie. Cependant, le Statsråd a décidé de revoir cette politique pour éviter les délocalisations.

Se prémunir contre les délocalisations

Alors que le Jernland est considéré de plus en plus comme un pôle industriel majeur dans le monde, le ministère de la planification entend rationnaliser les dispositifs pour les rendre plus efficaces, mais surtout faire en sorte qu’ils contribuent à la lutte contre les délocalisations. Sjur Lindhal, le ministre de la planification ne s’en cache d’ailleurs pas, « il s’agit d’éviter les effets d’aubaines et de fixer au Jernland les activités industrielles et de production des entreprises ». Ainsi, alors que chaque année ce sont plusieurs milliards de dalers qui sont alloués aux entreprises pour soutenir l’innovation – en plus de crédit d’impôt en faveur de l’innovation – la modernisation de l’outil de production ainsi que pour la création d’emplois, le ministère de la planification souhaite que cet argent permette d’encourager également les entreprises à maintenir leurs activités sur le territoire. « Ce que nous voulons éviter c’est que des entreprises qui bénéficient d’aides de l’Etat ne décident, deux, trois ou quatre ans après de délocaliser leurs activités à l’étranger ». Pour Sjur Lindhal, lorsque la communauté populaire consent à un effort budgétaire, elle doit également pouvoir attendre en retour que les entreprises contribuent à l’effort national. « C’est en quelque sorte leur responsabilité sociale à l’encontre de la communauté populaire » rappelle le ministre. Du côté de l’Arbeidstsfront (trad. Front du travail), le syndicat affilié au Nasjonal folkefellesskap Front (trad. Front national de la communauté populaire), il ne s’agit de rien de plus pour les entreprises que de prendre leur part à l’effort national.

« Le Jernland offre des opportunités importantes pour les entrepreneurs, notamment au travers de l’avance technologique dont il jouit, mais également avec une politique d’aide aux entreprises très attractives qui facilite la modernisation et l’innovation, donc de hauts niveaux de productivité et de rendement. Qu’en contrepartie il exige la durabilité de l’installation paraît normal ».
Morten Brulandsen, representant des employeurs à l’Arbeidstsfront

Concrètement, les entreprises qui s’installeront sur le territoire national seront immédiatement éligibles aux dispositifs de soutien à leur activité, à l’innovation ou à la modernisation de leur appareil productif, pour « ne pas créer de distorsion et rester attractif pour les investisseurs étrangers qui voient, à raison, dans le Jernland une terre d’opportunités » rappelle Sjur Lindhal. Cependant, même si le montant de ces aides cumulées ne pourra pas dépasser 30% du montant du projet – à condition évidemment qu’il soit localisé au Jernland -, le Statsråd a prévu l’instauration d’une clause dans chaque convention de partenariat qui prévoit qu’en cas de délocalisation à l’étranger dans les six années consécutives à la signature, l’entreprise devra reverser l’intégralité des subventions perçues avec en supplément le montant des intérêts qui auraient été perçus. « Nous voulons pérenniser la présence au Jernland des entreprises qui s’y installent. Cela passe d’une part par des politiques de soutien attractives, mais d’autre part par une sévérité en cas de rupture du lien de confiance ». Dans le cas des abattements, réductions ou crédits d’impôts, là également, les entreprises délocalisant devront procéder à des remboursements, que ce soit pour les sociétés étrangères, mais également pour les jernlanders. « Toutes ont une responsabilité, indépendamment de leur nationalité, et nous entendons les accompagner dans le cadre d’une installation pérenne ».

La lutte contre les paradis fiscaux également au cœur des préoccupations

Un an après la révélation d’un gigantesque scandale d’évasion fiscale à destination du Montbardo-et-Marguéné – 100 milliards de dollars se trouveraient sur des comptes appartenant à des personnalités politiques et économiques, mais également à des entreprises ayant installé leur domiciliation fiscale dans le petit archipel olgaro-dorimarien- le ministère de la planification a décidé de prendre le problème de l’évasion fiscale à bras le corps. Ainsi, alors que jusqu’à cinq milliards de dalers (trois milliards de dollars, NDLR) seraient encore localisés sur des comptes bancaires à Montbardo-et-Marguéné, l’objectif est d’obtenir leur rapatriement, ou à défaut de parvenir à les imposer. « Cela représenterait une manne de plusieurs centaines de millions de dalers » estime le trésor public jernlander. Les sanctions pourraient d’ailleurs être considérablement durcies pour les fraudeurs qui auraient cherché à envoyer, illégalement, de l’argent à l’étranger pour réduire le montant de leur imposition. Le président du Hovedkontoret for statenssikkerhet (trad. Office central pour la sécurité de l’Etat), le Grupenleder Arne Odlo, entend poursuivre l’ensemble des contrevenants. « Chacun doit s’acquitter de son dû et la Kriminelpoliti poursuit son travail d’identification. Une fois la liste établie, nous donnerons quelques mois aux intéressés pour régulariser la situation, avant de sévir, sans avoir le bras qui tremble ».

« Cette approche de lutte contre la délinquance contribue également à l’œuvre civilisationnelle qui consiste à permettre l’émergence de la communauté populaire : elle mine la cohésion et donne l’impression que certains ne s’acquittent pas de leur devoir ».
Godtfred Amundsen, professeur de sciences politiques à l’université de Røros

Concernant les entreprises qui auraient fait le choix d’optimiser leur fiscalité ou qui se seraient adonnées à des pratiques assimilables à de l’évasion fiscale, elles disposeront jusqu’à la fin de l’année pour déclarer les revenus concernés – il s’agit ici des bénéfices en réalité réalisés au Jernland – et de régulariser elles aussi leur situation. Passé ce délai, le ministère de la planification procèdera à des régularisations forcées. Sjur Lindhal liste d’ialleurs plusieurs possibilités allant de « la saisie directement sur compte, la confiscation de tout ou partie du capital immobilisé au Jernland ou de réductions des avantages fiscaux ou aides accordées ». Ainsi, à l’avenir, toute entreprise qui se serait rendue coupable d’évasion fiscale ou de tout délit financier sera automatiquement exclue des aides, et subventions ainsi que des réductions, abattements et crédits d’impôts. « Il y a une logique à dire que quiconque rompt le pacte qui le lie au Jernland ne peut plus bénéficier de sa bienveillance » complète le ministre de la planification, tout en indiquant qu’il plaide auprès du Kommandør en faveur d’une obligation de remboursement de l’ensemble des aides versées sur la période où l’entreprise aurait pratiquée l’évasion fiscale. « Il ne faut cependant pas se leurrer : Montbardo-et-Marguéné n’est pas le seul pays à être dans notre viseur. Certains Etats pratiquent ouvertement le dumping fiscal en disposant de taux d’imposition sur les entreprises excessivement faibles. Nous allons nous atteler à y répondre de la même façon ». Ennis, avec un taux d’imposition inférieur à 5% serait d’ailleurs en haut de la liste des pays que le ministère de la planification entend ajouter aux paradis fiscaux. Toute entreprise s’y installant sera de facto exclue des aides publiques. « Il faudra faire un choix entre des impôts bas, et une forte dynamique économique. A mon sens, il y a plus à gagner à réaliser des affaires au Jernland et sa croissance forte même en payant davantage d’impôts ».

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Galaad
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14. mars 2043


Les chantiers navals jernlanders produisent les navires qui domineront les océans

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L’industrie navale du Jernland connaît depuis une décennie un formidable regain d’activité, grâce, entre autres, à un dynamisme économique considérable qui a permis de positionner le Jernland comme un pôle industriel, économique et commercial majeur en Dytolie. S’imposant de plus en plus comme une grande puissance économique – certains s’attendent à voir le Jernland devenir même la première d’entre elles d’ici la moitié de la décennie et détrôner ainsi le Commonwealth, puissance coloniale déclinante – il a également accompagné le développement de ses infrastructures maritime pour faire face à la demande croissante mais également aux nouveaux défis de ce statut de pays résolument tourné vers l’export et se traduisant par conséquent par une très nette réindustrialisation. Le secteur naval jernlander est en pleine mutation, avec l’accroissement des chantiers navals nationaux.

La construction de porte-conteneurs en soutien de la croissance de la Wilhelmsen Arkitsk Vei

L’activité du Jernland devrait, en 2043, continuer d’atteindre des niveaux records, puisque le ministère de la planification anticipe une croissance « autour des 15% » du produit intérieur brut. Au-delà du fait que cela vient consacrer la stratégie économique du Statstråd et du développement de l’industrie que le Kommandør a souhaité, elle contribue également à renforcer la position de puissance maritime du Jernland. Pour le ministre de la planification, Sjur Lindhal, également en charge des politiques maritimes, « une marine marchande importante permet de soutenir les exportations, encourage les échanges et positionne le Jernland au cœur de l’activité économique mondiale », raisons pour lesquelles il entend poursuivre son soutien actif à ce secteur économique. Les chantiers navals d’Ålesund, également plus grand port de Dytolie intégrant des solutions de robotisation et d’intelligence artificielle, permettront ainsi de soutenir l’activité de la Wilhelmsen Arktisk Vei. L’armateur entend en effet, après avoir déjà porté à 150 le nombre de ses navires. Le président du directoire de l’entreprise, Jo Windjum, rappelle d’ailleurs que d’ici 2045, la flotte atteindra même les 160 bateaux, de tous les types. « Nous allons poursuivre nos efforts pour nous équiper aussi bien en tankers, méthanier et porte-conteneurs et répondre à la forte demande, qui continue d’ailleurs de croître proportionnellement à l’activité économique jernlander ». Si l’information n’est pas officiellement confirmée, il se dit que l’objectif de la Wilhelmsen Arktisk Vei serait de porter sa flotte à 300 navires en propre d’ici la fin de la décennie, « pas nécessairement tous issus des chantiers jernlanders au regard du volume de commande et de leur tonnage attendu ».

« Nous allons poursuivre nos investissements pour croître et nous imposer comme un acteur mondial de tout premier rang, d’autant plus que le Jernland s’inscrit dans une dynamique de croissance ».
Jo Windjum, président du directoire de la Wilhelmsen Arktisk Vei

Cette activité a naturellement des conséquences sur les chantiers navals qui ont vu leurs effectifs croître également, avec plusieurs recrutements. La Stålverk Marine System met toutefois en avant que grâce à « la robotisation et aux nouvelles technologies comme l’intelligence artificielle », le recours à de la main d’œuvre est moins fort qu’auparavant. Une tendance d’ailleurs confirmée par la Internasjonal Havnevesen (trad. Autorité portuaire internationale) qui pointe « une plus forte intensité capitalistique avec un recours moins important à des dockers ». Sur les chantiers ainsi que dans les ports, la nature même des métiers a changé, avec des ouvriers plus qualifiés qu’auparavant. Mais les chantiers navals entendent également construire des navires plus écoresponsables. Pour le président du directoire de la Wilhelmsen Arktisk Vei, « l’augmentation du trafic maritime de fret doit inviter chacun à davantage d’efforts de préservation de l’environnement ». L’entreprise qu’il dirige entend ainsi améliorer ses performances en explorant plusieurs pistes, allant de la réduction de la vitesse pour consommer moins de carburant voire d’exiger la baisse de la teneur en soufre des fiouls. Cela représenterait cependant un coût supplémentaire. En effet, en améliorant la consommation de carburant des navires, ces derniers pourraient sur l’année effectuer moins de transports, minorant le chiffre d’affaires. « La solution résiderait dans le développement de la propulsion nucléaire, ou les navires autonomes ». Le dernier scénario est d’ailleurs séduisant. En effet, en recourant à moins de personnel à bord, c’est davantage de place pour des conteneurs, donc plus de chiffre d’affaires, rendant possible de réduire la vitesse de déplacement des navires, et donc la consommation d’énergie.

Les projets militaires profitent aussi aux chantiers navals

Mais les chantiers navals civiles ne sont pas les seuls à profiter des politiques dynamiques en matière de développement des flottes. En effet, si les acquisitions récentes de la Wilhelmsen Arktisk Vei auprès des constructeurs jernlanders leur profitent, la filiale militaire de la Stålverk Marine System n’est pas en reste. En effet, grâce à l’activité économique, ce sont des milliers d’emplois qui ont pu être créés. L’action résolue de l’Etat en faveur du soutien à la filière navale militaire porte ses fruits et assure le développement d’un tissu industriel tourné vers les océans. Le programme de construction de plusieurs sous-marins – le Jernland ambitionne de se positionner comme la principale puissance sous-marine mondiale grâce aux futurs U214 ainsi qu’avec les futurs sous-marins lanceurs de missiles de croisière U214-M, conçus comme des destructeurs de groupes aéronavals – contribue d’ailleurs largement à la renaissance des chantiers navals. En outre, aussi bien les U212, variante conventionnelle des U214, et les U204, version moins performante que leurs homologues, davantage destinés aux marines mineures ou pour des stratégies de saturation, contribueront à favoriser les exportations d’armement. Il est en effet attendu que le Jernland se constitue une solide réputation en matière de marine de guerre pour consolider sa position de grand exportateur d’armements. Les U204 et U214 pourraient d’ailleurs constituer des produits d’appel pour d’autres matériels, plus coûteux et donc nécessairement moins accessibles.

« L’industrie jernlander repose sur un subtil dosage de civil, avec des projets phares en matière de robotique, d’informatique, d’électronique et de chimie, et militaire, avec un complexe militaro-industriel qui poursuit son développement, avec à terme, nous l’espérons, des capacités inégalées à travers le monde ».
Sjur Lindhal, ministre de la planification

L’autre grand projet des chantiers navals, bien que pas exclusivement développé par eux, c’est bien la propulsion nucléaire. En effet, si beaucoup de zones d’ombres restent savamment entretenues par le Forsvaret Overkommando (trad. haut commandement des forces armées) et le ministère de la planification – il s’agit de ne « pas révéler aux adversaires et rivaux du Jernland quelles sont nos capacités véritables » selon les mots du Kommandør – une chose est certaine, à savoir que le Jernland sera le premier pays en mesure de mettre en service dans les prochaines années des navires utilisant la puissance de l’atome pour se propulser. « Il s’agira d’un gain notable en matière de souveraineté, mais également en capacité d’action » rappelle Henryk Etenstad, chef du Forsvaret Overkommando, tout en soulignant que cela offrira aux Forsvaret les moyens de frapper n’importe quel pays, quelle que soit la distance à laquelle il se trouve des côtes jernlanders. « C’est une forme de dissuasion aussi », à défaut de posséder un véritable arsenal nucléaire. Conduit essentiellement par l’Energikommisjonær les travaux autour de cet usage de l’énergie nucléaire devraient permettre, « dans les toutes prochaines années » de voir le Jernland faire son entrée dans le club des pays maîtrisant l’intégralité du spectre atomique, « à l’exception notable de la bombe ».

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Galaad
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24. mars 2043


Destinée manifeste, communauté populaire, un livre pour tout comprendre

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Le ministère de l’éducation du peuple a présenté l’ouvrage de référence en matière de philosophie politique et de théorie des relations internationales afin de permettre à chacun de comprendre et s’approprier les grandes orientations politiques, à la lueur des références philosophiques. Que ce soit le concept de Destinée manifeste, la communauté populaire ou la Dragningen mot sør (trad. Marche vers le sud), le Store Boken (trad. Grand Livre) offre à chacun de mieux en saisir les contours, et les conséquences. Préfacé par le Kommandør, l’ouvrage sera disponible en librairie dès le mois de mai et sera inscrit au programme des établissements scolaires à partir de la rentrée 2043. Il s’agit en effet, avant tout, d’un moyen de donner à chaque jernlander de comprendre la nécessité de faire corps avec la communauté populaire, d’accomplir ses devoirs et il offre une explication à la raison de la puissance de l’Etat et du parti. Témoignage du Kommandør à la communauté populaire, il est appelé à devenir le « livre programme » pour les décennies à venir. Un exemplaire devrait d’ailleurs être offert à chaque couple se mariant et à chaque jeune élèves dès septembre, au moment de la rentrée des classes.

Communauté populaire et Destinée manifeste sont la raison d’être de tous les Jernlanders

Si Claes Borre a posé les fondements de la communauté populaire et du rôle que doit être celui de l’Etat, à savoir tout, au travers de son ouvrage total tilastand (trad. L’Etat total), c’est bien le Store Boken est un témoignage politique livré par le Kommandør, un programme pour ce que doit devenir le Jernland au cours des prochaines décennies. Héritée des XIXème et XXème siècle, il ne s’agit de rien de plus qu’une conception de la société qui s’oppose largement aux théories marxistes de lutte des classes. Ainsi, rejetant aussi bien l’existence d’une classe détenant le capital et d’une autre ouvrière, le concept de communauté populaire pose comme principe l’existence d’une seule et même communauté qui ne se définit plus par le prisme socioéconomique, mais bien par le lien du sang qu’entretient chaque membre qui peut y être rattaché. Ainsi, un grand capitaine d’industrie appartient à la même communauté que l’ouvrier travaillant dans son usine. Le concept de communauté populaire s’oppose aussi à celui de société, considérée comme un agglomérat artificiel d’individus que rien dans leur histoire ne lie entre eux. Claes Borre qualifie cette opposition comme « l’essence même de la race norroise, d’un peuple norrois » à qui on chercherait à imposer des constructions des sciences sociales et politiques pour annihiler son ambition de faire valoir ses droits sur la Destinée manifeste, hérités des temps anciens, mythologiques. « L’existence d’Hyperborea est intimement liée à cette conception de la communauté populaire, en opposition frontale avec la société, née plus tardivement et reniant ce passé mythique, mystique » assure d’ailleurs Claes Borre.

« La notion de communauté populaire est à l’origine de la Destinée manifeste. Elle en est la justification autant que la Destinée manifeste est le corollaire logique de l’existence de la communauté populaire. L’un ne va pas sans l’autre. L’un induit l’autre. C’est d’ailleurs ce que démontre le Store Boken dès ses premiers chapitres en s’intéressant à Hyperborea. Il faut d’ailleurs garder à l’esprit que la communauté populaire transcende les frontières des Etats ».
Claes Borre, philosophe

La Destinée manifeste, si elle existe aussi au Commonwealth des Madelines se distingue assez nettement. En effet, si pour les Coralésiens il s’agit avant tout d’un droit, d’une obligation presque divine même, dans une communauté dirigeante essentiellement composée de descendants de colons, de s’étendre vers l’intérieur des terres, au détriment des populations autochtones pour les civiliser, les convertir à la foi et aux lois et modes de vie madelins, tout en établissant des institutions supposément supérieures à celles de la Dytolie d’où les colons sont originaires, au Jernland, il s’agit davantage du droit de la communauté populaire de revendiquer son espace vital en Skadinavie et dans toute l’aire norroise. « Il y a dans le concept de Destinée manifeste, chez les norrois, comme un retour vers la situation mythologique où les norrois, descendants d’Hyeprborea peuplaient librement la Skadinavie. La communauté populaire descend des Hyperboréens et se doit de repeupler les terres qui lui reviennent de droit » assure d’ailleurs le Store Boken dans ses premiers chapitres. Selon Claes Borre, mais également Anders Folstad et plusieurs autres penseurs jernlanders, mais également pour Oddvard Odegaard, le ministre de l’éducation populaire, « le rôle, la mission du Jernland est messianique ». C’est d’ailleurs ce que tend également à mettre en avant la Forskningsstiftelse til forfedrearv (trad. Société pour la recherche sur l’héritage ancestral) qui a largement contribué à la rédaction de cet ouvrage de référence.

La Dragningen mot sør est la réalisation de la Destinée manifeste

La Destinée manifeste et l’existence de la communauté populaire ont des conséquences directes sur l’approche que le Jernland se doit d’avoir dans ses relations avec les Etats de la Skadinavie et tout territoire accueillant des norrois. « Les norrois en Dytolie ne sont en réalité que les premiers d’un mouvement qui se doit d’être beaucoup plus vaste, beaucoup plus important. Les terres de Skadinavie ont vocation à se repeupler » assure d’ailleurs Claes Borre qui appelle de ses vœux le soutien à des politiques natalistes préservant la pureté norroise et permettant d’accélérer un retour vers les temps originels. « Dans cette course pour la restauration de l’ordre ancien, des temps glorieux des Hyperboréens, le Jernland a tout son rôle à jouer puisqu’il est l’héritier, celui qui doit accomplir la volonté des fondateurs ». Le Kommandør s’est d’ailleurs longuement entretenu ces dernières années avec de nombreux philosophes, archéologues et historiens pour s’assurer que l’héritage ancestral permettra de bâtir « un ordre nouveau » où les norrois se débarrasseront des chaînes qui leur ont été imposées depuis des siècles et abandonneront faux dieux et idoles au profit de ce qui jadis fondait la puissance de la Skadinavie, ce qui faisait qu’elle était « crainte et respectée » dans toute la Dytolie. La Dragningen mot sør, propremant, la colonisation norroise des terres skadinaves et de Dytolie töttern, n’est que la conséquence de l’existence évidente de la communauté populaire et de son désir viscéral de réaliser sa destinée, d’éclairer l’ensemble du peuple norrois.

« On pourra accuser ces théories de violence, de s’accomplir au détriment de tel ou tel catégorie. A ceux-là, je veux dire : le Jernland conduira sa mission messianique parce qu’elle n’est pas moins violente que les thèses marxistes, elle n’est pas moins violente que la lutte des classes ou que la violence du libéralisme qui jette les individus les uns contre les autres ».
Magnuss Løvenskiold, Kommandør

Si originellement la Dragningen mot sør, littéralement Marche vers le sud, s’expliquait aisément par l’arrivée dans les terres les plus australes de ce monde du peuple norrois, tout au nord de la Skadinavie, aujourd’hui elle garde toute sa vigueur en raison de l’installation à des latitudes plus méridionales des norrois. Claes Borre, après avoir théorisé l’Etat total, le totalitarisme, estime d’ailleurs « que ce soit en Yotvingie, au Thorval ou sur tout le pourtour de la Skadinavie, où vivent des norrois, le Jernland doit aller ». Selon lui, construire le totalitarisme ne doit être qu’un moyen, pas une fin. « Un Etat norrois fort, où la communauté populaire fait corps avec son dirigeant et les structures institutionnelles dont elle s’est dotée, doit avoir comme unique ambition d’accomplir ce que sa destinée lui commande. C’est là que réside sa raison d’être ». En Yotvingie en effet, plusieurs milliers de norrois vivent le long des Thorkjeder, souvent relégués et exclus des décisions et de la vie politique et économique, malgré une (maigre) représentation au Parlement. « Il est plus que temps que le Jernland prenne conscience de la situation dramatique d’oppression dans laquelle vivent des millions de norrois » juge d’ailleurs plusieurs penseurs nationalistes. Et ils ne visent d’ailleurs pas que l’Yotvingie. Au Thorval, selon eux, des fausses croyances, imposées par la force du glaive au Moyen Age oppriment depuis des siècles des norrois, les maintenant volontairement dans l’asservissement et la crainte d’un faux dieu. Certains vont jusqu’à clamer l’urgence de « mettre un terme à une aberration aux portes mêmes du Jernland, temple parmi les temples de la communauté norroise ». Si le ministère des relations extérieures s’est bien gardé de leur donner raison, en son sein, le nombre de diplomates et fonctionnaires prônant l’accélération de l’accomplissement de la Destinée manifeste grandit.

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Galaad
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26. mars 2043


L'énergie est un enjeu de souveraineté

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Avec un parc nucléaire de quatorze réacteurs pour une puissance totale de presque seize gigawatts, le Jernland a fait le choix de se tourner massivement vers l’atome pour alimenter en énergie son économie. Cependant, si les centrales électriques nucléaires permettent de produire cinquante-et-un térawattheurs, il ne s’agit toujours que de 25% de la production totale d’électricité. En effet, 67% de l’électricité jernlander est d’origine hydraulique ; les 10% restants se répartissant entre des centrales thermiques au gaz et au charbon. Les projets du Statsråd (trad. Conseil d’Etat) sont cependant de les fermer d’ici la fin de la décennie, avec un basculement vers des énergies plus respectueuses de l’environnement, comme les éoliennes maritimes notamment. Plusieurs projets de construction de centrales électriques nucléaires sont également encore en cours et devraient être achevés pour une entrée en service d’ici 2045. Si le Jernland cherche maintenir sa souveraineté énergétique vis-à-vis de l’étranger, celle-ci dépend encore de facteurs exogènes.

Les éoliennes marines se substitueront aux centrales thermiques…

Sjur Lindhal, le ministre de la planification, n’aura pas fait durer longtemps le suspense. En effet, il a confirmé la fermeture dans les sept ans de l’ensemble des installations permettant la production d’électricité d’origine thermique, c’est-à-dire essentiellement au gaz et au charbon. Il s’agit selon lui de « terminer le virage pris il y a plusieurs années déjà par le Jernland en faveur de la protection et la défense de l’environnement ». En effet, si la rénovation thermique des bâtiments et la construction de quartiers écoresponsables a déjà pris une longueur d’avance, la rénovation des outils de production d’énergie devrait constituer la deuxième phase du programme Leve i morgen (trad. Habiter demain) qui vise à atteindre la neutralité carbone d’ici 2060. « Il y a urgence à anticiper les changements climatiques qui finiront par être provoqués par l’accroissement de l’activité humaine et l’industrialisation galopante à travers le monde, industrialisation dont le Jernland est à la pointe eu égard la maîtrise de l’ensemble du cycle de la robotisation des chaînes de montage et d’assemblage ». Le remplacement des centrales thermiques à gaz et au charbon pourrait ainsi se faire grâce à l’énergie produite par les vents. En effet, le Nordland s’avère être une zone particulièrement propice à l’installation de plusieurs parcs éoliens offshore. « Les vents y soufflent en moyenne entre 8 et 9 mètres par seconde » souligne plusieurs experts météorologues, ce qui en fait « la région la plus propice au Jernland pour ce type d’installations ».

« Nous envisageons de construire entre vingt et vingt-cinq parcs éoliens offshore, pour un total d’un petit peu plus de 25 térawattheures de production annuelle. Il s’agit d’un investissement colossal que nous établera sur plusieurs années, jusqu’en 2060 vraisemblablement ».
Sjur Lindhal, ministre de la planification

Pour constituer les zones éoliennes offshores évoqués dans le projet du Statsråd, la solution pourrait se trouver dans des coopérations entre le géant de l’aquaculture Laksmar qui a multiplié au cours des dernières années les fermes aquacoles en haute mer pour l’élevage de saumon. Une rumeur d’ailleurs non démentie par le ministre de la planification qui estime qu’il y aurait là « des opportunités ». En effet, installées pour certaines au large des côtes des comtés du Rodinland et de l’Opplande, dans la région du Nordland, elles pourraient voir s’installer dans leur voisinage des éoliennes marines. L’idée serait en effet de permettre de créer des aires entièrement dédiées à ce type d’activités maritimes, « ide sorte de ne pas multiplier les zones de perturbation des écosystèmes aquatiques hauturiers[/i] » estime Sjur Lindhal. Aujourd’hui pas en mesure de produire lui-même, ni de les installer, ces éoliennes offshores, le Jernland pourrait bien se tourner vers le Chikkai, spécialiste mondial dans le domaine. L’ambition du Statsråd est de permettre d’aboutir d’ici 2060 à un mix énergétique entièrement décarboné. Pour les entreprises du Chikkai, il pourrait s’agir d’une véritable aubaine, puisque selon les projections gouvernementales, cela représenterait jusqu’à 55 milliards de dalers (35 milliards de dollars, NDLR) sur les dix-sept prochaines années, soit 3,25 milliards de dalers annuels (deux milliards de dollars, NDLR). « Il s’agit d’un contrat absolument gigantesque qui démontre l’attachement du Statsråd à la préservation de l’environnement », d’autant qu’il vient s’ajouter aux projets en matière d’énergie déjà en cours ou programmés.

… mais pas au nucléaire

Le ministère de la planification n’entend pas cependant développer l’éolien et les énergies dites renouvelables – il s’agit au Jernland essentiellement des centrales hydrauliques qui représentent historiquement la principale source d’approvisionnement dans le mix énergétique – au détriment d’une filiale nucléaire qui a fait l’objet de nombreux investissements au cours de la décennie écoulée. Ainsi, alors que le Jernland dispose déjà de cinq centrales électriques nucléaires, pour un total de dix-huit réacteurs, les derniers réacteurs devraient être livrés d’ici 2045. Le Jernland comptera alors six centrales et vingt-et-un réacteurs en activité. Statskraft sera alors en mesure de garantir une production électrique allant jusqu’à 226 térawattheures. « L’atome représente l’avenir en matière de production énergétique et nous allons poursuivre nos travaux pour moderniser nos centrales et améliorer leur rendement pour garantir une souveraineté en matière énergétique » assure le ministère de la planification. La seule difficulté réside toutefois dans la pérennité de l’approvisionnement en uranium, puisque, actuellement, l’essentiel du carburant nucléaire est importé depuis le Protectorat septentrional du Liang. Si évidemment le Statsråd travaille à développer une filière essentiellement dytolienne, les pourparlers, bloqués, avec l’Yotvingie ne laissent pas entrevoir un aboutissement à court terme. Pour le ministre des relations extérieures, Kristoffer Østgård, les élections législatives yotvingiennes permettront vraisemblablement de relancer les discutions autour d’une filière régionale de l’uranium et de son enrichissement en vue d’un usage civil.

« L’objectif du Jernland sera, dans les années qui viennent, de pérenniser son approvisionnement en minerai d’uranium pour garantir effectivement sa souveraineté énergétique, bien que nous ayons travaillé au développement de relations de confiance avec le Liang, relations que nous souhaitons maintenir à leur meilleur niveau ».
Kristoffer Østgård, ministre des relations extérieures

Le nucléaire devrait d’ailleurs devenir d’ailleurs dans mois qui viennent, un enjeu de plus en plus présent dans les travaux industriels et gouvernementaux. En effet, avec la volonté affichée de développer également une filière du nucléaire militaire – il ne s’agit pas de se doter de la bombe atomique assure le Forsvaret Overkommando (trad. Haut commandement des forces armées) – pour répondre aux besoins des Sjøforsvaret (trad. Forces navales), pour lesquels le Statsråd a souhaité développer la propulsion nucléaire. « Les sous-marins et potentiellement d’ici quelques années des croiseurs et des porte-avions seront dotés de ces technologies, leur faisant gagner de l’autonomie et des rayons d’action possiblement illimitées » assure Henryk Etenstad, le chef du Forsvaret Overkommando. En ce sens, les négociations également en cours avec le Liang en vue du transfert de connaissances sur le cycle de l’enrichissement de l’uranium sont jugées sensibles. « Il ne faudrait pas que le nucléaire soit l’objet d’une prolifération. Le Jernland est prêt à aider, à participer à des travaux autour de ces thématiques, mais à l’unique condition que les découvertes ne fassent l’objet d’aucun autre transfert successivement ni à des partenariats externes » estime Sjur Lindhal, qui partage l’avis à ce propos de son collègue Oddvard Odegaard, le ministre de l’éducation du peuple, concerné au titre des coopérations scientifiques et académiques.

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Galaad
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30. mars 2043


Le Jernland construit la société la plus sûre au monde

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On savait le Jernland à la pointe du développement des nouvelles technologies. Ainsi, si biologie l’électronique et l’informatique ont fait l’objet d’investissements publics, mais aussi par les acteurs économiques privés, ce progrès technique s’est largement accompagné de plans visant à mieux protéger et sécuriser aussi bien les programmes scientifiques les plus sensibles, ainsi que les infrastructures civiles. En effet, après avoir identifiés 150 opérateurs d’intérêt vital et conduits plusieurs exercices pour améliorer la sécurité informatique au Jernland, le Hovedkontoret for statenssikkerhet (trad. Office central pour la sécurité de l’Etat) entend accélérer en matière de protection des installations qui ne sont pas considérées comme vitales, mais qui représentent tout de même un intérêt à être mieux protégés.

Hôpitaux, centrales d’épuration, moyens de transports dans la ligne de mire

Les installations de production d’électricité et d’énergie, les opérateurs téléphoniques, les fournisseurs internet, mais également plusieurs grandes entreprises de la grande distribution et des secteurs de l’électronique, de l’informatique et de la robotique sont évidemment considérées depuis presque quatre ans comme des cibles potentielles pour des opérations de déstabilisation et de piratage. Selon le Gruppenleder (trad. Chef de groupe) Arne Odlo, président du Hovedkontoret for statenssikkerhet, « l’ensemble de l’appareil étatique et sécuritaire est déjà mobilisé pour accompagner les opérateurs d’intérêt vital dans la sécurisation de leurs systèmes d’information ». Il s’agit ainsi de favoriser les gestes de précaution – éviter d’utiliser des clefs USB personnelles sur des outils informatiques professionnels et inversement, laisser les téléphones intelligents en mode avion dans certains espaces, renoncer à l’utilisation de certains réseaux internet publics, etc. – qui permettent de réduire l’exposition à la menace. De même, les opérateurs d’intérêt vital ont déjà l’obligation de recourir à des solutions de protection et de sécurité informatique spécialement homologués par le Statsråd. « L’objectif est de renforcer toujours davantage la capacité de l’environnement numérique jernlander de résister à des opérations malveillantes, qu’elles soient l’œuvre d’Etats ou de groupes criminels » juge Arne Odlo.

« Au cours des dernières années, nous avons développé des solutions de protection informatique destinées aussi bien aux particuliers, mais surtout aux entreprises qui voient les risques croître dans un contexte internationale de plus en plus incertain et où se livre une compétition du tous contre tous ».
Thorleif Sanner, président du directoire de Hengelås Secure

Mais en plus des entreprises, les infrastructures civiles font depuis le début de l’année 2043 l’objet d’un net renforcement des investissements gouvernementaux pour les mettre au niveau des menaces. Pour le Gruppenleder Arne Odlo, si jusqu’à présent ce sont essentiellement les opérateurs d’intérêt vital ainsi que certains grands groupes qui ont pris l’initiative de renforcer leur sécurité qui ont été l’objet de l’attention du Hovedkontoret for statenssikkerhet, « le moment est maintenant venu de progressivement augmenter le niveau d’exigence en matière de souveraineté informatique ». Il faut ainsi concevoir l’organisation jernlander comme un enchevêtrement de « cercles ». Le premier cercle correspond ainsi aux structures numériques de l’Etat en lui-même (ministères, administrations centrales, etc.), le deuxième cercle est celui des opérateurs d’intérêt vital (production électrique, communication, eau, etc.) tandis que le troisième cercle correspond aux activités économiques, qu’elles soient de service ou industrielles, sans lesquelles le Jernland ne pourrait pas soutenir durablement un conflit ou une situation de crise (hôpitaux, transports, production industrielle, etc.). Dans le cas des hôpitaux par exemple, l’objectif est de mieux protéger les systèmes informatiques pour éviter une propagation généralisée d’un virus qui pourrait grandement amoindrir les capacités jernlanders en matière de soins. « Nous voulons éviter de voir notre système de santé, mais pas uniquement lui, ne s’effondre en raison d’une attaque informatique, prélude à une offensive plus généralisée ».

La technologie au service de la sécurité

La généralisation des puces LITEN, le déploiement du projet Skjold (trad. Bouclier) – il s’agit de développer les outils de surveillance dans l’espace public, mais aussi de s’appuyer sur les nouvelles technologies comme l’intelligence artificielle pour anticiper le crime et le combattre – ou encore la multiplication des dispositifs de lecture des empreintes palmaires ont été largement utilisés pour améliorer la réponse sécuritaire du Jernland face à une menace qui se fait toujours plus pressante à mesure que le pays affirme ses ambitions – ces ambitions dérangent en effet au-delà des frontières nationales, avec des ennemis qui y voient une restriction plus forte de leur capacité de nuisance. Le président du Hovedkontoret for statenssikkerhet reconnaît d’ailleurs que « les outils technologiques développés permettent de mieux identifier et traquer les ennemis de l’Etat, quels qu’ils soient ». Les puces LITEN notamment ont réduit les risques d’espionnage industriel en permettant une meilleure identification des individus et de recouper celle-ci avec les autorisations de pénétrer tel ou tel site. « Si vous combinez cela avec les empreintes palmaires, plus sûres encore que les empreintes digitales, vous pouvez potentiellement créer des forteresses numériques presque impénétrables pour des intrus ». Plusieurs sites sensibles en ont d’ailleurs été équipés et font régulièrement l’objet d’inspection et de mise à jour de leurs systèmes informatiques. « On n’est jamais trop prudent » souffle la direction de Hengelås Secure.

« Les puces LITEN elles-mêmes ont été améliorées aussi bien du point de vue de l’électronique embarquée que des composants. Le recours à des matériaux plus adaptés réduit d’ailleurs les divers facteurs de risque ».
Arne Odlo, président du Hovedkontoret for statenssikkerhet

BioMedis, très impliqué dans les projets nécessitant le recours à des biomatériaux – l’entreprise fait partie des principaux participants au projet de développement d’une prothèse robotique avec Hete, l’une des entreprises spécialistes de la robotique industrielle, mais elle participe aussi à plusieurs études en vue de mieux recourir aux produits existants à l’état naturel, comme certaines algues par exemple -, fait figure d’acteur incontournable pour Atmel qui fabrique les puces LITEN et qui ont inspiré les projets teiko sur leur équivalent INTERFACE. « Nous avons amélioré les biomatériaux de sorte de rendre plus sûre encore l’enveloppe de la puce sous cutanée » assure le président de BioMedis qui espère accroître encore ses parts de marché, notamment dans l’industrie de la biologie et du vivant. « C’est un secteur très porteur qui, grâce aux décisions gouvernementales de ces dernières années, a connu une forte envolée, au point de faire du Jernland l’un des pays les plus dynamique en la matière pour les entreprises ». Présent justement sur les prothèses bioniques, BioMedis estime que l’intégration d’éléments d’intelligence artificielle dans ces outils et de moyens de paiement ou d’identification dans les puces sous cutanées ne représente pas en soi un danger, eu égard les logiciels de protection et les antivirus intégrés. « Il y a peu de risque de voir un pirate informatique prendre le contrôle de ces appareils, ne serait-ce que parce qu’ils ne sont que rarement connectés à internet, et que ce dernier dispose de pare-feu puissants à l’entrée ».

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Galaad
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02. april 2043


Le Statsråd protège mieux la faune et la flore


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Si nyGEN et Laksmar se sont associés pour permettre la naissance des saumons AquaVis – il s’agit de poissons d’élevage dont certaines caractéristiques génétiques sont améliorées pour leur permettre de mieux résister à certaines maladies ou d’arriver plus rapidement à maturité – et alors même que Laksmar a inauguré sa première ferme aquacole, une première mondiale permise par les avancées technologiques jernlanders en matière de robotique et d’industrialisation des procédés aquatiques, le Statsr[d poursuit sa politique régulatrice en Sjøkrabber (trad. mer des crabes). L’extension du domaine sous-marin jernlander et l’exploitation des ressources en hydrocarbures dans le nord de la Sjøkrabber est aussi l’occasion pour le Jernland de renforcer la protection de l’environnement dans cette région de la Dytolie.

La pêche mieux régulée pour éviter le pillage des ressources marines

Si les eaux territoriales jernlanders s’étendent jusqu’à vingt-cinq à partir de la ligne de base – la souveraineté du Jernland s’y applique entièrement et la Kystvakt (trad. Garde-côte) a pour mission d’y faire appliquer la législation nationale – la zone économique exclusive quant à elle s’étend jusqu’à deux cents milles, avec des droits souverains d’exploration, d’exploitation, de conservation et de gestion de l’ensemble des ressources naturelles qui s’y trouvent. Cette définition continue d’ailleurs d’être appliquée, malgré la disparition de l’Organisation mondiale pour la paix et la coopération. Ainsi, après avoir instauré des aires marines protégées dynamiques, c’est-à-dire mouvants selon les phénomènes naturels de migration des espèces et de leurs prédateurs. Le Nordland par exemple a fait l’objet de la création d’une de ces aires, avec des conséquences pour les activités humaines, notamment en matière de pêche. Le ministère de la planification, également en charge des questions relatives à la mer et à ses activités a annoncé que de nouveaux quotas de pêche entreraient prochainement en vigueur. Ainsi, à partir du 1er juillet 2043, seuls les navires inscrit au registre jernlander des navires de pêche pourront exploiter les ressources locales. Si jusqu’à présent des licences étaient accordées à des pêcheurs étrangers, ce ne sera dorénavant plus le cas, avant tout pour « réduire la pression sur les écosystèmes », mais aussi pour mieux protéger la filière piscicole nationale.

« Les pêcheurs du Nordland et du Midtøya ont eu à faire face à des navires étrangers qui pouvaient jusqu’à présent venir exploiter les ressources, grâce à une autorisation. Nous avons vu des navires ennissois ou britons écumer nos eaux, malgré des quotas. C’est un pas dans la bonne direction que de restreindre la pêche aux seuls jernlanders ».
Tobias Korsomo, président de la branche piscicole de l’Arbeidstfront

Ainsi, à partir du second semestre de cette année, seuls les pêcheurs du Jernland pourront s’adonner à leurs activités, bien qu’une nuance persiste dans la décision gouvernementale. En effet, seuls les navires inscrits au registre national des pêcheurs pourront exploiter dans les zones économiques exclusives, à la condition expresse que l’ensemble de leur pêche fasse l’objet d’un déchargement dans les ports du Jernland et soit vendue à des industriels nationaux. « C’est une manière de nous assurer que les ressources naturelles nationales soient exploitées nationalement » assure Sjur Lindhal qui a souhaité une législation bénéfique avant tout aux entreprises et aux industriels et aux exploitants jernlanders. Ces restrictions devraient également s’appliquer autour des plateformes pétrolières au nord du Nordland, afin que « garantir une préservation optimale des ressources naturelles et de la faune et de la flore sauvages dans la Sjøkrabber ». En l’absence de coordination internationale, le Statsråd considère en effet que le droit de la mer reste encore largement à construire, « au-delà de la seule question de la définition des eaux territoriales et des zones économiques exclusives ». Dans ce contexte, le Jernland entend continuer de se poser en défenseur des intérêts en Sjøkrabber, que ce soit pour garantir le respect des norrois ou pour éviter des activités économiques néfastes pratiquées dans la région par des pays hors Skadinavie.

Parvenir à augmenter les volumes sans déséquilibrer les écosystèmes

L’initiative de Laksmar pour améliorer ses rendements en matière de culture de saumon ne manque pas de s’inscrire dans la logique de nombreuses entreprises et de plusieurs entreprises liées à la pêche. Si la robotisation des chaînes de montage a contribué à accélérer les tâches – l’apparition d’outils et machines dans les usines de traitement des pêches a permis des gains de temps et donc de productivité – d’autres initiatives comme les fermes hauturières expliquent aussi les bons résultats de ces dernières années. « Il faut bien reconnaître que le progrès technique et les récentes innovations au Jernland ont permis de voir l’activité bondir » souligne d’ailleurs Tobias Korsomo qui représente les entreprises de la mer et de la pêche à l’Arbeidstfront (trad. Front du travail, syndicat du Jernland). Que ce soit le génie génétique et l’avancée en matière d’organismes génétiquement modifiés – les saumons AquaVis sont une espèce qui est moins exposée aux maladies communes et aux poux qui déciment régulièrement d’autres élevages – ou encore les fermes aquacoles, de nombreuses découvertes récentes ont améliorées les conditions de travail de ces professionnels des océans et de leurs espèces. Mais le progrès n’est pas le seul facteur qui explique cette augmentation des volumes pêchés. Il met également en avant « l’accompagnement reçu des autorités, avec notamment des prêts garantis pour agrandir les flottes de pêches par exemples », ce qui s’est traduit par une nouvelle progression du nombre de chalutiers jernlanders, pour la troisième année consécutive, après plusieurs années de stagnation.

« Le progrès technique peut être un levier pour réduire les pertes dans les fermes aquacoles, sans accroître par exemple la pression sur les espèces sauvages. Il n’est évidemment pas question de remplacer l’un par l’autre, mais bien de trouver le bon équilibre, alors que la gastronomie nationale repose beaucoup sur les produits de la mer ».
Nicolai Thoresen, président du directoire de nyGEN

Le saumon n’est pas la seule espèce de poisson qui fasse l’objet de progression de sa production – le Jernland est déjà à l’origine de plus d’un million de tonnes de saumons pêchés qui se retrouvent sur les marchés du monde entier, avec un objectif à 1,3, voire 1,5 million de tonnes annuelles. En effet, le cabillaud connaît lui aussi un attrait tout particulier. Poisson jugé peu cher mais présentant des caractéristiques nutritionnelles et commerciales intéressantes, il est de plus en plus pêché. « Le cabillaud connaît une démographie très impressionnante qui permet de prélever de grande quantité sans compromettre pour autant l’équilibre naturel » estime-t-on au ministère de la planification. C’est aussi ce qui explique que sa consommation a augmenté de plus de moitié au cours de la dernière décennie au Jernland. « Les tendances sont encourageantes et on constate une stabilité du nombre de poissons, ce qui laisse encore de belles perspectives ». Norheim Seafood, entreprise spécialisée dans la pêche et la transformation de cabillaud, se partage ainsi le marché piscicole avec Laksmar, leader du saumon d’élevage et avec Roen Sjøinhøsting qui a orienté son activité autour des pélagiques, hareng et autres maquereaux. A eux trois, ces entreprises occupent une position importante dans l’écosystème halieutique et se sont engagés à développer des pratiques respectueuses de la faune sauvage et permettant le renouvellement des espèces. Toutes trois seront d’ailleurs prochainement associées aux discussions avec le ministère de la planification sur les futurs quotas de pêche autorisés et les conditions à remplir pour pouvoir pêcher (taille des poissons, localisation, aires marines protégées, etc.).

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Galaad
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05. april 2043


L’urbanisme est l’héritage laissé aux cent prochaines générations


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La rénovation urbaine, avec l’accent très fort qui est mis sur la réduction de l’empreinte carbone, est aussi l’occasion de redessiner les villes, dont notamment Røros, pour les mettre au niveau du rang qu’elles sont appelées à occuper dans l’histoire et sur le devant de la scène internationale. Ainsi, la capitale du Jernland, nouveau centre de la diplomatie en Dytolie, mais de plus en plus dans le monde entier, se doit d’être à la hauteur du rôle que le Kommandør entend lui faire jouer et occuper lui-même dans le concert des nations. D’importants chantiers sont également prévus, voire déjà lancés, y compris pour doter le pays des infrastructures qui lui permettront d’accueillir les grands événements planétaires. Si le Jernland a choisi de ne pas chercher à accueillir les Jeux Olympiques cette année, c’est pour disposer de quatre années supplémentaires pour disposer de l’ensemble des installations qui permettront, vraisemblablement dès 2048, d’accueillir cette grande fête sportive et culturelle.

Repenser l’espace public pour faire rayonner Røros

Après avoir permis l’agrandissement du réseau de métro dans la capitale, le Kommandør a validé les projets architecturaux pour la prochaine décennie. Ainsi, abandonnant la forteresse de Lørenshus, siège actuel du chef de l’Etat, il a acté la construction d’un nouveau bâtiment pour accueillir ses bureaux ainsi que ceux reliés à la présidence. Ainsi, avec un bureau pour le chef de l’Etat de 400 mètres carrés et dix mètres de haut, placé à l’extrémité d’un couloir de marbre long de trois cents mètres, appelé « Allée des diplomates », il s’agit de « doter l’Etat de locaux à la hauteur du prestige et du rang que le Jernland est appelé à occuper » confirme l’architecte en chef du projet. Kåre Hegstad, désigné par le Kommandør personnellement pour superviser l’ensemble des chantiers de Røros, à commencer par celui du Staatsministerium (trad. Ministère d’Etat) pour accueillir tous les services liés à l’administration nationale. De nombreux artistes, sculpteurs, peintres et artisans devraient d’ailleurs profiter de cet immense chantier en recevant la charge de décorer et aménager les lieux. On ne s’en cache pas, l’objectif est de doter le gouvernement du pays d’un siège « incomparable, inimitable ». Kåre Hegstad indique d’ailleurs que l’ambition est bien sûr de permettre de regrouper autour du Kommandør l’essentiel de l’appareil d’Etat, mais aussi « d’impressionner les visiteurs et hôtes étrangers » afin que chacun comprenne la place qui est la sienne dans l’immensité de l’édifice. Derrière l’imposante architecture rationaliste, il y a aussi la volonté de démontrer la supériorité norroise, jernlander, sur le reste du continent, du monde.

« Il convient au Jernland de disposer enfin de la place qui lui revient de droit. Et pour cela, il est essentiel que nous exprimions notre ambition de grandeur pour la communauté populaire à travers chacune de nos réalisations. L’architecture est une arme redoutable pour communiquer aux autres notre volonté ».
Magnuss Løvenskiold, Kommandør

Mais Kommandørpalass (trad. Palais du Kommandør) ne devrait pas être l’unique réalisation magistrale pour Røros, que le Kommandør voit devenir une capitale mondiale, monumentale, « dépassant par la beauté et la grandeur tout ce que l’humanité a pu connaître jusqu’à présent ». En effet, la halle de la communauté populaire sera détruite, puis reconstruite pour pouvoir accueillir au moins 150 000 personnes lors des grandes manifestations. « Nous devons construire la capitale des vingt prochaines générations, offrir à la communauté populaire des monuments à la hauteur de la gloire du Jernland, faire de Røros le miroir de nos ambitions et de notre place dans le monde » a assuré le ministre de la planification. En effet, selon le Kommandør, pour permettre à un empire de durer, il convient de stimuler les arts, les lettres, en bref tout le champ de la culture, y compris au travers de l’architecture ; c’est d’ailleurs ce qui justifie l’érection d’une ville d’un nouveau genre, intégrant le meilleur de l’ancien monde tout en accroissant ce qui symbolisera les réussites jernlanders des siècles à venir. Ainsi, doter Røros de bâtiments monumentaux est aussi bien pour transmettre un message au monde que pour offrir aux successeurs du Kommandør la possibilité de conduire des politiques aussi grandioses, indépendamment de la force véritable de leur caractère. »Chaque kommandør qui me succèdera jouira de cet apparat, inutile au premier d’entre eux, et confortera ainsi, aussi bien sa légitimité intérieure face aux comploteurs qu’il devra éliminer, que face à l’étranger qui n’attendra toujours que le moindre signe de faiblesse pour se jeter sur le Jernland et s’en repaître ».

Prévoir la prochaine candidature aux Jeux Olympiques

A côté de la rénovation de la ville et de ses faubourgs, en intégrant aussi bien les ministères, les instituts et établissements liés à la recherche et de grandes écoles et universités, le plan général prévoit l’intégration de nombreux espaces verts dont la création a déjà débuté. Outils aussi bien esthétiques, hygiénique que sociaux, ils doivent faire émerger la ville du futur où toute sa place est redonnée à la nature, omniprésente dans l’imaginaire mythologique norrois. Mais ces travaux permettront également de mieux relier le cœur de la ville avec les futurs sites olympiques. En effet, le ministère de l’éducation du peuple, par la voix d’Oddvard Odegaard, a annoncé que le Jernland ne candidaterai pas, finalement, à l’édition 2044, quand bien même elle aurait permis de célébrer le centenaire des jeux de 1944. « Nous disposons certes déjà d’installations qui auraient permis aisément d’accueillir cette grande cérémonie populaire, mais nous estimons qu’attendre quatre ans de plus nous permettra de disposer alors des infrastructures permettant un événement à la hauteur de sa légende ». Ainsi, une nouvelle salle omnisport, déjà inaugurée, permettra d’accueillir de nombreux sports d’intérieur, tandis que le stade olympique, construit en bordure immédiate de Røros sera intégré au plan des transports en commun et se verra doter d’un toit pour abriter les spectateurs. Capable d’accueillir 100 000 personnes, il servira aussi bien à la cérémonie d’ouverture, de clôture et entre les deux principalement de l’athlétisme.

« D’ici 2048, le Jernland aura dépensé plus de trente milliards de dalers pour se doter d’une capitale mondiale et en vue des futurs jeux olympiques ».
Oddvard Odegaard, ministre de l’éducation du peuple

Mais au-delà de la question des jeux olympiques et de l’embellissement de sa capitale, le Jernland souhaite aussi augmenter ses capacités d’accueil touristique. Ainsi, l’office en charge du tourisme Norse Turisme (trad. tourisme norrois), à établir un plan de développement des infrastructures. « Nous voulons augmenter les capacités et offrir aux touristes étrangers les meilleures conditions d’accueil et de séjour possible, avec toutes les garanties de sécurité et de paix, avec une société pacifiée et résolument accueillante » confie Oddvard Odegaard. Officiellement l’objectif est d’atteindre avant la prochaine édition des jeux olympiques la barre des seize millions de visiteurs annuels, à plus long terme ce sont bien les vingt millions de touristes parcourant le Jernland tous les ans. « Nous disposerons bientôt d’une infrastructure globale encore améliorée par rapport à la situation actuelle et qui nous permettra aussi bien d’organiser de très grands événements mais aussi plus régulièrement étalé sur les douze mois de l’année » complète le ministre. A cette fin, l’extension de l’aéroport international de Røros devrait également permettre de mieux gérer les flux aériens, alors que plusieurs accords bilatéraux ont permis de le positionner comme un hub en Dytolie, notamment du nord.

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Galaad
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14. april 2043


Le Kommandør travaille à construire une paix mondiale durable


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Les bouleversements politiques au Karmalistan, mais également en Confédération de Janubie du Sud, ainsi que l’émergence de nouveaux acteurs de la scène internationale – et l’effacement progressif d’autres partenaires historiques du jernland - conduisent le Kommandør à vouloir permettre le renforcement des politiques de sécurité dans le monde. C’est le sens de l’importante tournée diplomatique qu’il entend conduire pour approfondir les relations avec les principaux alliés du Jernland mais également permettre l’émergence d’un pôle géopolitique de rang mondial, rassemblant les Etats ne souhaitant se soumettre ni au libéralisme à tout va, ni au socialo-marxisme, tous deux considérés comme mondialistes et donc contraire aux valeurs et traditions des peuples. La Ligue de défense des nations est devenue le pivot de la diplomatique jernlander, avec la concrétisation d‘un axe reliant Røros à Mahra en passant par Emporia Dysia, La Marsa et Nakae.

La Ligue de défense des nations assurera une ère de sécurité

Pour éviter toute confusion, le Kommandør s’est montré très clair : il ne s’agit pas de constituer une organisation internationale pour combattre les marxistes à travers le monde. « Nous sommes parvenus, grâce à des efforts réciproques, à construire des relations de confiance avec le Gandhari, mais également avec le Westrait. Ce n’est pas pour les balayer d’un revers de bras » assure-t-il, sans omettre toutefois de rappeler que « confiance et coopération avec les nations marxistes ne signifie pas que le Jernland renonce à discuter avec d’autres partenaires, potentiellement idéologiquement plus proches ». Soucieux d’engager une phase de désescalade, le Kommandør a redit que Pacte de Cewell ou pas, le dialogue serait maintenu avec les communistes. Ne niant pas cependant que l’organisation des pays marxistes a changé la donne internationale, notamment avec l’affirmation d’un droit à l’ingérence dans la charte fondatrice du Pacte de Cewell – l’article 6 énonce que « les parties contractantes se laissent la possibilité d'intervenir d'une manière ou d'une autre pour faire échec aux forces impérialistes qui asservissent des populations entières pour leurs propres intérêts » - le Kommandør a estimé « naturel » que d’autres Etats souhaitent se prémunir contre ce type d’ingérence, « eu égard la vision très extensif du concept d’impérialisme dans la pratique marxiste des relations internationales ». Ainsi, en soulignant que la Ligue de défense des nations vient davantage en réaction à un événement bouleversant les relations mondiales que le provoquant elle-même, elle se pose véritablement en régulateur des grandes tendances internationales.

« La création de la Ligue de défense des nations a pu être perçue comme un signal d’hostilité envoyé à Cewell est ses alliés. Il n’en est rien. Que ce soit le Jernland, ou les autres membres de l’organisation, la volonté de poursuivre les coopérations est réelle ».
Magnuss Løvenskiold, Kommandør

En plus de vouloir relancer les relations diplomatiques avec le Westrait – « le moment est venu de franchir une seconde étape dans nos relations bilatérales » confirme Kristoffer Østgård, ministre des relations extérieures – le Jernland souhaite aussi reposer la question des liens avec les membres de l’Organisation de coopération de Chenzhou. « Il existe aujourd’hui trois grandes organisations internationales, trois pôles d’attractivité : l’OCC, le Pacte de Cewell et la Ligue de défense des nations ». Selon Kristoffer Østgård, toutes trois se répondent d’une certaine manière et poursuivent le même objectif, à savoir s’assurer que les intérêts et leur sécurité ne seront pas compromis par un autre Etat ou un autre bloc géopolitique. « L’analyse que l’on peut entendre dans les arcanes du pouvoir karmal, quand bien même elle n’est pas accréditée officiellement, est intéressante, bien qu’oubliant complètement la Ligue de défense des nations, qui n’est pas le Groupe de Hoxa, groupe de coopération politico-économique purement dytolien » estime des hauts fonctionnaires diplomatiques jernlanders. Pour le ministère des relations extérieures, le Jernland se doit de parler à présent plus intensément avec le Kaiyuan, le Liang et l’Uhmali, nations éminemment respectables, mais aussi avec le Chikkai et l’Ostlandgar, qui sont parmi les nouvelles puissances régionales[/i] ». Les approches, bien que restant à concrétiser, avec le Domaine de Furumatsu sont encourageantes à cet égard.

Au-delà de la diplomatie des blocs, des relations bilatérales à approfondir

En plus de souhaiter un dialogue tripartite entre les trois grandes organisations internationales, le Kommandør a établi la feuille de route de l’action extérieure du Jernland pour les prochaines années, en rappelant que « si bien sûr le renforcement de la Ligue de défense des nations est la priorité, il ne saurait constituer le seul pied sur lequel avance la diplomatie jernlander ». Ainsi, des initiatives devraient être prises pour relancer les partenariats déjà existants et renforcer de nouveaux axes de coopération. Alors que le Jernland est sur le point de mettre sur le marché un nouveau dispositif médical – les prothèses bioniques 100% conçues et fabriquées au Jernland devraient être commercialisées par Hete et BioMedis avant la fin de l’année – l’objectif est aussi de redynamiser le partenariat avec Montbardo-et-Marguéné. « Nous avons débuté, il y a plusieurs mois, des travaux en commun entre plusieurs centres hospritaliers sur les deux rives de l’océan et portant particulièrement sur les transplantations complexes » rappelle Henrik Kringen, le ministre des affaires sociales. La volonté du Jernland de rester parmi les grands pays en matière de soins et de traitements reste entière, en témoigne les investissements conséquents consentis pour soutenir la recherche publique, mais aussi privée. L’Institut Hammer poursuit ainsi ses travaux en lien avec plusieurs établissements locaux, bien que des difficultés administratives contraignent à reporter encore temporairement la reprise des recherches.

« Il est évident que le retrait de la Valdaquie, que nous espérons temporaire, et son effacement relatif de la scène internationale ont contribué à diversifier les partenariats jernlanders. Il convient d’ailleurs de poursuivre cette diversification pour assurer un équilibre des forces ».
Kristoffer Østgård, ministre des relations extérieures

La Valdaquie continue évidemment d’être un allié majeur du Jernland, même si les évolutions récentes dans ce pays laissent à penser que des adaptations pourraient intervenir dans les mois et années qui viennent. Ainsi, l’affaiblissement politique de Petru Ursachi, ardent défenseur de l’Axe Røros-Albarea, contribuerait à amoindrir les volontés valdaques de coopérations bilatérales et à diversifier ainsi les alliances de la Valdaquie. « C’est évidemment un phénomène compréhensible, d’autant que l’alliance s’est largement déséquilibrée en faveur du Jernland qui est devenu en quelques années la puissance dominantes en Dytolie ». Pour autant, évolutions ne signifiant pas rupture, ce partenariat devrait se maintenir assez largement, ne serait-ce que pour des motifs froidement pragmatiques. « La Valdaquie dépend beaucoup du Jernland, notamment en matière de défense, secteur où le premier a pris une avance considérable, mais également parce qu’économiquement les deux pays ont toujours pris soin de maintenir les accords avantageux de la Communauté des nations dytoliennes » complète le ministre. La question qui persiste porte davantage sur l’ampleur de la réorientation géopolitique valdaque. Si la Valdaquie venait à rejoindre la Ligue de défense des nations, alors il y aurait fort à parier qu’au sein de celle-ci, à côté d’un pôle “musulman“ coexisterait un second pôle “dytolien“, ce qui permettrait aussi en interne une forme de rééquilibrage religieux et civilisationnel[/i] ».

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Galaad
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16. april 2043


Dans l’espace aussi le Jernland entend maintenir une présence


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Grâce à un partenariat entre Altek et Byrsatki – il a permis la création de la coentreprise Byrsian and Jernlander Space Company (BAJESCO, NDLR) – qui avait obtenu l’approbation du Statsråd (trad. Conseil d’Etat) – c’est la règle lorsqu’il s’agit d’exporter des technologies sensibles et stratégiques – le Jernland est devenu un acteur de l’aérospatiale. Mais cette entente, conclue dans le cadre de l’accord bilatéral jernlando-byrsien, permet aussi de disposer d’avantages pour le lancement et l’exploitation de satellites de dernière génération et permet au géant de l’informatique et de l’électronique, Altek, de disposer d’un marché complémentaire auprès des professionnels. Après plusieurs lancements depuis 2038, le Statsråd souhaite renforcer encore sa présence dans l’espace, alors que plusieurs entreprises jernlanders seraient également sur les rangs pour commander un ou plusieurs satellites pour améliorer leurs télécommunications.

Assurer la sécurité du Jernland depuis l’espace

La création du Réseau d’Alerte et de Détection Anticipée par Radar (RADAR) a permis au Jernland de déployer en différents points stratégiques pour lui-même et ses alliés plusieurs stations de surveillance radar. Rendu possible grâce aux système GH-450 « Gjallhorn », il s’agit de détecter autant en amont que possible toute activité suspecte qui pourrait conduire à compromettre la sécurité ou l’intégrité du Jernland et les pays couverts par le dispositif. Ainsi, avec plusieurs installations en Byrsa, en Alilée-Arovaquie, en Radanie, aux Iles-Unis, au Kars et au Satake Bakufu, le Jernland est en mesure de surveiller une grande partie de l’activité dans le bassin dytolo-céruléen. Cependant, RADAR est complété par des satellites d’observation de la surface du globe pour renforcer encore l’efficacité des installations terrestres. Si les technologies et les détails sont maintenus secrets, il s‘agit de la première initiative du genre et de cette ampleur au monde. C’est d’ailleurs ce qui a motivé fortement l’accord avec Byrsa mais également avec le Royaume de Kars pour produire des satellites de dernière génération, mais aussi ce qui incite le Jernland à vouloir multiplier les lancements dans les prochaines années. Une manière aussi de favoriser le développement des entreprises jernlanders de l’informatique, de l’électronique et du numérique, dans un contexte où la concurrence sur les produits grand public est de plus en plus rude. En effet, Altek s’est de plus en plus réorienté vers le développement de hardware et software à destination des professionnels ; ce qui ne signifie pas un abandon du marché pour les particuliers.

« Le dynamisme de la commande publique en matière d’engins spatiaux permet évidemment la croissance des entreprises spécialistes de l’espace, mais indirectement soutien aussi Altek, Atmel ou Netweave qui sont très présents sur ce secteur d’activité comme fournisseur des Byrsatki, Karsat et autres ».
Sjur Lindhal, ministre de la planification

Couvertes par le secret défense, ces entreprises ont également gagné une crédibilité internationale grâce à ce nouveau statut de membre de la communauté spatiale. Pour Eigil Jensen, le président du directoire de Netweave, « le marché des satellites, et des professionnels en règle générale, représente le plus gros de notre chiffre d’affaires », comme peut l’illustrer le « contrat du siècle » obtenu au Kars pour équiper en outils informatiques l’ensemble des administrations centrales. Ainsi, chaque commande du Statsråd pour acquérir de nouveaux satellites profite aussi indirectement aux entreprises jernlanders, un argument qui évidemment prend toute son importance alors qu’il se dit déjà que cette année, la commande de satellites pourrait dépasser les dix milliards de dalers (six milliards de dollars, NDLR). Si Henryk Etenstad, chef du Forsvaret Overkommando (trad. Haut commandement des forces armées) ne confirme ou n’infirme cette hypothèse, une chose est certaine : « le Jernland entend bien poursuivre le renforcement de son parc satellitaire d’ici 2050 pour disposer des ressources pour garantir la sécurité nationale et régionale ». Les Forsvaret (trad. Forces armées) espèrent ainsi atteindre d’ici la fin de la décennie un format leur permettant d’anticiper chaque menace, de détecter chaque action hostile contre le Jernland ou ses alliés de la Ligue des nations mais également d’y répondre de manière appropriée. Cet objectif aura « évidemment » des conséquences pour l’ensemble de la planification industrialo-militaire jernlander assure Sjur Lindhal qui entend poursuivre le développement du tissu industriel pour renforcer les capacités productives jernlanders, alors que la robotisation des chaînes de montage s’est largement accélérée ces dernières années.

L’exploration spatiale ne devrait pas être en reste

Au-delà de toute l’attention qui est portée par les gouvernements du monde sur les capacités militaires des autres États de la communauté internationale, le Statsråd souhaite également faire de l’exploration spatiale et des fonctionnalités civiles une priorité. C’est d’ailleurs le sens du message que le ministère de la planification a adressé aux entreprises ainsi qu’à la communauté scientifique, les exhortant à maintenir un haut degré d’investissement dans les infrastructures de télécommunications, y compris pour leur propre usage afin de ne pas se laisser distancer par leurs concurrents. En effet, avec le lancement de cinq sondes spatiales pour réaliser des missions d’exploration autour du soleil – la tempête solaire qui a frappé les Madelines ainsi que d’autres États proches des pôles a conduit le gouvernement à autoriser des missions pour mieux comprendre ces phénomènes et essayer de les anticiper à l’avenir – le Jernland souhaite se positionner parmi les nations qui encouragent et réalisant des missions scientifiques. « L’intérêt est évident puisque cela permettra aussi de réduire l’exposition de nos entreprises et de nos systèmes d’information et électriques aux risques des éruptions et tempêtes solaires » souligne Oddvard Odegaard, ministre de l’éducation du peuple, qui rappelle également l’intérêt économique et financier qu’il y a à mieux prévoir ce type d’événements « climatiques ». En plus des entreprises de l’électronique et de l’informatique qui seront associées pour la collecte des informations, Statskraft, l’énergéticien du Jernland, a déjà indiqué qu’il contribuerait au financement de la mission, compte tenu des implications qu’ont ces événements sur son activité.

« Nous souhaitons renforcer la sécurité de nos installations et donc indirectement accroître la fiabilité de notre réseau, aussi au bénéfice de nos clients qui courront moins de risques de voir certains de leurs appareils s’enflammer à leur domicile par exemple ».
Julian Oldervik, président du directoire de Statskraft

Les entreprises des télécommunications elles aussi sont particulièrement à la pointe et prévoient de développer encore davantage leur réseau satellitaire. « Si bien sûr nous voulons privilégier les antennes, nous ne pouvons pas exclure complètement de disposer de quelques satellites pour proposer ce service à nos clients, notamment des professionnels » assure le président du directoire de Telenorse, le principal opérateur du Jernland. Il n’est d’ailleurs pas le seul à chercher à renforcer son dispositif, puisque, après l’appel d’offre conjoint des trois grands opérateurs, la Nordisk rikskringkasting (trad. Société norroise de radiodiffusion) va renforcer encore son offre par satellite. « Nous allons réaliser des investissements pour améliorer le signal aussi bien pour la réception par satellite, très importante dans la région du Nordland, mais également par le câble, ce qui est notre deuxième grand axe de développement pour les prochaines années ». Le secteur des télécommunications et du divertissement télévisé est ainsi depuis quelque temps devenu l’un des principaux investisseurs dans les infrastructures, avec des dépenses qui se sont multipliées par deux entre 2038 et début 2043. Sjur Lindhal se félicite d’ailleurs de cette tendance qui consiste à voir le secteur privé prendre sa part dans la modernisation du Jernland, y compris sans soutien ou intervention de l’État. « L’ambition est de faire du pays l’un des plus à la pointe de tout ce qui touche justement aux nouvelles technologies ; en ce sens ce secteur d’activité est absolument essentiel ».

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Galaad
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20. april 2043


L’industrie jernlander se veut toujours plus attractive


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Après avoir choisi de revoir sa politique d’aide aux entreprises, de sorte de réduire les délocalisations, le ministère de la planification entend permettre l’accélération de la modernisation des usines jernlanders. Que ce soit en matière d’équipements, avec le déploiement d’une solution 100% nationale pour robotiser les usines – d’autres pays ont fait le choix de privilégier une approche différente en s’approvisionnant en robots industriels auprès de fournisseurs étrangers, dont ceux du Jernland qui se sont taillés patiemment une place – ou à présent en améliorant la formation des salariés, le Statsråd ambitionne de confirmer les bons résultats industriels obtenus ces dernières années en favorisant les relocalisations. Pour cela, plusieurs solutions sont actuellement à l’étude, avec en ligne de mire la qualité de la main d’œuvre, ainsi que l’image de marque de l’économie jernlander.

Mettre la formation au service l’amélioration de la qualité de la main d‘œuvre

Le grand plan de redynamisation de l’industrie manufacturière, lancé il y a cinq ans, commence à porter ses fruits. Si les capacités industrielles du Jernland se sont envolées, il reste que le Kommandør a appelé à « accélérer » pour confirmer la tendance qui voit l’économie jernlander s’imposer de plus en plus comme un important pôle de croissance. « Nous faisons partie des pays qui tire la croissance mondiale et donc qui alimente de nombreux marchés, aussi bien à l’import qu’à l’export » assure Sjur Lindhal, le ministre de la planification. Cette embellie depuis une demi-décennie a toutefois aussi pour conséquence de mettre en évidence le besoin d’améliorer toujours davantage la formation initiale des salariés. « Evidemment, les écoles et les universités de notre pays permettent de voir arriver sur le marché du travail des travailleurs avec de meilleures connaissances que celles d’il y a dix ans. Toutefois, il reste le défi de former en cours de carrière ceux qui n’ont pas bénéficié des nouveaux programmes de formation initiale » met en exergue Oddvard Odegaard, le ministre de l’éducation du peuple. C’est ce défi qu’il entend relever avec le ministère de la planification, qui sera d’ailleurs chef de file sur cet important projet. En effet, si le ministère de l’éducation du peuple est en charge de la formation initiale, c’est bien celui de la planification qui gère la formation continue. D’où l’importance d’une parfaite coordination. L’objectif est aussi de permettre des reconversions pour aider les salariés à passer de secteurs en perte de vitesse vers des filières plus prometteuses en termes de création d’emplois et de croissance.

« Nous souhaitons pouvoir accompagner les mutations des modes de production, avec l’arrivée de plus en plus importante de nouvelles technologies sur les chaînes de production. Si notre maison est assez épargnée par standardisation de la mode, nous avons aussi pour but de permettre une constante montée en gamme, dans la logique de notre maison ».
Halvard Sjöden, président du conseil de surveillance d’Amalie Sjöden

Un dispositif de portabilité de la formation professionnelle devrait ainsi être mis en place à partir de l’année prochaine pour permettre à chaque salarié de conserver les droits acquis au long de sa carrière pour se former ou entamer une reconversion. Si le ministère de la planification a souhaité accroître les opportunités pour les travailleurs, plusieurs garde-fous ont été mis en place pour éviter une accumulation trop importante qui pourrait devenir difficilement supportable pour les entreprises à plus long terme. Pour Sjur Lindhal, il s’agit d’éviter que certains salariés cumulent pendant dix ans des droits à formation en réclamant ensuite de son employeur qu’il paie des modules devenus très coûteux. « Nous allons mettre en place un système dans lequel chaque année travaillée donne lieu à cotisation aussi bien des entreprises que des salariés et ouvre des droits à formation ». Si le plafond n’a pas encore été définitivement arrêté, il pourrait se situer autour cinq ou sept ans, alors que le Statistisk sentralbyrå (ndlr. Bureau central des statistiques) ainsi que les services du ministère réalisent des simulations visant à identifier les montants que cela représenterait. Plusieurs entreprises, notamment dans l’industrie, estiment que ce dispositif pourrait permettre d’accompagner efficacement la montée en gamme de nombreuses filières. « C’est aussi une opportunité pour accompagner ceux qui souhaiteraient se réorienter, notamment pour des emplois qualifiés sur des ateliers de montage, de plus en plus techniques ».

Le « fabriqué au Jernland », gage de qualité et de fiabilité

Au-delà de l’amélioration de la qualité de la main d’œuvre, le ministère de la planification entend également soutenir massivement les entreprises jernlanders qui ont pris l’initiative de mettre en avant un autre atout de l’industrie nationale, à savoir la qualité et la fiabilité des biens et équipements produits. En cause, le reproche fait régulièrement au coût que représenterait le fait de produire au Jernland. Si aucune entreprise ne s’en cache, toute rappelle que « la main d’œuvre jernlander est certes plus cher que celle d’autres pays, mais elle offre aussi un gage supérieur de sécurité et de fiabilité par rapport à certains concurrents ». Que ce soit d’ailleurs NT Technologies, Visma AS, ou encore Hete, on ne dit pas autre chose. Pour les spécialistes de la robotique, la qualité a nécessairement un coût, qui se ressent sur le prix de la main d‘œuvre. Mais le Jernland devrait continuer de rester très attractif pour les entreprises cherchant à produire des biens à haute valeur ajoutée ou même pour les produits de pointe, requérant des salariés fortement qualifiés. Oddvard Odegaard rappelle en outre que « les écoles et les centres de formation du Jernland sont réputés pour les enseignements et les apprentissages qu’ils délivrent », c’est d’ailleurs ce qui a permis au pays de s’imposer comme un haut lieu de l’industrie, de l’innovation et de l’éducation. « La réputation jernlander repose aussi bien sur ses universités, son excellence académique que sur la capacité de nos entreprises à répondre à une demande internationale croissante » assure Sjur Lindhal, selon qui, l’ambition doit être de confirmer cette tendance qui s’est dégagée au cours des cinq dernières années.

« Nous voulons aussi encourager des diplômés de grandes écoles et d’université à reprendre des entreprises, à se lancer dans l’aventure entrepreneuriale. Ils ont des connaissances qui peuvent être utiles à l’économie nationale, à la communauté populaire ; il faut les mettre à profit pour continuer d’innover, d’inventer d’améliorer ».
Sjur Lindhal, ministre de la planification

Pour renforcer les productions de haute qualité, et ainsi se démarquer de ses concurrents, le Jernland souhaite devenir dans les cinq prochaines années la référence mondiale en matière de fiabilité. « C’est vrai en matière automobile où nous espérons voir prochainement la première voiture hybride autonome capable de minimiser les risques d’accidents mortels, mais aussi dans le secteur de la santé, où les possibilités sont importantes » estime le ministre de la planification. Pour cela il entend continuer de mettre à disposition des entreprises d’importants moyens financiers au travers des différentes administrations du Statsråd, mais aussi sensibiliser davantage dans les établissements d’enseignement. « Les coopérations entre le ministère de la planification et celui de l’éducation du peuple sont essentielles, sans quoi le projet d’un Jernland modernisé et entreprenant d’ici 2050 est voué à l’échec. Ce n’est pas envisageable » rappelle son collègue en charge de ces questions. L’objectif est de donner goût aux jeunes de se tourner vers le monde de l’entreprise, « parce qu’il est vital pour un pays de disposer d’un secteur économique ne dépendant pas entièrement de l’État, avec de la concurrence, source de stimulation et donc d’innovation ». Si le Jernland a pu atteindre justement de tels résultats en matière d’innovation – c’est le pays le plus à la pointe de la technologie – c’est justement parce que la compétition est valorisée, encouragée, à la différence des économies aux mains de l’appareil étatique.

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Galaad
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20. april 2043


L’objectif des 20 millions de touristes d’ici 2050 est atteignable


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Avec 14,7 millions de touristes, le Jernland est le pays le plus attractif en Dytolie pour les visiteurs étrangers. En dépassant la Valdaquie, acteur historique du tourisme sur le Vieux Continent, le Jernland a réussi son pari de devenir un pays attractif sur l’ensemble des secteurs de la filière. Que ce soit au travers du tourisme d’affaires – en s’imposant comme la puissance économique mondiale la plus dynamique il est sur le point de dépasser le Commonwealth de Britonnie qui a longtemps fait figure de géant économique dans le monde -, du tourisme académique – le Jernland est avec le Westrait le pays où les scientifiques se pressent le plus pour aller mener leurs recherches, grâce à un soutien massif aux écoles, universités et centres de recherche – ainsi que pour le tourisme académique – avec parmi les meilleurs établissements au monde, quel que soit le domaine d’étude, le Jernland fait figure de lieu où se forment les futures élites mondiales. Mais il n’entend pas en rester là et se fixe comme objectif de dépasser les vingt millions de touristes avant la fin de la décennie.

Des investissements dans tous les secteurs, tous azimuts

L’attractivité du Jernland réside naturellement dans ses universités et écoles dont la réputation n’est absolument plus à faire à travers le monde. Conscient de cet atout de taille, le ministre de l’éducation du peuple, Oddvard Odegaard, ne fait d’ailleurs plus preuve d’aucune fausse modestie puisque selon lui « c’est le résultat de plusieurs années de très grands investissements de la part du Statsråd pour permettre aux établissements de se hisser au meilleur niveau ». La preuve de ces réussites réside d’ailleurs dans l’incroyable dynamisme économique – la croissance moyenne depuis 2038 dépasse les 20% - ainsi que le positionnement au sommet des pays les plus attractif pour les étudiants étrangers, les chercheurs internationaux et les centres de recherche et développement. Pour le Statsråd (trad. Conseil d’Etat) les deux sont d’ailleurs liés puisque c’est notamment la volonté politique affichée depuis plus de cinq ans qui a permis de devenir en seulement quelques années une puissance globale. Pour Kristoffer Østgård, le ministre des relations extérieures, « le Jernland est certes une puissance diplomatique, sa voix compte et il est écouté lorsqu’il s’exprime sur la scène internationale, économique, peut-être même la première dès la fin 2043, mais aussi culturelle, on le voit bien avec l’envolée du nombre de touristes et l’attractivité pour les étudiants, chercheurs et travailleurs de pointe étrangers ». Le Kommandør a d’ailleurs exhorté l’ensemble de ses ministres à poursuivre le travail pour confirmer cette tendance, affirmant qu’il n’est nul besoin de développer un « plan tourisme », mais qu’il faut privilégier une action globale de tous les instants.

« Ces bons résultats sont aussi le fruit des investissements et du développement des infrastructures d’accueil. Le Jernland a réalisé des efforts conséquents que ce soit dans les formalités à accomplir, ou plutôt leur allègement, les moyens de transports et les technologies d’organisation des voyages ».
Tomas Evesen, président du directoire de ReiseR

En juillet 2039, la start-up ReiseR levait 450 millions de dalers (45 millions de dollars au taux de change de l’époque, NDLR). Spécialisé dans l’organisation de voyages grâce à une application, elle propose à ses utilisateurs de concevoir l’ensemble de son déplacement à l’aide d’une plateforme unique. « Cela représente une simplification importante par rapport aux autres solutions existantes » estime le président du directoire de l’entreprise. C’est aussi un progrès par rapport aux agences de voyages traditionnelles qui appliquent des tarifs encore supérieurs à ceux permis grâce à l’utilisation de cet outil. « Nous avons développé des partenariats particulièrement intéressant avec des voyagistes qui ont accepté de revoir à la baisse leurs prestation, ainsi qu’avec les deux grandes compagnies aériennes jernlanders que sont Skadinavia Airlines System et JernlandAir » assure-t-il. Au pays du numérique, un tel dispositif a naturellement déjà rencontré un succès important, y compris pour les touristes nationaux qui souhaitent planifier un voyage dans l’une des autres régions du pays. La clientèle internationale représente toutefois encore « plus de la moitié des ventes annuelles ». La suppression des visas pour les séjours de moins d’un mois contribue également à stimuler la filière touristique, d’autant que cette mesure s’est accompagnée d’investissements importants dans les infrastructures de transport. « Nous avons fait le choix de favoriser les moyens de locomotion les plus respectueux de l’environnement parce que c’est l’ADN même du Jernland que de vouloir protéger la planète » assure Sjur Lindhal, ministre de la planification.

Vers un tourisme écoresponsable

Si la réputation du Jernland n’est plus à faire en matière de de constructions écoresponsables, notamment grâce au programme de développement d’habitats respectueux de l’environnement « Leve i morgen » (trad. habiter demain), cette volonté de favoriser les activités humaines les plus vertueuses possibles touche aussi le secteur du tourisme. Il existe d’ailleurs un concept dans le vocabulaire jernlander – Miljø og Natur (trad. tourisme vert) -, particulièrement orienté sur la découverte des trésors naturels que sont les fjords, les parcs naturels et les paysages norrois. Si dans la législation beaucoup est fait pour préserver l’environnement, les Jernlanders sont par définition déjà très protecteur vis-à-vis de leur faune et de leur flore, ce qui les conduit assez naturellement à aussi en attendre beaucoup de la part des visiteurs étrangers. Cette tendance au développement des activités touristiques respectueuses de l’environnement a d’ailleurs déjà poussé plusieurs entreprises à proposer des circuits et des activités « zéro carbone », au plus grand bonheur des touristes qui en ont fait l’expérience. Que ce soit au travers d’habitats entièrement construits en matériaux naturels ou biosourcés, de voyages n’émettant pas de gaz à effet de serre (ou très peu grâce à l’important réseau ferré), les innovations sont nombreuses.

« Le Statsråd a déjà fait beaucoup et la création d’un ministère de la planification intégrant la question environnementale est une excellente chose parce que cela permet d’organiser et penser l’économie en intégrant immédiatement la préservation de l’environnement ».
Sjur Lindhal, ministre de la planification

L’essor des actions jernlanders en faveur de l’écologie – que ce soit l’implantation de centres de recyclage aiglantins, ou du soutien à initiatives de réduction des déchêts grâce aux nouvelles technologies – s’accompagne aussi d’actions plus directes en faveur de la reconstitution de la faune et de la flore locales. C’est d’ailleurs tout le sens de la décision de planter un milliards d’arbres entre 2039 et 2045, sous la supervision du Skogvernkontor (trad. Office de protection des forêts). « Ce sont des solutions pour lutter contre l’érosion des sols, les catastrophes naturelles mais aussi pour reboiser à mesure que nous avons recours à la filière bois et matériaux biosourcés pour les constructions au Jernland » assure son directeur. Mais ce sont aussi des lieux nouveaux offerts à la découverte et donc au tourisme – bien que maîtrisé dans les zones actuellement en phase de reboisement pour laisser letemps à la nature de se régénérer – qui devraient séduire quelques amateurs de tourisme vert justement. Le développement des hôtels à énergie positive ne consommant pas plus d’énergie qu’ils n’en produisent eux-mêmes s’inscrivent aussi dans cette logique de rendre davantage à la nature qu’il ne lui est pris. Pour Vestmark, le groupe hôtelier qui les a construit et les exploite, c’est un véritable projet de société qu’il conviendrait de parvenir à étendre vers des pays moins regardants et qui privilégie le développement à n’importe quel prix.

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Galaad
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27. april 2043


Le Jernland entend revoir la protection qu’il offre au Thorval


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Alors que le Thorval est depuis le début du XVIIème siècle sous la protection du Jernland, le viol caractérisé du principe d’hospitalité qui prévaut dans toutes les cultures pourrait conduire le Kommandør à revoir profondément les liens qui unissent encore – pour combien de temps ? – les deux États. Si les accusations les plus farfelues passaient encore, l’attaque en règle dont ont fait l’objet des diplomates jernlanders au Thorval constituerait la goutte d’eau qui aurait fait déborder le vase de la patience jernlander. En effet, accusés des crimes les plus odieux trois Jernlanders composant l’entourage de l’ambassadeur Erik Vindheim ont trouvé la mort en tentant de se défendre face à la vilénie de leurs agresseurs, tandis que sept autres croupissent dans les geôles humides de la forteresse de Meltorfahamarr. Le diplomate lui-même serait consigner, prisonnier, par la garde du chancelier, véritable intrigant et vrai dirigeant dans un Thorval où la souveraine n’a plus de royal que le qualificatif, incapable d’assurer la sécurité de ses invités.

Le Thorval s’en prend au Jernland, il devra faire face seul

Pour le ministère des relations extérieures s’en fut trop. Alors que la coutume, même ancestrale, dicte qu’un hôte doit s’assurer de la personne de son invité pour qu’il ne lui arrive malheur, une odieuse accusation, montée de toute pièce par le comploteur de chancelier qui sert de ministre à la reine Marie, a conduit trois Jernlanders proche de l’ambassadeur Erik Vindheim à trouver la mort en cherchant à se défendre contre leurs agresseurs. Sept autres, emprisonnés ont fait l’objet d’une demande de retour au Jernland pour y être jugés sur la base des preuves et accusations des témoins que le Thorval prétend avoir trouvés. L’ambassadeur lui-même, captif, a aussi fait l’objet d’un retour au pays à la demande expresse de Kristoffer Østgård. Après un long et pénible périple à travers l’arrière-pays thorvalois. « L’arriéré Thorval » a d’ailleurs confié Erik Vindheim à son arrivé au Jernland. Les autres personnels rapatriés ont été immédiatement pris en charge par les services médicaux et présentent des signes inquiétants de sous-nutrition et un état de santé jugé « mauvais » par les spécialistes de l’hôpital militaire de Røros. « Il est évident qu’ils ont fait l’objet de traitements dégradants et qu’ils ont été mal hébergés, et qu’ils sont en carence alimentaire » juge les médecins qui les suivent. Leurs jours ne sont cependant pas en danger et ils devraient pouvoir comparaître devant le tribunal qui devra statuer sur les accusations portées à leur encontre.

« Il est assez évident que les accusations sont complètement bidons, fabriquées de toute pièce par l’entourage immédiat de la reine Marie. La preuve, s’il en fallait, les prétendus témoins par dizaine dont semblait disposer le chancelier ne se présenteront pas au Jernland, un refus ayant été formulé de laisser ces pauvres paysans et autres hères venir livrer leur version des faits ».
Kristoffer Østgård, ministre des relations extérieures

La Statssikkerhet domstol (trad. Cour pour la sûreté de l’État) sera chargée dans les prochains jours de statuer sur le sort des sept survivants de l’attaque au Thorval, bien qu’en labsence des témoins, la relaxe des accusés ait été demandé par le procureur. En effet, selon son bureau, « les accusations ne reposaient que sur de vagues témoignages de personnes qui ne se présenteront pas devant la cour et dont la fiabilité aurait de toute façon pu aisément être remise en question au regard de l’influence dont jouissent les autorités sur ces personnes au regard de leur situation ». La rumeur enfle même que le procès pourrait ne jamais avoir lieu en raison d’un abandon pur et simple de toutes les poursuites, jugées « infondées en droit ». L’ambassadeur, dont la moralité ne peut être remise en question contrairement à celle de témoins présentés par un chancelier dont les intrigue font de lui un être vil et peu digne de confiance, figurait d’ailleurs parmi les témoins de la défense. Pour le président de la Statssikkerhet domstol, « les tribunaux jernlanders n’ont pas de temps à perdre à démêler les intrigues de la cour du Thorval ». Cette décision pourrait toutefois avoir des conséquences sur les relations entre le protecteur, le Jernland, et son protégé, le Thorval ; d’autant plus qu’elle vient s’ajouter à la décision prise par le Kommandør de rompre le traité qui liait le Jernland au Thorval en matière de protection. Il s’agit d’une rupture dans la diplomatie bilatérale qu’il a justifié par le refus de voir des Jernlanders verser le sang pour un voisin aussi peu reconnaissant et qui cherche davantage à comploter qu’à avancer sur la voie de la raison.

De funestes événements qui se succèdent

Cette annonce est intervenue juste après que la forteresse où résidait le chancelier s’est réveillée sous une pluie de corbeaux morts, tombant du ciel. Ce signe manifeste de la destinée est d’ailleurs à interpréter comme un mauvais présage alors que le Thorval se retrouve dorénavant sans défense face aux menaces qui le guettent. Si dans la croyance populaire, voir tomber du ciel des oiseaux n’est jamais annonciateur de bonnes nouvelles ou d’heureux événements, c’est encore plus vrai lorsqu’il s’agit de corbeaux. Volatile prophétique par excellence, il est le signe avant-coureur de malheurs, et de mort prochaine lorsqu’il tombe sur le toit comme ce fut le cas au Thorval au cours de la dernière nuit. Mais pour plusieurs prêtres norrois de la religion d’Odin, il faudrait voir un signe encore plus grave pour le Thorval dans cette pluie prophétique. « Il faut se souvenir que si dans la légende populaire le corbeau est oiseau de mauvais augure, dans la religion odinique, le tout-puissant Odin accueille chaque matin Hugin et Munin, ses deux corbeaux lui rapportant les nouvelles qu’ils lui murmurent à l’oreille ». Entretenant le lien entre l’univers terrestre et la vie spirituelle, la mort de plusieurs spécimens au Thorval a été interprétée comme la mise au ban du monde norrois antique du royaume moyenâgeux. Si dans les milieux gouvernementaux on se refuse à commenter ou interpréter les signes divins, difficile d’ignorer la concomitance de la rupture des liens de protection et la symbolique de la mort des corbeaux.

« Alors que le Jernland connaît une progression du nombre des adeptes d’un retour vers les vraies religions de l’ancien temps, il est naturel de voir dans la société ce genre d’interprétations ressurgir. Ce n’est pas anodin de voir des corbeaux tomber du ciel, même dans un pays comme le Thorval, où sorcellerie se confond avec religion ».
Oddvard Oddegard, ministre de l’éducation du peuple

Le Jernland, qui vit un reflux sans précédent des religions chrétiennes depuis le début du siècle précédent - le phénomène s’est accéléré avec le renforcement de l’enseignement de l’histoire norroise dans les écoles du pays, notamment au regard de l’accent mis sur les rites odiniques – est ainsi témoin des manifestations de l’existence d’une colère divine qui s’abat sur le Thorval. « Nous ne pouvons pas nier que la reine Marie, en s’en prenant au saint principe d’hospitalité et en le violant malgré le caractère infondé, voire ridicule des accusations, s’est attirée les foudres des dieux. En s’entourant de personnages malfaisants comme cet odieux chancelier, manipulateur hors pair, elle s’expose à payer elle-même les conséquences des actes de ses conseillers, devant les dieux » estime le religieux. Au sein de la population du Jernland, où l’on n’ignore pas la misère du voisin, peu doutent du caractère surnaturel de l’événement et beaucoup y voient la manifestation qu’il devient urgent de faire revenir le Thorval dans le droit chemin, celui des traditions et des racines norroises. Le Kommandør lui-même cependant a écarté, « pour l’instant » de corriger « l’outrecuidance de ce chancelier » qui serait bien en peine de se terrer dans son terrier si le Jernland déchainait sa colère pour l’affront qu’il lui a fait.

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Galaad
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05. mai 2043


La culture et la sport sont là pour renforcer la communauté populaire


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Jamais les Jernlanders n’auront autant profité de la générosité et de la bonté du Kommanbdør. En effet, ce dernier a annoncé que chaque famille devait pouvoir jouir de vacances et de temps de loisir à côté de son travail pour la communauté populaire nationale. Pendant qu’à l’étranger on diffame et on blâme le Jernland pour sa supposé inhumanité, en vérité, il est difficile de trouver pays plus accueillant et davantage tourné vers le bien-être de ses citoyens. Pendant que le monde s’arme et se prépare à la guerre, jamais le Jernland n’a été si paisible et pacifique, grâce à la protection bienveillante du Kommandør. Ce dernier a annoncé que le Nasjonal folkefellesskap Front (trad. Front national de la communauté populaire), à travers le Arbeidtsfront (trad. Front du travail) se doterait d’une organisation pour organiser les loisirs et les rendre accessible aux Jernlanders. Pour le parti, il s’agit d’investir le champ de la culture et d’en favoriser la propagation. Plusieurs organismes verront ainsi le jour, placé sous la direction d‘éminents spécialistes. À travers ces décisions, le Kommandør propose un pacte à la civilisation.

Etter Arbeidstid, ou une nouvelle manière de concevoir son temps libre

Thorbjørn Espe, le directeur de l’Arbeidfront, le syndicat unique duquel sont membres tous les salariés du Jernland ainsi que l’ensemble des représentants du patronat – pour ce dernier il s’agit « du dépassement du stade de la lutte des classes au profit de l’union au sein de la communauté populaire nationale » - a confirmé la création par le syndicat de « l’Etter arbeidstid » (trad. Après le travail). Elle aura pour objectif de proposer à chaque famille jernlander des activités, événements et vacances pour occuper son temps libre, au service de l’amélioration de l’homme nouveau que le Jernland entend faire émerger en Skadinavie. Ainsi, l’ensemble des biens et réseaux de loisirs qui étaient encore jusqu’à récemment aux mains des organisations syndicales fondues dans l’Arbeidsfront seront transférés à l’Etter arbeidstid pour que leur accès soit facilité et proposé à des prix acceptables à la population, que cela soit des distractions sportives ou culturelles. Pour le ministre de l’éducation du peuple, Oddvard Odegaard, qui a participé à la création de cette nouvelle organisation, « il est temps de sortir la culture du seul champ des élites pour en offrir l’accès aux masses de la communauté populaire et ainsi favoriser la cohésion de celle-ci autour d’un récit national exaltant les véritables valeurs norroises ». Ce sont ainsi seize millions de Jernlanders qui seront éligibles à des activités sportives et culturelles soutenues par l’Etter Arbeidstid. « Notre volonté de renforcer sport et culture sont inébranlables et ils doivent être mis au service de la communauté populaire, du Jernland millénaire » assure Thorbjørn Espe.

« Offrir des temps de loisir aux Jernlanders a aussi vocation à stimuler leur productivité et leur attachement à la communauté populaire et ainsi de permettre l’essorr du nouveau Jernland et de l’homo jernlandicus appelé à montrer la voie en Skadinavie et en Dytolie ».
Thorbjørn Espe, directeur de l’Arbeidfront

Fidèle à la conception de Claes Borre de la communauté populaire et de l’Etat total, l’Etter Arbeidstid, se doit avant tout de préparer chacun à être au meilleur niveau, que ce soit physique et mental, pour l’accomplissement de la Destinée manifeste. Alors que la propagande marxiste westréenne tente malhabilement de faire croire que sa réalisation signifierait l’asservissement du monde par le Jernland, personne n’est dupe de cette fumisterie, ce que confirme d’ailleurs régulièrement le Kommandør en rappelant que « ce n’est ni la volonté, ni le destin du Jernland ». En revanche, Oddvard Odegaard et Thorbjørn Espe se sont encore plus clairement inscrit dans la philosophie borrienne en en rappelant que le travail sur la culture populaire a une fonction précise : « nous ne devons pas conserver pieusement un passé glorieux, mais bien œuvrer à retrouver l’énergie primitive et forger à partir des forces qui jaillissent du sol et du sang, un homme nouveau, véritablement norrois, comme l’appellent le Kommandør et le Nasjonal folkefellesskap Front ». Ainsi, en plus de renforcer l’apprentissage des langues norroises, notamment du jernmål à l’école et durant ces temps de loisirs, l’Etter Arbeidstid organisera des croisières et voyages au sein des pays amis ou en passe de le devenir. « La Stiftelse for Kultur, bien qu’indépendante, pourrait être l’intermédiaire entre le parti et les pays dytoliens pour permettre la création de pont entre les cultures » estime Kristoffer Østgård, ministre des relations extérieures. Durant ces croisières et voyages, l’Etter Arbeidstid supprimera l’organisation hiérarchique des cabines au profit d’une classe unique, invitant les passagers et voyageurs à participer à la communauté populaire.

Une organisation de plus au service de la communauté populaire

L’Etter Arbeidstid souhaite en effet se mettre pleinement au service de l’édification d’un nouveau mode de fonctionnement de la société, abandonnant le vieux référentiel de la lutte des classes, et donc de l’existence d’une classe ouvrière et d’une classe bourgeoise. « Ce sont des foutaises utilisées aussi bien par les marxistes que les capitalistes pour annihiler toute possibilité de résurgence de l’idée nationale, de communauté véritablement populaire, la guerre perpétuelle des uns contre les autres. Ils ne craignent rien de plus que l’idée même de nation et de peuple » a fustigé Claes Borre, philosophe émérite jernlander lors d’un rassemblement du Nasjonal Folkefellesskap Front pour le lancement de l’Etter Arbeidstid. Ce grand événement rassemblant des dizaines de milliers de Jernlanders et ayant donné lieu à de grandes festivités avec parades, défilé des Overfallsbataljoner (trad. Bataillons d’assaut) – ces derniers ont renouvelé leur serment de fidélité au Kommandør et de servir « jusqu’à la mort » son dessein – a aussi été l’occasion de présenter la nouvelle organisation du parti, notamment en matière culturelle. « Le Jernland a de grandes ambitions en ce qui concerne l’éducation du peuple, qui passe irrémédiablement par le sport et la culture » a ainsi rappelé Claes Borre qui se retrouvera à la tête du Kontor Borre (trad. Office Borre), chargé de superviser l’ensemble de la politique culturelle. Ainsi, le Nasjonal Folkefellesskap Front se structure autour de l’Arbeidsfront, de l’Etter Arbeidstid et de la Forskningsstiftelse til forfedrearv (trad. Société pour la recherche sur l’héritage ancestral).

« Il ne peut exister de dégénérescence artistique, culturelle, sans quoi les civilisations s’effondrent sur elles-mêmes, oubliant ce qui les a faites. La vitalité de la communauté populaire dépend de notre capacité à la renforcer et à la faire triompher ».
Oddvard Odegaard, ministre de l’éducation du peuple

L’Etter Arbeidstid est ainsi un organisme qui s’adresse avant tout aux adultes, pères et mères de foyer, là où l’Ungdomsfront cherche à offrir un encadrement aux jeunes vers leur vie adulte, conformément aux souhaits du Kommandør, du parti et du pays. « La communauté populaire est un ensemble unitaire, sans classes sociales, qui en a fini avec le capitalisme et le marxisme ainsi que l’élitisme culturel. Il est totalement illusoire de vouloir vanter un art prolétarien aussi stupide qu’il est de chercher à réserver la culture à une élite » dénonce de plus en plus vertement Claes Borre. Ainsi, le folklore permettra de célébrer la patrie, le peuple et la Skadinavie norroise. Que ce soit au sein des organisations de jeunesses, du syndicat ou de l’Etter Arbeidstid, tout doit être fait pour promouvoir un art norrois, appuyé sur les grandes réalisations picturales, sculpturales et cinématographiques jernlanders de sorte d’exalter la communauté populaire. « Les marxistes crient déjà au loup en voyant que le Jernland ne fait rien de plus que ce qu’ils ont fait eux-mêmes, c’est-à-dire encourager un art par rapport à d’autres. Ils craignent le grand réveil des peuples, qu’ils ont essayé d’endormir par leur guerre perpétuelle d’une classe contre une autre. Nous avons dépassé ce stade ». Ces propos, les premiers aussi virulens de quelqu’un réputé aussi proche du Kommandør que ne l’est Claes Borre traduise l’exaspération jernlander de voir le Westrait, au travers mille subterfuges, chercher à systématiquement saper tout effort jernlander en faveur de la paix. « Nous ne sommes pas les rouges : notre ambition ce n’est pas la révolution mondiale. Nous n’alimentons pas une milice internationale qui va déstabiliser le monde dès qu’elle en a l’occasion. Tout dans nos actions le démontre. Que ce soit l’encouragement des loisirs populaires ou l’absence de “conseillers“ et miliciens sur les théâtres de conflit » a dénoncé Kristoffer Østgård.

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