Presse du Gandhari (2043-...)

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Plutark
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3 janvier 2045


La rave-party de la discorde


La rave-party de la nuit du 31 décembre sur la Place de la Révolution n'en finit pas de scandaliser... et de diviser


Irrespect majeur et crachat à la figure du socialisme pour les uns, simplement un grand amusement de la jeunesse de Bunaghar pour les autres, le débat public s'enflamme depuis plusieurs jours sur une... rave party.
Au soir du 31 décembre pour le passage à la nouvelle année, la Place de la Révolution s'est transformée un piste de dance floor géant aux sons électros avec stroboscopes géants et lasers. La foule, ultra-compacte, était essentiellement composée de jeunes de la vingtaine à la trentaine d'année.
Tandis que le Gandhari passait à l'année 2045 et que le feu d'artifice géant tiré traditionnellement sur la plage de la Mousson venait de s'achever, la fête battait son plein. Si cette démonstration de joie ambiante est un motif de satisfaction générale avec un boom économique qui se poursuit et la misère qui disparaît progressivement, le spectacle a désolé de nombreuses personnes qui y ont vu un manque de respect à la Révolution Gandharienne. Voir des jeunes se déhancher au rythme des sons électros sous les statues d'Asha Lota, Jasbir Kéjar et Samrath Lota a profondément choqué une partie de l'opinion publique. Le degré d'alcoolisation de la soirée ainsi que l'état de la Place le 1er janvier au matin ont achevé de faire émerger la polémique. Selon le Commissaire Fédéral aux Affaires Intérieures Varuni Padagavakar la soirée a été inacceptable à plus d'un titre. Celui que ne mâchait jamais ses mots en tant que député ne semble pas mettre de l'eau dans son vin au gouvernement.

"On ne peut pas détourner des lieux à forte symbolique révolutionnaire de leur usage. Cette rave party aux pieds des statuts des fondateurs de la République des Conseils est une véritable insulte et ceux qui ont vidé leurs bouteilles pour sortir de la soirée complètement torchés ont perdu leur dignité ! Nous ferons ce qui est nécessaire pour sanctuariser ce lieux très important pour tous les Gandhariens et les Gandhariennes et pour éviter qu'une telle scène ne se reproduise ! Imagine-t-on une rave party sur la Place Rouge à Rosgorod devant Lénine ?! Non mais franchement !"

Si la classe politique dans son ensemble est globalement scandalisée par l'évènement, de nombreuses personnalités gandhariennes ont publiquement pris la défense des jeunes teufeurs dont la star du football gandharien Anuraag Bakshi. Le double champion de Ventélie-Marquésie-Janubie dit comprendre que les images puissent choquer du fait de la proximité avec des symboles d'une valeur inestimable pour de nombreux Gandhariens, il estime toutefois qu'il faut laisser libre court au sentiment de fête qui traverse la jeunesse.

"Ces jeunes étaient simplement euphoriques. En cinq ans ils ont vu l'accès au diplôme s'élargir de façon considérable, ils ne se sentent pas menacés par la pauvreté et le chômage et alors que le Gandhari est devenu la première puissance économique mondiale, un sentiment infini de fierté prend le pas et va sans doute parfois au-delà du rationnel. Mais qui peut leur en vouloir d'extérioriser leur joie de percevoir leur avenir de façon très positive ? Tous les jeunes du monde n'ont pas cette chance !"

Autre personnalité très connue des Gandhariens, la chanteuse de variété Usha Utup, populaire auprès de la jeunesse après sa reprise en 2042 d'un chant traditionnel saratove chanté par l'armée rouge autrefois, a également pris la défense des jeunes. La chanteuse ne mâche pas ses mots contre les "rabats-joie".

"Les rabats-joie qui s'offusquent de voir des gens danser devant les statues d'Asha Lota, Jasbir Kéjar et Samrath Lota devraient réfléchir et ils viendraient vite à la conclusion qu'ils seraient heureux de voir ce spectacle, celui d'une jeunesse en liesse après les premiers résultats du socialisme que ces trois-là ont eux-même initié. Moi je suis pour des démonstration de joie devant les statues, même celle de Lénine car au fond ne voulait-il que le peuple en liesse célèbre sa propre prise de pouvoir et la prise en main de son destin ?"

Au sommet de l'Etat, aucune réaction officielle n'est venue de la part de la Présidente de la Fédération et du Premier Commissaire Fédéral. Joints par notre rédaction, les services de la première affirment qu'Ikna Omara travaille durement pour l'intégration de l'Anantram au Gandhari quand les services du second disent simplement qu'Angad Sanmoranah n'a pas envie de perdre de temps avec cette polémique.
Un signe de désinvolture du sommet de l'exécutif qui étonne. De là à penser qu'ils adressent un soutien critique à la jeunesse il n'y a qu'un pas...
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Plutark
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5 janvier 2045


Anuraag Bakshi radié à vie par la Fédération Gandharienne de Football


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La FGF a reproché au footballeur d'avoir outrepassé son devoir de réserve en intervenant dans le débat politique


"On demande à Anuraag Bakshi de taper dans un ballon." Cette phrase lancée par le Commissaire Fédéral aux Affaires Intérieures Varuni Padagavakar a enflammé la jeunesse qui y a vu une insulte supplémentaire. Violemment renvoyé à ses activités de sportif professionnel, Anuraag Bakshi a néanmoins du affronter un conseil disciplinaire au siège de la Fédération Gandharienne de Football pour manquements graves à son devoir de réserve. Une situation ouvertement jugée "ubuesque" par son épouse qui estime que son mari fait les frais du zèle du Commissaire Fédéral aux Affaires Intérieures qui est réputé pour avoir des avis très tranchés. A la fin de la matinée du 4 janvier, le verdict tombe: Anuraag Bakshi est radié à vie de sa profession et ne pourra donc plus faire parler son talent sur le terrain. Un choc national tant le football est un sport roi au Gandhari. Si les plus anciens sont tentés de comprendre cette sanction en se rangeant derrière la déclaration de Varuni Padagavakar qui estime que "le socialisme c'est du sérieux !", les jeunes ont au contraire laissé éclater leur colère dans la foulée de la décision du conseil disciplinaire de la Fédération Gandharienne de Football de sanctionner celui qui a été le meilleur buteur avec 6 et 5 buts lors des coupes continentales de football de 2040 et 2044. Immédiatement un rassemblement de protestation s'est formé devant le siège de la FGF, sous bonne garde de la police prête à intervenir au moindre débordement.
Devant les risques de voir la situation dégénérer, Anuraag Bakshi a publié une vidéo sur les réseaux sociaux où il enjoint la jeunesse à garder son calme tout en promettant de façon énigmatique qu'il ne disparaîtrait pas et resterait à leurs côtés. Ces appels semblent avoir été entendus et le rassemblement de soutien s'est donc fait pacifiquement et s'est dispersé sans incidents.
De son côté, Varuni Padagavakar estime que si la radiation est une mauvaise nouvelle sur le plan sportif, c'est une bonne nouvelle sur le plan politique avec un refus strict que les célébrités influent dans le débat politique.

Au Parlement, c'est l'attitude d'Angad Sanmoranah qui a intrigué. Si le Premier Commissaire Fédéral a dit ne pas vouloir intervenir dans une affaire qui n'est pas du ressort de l'exécutif, il a néanmoins arboré un pim's "I Love Karmalistan" pendant la séance du jour. Si aux premiers abords c'est un détail anodin, il s'avère que ce pim's a été arboré par les joueurs de l'équipe gandharienne sur initiative du capitaine Anuraag Bakshi lors de la compétition continentale au Shidao en juin dernier pour dénoncer le racisme auquel les supporters et les joueurs karmalis faisaient face. Un signe subtil de soutien au joueur star déchu ? Probablement. Car Angad Sanmoranah n'a jamais caché sa sympathie et sa proximité avec Anuraag Bakshi qu'il avait félicité en personne pour son combat contre le racisme au Shidao. De plus, ce signe discret semble être un moyen de marquer sobrement son désaccord avec Varuni Padagavakar avec qui ses relations sont exécrables. Celui qui a présidé le groupe des députés écosocialistes depuis 2039 jouit d'une popularité très forte parmi ses troupes, et ce même si ces dernières ont tempéré ses propos à l'encontre de Sanmoranah lors de la crise de Raashtreey Phaarm pour préserver l'intégrité de la majorité. Plus tôt, Varuni Padagavakar s'était opposé aux libertaires qui ont mené une guérilla judiciaire pour faire exécuter Sankar Amrish et prônait à la place une peine de prison à vie. Et dans le passé, il s'était opposé frontalement à Samrath Lota sur la levée du secret bancaire de tous les Gandhariens pour traquer les évadés fiscaux à Montbardo-et-Marguené car il estimait que les gens honnêtes n'avaient pas à subir les conséquences des tricheries des évadés fiscaux et qu'il existait d'autres outils pour les traquer. Connu pour son zèle, son attachement aux libertés individuelles, sa réaction vis-à-vis d'Anuraag Bakshi s'explique par son opposition à ce que les stars utilisent leur influence à des fins politiques. Selon lui, ce détournement de la célébrité représente un danger et il estime qu'on ne peut pas être à la fois sportif et faire de la politique et qu'il faut choisir. Une ligne qui a ses adeptes, certes, mais qui est appliquée si brutalement qu'elle suscite l'incompréhension et le choc d'une jeunesse qui se sent ciblée. Pointée du doigt pour une rave party, elle est désormais privée de son idole du football.

Pour protester ouvertement contre l'autoritarisme de Varuni Padagavakar, les organisations de la jeunesse ont annoncé la distribution de pim's de soutien à Anuraag Bakshi mais aussi d'opposition au Commissaire Fédéral aux Affaires Intérieures avec un très provocant "Rendez-nous Henderson !!".
Alors, le socialisme est-il une affaire sérieuse avec laquelle il ne faut pas rire, ou bien faut-il savoir ne pas se prendre toujours au sérieux ? Le débat agite la société gandharienne.
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Plutark
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9 janvier 2045


Sur les places, les campus, dans les bars, les théâtres et les stades, la jeunesse fait sa Révolution culturelle


Personne ne s'attendait à un mouvement d'euphorie de la jeunesse gandharienne


La fermeté jugée un brin rigide de Varuni Padagavakar a été envoyée aux oubliettes tant le Gouvernement Fédéral a été et reste surpris par l'effervescence d'une jeunesse qui se décide enfin à s'emparer de la Révolution et à y ajouter son empreinte. Il aura fallu une intervention publique d'Ikna Omara pour clore la polémique qui faisait rage depuis la rave-party du 31 décembre pour que le Gandhari entre dans une autre dimension. Se prononçant sans réserve en faveur d'une jeunesse qui avait soif d'amusement et d'expression, le Gandhari s'est transformé en véritable festival de rue géant, comme un carnaval sans fin où la seule préoccupation est de finir sa journée épuisé après s'être amusé jusqu'au bout de la nuit. Jamais les bars de la capitale n'avaient enregistré autant d'animation, que ce soit des soirées dansantes ou même de grands débats sur la place que doit occuper la jeunesse de la Révolution, celle qui arrive à la fin de ses études universitaires alors entamée sous un régime nettement moins propice aux expressions de joie et au débat politique.
Les observateurs n'arrivent pas à cerner les causes exactes de ce bouillonnement aussi soudain qu'impressionnant mais ils arrivent vite à la conclusion que c'est une jeunesse qui se sent libérée, avec son propre destin entre ses mains, qui s'exprime de façon aussi démonstrative.
La vitalité, l'exubérance et la joie semblent caractériser ce mouvement, ce qui tranche singulièrement avec l'actualité qui agite le pays depuis cinq ans. Passée de drame en drame, voilà que le Gandhari connaît un grand moment de positivité et ce n'est pas Angad Sanmoranah et Ikna Omara qui freineront ce grand élan.

Enthousiasmé par cette grande explosion de joie, le Premier Commissaire Fédéral est allé à plusieurs reprise à la rencontre de jeunes et semble décidé à entamer un tour du Gandhari pour aller à leur rencontre. Angad Sanmoranah a ainsi multiplié les selfies, les pas de danses et a assisté à quelques débats de jeunes sur la Révolution Gandharienne.
Le chef du gouvernement s'est dit particulièrement heureux de voir le plan quinquennal occuper le centre des conversations, la preuve selon lui que les objectifs du plan sont assimilés avec une jeunesse qui se sent à la fois actrice et concernée.
L'atmosphère de joie qui règne au Gandhari attire également de nombreux jeunes étrangers qui veulent voir de leurs propres yeux ce qui est en train de se passer. Ainsi à-t-on pu voir un groupe de jeunes westréens qui a eu la surprise de tomber sur une capitale en fête alors qu'ils étaient en vacances avant la reprise de janvier. L'obtention d'un visa touristique étant facile pour venir au Gandhari, les hôtels voient leurs réservations se remplir à une vitesse vertigineuse et se voient obligés de recruter de la main d'oeuvre temporaire pour faire face. Plus étonnant, des fournisseurs de bières craignent une pénurie en raison d'une consommation jamais atteinte et ont donc passé d'énormes commandes groupées aux producteurs zufranais, saratoves et westréens.
La police a annoncé avoir multiplié les saisies de drogues dures en rappelant leur interdiction. Ecstasy, héroïne et cocaïne sont largement consommées mais interdites en raison de leur classification en tant que drogue dure. Le cannabis reste en revanche autorisé tout comme les champignons hallucinogènes. La Commissaire Fédérale à la Santé et aux Affaires Sociales Sarab Tulla a appelé les jeunes à éviter les comportements à risque et annonce dans le même temps avoir commandé une vaste campagne de sensibilisation.
Sur les campus, les cours n'ont toujours pas redémarré après les vacances de fin d'année. Le Syndicat des Étudiants du Gandhari (SEG) réclame une suspension des cours jusqu'à nouvel ordre pour permettre aux débats de continuer à se tenir.
Au vu des taux d'occupation des campus et les nombreux évènements qui s'y déroulent, le Gouvernement Fédéral pourrait tout simplement ne pas avoir le choix...
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Plutark
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12 janvier 2045


Révolution culturelle: Les jeunes déposent une initiative citoyenne pour renommer Bunaghar en "Léninabad" !


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L'initiative a recueilli 121 000 signatures en une journée sur les 500 000 nécessaires pour être soumise à référendum. Un record !


Faudra-t-il demain cesser d'appeler notre capitale par son nom historique de "Bunaghar" et dire "Léninabad" à la place pour la nommer ?
L'hypothèse est devenue soudainement plausible avec le dépôt d'une initiative en ce sens et dont le nombre de signatures en une seule journée a dépassé tous les records existants depuis la mise en place des votations trimestrielles à la fin de l'année 2043. Ce sont en effet 121 000 paraphes qui sont venus soutenir le projet de rebaptiser la capitale au nom de Lénine et en première ligne de cette campagne se trouvent ni plus ni moins que les jeunes qui traversent une vague d'euphorie, de bouillonnement intellectuel et de soif de révolution. Les jeunes signataires de cette initiative disent vouloir encore toujours plus emmener le Gandhari dans la Révolution en le rapprochant du grand Lénine. Selon eux, abandonner le nom de Bunaghar c'est définitivement enterrer le passé féodal du Gandhari.

"Bunaghar c'est la cité de Bogruta et puis après sa chute, celle des Rajas du Gandhari. C'est le nom d'une cité royale, une cité qui a été à la tête d'un royaume féodal qui a oppressé les masses des travailleurs pendant des siècles. Nous devons nous recentrer sur nos principes socialistes et effacer tous les symboles du féodalisme. Gollokorunda, également capitale du Gandhari jusqu'en 1657, devra aussi en passer par là, c'est inévitable."

Plutôt Lénine que le passé royal du Gandhari donc. Une forme de "cancel culture" dénoncée par le Parti du Travail et des Traditions qui estime que le Gandhari doit rester le Gandhari, même socialiste. L'idée est loin de faire l'unanimité et là encore on assiste à un véritable clivage des générations. Les plus anciens sont largement opposés à cette évolution, jugeant que "Bunaghar" doit rester le nom de la capitale sans que cela remette forcément en cause l'attachement du Gandhari au socialisme. L'issue de la consultation n'est donc pas écrite mais nul doute que la campagne référendaire devrait être intense avec un positionnement attendu de tous les partis avec de possibles divergences au sein de la majorité.
Si les libertaires et les écosocialistes semblent n'avoir aucun souci avec cette proposition qu'ils accueillent avec bienveillance, le Parti Socialiste des Travailleurs du Gandhari freine des quatre fers et pourrait annoncer publiquement son opposition à ce projet. Les députés du PSTG affirment toutefois qu'ils se plieront à la décision du peuple qui sortira des urnes. Si les deux partis clairement favorables seront vraisemblablement les seuls à se positionner en faveur du oui, ils devraient également recevoir un soutien de poids: celui du maire de la capitale qui ne semble pas du tout opposé à l'idée de voir sa ville rebaptisée "Léninabad".

"C'est une proposition qu'il faut étudier et discuter avec attention. Je reçois demain une délégation de jeunes à l'hôtel de ville pour discuter du sujet. Je crois profondément que cette demande relève du bon sens et saura convaincre le plus grand nombre."

Si le gouvernement fédéral est resté discret à ce sujet, le Commissaire Fédéral aux Affaires Intérieures Varuni Padagavakar s'en est pris de façon virulente à un journaliste qui lui posait la question au sujet du projet de changement de nom de la capitale. Le membre du gouvernement s'est emporté en demandant au journaliste de "cesser ses questions à deux balles" et l'a bousculé pour regagner sa voiture de fonction.
Le geste n'a pas tardé à faire le tour des réseaux sociaux et "Vava" -comme il est surnommé de façon sarcastique- a été largement moqué pour être coincé entre ses convictions rigides et son parti plus ouvert. Selon les experts, il est évident que Padagavakar est contre mais qu'il ne peut l'afficher publiquement en raison de la position favorable de son parti à cette initiative populaire.
Un retour de bâton mérité selon les esprits les plus taquins...
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Plutark
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20 janvier 2045


Anticommunisme: "Il faut sortir des fantasmes populistes !"


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Le chef du gouvernement et de la diplomatie gandharienne a répondu à nos questions dans une interview-fleuve


Bonjour monsieur le Premier Commissaire Fédéral, nous remercions d'avoir accepté notre interview. Nous allons aborder tout un ensemble de sujets parmi lesquels la Révolution Culturelle en cours, vos relations compliquées avec votre Commissaire Fédéral aux Affaires Intérieures, le Plan Quinquennal, la diplomatie internationale et enfin la montée d'une vague anticommuniste qui menace la stabilité des Îles-Unies et du Kaiyuan.
Cela fait donc huit mois que vous êtes à la tête du gouvernement gandharien. Votre style très décontracté associé à votre franc parler séduisent beaucoup et sont votre marque de fabrique. Vous êtes un homme de terrain qui allez chaque semaine à la rencontre des Gandhariens que ce soit dans les usines, les mines, les fermes agricoles, les Conseils où se décident l'organisation de la vie quotidienne et de la vie économique. Vous êtes aussi à la tête d'une diplomatie gandharienne qui se tourne désormais de plus en plus vers ses partenaires naturels. Le duo que vous formez avec Ikna Omara est déjà devenu iconique dans le monde socialiste. Comment l'expliquez-vous ?


Angad Sanmoranah
Bonjour !
Quand je me suis engagé en 2043 pour participer à l'élection présidentielle, le Gandhari sortait d'une période courte mais terrible. Les révisionnistes ont enfanté d'un monstre qui a emporté plus de 1700 personnes dans la répression et le Parti Communiste Gandharien aujourd'hui disparu a porté l'entière responsabilité de ces meurtres. Le modèle révolutionnaire avait atteint ses limites avec son incapacité notoire à avoir des dirigeants stables et cohérents. Asha Lota, Jasbir Kéjar et Samrath Lota ont certes une grande valeur pour notre Révolution mais ils ont été de piètres dirigeants. Incapable de tenir une ligne et de résister aux forces divergentes dans leur propre camp pour le dernier, un aventurisme affligeant pour la première et un sentimentalisme absurde pour le second, il n'avaient pas les épaules pour durer à la tête du pays. Au fond, je pense que c'est Ikna Omara, celle qui a été la seconde de ces trois-là qui a tenu fermement les rênes de la révolution pour éviter qu'elle ne périclite. C'est Ikna Omara qui a mis un terme au système des castes, c'est elle aussi qui a mis un terme à la polygamie, c'est encore elle qui a fait du Gandhari un pays laïc libéré de toute pression religieuse. Et surtout, c'est elle qui a fait échec à Darshanbir Panesar en insufflant au peuple gandharien la force de se rebeller et de rétablir les choses. J'ai toujours eu un grand respect pour Ikna Omara qui a toujours été fidèle à ses principes et qui n'a pas hésité une seule seconde en 2041 à quitter le gouvernement lorsqu'il adoptait une ligne de plus en plus autoritariste. Me faire entrer au gouvernement était sans doute une surprise pour beaucoup de ses alliés qui ne s'attendaient pas à ce que les libertaires occupent une place aussi importante au regard de leur poids assez faible à la Chambre Populaire Exécutive des Conseils. Lorsque j'ai été en charge de la collectivisation et donc de la grande loi sur la propriété collective, j'ai fait en sorte que les Conseils soient le cœur de la vie politique et économique gandharienne.
Mais si mon duo fonctionne bien avec Ikna Omara c'est aussi parce que j'ai su évoluer, faire une introspection sur mes idées et accepter le compromis avec une présidente qui n'est pas de mon parti. Mais elle aussi a su faire sa part de compromission et aujourd'hui le Gandhari suit une ligne qui mêle marxisme libertaire, écosocialisme et fédéralisme conciliant autonomie locale et gouvernement fédéral chef d'orchestre. Je suis convaincu que nous sommes sur un bon équilibre et que cet attelage, certes curieux, durera encore quelques années.

Nous voilà donc en 2045. Le Gandhari est devenu la première puissance économique mondiale, son premier plan quinquennal entre en action, il traverse une révolution culturelle inattendue et surtout sa croissance à 13% confirme le boom économique entamé depuis 2039. Le Plan Quinquennal entre en action et comporte de nombreuses promesses dont celle d'un Gandhari modernisé sur tous les plans. La révolution entre-t-elle dans une autre phase ?

Angad Sanmoranah
Bien évidemment. Après des premières années agitées et houleuses sur le plan politique, le temps de la stabilité est enfin arrivé ! Ce plan ambitieux fait évidemment entrer le pays dans une autre dimension et démontre la volonté du Gandhari de compter comme un pays incontournable de la scène internationale. Je suis convaincu que cette grande modernisation se fera avec l'élan révolutionnaire qui court en chacun de nous. Faire don d'une partie de soi, de ses qualités et de ses compétences au service de l'intérêt général est à mon sens la plus belle des valeurs. Personne ne sera mis sur le bas-côté car tout le monde aura sa place. Il n'y a pas de distinction à faire entre l'ingénieur qui élabore des projets et l'ouvrier qui concrétise ce même projet. Chaque secteur de la société est essentiel et a des choses à apporter à la collectivité.
Dire que la révolution a triomphé serait inexact car il y a toujours le risque qu'elle s'arrête par une victoire des adversaires, mais en un an demi de présidence Omara, elle s'est consolidée et a obtenu les armes nécessaires pour se maintenir et aller toujours plus loin.
Vous savez, nous allons arriver cette année à mi-mandat législatif. Dans un peu plus de deux ans, le peuple gandharien jugera sur pièce la politique de mon gouvernement et aura sous les yeux les premiers effets du plan quinquennal. Je veux que ces deux prochaines années soient dédiées à la mise en place de notre plan et que les résultats soient palpables au cours de l'année 2047. Nous y arriverons, je le sais, et nous ne dévierons pas de cette ligne décidée en accord avec tous les secteurs de la société gandharienne.

La jeunesse gandharienne connaît aujourd'hui un mouvement historique. On assiste à une libération, à la joie d'une jeunesse qui croit en son avenir, à une jeunesse qui fait allégeance à une révolution qui les a jusque-là écarté. Quel regard portez-vous sur ce mouvement ? Et surtout que pensez-vous de cette initiative qui propose de renommer Bunaghar en "Léninabad" et qui réunit déjà le nombre record de 2,5 millions de signatures ?

Angad Sanmoranah
Entre 2039 et 2044, le jeunesse gandharienne a été assez écartée du processus révolutionnaire. Les organisations de jeunesses étaient marginalisées, le gouvernement de Vikam Kawera, mon prédécesseur, a mené une campagne antidrogue justifiée mais de façon trop humiliante envers la jeunesse. Les choses ont toutefois commencé à évolué avec une première révolte des universités fin 2043 contre les derniers éléments contre-révolutionnaires.
Mais c'est bien la rave-party du 31 décembre qui a été le déclencheur de cet évènement qui fera date au sein de la révolution gandharienne.
Moi vous savez, je n'ai aucun tabou, pas de pudeur mal placée et cela ne me choque absolument pas de voir des jeunes danser devant Lénine, les Lota et Kéjar. C'est même une victoire à mon sens car cela signifie que malgré une jeunesse mise en marge, les effets de la révolution lui profitent. Cette rave-party est une manifestation de joie et la résistance des jeunes à une frange très orthodoxe voire rigide est le signal que la jeunesse en a assez de ne pas avoir sa part de décisions. Aujourd'hui ces étudiants, mais pas que, nous disent qu'ils en ont assez d'être réduits à leurs études et que eux aussi sont des citoyens révolutionnaires valables qui ont un poids à exercer. Le fait de danser et d'occuper les lieux culturels pour mener de grands débats philosophiques sur la révolution est une manière de se montrer et d'occuper l'espace que je salue car c'est indispensable. Maintenant je dis au reste de la population: allez à la rencontre des jeunes, participez avec eux à cette révolution culturelle ! Il faut fraterniser et prendre conscience que quel que soit notre âge, nous allons tous dans la même direction, une direction choisie par chacun d'entre nous.
La volonté de renommer Bunaghar en Léninabad est un symbole fort car c'est un moyen de relancer la révolution en reniant des symboles du passés associés au féodalisme. Je suis en faveur de ce changement de nom et je voterais pour. Maintenant c'est à chacun de choisir en son âme et conscience.

Vous êtes donc le premier membre de l'exécutif à vous prononcer ouvertement en faveur de ce changement de nom. Votre collègue Varuni Padagavakar ne semble pas du même avis et ne vous porte pas non plus dans son cœur. Les membres du gouvernements ne sont pas révocables par le Premier Commissaire Fédéral mais par la Présidente de la Fédération. Ikna Omara vous impose-t-elle une personnalité dont vous ne voulez pas dans votre gouvernement ?

Angad Sanmoranah
Ikna Omara ne fait jamais les choses sans en discuter avec moi, il y a un dialogue constant entre elle et moi et dès mon arrivée à la tête du gouvernement, nous avons convenu qu'il fallait que la majorité soit la plus ouverte possible aux trois formations qui la composent. Effectivement, nos rapports personnels entre Varuni Padagavakar et moi ne sont pas faciles. Mais nous faisons toujours en sorte d'aplanir nos divergences pour arriver à un consensus. Le Gouvernement n'est pas une bande de copains, je veux tout de suite casser le mythe. M. Padagavakar est là avec une forte personnalité et il faut le respecter. Je n'ai aucune animosité et pour l'intérêt supérieur du peuple gandharien, nous mettons nos désaccords de côté pour marcher dans la même direction dans le cadre d'une médiation permanente qui fonctionne très bien, soyez-en rassuré monsieur !

Venons-en maintenant à la diplomatie internationale.
Le Gandhari ne reconnaît toujours pas le référendum au Han'Chou. Est-ce bien logique ou simplement un caprice maintenant que le référendum a réaffirmé l'attachement du Han'Chou au Léonora et n'a donc pas été dans le sens des "anti-colonialistes" ?


Angad Sanmoranah
Le Gandhari attend simplement un rapport détaillé qui conclut que la consultation du 30 octobre s'est déroulée selon des standards démocratiques acceptables. D'une part nous n'avons pas ce rapport et devons nous contenter de déclarations lacunaires des observateurs lancés au soir du 30 octobre. Croire sur parole des constatations subjectives n'est pas sérieux et nous continuons de dénoncer ce manque d'informations précises sur le déroulement du scrutin. Tant que nos interrogations ne seront pas levées, notre posture ne changera pas. D'autre part, il est indispensable de rappeler que la consultation se faisait sous bonne garde de gens armés dans les rues à la suite d'un climat de violences sciemment entretenu par la gouverneur Tins pour effrayer la population et la dissuader de suivre ses désirs d'indépendance. Vous conviendrez donc que nous ne pouvons pas nous contenter de petites déclarations et que nous voulons un rapport détaillé sur le déroulement de ce scrutin ville par ville et bureau par bureau s'il le faut ! Nous demandons une choses simple: le rapport des observateurs !

Le Léonora a tenté d'exclure le Gandhari des canaux de discussions de la Janubie. Vous avez réagi de façon vive en dénonçant une stratégie absurde et irresponsable. Une Janubie réunie sans le Gandhari est-ce vraiment possible ?

Angad Sanmoranah
Une Janubie qui discute sans le Gandhari suite aux caprices d'une nation olgarienne cela n'a tout simplement aucun sens ! Le protocole de discussion du Dar ne se fera jamais sans la présence du Gandhari car je peux vous assurer que nos alliés karmalis feront barrage à toute tentative de discussion sans le Gandhari. Le Léonora fait exactement ce pourquoi sa présence dans la région du Dar est indésirable: il se mêle des affaires d'un continent auquel il n'appartient pas. Et en faisant cela, il rompt ses engagements du traité de Karagol.
Le Gandhari est encore lié au traité de Karagol car nous continuons à réclamer ce rapport détaillé qui ne vient pas. Lorsque ce rapport sera sur notre table, nous accepterons les conclusions qui seront tirées et appuyées par un argumentaire crédible. Nous reviendrons donc sur notre posture actuelle. Mais si le Léonora continue de manœuvrer contre le Gandhari en tentant de l'écarter des affaires de son propre continent, oui, nous nous réservons le droit de dénoncer le traité de Karagol de façon officiel et d'adopter la posture qui va avec. Nous conseillons donc au Chancelier Price de redescendre un peu et de réfléchir à la conséquence de sa diplomatie absurde !
Je dis au Karmalistan, à l'Ashtra, à l'Eashatri et au Daï Kin Vuong: fondons ensemble une organisation entre Dar et Janubie pour avoir la maîtrise de notre continent. Réunissons-nous et développons l'entente entre nos pays, c'est le sens de l'histoire !

L'anticommunisme connaît ces temps-ci une nouvelle vague. Après le front de 2039-2040 mené par le Président ennissois d'alors, Lui O'Morain, on assiste à l'émergence de fortes personnalités anticommunistes aux Îles-Unies et au Kaiyuan avec la volonté de mener une politique du no deal et de l'intransigeance avec les nations socialistes. Que dites-vous de ça ?

Angad Sanmoranah
Non mais écoutez, tout ça c'est du fantasme saucé au populisme électoral !
Les forces conservatrices de certains pays ont besoin de se trouver un ennemi pour fédérer et espérer remporter les prochaines élections. Le spectacle offert par McTavish et son compère Mahoney, le demi-frère de Cap'tain Anticoco, serait simplement pathétique s'il ne donnait pas matière à rire. Je ne suis pas un fan inconditionnel de M. Pickford mais a bien des égards il est plus avisé que ses adversaires qui restent bloqués sur une rhétorique anticommuniste qui sonne creux.
Si McTavish avait été Premier ministre lors de l'exil des criminels saratoves vers Saint-Compton, il les aurait accueilli à bras ouvert par pur réflexe anticommuniste et aurait donc mis en danger la vie de nombre de ses concitoyens en laissant des gens indésirables prospérer et mener librement leurs méfaits à l'intérieur des frontières du pays d'accueil. Oui, l'anticommunisme n'est pas compatible avec une diplomatie solide et réfléchie. Et c'est là qu'on en vient à monsieur Chen Khuan-Sen dont les basses manœuvres anti-communistes primaires nuisent gravement à l'image de son pays plus qu'elles atteignent les pays socialistes.
Donc si vous voulez moi, quand je lis les exploits de ces trois messieurs qui prétendent vouloir mener une politique de containment contre le Pacte de Cewell, je ne fais rien d'autre que lever le sourcil et tourner la page du journal. Le Gandhari ne menace personne et ne représente aucun danger tout comme le Westrait et le Zufrana. Tout ce que nous demandons c'est justement de coopérer avec le plus grand nombre. Mais quand on nous mord la main il ne faut pas s'attendre à de la sympathie de notre part.
Messieurs Chen, McTavish et Mahoney jouent de façon merveilleuse leur rôle d'opposant politique. Mais croyez-moi, s'ils parviennent aux plus hautes marches du pouvoir leur posture se heurtera à la réalité internationale. Oui, le Pacte de Cewell et ses alliés ont un soft power diplomatique dominant à l'heure actuel. Nous cataloguer comme des ennemis coûtera donc plus cher que dialoguer avec nous en bonne entente. Même Pickford, en bon homme d'affaires, l'a compris !

Merci d'avoir répondu à nos questions monsieur le Premier Commissaire Fédéral !
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23 janvier 2045


Le Daï Kinh Vuong, destination touristique prisée des Gandhariens


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La Baie de Ngo Phong, lieux touristique emblématique du Daï Kinh Vuong


De toutes les destinations ventéliennes prisée des Gandhariens, le Daï Kinh Vuong tire assurément son épingle du jeu depuis le début des relations bilatérales entre les deux pays. Grâce à une entente cordiale entre le Royaume et la Fédération socialiste, la circulation entre les deux pays est aisée, et ce en dépit de l'activité commune du groupe terroriste anarchiste Dan Cop.
Alors pourquoi le Pays des Rivières est-il si privilégié des touristes Gandhariens ? Plusieurs raisons expliquent cet engouement parmi lesquels les paysages époustouflants, le fait qu'il s'agisse d'une destination bon marché et que seulement deux heures et demi d'avion séparent Bunaghar ou Sojatpur de Lê, capitale du royaume.
Les activités sur place ne manquent pas: visite de lieux historiques à la confluence entre Ventélie et Janubie, randonnées dans des massifs montagneux qui donnent l'impression d'être posés sur la mer, croisières en petites embarcations dans les eaux calmes de baies accidentées.
Les touristes pourront également découvrir des marchés foisonnants, certes comme au Gandhari, mais avec des épices bien différentes et des mets propres à la culture locale.
Toutefois l'Agence Gandharienne du Tourisme met en garde les touristes Gandhariens concernant le respect de la politesse (certes similaire aux codes en vigueur au Gandhari) mais surtout concernant les réseaux téléphoniques et internet peu développés hors des grandes villes. Plus directe, l'Agence déconseille formellement aux touristes Gandhariens de parler politique avec des locaux, de manifester la moindre attitude revendicative et incite à respecter les institutions politiques locales, au premier rangs desquelles figure évidemment la monarchie.
Ces derniers jours, les avions à destination du Daï Kinh Vuong étaient pleins et les réservations étaient saturées à horizon deux mois malgré la programmation de voyages supplémentaires.
Seva et Raveena, couple de Gandhariens retraités sont parvenus à réserver in extremis et se disent enchantés de pouvoir aller visiter le Pays des Rivières.

"C'est vraiment bien que les deux pays mettent en place des programmes touristiques communs. Là-bas on aura des guides en langue hindoue pour nous faire visiter les lieux emblématiques du pays. Avec mon mari on va pouvoir s'évader deux semaines, c'est formidable !"

Plus loin dans la file d'attente, nos journalistes rencontrent Amritpal et Serena. Lui est militaire, son épouse travaille dans une épicerie de quartier de Bunaghar. En permission, le militaire dit vouloir en profiter pour se ressourcer avant de reprendre le service. Selon lui, les efforts conjoints des services touristiques des deux pays sont une très bonne initiative pour que Gandhari et Daï Kinh Vuong apprennent mieux à se connaître. Son épouse révèle ne jamais avoir quitté le Gandhari de toute son existence et remercie donc l’État de faciliter l'accès au tourisme pour tous. Il faut dire que l’État prend en charge près d'un tiers du billet d'avion pour les touristes les plus modestes. Au Daï Kinh, le couple espère visiter la Baie de Ngo Phong mais aussi la cité royale de Lê.
Dans la file on croise même des bandes de jeunes de 25 à 30 ans qui, en pleine révolution culturelle, disent vouloir s'ouvrir sur le monde pour revenir avec un regard différent.
Selon les services touristiques du Gandhari, plus de 2 millions de touristes Gandhariens devraient se rendre au Daï Kinh Vuong cette année, soit environ 170 000 par mois.
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Plutark
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27 janvier 2045


Varuni Padagavakar: "Nous allons limiter l'immigration au Gandhari"


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La loi en question vise à prioriser les immigrés issus d'autres pays socialistes et alliés et à restreindre l'immigration issue des pays capitalistes sauf rares exceptions comme l'Aiglantine


Lors d'une conférence de presse, le nouveau Commissaire Fédéral aux Affaires Intérieures Varuni Padagavakar a annoncé qu'une loi sur l'immigration était en préparation. Il s'agit du premier texte sur le thème de l'immigration qui sera examiné depuis la Révolution de 2039.
Partant du constat que le Gandhari de 2039 n'était pas le même Gandhari que 2045, Varuni Padagavakar a estimé que l'immigration au Gandhari était trop permissive et faisait peser un danger sur l'emploi qualifié et un risque de concurrence accrue pour les jeunes Gandhariens. Il est vrai que l'immigration gandharienne est très souple et permet à n'importe qui ou presque de rejoindre le pays pour des motifs politiques, aussi légers soient-ils. Depuis 2039, les services de l'immigration sont peu regardants et valident une très large partie des dossiers sans faire le moindre entrave aux procédure, y compris en cas de papiers manquants.

"En 2039 le Gandhari, alors pays en développement, avait proclamé qu'il accueillerait quiconque viendrait embrasser ses principes révolutionnaires. C'était un joli message mais maintenant que nous sommes la première puissance économique mondiale, une puissance technologique et scientifique, il est temps de protéger les emplois de nos jeunes travailleurs, stopper les appels d'airs en direction de pays capitalistes et mettre la compétence au centre de tout.
Si toi, Ennissois ou Cambrie, tu viens au Gandhari pour bosser et profiter des libertés, eh bien tu ne passera plus ! Par contre si tu es diplômé d'ingénierie spatiale de l'Université de Cewell, les portes te seront grandes ouvertes !
Nous allons certes durcir les règles mais nous allons mettre en place une politique de préférence socialiste, les dossiers des immigrants talentueux issus des pays du PACAM, de Karmalistan, du Makengo, de l'Aiglantine et du Van Ho seront toujours en haut de la pile !"


Varuni Padagavakar a également annoncé que l'administration allait se pencher sur la situation de nombreux immigrés qui ont probablement un titre de séjour périmé. En 2039, l’État a délivré des titres de séjour valables 5 ans mais n'a jamais vraiment été regardant sur la possession ou non de ces documents. Les choses devraient désormais changer.

"Se promener au Gandhari sans des titres de séjours valables sans être inquiété c'est terminé ! Nous allons regarder les fichiers en détail mais nous allons avoir sans doute autour de 100 000 personnes à expulser car en situation irrégulière.
Je sais que cette histoire fera des vagues mais maintenant que notre attractivité s'envole, il n'est plus question de laisser entrer n'importe qui. Le Gandhari va désormais choisir son immigration, protéger ses travailleurs en priorité et opposer un feu rouge aux parasites issus des pays capitalistes qui croient venir ici en vacances et profiter de la générosité de notre système. Un emploi au Gandhari c'est d'abord pour un Gandharien, ensuite si on a pas les compétences on ouvre les portes à nos alliés privilégiés et enfin si là non plus ça ne suffit pas, on ouvre aux autres.
Mais croyez moi, on aura toujours de quoi pourvoir à nos besoins chez nos alliés, socialistes ou non !"


Varuni Padagavakar a toutefois pris soin de préciser que les règles en vigueur concernant l'asile politique demeuraient. Toutefois, les dossiers devraient être bien plus contrôlés après l'entrée en vigueur de la loi. Pour éviter un appel d'air international avec l'annonce de cette loi, Varuni Padagavakar a annoncé qu'un décret présidentiel paraîtrait pour lancer un moratoire sur l'attribution des titres de séjours. Concrètement, il ne sera plus possible d'immigrer au Gandhari de façon temporaire le temps que les nouvelles règles entrent en vigueur de façon à éviter un effet d'aubaine.
Cette loi inédite qui vise surtout à protéger l'accès aux emplois très qualifiés reçoit un consensus assez large, y compris de la jeunesse qui n'aura plus à supporter de voir des dytoliens avides de succès au Gandhari venir truster les places d'ingénieurs très qualifiés.
Varuni Padagavakar a même osé paraphraser Pickford:

"Les jeunes diplômés gandhariens d'abord !"
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Plutark
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31 janvier 2045


Ikna Omara se prononce en faveur de l'interdiction de la pornographie au Gandhari


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La Présidente de la Fédération estime que le Gandhari doit se débarrasser d'une "industrie mondialisée délétère à tous les étages"


Le piratage mondial du leader mondial de la pornographie Pornmayo a eu pour effet de mettre le sujet sur la table. Et c'est Ikna Omara en personne qui a amené le sujet sur le terrain politique en se prononçant publiquement pour l'interdiction pure et simple de la pornographie au Gandhari.
Interrogée par des journalistes sur l'origine présumée saratove du piratage de grande ampleur, elle a affirmé qu'à partir du moment où cette industrie exploitait la faiblesse des jeunes femmes pour en tirer d'immenses profits elle ne pouvait être que contre. La Présidente de la Fédération a également estimé que la société gandharienne pouvait très largement se passer de la pornographie sans générer une forme de frustration chez les consommateurs habituels.

"Le nouveau système politique gandharien fait que les gens se rencontrent et se parlent plus souvent qu'avant. Participer au conseil de sa ville, de son quartier, militer dans une organisation syndicale sont autant d'opportunités de rencontrer l'amour qui n'existaient pas avant. Au contraire d'un pays capitaliste où l'individualisme prévaut, ici on vit avec les autres. Et comme vous le savez, plus on rencontre de gens plus la chance de trouver chaussure à son pied augmente. Alors si vous voulez, je suis hermétique aux discours qui prédiraient une grande frustration de la jeunesse si elle était privée de pornographie. Le meilleur remède à ce mal est de faire en sorte que les gens se rencontrent, et croyez moi les choses évoluent. La preuve, la fréquentation des sites pornographiques au Gandhari a drastiquement chuté depuis le début de la Révolution Culturelle alors qu'on assiste en parallèle à une explosion des ventes de préservatifs. Les conséquences à en tirer sont claires non ? Sortez, vivez, rencontrez et vous vous passerez vite des sites pornographiques !"

Les propos de la Présidente de la Fédération s'avèrent véridiques car les points de vente de préservatifs enregistrent une hausse des ventes d'environ 300% quand le trafic sur les sites pornographique a régressé de 33%. Au-delà des problèmes éthiques posés par l'exploitation de corps féminin, Ikna Omara estime que la pornographie reste un mal des pays capitalistes qui glorifient l'individualisme et la vie dans sa propre bulle sociale très limitée.
Interrogés sur cette prise de position, quelques étudiants de toute orientation sexuelle ont semblé abonder dans le sens de la Présidente en disant avoir de grandes facilités à rencontrer et à parler à des inconnus. Le socialisme semble avoir naturellement rapproché les gens qui n'ont plus peur de se parler et de tenir des conversations sur tout et n'importe quoi dans la rue ou dans les transports en commun.
Amal, étudiant à Bunaghar témoigne:

"A partir du moment où tu es respectueux, tu peux aborder facilement une fille dans la rue. Le harcèlement de rue est très réprimé depuis 2040 donc plus personne ne se risque à siffler des meufs car si des flics passent à ce moment-là ils se ramènent vite et te filent une amende très salée. La peur d'être pris en flagrant délit a fait régresser cette pratique et une certaine forme de sérénité est revenue dans la rue. On peut donc draguer dans la rue au Gandhari mais les meilleurs endroits pour pécho c'est de loin les activités sportives et militantes car tu vois sans cesse du monde !"

Wadha déclare de son côté avoir trouvé l'amour lors de la rave party du 31 décembre sur la Place de la Révolution:

"Avec mes amies on dansait comme des tarées et il y avait une bande de garçons qui nous cherchaient gentiment. Les choses se sont faites naturellement, on s'est mis à discuter, à s'amuser ensemble, j'ai pris son num' et depuis on ne s'est plus quitté !
Oui je suis d'accord, le mode de vie très collectif que permet le socialisme est une grande opportunité pour rencontrer l'amour et à partir de là, à quoi bon la pornographie ?"


Danvir s'est mis en couple après avoir participé à l'un des nombreux évènements tenus au Théâtre Jasbir Kéjar de Bunaghar.

"Pour ma part j'ai rencontré mon copain lors d'un débat sur la place de la science au sein du socialisme. Il était à côté de moi et nous avons discuté sur le sujet. Puis nous nous sommes rendu compte à force de parler que nous étions tous les deux gays. Nous sommes depuis en couple. Donc oui, Ikna Omara a raison, le socialisme ça rapproche les gens et ça rend donc la pornographie obsolète. Pourquoi utiliser un truc qui sert à combler un manque quand nous n'avons pas ce manque ?"

Le projet de loi est déjà en cours de rédaction et ne devrait pas tarder à rejoindre l'hémicycle.

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8 février 2045


Angad Sanmoranah annonce la suppression des zones franches


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Le Premier Commissaire Fédéral annonce la fin d'une "anomalie" et assure que tous les moyens de productions présents dans ces zones seront nationalisés puis redonnés aux travailleurs de façon à conserver les emplois occupés par des Gandhariens


Fin de partie pour les zones franches créées en 2039 sous le Gouvernement d'Asha Lota.
Après plus de cinq ans d'existence, le chef du gouvernement a annoncé que ces zones n'avaient plus aucune raison d'exister du fait de la prospérité économique du pays et surtout du non-sens qu'elles représentent dans une économie socialiste. Créées au moment où le Gandhari étaient encore loin d'être une puissance économique, ces zones avaient accueillies de grandes firmes internationales dont KarSat qui possède une usine dans la zone aérospatiale de Bunaghar. Angad Sanmoranah a été implacable concernant le destin de cette usine de leader mondial des satellites.

"Nous allons nationaliser l'usine KarSat séance tenante de façon à conserver les emplois présents sur place. Les moyens de production présents sur place ne serons pas perdus car dans le cadre du Plan Quinquennal, le Gandhari a une grande ambition sur le domaine spatial. Nous financerons toutefois le retour des employés karsais dans leur pays tout en les remerciant pour le bon travail accompli."

L'annonce d'Angad Sanmoranah, très radicale, a été accueillie avec joie sur les campus universitaires et la plupart des étudiants rencontrés sur place se félicitaient de l'abattement d'un des derniers piliers du capitalisme au Gandhari. Les avis étaient même très critiques à l'encontre d'Asha Lota qui avait été à l'origine de ces zones économiques franches. Accusée tour à tour d'être trop complaisante avec les capitalistes, les étudiants lui ont également reproché un manque de courage qui se manifestait par le refus de rompre avec la démocratie bourgeoise et le capitalisme.
Dans ces zones, le droit du travail gandharien s'appliquait de façon très variable et au bon vouloir des employeurs étrangers. Une situation qui n'était plus tenable pour Angad Sanmoranah qui estime que ces zones étaient devenues une anomalie.

"Asha Lota avait fondé ces zones en espérant qu'elles feraient office de locomotive économique pour le pays. Mais l'ancienne Première ministre ne savait pas que le socialisme allait créer un boom économique sans précédent. Lui en vouloir serait donc trop facile mais il est indéniable qu'en 2039 elle n'avait dans son esprit aucunement l'intention de faire du pays un pays pleinement socialiste. Son modèle c'était l'économie socialiste de marché, moi c'est l'économie socialiste communautaire et planifiée. Dès lors, ces zones franches n'ont plus aucune raison d'être."

Cette suppression des zones franches est finalement dans la droite ligne de la politique menée actuellement qui consiste à concentrer toute la production nécessaire au pays à l'intérieur de ses frontières. Si l'objectif n'est pas d'arriver à l'autarcie, jugée délétère par le gouvernement qui reste profondément internationaliste, l'autosuffisance est visée dans un plus grand nombre de secteurs possibles pour que le Gandhari n'ait à dépendre de personne d'autre que ses partenaires socialistes et les autres nations amies. Concentrer l'emploi au Gandhari, œuvrer pour que chacun en trouve un après ses études, garder la maîtrise intégrale de l'économie nationale au risque de passer par des accusations de xénophobie à l'encontre de certains pays, tels sont les mantras de la politique menée conjointement par Ikna Omara et Angad Sanmoranah. La nationalisation de l'usine KarSat ne risque d'ailleurs pas d'améliorer les relations entre le Gandhari et le Kars mais Angad Sanmoranah, chef du gouvernement et chef de la diplomatie gandharienne semble n'en avoir cure...
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Plutark
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11 février 2045


Omara: "La Janubie du Nord a tort de craindre le Gandhari"


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La Présidente de la Fédération a tenté de rassurer l'Eashatri et l'Ashtra qui voient le Gandhari comme une puissance expansionniste en Janubie


Depuis plusieurs mois, une petite musique selon laquelle le Gandhari représenterait une menace pour ses voisins du nord est en train de monter. La principale raison avancée ? Le supposé expansionnisme coloré de rouge qui animerait le pays. L'Eashatri est ostensiblement méfiant à l'égard du Gandhari quand l'Ashtra semble imiter l'attitude de son voisin. Une situation qui inquiète Ikna Omara qui pointe une mécompréhension totale de la vision qu'a le Gandhari de la Janubie.
Désireuse de rassurer ses voisins du nord, la Présidente de la Fédération a réuni des diplomates des deux pays ainsi que des ressortissants eashes et ashtratis devant lesquels elle a prononcé un long discours pro-janubien en esquissant le contour d'une organisation internationale. Ikna Omara estime en effet que les trois pays janubiens mais aussi le Karmalistan, le Daï Kinh Vuong et pourquoi pas la Nagarie ont l'opportunité de fonder une organisation internationale forte et centrale pour l'avenir du continent. Et l'idée qu'une organisation vienne faire contrepoids à la trop ventélienne OCC ne semble pas pour déplaire à la Présidente qui a également pris soin de sortir du clivage bloc libéral contre bloc communiste.

"Vouloir réduire la lecture des relations internationales à un clivage communistes contre libéraux c'est enfermer le monde dans une logique d'affrontements à laquelle le Gandhari ne souscrit pas. C'est cette logique qui conduit à fracturer inutilement la Janubie qui a tout pour se réunir sous l'égide d'un grande organisation inter-étatique qui fera de la région janubienne un poids essentiel pour la diplomatie internationale.
Le Gandhari respecte ses voisins du nord et laisser croire le contraire serait ranimer les braises de conflits séculaires qui sont derrière nous. Si nous devions lutter contre l'oppression des travailleurs dans le monde entier, l'Ashtra et l'Eashatri seraient assurément en bas de la pile !
J'ai beaucoup plus en commun avec Mme Indira Pratala qu'elle ne veut le croire. De même le Gandhari et l'Eashatri ont des valeurs similaires dû au passé millénaire de la culture janubienne.
Le Nord de la Janubie n'a pas à craindre le Sud !"


Un discours très applaudi tout comme l'élégance de la Présidente de la Fédération a été saluée. En gage de bonne volonté, Ikna Omara s'est engagée à exempter l'Ashtra et l'Eashatri des restrictions d'immigration qui se préparent avec la loi actuellement en cours de rédaction. La Cheffe de l’État s'est attachée à dessiner une Janubie où la circulation des hommes reste libre, et ce au nom de l'amitié des peuples qui la composent. A ses côtés mais trois pas derrière, le Premier Commissaire Fédéral en charge de la diplomatie gandharienne s'est contenté d'acquiescer à plusieurs reprises lors du discours, comme pour souligner que les deux têtes du pouvoir exécutif étaient sur la même longueur d'onde.
La Présidente de la Fédération a pris soin d'esquiver les questions concernant le Han'Chou et l'insécurité dans le Passage du Dar alors que le Gandhari semble s'obstiner à ne pas reconnaître les résultats du référendum. La dirigeante du pays a préféré rappeler qu'elle s'en remettait au Daï Kinh Vuong pour la sécurité du transit dans le Passage du Dar. Une attitude intrigante que n'auront pas manqué de remarquer les journaliste présents sur place qui ont toutefois relevé que le Gandhari restait sur sa position officielle de demande du rapport détaillé des observateurs sur l'appréciation du déroulement du scrutin du 30 octobre 2044.

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14 février 2045


Andar Palan: Les Libertaires investissent Anuraag Bakshi et partent à la conquête du nord !


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L'ex-footballer international gandharien se lance en politique aux côtés des Communistes Libertaires et sera tête de liste en Andar Palan


Du football à la politique !
Le double champion de Janubie-Ventélie-Marquésie Anuraag Bakshi a annoncé coup sur coup sa retraite sportive et son engagement en politique aux-côtés d'Angad Sanmoranah et des communistes libertaires. C'est une véritable bombe politique qui agite donc le pays !
La star du football gandharien qui avait été humiliée publiquement en début d'année pour son soutien à la rave party devenue Révolution Culturelle semble donc bien décidée à prendre sa revanche, quitte à faire voler en éclat l'union de gauche qui prévaut dans la région du nord depuis 2039. A l'origine programmée en novembre 2043, les élections de la République Socialiste Fédérée d'Andar Palan ont été décalées à avril 2045 pour délester le calendrier électoral de 2043 et 2044.
En 2039, les élections avaient été remportées par un front uni des forces révolutionnaires de gauche contre un front anti-révolutionnaire décidé à donner un coup d'arrêt à une gauche révolutionnaire de plus en plus puissante. La victoire de ce front de gauche avait été le déclencheur des grèves massives qui ont entraîné la proclamation de la République des Conseils en novembre de cette année-là. L'Andar Palan représente donc un fort symbole politique et c'est donc tout naturellement qu'Anuraag Bakshi a annoncé sa candidature depuis la petite ville de Dolangana, là où tout à commencé lorsque les ouvriers de la ville se sont mis en grève et ont créé le premier conseil d'ouvriers et de paysans de la révolution gandharienne.

Un retour aux sources de la part des communistes libertaires qui ne trompe pas sur leur intention de rassembler plus largement et de s'émanciper un peu plus des écosocialistes.
A Dolangana, lieu de naissance de la République des Conseils, la candidature libertaire menée par Anuraag Bakshi séduit. Voter libertaire c'est apporter son soutien au Premier Commissaire Fédéral Angad Sanmoranah qui s'illustre en ce moment par une politique qui est saluée jusqu'au Westrait. Et alors que se profilent déjà les élections législatives dans deux ans, les élections en Andar Palan seront un test grandeur nature pour les libertaires qui espèrent en 2047 doubler voire tripler leur nombre de députés puis permettre à un gouvernement Sanmoranah II de voir le jour.
Chez les écosocialistes, le débat fait rage sur quelle position adopter. Certes, un parti communiste libertaire fort fait les affaires de la coalition au pouvoir mais les choses sont bien différentes pour les verts qui aimeraient justement un entre-deux pour éviter d'entrer en concurrence avec le parti d'Angad Sanmoranah. Selon nos informations, Ikna Omara plaiderait un retrait des écosocialistes en faveur des libertaires. Une tactique qui vise à soigner les relations entre les verts et pourpres.
Toutefois, cette forte ascension des deux partis autour de deux personnalités très populaires qui s'entendent certes très bien fait déjà craindre ce qu'il se passera dans trois ans alors que se profileront les élections présidentielles. Va-t-on progressivement vers un affrontement d'Ikna Omara et d'Angad Sanmoranah dans les urnes ? Si les perspectives sont encore lointaines, tout laisse penser qu'on s'achemine vers ce scénario...
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17 février 2045


Andar Palan: Johana Hamara mènera la liste du Parti du Travail et des Traditions


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La jeune femme kaiyuano-gandharienne mènera la liste du PTT en Andar Palan


Dans un communiqué, le Parti du Travail et des Traditions a annoncé avoir accordé l'investiture de la tête de liste à Johana Hamara. Issue du Parti Travailliste, la jeune femme a adhéré au PTT car séduite par ses orientations qui proposent de construire un communisme hindou et de protéger les divers cultes qui s'exercent actuellement au Gandhari.
Opposée à la ligne athéiste des communistes libertaires, la représentante du PTT promet de livrer une lutte sans merci contre Anuraag Bakshi qu'elle souhaiterait renvoyer au football.
Créditée de 27% d'intentions de vote dans une région historiquement conservatrice et très croyante, la liste de Johana Hamara aborde la campagne en favorite et ce même si les libertaires sont en embuscade avec 24,5% d'intentions de vote.
Le refus surprenant des écosocialistes de faire liste commune avec les libertaires fait les affaires de Johana Hamara qui se réjouit de cette mésentente.

"Je souhaite que l'Andar Palan reste l'Andar Palan. La politique athéiste et profondément décentralisatrice des libertaires fait peser un lourd danger sur l'existence de la région. Notre région doit rester elle-même, fidèle à ses traditions millénaires et à la Révolution de 2039 en préservant sa cohésion et ses conseils qui sont essentiels pour organiser la vie locale. Cette élection ne se jouera pour une fois pas sur le fond révolutionnaires contre contre-révolutionnaires. Cette fois il faudra que les gens choisissent entre deux voies qui sont contenues à l'intérieur du socialisme. Veulent-ils une région dissoute par un communautarisme porté à l'extrême et expurgé de toute identité locale et religieuse, ou bien veulent-ils une région qui reste un sujet fédéral uni et qui conserve ce qui fait son identité ? Voilà à quoi ces élections devront répondre !"

Il est vrai que la rhétorique électorale nouvelle sème plus ou moins le trouble chez les électeurs qui étaient habitués à devoir départager jusque-là révolutionnaires et contre-révolutionnaires.
Sans surprise, le PTT semble faire le plein chez les croyants les plus fervents qui y voient une solution pour concilier communisme et exercice religieux. Les membres du PTT assurent prendre modèle sur les communistes zufraniens et saratoves qui sont parvenus à intégrer de façon admirable le clergé au sein du nouvel ordre socialiste.

"Regardez au Zufrana, le Patriarche Orthodoxe est très respecté et exerce encore une influence notable. Pourquoi le Gandhari n'arriverait pas à concilier religion et socialisme ? Les libertaires et leur délire de Culte de la Persévérance et de la Ferveur Révolutionnaire représentent un danger pour nos cultes."

Sur le plan économique, le PTT reste en phase avec les orientations fédérales et salue la suppression des zones franches. Preuve de son attachement au modèle économique socialiste, Johana Hamara affirme que la République Socialiste Fédérée d'Andar Palan soutiendra grandement les activités aérospatiales alors que la grande plateforme spatiale d'Arora Pul est en phase d'agrandissement dans le Sud de la République fédérée.
Guramar Sangoke, Secrétaire Général du Parti du Travail et des Traditions a apporté son soutien à Johana Hamara et dit espérer que les citoyens d'Andar Palan feront confiance au PTT pour permettre à la région de continuer son développement.
Dans le berceau de la République des Conseils, l'issue de cette élection, très incertaine, sera scruté avec grande attention au Gandhari mais probablement au-delà...
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Plutark
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21 février 2045


Un projet de loi pour... autoriser la musique au travail


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Une étude de l'Institut Économique de Bunaghar rapporte que travailler en musique, si les circonstances sont adaptées, augmente l'efficacité au travail


Le code du travail actuel interdit formellement de manger, faire sa pause ou même écouter de la musique à son poste de travail. C'est pour lever la dernière interdiction que les députés planchent actuellement.
Le dossier, porté par la Commissaire Fédérale au Travail et à l'Effort Collectif Devi Bhidal, est étayé d'une étude de l'Institut Économique de Bunaghar et de réflexions menées au sein de conseils d'ouvriers et de paysans qui se sont portés volontaires pour débattre du sujet.
Il en résulte qu'il y a une véritable demande de fond pour égayer ses heures de travail, particulièrement en mettant de la musique. Selon l'étude de l'IEB, écouter de la musique est un moyen de stimuler sa capacité de concentration pourvu qu'il soit possible de travailler sans interagir avec d'autres personnes. C'est parfois le cas pour les employés du secteur tertiaire qui peuvent tout à fait écouter la musique avec les écouteurs dans les oreilles sans que cela porte préjudice à la qualité du travail.
Pour les secteurs qui sont plus manuels, le rapport préconise la diffusion de la radio en fond sonore en veillant à toujours à ce que les interactions entre travailleurs ne soient pas entravées par le bruit.
Du côté des rapports issus des cercles de réflexion des conseils témoins, on observe un engouement pour l'idée à partir du moment où personne ne subit l'ambiance sonore musicale. Si tel est le cas, les conseils se disent prêts à évoquer le sujet pour satisfaire ceux qui veulent travailler en musique et ceux qui sont moins favorables en aménageant des plages horaires dédiées à la diffusion de musique pendant les heures de travail. Pour les travailleurs qui peuvent mener un travail individuel et autonome, la question de la gêne d'autrui ne se pose pas.

Néanmoins la diffusion de musique au travail dans un espace collectif pose des questions concernant les droits d'auteur qui n'ont jamais été réformés depuis 2039. Le régime actuel reste tout ce qu'il y a de plus classique puisque le Gandhari n'a pas renoncé à la propriété intellectuelle. Ainsi, un produit d'une entreprise reste la propriété de l'entreprise qui est elle-même propriété collective de ses travailleurs. Un régime particulier qui fait que la progrès technique n'est plus la propriété d'une élite comme c'était le cas avant 2039. De même, la chanson d'un chanteur ou le livre d'un écrivain reste sa propriété intellectuelle et personne ne peut revendiquer le droit de réécrire la chanson ou d'écrire une suite à un livre dans le but d'un tirer un bénéfice pécuniaire.
Les conseils, s'ils sont favorables à la diffusion de musique pendant les heures de travail, sont contre la mise en place de toute contribution en direction des artistes pour permettre la diffusion. Et c'est là que le débat fait rage car il y a plusieurs écoles. Les libertaires réclament l'abolition pure et simple de la propriété intellectuelle dans le domaine artistique, les écosocialistes souhaitent le réformer pour limiter le versement des droits d'auteurs à des cas bien précis quand le Parti du Travail et des Traditions estime qu'il faut continuer à rémunérer les artistes pour permettre à la culture de continuer à s'épanouir.
Au-delà d'une histoire de musique au travail, c'est bien vers une réforme de la propriété intellectuelle que le Parlement s'oriente. Les travailleurs ne sont pas donc pas encore près de pouvoir écouter collectivement de la musique au travail...
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Plutark
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Re: Presse du Gandhari (2043-...)

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24 février 2045


Anantram: Shivanyan Benipal favori pour sa réélection


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Le Premier ministre communiste de l'Anantram est grandement apprécié par les Anantramis qui devraient prolonger son mandat en mai prochain


Au pouvoir depuis octobre 2041 en Anantram, Shivanyan Benipal vient d'annoncer sa candidature comme tête de liste du Parti Communiste d'Anantram.
Artisan de la stabilité d'une République naissante, le Premier ministre s'est aussi révélé comme un bâtisseur de la grandeur de la Janubie du Sud en plaidant très tôt pour former une grande puissance sud-janubienne réunie autour des valeurs socialistes. Soutien de la première heure au projet de Confédération de Janubie du Sud qui a permis de définitivement rapprocher les deux pays autrefois hostiles, Benipal figure donc parmi les personnalités les plus éminentes du socialisme janubien.
Malgré une personnalité réputée assez effacée et discrète, le dirigeant anantrami a œuvré pendant plus de trois ans à combattre la misère et les lacunes de développement qui handicapaient lourdement son pays. En 2042, il a du notamment gérer une épidémie de choléra qui a pris l'Anantram au dépourvu mais l'aide importante apportée par Samrath Lota, dirigeant du Gandhari à l'époque, a permis de sortir de la crise.
Le plan d'aide de Samrath Lota a représenté le début des vastes opérations de rénovation et de création des infrastructures élémentaires. 500 000 logements pour permettre aux bidonvilles de se résorber, l'allocation de moyens supplémentaires à un système de santé très maigre ou encore la modernisation du système d'assainissement dans les grandes villes ont été des actions salutaires pour améliorer la qualité de vie dans le pays.
Trois ans après, l'Anantram reste certes un pays pauvre qui porte encore les séquelles d'un féodalisme brutal dont la chute ne date que de quatre années. Néanmoins, la jeune République d'Anantram est aujourd'hui pleine de vitalité alors qu'elle s'apprête à intégrer le Gandhari au 15 mai prochain. Comme au Gandhari, l'organisation de la société en conseils est la règle, ce qui rendra de fait l'intégration au Gandhari tout à fait naturelle. En tout cas, les Anantramis qui se réveilleront Gandhariens au matin du 15 mai ne verront aucune différence notable.
La future République Socialiste Fédérée d'Anantram espère bénéficier de son intégration au Gandhari pour mettre un terme à la misère comme l'a su le faire son voisin du nord.
Ikna Omara semble vouloir se faire un point d'honneur à éradiquer les bidonvilles dans le pays du Cap Janubie et plus de 5 milliards de roupies sont d'ores et déjà levées pour financer l'intégration de l'Anantram au Gandhari. La Présidente de la Fédération a toujours affiché sa sympathie pour le Premier ministre Benipal et il ne fait aucun doute qu'elle souhaite sa réélection pour qu'il guide l'Anantram dans son intégration au Gandhari.
Concilier continuité avec rupture majeure, voilà ce à quoi semblent décidés les Anantramis, et on ne peut que s'en féliciter !
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Plutark
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Re: Presse du Gandhari (2043-...)

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28 février 2045


Guerre d'Alande: "Le Gandhari ne souhaite pas la paix"


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Le Premier Commissaire Fédéral estime que les appels à la paix ont pour objet de restaurer la colonisation du territoire de l'Alande du Nord


Contrairement à l'immense majorité des pays du monde qui appellent à la paix dans le cadre du conflit qui agite les terres nordiques d'Alande, le Gandhari, par la voix du Premier Commissaire Fédéral, assume une position à contre-courant et estime que le retour à la paix immédiate reviendra à revenir au statu-quo ante. Angad Sanmoranah a ainsi dit qu'il trouvait le conflit légitime dans le cadre d'un vaste mouvement de décolonisation et de réunification d'une nation brisée en deux.

"Vous connaissez comme moi le mantra "Pas de justice, pas de paix !"
Eh bien c'est exactement ma position sur le conflit qui agite les terres d'Alande: tant que M. Pickford n'aura pas renoncé et n'aura pas plié bagage avec ses colons, nous disons que la guerre est légitime et que la paix est impossible. Le Gandhari assume d'aller à contre-courant d'une partie de la communauté internationale et annonce d'ores et déjà qu'il s'opposera à toute résolution dans le cadre de la CME. Malheureusement pour le camp impérialiste, nous ne sommes pas seuls à avoir cette position et nos adversaires doivent se rendre compte que persister dans la revanche c'est aller tout droit au désastre.
Le Gandhari ne se fera pas l'agent d'une paix injuste et indésirable, que les choses soient dites ! L'issue ne peut être que la réunification de l'Alande ou la guerre. Si M. Pickford veut la guerre alors oui, il faut livrer la guerre jusqu'à la victoire et le Gandhari soutiendra de toutes les manières possibles l'URPS. De la même manière que M. Pickford crie "A mort Kaménine !", j'ai n'ai aucune honte à dire "A mort Pickford !" "


Le ton très offensif et tranché, voire belliqueux d'Angad Sanmoranah suscite de nombreuses questions même si le fond est partagé par l'opinion publique. Selon un sondage, 74% des Gandhariens jugent légitime l'invasion du Saint-Compton et 43% estiment même "nécessaire" une entrée en guerre pour défendre la Saratovie si elle venait à faire face à un front anti-socialiste opportuniste. Pire, 63% des Gandhariens estiment qu'une guerre impliquant le pays se profile si la situation venait se dégrader fortement et tourner en défaveur de la Saratovie. Parmi les raisons invoquées, la nécessité de défendre la patrie de Lénine d'assauts impérialistes et environ 37% des sondés se disent prêts à s'engager dans l'armée dans le cadre d'une conscription nationale pour aller défendre l'URPS.
Et l'appréhension sur ce qu'il va se passer dans les prochains jours domine car un député a malencontreusement fait fuiter sur un selfie un document de travail qui évoque l'article 8 de la Constitution qui traite du pouvoir de déclarer la guerre que possède la Présidente de la Fédération. Contacté à ce sujet, le député a refusé de répondre à nos questions et a vaguement évoqué un simple document de travail de la Commission de la Défense Nationale traitant du scénario du pire dans le cadre de la Guerre d'Alande. Des choses seraient-elles en train de se préparer ?
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