Informations (médias du pays)

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Vladimir Ivanov
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Re: Informations (médias du pays)

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5 novembre 2040
Shakhan'anjar

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Jour d'inauguration

Économie / Transport : inauguration du tunnel de Qamchik
petit paradis technique dans un enfer de sous-développement


Un tunnel ferroviaire de haute importance stratégique a été inauguré hier sur le col de Qamchik, au cœur des monts du Kormal, pour relier la région de la capitale Karagol à la vallée du Sürgüngë (Tcharkand).
Sa construction a été lancé en mars 2037, pour s'achever 3 ans et 7 mois plus tard. Ont participé à la construction des ingénieurs et techniciens nationaux en grande majorité (qarlouks, syirs et tojiks), mais aussi liangois, karsais, bykoviens, valvates, gänsernbergeois et kaiyuanais.
D'une longueur de 19.2 km, il compte parmi les tunnels de sa catégorie les plus longs et complexes du Monde, dans cette région hautement sismique. Pas une mince affaire quand on sait que ses constructeurs ont du surmonter de nombreux problèmes, dont plus de 3 000 glissement de terrains. Un prodige dont la source est l'usage dans son creusement des excavateurs karmali, de loin les meilleurs du Monde, lui autorisant la construction d'innombrables chantiers et infrastructures souterraines de haut niveau. Le Karmalistan est d'ailleurs le premier exportateur d'engins de chantier modernes, en particulier à destination de la Valdaquie, du Makengo, du Liang, du Bykova et du Westrait.
Sa complexité et l'appel d'une contribution technique étrangère s'est fait ressentir sur le coût total de l’œuvre : pas moins de 2 milliards $ ! (Certes en comptant l'ensemble du tronçon ferroviaire.)
Il ne s'agit toutefois pas d'un train à grande vitesse (donc moins de 190 km/h).

Le tunnel de Qamchik relie donc les deux plus grands foyers de population du pays (hors Dahar) : la capitale Karagol à la vallée de Tcharkand. Son importance est vitale pour l'économie karmale en plein essor, pour deux raisons majeures. D'abord puisqu'il fut construit dans un contexte très particulier : le Karmalistan, victime de son sous-développement structurel ancestral et de son relief extrêmement accidenté, a toujours été l'un des pays les moins bien pourvus en réseaux de transport, qu'il soit routier ou ferroviaire. Même l'armée lui préfère l'hélicoptère. Deuxièmement, parce qu'il corrige un handicap régional majeur en établissant la première liaison terrestre directe et constante en Hommes et marchandises entre les deux poumons de l'économie karmale au Nord. Avant son achèvement en effet, il fallait - en locomotive - contourner le massif montagneux du Kormal-Jashyl par le désert de l'Orkod, soit un trajet de près de 590 km. La liaison est désormais ramenée à 270 km, et donc moins de la moitié du temps initial.
Le tunnel comprend bien-sûr des galeries d'évacuation ou pour l'accès des secours en cas d'urgence.

L'alimentation électrique tout-juste suffisante, a provoqué une certaine pénurie dans la région de Jirgatol : celle-ci sera résorbée entre-autres, par la future centrale nucléaire, en cours de construction à Jambul.

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Le nouvel axe ferroviaire avec tunnel Karagol-Tcharkand
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Vladimir Ivanov
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Re: Informations (médias du pays)

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20 février 2041
Shakhan'anjar

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Le mémorial d'Asha Lota à Karagol

Un mémorial dédié à la « martyre Asha Lota », inauguré à Karagol


Une statue la représentant, derrière laquelle se trouve une majestueuse arche dorée. Fervente admiratrice de la martyre gandharienne, la reine Mamta a inauguré ce matin au cœur d'une importante place de la capitale, un mémorial en l'honneur d'Asha Lota, la défunte première ministre gandharienne. La sobriété pratique de l'édifice (sans joyaux particuliers), n'a pourtant d'égal que la somptuosité qui s'en dégage.

Une initiative symboliquement très forte, et qui a fait beaucoup de bruits. Vivement applaudi par la gauche majoritaire (Xalqar et même au PRIK), elle n'a pas plût aux opposants, ceux du JISh. Les islamo-conservateurs accusent la reine de faire la promotion d'une marxiste athée donc anti-musulmane. Les libéraux, plus habilement, y ont dénoncé une manœuvre de Mamta visant le Caeturia : partenaire stratégique du Karmalistan, ce pays est le suspect n°1 quant à son assassinat en Caskar. Dans le sillage de la révélation de la presse daharane, ils ajoutent même que la livraison de composants radar 3D à balayage électronique au Gandhari, une technologie sur laquelle le Karmalistan travaille déjà intensément, entre-autres avec l'aide des Caeturians, est un autre pied de nez au Conglomérat d'Olgarie. Une sorte de revanche posthume pour Asha Lota.

L'avis des Karmali ? Il est relativement positif. Les Rajans apolitisés y voient la promotion de leur culture, le « janubianisme » ayant pénétré en profondeur dans les mœurs du pays, y compris au Nord où le cinéma du Grand Sud entre-autres est particulièrement suivi. Les Qarlouks, généralement très à gauche (partisans du socialisme islamique), et eux-même "victimes" de ladite janubianisation, ne peuvent que défendre cette personnalité communiste. Les femmes progressistes, ont érigé Asha Lota en modèle aux côtés de la reine Mamta. Seuls les Tojiks, plus conservateurs, sont davantage divisés sur la question, et s'avèrent en grande partie hostiles sinon circonspects. Pour eux, Asha Lota n'appartient pas à la culture karmale, la « janubianisation » est un problème autant que l'athéisme marxiste « anti-musulman » que ce genre de personnalité représenterait.

Mamta Shakhan a fait taire toutes ces accusations lors de son discours d'inauguration en présence de hauts émissaires gandhariens :
Asha Lota mit fin au travail des enfants, fit progresser le droit des travailleurs et de la femme comme jamais dans l'Histoire de la Janubie, et contribua de manière décisive à donner aux marginaux une indispensable conscience d'eux-même. Après sa destitution, elle se mit en danger et donna sa vie entière pour répandre ces idées, qu'elle a humblement placé au-dessus d'elle-même et de sa sécurité personnelle. Des idées que nous ne partageons peut-être pas tous dans les détails et les méthodes, mais dont le but, sincère et bien réel, ne peut être qu'admirable et partagé de tout coeur. L'égalité de tous devant la Vérité, celle de Dieu ou celle du Peuple, soit la défense de l'opprimé contre l'injustice et le courage nécessaire pour mener ce combat. J'y vois là un ensemble de principes fondamentalement proches du djihad en islam, cet effort quotidien du musulman dans sa lutte contre l'injustice, avec toute l'humilité due à Dieu.

Je le dis avec conviction : au-delà de son idéologie strictement « politique », mais bien davantage en tant que femme progressiste et ascète, vertueuse et digne, fidèle et courageuse, pour le Karmalistan, ami des peuples janubiens, Asha Lota est un modèle à suivre.
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Asha Lota, héroïne et martyre communiste gandharienne, désormais célébrée par l'Etat lui-même au Karmalistan.
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Re: Informations (médias du pays)

Message par Vladimir Ivanov »

Seh-rang Beyragh
26 février 2041

Niveau de militarisation par pays : la Slézanie, un Etat-arsenal


Première méthode : montant des dépenses militaires ($) par rapport au PIB

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Note : en toute logique, les effectifs recrutés (< 7 mois), en cours d'entrainement, ont été comptabilisé. Sans celles-ci, la Slézanie reste largement première avec 9,52%.

Le conseil d'administration de Temürstal, leader mondial de l'acier et plus gros conglomérat (désormais public) d'exportation karmali, peut en témoigner : l'industrie de l'armement se porte toujours aussi bien. En valeur absolue, les dépenses militaires ne cessent d'augmenter. Heureusement, la croissance du PIB parvient dans certains cas à accroître la capacité de financement et donc en allège la lourdeur du support dans la société. C'est le cas notamment chez les « géants traditionnels », tel que le Caeturia, le Karmalistan ou encore le Jernland. Le gonflement rapide de leur PIB leur a permis de réduire considérablement le poids relatif d'armées nationales elles-mêmes pourtant de plus en plus importantes.
A l'inverse, la Slézanie, 26 millions d'habitants seulement (!), et déjà très puissante, vient de faire l'acquisition d'une quantité invraisemblable de matériel militaire en plus de s'être constitué la plus grande flotte de guerre du Monde. Le recrutement cette année de 90 000 soldats modernes, à laquelle s'accompagne la mise en service opérationnel de pas moins de 20 000 engins terrestres blindés et canons tractés ou automoteurs (!), en fait une véritable caserne à ciel ouvert, dotée d'un arsenal si pléthorique qu'il convient d'en tirer trois hypothèses :
_ soit elle est sous la menace imminente d'une autre grande puissance militaire voisine
_ soit elle s'apprête à envahir un ou plusieurs pays déjà capable(s) de se défendre,
_ soit elle s'est consistuée en Etat-arsenal pour vendre en masse ou assister de futures opérations militaires.
La première est peu probable : la Slézanie n'a à subir la menace d'aucun ennemi. La deuxième hypothèse est tout aussi peu crédible. D'abord en raison même de la première. Ensuite, parce qu'on ne lui connaît pas d'autre aspiration belliqueuse que d'éventuelles interventions militaires ponctuelles en pays instable et déjà faible pour « mission de la paix », comme le ferait n'importe quelle autre puissance. Enfin, parce que sa trop faible population ne lui donne pas les moyens humains de bâtir un empire fondé sur la seule puissance militaire (son économie est encore trop « moyenne »). C'est donc bien la théorie d'un État-arsenal qui s'avère la plus plausible.

On le voit, en terme de taux de militarisation, tous les pays se suivent de manière arithmétique... SAUF la Slézanie, largement devant tous les autres en tant que nouvelle première puissance militaire du Monde pour un PIB relativement médium et une population beaucoup trop basse.
(Voir graphique tout-en-bas de cet article).

Une population qui n'est ici pas prise en compte, mais, si elle l'était, conjointement aux capacités de production totale, donnerait le résultat suivant :

Seconde méthode : montant des PPM par rapport au total PCT (PIB+démographie+PPM)

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===> Rappel des significations de « PPM » et « PCT » avec méthode de calcul.

La population a son importance, dans la mesure où elle détermine numériquement, la capacité de mobilisation totale, et donc le nombre d'opérateurs directs et indirects pour l'ensemble du matériel militaire détenu, ainsi que, surtout, le nombre de fantassins, libres de toute forme d'équipage, lesquels se doivent d'apporter le soutien nécessaire sur le terrain pour la protection ou l'optimisation de l'efficacité de ce même matériel.

Une armée trop lourde par rapport à une population trop faible, en plus d'altérer fatalement les conditions de vie, augmente le sentiment de peur au sein de la population, laquelle pourrait être particulièrement sensible à titre politique, en cas de PIB/habitant élevé. L'Aurora se retrouve dans la même situation.
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Diagramme dépenses militaires / PIB 2041 :

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Re: Informations (médias du pays)

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Shakhan'Anjar
1er mars 2041

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Notre seul vrai voisin oriental


Le Khelkadesh, ou Noble Royaume du Khelkadesh, est un grand pays indo-népalais de Ventélie australe, bien que janubianisant, de 63 millions d'âmes. Voisin frontalier du Karmalistan, à l'Est, il est surtout connu pour ses paysages magnifiques et variés, de hautes-montagnes ou subtropicaux, ainsi que pour son pacifisme, puisé dans la philosophie religieuse bouddhiste que la majorité de sa population partage. Le Khelkadesh est en effet la terre natale du célèbre et vénéré Siddhartha Gautama : si le Kars est le berceau à la fois de l'islam, du christianisme et du judaïsme, l'Eashatri celui de l'hindouisme, le Khelkadesh est à la fois le berceau et le cœur palpitant du bouddhisme.

Très différent du Karmalistan par sa culture, le Khelkadesh n'est toutefois pas complètement dépaysé à traiter avec la reine karmale, qui, dans notre Shakhanat islamique... pratique l'hindouisme, la seconde plus grande religion du Khelkadesh.

En tant qu'invité à Karagol, le souverain du pays, le roi Jagannath Prawal Dhamala, s'est donc entretenu longuement et fraternellement avec son hôte, la reine Mamta Shakhan. La rencontre fut ainsi couronnée de succès, et c'est peu dire. Des relations étroites se sont tissées entre les deux « empires », et ce, dans tous les domaines : diplomatique, économique, technologique, culturel et sécuritaire. Toutefois, celles-ci sont demeurées rigoureusement égalitaires et pacifiques : aucun accord de défense militaire mutuelle (hormis de simples coopérations et entraide en matière de renseignement), ni aucune assujetion de quelconque nature, n'a été établi. Mieux encore, la reine Karmale n'a pas hésité à affirmer qu'elle voyait d'un bon œil l'entrée du Khelkadesh au sein de l'OCC !

Selon les mots de Mamta Shakhan en personne :
Avec son prédécesseur eashe, en cas de nouvelle crise internationale, le Khelkadesh plaidera la cause karmale au sein de l'OCC !
Plus sérieusement, l'OCC est une organisation qui a toujours su garder son sang froid lors des périodes de tension : la réconciliation (partielle mais suffisante) avec le Gandhari, la protection de la zone maritime du Dar lors de la Guerre de 2036, ses prudentes réserves quant aux autres dossiers sécuritaires... L'OCC est la grande organisation voisine du Karmalistan, le bloc régional -défensif- de nations qui se trouve à nos portes : par l'Eashatri en particulier, en qui nous devons énormément, l'Etat karmali n'a pas d'autres choix, par la force des choses, que d'entretenir avec elle de bonnes relations. Aussi, en général ou sur les grandes lignes, ce qui est bon pour elle, est bon pour le Karmalistan. Raison pour laquelle, entre-autres, je me suis engagé personnellement dans le processus d'apaisement des tensions entre l'OCC et la LIM en 2040.
En conclusion, à ceux qui me demandent s'il faut craindre une extension de l'OCC, je leur réponds en toute franchise. Une possible future adhésion du Khelkadesh au sein de l'OCC, qui relève évidemment des seules décisions des deux entités citées concernées, serait à nos yeux une bonne nouvelle.
Comme toujours, les exportations karmales se résumeront avant-tout à l'acier, au coton et ses dérivés traditionnels (tapisserie), ainsi qu'aux engins de chantier, technologie que nous sommes les seuls à maîtriser. La charbon, étant donné la forte consommation intérieure et l'entrée des Kaiyuanais dans le marché khelkadeshi, deviendra vite subsidiaire.
Le grand voisin oriental lui, nous exportera des pierres et métaux précieux (argent, or, platine), les non-moins précieuses terres rares, ainsi que du dihydrogène, connu pour ses trois usages majeurs : outre le carburant (peu utilisé), il servira surtout comme engrai agricole et plus encore, pour le raffinage du pétrole, dans le processus vital de désulfuration du carburant.

En matière de progrès et savoir-faire, le Khelkadesh s'est ajouté à la liste des États qui nous aideront à développer la technique de construction anti-sismique et construire ou moderniser, cela dès maintenant, les infrastructures les plus sensibles/vulnérables (tels les hôpitaux, écoles, logements sociaux...). Il se joindra à cette tâche, notamment, aux Valvatides. Une aide précieuse au Karmalistan, qui subit, aux montagnes qui lui ont donné son nom, plus d'une cinquantaine de séismes par an.
Si la compétence des Janubiens et Ventéliens en composants électroniques n'est plus à démontrer, le Khelkadesh produit, lui, des logiciels de quantité et qualité suffisantes pour satisfaire tant ses besoins intérieurs que sa capacité à exporter. Une perspective particulièrement rentable et prometteuse : en cela, des négociations sont actuellement en cours pour initier un commerce de logiciels khelkadeshi vers le Karmalistan, pour l'assister et l'accompagner dans son propre développement hardware des circuits intégrés ou imprimés, que ce soit l'unité centrale de traitement, la mémoire vive, les disques durs et autres microprocesseurs. En software, c'est le système d'exploitation (l'OS Sharandj) qui devrait compléter le montage, et qui nécessitera, pour se rendre opérant, l'usage de logiciels de toutes sortes... importés de Khelkadesh. Pour citer trois exemples, la multiplication des barrages hydroélectriques (gestion), le développement de la centrale nucléaire (gestion et recherche) et celui du radar tridimensionnel à balayage électronique (traitement des informations recueillies), exigent des systèmes informatiques sans cesse plus nombreux et perfectionnés.

Ce vaste commerce appellera à son tour la construction de nombreuses infrastructures de transport. Et c'est là un véritable défi à surmonter. La diade frontalière est en effet parcourue de hautes montagnes : le massif du Tshygysh Khrebet, à l'Est des Monts Kormal, ainsi que le Garudaparvata et l’Adhanalaya de l'autre côté de la diade. A travers serpentent de dangereuses routes étroites, difficiles à entretenir, impraticables l'hiver, qui sillonnent le relief entre éboulements et précipices. On comprend pourquoi le métier de camionneur y est l'un des mieux rémunéré de part et d'autre.
Détenteur d'un excellent savoir faire en excavation, des meilleurs technologies de creusement et des tunneliers les plus modernes au Monde, le Karmalistan pourrait bien élaborer dans un proche avenir un programme de développement conjoint de la région du Tshygysh Khrebet, de façon à tracer avec le Khelkadesh une ou plusieurs voies souterraines stratégiques, bien que le budget encore limité exigera certainement une modernisation du réseau routier existant et l'ajout de nouvelles routes tout aussi prosaïques dans la mesure où aucun tunnel ne pourra jamais « passer outre » l'ensemble des massifs séparant les régions les plus accessibles des deux pays, étant donné la distance.
A ce titre, le Khelkadesh s'apprête à devenir, avec les Valvatides, le Kaiyuan et l'Eashatri, l'un des débouchés majeurs des Nouvelles Routes de la Soie.

Dans ce sillage techno-commercial et diplomatique, l'aspect culturel pourrait finalement devenir la relation centrale, et la plus décisive. Le contexte lui est favorable : le Karmalistan est déjà imbu de culture janubienne. Styles vestimentaires, télévision, cinéma, et autres médias, jusqu'aux comportements. Le rapprochement avec le Kaiyuan ajoute à cette janubianité, une ventélisation des esprits. Le Khelkadesh, nation intrinsèquement janubienne en Ventélie, frontalière du pays, influencera donc nécessairement un pays comme le Karmalistan, qui, dirigé par une reine hindouiste particulièrement populaire, voit son islam évoluer derrière cette vague de progressisme à la fois social et économique.
On pourrait légitimement se poser la question : est-ce le Khelkadesh qui fait partie de la « zone d'influence karmale »... ou l'inverse ?
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Re: Informations (médias du pays)

Message par Vladimir Ivanov »

Parcham
20 mars 2042

Culture : les deux tubes qui cartonnent au Karmalistan,
révélateur d'une solidarité internationale des peuples opprimés


Le Karmalistan est avant tout le pays des poètes-guerriers et des conteurs d'histoires sérieuses ou comiques, mais délivrant toujours un enseignement moral, entre-autres.
Mais désormais, c'est la musique, longtemps interdite par le rigorisme religieux islamique hanafite, qui est en pleine effervescence dans le sillage du développement économique et social du pays. Et, signe fort de l'ouverture grandissante au reste du Monde, initié par Ismaïl V et poursuivi à plus grande échelle encore par sa fille l'actuelle reine Mamta, les musiques étrangères sont de plus en plus diffusées et écoutées, jusqu'à toucher les cœurs de nombreux jeunes karmali.
Parmi elles, deux ont particulièrement percé : le morceau makengais "Lun’ la Belle" du rappeur Kalubi, et le westréen "Indomitable" avec Oneida Singers et DJ Shub. Tous deux ont concouru au mondiovision : le premier en 2041, parvenant à la troisième place du podium, tandis que le second candidate cette année même.

"Lun’ la Belle" de l'artiste makengais Kalubi :



"Indomitable" de l'artiste westréen DJ Shub avec Oneida Singers :



Ces deux chants, devenus si populaires au Karmalistan, notamment chez les Qarlouks et les Syirs - y compris et même surtout au Dahar où s'y trouvent de nombreux immigrés -, ont en commun de sensibiliser à la cause des peuples marginaux et opprimés (ou restés longtemps comme tels) dans leur propre pays. Les Oshiwax en Olgarie, victimes d'épuration ethnique directe (massacres) ou indirecte (diffusion de maladies, extermination des bisons - principale ressource économique de ces peuples - et ostracisme social) dès la fin du XVIIe siècle perpétré par les colons dytoliens, et les Makengais longtemps colonisés par les Flaviens à partir du XVIIIe siècle et jusqu'aux années 1960, victimes des pires persécutions, de l'esclavage à peine dissimulé aux amputations de masse.

Aujourd'hui, ces peuples vivent une renaissance, à la fois politique et culturelle, sublime - et espérons-le, décisive - revanche face à leurs anciens exploiteurs. Le Makengo est indépendant et en forte croissance (malgré de nombreux troubles politiques et la continuation de l'exploitation impérialiste néocoloniale qu'ils doivent encore affronter), tandis que les Oshiwax profitent pleinement d'une part de la révolution communiste au Westrait qui leur est favorable, et d'autre part, de l'émergence de la nation voisine Owawa.
Cette souffrance de masse, touchant des générations et des générations, mais forgeant le caractère et l'indépendance d'esprit, jusqu'à aboutir à une renaissance, a paradoxalement attribué à ceux-ci une dignité, celle de la révolte, réfléchie, durable, consciente et déterminée, contre les injustices. Autant de qualités que ne peuvent qu'admirer les peuples du Karmalistan qui ont souffert des mêmes sévices des siècles durant et jusqu'à encore trop récemment, ou bien encore aujourd'hui pour tous ces miséreux encore entassés dans les bidonvilles de Daharpur ou de Karagol ou les exclus et méprisés du Nord-Est.

Avec l'ouverture du pays, cette prise de conscience anti-impérialiste transcende désormais les frontières, et suscite d'ores et déjà une solidarité internationale qui pourrait passer du culturel au politique...
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Message par Vladimir Ivanov »

Seh-rang Beyragh
18 mai 2043

Les puissances militaires en mars 2043

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Une division blindée kaiyuanaise à la manœuvre.
Ici un groupe de T2 Amaru ; le meilleur char du Monde.


RAPPEL DES CARACTÉRISTIQUES DE LA MÉTHODE DE CALCUL DES P.P.M. (POINTS DE PUISSANCE MILITAIRE) :
Ce classement des puissances militaires tel que calculé par le journal Seh-rang Beyragh considère :
_ que ces points de puissances dépendent pour l'essentiel du coût d'entretien lui-même
_ que malgré cela, le coût de l'entretien annuel des armées est loin d'être le seul facteur qui détermine la puissance de celles-ci : il faut également prendre en compte la somme dépensée lors de l'achat d'origine (coût de production ou d'importation), mais aussi la valeur militaire nette, c'est-à-dire les trois facteurs indépendants du coût d'entretien :
1- équilibre numérique, c'est-à-dire disposer d'une armée avec, par exemple, suffisamment de capacités pour l'appui aérien ou le soutien d'artillerie par rapport à ses forces blindées (facteur non-comptabilisé ici pour des raisons pratiques),
2- complémentarité sectorielle, à savoir l'impératif besoin d'une mécanisation et d'une motorisation adaptées pour la mobilité et la protection de l'infanterie (facteur comptabilisé : il réduit légèrement entre-autres, la valeur de l'infanterie par rapport à son coût d'entretien prohibitif*)
3- et surtout le niveau technologique (équipements modernes ou obsolètes) qui, lorsqu'il est avancé, peut augmenter considérablement le rapport "qualité/prix", ou plutôt "efficacité militaire réelle / coût d'entretien annuel".
_ qu'à ce propos, si les salaires des soldats peuvent variés d'un pays à l'autre malgré un niveau technologique similaire, tous les pays auront été arbitrairement placé sur un pieds d'égalité (au détriment des armées qui se contentent de faibles rémunérations pour leurs hommes, ce qui pénalisera les pays pauvres ou autoritaires)
_ qu'il ne tient pas compte du niveau de l'entrainement des armées (au détriment des pays riches ou militaristes)
_ qu'il ne tient pas compte des armes stratégiques, spatiales ou nucléaires (exceptés les missiles balistiques à charges conventionnelles, et les éventuels SNLE qui peuvent être modifiés en sous-marins nucléaires d'attaque type "lanceurs de missiles de croisière" -ou SSGN-, dont les ogives sont largement conventionnelles)
4- la valeur d'une unité dépend également de la crédibilité de la menace qu'elle est sensée contrer. Étant donné le faible nombre d'avions actifs dans le Monde (au point que certains porte-avions en sont dépourvus !), la valeur de la DCA moderne (et ses limites techniques qui ne vont pas au-delà du Patriot/S-300) est légèrement réduite par rapport aux systèmes ultra-modernes. [HRP : qui ont pu exister dans la V3]

[+ note HRP : points de puissance réadaptés à deux reprises : d'abord au nouveau système militaire ariosien, ensuite à la réforme de la V5, via un nouveau modèle de formulaire, et de nouveaux coefficients. Toutefois, la valeur du matériel obsolète, malgré son coût d'entretien prohibitif et malgré par conséquent son caractère "pas si obsolète que cela", a été tout de même sévèrement sous-évalué par rapport au matériel moderne, allant de 2,5 fois à 5 voire 6 fois inférieur selon le type d'unité, écarts inspirés du réalisme). Le porte-avions moderne a été probablement sur-évalué, de telle façon qu'on peut reconnaître une double-comptabilisation des avions embarqués (!).]
Une mise à jour a été réalisé en 2038, cela par rapport à la méthode de l'année 2034, accordant entre-autres, notamment, encore plus de valeur aux soldats modernes et aux avions qu'il n'en fut jadis, cela au détriment par exemple, des chars. Cela même si l'ancienne méthode accordait déjà une très nette supériorité de valeur pour le matériel plus onéreux (exemple : la valeur des avions était déjà très largement supérieure à celle des chars, ce contraste a simplement été renforcé).

L'on se doit de préciser, naturellement, que la méthode de calcul de ce classement ne tient pas compte des facteurs (très aléatoires et trop complexes à mesurer) que sont les enjeux géoéconomiques et politiques, le moral des troupes, le commandement (et ses tactiques), le renseignement (espionnage humain ou électronique, observation aérospatiale, radars...), la topographie (géographie du terrain), le climat et les autres conditions humaines et naturelles qui n'ont pas de rapport direct avec l'inventaire des forces armées.
Par conséquent, la question de savoir qui gagnera une confrontation directe entre tel ou tel pays est complètement hors de propos ici. Les PPM influenceront certainement l'issue d'un conflit, mais ils ne représentent qu'un facteur parmi d'autres.


Image

Moyenne mondiale générale : 39
Moyenne mondiale - armées de terre : 20
Moyenne mondiale - aviations : 10
Moyenne mondiale - marines de guerre : 8

En gras, les pays dépassant le double de la moyenne mondiale.

Principales puissances aéronavales
Ne sont comptabilisés que les navires de guerre, les avions de combat (y compris bombardiers), avions de transport, ravitailleurs, drones militaires et AWACS.

Image

Moyenne mondiale - forces aéronavales (brutes) : 15
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Re: Informations (médias du pays)

Message par Vladimir Ivanov »

Seh-rang Beyragh
21 mai 2043

Les puissances militaires en mars 2043 (2)

Image
(===> Cliquez pour agrandir)


Le graphique compare les PPM - Points de Puissance Militaires - (explication au numéro précédent) de chacun des principaux pays.
[HRP : en blanc, les pays inactifs / menacés d'extinction]
L'étoile indique la présence d'au moins 1 satellite de télécommunication ou surveillance militaire de haut niveau (N3 - ou N4, bien qu'encore inexistant), ou au moins 1 satellite N2 mais additionné à une base de lancement avec lanceurs.

Rappel : les critères "civil" et "militaire" servent ici à désigner les capacités opératives potentielles du satellite en terme d'observation terrestre ou océanique, de télécommunication, de surveillance électronique et de guidage de missile ou drone. Un satellite dit "civil" est moins performant qu'un satellite dit "militaire", mais les fonctions du premier, quoique limitées, peuvent être utilisées par les forces armées, tandis que les fonctions du second, à fort potentiel militaire, peuvent se limiter à un rôle exclusivement civil (exemple : météorologie avancée, etc...).

Les puissances spatiales

1_ Kars : 33 satellites militaires N3 + 41 satellites "civils" N2 + lanceurs spatiaux N2 + base de lancement
2_ Byrsa : 7 satellites militaires N3 + lanceurs spatiaux N2 + base de lancement
3_ Commonwealth : 1 satellite militaire N3 + 26 satellites "civils" N2 + lanceurs spatiaux N2 + base de lancement
4_ Kaiyuan : 1 satellite militaire N3 + lanceurs spatiaux N1 + base de lancement
5_ Jernland : 11 satellites militaires N3 + 20 satellites "civils" N2
6_ Karmalistan : 7 satellites militaires N3 + 14 satellites "civils" N2
7_ Rumagnola : 10 satellites "civils" N2 + lanceurs spatiaux N2 + base de lancement
8_ Gandhari : lanceurs spatiaux N1 + base de lancement
9_ Ostlandgard : 3 satellites "civils" N2
10_ Liang : lanceurs spatiaux N1
10_ Laurence : lanceurs spatiaux N1
10_ Costa Verde : lanceurs spatiaux N1
10_ Îles Unies : lanceurs spatiaux N1
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Vladimir Ivanov
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Re: Informations (médias du pays)

Message par Vladimir Ivanov »

Seh-rang Beyragh
7 juin 2043

Les puissances militaires en mars 2043 (3)
DEMAIN : QUELLES GRANDES PUISSANCES ?

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En orange, valeur-référence de PIB (PIB / 3 Mds).
En vert, population en millions d'habitants (Pop. / 1 M).
En noir, PPM (points de puissance militaire à l'unité).
L'indice 100, au-delà duquel le pays frôle, atteint ou dépasse le double de la moyenne mondiale en PIB, en population et le triple de la moyenne en PPM.

Sur ce graphique, qui mesure la puissance « brute » (hardpower), en mettant de côté les pays en net déclin (Valdaquie et Commonwealth), on peut distinguer un groupe de tête, combinant une démographie suffisante, une économie solide et une armée redoutable : par ordre croissant, le Kars, le Jernland, le Gandhari, le Kaiyuan et le Karmalistan. Mais ce classement à partir d'un simple graphique est un trompe l’œil.
Le Karmalistan, « leader » sur papier (combine armée, population et PIB), est profondément divisé à l'intérieur, perpétuellement déchiré par des luttes intestines, un gouffre politique et social dont la reine elle-même semble incapable de s'échapper. Qui plus est, son statut de leader de la LIM fut arraché par le Kars à partir de l'été 2041, qui, tel un cheval de Troie, lui a retiré toute raison d'être. Karagol se retrouve ainsi isolé, toujours dépourvu de capacité sérieuse de projection, lui rappelant les heures sombres de 2036...
Le Kaiyuan est une candidature nettement plus crédible au grade de première puissance mondiale : un géant démographique et économique, stable à l'intérieur, pourvue d'une reconnaissance et d'une aura diplomatiques incontestées, probablement la première du Monde, avec l'OCC comme organisation de projection géopolitique fiable. Mais la puissance militaire, tant celle du Kaiyuan (nain aéronaval) que celle du reste de l'OCC, demeure très insuffisante, cela au point d'être sous la menace (tout à fait crédible) du seul archipel wa !
Le Gandhari se retrouve dans la même situation que le Kaiyuan (très relatif nain militaire), mais son instabilité et donc, par conséquent, son manque de crédibilité sur la scène internationale, l'empêche de candidater, malgré une croissance économique fulgurante.
Ne restent alors que les deux derniers de ce classement « brut » : le Kars et le Jernland. Deux puissances militaro-économiques, en pleine course technologique, devenus d'irréductibles alliés à la tête d'une nouvelle alliance idéologique et géopolitique mondiale, construite face à la « menace communiste »... et apparemment aussi, karmale.

Il convient de revoir ce classement des puissances en comptant cette fois tous les facteurs nécessaires : richesse produite, niveau de savoir-faire, puissance des forces armées, réseau de diplomatie, capacité de projection, influence culturelle ou idéologique et enfin capacités stratégiques offensive et défensive.

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Le dipomate et écrivain flave Herbert Villerine, à l'origine du néologisme d'hyperpuissance remontant à la Grande Hégémonie


Rappelons ainsi, les sept+un facteurs nécessaires pour obtenir le statut d'hyperpuissance (niveau maximal) :
1_ dominer l'économie mondiale par son PIB et sa monnaie
2_ être à l'avant-garde du progrès technique
3_ posséder de loin la première force armée conventionnelle du monde
4_ entretenir une influence diplomatique mondiale avec un réseau d'alliances fidèles et des dédoublements de frontières
5_ disposer d'une capacité de projection mondiale via une flotte de guerre inégalée et un réseau de bases ou facilités militaires à l'étranger
6_ répandre sa culture et son idéologie à travers le monde au point de devenir un rêve/modèle (ou cauchemar !?) pour tous les peuples
7_ détenir un arsenal nucléaire (ou d'ADM) suffisant pour qu'en dépende l'équilibre de la Terreur, ou bien l'exercer en solitaire
8_ plus le "point Joker" -mais si cher et sacrificiel qu'il est optionnel-, à savoir l'édification d'un système de défense stratégique complet et opérationnel
1_ Aucun pays ne peut prétendre à la domination économique mondiale, tant le peloton de tête à venir est resserré : Commonwealth, Jernland et Gandhari. Tous trois, puis essentiellement les deux derniers (le Commonwealth étant en phase de déclin relatif), s'apprêtent à éclipser tous les autres pour se disputer la première place en terme de Produit Intérieur Brut.

2_ Aucun pays ne peut prétendre à l'avant-garde technologique à cet instant t, mais l'avenir s'annonce prometteur ici pour le Jernland qui cumule les prises de distance avec tous ses pseudo-concurrents. L'Aiglantine, le Karmalistan, le Commonwealth et le Kars, les quatre seules autres puissances technologiques majeures à venir, ne pourront prétendre ici qu'au statut de dauphin. Cette observation est toutefois conditionnelle : elle n'est valide qu'à moyen voire long terme. Pour l'heure, il convient d'insister sur la nature large et égalitaire de la distribution des savoir-faire dans le Monde, en concluant qu'elle ne laisse s'échapper aucun relief observable décisif.

3_ Aucun pays ne peut prétendre à la suprématie militaire. Cela dit le Karmalistan, derrière l'inévitable déclin valdaque, peut compter sur une force de frappe aéro-terrestre sans égal dans le Monde, qui, associée à son expérience de guerre, ses efforts politiques, techniques et financiers en matière de défense stratégique et une indomptable topographie, pourrait le rendre à terme, quasi-invulnérable (sanctuarisation). Le Jernland et surtout le Kars, autres grandes puissances militaires et spatiales, qui prétendent à tort, le talonner, se sentent obligés de joindre leur force pour appréhender cette « potentielle menace » qui semble graviter -quoiqu'à distance- du Pacte de Cewell. Heureusement pour eux, le Karmalistan est relativement seul, en situation de permanente instabilité, et n'a aucune force de projection. Le Wakoku, sensé avoir la deuxième armée, mais lui-aussi isolé à l'autre bout du monde, face à l'OCC, et en situation de banqueroute permanente, ne pourra rivaliser ici à l'avenir, avec les trois Etats précédemment cités. Le Wakoku est toutefois bien plus stable que le Karmalistan, et sa force de frappe combinée terrestre+aéronavale ne connaît aucun adversaire sérieux sur l'ensemble du gigantesque pourtour néchinésien, cela malgré une armée terre kaiyuanaise et une flotte chikkai respectables et en plein développement.

4_ L'hégémonie diplomatique est vivement contestée, bien qu'on y distingue trois pôles majeurs. Trois pays réputés pour leur stabilité et fiabilité, se démarquent toutefois : le Jernland, grâce à son attrait à la fois techno-économique et militaire, le Kars, gardien des Lieux trois fois Saints détenant le monopole énergétique (pétrole et gaz), mais aussi et surtout, le Kaiyuan, « plus grand » pays du Monde (hors-Tarnosia autarcique), seul leader incontesté de l'OCC, et le seul à jouir d'un véritable dédoublement de frontières (alliés/vassaux sur tout le pourtour de l'empire). Ces trois pays se rendent ainsi indispensables à une multitude d'Etats soucieux de trouver des partenaires de développement. Le Liang, le Chikkai et le Westrait peuvent être considérés comme de sérieux rivaux potentiels dans la course au softpower : leur diplomatie commerciale (le très sensible et stratégique uranium liangois), mais aussi culturelle (l'art chikkai et l'idéologie westréenne), les rendent incontournables sur la scène internationale.
Mais il convient d'admettre que seul le Kaiyuan peut prétendre maîtriser tous les éléments nécessaires à l'obtention du point 4 (forte influence diplomatique, alliance durable, fidèle, stable et solide, zone géographique de sécurité régionale autour du pays : Uhmali et Khelkadesh notamment).

5_ A peu de chose près, au sens strict, et hors Valdaquie en déclin, la plus redoutable des marines de guerre est flavienne. Mais la puissance aéronavale réelle (comptant l'irremplaçable aviation navale), balance entre deux pôles. D'abord le Wakoku, qui domine la Néchinésie grâce à sa flotte - la deuxième du Globe, et à ses îles servant de porte-avions insubmersibles, et derrière lequel se trouve la Ligue de Défense des Nations, étendu sur le pourtour céruléen, avec approvisionnement en pétrole garanti par le Kars, troisième puissance aéronavale du Monde. Ensuite, le potentiel et informel couple (mais non-concretisé) Ennis-Commonwealth, qui n'aurait -là encore, qu'hypothétiquement- aucun rival sérieux dans ce domaine, au nord de la Déchinésie et de la Dytolie, pas même le Jernland.
Quant aux pays qui s'aventurent à multiplier leurs bases militaires ou de surveillance radar à l'étranger, jusqu'aux ingérences extérieures, ils sont rares. En ne prenant que les plus remarquables, on en dénombre quatre : le Jernland, le Westrait, l'Ennis et le Kars, mais seuls les deux derniers sont des puissances navales majeures.

6_ Ici, sans aucun doute possible, nous n'avons que deux prétendants. Ceux-ci éclipsent tous les autres au point qu'on peut leur attribuer un véritable bloc géopolitique et/ou idéocratique respectif. Vous l'aurez compris : le Jernland et le Westrait.
Le second est à la tête du Pacte d'alliance géopolitique « anti-impérialiste » qui porte le nom de sa capitale, Cewell. Outre le Westrait, ses fondateurs sont l'Ölan et le Gandhari, tandis qu'il fut rejoint quelques mois plus tard par le Zufrana d'Adugna. Notons que les deux autres fondateurs sont les pays les plus proches du Karmalistan, tant sur le plan économique (échanges intenses et variés en voisins géographiques), culturel (islamité et peuples turco-/indo- iraniens) et idéologique (anti-impérialisme, approche socialiste et égalitaire en économie). Sans parler de la relation spéciale qui lie Karagol et Cewell depuis la Guerre d'Aminavie et la politique radicalement réformatrice de Mamta Shakhan. Néanmoins la présence du Zufrana, très anti-religieux et anti-musulman, bloque irrémédiablement tout processus de rapprochement « plein et entier » entre Karagol et le PdC.
Le premier, encore lui, est à la tête de la Ligue de Défense des Nations. Bien que toujours en chantier (non-encore formalisée, probablement de peur qu'elle ne débouche plus explicitement vers la dislocation définitive de la LIM), cette organisation est un agglomérat de mauvaise foi : prétenduement régionale (présence du Wakoku...), prétenduement défensive (multiplication des bases militaires karso-jernlanders à l'étranger...), prétenduement « raisonnable, pondérée » et sans rapport avec la « croisade anti-rouge » (fondation de la LDN par des régimes conservateurs du Nord-Algarbe, précisément à la suite d'accusations ou de crainte de subversion gandharo-westréenne sur ce continent, des élections makengaises remportées par la gauche de Komaoré à la victoire des marxistes durant la guerre civile zufranaise...), la LDN joue avec les secrets de polichinelle comme un acteur de théâtre. Contrairement à ce qu'elle prétend, sa défense des valeurs traditionnelles est subordonnée à son désir de combattre à n'importe quel prix la subversion westréenne, en particulier en Algarbe, d'où la présence active des États arabo-berbères de Khalouat, Byrsa et Al-Aqsa.
Le célèbre et respecté journal westréen communiste The Masses a résumé la situation en ces termes :
Ce sera Røros comme centre de la réaction mondiale, contre Cewell comme centre de la révolution mondiale. Les dieux de la guerre contre la Terreur Rouge. La communauté de sang contre les hordes touraniennes.
7_ Aucun pays ne possède l'arme nucléaire, pas même le Commonwealth qui est encore très loin de maîtriser pleinement le processus de centrifugation uranifère-isotopique.

8_ Le seul pays qui semble s'être lancé -sérieusement et dans tous les domaines nécessaires (hors-projection)- dans la course à la défense stratégique, est le Karmalistan. Là encore, secret de polichinelle, nous savons que ses stratèges, scientifiques, ingénieurs et techniciens, travaillent sans relâche pour la mise au point d'un système multi-niveaux de défense stratégique : surveillance radar, missiles antiaériens, antimissiles, abris multifonctions, protection passive NRBC et défense civile. Si la « Tartarie islamique » traîne déjà une réputation, pas toujours méliorative, de « nation souterraine », elle est toutefois encore loin du compte et les sacrifices consentis pour de tels travaux ne font que commencer.

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Conclusion

1- Jernland = 6, et partiellement le 1, le 2 et le 4 (seul au facteur 2)
2- Westrait = 6, et partiellement le 4
3- Kaiyuan = 4
4- Karmalistan = partiellement le 3 et le 8 (seul dans ces deux facteurs)
5- Kars = partiellement le 4 et le 5
6- Ennis+Commonwealth = partiellement le 1 et le 5
8- Wakoku = partiellement le 5
8- Gandhari = partiellement le 1
8- Chikkai = partiellement le 4
8- Liang = partiellement le 4

Sans surprise, LE pays qu'on retrouve quasiment partout n'est autre que le Jernland, qui arrive en tête de ce classement plus crédible. Cependant, il n'a aucun monopole sérieux, n'est parfois que deuxième ou troisième, et même quant il arrive en haut du podium, il doit faire face, toujours, à de sérieuses concurrences. Et contrairement au Kaiyuan (seul à dominer pleinement le facteur 4), le Jernland partage son « facteur fort » (le 6) avec le Westrait.

En cela, il va sans dire que sans même parler d'hyperpuissance - totalement invraisemblable, même à long terme, il n'existe aujourd'hui, et nous en sommes encore très, très loin, aucune superpuissance.

[Parenthèse HRP pour élément de comparaison :

1- le Pelabssa et la Rostovie kiroviste (URKR) de 2009 à 2019 = 1, 2, 4, 5, 6, 7 pour le premier, 2, 3, 4, 5, 6, 7 pour le second, soit 6 facteurs sur 8 chacun.
2- la Rostovie de la Main Noire (URKUR) de 1919 à 2023 = 1, 2, 3, 5, 6, 7, 8 et partiellement- le 4, soit 7 facteurs et demi sur 8.
3- le Raksasa de 2024 à 2030 = 1, 2, 4 et partiellement le 3 et 5, soit (3+(2x0,5)=) 4 facteurs sur 8 (la Rostovie n'ayant alors plus que les facteurs 2, 7 et 8)
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Re: Informations (médias du pays)

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Seh-rang Beyragh
27 juin 2043

Taux de militarisation

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L'indicateur ici, a pour indices :
_ 0 : pays dépourvu d'armée
_ 1 : pays intégralement militarisé (population adulte valide entière mobilisée, PIB entièrement consacré à la défense)

Il mesure le taux de militarisation en fonction du PIB et de la Population à valeurs proportionnelles l'un envers l'autre par rapport à leur moyenne mondiale respective.

Le seuil le plus important à retenir est 0,33. Au-delà de ce seuil, le degré de militarisme est tel que l'armée et les efforts généraux de défense exercent leur poids à la fois financier, politique et humain / psychologique sur toute la société, jusqu'à nuire profondément à la sérénité de la population (psychose obsidionale), voire dénaturer ses principes (dérives politiques), ou mettre en péril sa santé économique (banqueroute à terme inévitable au-delà de 0,5).

La moyenne est de 0,21. Le pays médian est l'Arkilia à un peu moins de 0,23.

On constate le très faible militarisme des pays de l'OCC (exception faite à l'Askazie associée), très en-deça de la moyenne mondiale, ainsi qu'un niveau relativement moyen pour les pays du Pacte de Cewell. Les pays les plus militarisés au Monde, dépassant le seuil symbolique des 0,33 sont le Wakoku, l'Askazie, la Radanie et la Valdaquie. Cette dernière est suivie de près par Ennis, et deux pays arabo-berbères réputés pour leur souci permanent à l'égard de leur défense militaire : la Byrsa et le Khalouat.
La population wa est celle qui doit supporter le plus lourd tribut à ses forces armées, et de très loin, jusqu'à remettre en cause, à terme, sa stabilité financière.

En prenant en considération la valeur absolue et les effectifs humains, les deux pays les plus « pacifiques » (ou les plus vulnérables...) sont le Rapsah et le Furumatsu.

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Le tableau ci-dessus ne compare que les coûts d'entretien, et leur valeur relative sur PIB annuel en pourcentage. On estime que les effets néfastes sur la croissance économique se font sentir au-delà des 4%. Sont concernés onze pays, dont, entre-autres, le Wakoku, l'Askazie, al-Aqsa, le Kars et la Valdaquie.

Enfin, notons que les plus gros acheteurs d'armes sont, à plus de 10 milliards $L de dépenses de réarmement sur l'année, dans l'ordre décroissant : le Karmalistan, le Gandhari et le Chikkai. Ils sont suivis par le Jernland, le Commonwealth, la Byrsa et le Liang avec plus de 5 milliards de dépenses, et enfin par les Îles Unies, le Kaiyuan et le Westrait (>3 milliards).
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Re: Informations (médias du pays)

Message par Vladimir Ivanov »

Parcham
30 juin 2043

Image - Image
Mamta Ismaïla Shakhan et Saïd Abdullo Rashti, leader islamiste du MRIL.

Accords de paix avec le MRIL : Mamta remet sa couronne en jeu


Décompte total de l'affrontement entre les forces loyalistes et les rebelles islamo-conservateurs du Mouvement de la Renaissance Islamique - Lashkar : 80 000 arrestations dans tout le pays, 12 000 morts (9 000 civils des deux côtés, 3 000 membres des forces de l'ordre), peut-être une centaine de milliers de blessés. Des conflits ethniques qui se poursuivent dans certaines localités du Sud et de l'Ouest, entre Tojiks et Chaïbano-qarlouks. Des milliers de femmes régulièrement agressées, humiliées, voire vitriolées. Des mosquées, successivement déobandis puis naqshbandi, ainsi que des églises nestoriennes, cela dans un cercle vicieux de la vengeance, saccagées, incendiées, voire détruites au camion bourré d'explosifs.

La profonde et durable crise qui touche notre pays depuis plus de 8 mois, aussi sanglante et traumatisante fut-elle, ne semble pas nous avoir conduit à la guerre civile proprement dite. Et les dernières nouvelles sont encourageantes : une issue semble enfin avoir été trouvé. Mais laquelle ?

Alors que la loi martiale s'achève - le très brutal et controversé fervâne à la défense Abu Bakr Safarali ayant rétabli l'ordre sur la majeure partie du territoire -, aussi bien le MRIL défait dans ses principaux bastions de Ciskormalie, que le gouvernement légal plus fragile et contesté que jamais, ont engagé des négociations de paix à l'initiative d'Akil Salimov, oerleuk musulman ô combien respecté, venu en médiateur entre monarchie islamo-socialiste et rébellion islamo-conservatrice.

Les clauses des accords de paix sont les suivantes :
- désarmement du MRIL
- légalisation du MRIL, qui participera aux prochaines grandes élections législatives
- maintien de la Shura des mollahs comme conseil constitutionnel et organe judiciaire suprême (et par lui, informellement, maintien d'Akhtar Abdur à la tête du KhAD)
- maintien d'Omar Sultan-Zareh et d'Abu Bakr Safarali parmi les trois fervânes jusqu'à l'institution et leur confirmation ou non par la future assemblée élue
- Mamta Shakhan s'engage à abdiquer si les partis qui lui sont favorables n'obtiendront pas plus de 50% des suffrages exprimés totaux, ou si l'abstention dépasse les 40%.

Constitutionnellement, la souveraine ne peut être destituée qu'à la majorité absolue des 9 dixièmes de l'Olyï Majlis (plus de 90% des voix de l'Assemblée suprême). Il n'en faudra désormais plus que la moitié.

Cet accord est un revers sérieux pour la reine, autant qu'il est une victoire pour l'opposition islamiste, désormais légitimée malgré ses méthodes violentes et son appel explicite à la chute de la monarchie au profit d'une féodalité islamique qui réduirait à néant toutes les réformes sociales accomplies depuis plus de six années. Pis, les dernières élections en date de 2037, ne donnèrent que 50% des sièges à la coalition des partis pro-Mamta, une majorité absolue d'extrême justesse.
Cela dit, le MRIL, acculé sur le plan « militaire », semble s'être résigné à l'idée d'un combat électoral plutôt qu'une lutte armée. Un pari risqué, aussi dangereux pour lui que pour Mamta. Mais une bonne nouvelle tout de même : la balle est désormais dans le camp du peuple.
Ce chaos n'a que trop duré. Voilà plus de 8 mois que notre peuple se déchire, entre factions politiques, entre nationalités, entre écoles religieuses. Provoquant des dizaines de milliers de victimes, et ne débouchant que sur une paix de façade, tel un couvercle sur une marmite en ébullition.
Contre l'avis de ses fervânes (autant à sa droite qu'à sa gauche), sa majesté la reine Mamta a accepté de tendre une main vers le MRIL en présentant des conditions impopulaires... mais raisonnables. Après maintes tergiversations, Saïd Abdullo Rashti et ses fidèles lui ont répondu favorablement.
La reine remettra donc en jeu sa couronne : dépourvue de majorité absolue en voix favorables, Mamta Shakhan abdiquera. Ainsi le peuple seul décidera de l'avenir du Karmalistan.

Et le Raj Dahar n'exploitera plus nos divisions pour nous piller et nous affaiblir.
Akil Salimov

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L'oerleuk Akil Salimov, vétéran de la Guerre d'Aminavie et artisan de la paix au Karmalistan.
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Re: Informations (médias du pays)

Message par Vladimir Ivanov »

Informations
1 juillet 2043

Partis autorisés pour les prochaines grandes élections législatives


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MNAK ; Mouvement nationaliste aryen du Karmalistan

Position parlementaire : extrême droite
Ligne politique générale : ultra-nationalisme farsi (tojik), antisémitisme, anti-christianisme, anti-arabisme, anti-turcisme, corporatisme, "capitalisme social-libéral", refondation du Shakhanat ismaïlien traditionnel (soutien au défunt père de Mamta, Ismaïl V)
Position par rapport à la Shakhan : très défavorable (« a trahi ses origines »)
Position par rapport aux opérations intérieures : négociations avec les islamistes radicaux, guerre sans pitié contre les communistes ; discrimination légale à l'encontre des Turciques (chaïbano-qarlouks) ; persécution contre les Mongols nestoriens (Syirs)
Ligne politique extérieure : favoriser des coups d'Etat militaires au Gandhari (conservateurs hindouistes) et en Ölan (Kurdes de droite) pour fonder une triple alliance aryenne de lutte contre le communisme, le touranisme (peuples turciques), les pays arabes et le christianisme
Ethnie(s) majoritaire(s) : Tojiks, Rajans du NPR (extrême droite ultra-hindouiste)
Classe(s) majoritaire(s) : vieille noblesse indo-iranienne ("aryens" janubo-tojiks), haute bourgeoisie urbaine de Ciskormalie et sa jeunesse dorée
Leader : Jafar Ali Saltani

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MRIL ; Mouvement de la Renaissance Islamique - Lashkar

Position parlementaire : extrême droite
Ligne politique générale : islamisme-déobandi, ultra-conservatisme social, traditionalisme, féodalisme, instauration d'une république islamique régie par la Sharia
Position par rapport à la Shakhan : hostile
Position par rapport aux opérations intérieures : paix avec les djihadistes, intransigeance anticommuniste
Ligne politique extérieure : refondation de la LIM réservée aux pays islamiques sunnites (bannissement d'al-Aqsa, retrait du statut d'associé au Gandhari)
Ethnie(s) majoritaire(s) : Tojiks
Classe(s) majoritaire(s) : paysans (cultivateurs et éleveurs), maliks et mollahs sunnites (ex- ou actuels grands propriétaires terriens)
Leaders : Said Abdullo Rashti

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JISh ; Jamiat-e Islami Shura (Conseil du mouvement islamique)

Position parlementaire : droite
Ligne politique générale : islamisme-quiétiste, conservatisme social, corporatisme, royalisme fédéral, retour aux préceptes islamiques au sein du Shakhanat
Position par rapport à la Shakhan : défavorable
Position par rapport aux opérations intérieures : négociations "musclées" / forcées avec / contre les djihadistes, intransigeance anticommuniste
Ligne politique extérieure : rapprochement avec la LDN
Ethnie(s) majoritaire(s) : Tojiks
Classe(s) majoritaire(s) : paysans (cultivateurs), petite bourgeoisie ciskormalienne, maliks et mollahs (ex- ou actuels grands propriétaires terriens)
Leaders : Omar Sultan Zareh

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PLDK ; Parti libéral-démocrate karmal

Position parlementaire : droite
Ligne politique générale : défense des intérêts et de l'autonomie du Rajanagar, laïcité, libérale-démocratie, capitalisme libéral, voire indépendance du Raj Dahar
Position par rapport à la Shakhan : viscéralement hostile
Position par rapport aux opérations intérieures : éradication du communisme au Karmalistan (pas de position officielle concernant les djihadistes)
Ligne politique extérieure : renforcement de l'UPO, alliance avec Ennis, mais aussi les Îles Unies, pragmatisme économique, création d'une « Ligue des Démocraties » (Commonwealth-Ennis-Îles Unies) pour faire contrepoids aux organisations traditionalistes et communistes
Ethnie(s) majoritaire(s) : Rajans
Classe(s) majoritaire(s) : petite, moyenne et haute bourgeoisies du Raj Dahar, nawabs (nobles) rajans
Leader : Sardar Shivaji et George Weinberger

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Jumhuriyat ("République")

Position parlementaire : centre à centre-droit
Ligne politique générale : républicanisme, laïcité, nationalisme, capitalisme ordolibéral, avènement d'une république laïque, progressiste et autoritaire
Position par rapport à la Shakhan : très hostile
Position par rapport aux opérations intérieures : lutte intransigeante contre les djihadistes et les communistes
Ligne politique extérieure : ralliement à la Ligue de Défense des Nations (demande d'adhésion), alliance bilatérale renforcée avec la Byrsa
Ethnie(s) majoritaire(s) : Tojiks, Qarlouks et Rajans hindous
Classe(s) majoritaire(s) : paysans sédentaires aisés
Leader : Djouma Khodjiyev

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PRIK ; Parti révolutionnaire-institutionnel karmali

Position parlementaire : gauche
Ligne politique générale : royalisme constitutionnel, sociale-démocratie, laïcité, progressisme, syndicalisme, défense des droits des femmes, "mamtaïstes" - partisans de la reine Mamta Shakhan
Position par rapport à la Shakhan : très favorable
Position par rapport aux opérations intérieures : négociations de paix avec les communistes, guerre contre les djihadistes
Ligne politique extérieure : diplomatie bienveillante tout-azimuts, janubianophilie, alliance indéfectible avec le Gandhari, rapprochement stratégique avec l'OCC (voire possible adhésion)
Ethnie(s) majoritaire(s) : Chaïbano-qarlouks (turciques), Rajans pauvres
Classe(s) majoritaire(s) : petite bourgeoisie pauvre (petits commerçants, petits artisans), prolétariat (ouvriers, employés), miséreux du Raj Dahar, intellectuels progressistes
+ famille royale (mère, frères et sœurs et proches personnels de Mamta Shakhan)
Leader : Abdulmajid Saparmuratov

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Xalqar ; Xalqlar Sharqiy Ittifoqi ("Alliance des Peuples Orientaux")

Position parlementaire : extrême gauche
Ligne politique générale : socialisme islamique, traditionalisme soufi (confrérie de Naqshband), confédéralisme (respect des identités ethniques et des différentes religions), sociale-démocratie très avancée (socialisme non-marxiste), défense des peuples ostracisés (notamment les Syirs), anti-impérialisme, « touranisme »
Position par rapport à la Shakhan : favorable
Position par rapport aux opérations intérieures : paix (voire alliance) avec les guérillas communistes, négociations avec les islamistes quiétistes (mais guerre contre le wahhabisme et le déobandisme), pacifisme intérieur (Karmalie), hostilité à l'égard du Raj Dahar
Ligne politique extérieure : refondation de la LIM - contre le Kars, rapprochement stratégique avec le Pacte de Cewell, guerre froide contre la LDN
Ethnie(s) majoritaire(s) : Qarlouks et Syirs
Classe(s) majoritaire(s) : petite paysannerie de campagne (éleveurs semi-nomades, employés agricoles, petits exploitants...), travailleurs pauvres des villes, soldats, bas clergé chrétien
Leader : Abu Bakr Safarali, Akil Salimov et Nazar-Babür

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PRDK ; Parti Révolutionnaire Démocratique du Karmalistan

Position parlementaire : extrême gauche
Ligne politique générale : marxisme-léninisme, socialisme d'Etat, communisme, féminisme, laïcisme (voire athéïsme), centralisme, anti-impérialisme
Position par rapport à la Shakhan : relativement favorable
Position par rapport aux opérations intérieures : guerre contre les djihadistes, paix de compromis (tolérance) avec le Nod, le Syirkhanat et les Urzharistes
Ligne politique extérieure : adhésion au Pacte de Cewell
Ethnie(s) majoritaire(s) : Tojiks
Classe(s) majoritaire(s) : prolétariat des villes, ouvriers, employés, intellectuels de la petite bourgeoisie urbaine
Leader : Mir Gamari
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Vladimir Ivanov
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Re: Informations (médias du pays)

Message par Vladimir Ivanov »

Seh-rang Beyragh
9 août 2043

Disparition de Mamta Shakhan : la polarisation se confirme

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Une manifestation populaire spontanée pro-Mamta à Karagol, dénonçant une "tentative de coup d’État conservateur", à l'annonce de la disparition de la reine.
Les syndicats de femmes mènent, sous les haies d'honneur et les applaudissements des hommes.


Après plus d'un an de relatif chaos civil, aux mouvements populaires dominés par l'opposition islamique (les plus dynamiques), il semble qu'on ait sous-estimé l'amour que portait encore une immense partie de la population karmale envers leur reine. Aussi le rapport de force semble être plus équilibré qu'on ne l'imagine.

Des mouvements de foule gigantesques ont eu lieu dans toutes les grandes villes du pays : plus d'un million et demi dans la capitale, des centaines de milliers à Tchardjou et Enokhobod, les deux autres grandes villes du Nord, et plus de 100 000 à Orkodyr, Sürgün, Oltoï-Ata, sans pour autant exclure les villes de Ciskormalie, réputées plus conservatrices : Khorramshahr, Tarobaïn, Sanghar.

Le caractère spontané de ces manifestations, et la multiplicité des organisations de soutien démontrent une ferveur encore bien réelle de pans entiers du peuple pour leur souveraine.

Catégories de la population qui tendent vers un soutien marqué à Mamta Shakhan :
_ les musulmans de la confrérie de Naqshband, aile la plus conservatrice du mamtaïsme, mais non-moins zélée pour soutenir la reine, considérée comme la gardienne du socialisme islamique (via ses fervânes et atobaks musulmans) et bien-sûr, de l'unité du pays qu'ils chérissent particulièrement
_ les ethnies du Nord aux traditions semi-nomades : essentiellement les Chaïbano-qarlouks et les Syirs (tout sexe et tout âge confondu)
_ les minorités religieuses, en particulier les chrétiens nestoriens, les syirs chiites...
_ ...et les hindouistes apolitisés rajans du Sud, amoureux du Gandhari, et donc fier d'avoir à la tête du Karmalistan une femme hindoue d'origine janubo-tojike (gandharienne par sa mère)
_ les nouveaux pauvres des villes, issus de l'exode rural, massif depuis trois décennies
_ les femmes veuves, répudiées ou célibataires de toutes origines
_ les éleveurs nomades et semi-nomades chaïbano-qarlouks
_ les jeunes du Nord, très influencés par la culture janubienne et dont les yeux sont résolument tournés vers le Gandhari
_ les nombreuses membres de syndicats féministes.

Il semblerait que l'actuel dirigeant par intérim, Abdulmajid Saparmuratov, reçoive la confiance des manifestants mamtaïstes, qui se sont attaqués aux symboles du déobandisme, du Raj Dahar, des partis d'opposition conservateurs, mais aussi ceux des autorités karsaises (des portraits et effigies du roi Abdallah ont été brûlé en public).
Des drapeaux du Gandhari et portraits d'Ikna Omara ont été brandi en nombre aux côtés de ceux du Karmalistan et de Mamta, cela en remerciement du soutien infaillible de Bunaghar pour la souveraine karmale : une reconnaissance qui s'ajoute à une influence culturelle gandharienne de loin la plus importante auprès des jeunes, y compris turciques. On a également observé, selon les cortèges, la présence d'étendards de la Radanie (chez les Syirs nestoriens en particulier), ainsi que des drapeaux du Westrait, du Kaiyuan, du Makengo et d'Al Aqsa : la bienveillance de ces cinq États envers la reine disparue étant bien connu. Une hypothétique fuite de celle-ci vers l'un de ces pays serait donc immédiatement pardonnée et même comprise par ses partisans, en vue des circonstances. C'est en tout cas, l'un des messages envoyés, dans le contexte de rumeurs (pourtant encore infondées, et suspectées essentiellement par l'opposition) faisant état de sa fuite à l'étranger.

Mais une fois de plus, il convient de rappeler que ce schisme entre mamtaistes et anti-mamtaïstes n'est pas aussi simple et manichéen. On l'a déjà vu lors de nos études précédentes, toutes les femmes et tous les pauvres ne soutiennent pas Mamta Shakhan, loin de là.

Catégories de la population qui tendent vers une franche hostilité à Mamta Shakhan :
_ les élites rajans : aristocratie (Shivaji) et milieux d'affaire (Madhuri Banerjee)
_ les hindouïstes ultra-nationalistes (dont NPR)
_ les musulmans de l'école de Déoband (ultra-conservateurs)
_ les islamo-conservateurs non-affiliés de Ciskormalie et de l'Ala-Tau (soit une partie considérable de la population du Karmalistan, plusieurs dizaines de millions)
_ les musulmans libéraux du Sud
_ les femmes mariées musulmanes tojikes
_ les jeunes hommes tojiks de Ciskormalie
_ la jeunesse dorée au Raj Dahar
_ les nouvelles classes moyennes du Raj Dahar et de Sanghar
_ les cultivateurs sédentaires du Nord
_ les familles pauvres, agriculteurs et chômeurs tojiks de la Ciskormalie.

La virulente hostilité des populations de cultivateurs pauvres de la Ciskormalie rurale envers Mamta tient à la loyauté traditionnelle qu'ils attachent aux maliks (grande et petite aristocratie provinciale), ainsi qu'à leur dévotion religieuse, elle-même canalisée par des écoles musulmanes particulièrement conservatrices, dont celle de Déoband. C'est de celle-ci, et par-dessus toutes les autres, qu'est née le puissant mouvement contestataire de ces derniers mois.

Seules les prochaines élections (déjà reportées l'année dernière) détermineront laquelle des deux forces aura été la plus « forte » légalement (entendre : la plus nombreuse).
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Vladimir Ivanov
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Re: Informations (médias du pays)

Message par Vladimir Ivanov »

Parcham
15 août 2043

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L'Ölan peut-il couvrir les besoins du Karmalistan en cas d'embargo karsais ?


Photo ci-dessus : un ouvrier ölanais travaillant dans un site de forage à Kasrik, au sud-est du pays.

Immenses réserves stratégiques (RSP), houille, gaz et barrages fluviaux domestiques pour l’électricité (et bientôt réacteurs nucléaires), essence synthétique par liquéfaction de l'anthracite et de la houille pour les transports, projet de mise en exploitation des gisements de schistes en Chaïbanistan, réforme des transports avec hausse des méthodes alternatives aux véhicules à essence (train, tram, voitures électriques...), les solutions ne manquent pas au Karmalistan pour encaisser un embargo de pétrole de la part du Kars.
Cela dit, il va sans dire que sans pétrole, l'activité économique, sans être paralysée, pourrait ralentir considérablement, sous deux conditions indispensables :
_ si le gouvernement de Karagol choisissait de ne pas puiser dans les RSP par intérêt sur long terme,
_ si tous les autres pays du Monde refusaient de revendre leur pétrole karsais au Karmalistan.

Ces conditions, surtout la seconde, sont toutefois peu plausibles. Par conséquent, les risques d'un tel embargo, sans remplacement à l'export, provoquerait alors, à défaut d'un mythique et fantasmé "ralentissement des activités économiques", une forte hausse des dépenses. Cela pour deux raisons très simples :
_ le recours à l'essence synthétique via le processus de liquéfaction du charbon, méthode certes viable, mais beaucoup plus chère que l'achat de pétrole à un pays étranger
_ le rachat de pétrole karsais à l'étranger via des intermédiaires, et donc la hausse non-négligeable de la valeur du baril à l'importation pour le Karmalistan.

Pour éviter cette hausse sensible des coûts et un probable déficit de la balance commerciale (seules conséquences sérieuses envisageables d'un embargo karsais), le Karmalistan, on le sait, aura recours à son autre allié fidèle de la LIM, qui partage avec notre pays sa religion - l'islam, son groupe ethno-linguistique - turco-iranien, et son idéologie politique - le socialisme au sens large. Vous l'avez deviné, il s'agit de l'Union des Républiques Populaires d'Ölan.
La question se pose alors des capacités d'exportation de cet autre grand pays du Mahrarb.

Son PIB est de 175 milliards $. En tant que pays pétrolier, le recours au pétrole est donc privilégié pour l'énergie, avec d'inévitables gaspillages (propres à tous gros producteurs d'hydrocarbure). Mais le pays demeure essentiellement rural, l'un des plus pauvres du monde (le PIB/habitant à peine supérieure au Makengo) et sort d'une guerre civile qui ne s'est achevée qu'au cours de l'année 2039 : l'offre (extraction de pétrole) est plus aisée à relever après une guerre que la demande (consommation de pétrole en rapport avec l'industrie). De plus, cet État bénéficie de nombreuses centrales thermiques au charbon, elles-mêmes favorisées par une petite production locale et des importations d'autant plus nécessaires qu'il faut privilégier cette ressource pour la production d'électricité, afin d'exporter d'autant plus de pétrole, de loin la première source ölanaise de devises étrangères. Centrales au charbon auxquelles s'ajoutent des barrages hydroélectriques, dont le pays maîtrise le savoir-faire élémentaire. Sa consommation intérieure, sans pour autant la sous-estimer, est donc à relativiser.
[IRL, l'Ölan ressemble à l’Algérie : même PIB - quoique légèrement plus faible que cette dernière -, gros producteur d'hydrocarbures, population jeune et pauvre, pays désertique méditerranéen, tensions politiques fortes après une guerre civile récente. L'Algérien moyen est toutefois largement plus aisé que l'Ölanais.]
Au grand maximum, sa consommation intérieure s'élèverait donc à 170 millions de barils par an.
Sa production totale atteint, rappelons-le, 281 millions de barils par an.

La capacité d'exportation de l'Ölan est donc équivalente à 111 millions de barils. S'étant engagé à couvrir nos besoins en priorité en cas d'embargo, l'Ölan peut donc fournir au Karmalistan l'équivalent de 44% de sa consommation intérieure totale. Ce qui réduit considérablement les nécessaires re-importations étrangères (et donc le surcoût) de pétrole karsais à partir de pays tiers, cela alors même qu'une consommation des RSP pourrait s'étaler beaucoup plus progressivement, sur plusieurs années, voire plusieurs décennies.

Avec l'inéluctable mise en exploitation des puits de pétrole au Chaïbanistan conjuguée à la réforme des transports (le principal secteur consommateur en pétrole au Karmalistan, et de très loin) au profit du ferroviaire et de l'écologique (accords prévus avec l'Aiglantine et le Chikkai), le Karmalistan saura encaisser, sans trop de difficulté, une rupture de l'oléoduc géant entre notre pays et notre rival arabo-marharbi, malgré certes, une balance commerciale devenue très nettement déficitaire.

Quant à la récente prise de position de la Byrsa en faveur du Kars, soyons francs : celle-ci n'attendait qu'une justification pour choisir officiellement son camp. Les "révélations" non-sourcées de l'Estuary Times ne sont qu'une excuse à une ostracisation de notre État et une dislocation de la LIM prévue de longue date par le Kars. Notre prétendue programme nucléaire n'est qu'une excuse : la séparation était inévitable depuis l'été 2042, lorsque Mahra avait d'ores-et-déjà choisi de prendre le parti de l'opposition à Mamta Shakhan.
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Re: Informations (médias du pays)

Message par Vladimir Ivanov »

Shakhan'Anjar
2 septembre 2043

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L'ouléma islamiste dranafi al-Sistani, malheureusement très populaire chez les courants les plus traditionalistes de l'islam karmali.

Embargo karsais : vague de panique dans le pays


Ce qui oscillait jusqu'alors entre rumeurs de couloirs et secret de polichinelle, est maintenant avéré et officiel : le Kars, plus gros producteur mondial de pétrole, vient d'imposer à son allié et principal client, le Karmalistan, ce qui semble être un embargo sur le pétrole, ou du moins, formellement, une rupture totale du méga-oléoduc Tahab-Shahrtuz construit en 2039 et reliant nos deux pays.
D'une capacité de 400 000 barils / jour il fournissait jusqu'alors pas moins de 146 millions de barils par an, soit 57% des besoins annuels du Karmalistan en or noir.
La réaction karmale ne s'est pas fait attendre avec la rupture des exportations de minerai de fer et de titane, la multiplication des prix de l'acier à destination du Kars par trois, et la suspension de la coopération militaire entre les deux pays.

Néanmoins, force est de reconnaître que le Kars demeure en position de force. D'abord, il convient d'admettre que le Royaume pétrolier a marqué un point dans cette confrontation des titans : cet embargo de fait, a provoqué une vague de panique au Karmalistan, où les transports, secteur sensible et ô combien essentiel à la maîtrise d'un territoire au relief extrêmement accidenté, ont massivement recours au pétrole, que ce soient les vieilles voitures peu économes ou les très nombreux camions, bus et engins de chantier. Lesquels représentent littéralement le système sanguin de notre économie.
Effectivement, des heurts ont éclaté à proximité de stations services, tandis que certaines factions des islamo-conservateurs, particulièrement déobandis, sont de-nouveau sortis dans la rue pour condamner la "politique anti-musulmane" du gouvernement de Karagol, jusqu'à se réjouir ouvertement de la disparition de Mamta.

Les déclarations de l'ouléma dranafi très karsophile al-Sistani, dénonçant Mamta Shakhan comme ennemie de l'islam, exigeant la dissolution de la LIM, et appelant à un embargo pétrolier karsais contre notre pays, ont été entendu à Mahra... mais aussi au Karmalistan lui-même, où les militants du MRIL se sont une fois de plus confrontés aux mamtaistes dans de nombreux incidents plus ou moins violents en Ciskormalie et à Karagol.
La rupture des vannes d'un tuyau qui approvisionnait plus de la moitié des besoins karmali en pétrole n'arrangera certainement pas cette situation d'instabilité latente depuis 2042, cela dans un contexte des plus critiques, où Mamta demeure introuvable.

Heureusement, le Karmalistan ne verra pas son économie s'arrêter pour autant. Outre le charbon qui garantit l'essentiel de sa production d'électricité, ainsi que les réserves stratégiques en cas d'urgence - et l'essence synthétique issu du charbon, le Kars, Dieu merci pour Karagol, n'est pas la seule terre à or noir.
L'Ölan fournira donc comme prévu environ 111 millions de barils par an, cela au moyen d'un commerce maritime tout à fait banal, comme il en existe déjà entre le Kars et la Ventélie ou les Îles Unies. Les pétroliers de divers pavillons circuleront donc en continue entre les ports de Mezra et Daharpur toute l'année. Cela tandis que la mise en exploitation des puits de pétrole de schiste chaïbani par la CAAN avec l'appui ingénierial de Liangas, nous assurera un approvisionnement annuel supplémentaire de 140 millions de barils aux prix du marché à partir du 1er janvier prochain, soit de quoi couvrir la moitié de nos besoins de 2044. Enfin, la trentaine de millions de barils restants, si aucun acheteur n'est trouvé d'ici-là, ils seront importés de l'étranger (à Ennis et l'OCC en particulier) à partir de pré-exportations karsaises, même si beaucoup plus chers.
Il est également envisageable de voir Karagol se tourner vers un nouvel exportateur potentiel pour combler d'éventuelles déficiences de la part des livraisons ölanaises : le Tarnasa, géant algarbien qui produit actuellement 164 millions de barils par an, s'apprête à s'ouvrir au commerce mondial et a d'ores-et-déjà signalé son intérêt à remplacer le Kars pour combler nos manques en pétrole.

Quant à la fin des exportations de fer et d'acier au Kars, ils impacteront aussi à leur tour un pays dont la très forte croissance économique - donc industrielle et en BTP - exigera toujours plus de matériaux en acier pour ses constructions. L'écrasante majorité de l'acier utilisé au Kars pour ses armatures de gratte-ciels, ses véhicules blindés ou biens d'équipement industriels, est karmali.
Cela dit, cette rupture commerciale est à double tranchant : elle constituera un manque à gagner en devises étrangères qui fera cruellement défaut aux comptes du budget de l’État notamment pour l'année prochaine. Le Karmalistan devra impérativement se trouver d'autres clients majeurs pour exporter son acier, bien qu'il en soit déjà et de loin, le premier exportateur mondial.

D'un point de vue politique et social, cette crise - pour l'instant psychologique - pourrait de nouveau accentuer la polarisation, et aggraver sérieusement à terme, les tensions sociales. La voix de l'islam radical porté par l'ouléma pro-Kars d'al-Dranaf, al-Sistani (lui-même ayant des origines iraniennes / tojikes), très écoutée chez les déobandis karmali, est un autre avantage majeur dont dispose le Royaume pétrolier, berceau historique de l'islam, sur notre pays. Néanmoins, l'identité karmale a été forgé par une certaine "anti-arabité", ou du moins, cette aspiration à l'égalité stricte et rigoureuse entre musulmans d'origine arabe et musulmans non-arabes (particulièrement perses et turciques), cela dans le sillage de la dynastie des Abbassides contre les Omeyyades (ces derniers considérés comme des traîtres à l'islam dans notre pays).
Cet islam "abbasside" karmali, turco-perse, bâti en opposition à l'islam arabisant "omeyyade" occidental, a pour héritier, aujourd'hui, le socialisme islamique défendu par des musulmans comme Abu Bakr Safarali ou Akil Salimov, dont la piété religieuse, l'ascétisme et l'attachement à l'unicité divine contre toutes formes de relativisme ou de libéralisme, ne peut être remis en cause.

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