Ordu-Shakhanat du Qurol Kutchlar [Karagol]

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Vladimir Ivanov
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Re: Ordu-Shakhanat du Qurol Kutchlar [Karagol]

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LA DÉFENSE ANTIMISSILE AU KARMALISTAN (3.1 intro)


Mais la guerre électronique ne fait que compléter une troisième solution, tout-aussi active, qui consiste en l'interception physique, directe (choc produit par l'énergie cinétique) ou indirecte (explosion de proximité) du missile ennemi.

Le missile balistique est évidemment la première cible. A guidage inertiel, sa vitesse, qui dépend de sa portée, déterminera sa vulnérabilité aux tirs de missiles intercepteurs. Cela outre le moment précis où se déroulera l'interception : la « boost phase » étant la plus vulnérable (décollage et début de parcours du missile, quand il prend de la hauteur). Ainsi plus un site anti-missile se trouve à proximité de celle-ci, plus il a de chance de l'intercepter.

Rappel des grandes catégories de missiles balistiques, auxquels dépendent leur niveau de vulnérabilité (par ordre décroissant d'interceptibilité) :
_ SRBM : missile de courte portée, jusqu'à 800 km
_ MRBM : missile de moyenne portée, de 800 à 3000 km
_ IRBM : missile de portée intermédiaire, 3000-6500 km
_ ICBM : missile intercontinental, >6500 km

Rappel des grandes catégories de missiles de croisière :
_ CPB : missile de croisière subsonique (<1200 km/h) courte portée (<120 km), types air-surface et antinavire (mer-mer et sol-mer)
_ CPR : missile de croisière supersonique (<3800 km/h) courte portée (<300 km), types air-surface et antinavire (mer-mer et sol-mer)
_ LPB : missile de croisière subsonique (<1000 km/h) longue portée (>2000 km), types mer-sol ou sol-sol

En matière de défense antimissile :
_ les défenses antiaériennes mobiles légères ne sont en général efficaces que contre les missiles de croisière subsoniques de courte portée, en raison de leur lenteur ;
_ les défenses antiaériennes mobiles lourdes peuvent intercepter les SRBM et tous types de missiles de croisière, bien qu'avec une efficacité relative en ce qui concerne en particulier les missiles supersoniques.

Dans tous les cas, il est exigé un réseau de radars suffisamment étendu. Les radars, mais aussi les recueils informatiques et systèmes de transmission du processus ODT-RTA-DE, permettront non-seulement de bâtir en tant que tel, le bouclier antimissile en accroissant sa fiabilité.

En cela, un tel « bouclier » exige des systèmes de défense aérienne intégrée multicouches, c'est à dire pas autre chose que l'association des différents éléments nécessaires à cette défense et répertoriés ici et leurs systèmes d'armements dédiés.
Parmi eux, l'un figure comme une véritable pierre angulaire : la DCA lourde, pourvue outre sa plateforme lance-missiles, de plusieurs radars mobiles de différents types, notamment pour la surveillance en haute altitude, ou au contraire, de proximité. C'est elle qui formera l'ossature principale de ce bouclier de "défense du ciel", et que les stations de missiles ABM proprement dites, pour l'instant trop médiocres, ne feront que compléter subsidiairement. En regard de ces constats, son développement et sa production doit devenir au plus vite une priorité nationale.
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Re: Ordu-Shakhanat du Qurol Kutchlar [Karagol]

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===> Le Centre Ulugh-beg, est l'Institut militaro-scientifique de coordination des laboratoires de recherche du Karmalistan. Il est dirigé par l'Oerleuk (général) syir Djötchi-Baatar. Bien que celui-ci soit formellement suspendu de son titre de chef de secteur sur le terrain (suspecté -sans preuve- par le KhAD de sympathie avec les insurgés révolutionnaires syirs et communistes), ses extraordinaires compétences scientifiques et administratives font de lui un élément trop précieux pour être déchu ou mis à l'écart.
Le siège du Centre Ulugbek est situé à Tshirshik (à quelques dizaines de kilomètres à l'ouest de Karagol). Ses laboratoires les plus sensibles sont souterrains et répartis dans toute la région. Installations anciennes datant de l'ère slave, certaines ont été laissé à l'abandon dans les années 1990-2000 (manque de financement).


Rapport du Centre Ulugbek (octobre 2042)

RECHERCHES PRIORITAIRES EN COURS
_ Carburant à fusée ▮▮▮ =
_ Antiaérien mobile ▮▮▮▮[/size]
_ Techniques de construction anti-séisme
_ Porte-aéronefs ▮▮
_ Bombe atomique
_ MRBM / Missile balistique "Intermédiaire" [<3000km]
_ IRBM / Missile balistique "Moyen" [<6000km]
_ Charge biologique ▮▮▮▮
________________________________________

RECHERCHES PRIORITAIRES A VENIR
rappel : pour obtenir une rouge, il faut acquérir 10 violettes.
1_ Matériaux composites ▮▮▮ =
1_ Argent NT3
1_ Réseaux électriques souterrain
1_ Plateforme de lancement =

3_ IRBM / Missile balistique Moyens [<6500km] = Éléments en acier + Platine + Lithium + Bauxite + Composantes électroniques ▮▮▮ + Carburant à fusée ▮▮ + Matériaux composites ▮▮▮ + Tungstène
4_ ICBM / Missile balistique Long [<13000km] = Éléments en acier + Platine + Lithium + Bauxite + Composantes électroniques ▮▮▮ + Carburant à fusée ▮▮▮ + Matériaux composites ▮▮▮ + Tungstène

3_ Système de défense anti-missile ▮▮▮ (THAAD) = Radar tridimensionnel à balayage électronique ▮▮▮ + Antiaérien mobile ▮▮▮▮ + Ordinateur ▮▮▮ + Titane + Composantes électroniques ▮▮▮

3_ Radar à synthèse d'ouverture ▮▮▮▮
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SITES CONCERNÉS
  • Carburant à fusée ▮▮▮ : Enokhobod, Jirgatol, Djambul, Oltaï-Ata
  • Antiaérien mobile ▮▮▮▮ : Enokhobod, Sürgün, Oltaï-Ata
  • Techniques de construction anti-séisme : Karagol, Tshirshik, Tcharkand
  • Porte-aéronefs ▮▮ : Mirpur, Kandrach, Daharpur, Alipur, Sanghar
  • Bombe atomique : Oltaï-Ata, Tshirshik, Enokhobod, Temirtau, Toqtogul, Amir Barqul, Taraz
  • Charge biologique : Oltaï-Ata
  • MRBM / Missile balistique "Intermédiaire"[<3000km] : Enokhobod
  • IRBM / Missile balistique "Moyen" [<6000km][/size][/b] : Enokhobod
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FONDS ALLOUES MINIMUM ESTIMES SUR L’ANNÉE
  • Carburant à fusée ▮▮▮ : 250 millions тңг-mg
  • Antiaérien mobile ▮▮▮▮ : 1,9 milliard тңг-mg
  • Techniques de construction anti-séisme : 400 millions тңг-mg
  • Porte-aéronefs ▮▮ : 200 millions тңг-mg
  • Bombe atomique : 1,7 milliard тңг-mg
  • Charge biologique ▮▮▮▮ : 300 millions тңг-mg
  • MRBM / Missile balistique "Intermédiaire"[<3000km] : 200 millions тңг-mg
  • IRBM / Missile balistique "Moyen" [<6000km][/size][/b] : 200 millions тңг-mg
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LE PROGRAMME « ABDUL KADER KHAN » (1)


Voilà plus d'un an désormais que le plus grand pays musulman du Monde s'est lancé dans la course au nucléaire militaire.

Ce programme n'est en soi pourtant toujours pas une priorité. Cette dernière n'est attribuée qu'aux défenses stratégiques passives (complexes souterrains) et actives (missiles sol-air) ainsi qu'aux efforts quant à la sauvegarde du secret dudit programme.
Malheureusement, cette quête stratégique menée dans l'ombre finira par se savoir un jour ou l'autre, et bien en amont de la mise au point du premier dispositif expérimental.

L'enjeu primordial est donc de prendre connaissance, du précieux laps de temps disponible avant que notre quête soit sérieusement démasquée, et par-là même du délai séparant la découverte du programme par les États étrangers, et sa finalisation au Karmalistan. La nature de ces réponses tant attendues pourrait bien malheureusement dépendre de la politique britonne, alors sous le feu des projecteurs internationaux quant à son programme nucléaire militaire.

Le Karmalistan, qui a pris le risque de collaborer avec la Britonnie dans ce domaine, s'expose alors à la révélation de ses activités souterraines parmi les plus sensibles. Cette dépendance vitale envers un État aussi imprévisible est une vulnérabilité à laquelle il convient de réagir au plus vite. Karagol a donc pris soin de prendre les devants afin d'anticiper ce genre de scénario catastrophe : la mise au point d'une stratégie collaborative dite de « découplage ».

Plutôt que de maintenir une collaboration active, directe et permanente avec une Britonnie trop maladroite, trop suspecte, trop imprévisible, Karagol a opté pour une collaboration de longue durée, plus discrète (y compris aux yeux des Britons eux-même) et surtout, disjointe tant sur le plan géographique que politique et temporel. Cela à l'image d'un satellite espion exigeant son retour en métropole par rentrée atmosphérique après sa mission d'observation orbitale - plutôt qu'une surveillance en temps réel.

Concrètement, le Karmalistan a dépêché en Britonnie un « modeste » chercheur « stagiaire », dont la mission absolument cruciale sera de recueillir et collecter localement, puis de traiter et/ou transmettre le maximum d'informations possibles à nos propres centres de recherche souterrains (en particulier celui d'Enokhobod, qui pilotera -en découplé- toute l'opération).

Ce plan, qui a tout l'air d'une mission d'espionnage, n'en est formellement pas une : la Britonnie consent et adhère. La collaboration a été acté par les deux agences gouvernementales préposées aux recherches sur l'atome. Néanmoins, d'un point de vue purement technique, il s'agit bien d'espionnage : l'homme en question aura pour tâche de "voler" des renseignements top-secrets aux Britons, avec leur consentement passif. Karagol s'assure ainsi d'une couverture, lui permettant de mieux dissimuler ses activités en relation avec la Britonnie, et de se dédouaner si accusée.

Abdulkhoram Namdar est un scientifique et ingénieur kormali, jeune quarantenaire d'ethnie tojike par son père et qarlouke par sa mère. Formé à Daharpur en métallurgie et physique des particules, il travaille actuellement en tant qu'associé stagiaire à l'usine nucléaire de Castle Bishop, dans le cadre officiel des recherches de la Britonnie en matière d'énergie civile.
En réalité, sa tâche consiste à profiter des largesses de la Britonnie (ouverte à la coopération avec son pays), pour « espionner » ARLC, l'entreprise phare de R&D britonne qui accapare la quasi-totalité des efforts économiques et politiques du royaume insulaire celto-anglo-saxon.

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Il est le « modeste » chercheur qui donnera au Karmalistan sa bombe islamique.

(à suivre...)
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LA DÉFENSE ANTI-AERIENNE DURANT LA GRANDE HEGEMONIE
(INTRODUCTION)


[Recherche concernée : technologie rouge « Antiaérien mobile ▮▮▮▮ »]

L'entrée de l'espace aérien dans la conflictualité, par la survenue des zeppelins au XIXe siècle et surtout des avions de combat au début du XXe, semble avoir ajouté comme une troisième dimension dans la spectrométrie de la guerre.
Les unités militaires aériennes, insensibles au relief et donc à la fois largement plus rapides et manœuvrables que les unités terrestres, octroient un avantage potentiellement décisif sur le champ de bataille : possibilité de frapper « partout » derrière les lignes ennemies, optimisation drastique de la reconnaissance, ravitaillement et capacité de réaction en temps record.

Surplombant le théâtre, le pilote d'avion se sent comme un narrateur, un super-soldat qui ne fait plus qu'un avec son appareil, invulnérable et surpuissant, rendant sa « justice » avec ses bombes, tel un demi-dieu, mais toujours en agresseur présomptueux. Zeus et sa foudre.
Ce subtile mélange d'arrogance, de bellicisme et de lâcheté dans la doctrine du tout-aérien caractéristique des pays impérialistes, a de quoi écœurer.

De par son identité tellurocratique, égalitaire, islamique et révolutionnaire, le Karmalistan se place en adversaire résolu du tout-aérien. S'il considère l'aviation comme une composante essentielle des forces armées, il n'en fait là non-seulement qu'une branche parmi d'autres, mais aussi qu'une force de soutien, d'appui tactique et opératif à ses divisions blindées et d'infanterie.
L'âme de la puissance militaire, son armature principale, reste et restera terrestre.

Quoiqu'il en soit, tenant compte du fait que l'aviation, associée à la marine de guerre, représente le fer de lance des doctrines militaires de la majorité des pays du monde, et plus particulièrement des nations les plus agressives (comme on a pu le constater lors des guerres précédentes), le Karmalistan doit s'y adapter en organisant ses forces armées en conséquence, en spécialisant ses unités dans la lutte anti-navire et anti-aérienne, orientations primordiales de sa doctrine militaire.

On l'a vu, le centre Ulugh-Beg qui gère la R&D au Karmalistan a fait de la modernisation de ses systèmes antiaériens la priorité absolue (loin devant le nucléaire). Cette recherche est principalement menée au complexe de recherche souterrain Arilgoxa, à Oltaï-Ata, dans les steppes syires du Nord-Est.

On dressera un aperçu général des principales batteries à missiles AA du siècle dernier, afin de les analyser dans l'espoir d'en tirer les enseignements nécessaires et d'y procéder les rétro-ingénieries indispensables à la conception de nos futurs systèmes.
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LA DÉFENSE ANTI-AÉRIENNE DURANT LA GRANDE HÉGÉMONIE
LES PREMIERS MISSILES SOL-AIR OPERATIONNELS DE L'HISTOIRE


[Antiaérien mobile ▮▮▮▮]

IOC signifie : initial operating capability, « capacité opérationnelle initiale », soit la date à laquelle le système ou l'appareil est opérationnel et prêt à l'emploi dans les forces armées du pays (elle précède en général de quelques mois sa mise en service officielle).

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Birdeater GBE-3

Nom : Birdeater GBE-3
Type : missile sol-air stratégique
Plateforme : terrestre fixe
Date IOC : 1954
Origine : Commonwealth

Portée : 48 km
Vitesse maximale : 2 760 km/h, soit mach 2,25
Altitude maximale : 21 000 m
Charge conventionnelle : 200 kg
Fiabilité : déplorable
Résistance aux contremesures : quasi-inexistante

Commentaire : Testé dès septembre 1946 par les chercheurs de la Grande Hégémonie, il est le premier missile anti-aérien de l'Histoire à avoir été mis en service. Son objectif étant la destruction des formations de bombardiers volant à haute altitude. Il sera surnommé en conséquence Goliath Birdeater, « l'araignée Goliath mangeuse d'oiseaux », Theraphosa blondi, la plus grosse mygale du Monde, qui servira d'appellation pour tous les systèmes à missiles sol-air terrestres anglo-saxons. Rapidement considéré comme obsolète, il sera remplacé par les GBE-14.
Note :

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Udav-25

Nom : Udav-25 « Guild »
Type : missile sol-air stratégique
Plateforme : terrestre fixe
Date IOC : 1955
Origine : Monde slave, Natolique

Portée : 30 km
Vitesse maximale : 3 200 km/h, soit mach 2,5
Altitude maximale : 18 000 m
Charge conventionnelle : 300 kg ou nucléaire.
Fiabilité : déplorable
Résistance aux contremesures : quasi-inexistante

Commentaire : Le nom technique d'origine était le V-300, avant que celui-ci ne finisse par ne désigner que le missile lui-même. Avec les radars associés, l'ensemble de la DCA pris le nom d'Udav, « Boa » en russe, comme toute la série qui lui succédera en Natolique jusqu'en 1991. Mis en service officiellement en 1956, mais opérationnel dès mai 1955, il était utilisé dans la défense des principales villes, à partir d'un réseau de sites fixes et rapprochés, mais camouflés par les forêts. Chacun d'eux étaient équipés d'un radar de conduite de tir V-200 (surnommé « yo-yo » par les Britons), capable d'opérer à la fois un balayage radar et de suivre jusqu'à une dizaine de cibles simultanément. De conception révolutionnaire, l'arme est toutefois, sur un plan purement tactique, obsolète dès la fin des années 1950. Trop imprécis (malgré un rayon mortel de 30 mètres), certains seront pourvus d'une ogive nucléaire. Malgré quelques améliorations (Udav-25M), le système sera entièrement retiré en 1982.
Note : La rétro-ingénierie nous a permis d'en fabriquer un certain nombre à Sürgün, tous dépourvus de leurs charges : ils ne servent que de cibles pour tester nos missiles AA plus modernes, ainsi que de missile AA factice pour l'entrainement de nos pilotes.


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Birdeater GBE-14

Nom : Birdeater GBE-14
Type : missile sol-air stratégique
Plateforme : terrestre fixe
Date IOC : 1955
Origine : Commonwealth

Portée : 140 km
Vitesse maximale : 4 500 km/h, soit mach 3,65
Altitude maximale : 45 000 m
Charge conventionnelle : 270 kg /OU/ charge nucléaire de 20 kilotonnes
Fiabilité : déplorable
Résistance aux contremesures : quasi-inexistante

Commentaire : Premier missile anti-aérien de l'Histoire avec son équivalent natolicain, mais il ne fut déployé qu'en 1958. De portée et vitesse largement supérieures à l'Udav-25, il était capable de vectoriser une ogive nucléaire de 20 kilotonnes. 10 077 unités furent produites au cours de la Grande Hégémonie, dont 3 000 à ogives nucléaires. Son rôle était la destruction des grandes formations aériennes et des bombardiers. Il souffre toutefois des mêmes inconvénients que ses contemporains : extrêmement imprécis, il est sujet à de nombreux accidents. Ils seront retirés progressivement lors des années 1970-80.
Note : Pas de rétro-ingénierie. Le Raj Dahar, alors colonie britonnique, en avait hébergé un certain nombre pour sa défense stratégique.
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LA DÉFENSE ANTI-AÉRIENNE DURANT LA GRANDE HÉGÉMONIE
LES PREMIERS MISSILES MER-AIR


[Antiaérien mobile ▮▮▮▮]
[Carburant à fusée ▮▮▮]


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MODI-2(C/D/E/F)

Nom : MODI-2C/D/E/F « Terrier »
Type : missile mer-air
Plateforme : navale
Date IOC : 1956
Origine : Commonwealth

Portée : 75 km pour la version F (37 km pour les autres et si nucléaire)
Vitesse maximale : 3 700 km/h, soit mach 3
Altitude maximale : 24 400 m
Charge conventionnelle : 99 kg /OU/ une ogive nucléaire d'une à dix kilotonne(s)
Fiabilité : mauvaise
Résistance aux contremesures : rudimentaire / faible

Commentaire : Ce missile a été développé à la suite de l'avènement de l'âge du porte-avions en mer. Le principale menace pour le navire de combat est depuis longtemps l'aéronef. Il était par conséquent indispensable pour toute thalassocratie digne de ce nom d'installer des lanceurs à missiles surface-air sur ses bâtiments de guerre pour les faire gagner en autonomie.
L'objectif initial du programme de recherche concerné était la conception d'un missile à longue portée. Mais les progrès furent tels en matière de vitesse supersonique que, de ce projet de longue haleine, en est né un second, plus court, qui pris son indépendance et abouti, plusieurs années avant l'initial, à la mise en service d'un missile anti-aérien à très haute vélocité. Équipé de matériel électronique pour assurer son pilotage automatique et son guidage autodirecteur semi-actif, le missile est également pourvu d'un système de propulsion inédit, avec un moteur auxiliaire à carburant solide. Son succès technique était tel qu'il devînt le parent d'une nouvelle famille de missile : les MODI, contraction de Modular Digital missile, soit « missile numérique modulaire ». Ils sont en effet caractérisés par leur haut niveau de sophistication électronique et leur capacité à être aisément modernisé, changé ou échangé selon les plateformes de lancement (alors une rampe double), réduisant les coûts temporels et financiers tant d'optimisation que de ravitaillement.
8 000 exemplaires ont été fabriqué au total, essentiellement armés d'ogives conventionnelles à fragmentation. Les rampes doubles pouvaient être réapprovisionnés rapidement grâce à un système de barillet pouvant contenir de 40 à 120 missiles.
Seule la version MODI-2D est équipée d'une ogive nucléaire, la W45 (d'1 à 10 kt), et sa portée est limitée à 37 km.

Note : Il est le premier de la grande et prestigieuse superclasse des Modular Digital missile, d'où son importance historique, symbolique et technique dans le processus de recherche. Sa conception révolutionna son secteur au point d'être imité par les autres puissances via l'espionnage. Le Karmalistan a déjà profité d'une rétro-ingénierie de modèles daharans.

Schéma illustrant le principe d'un guidage à radar semi-actif propre aux missiles anti-aériens :
Image
Le guide du MODI-2, un radar illuminateur, transmet d'abord ses informations par onde radio, avant de passer au radar semi-actif. Il se trouve bien-entendu sur le navire-plateforme armé du missile en question (à raison de deux radars-illuminateurs par navire).
Il est lui-même dépendant d'un troisième radar, de veille permanente tridimensionnelle, dont le rôle est de détecter la cible avant de fournir les données précisant l'azimut (direction), la distance et l'élévation de la cible.

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MODI-8

Nom : MODI-8 « Talos »
Type : missile mer-air
Plateforme : terrestre
Date IOC : 1958
Origine : Commonwealth

Portée : 241 km
Vitesse maximale : 3 100 km/h, soit mach 2,4
Altitude maximale : 24 400 m
Charge conventionnelle : 211 kg /OU/ nucléaire de 4 kilotonnes
Fiabilité : moyenne
Résistance aux contremesures : rudimentaire / faible

Commentaire : Beaucoup plus gros que son petit-frère (à la mise en service plus ancienne mais on l'a vu, à la conception plus récente), le MODI-8 est divisé en deux éléments : le premier sert de fusée d'appoint pour le lancement, et le second est un banal statoréacteur pour le soutien d'un vol à très longue portée (241 km !).
Lui aussi guidé par des radars illuminateurs de cible présents sur son navire-plateforme, sa caractéristique est d'être muni d'interféromètres récepteurs à radar semi-actif sur le nez, qui lui servent à exploiter les ondes émises par les premiers. Toutefois, ce système de guidage n'est effectif qu'en phase terminale : durant la majeure partie de sa trajectoire, le missile n'utilise qu'un guidage laser rudimentaire, lui permettant toutefois de frapper sa cible par le dessus. Ce qui pouvait être une mauvaise surprise du point de vue des pilotes ennemis jusqu'alors entraînés à surveiller ou éviter des missiles venus exclusivement du dessous. Ce système de guidage laser fut amélioré tout au long des années 1960.
Une version du missile à guidage laser uniquement pouvait embarquer une charge nucléaire de 4 kilotonnes (la phase terminale à guidage autodirecteur semi-actif n'est plus nécessaire, étant donné l'accroissement du rayon de destruction).
Note :
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LA DÉFENSE ANTI-AÉRIENNE DURANT LA GRANDE HÉGÉMONIE
LES VIEUX MISSILES STRATÉGIQUES COMMUNS DE LA BYKOVA


[Antiaérien mobile ▮▮▮▮]
[Carburant à fusée ▮▮▮]

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Udav-75

Nom : Udav-75 « Guideline »
Type : missile sol-air stratégique
Plateforme : terrestre fixe
Date IOC : 1959
Origine : Bykova

Portée : 43 km
Vitesse maximale : 4 300 km/h, soit mach 3,5
Altitude maximale : 28 000 m
Charge conventionnelle : 200 kg /OU/ nucléaire 15 kilotonnes
Fiabilité : moyenne
Résistance aux contremesures : rudimentaire / faible

Commentaire : Il est le premier système anti-aérien terrestre « moderne » de l'espace natolicain, et le second historiquement, après le Birdeater GBE-14. Crédité de nombreuses victoires à son époque (1959 en Ventélie centre-est, 1960 en Natolique, 1962 en Olgarie, 1965-71 en Ventélie du Sud...) et jusqu'au début des années 1970, il joua à merveille son rôle de protection de la stratosphère (au-delà de 15 km d'altitude), jusqu'au développement des premières véritables contremesures électroniques aériennes britonnes.
Commandé par radio depuis un système radar de suivi terrestre P-12 d'une portée de 200 km, géré par ordinateur et placé au centre d'un dispositif en "fleur", dont les pétales représentent les batteries de lancement du missile (x6), le « Boa-75 » est la réponse natolicaine à la « Mygale » britonne Birdeater GBE-14 : sa vitesse exceptionnelle en a fait de loin le pire ennemi de l'aviation occidentale de 1959 à toute la décennie des années 1960, et plus particulièrement des avions de reconnaissance volant à très haute altitude.
Cette vitesse lui est procurée grâce à son système de propulsion composé de deux lanceurs : un booster à carburant solide, et à l'étage supérieur, un moteur-fusée à acide nitrique fumant rouge, un ergol liquide stockable (la plupart des ergols liquides étant trop toxiques pour être stockés durablement, ils imposaient à la fusée un temps de préparation de plusieurs heures entre l'ordre donné et son lancement effectif : ce fut le cas en particulier des premiers missiles balistiques obsolètes du Bykova).
Sa charge explosive à fragmentation était particulièrement moderne et puissante : son rayon de destruction était de 65 mètres en basse altitude, et de 250 mètres à haute altitude, sa zone de prédilection. Sa précision laissait toutefois à désirer avec seulement 75 mètres d'écart circulaire probable (ECP), obligeant ses opérateurs à l'utiliser en salves (6 missiles par sites/batteries).
Note :

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Udav-125

Nom : Udav-125 « Goa »
Type : missile sol-air stratégique
Plateforme : terrestre fixe, puis mobile
Date IOC : 1961
Origine : Bykova

Portée : 31 km
Vitesse maximale : 3 700 km/h, soit mach 3,0
Altitude maximale : 21 000 m
Charge conventionnelle : 130 kg
Fiabilité : mauvaise / moyenne
Résistance aux contremesures : moyenne / élevée

Commentaire : Missile radiocommandé utilisant du propergol solide, il a été spécialement conçu pour assister et compléter l'Udav-75 d'après des rôles respectifs bien définis. Sur papier moins performant que son prédécesseur, il est toutefois doté d'une meilleure résistance aux dispositifs de contre-mesures électroniques, et chargé de lutter contre l'aviation rapprochée, ou de basse altitude, plus manœuvrable.
D'abord fixe, le missile a été ensuite transporté sur camions ZIL, transformés en DCA mobile, à raison de deux fusées par unités.
C'est ce missile qui a abattu un avion d'attaque furtif briton en 1999.
Note : Constamment modernisé à la fin du XXe siècle, notamment sa portée, sa précision et fiabilité, ainsi que les capacités d'engagement et de détection de son radar, il reste, encore aujourd'hui, une menace pour les avions et les drones.
Le Karmalistan en possède environ une centaine dans son arsenal, sur plateforme de camions transporteurs ZIL d'origine bykove.

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Des plateformes dca mobiles à missiles sol-air Udav-125 de l'armée karmale.
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V-602 Volna

Nom : V-602 Volna-M/P/N « Goa B »
Type : missile mer-air stratégique
Plateforme : naval
Date IOC : 1962
Origine : Bykova

Portée : 30 km
Vitesse maximale : 2 630 km/h, soit mach 2,4
Altitude maximale : 18 000 m
Charge conventionnelle : 300 kg
Fiabilité : mauvaise / moyenne
Résistance aux contremesures : moyenne / élevée

Commentaire : Il est la version navale du missile Udav-125. La version Volna-N est une amélioration (après 1976) de la version Volna-P (1974-76, qui optimise la résistance EM et ajoute un guidage TV), elle-même issue du Volna-M (1967), modernisation du M-1 Volna (1961).
En 1963, le magasin de recharge sur navire passe de 16 à 32 missiles.
Note :
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Vladimir Ivanov
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Re: Ordu-Shakhanat du Qurol Kutchlar [Karagol]

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LA DÉFENSE ANTI-AÉRIENNE DURANT LA GRANDE HÉGÉMONIE
LE MISSILE AA CLASSIQUE OCCIDENTAL


[Antiaérien mobile ▮▮▮▮]
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Birdeater GBE-23A

Nom : Birdeater GBE-23A « Hawk »
Type : missile sol-air
Plateforme : terrestre mobile
Date IOC : 1960
Origine : Commonwealth

Portée : 25 km
Vitesse maximale : 3 000 km/h, soit mach 2,4
Altitude maximale : 13 700 m
Charge conventionnelle : 54 kg
Fiabilité : mauvaise
Résistance aux contremesures : moyenne

Commentaire : De part sa mobilité et ses caractéristiques techniques, le Birdeater 23A est le premier système anti-missile « classique » occidental. Il fut conçu en réponse à l'Udav-125, capable d'être vectorisé sur camion (3 missiles par remorque-lanceur, généralement regroupés en 6 pour une batterie, soit un total de 18 missiles). Il était en effet nécessaire de pouvoir doter les forces armées d'unités antiaériennes mobiles, pour couvrir les opérations simultanément. Il est alors surnommé Homing All the Way Killer (tueur guidé en permanence), acronyme Hawk, signifiant « autour », un oiseau de proie.
Tout comme l'Udav-125, mobile et visant l'espace aérien rapproché, qui complétait la DCA stratégique fixe Udav-75, le GBE-23A complète les systèmes fixes stratégiques GBE-14.
Le système est muni de 4 radars, tous mobiles : un premier de recherche à haute altitude et d'acquisition (le PAR), un deuxième à bande X (CWAR), qui assure à la fois la détection (cette fois-ci à basse altitude), l'acquisition et le suivi, un troisième (« High Power Illuminator », IPH) qui opère le suivi et l'engagement par illumination de cible (onde électromagnétique) pour guider le missile (qui capte l'écho renvoyé), et enfin le dernier (« Range Only Radar », ROR), spécialisé dans l'engagement, chargé de remplacer l'IPH au cas où il serait victime de brouillage.
Lors de sa mise en service, il présentait toutefois de sérieuses lacunes comparées à ses rivaux natolicains. Moins puissant, moins rapide, d'altitude très inférieure, et de portée moindre par rapport à son rival direct l'Udav-125, il est, pire encore, particulièrement peu fiable. Un redémarrage système était nécessaire toutes les 43 heures pour l'ordinateur gérant les radars, tandis qu'il était incapable d'engager ses cibles volant à basse altitude en terrain accidenté.
Pour remédier à ces problèmes majeurs, il est sujet à de nombreuses modifications au fil des deux décennies suivantes.
Dans l'armée de terre du Commonwealth, toutes les batteries sont intégralement optimisées en systèmes 23B à partir de 1978.
Note : Le quatrième radar, le ROR, a toute son importance ici et nous permet d'en tirer un premier enseignement sur notre stratégie en matière de guerre électronique. L'adjonction d'un radar supplémentaire, par défaut en veille, et donc invulnérable aux fameux « wild weasel » (missiles antiradars développés à partir du début des années 1970), et activé qu'au dernier moment, lorsque le radar précédent qui gère le suivi et l'engagement est brouillé, permet à la batterie antiaérienne de renforcer ses capacités anti-CME.

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Birdeater GBE-23B/C

Nom : Birdeater GBE-23B/C
Type : missile sol-air
Plateforme : terrestre mobile
Date IOC : 1972
Origine : Commonwealth

Portée : 40 km
Vitesse maximale : 3 000 km/h, soit mach 2,5
Altitude maximale : 17 700 m
Charge conventionnelle : 74 kg
Fiabilité : bonne
Résistance aux contremesures : moyenne

Commentaire : Amélioration directe du système 23A, bien qu'elle lui soit postérieure de douze ans. Même s'il conserve sa vitesse de mach 2 et demi, la portée et l'altitude maximale du nouveau système sont sensiblement augmentées, ainsi que sa charge conventionnelle. Mais c'est avant-tout sa fiabilité qui change radicalement : le redémarrage système n'a désormais lieu que toutes les semaines, puis deux fois par mois pour les derniers modèles. Il lui est adjoint un système numérique intégré de traitement des données, permettant de déterminer les cibles, d'évaluer leur distance et élévation par rapport au sol avec davantage de précisions, et de les trier en fonction de la nature de la menace. De plus, elle n'est désormais munie que de deux radars : un radar polyvalent qui assure la détection (recherche) et le suivi, et un radar spécialisé d'engagement.
Quant à la version C (GBE-23C), ultime amélioration, elle ajoute un système de contremesures électroniques.
40 000 missiles ont été produit, toute version confondue.
Note : Le GBE-23C représente une partie substantielle des arsenaux de dca obsolètes du Monde aujourd'hui. Le Karmalistan en possède une centaine.
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Vladimir Ivanov
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Re: Ordu-Shakhanat du Qurol Kutchlar [Karagol]

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LA DÉFENSE ANTI-AÉRIENNE DURANT LA GRANDE HÉGÉMONIE
LE TARTAR, UN PRELUDE


[Antiaérien mobile ▮▮▮▮]
[Carburant à fusée ▮▮▮]

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MODI-24(A/B/C)

Nom : MODI-24A/B/C Tartar
Type : missile sol-air
Plateforme : navale
Date IOC : 1962
Origine : Commonwealth

Portée : 32 km
Vitesse maximale : 2 200 km/h, soit mach 1,8
Altitude maximale : 20 000 m
Charge conventionnelle : 60 kg
Fiabilité : moyenne
Résistance aux contremesures : bonne

Commentaire : Un système anti-aérien de défense rapprochée pour navire, au missile plus léger que les précédents (MODI-2 et MODI-8) et chargé de la lutte AA à courte et moyenne portée. Sa vitesse relativement basse était toutefois suffisante pour les avions existants lors de son entrée en service, au début des années 1960. En tant que missile d'interception, il n'était pas nécessaire d'accroître sa vitesse pour lui permettre de rattraper des avions en fuite : il s'agit bien d'une défense rapprochée de portée volontairement limitée, pour compléter les précédents systèmes AA navals, plus lourds.
Son moteur à poudre opérait une double poussée, une première pour le lancement (accélération), une seconde pour le vol (sustentation). Comme les précédents, son guidage était assuré par un télépointeur, ou radar-illuminateur. Sa détonation s'amorçait grâce à une fusée de proximité. 40 missiles par navire, 2 400 produits au total.
Note : Ses nombreux successeurs de la famille des Sea Wasp seront analysés ultérieurement avec plus de soin dans la mesure où le système Tartar MODI-24 reste en comparaison, totalement dépassé.
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Re: Ordu-Shakhanat du Qurol Kutchlar [Karagol]

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LA DÉFENSE ANTI-AÉRIENNE DURANT LA GRANDE HÉGÉMONIE
LES ANTIAERIENS NAVALS OCCIDENTAUX DE DÉFENSE RAPPROCHÉE INDEPENDANTS


[Antiaérien mobile ▮▮▮▮]
[Carburant à fusée ▮▮▮]

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Dogtooth-fish

Nom : Dogtooth-fish
Type : missile sol-air
Plateforme : navale (ou terrestre fixe)
Date IOC : 1962
Origine : Commonwealth

Portée : 6 km
Vitesse maximale : 988 km/h, soit mach 0,8
Altitude maximale : 5 000 m
Charge conventionnelle : 18 kg
Fiabilité : très bonne
Résistance aux contremesures : rudimentaire / faible

Commentaire : Il s'agit d'un missile antiaérien de défense de dernier recours, un « point defence system » servant à épauler les traditionnels et célèbres canons AA Bofors de 40 mm, désormais insuffisant, seuls, à stopper les menaces les plus immédiates. Il fut conçu initialement à partir d'un missile anti-char, d'où sa petite taille, sa très faible portée et sa vitesse subsonique. Il est néanmoins pourvu d'un propulseur ergol solide à deux étages. Ses quatre ailes sont stabilisées par autant de nageoires caudales (sur la queue).
Plusieurs variantes existent. L'originale est le GWS.20. Le GWS.21 perfectionne son radar de façon à le rendre opérationnel de nuit et par mauvais temps. Le GWS.22 optimise le guidage en mode SACLOS, soit un guidage (laser, radio-commandé ou filoguidé) semi-automatique jusqu'à la ligne de mire : l'opérateur pointe la cible avec un dispositif de visée tout le long du trajet du missile, et lui fournit les commandes de vol par radio (le rendant toutefois vulnérable aux contremesures électroniques). Enfin la version finale, le GWS.24, assure un guidage entièrement automatisé (mode « tire et oublie »).
Outre les avions ennemis volant à basse altitude et à proximité, le Dogtooth-fish pouvait également prendre pour cible les plus gros et lents missiles antinavires, tel le Styx, l'un des premiers, mis au point quelques années auparavant par la Bykova.

Note : Malgré sa faible performance et sa vulnérabilité aux CME, sa fiabilité, la facilité de son usage et entretien, ainsi que son coût très faible l'ont rendu très populaire à l'exportation. On en retrouve encore sur les plus bâtiments de guerre les plus vieux.

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Snakehead

Nom : Snakehead Mk.II
Type : missile sol-air
Plateforme : navale
Date IOC : 1965
Origine : Commonwealth

Portée : 32 km
Vitesse maximale : 2 200 km/h, soit mach 1,8
Altitude maximale : 20 000 m
Charge conventionnelle : 91 kg
Fiabilité : bonne
Résistance aux contremesures : rudimentaire / faible

Commentaire : Il s'agit ici du second modèle, le Mark II. Le Mark I, obsolète fut lancé en 1961.
Le Snakehead, en référence au poisson carnivore d'eau douce semi-amphibie Channidae, est un missile anti-aérien chargé d'abattre les avions volant à haute altitude, tels les bombardiers et avions de reconnaissance.
Sa propulsion est réalisée en deux temps : d'abord, quatre accélérateurs à poudre (boosters) placées à l'avant lancent le missile, où une rotation sur lui-même gomme les éventuelles différences de poussée entre les boosters. Puis, ces derniers se séparent du fuselage avant que le moteur central, à ergols liquides, n'assure son vol lui-même. C'est à cet instant que le système de guidage intégré du missile est activé. Celui-ci s'opère également, à son tour, en deux phases : d'abord télécommandé par suivi de faisceau, il passe en infrarouges en phase terminale pour accroître sa fiabilité et précision.
Toutefois, il était possible de configurer sa trajectoire en trois modes différents selon la nature de la menace :
_ LOSBR (Line Of Sight, Beam Riding, « champ de vision, guidage laser ») : le missile suit un faisceau lumineux aligné sur une cible.
_ CASWTD (Constant Angle of Sight With Terminal Dive, « angle de visée constant avec plongée en phase terminale ») : le missile suit une direction ascendante régulière selon un angle faible, avant de plonger sur sa cible ; adapté aux aéronefs en basse altitude.
_ MICAWBER (Missile In Constant Altitude While BEam Riding, « missile en altitude constante à guidage laser ») : après son lancement et une ascension à angle fort, le missile suit une trajectoire relativement horizontale en vol plané, puis à pente légère en phase terminale. Ce mode là était particulier du fait de la nature même de la cible qui se trouvait être un navire (uniquement de petite taille), changeant radicalement le rôle du missile. Cette conversion en missile anti-navire n'était pas sans risque, puisque le guidage était parasité du fait de l'écho et de la réflexion des ondes sur la surface de la mer.
La charge conventionnelle, bien-sûr à fragmentation pour accroître le rayon d'action et maximiser les chances de toucher l'avion visé au niveau de ses ailes autant que de son fuselage, était composée de pénétrateurs en acier et de câbles enroulées en spirale, se déployant lors de l'explosion.
En raison du carburant à ergols liquides de son moteur principal, particulièrement instable et inflammable, le missile représentait un danger pour le navire-plateforme et son équipage, et exigeait un entretien fréquent, soigneux et coûteux. Autre inconvénient, il ne pouvait être tiré qu'un missile à la fois. L'optimisation Mark II ne permettait qu'un accrochement radar simultané à d'autres cibles, sans pour autant gérer le lancement d'un second missile.
Note :
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