Informations (médias du pays)

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Vladimir Ivanov
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Re: Informations (médias du pays)

Message par Vladimir Ivanov »

5 février 2039
Parcham

Armement : une affolante pénurie qui vire à la comédie


Comment reconnait-on un fou ? Comment le définir ? Selon certains psychiatres ou philosophes, le "fou" est celui qui commet la même erreur, inlassablement, tout en ayant la capacité de ne pas la reproduire. Le fou est celui qui, en visant un objectif, a recours à une mauvaise méthode, qui n'aboutira jamais à l'objectif recherché, une fois, deux fois, trois fois et ainsi de suite, sans jamais prendre le recul suffisant pour se résoudre à arrêter ce gaspillage d'énergie.

En début 2038, le Commonwealth a annoncé son souhait d'acheter à l'étranger des navires et des avions... aucune réponse délivrée à ce jour.
Le Karmalistan a lancé un appel d'offre de DCA, il n'eut droit qu'au dixième de sa demande.
L'Aurora a réclamé des navires d'assaut amphibie, un seul s'est manifesté, mais on ne lui a pas proposé le bon produit.
Lorsque l'année 2038 s'achevait, l'Ennis, à son tour, a souhaité acquérir des avions, des hélicoptères de combat, des croiseurs et des sous-marins, au choix ! ...pas l'ombre d'un catalogue.
Seule la Vasconie a rencontré un certain succès, en parvenant à acheter... 3 frégates au Caeturia... pour un délais d'une année entière.
En ce début d'année 2039, c'est maintenant le Lébira, pourtant première économie mondiale dans un monde particulièrement touché par la pauvreté, qui s'est lancé dans un appel d'offre ouvert pour n'importe quel type d'arme et n'importe quelle quantité ; autant crier dans un désert.
Plus récemment encore, le Berlim a du se contenter de 15 unités achetées sur les... 193 demandées.

Autant dire que l'acharnement de certains gouvernements en matière de remilitarisation par voie commerciale ne mène à rien : force est de constater que l'offre est quasi-nulle. A la pénurie de production, laquelle ne parvient même pas à subvenir aux besoins des États, s'ajoute l'absence quasi-totale d'exportation. Si ce n'est un compte-gouttes d'unités obsolètes... cela tandis que ces "gros lots", directement issus des arsenaux de certaines armées vieillissantes cherchant à se débarrasser de matériel désuet, se cantonnent à des contextes exceptionnels (extrêmes tensions) qui eux-même, se raréfient.

Exceptées les crises valaryane et hachémanienne, qui sont avant-tout intérieures, ou bien encore les chamailleries halieutiques entre la Dytolie et l'Uural-Livimaa, les tensions internationales diminuent. Certains pays en froid se réconcilient ou se découvrent cordialement. Les autres préfèrent s'ignorer plutôt que s'affronter.

Voilà donc un bien curieux phénomène : malgré une demande inexistante et un apaisement politique international généralisé, les appels d'offre militaires se multiplient.
Après tout, avec la publication officielle du lancement d'un programme nucléaire militaire, avec la production massive de missiles balistiques par des gouvernements -insulaires ou littoraux !- qui vraisemblablement espèrent s'imaginer en sécurité en cumulant des armes au rôle tant tactique que stratégique absolument dérisoire (et archi-nul en mer), ou encore la déferlante de condoléances catastrophées pour une simple attaque virtuelle, le Monde, ou plutôt devrait-on dire, le Simpomonde (pour "monde simulé"), n'est plus à ça près. Tout a bien changé depuis l'ère de l'Hégémonie.
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Vladimir Ivanov
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Re: Informations (médias du pays)

Message par Vladimir Ivanov »

7 février 2039
Seh-rang Beyragh

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L'autre géant céruléen


Au cœur de la Cérulée, située pile sur la route maritime qui sépare Cartagina de ses deux dépendances dytoliennes, se situe une île administrativement solitaire, de superficie relativement modeste, et peuplée d'une trentaine de millions d'habitants seulement, faisant d'elle un "pays moyen". Cet État insulaire "moyen" est d'ailleurs souvent snobé par les médias des autres pays, ou tout simplement ignoré. Et pourtant... il n'est pas abusif d'imaginer à l'avenir une débaptisation de la "Mer céruléenne" au profit de "lac" portant sa gentilée, ou tout du moins une "synonymisation" (s'il nous ait permis d'employer de néologisme) entre ces deux adjectifs.
Il s'agit du Principat caskar.

Quand on parle du Caskar, on pense à cette course à la hauteur jusqu'à l'absurde (modification de dernière minute des plans du gratte-ciel en question pour faire face à la concurrence). On pense également à cette récente affaire Kourtchenkos-Baxter, qui soulève de nombreuses critiques tant au Westrait à l'égard du dernier (mais fut sanctionné), que partout ailleurs, à propos des "mœurs légères" de la première, qui n'aident pas en terme de crédibilité politique et diplomatique.

Ces "mauvais points" rappelés, allons maintenant au-delà des snobismes journalistiques. Nos experts se sont donc penchés sur son statut réel.

Le Caskar est d'abord une très grande puissance militaire. Il dispose ni plus ni moins de la plus puissante marine de guerre du Monde, laquelle est bien supérieure à celle des trois suivants sur le podium (Aurora, Dearmad et Valdaquie). Pour s'en donner un aperçu, notons que la flotte caskare pèse en valeur autant que les marines cumulées de l'Ennis et du Lorthon. Par ailleurs, le Caskar ne fait pas partie de ces pays qui cumulent les porte-avions sans pouvoir les utiliser : ses escadres aériennes sont les 2ème du monde, elle est équivalente aux aviations réunies de l'Ennis et du Berlim. Quant à ses effectifs humains et matériels terrestres, hors-Hachémanie et Valaryan léthargiques, elle est, là encore, sur le podium aux côtés du Karmalistan et du Caeturia.
Le Caskar pourrait battre et conquérir le Lébira à 4 reprises, qu'il lui resterait encore assez de forces pour se défendre. En plus de l'aisance du procédé, elle annexerait ainsi une nation qui lui procurerait suffisamment de richesses pour restaurer toutes ses pertes et s'élever au rang de superpuissance.

Outre l'aspect militaire, le Caskar est aussi une puissance énergétique majeure. Leader mondial de la production de pétrole off-shore, il en est -et de loin- le second plus gros exportateur mondial. Deux fois plus de barils sortent des puits caskars qu'aux îles Lorthon.
Mais le commerce ne se limite pas qu'aux échanges de matières premières ou de biens de consommation. Le Principat insulaire de Cérulée a bâti un véritable empire financier à travers l'Empresio Commissionaris, une multinationale techniquement indépendante, mais de facto proche du pouvoir caskar, à la tête d'un vaste réseau de filiales industrielles répandues dans au moins douze pays différents : Teikoku, Eashatri, Aiglantine, Tlalolctitlal, New Eden, Lorthon, Bykova, Caeturia, Liang, Gänsernberg, Ennis et Karmalistan (Raj Dahar). Auxquels s'ajoutent théoriquement le Posun. Cette exportation massive de capitaux, si elle est bien-sûr donnant-donnant, et juridiquement indépendante du pouvoir caskar, n'en demeure pas moins un formidable levier de pression diplomatique, moyen d'enrichissement autant que vecteur d'influence de l'île sur le reste du Monde.
Plus généralement, le Caskar, pourvu d'un PIB frôlant les 100 milliards $, est listé dans le top-10 des puissances économiques mondiales.

Puissance militaire et énergétique majeure, géant économique massivement exportateur de capitaux, hub commercial aérien et maritime pour toute la région céruléenne en vertu de sa position stratégique, le Caskar est aussi un véritable paradis technique, où son savoir-faire en matière de construction aéronautique (avions de transport), d'exploitation off-shore et de microélectronique et informatique (composantes électroniques, systèmes d'exploitation...) lui donnent une réputation telle que de nombreux pays s'arrachent ses exportations de service ou de transfert technologique (tel que le Dahar, qui reçoit son aide en matière électronique via le Commission et son organe qu'est l'Empresio).

Alors certes, l'absence d'alliés stratégiques fiables ou d'adhésion à une organisation d’États nuance cette analyse au sujet de la puissance caskare. Néanmoins, étant donné la facilité à laquelle certains États (pour ne pas les nommer) usent à tort et à travers des clauses de traité mentionnant une promesse "d'assistance militaire en cas d’agression d'une des deux parties", il est à se demander si celle-ci n'est pas décrédibilisée, en regard des expériences militaires passées où de nombreux "alliés" n'ont pas hésité à abandonner les "leurs" lors de conflits armés, craignant davantage pour leur propre sécurité que pour leur crédibilité internationale. Une fatalité, à laquelle on peut encore ajouter ce fameux piège, que cette forme de clause peut représenter pour des pays qui n'ont absolument pas l'intention de participer à un conflit qui ne les concerne pas.

En raison de l'importance techno-militaro-économique de cet État, mais aussi de l'incertitude qui règne encore sur sa diplomatie, le clivage en trois factions que connaît actuellement l'île, pourrait bien être déterminant quant à l'avenir géopolitique si ce n'est du Monde, du moins de la région céruléenne. Rappelons-les.
- traditionalistes : "Ventéliens féodaux", avocats de la tradition (méfiants à l'égard de la modernité), favorables au confédéralisme et pour l'établissement d'une doctrine de neutralité autarcique ;
- unionistes : "Modernistes", disciples de l'ancienne Grande Duchesse (la défunte Alexandra), favorables au centralisme, au développement industriel, à l'expansion commerciale et au rayonnement diplomatique de l'île ;
- fondamentalistes : "Hellénistes nationaux-capitalistes" issus de la haute bourgeoisie grecque, souscrivent à une "démocratie raciale de marché" (pro-grecque), méprisant tant à l'égard des "métèques" (surtout des orientaux musulmans ou ventéliens) que des chômeurs ou travailleurs pauvres.

Si le point de vue unioniste demeure le plus répandue dans la société caskare, il est en perte de vitesse au profit des deux autres : la tendance qui semble avoir pris le dessus au sommet du pouvoir semble être celle des traditionalistes en la personne des Kourtchenkos, cela tandis que la faction très réactionnaire des "fondamentalistes" est probablement la plus ascendante.
Cette évolution témoigne ainsi d'une forte polarisation politique au Caskar, où les deux factions les plus hostiles sur le plan de la doctrine (ventéliens neutres-traditionalistes contre grecs nationaux-capitalistes) s'affronteront dans un pays encore façonné par les souvenirs et l'héritage du règne de la Grande Duchesse Alexandra.

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L'Empresio Commissionaris, instrument stratégique de la puissance caskare.
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Re: Informations (médias du pays)

Message par Vladimir Ivanov »

27 février 2039
Parcham

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Makengo : du pillage impérialiste à la conscience de classe ?


Dieumerci Aboki, Ministre des Affaires étrangères de la République démocratique du Makengo, a donc rencontré en personne sa majesté la reine Mamta Shakhan à Khorramshahr en Ciskormalie centrale.
Il n'est pas anodin que cette visite se soit déroulée dans la capitale mondiale de la tapisserie : contrairement aux autres rencontres, c'est la collaboration culturelle, et horizontale, qui fut mise à l'honneur.
La visite fut couronnée de succès... avec ceci dit, chose curieuse, l'égal intérêt des deux pays.

Situé au Sud de l'Algarbe, le Makengo, fort de ses 54 millions d'habitants, est la seule puissance noire du Monde, et plus grand pays du continent.
Il compte parmi ces grandes nations qui, dotées de fantastiques richesses naturelles, sont victimes de la plus tragique des misères.
Le quart de la production mondiale d'or, le tiers de l'extraction de manganèse, le dixième de la production de diamant, de zinc, de lithium, sans oublier le charbon et le platine. Et pourtant, la population est six fois plus pauvre (814 $) que la moyenne internationale (près de 5000 $).

Ce paradoxe porte un nom désormais largement popularisé : c'est la « malédiction des ressources naturelles ». Selon ce principe, la présence inhabituellement élevée de richesses dans le sous-sol d'une nation la rendrait sujette aux guerres civiles et aux appétits impérialistes étrangers.

Mais force est de constater que cette malédiction n'est jamais systématique, ne touchant qu'une catégorie particulière d'États pourvus de ces ressources. Leurs présences ne sont donc qu'un facteur, qui ne se suffit pas.

Le fait est que le Makengo a été victime d'une "course au partage" des grandes puissances, régie par la loi du premier arrivé. Et ce premier est l'Ennis.
Armé d'un certain recul (le partage impérialiste international des richesses du Makengo s'étant presque achevé) on pourra résumer la situation ainsi, du plus récent au plus ancien :

VALDAQUIE
_ détient en partie la production de diamant
_ récolte 35% des profits tirés de son exportation
_ dispose d'un moyen de pression militaire directement sur place (base militaire)

BERLIM
_ détient la production de zinc et de lithium, pour une durée renouvelable de 5 ans
_ récolte 55% des profits tirés de leur exportation
_ dispose d'une accessibilité militaire spéciale au Makengo (présence quasi-permanente de troupes berlimiennes)

KARS
_ détient le port de Lunda, par où transitent toutes les ressources naturelles exportées du pays, pour 10 ans renouvelables (majorité des actions de la société propriétaire "Sodepolu" : 51%)
_ détient une part minoritaire (49%) dans une société -"Soderag"- gérant l'exploitation et l'exportation agricole du Makengo (banane, canne à sucre, café, cacao, thé, palmier et coton)

ENNIS (État et hommes d'affaires ennissois)
_ détient la totalité de la production d'or, de platine, ainsi que la moitié du manganèse, pour une durée renouvelable de 10 ans
_ récolte 66% des profits tirés de l'extraction-exportation aurifère, celles du platine et du manganèse
_ dispose d'un moyen de pression militaire directement sur place (base militaire)

On distingue dans ce partage deux "groupes". Celui qui ramasse le jackpot dans le premier, et les autres.
Le Kars se contentera (quoique habilement) du contrôle du très stratégique port de la capitale. Néanmoins, on remarquera l'absence d'ingérence militaire karsaise, et le fait que la population de la monarchie musulmane et pétrolière, souffre de toute façon d'un niveau de vie avoisinant celui du pays partenaire (env. 900 $ / hab). Les berlimiens et valdaques sont quant à eux seulement... "moins pauvres" (de 1500 à 1900 $, soit encore nettement inférieur à la moitié de la fortune moyenne d'un Terrien), et doivent se contenter de ressources aux réserves proportionnellement très limitées (diamant, zinc et lithium) en comparaison de l'or ou du manganèse.
L'Ennis en revanche, en plus d'être le grand vainqueur du partage en terme arithmétique, est un cas à part.
S'accaparant les ressources les plus névralgiques à l'économie du pays, voire mondiale en tenant compte des immenses réserves (or et manganèse, dont le Makengo est leader mondial), cela avec un taux de profit inégalé des deux tiers (2x33%), l'Ennis a frappé fort en tant que "premier arrivé". Quant au très rare platine, autre propriété ennissoise, sa valeur est en très forte hausse en comparaison du diamant (Valdaquie), qui à l'inverse est victime d'une crise de surproduction.
S'accaparant les trois ressources stratégiques les plus vitales pour l'économie du pays, cette île au revenu moyen par habitant 19 fois supérieur (!) aux makengais, n'a pas besoin de développer d'infrastructures pour le bien-être d'une population déjà repue. Le pillage du peuple le plus pauvre de la planète se fera donc au profit des caprices des actionnaires de la société Todhchaí C.G.A., des empires financiers d'oligarques véreux et bien-sûr, de la remilitarisation d'un pays à l'armée déjà surpuissante, et à la tête de la défense d'une organisation internationale crainte et reconnue, la CND.

Face à une telle ivresse de pillages de populations dix-neuf fois plus pauvres par des oligarques, des politiciens et des officiers généraux, justifié par un "win-win" des plus brumeux, on est en droit de se demander si la situation durera bien 10 ans... du moins sera-t-elle renouvelable une fois la décennie passée et les investissements nécessaires (transferts de capitaux et technologies et recherches propres) réalisés ?

L'adjectif "démocratique" présent dans le nom officiel du pays, le marteau et la houe sur le blason, la bande rouge en mémoire du sang versé pour l'indépendance et l'étoile jaune sur le drapeau... (qui officiellement se contente, avec neutralité, de représenter les "richesses du pays"...) tous ces symboles ne tarderont pas à prendre le sens qui leurs sont dus, une fois les conditions objectives réunies pour la conscientisation révolutionnaire du peuple makengais.

Ce jour-là, c'est l'Ennis qui tremblera.
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Message par Vladimir Ivanov »

28 février 2039
Shakhan'anjar

Coupe du Monde : mission accomplie !

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Composition de l'équipe de football du Karmalistan (hors remplaçant) : quatre tojiks (iraniens orientaux), deux rajans (indo-pachtounes), deux britons du Dahar, deux qarlouks (ouzbeks) et un bykovien d'Orkodyriane (slave)


La défaite face à la Vasconnie était attendue. De ce fait, le coup infligé au moral d'une telle défaite resta largement supportable.
Néanmoins, perdre ainsi (4-0) dès le premier match, aux yeux du Monde entier, sur notre propre sol, a suscité de virulentes critiques... au Raj Dahar, en particulier dans les milieux médiatiques et les élites libérales-conservatrices séparatistes.

Mais c'était sans compter la capacité de résilience de notre équipe multiethnique. Quatre tojiks, deux rajans, deux qarlouks, mais aussi deux britons du Dahar et un bykovien d'Orkodyriane (Nord). La surreprésentation de minorités d'origine étrangère (dytoliens et slaves) rappelle en effet le manque d'intérêt des "nationaux / autochtones" pour ce sport d'importation occidentale ; du moins jusqu'à la vieille de l'organisation de cet évènement.
Un sport méconnu, une équipe sous-financée et encore peu expérimentée en comparaison des autres géants du football, une humiliante défaite en match d'ouverture... et les élites daharanes qui surfent sur celle-ci pour renfoncer publiquement les joueurs karmali qualifiés avec mépris "d'amateurs". Tout commençait donc vraiment très mal.
Néanmoins... à la défaite cuisante mais prévisible face à la redoutable Vasconie, le Karmalistan est parvenu à vaincre le Caskar 2 buts à 0, pourtant lui-même vainqueur de la Vasconie quelques jours plus tard ! Ne restait alors que le Katherina, qui fit jeu égal avec le Caskar le premier jour de l'évènement. Ce fut chose faite : la victoire 2-1 de notre pays face aux Olgariens scella notre meilleure performance dans l'histoire du football.
Certes, le groupe fut catégorisé comme "facile". Facile à dire pour des ressortissants étrangers qui oublient de préciser que le point de vue de la "facilité" est particulièrement relatif. Avec une moyenne de note située à 6,7... il est facile en effet d'invoquer la "facilité" pour le groupe A. Mais cette facilité n'a d'intérêt que pour la Vasconie, archi-dominateur du groupe. En comparaison de cette moyenne proche de 7, la note du Karmalistan est nous le rappelons inférieure à 2 (1+1 de bonus d'organisation accordée par les experts), soit la seconde pire des 32 équipes en lisse, après le Caskar. Caskar (note de 0) qui réussit le prodige de vaincre l'équipe archi-favorite de la Vasconie (note de 10) ! Face au surprenant État insulaire, et au Katherina qui détenait aussi la note de 2... rien n'était joué d'avance !

La qualification pour les huitièmes de finale à la coupe du Monde annonce tout simplement la victoire au sens propre : record historique en effet, nous ne pouvions espérer mieux. Le but ultime que s'était fixé les Karmali est ainsi atteint : la fraternité karmalo-daharane prend sa revanche face aux séparatistes.
La reine Mamta, qui a d'ores-et-déjà félicité l'équipe nationale karmale, rencontrera dès demain personnellement les joueurs.

A l'étranger, cette coupe du Monde a réservé par ailleurs quelques surprises : le Caeturia pourtant parmi les cinq principaux favoris, n'a pour l'heure remportée aucun match, et se trouve dans la liste des éliminés potentiels, bien qu'il l'emportera très vraisemblablement face au Sengaï. Le Txile, l'Estolie et le Westrait, les trois favoris de leur "groupes de la mort" respectifs (en effet particulièrement difficile avec huit équipes à note de 8 ou plus), sont tous en position très défavorables, et pourraient bien de ne pas entrer en huitièmes.

Par ailleurs, si par un autre exploit invraisemblable, le Kaiyuan est qualifié à son tour en battant le Berlim (note de 10...), alors le Karmalistan sera, avec le Kaiyuan, la plus surprenante de toute relativement à son niveau, de loin le plus faible des 16 équipes qualifiées.
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Message par Vladimir Ivanov »

9 mars 2039
Shakhan'anjar

Brèves

L'ex-roi d'Hachémanie assassiné
_ Il y a déjà près de trois semaines, l'Illythie a annoncé le décès d'un curieux expatrié : Rashid Ier ben Qabus al Massoud, ancien roi d'Hachémanie. Jeune et dynamique, voire arrogant selon ses détracteurs, on lui doit une diplomatie agressive, une politique de modernisation autoritaire, le bombardement meurtrier du Dahar (800 civils tués) et du Mahajanubia, ainsi que la très polémique construction de casinos sur l'un des principaux lieux saints de l'islam.
Il avait fuit son pays -in extremis- après une révolte populaire islamiste (dit-on à l'initiative du Karmalistan, en riposte à ses agressions militaires). Cherchant à obtenir l'asile politique en Luciférie (l'ELA esclavagiste faisait partie des fidèles alliés de l'Hachémanie), afin d'y obtenir une protection suffisante, il se contentera finalement de la très touristique colonie lébirienne d'Illythie, où Rashid, amateur de show-biz, avait déjà passé ses vacances. Vivant en exil jusqu'à ce jour gaiement dans une luxueuse villa au cœur du continent noir, accompagné de son cortège de gardes du corps et de domestiques (en particulier de très jeunes garçons... achetés en ex-Algarbe luciférienne voisine...), il fut victime le 27 février dernier, d'un attentat lui ôtant la vie.
On n'en sait peu pour le moment, si ce n'est l'usage de pistolets semi-automatiques par des assassins qualifiés de "terroriste" par les médias. L'un d'eux a pu être neutralisé, il serait d'origine orientale.

Développement d'un système d'exploitation
_ Après s'être concurrencés des années, les technopoles d'Alipur et de Tshirshik ont décidé, sous le parrainage du célèbre Shaul Khairajul, de joindre leurs efforts dans le but de concevoir le premier système d'exploitation entièrement karmali. Baptisé "Sharandj", il assurera la gestion de nombreux programmes indispensables à l'informatique, tel un navigateur, un éditeur de texte, un client mail, un lecteur audio et vidéo, ainsi que certains jeux et autres logiciels plus avancés. Sa configuration minimale nécessitera 256 méga-octets de mémoire vive, 3 giga-octets d'espace disque et un processeur d'une puissance de 800 méga-hertz. Néanmoins il va sans dire qu'il restera très loin en terme de performance et de complexité en comparaison des modèles avancés de l'Aurora ou du Jernland. D'autres projets de conception d'OS ont cours à Sujawal et Ahmadabad, dans le cadre de programmes communs avec des chercheurs aurorans et des investissements de l'Emprosia.
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Re: Informations (médias du pays)

Message par Vladimir Ivanov »

14 mars 2039
Seh-rang Beyragh

Nouvelles Routes de la Soie : une guerre économique contre l'Occident ?


Après la première interview explicative, répondant aux doutes à propos de la rentabilité du projet, nous ré-interrogerons le docteur Bekzat Igilik, mais désormais sur le fond du problème plutôt que sur la forme.

_________________________

Pourquoi le projet des Nouvelles Routes de la Soie suscite-t-il tant d'aigreur ?

Prenons un peu de recul.
D'autres organisations ont été créé avant nous, sans susciter autant de polémiques. Certes, l'OOD (aujourd'hui à nouveau en déclin) a été accusé d'être l'instrument du Txile pour isoler le Caeturia. Certes la CND a été accusé d'ostraciser d'autres puissances dytoliennes, dont le Lébira, l'Aurora et le Commonwealth. Mais il semblerait que le projet des NRS, pourtant nettement moins "tribal", nettement moins militariste, soit l'objet de critiques autrement plus véhémentes et surtout, persistantes, en comparaison de sa fonction surtout commerciale et pacifique.
Alors qu'il fut démontré que l'essence même de cette nouvelle organisation, soit la majorité des liaisons terrestres et lacustres constitutives de celui-ci, serait rentable aux entreprises, certains continuent de ressortir, tels des mantras, exactement les mêmes critiques.
La question est donc maintenant de savoir pourquoi. Certainement parce qu'ils en ont peur. Et que cette peur dévoile justement son potentiel prometteur.

Pourtant, à moyen/long terme, les NRS profiteront à tous les pays alentours (y compris le Jernland, le Bykova ou l'Uural-Livimaa, qui bénéficieront de l'axe Sud-Nord du projet), et surtout, elles ne remettront pas en cause le commerce maritime. La seule menace réelle portée par ce projet est de réduire sensiblement dans la région, la capacité de nuisance militaire des innombrables et gigantesques flottes de guerre qui parcourent les Océans. Les membres de l'Entente Trans-Touranienne réduisant leur dépendance au monde maritime.
Néanmoins, même si le projet, grâce à ses contrecoups naturels, profitera en dernière instance, y compris à des pays comme le Lébira par exemple, la peur quasi-maladive du gouvernement de ce dernier s'explique par le fait qu'il ne sera plus le centre névralgique du commerce mondial. Ce sera désormais moins le Lébira qui contribuera à la prospérité comme source de la croissance mondiale, que la croissance mondiale, et trans-touranienne, qui contribuera comme source de celle du Lébira.
La NRS est donc, sur le plan purement commercial, un projet gagnant-gagnant pour tous. Mais il faut admettre l'existence de ce paradoxe, à savoir que le projet pourrait nuire en terme stratégique, sur long terme, aux thalassocraties, leur pouvoir de nuisance militaire aéronaval et finalement économique diminuant alors même qu'ils récolteront les fruits du développement de nouveaux marchés sur le supercontinent ptolémaïque.

La Cybistrie peut-t-elle sérieusement rejoindre l'organisation, comme elle le souhaite d'une manière ou d'une autre ?

Contre toute attente, ma réponse est oui ! Du moins, en théorie.

La Cybistrie, comme pays de nature orientale et même relativement continentale, à la fois grecque et turque, située entre la Marquézie et la Dytolie, constitue, à l'instar de l'Estolie, un élément majeur non-seulement de la civilisation dite "trans-touranienne", mais aussi des routes terrestres reliant Janubie et Ventélie à la Dytolie. Notons ces points communs culturels fondamentaux qui la lient avec son voisin estolien, mais également avec le Karmalistan, qui, nous rappelons au passage, fut le réceptacle d'une forte influence grecque sous l'Antiquité. D'un point de vue culturel comme géographique, la Cyybistrie comme Karmalistan sont tous deux imprégnés d'innombrables galeries souterraines naturelles ou semi-artificielles.

Malheureusement, en dépit de ces atouts majeurs, la Cybistrie est gouvernée par une élite sinon peu recommandable, du moins difficile à cerner dans les intentions réelles. Grecque et panhellenique, elle ne semble pas être parvenue à réconcilier sa population, notamment vis à vis des Turcs. Peut-être n'est-ce là même qu'un euphémisme, puisqu'on doute sérieusement que cette harmonie multiethnique fasse partie de leurs desseins.
Contre la Valdaquie voisine qu'il exècre par-dessus tout, et contre le Karmalistan probablement toujours considéré comme le "seul pays musulman du Monde", l’État de Cybistrie croyait pouvoir se mettre le Kars dans la poche, en misant sur l'hypothèse que ce royaume jouerait le rôle d'une Hachémanie 2.0, une sorte "d'État harki" pétrolier, musulman sur papier, anti-musulman de facto. Cela tant contre le très fantasmé "péril islamique karmali" (crainte irrationnelle et dénuée de toute crédibilité depuis la victoire de la gauche et le renforcement des pouvoirs de la reine à Karagol en 2037), que contre l'hégémonisme valdaque, érigé en menace prioritaire, cela avant-même qu'Albarea ne l'accuse -à juste titre- de suivre aveuglément les injonctions de Carthagina.
Seulement voilà, les Karsais sont musulmans : ils n'accepteront pas que le Lébira, se faisant passer pour leur ami contre les dangereux "anti-occidentaux" (!) valdaques et karmalis, leur envoie une missive diplomatique insultant l'islam de "cancer" pour l'Humanité (NDLR : en référence à la missive diplomatique islamophobe envoyée par le Lébira à son allié hachémnien, sensé être musulman...!), cela pour justifier leur alliance mutuelle.

Certains n'ont pas encore compris que la participation de pays musulmans à de grandes alliances anti-musulmanes est terminée.

Quelle position du Karmalistan dans ces nouveaux enjeux en Cérulée ?

La position très délicate du Karmalistan dans ces enjeux régionaux céruléens, est en effet des plus curieuses.
Nous avons d'un côté, la Ligue de Lébira, alliée du Commonwealth et proche des intérêts de l'Aurora, ayant en commun leur hostilité commune à la CND et à la politique valdaque. Informellement, comme par la force des choses, la très islamophobe Cybistrie fait partie de ce club.
De l'autre, nous avons la CND, dont la Valdaquie, également membre de l'Entente Tran-Touranienne, aux côtés du Kars et du Karmalistan. Ce dernier qui pourtant est un désormais "vieil" allié stratégique tant de l'Aurora que du Commonwealth !
Ce genre d'imbroglio géopolitique est un phénomène qui s'apprête à devenir de plus en plus courant au fil de la multiplication des traités diplomatiques se promettant "assistance militaire mutuelle" : il faudra bien s'y exercer en s'adaptant en fonction des intérêts et, espérons-le, de la justice ou de la paix.

Guerre improbable, paix impossible : assistera-t-on a une guerre commerciale entre l'Orient et l'Occident ?

Si une guerre commerciale éclate, elle ne relèvera pas de la responsabilité des NRS. Celles-ci ont pour fonction de connecter les marchés entre-eux et d'en développer la trajectoire elle-même, cela de façon à la fois décentralisée (liaisons par le bas) et coordonnée (d'où l'Entente Tran-Touranienne).
Notons qu'en matière d'anti-occidentalisme, à l'ETT, on a connu pire : la Valdaquie est membre de la CND, alliance "occidentale" par nature. Tandis que le Karmalistan est à peine moins ouvert sur le monde occidental (des accords diplomatiques et/ou commerciales existent avec le Caeturia, les Lorthon, l'Aurora, la Britonnie, le Berlim...). Même remarque avec le Kars, l'Estolie, et même le plus "oriental" Liang.

La guerre commerciale ne pourra être déclarée que par le Lébira, qui est assez puissant pour la mener en tant que première économie mondiale. Mais son utilité et ses prétextes ne pourront être que rigoureusement politiques.
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Re: Informations (médias du pays)

Message par Vladimir Ivanov »

23 mars 2039
Shakhan'anjar

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Les trois vainqueurs de la Coupe du Monde : Valdaquie, Caeturia et Karmalistan


La Coupe du Monde s'est donc déroulée sous les meilleurs auspices pour s'achever sans aucun incident grave, cela malgré un contexte tendu entre séparatisme daharan et foyer insurrectionnel islamiste renaissant au Pradishar voisin (province du Sud-Est).
Trois pays s'y seront particulièrement distingués selon les facteurs : la Valdaquie, le Caeturia et le Karmalistan.

La coupe revient incontestablement au Caeturia. L'équipe olgarienne s'était lancée dans la compétition avec une certaine maladresse, en se retrouvant troisième de sa poule après son match nul avec l'Aurora et sa défaite contre... la Valdaquie, future finaliste ! et de loin la première de son groupe. Sa victoire 3-0 face au Sengaï, le plus faible de la poule, a permis au Caeturia d'accéder de justesse en huitièmes. Après cette performance moyenne, c'est la victoire face au Kars qui lui a redonné confiance. Néanmoins, la malédiction se poursuit aux quatrièmes de finale : l'excellent Valaryan, vainqueur du Txile, du Livimaa et bien-sûr malheureusement, du Karmalistan, lui oppose une farouche résistance, au point que l'égalité aux 90 minutes réglementaires les oblige à une prolongation de 30 minutes, sans succès là aussi. C'est donc seulement lors des tirs au but que le Caeturia l'emporte grâce au raté d'un valaryan épuisé. La victoire écrasante face à un Teikoku plus faible, n'inspire guère plus de confiance face aux redoutables Tricolorii, de loin les meilleurs en terme de résultat. Invaincus, le parcours des valdaques est resté sans faute tout le long de la compétition, écrasant tour à tour parmi les plus grands des favoris : Dearmad, Vasconie et l'incroyable Ennis !
La finale est donc une surprise. Contre toute attente, les engrenages de la machine à buts Valdaque, la plus performante de la compétition, se sont bloquées.
En définitive, Caeturia qui a pris sa revanche sur la deuxième, et Valdaquie, cumulant les meilleurs résultats, sont les deux grands gagnants sportifs de cette Coupe du Monde 2039.

Le Karmalistan, écrasé lamentablement par la Vasconie lors du match d'ouverture (4-0), puis par le Valaryan en huitièmes (6-1 !), s'en sort finalement pas trop mal : pour une équipe considérée comme "très faible", à l'expérience et au financement plus qu'insuffisants, sa qualification aux huitièmes fut une incontestable surprise et bonne nouvelle. On peut considérer que l'objectif fut atteint, et cela est bien assez pour une population qui connait encore à peine ce sport.

Mais là n'est pas la principale victoire karmale.

Outre ce résultat sportif satisfaisant pour le pays, la victoire est aussi politique : aucun acte de terrorisme, aucun incident grave ou trouble sécuritaire ne vînt perturber la compétition. De ce fait, Mamta Shakhan a envoyé un signal fort tant à la province séparatiste qu'au reste du Monde : le pays, déjà parmi les plus importantes destinations touristiques du Monde (certes, surtout au Dahar), a montré sa capacité à garantir l'organisation d'une compétition internationale majeure en toute sûreté, y compris sur les sites potentiellement "sensibles" de Sanghar et de Tarobaïn.
Les dépenses, en rénovation d'infrastructures et sécuritaires furent naturellement énormes : mais les rentrées massives de devises étrangères et l'image renouvelée du pays, jusqu'alors ternie par les islamistes, la guerre civile larvée et le perpétuel conflit politique entre Karagol et Hyperabad, permettra à la reine karmale de retrouver confiance en elle, confortée dans sa politique audacieuse de développement social et économique.
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Message par Vladimir Ivanov »

25 mars 2039
Shakhan'anjar

L'Entente Trans-Touranienne...
ou les Nouvelles Routes du Cuivre


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Le cuivre, n'est pas surnommé "l'or rouge" par seul besoin littéraire. Ce métal ductile jusqu'à la malléabilité, facile à désoxyder puis à recycler après usage, résistant à la corrosion marine et atmosphérique, est apprécié par l'Humain depuis des millénaires. Désormais indispensable à de nombreux alliages industriels, il doit sa réputation avant-tout à ses excellentes propriétés de conduction thermique et de conductivité électrique.

Sans compter les alliages qui absorbent à eux-seuls déjà une bonne partie de la demande mondiale, son usage direct s'étend aux secteurs suivants :
_ d'abord, surtout jadis, dans la bijouterie, les pièces de monnaie et les biens de consommation (ustensiles de cuisine, instruments de musique...)
_ compléments alimentaires et fongicides chimiques pour l'agriculture
mais aussi et surtout :
_ équipements électriques et électroniques (20% de teneur en cuivre en moyenne !)
_ réseaux câblés, microprocesseurs et batteries dans les télécommunications
_ construction de bâtiments avec radiateurs et échangeurs de chaleur, tuyauterie d'eau, toitures... plus œuvres architecturales (statues...)
_ construction navale (grâce à son exceptionnelle résistance anti-corrosion)
_ transports avec réservoirs et refroidisseurs d'huile, hélices et divers composants électro-mécaniques,
_ machines-outils et produits d'équipement (telles que les plateformes pétrolières).

Et bien-sûr la liste est non-exhaustive.

Pour couronner le tout, notons que les circuits intégrés et circuits imprimés, indispensables au secteur de l'informatique, tendent tous à délaisser l'aluminium (bauxite) au profit du métal rouge, cela en raison de sa conductivité électrique nettement supérieure. Seule l'argent dispose de propriété supérieure, mais son extrême rareté sur Terre en tant que métal précieux empêche toute généralisation de son usage industriel.
Aussi les concepteurs des composants d'ordinateurs tels que les circuits mentionnés ainsi que les processeurs au Karmalistan, opteront sans surprise pour ce métal présent en abondance dans son sous-sol.

Et justement, cette année, le Karmalistan, membre de l'Entente Trans-Touranienne (ETT), est devenu le premier producteur mensuel de cuivre, dépassant l'ancien leader valdaque, également membre de l'ETT.
Qui plus est, le partenariat signé entre l'ancien leader mondial Alpva (société valdaque qui fit la fortune de l'actuel dirigeant Ursachi) et ShirkatSafar, l'autre géant du cuivre côté karmal, a permis à ces deux sociétés de bâtir l'un des plus puissants duopoles miniers de la planète, assurant à eux seuls, 61% de la production mondiale d'or rouge.
Mais à y regarder de plus près, l'hégémonie ne s'arrête pas là : le Liang et le Kars, précisément les deux autres membres actifs de l'ETT, sont respectivement troisième et quatrième dans le classement, pesant 12% des extractions cupriques chacun. Ainsi ce nouveau "petit quart" combiné s'ajoute aux deux "tiers" précédents : de fait, 85% du cuivre extrait dans le monde provient de la seule Entente Trans-Touranienne, l'organisation internationale des Nouvelles Routes de la Soie.

D'ici la fin de l'année, on estime que la production de cuivre sera ainsi répartie comme suit :

Image

Ce monopole absolu détenu par l'ETT nous amène à l'explication du titre : faudrait-il renommer le surnom de l'entente en "Nouvelles Routes du Cuivre" ?
D'autant que peu d'autres ressources sont sujettes à une telle hégémonie du côté de l'ETT :
[spoiler="Part de la production de ressources de l ETT dans le Monde"]
Pétrole : 38%
Gaz : 10%
Charbon : 16%
Or : 3%
Fer et Acier : 54%
Cuivre : 85%

Argent : 14%
Diamant : 20%
Platine : 61%
Zinc : 20%
Phosphates : 13%
Titane : 43%
Coltan : 4%
Manganèse : 13%
Uranium : 52%[/spoiler]

Si la part de la production s'élève à 85%, celle des exportations provenant de l'ETT avoisinera très certainement la quasi-totalité des échanges mondiaux de cuivre : malgré sa (très faible) production, le Txile déjà grande puissance économique et donc gros consommateur, est obligé d'en importer. Le Sengaï produit peu et est renfermé sur lui-même... tout comme l'enclavé Gänsernberg. Seul le Caeturia industrialisé et déjà lui-même gros consommateur, peut rivaliser... à son échelle, soit avec un potentiel d'exportation estimé à 5%...

A cela il n'y a aucun doute : de nos jours, ce n'est plus la soie qui symbolisera par excellence les échanges multiformes de la Touranie, mais bien le précieux conducteur rouge.

Finalement, dans le sillage de cet article santognais de qualité synthétisant ce phénomène de dépendance de certains États envers des sociétés uniques, la puissance commerciale de l'ETT pourrait reposer, du moins symboliquement (et donc, politiquement ?) sur le redoutable duopole Alpva-Safar.

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La mine de cuivre de Marghilan, dans l'Ata-Tau (Karmalistan) ; l'une des plus grandes du Monde
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Re: Informations (médias du pays)

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6 avril 2039
Shakhan'anjar

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Le Karmalistan choisit Black Lotus


Malgré la maîtrise de la technologie de la téléphonie mobile obtenue grâce au soutien technique eashe (société Crysthal), le Karmalistan n'est pas parvenu à développer et bâtir les infrastructures et équipements nécessaires à la production en série de téléphones de conception locale. Cet échec cuisant s'explique, outre la concurrence, par le retard considérable pris par le pays dans le domaine de l'électronique, et bien-sûr le manque de fonds, surtout dans la recherche allouée en amont du programme ces dernières années : les efforts d'entretien et de recrutement en matière de défense, ainsi que les politiques sociales de redistributions se sont réalisés au sacrifice d'autres secteurs, dont celui de la téléphonie naissante, y compris les circuits intégrés et imprimés, où les avancées traînent en longueur ; l'indispensable miniaturisation et bidimensionnalisation des industries de pointe demandent un effort considérable tant en matière de recherche et de consommation d'électricité, que de production/importation de minerais stratégiques.

C'est donc après la visite de Mamta Shakhan au Kaiyuan, rencontre au franc succès, qu'un partenariat commercial renforcé fut conclu, et parmi les clauses, l'accès privilégié du marché karmal au principal concurrent d'Altek (le géant électronique jernlandais) : Black Lotus. Cette société kaiyuanaise est spécialisée dans la vente de produits électroniques finis, en particulier les téléphones mais aussi d'autres périphériques. Pour ce faire, elle s'est associée à l'autre géant high-tech oriental, la société eashe Crysthal. En effet cette dernière lui fournit la quasi-intégralité des très stratégiques batteries lithium-ion, ainsi que des puces électroniques et des cartes mémoires.
Le choix de Black Lotus ne doit donc rien au hasard : malgré sa réorientation stratégique de désenclavement par le Nord (ETT), le Karmalistan souhaite conserver ses relations très fortes avec son entourage oriental, dont le Kaiyuan avec qui les relations sont toutes-récentes, ainsi qu'en particulier le principal voisin limitrophe, l'Eashatri.

La pauvreté, voire l'extrême pauvreté moyenne du pays limitera pour l'heure, les effets de l'ouverture du marché karmal. Néanmoins, l'essor des ventes explosera très certainement au Raj Dahar, où le niveau de vie, cinq fois supérieur à celui du Nord, leur permettra de se procurer en téléphones bons marchés issus de la production d'échelle kaiyuanaise.
Dans cette inexorable course aux marchés, qui oppose Altek à Black Lotus, le choix de notre pays, confirme cette tendance vers un partage Est/Ouest du Monde.
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Message par Vladimir Ivanov »

9 avril 2039
Shakhan'anjar

Une alternative au tout-charbon : les énergies hydraulique et nucléaire

[img]hhttps://i.imgur.com/1aZLcAs.png[/img]


La hausse du niveau de vie (PIB par habitant moyen passé de 650 à près de 1000 $), le programme "Baïboulat" de développement de l'industrie lourde, la multiplication des investissements étrangers (notamment avec la construction d'hôpitaux), ainsi que les plans directs d'électrification urbaine lancé par Mir Gamari et Mamta Shakhan, ont suscité une hausse brutale de la demande en électricité dans le pays.

Mais la situation initiale est bien sombre : l'offre intérieure d'électricité est très insuffisante depuis des décennies, et le Raj Dahar n'est pas épargné bien qu'en proportion nettement moindre. Les secteurs prioritaires pour la consommation électrique demeurent, de fait, l'administration d'Etat, la défense du territoire, l'exploitation minière et les centres hospitaliers (eux-même au nombre insuffisants).
Aussi, en raison des pénuries, et des coupures de courant régulières, c'est donc les industries qui en pâtissent : les usines et manufactures ne déploient qu'une capacité de production et d'usage des machines très inférieure au maximum de leurs potentiels.

Jusqu'alors, le Karmalistan tournait grâce à ses innombrables centrales thermiques, en particulier au charbon, extrait des quatre principaux gisements du Nord-Est, et plus rarement au pétrole (importé de Kars ou de Britonnie). Outre la pollution environnementale, ressentie particulièrement dans les zones montagneuses (les cuvettes ceinturées y sont particulièrement vulnérables), la production par centrale est sérieusement limitée par leur obsolescence, ce qui explique leur rentabilité faible, d'autant que le charbon est une ressource qu'il serait plus avantageux d'exporter.

Pour résoudre ce problème à terme, même si la tâche est de longue haleine, le Karmalistan a lancé un programme de développement majeur visant deux autres sources d’énergie : le courant fluvial et la réaction atomique. Ce plan consistera :
_ en une remise en état opérationnel ou modernisation des barrages et centrales hydroélectriques associées,
_ en la construction de 5 nouveaux barrages hydrauliques,
_ en l'accélération des recherches en matière de nucléaire civil, avec la construction prévue de milliers de centrifugeuses pour l'enrichissement de l'uranium 238 (naturel) en isotopes U235, et d'usine d'oxyde de deutérium pour les futures centrales à eau lourde : autant d'efforts nécessaires pour augmenter à la fois la production d'électricité ainsi que sa rentabilité, tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre et importations de pétrole.

Néanmoins, le secteur du nucléaire n'en est encore qu'à ses balbutiements au Karmalistan. C'est bien celui de hydroélectricité qui a le vent en poupe, et si nos capacités techniques touchant à la construction de barrages conventionnels, ainsi qu'à l'entretien et à l'exploitation des édifices existants sont reconnues, elles demeurent insuffisantes pour toute forme de modernisation ou dans le cadre de l'élaboration de structures plus complexes et plus productives, tels que sur courants fluviaux à très fort débit.
C'est là que l'aide étrangère intervient : déjà bâtisseur de plusieurs ouvrages par le passé dans le pays, le Bykova, leader mondial du secteur, aidera directement à superviser la construction de nouveaux barrages plus puissants, tel que celui d'Olmalik en Arkadyriane. Ses ingénieurs et techniciens spécialisés sont également déjà sur place afin de remettre en état de marche l'immense barrage de Nurak, le plus haut du monde avec ses 304 mètres de hauteur. Une hauteur qui augmentera encore à 335 mètres une fois les derniers travaux achevés d'ici la fin de l'année.
Néanmoins, barrage de Nurak compris, la production totale d'électricité demeure limitée, en raison d'un état de relative obsolescence pour chacun des ouvrages achevés ou en cours de construction. Les plus modernes étant celui de Tushtuk, opérationnel sur le fleuve éponyme au Raj Dahar, et le futur Turanduk, dont la construction est supervisée par les ingérieurs bykovs sur le Tunduk-daria à l'extrême Nord du pays.

Image
Le barrage de Nurak, le plus haut du Monde, sur le Jashyl-Gol, point de passage entre la vallée de l'Iaxarte, l'Arkadyriane et la Transkormalie du Sud (centre du pays).
Jusqu'alors inopérant pour cause d'inachèvement, sa mise en état de marche par les ingénieurs du Bykova est prévue dans l'année.
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Re: Informations (médias du pays)

Message par Vladimir Ivanov »

Seh-rang Beyragh

Ces pays réputés "développés" qui n'en sont pas
En moyenne, un Thorvalien est 5 fois plus riche qu'un Jernlander

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Beaucoup connaissent ce classement : c'est celui du niveau de vie des principaux pays, mesuré en PIB/habitant.
Les chiffres en gras indiquent les huit pays aux populations jouissant d'un niveau de vie supérieur au double de la moyenne par État (ou l'avoisinant). Les pays dyto-céruléens et alentours (Déchinésie, Natolique occidentale) dominent largement : Lorthon, Aurora, Dearmad, Ennis, Lébira, Liivimaa et Lébira. Des puissances respectées comme le Txile ou le Caeturia se situent dans la moyenne. Même chose pour le Jernland ou la Valdaquie. Certains pays comme le Karmalistan se caractérisent par un contraste intérieur clairement délimité géographiquement : l'entité semi-indépendante du Raj Dahar franchissant la barre des 2 500 $/hab, là où une multitude d'autres au contraire (mais à l'instar du dernier) sont surtout meurtris par leurs très fortes inégalités par tête.

Moyenne par État : 5 250 $ /hab
Moyenne par habitant : 2 095 $ /hab

Image


Moyenne par État : 3 271 $ /hab

Celui-ci est un tableau moins connu partageant le même but que le précédent, à savoir trier selon la richesse moyenne des nationaux. Il est pourtant plus crédible.
Classant les pays en fonction du niveau de vie moyen des habitants, toujours par rapport au PIB et à la population, il prend toutefois soin de corriger le résultat du poids de la valeur des dépenses militaires théoriques. C'est à dire qu'on a déduit du PIB/habitant, la part proportionnée à la fois au PIB et à la population, de l'effort financier théorique consacré à la défense.
Sans être dépourvu d'imperfections, il augmente toutefois la crédibilité d'un tel classement, puisque les investissements dans l'armée et son entretien se font au détriment du développement social (santé, éducation, logement, urbanisme, approvisionnement en eau potable, fourniture d'électricité aux ménages...).
Ce calcul aggrave encore le sous-développement de pays comme le Karmalistan -surtout continental-, déjà pauvre sur papier (malgré d'immenses progrès l'année dernière), mais plus encore si l'on tient compte du degré de militarisation, qui là aussi concerne surtout le continent. Outre ce pays, on distingue d'autres "dégringolades" encore plus vertigineuses : les sur-militarisés Caskar, Dearmad et Aurora (top-3 des pays les plus militaristes du Monde), ainsi que la Valdaquie, le Caeturia, le Jernland et l'Ennis.
Sans surprise, l'Eashatri, le Sengaï, le Makengo ou le Liang, bien que faiblement ou relativement militarisés, demeurent en bas du classement. Néanmoins, certaines surprises apparaissent. En effet, des pays réputés "riches et sur-développés" s'avèrent en réalité extrêmement pauvres, et vulnérables à la misère la plus noire.
C'est le cas du Kars, géant pétrolier dont le niveau de vie de la population est inférieure à celui du Makengo, mais aussi du Jernland, dont les habitants, avec les Gänsengergiens et Valdaques, comptent parmi les plus pauvres du continent blanc : leur richesse est inférieure de moitié, voire des deux tiers, à la moyenne mondiale. Le niveau de vie d'un jernlander avoisine en effet celui d'un berlimien et ne dépasse celui d'un makengais que de 40%.
A côté potentiellement, le Thorvalien, considéré comme un barbare sauvage par certains pays autoproclamés/réputés "civilisés", bénéficie d'un niveau de vie qui équivaut à celui cumulé de 5 jernlanders ! Ce contraste reste d'ailleurs très élevé dans le premier tableau en comparant leurs PIB/hab respectifs selon la mesure traditionnelle, où la proportion approche les 3 fois.

Image


Bleu : pays dytoliens
Bleu clair : pays céruléens
Vert : pays dolgariens
Gris : pays natolicains
Rouges : pays du Janarqei
Noir : pays algarbien
Rouge-brun : pays de Marqaz-Marharb

Si presque tous les pays du Janarqei ("Asie" : Touranie, Janubie, Ventélie et périphérie), connaissent la misère, mettant tous ces pays voisins sur un pieds d'égalité relative et limitant les phénomènes de migrations, l'incontestable suprématie dytolienne où les biens et capitaux par tête semblent s'accumuler de façon exponentielle, la rend vulnérable aux contrastes.
Et c'est le cas en particulier du Gänsernberg et du Jernland, qui représentent littéralement deux petites "îles" de sous-développement dans un océan d'opulences.
On imagine pourtant mal des milliers de jernlanders tenter de fuir la misère de leur pays pour aller au Thorval voisin, aux Lorthon, ou en Britonnie. Et pourtant cette pression migratoire existe belle et bien : le contraste des niveaux de vie suscite les jalousies et les envies, les langues (tel que les alphabets), cultures et religions sont relativement proches (christianisme mêlé aux croyances traditionnelles nordiques), même chose pour les distances relatives.
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Re: Informations (médias du pays)

Message par Vladimir Ivanov »

Seh-rang Beyragh
15 mai 2039

Analyse psychologique et crédibilité des États


On s'exercera aujourd'hui à un travail peu commun et peu commode : attribuer une "personnalité" aux États, afin de mieux comprendre leurs mécanismes "psychologiques" profonds de ces dernières années. Un exercice difficile qui suscitera sans doute bien des mécontentements. Mais le but ici n'est pas de décréter, de ficher ou de catégoriser consubstantiellement. Il s'agit de déterminer des tendances générales contingentes, pouvant caractériser l'attitude politique récente d'un État à partir d'une comparaison quelque-peu osée avec le comportement humain et sa psychologie.

On utilisera ici, comme grille d'analyse, la méthode d'évaluation psychologique "Myers Briggs Type Indicator", ou MBTI, en 16 personnalités.

Les 8x2 facteurs expliqués du MBTI :

_ Introversion (I) : l’État tire principalement son énergie de sa politique intérieure, de son marché et ressources intérieures (généralement des puissances continentales, autarciques, insulaires...)
_ Extraversion (E) : l’État tire principalement son énergie de la diplomatie et du commerce, des relations avec l'étranger (généralement des thalassocraties, ou pays ouverts)

_ Perception (P) : l’État fait preuve de souplesse et d'adaptation en fonction des contextes, il peut se permettre des erreurs et tend à beaucoup relativiser, jusqu'à en devenir idiot / ridicule / absurde
_ Jugement (J) : l’État s'impose une grande rigueur, une exigence sévère sur lui-même, refuse la moindre petite erreur, et se permet non-pas seulement de critiquer (ce que le "P" fait très souvent) mais peut aller jusqu'à mépriser son entourage (possible complexe de supériorité)

_ Raison (T) : la raison, c'est-à-dire la logique, la réflexion froide avec prise de recul continuelle sur lui-même, la visée et le contexte, l'autocritique, guide en général la politique ; une froideur calculée accompagnée d'une méfiance permanente, pouvant conduire à un excès de franchise, à une certaine brutalité, et à la paranoïa (voire jusqu'à la psychose)
_ Sentiment (F) : l'instinct sentimental, guide en général la politique ; diplomate, agréable mais fin, rusé et intelligent, cherchant toujours la conciliation, excellent médiateur, mais pouvant conduire soit, via les sentiments positifs, à la naïveté (s'il est accompagné de la Perception et de l'Introversion), soit à une inconstance / absence de fiabilité (s'il est accompagné de Perception), soit, via la ruse, à la malhonnêteté (s'il est accompagné du Jugement)

_ Vision (N) : l'objectif est prioritaire sur l'état de fait (jusqu'à l'irréalisme), caractère du rêveur optimiste, de l'idéaliste au sens littéraire du terme, mais aussi de l'isolé, du fou
_ Sensation (S) : la situation concrète et immédiate prime sur tout le reste, caractère du réaliste, de celui qui "garde les pieds du Terre", voire du pessimiste.

Ces définitions avec commentaires positifs et négatifs pour chacun (sauf les deux premiers, laissés "neutres"), n'indiquent qu'une tendance. Une tendance, d'abord interprétable : l'introverti n'est pas nécessairement celui qui "s'isole", mais plutôt celui "tire son énergie de l'intérieur", l'extraverti n'est pas nécessairement celui qui noue des contrats commerciaux, parle des autres pays dans ses journaux, etc... mais celui qui "tire son énergie de l'extérieur".
Par exemple, le Lébira est un pays relativement isolé sur le plan géopolitique, il n'en demeure pas moins extraverti en raison de son caractère très éclaté, en relation de dépendance extrême avec le commerce international (dépendance qui paradoxalement est une force plus qu'une faiblesse) et qui subordonne l'introspection au profit de son intérêt pour l'extérieur (que cet intérêt soit agressif ou bienveillant). A l'inverse, le Jernland est membre de la CND et développe ses relations bilatérales aux quatre coins du Monde, il n'en demeure pas moins un pays autocentré, qui se ressource par lui-même (primauté de la défensive sur l'agressivité, du moins régionalement -on passera outre cette exception qu'est le risque de conflit avec le Gänsernberg).
Il en est de même pour toutes les autres tendances, qui sont à leur tour variables et aisément contrebalancées par d'autres facteurs.

Chaque case a ses qualités et inconvénients. Mais en politique, deux d'entre-elles sont certainement à privilégier pour acquérir une crédibilité, assurément indispensable pour le développement serein d'une nation. Si on s'aventurait à mesurer un taux de crédibilité, au sens politique, à savoir recenser les meilleures combinaisons possibles en vue de définir une politique rationnelle, stable et durable, intelligente et réaliste, tout en restant capable d'introspection pour un sang froid qui soit réel, et non-simulé, on procédera d'abord aux éliminations suivantes :
_ les "F" sont généralement victimes, soit d'un manque de capacité, ou de courage, pour affrontement direct, soit d'un manque cruel de fiabilité, capables de vigueurs soudaines mais vulnérables à la léthargie ou aux renoncements précipités ;
_ les "IN(xx)" et "EN(xx)" sont trop imprévisibles, vulnérables à la tentation des extrêmes, voire aux fanatismes jusqu'à la folie ou le chaos ;
_ les combinaisons "E(x)T(x)" diminuent le sens rationnel (le "E" s’accommode souvent assez mal avec le "T" en valeur géopolitique), et rendent certains États trop instinctifs et passionnels, malgré les faux-semblants, simulations et auto-proclamations.

On pourrait donc envisager l'attribution d'un avantage stratégique non-négligeable aux cas "ISTP" (I pour l'introspection, S pour l'adaptation à la réalité concrète, T pour le tempérament rationnel et P pour la souplesse) et surtout "ISTJ" (J pour la rigueur du travail).
Ces trois pays concernés, parmi les plus dynamiques, stables, rationnels et crédibles de la Planète (et cela se confirme dans les faits), sont ainsi le Kaiyuan, le Jernland et le Kars.

Par conséquent, leurs antonymes absolus, les "ENFJ" et "ENFP", auront tendance à manquer de constance, de stabilité et de persévérance. Ces pays sont l'Ennis, le Commonwealth et l'Uural-Liivimaa. Néanmoins, leur caractère imprévisible rappelle à tous qu'ils sont capables de surprendre par leur étonnante liberté, leur énergie fulgurante, une force mystérieuse qu'ils sont les seuls à détenir et demeurera sans équivalent chez toutes les autres personnalités, bien trop cadrées, codifiées.

Pour revenir au classement de la crédibilité hypothétique (rappelons-le puisqu'on se base uniquement sur ces suppositions), le Txile et le Lébira figureraient certainement juste en bas du podium de la crédibilité, après les trois premiers mentionnés. Leur constance et fiabilité ("ST") leur assurent une croissance durable et une position éminente dans le jeu politique mondial. Néanmoins, et on le constate lorsqu'on compare aux trois premiers, ils simulent largement leur sang froid : la réalité est qu'ils en manquent, ne serait-ce que partiellement, pour acquérir une sagesse d'esprit suffisante.

On ne s'attardera pas à définir chaque catégorie, mais on se permettra d'estimer et supposer le tableau suivant :

Image

En gras, les trois pays considérés comme les plus sages, efficaces et crédibles politiquement, en fonction de leur "personnalité".
Nous laisserons le soin aux lecteurs d'en faire leur propre commentaire, que ce soit une conclusion, une interprétation spécifique ou une critique.
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Vladimir Ivanov
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Re: Informations (médias du pays)

Message par Vladimir Ivanov »

Seh-rang Beyragh
2 juin 2039

Bruit de bottes en Dytolie


Depuis les incidents d'Ashurdabad au début des années 2030, le Monde a connu deux grandes guerres : celle des Conteneurs (juillet-2034 à janvier-2035) et celle d'Aminavie (comprise dans son sens large : février à juillet 2036). Elles engagèrent onze pays chacune. La première se déroula avant-tout sur les Océans, ainsi qu'en Aleka et au Txile, et fit plusieurs milliers de morts. La seconde s'était répandu, outre les mers, sur plusieurs théâtres aéro-terrestres, surtout l'Aminavie, mais aussi le Dahar, le Mahajanubia, l'Amarantie, puis l'ELA et l'Hachémanie ; elle fit plusieurs centaines de milliers de victimes, probablement même plus d'un million s'il on tient compte des désastres humains ultérieurs qui l'ont immédiatement succédé.

Après trois ans de paix relative, il semblerait que nous soyons à nouveau, à la veille d'un troisième grand conflit mondial ou continental. Toutefois, s'agirait-il de voir une proximité spatiale plutôt que temporelle : être au bord du précipice serait peut-être davantage pertinent. En effet, la déflagration n'est pas encore inévitable.

Expliquons.
Cette fois-ci l'épicentre se trouve en Dytolie du Nord, en Hohengraff plus précisément, province orientale du léthargique Valaryan, et sous protectorat de l'allié de ce dernier, le Gänsernberg, monarchie germanique matriarcale qui lorgne sur le territoire en vue d'une éventuelle annexion. Le Jernland voisin, puissance norroise particulièrement conservatrice et militarisée, voit d'un très mauvais œil ces ambitions, s'inquiétant de l'émergence potentielle d'un autre grand État nordique rival, qui plus est, à l'idéologie sensiblement distincte.
Membre de la CND, le Jernland reçoit bien-sûr le soutien actif de celle-ci, qui dénonce à l'unisson le projet d'annexion gänsernbergeoise. Les tentatives diplomatiques visant à résoudre ces contentieux aboutirent tous à des échecs, tandis que le/les tentatives référendaires pour autodétermination ne furent pas reconnues par la CND.

C'est une inhabituelle sécheresse accompagnée d'incendies de forêts (mais affectant aussi les zones habitées), qui mettra le feu au poudre. Il y a quelques jours (24 mai 2039), ce qui semble être des troupes aéroportées jernlandaises et santognaises viennent d'être larguées en Hohengraff. Leur mission consisterait à contrôler et éteindre ces incendies naturels, même si c'est pour en rallumer d'artificiels... puisqu'il est très vraisemblablement question d'une prise de contrôle militaro-politique au détriment de l'ancienne puissance tutélaire, le Gänsernberg, contre laquelle l'opération est effectuée. Le reste de la CND, à commencer par le Lorthon, ainsi que le Dearmad, ont soutenu politiquement cette opération conjointe du Jernland et de la Santogne. L'Asdriche, le Lébira et le Caskar ont condamné, dénonçant une agression illégitime. Certains d'entre-eux envisageraient même un soutien militaire direct au pays attaqué.

Certes, cette escalade des tensions en Dytolie, pourrait encore se muer en désescalade en cas de recul (soumission) politique gänsernbergeoise sur la question de l'Hohengraff, permettant ainsi au Jernland d'accroître son influence au détriment de son voisin du Sud.
Néanmoins, qu'elle aboutisse ou non à une déflagration continentale, cette crise met en lumière une division profonde de la Dytolie en deux ensembles viscéralement opposés :
1_ les puissances dytoliennes organisées et régies par la CND (Jernland, ainsi que les "couples" Santogne-Lorthon et Ennis-Valdaquie)
2_ les puissances dyto-céruléennes "indépendantes", où l'on dénombrera le couple Lébira-Commonwealth, l'Asdriche, le Gänsernberg, le Caskar et, d'une certaine façon, l'entente Aurora-Flavie, même si attachés à leur isolationnisme régional.

On listera les duels / binômes ennemis suivants :
_ Jernland & Santogne vs Gänsernberg
_ Valdaquie vs Lébira
_ Santogne vs Flavie
_ Santogne vs Caskar
_ Lorthon vs Commonwealth
_ CND vs Aurora.

Et cette fracture géopolitique dytolienne, démultipliée en plusieurs "duels", dépassant et transcendant cultures, religions et zones géographiques, indépendantes de chacune de ces "identités", risque de se perpétuer dans le temps. En clair, cette crise, même si elle est résolue, ne sera sans doute pas la dernière sur cette grande péninsule occidentale qu'est la Dytolie et son pourtour maritime.
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Vladimir Ivanov
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Re: Informations (médias du pays)

Message par Vladimir Ivanov »

Seh-rang Beyragh
23 juin 2039

Rapport de force aéronaval des marines de guerre du Monde

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Bataille d'Aleka-Vryheid (attaque navale luciféro-hachémito-txiléeo-amarantine), bataille de Brittonie-Lorthon (attaque navale aminienne), bataille du Txile (blocus naval uhmalien), bataille de Mahajanubia (blocus naval luciféro-hachémito-amarantin), bataille du Dahar (attaque navale hachémite), et d’innombrables attaques sous-marines non-répertoriées...
On l'a vu durant les deux dernières grandes guerres (Guerre des Conteneurs et Guerre d'Aminavie), excepté le théâtre aminien proprement dit (le seul véritable et plus grand affrontement terrestre depuis des décennies...), les forces navales furent employées en premier recours, systématiquement et même parfois exclusivement.
Ce "fétichisme de la marine" s'explique d'abord par les distances 'intercontinentales" ou "outre-océaniques", qui séparent presque toujours chaque belligérant. Mais sa sur-utilisation peut également avoir pour origine l'aisance d'emploi et sa liberté de mouvement, cela combiné à sa puissance de feu unitaire : les navires étaient -du moins jusqu'à récemment- fort peu coûteux par rapport à leur complexité et complétude technique. Même à l'unité, ces machines de guerre (tel que le croiseur, par exemple), sont de véritables forteresses mobiles. Elles combinent des moyens d'attaque anti-navire traditionnels (canons ou torpilles) et modernes (missiles de croisière mer-mer à vol rasant), de lutte anti-aérienne (les missiles de DCA font partie de leurs arsenaux élémentaires), de lutte anti-sous-marine (sonar, grenades, torpilles sous-marines, hélicoptères ASW embarqués...), et de contremesures avancées, à la fois mécaniques (les redoutables canons CIWS) et électroniques (en particulier le brouillage).

En vue des récents évènements en Dytolie, où des manœuvres navales caskares près des eaux territoriales jernlanders et santognaises sont responsables de nouvelles tensions dans le contexte de la guerre de l'Hohenhof, il est temps de faire une nouvelle analyse des rapports de force, mais cette fois-ci uniquement en matière d'aéronavale.

Cette méthode d'évaluation, utilisera les PPM. Les "PPM", ou "points de puissance militaire", sont les indicateurs fréquemment utilisés par nos analyses. Ils mesurent la capacité de nuisance d'ordre militaire des pays du Monde, en fonction de divers facteurs, aussi bien quantitatifs que qualitatifs, sur base essentiellement -mais entre autres- de la valeur financière (coût de fabrication et d'entretien) des unités ([pour la définition approfondie des PPM, voir ici]).

Ce classement des aéronavales par PPM, prend en considération :
- la valeur des flottes de guerre ;
- la valeur des potentiels avions embarqués, avec priorité aux modernes, et cela en fonction d'abord -nécessité absolue- des capacités des porte-avions s'il y a, puis, et seulement si le pays possède des porte-avions, des inventaires des aérodromes de chaque État toujours dans la limite des capacités d'emport des porte-avions (avec moyenne fixe pour chaque, à savoir 40 aéronefs ; les P-A modernes transportant des avions modernes, à condition que ces derniers soient présents dans les inventaires, bien-évidemment).

En clair, on mesure ici la "puissance brute" de chaque force aéronavale des pays du Monde.
Même si la remarque est des plus élémentaires et rébarbatives, il convient de rappeler avec insistance, une énième fois, qu'il ne s'agit absolument pas de déterminer "qui a le plus de chance de l'emporter" ou "qui est le meilleur". Ce genre de question fantaisiste ne peut avoir aucune réponse scientifique sérieuse. Les chances de victoire et la "puissance nette" (à distinguer de la "puissance brute"), dépendent de facteurs si nombreux et complexes à évaluer (compétence des matelots, compétence du commandement, qualité des décisions, qualité des transmissions, fourniture du ravitaillement nécessaire, compréhension de l'ennemi ou du contexte, facteurs géographiques, climatiques, politiques, moraux, sociaux, psychologiques...) qu'il n'est pas possible d'en faire une étude véritablement sérieuse et précise, mais seulement de "vulgaires" exercices de projections (bien que cela peut être potentiellement intéressant en certaine circonstance journalistique, cela à condition d'avoir conscience de leur caractère non-scientifique).

Image
====> Dimensions d'origine <===

En bleu, les pays membres de la CND. En violet, leurs potentiels adversaires ou du moins, rivaux -bienveillants ou non- (même si le Lébira a été laissé en couleur verte, il fait bien-évidemment partie de ces derniers).
La ligne noire verticale sépare le club des onze puissances aéronavales véritablement crédibles en terme de puissance brute, et toutes les autres.

Sans surprise, la première place est détenue par le Caskar, dont nous avions déjà parlé précédemment : cette île est un géant militaire, économique, énergétique (pour les fonds souverains) et technologique, que beaucoup font l'erreur de sous-estimer. On peut sans tergiverser, reconnaître par la force des choses, que cette domination caskare (également 4ème armée du Monde) fait de l'île la première puissance ("tout-court") de l'espace céruléen, voire de la Dytolie entière. Toutefois, en raison de son isolement géopolitique, elle n'est évidemment pas de taille face à la CND.
On notera toutefois que le manque d'effectifs humains du Caskar (qui donne la priorité à ses navires et avions) a rendu inopérant une bonne partie de ses forces matérielles terrestres (chars et canons mobiles), dépourvues d'équipages ou d'appui d'infanterie, et donc d'intérêt militaire réel.

Autres remarques :
_ l'Aurora est la deuxième puissance aéronavale du Monde, juste derrière le Caskar, si ce n'est à égalité avec ce dernier. Il est le seul pays à détenir 3 porte-avions modernes, ainsi qu'un parc de 150 avions multirôles de qualité similaire ;
_ le Katherina manque cruellement d'équipage, rendant inopérant non-seulement ses unités terrestres, mais aussi une partie de ses avions et navires... faussant son résultat du simple au double ! ;
_ les matelots de l'Estolie et du Dearmad sont sous-entraînés et manquent d'expérience (facteurs non-comptabilisés dans cette étude) ;
_ le Karmalistan, qui possède désormais la première armée du Monde (toutes branches confondues)... est quasi-inexistant sur mer ;
_ un certain nombre de porte-avions chez certains pays ne peuvent mettre à profit leur capacité maximale d'emport par manque d'unités, voire sont dépourvus d'avions (au profit des seuls hélicoptères) - les PPM ont été réduit en conséquence en fonction des cas ;
_ potentiellement (à facteurs égaux hypothétiques), le Caskar peut, à lui seul, envoyer par le fond tous les navires de l'Ennis et du Jernland réunis.
_ unifiée, la CND est 2,7 fois plus puissante en mer que le Caskar.

Pour le reste, nous laisserons nos lecteurs élaborer leurs propres conclusions.
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Re: Informations (médias du pays)

Message par Vladimir Ivanov »

juillet/août 2039
Shakhan'anjar

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Le Karmalistan remporte le mondiovision 2039 (...et 2038)


C'est fait !
Pour la première fois de toute son histoire, le Karmalistan a remporté le concours de musique "mondiovision". Sur une liste de pas moins de 14 participants, le groupe de femmes de Nurmata Sadyrova était pourtant le dernier à passer. Elles remportèrent le titre avec une large majorité.
Leur chanson traditionnelle modernisée, du "syiro-chaïban folk music", est à la fois représentative des nomades syires des steppes, de leur histoire et de leur culture, mais aussi des amazones sarmatares, ses femmes guerrières misandres qui régnèrent sur une bonne partie du Karmalistan sous l'Antiquité classique.

Il est intéressant de noter que l'année dernière aussi, le Karmalistan était déjà très nettement en tête des votes lors du Mondiovision 2038, avec le groupe syiro-qarlouk du même type "Gurandas". Malgré le site d'accueil (Retnya, Bykova), les organisateurs du concours, qui n'étaient autres que des philantropes lorthoniens, l'ont étrangement et subitement interrompu, cela avant que l'élection n'aboutisse. Peut-être était-ce due aux relations tendues entre leur pays, le Lorthon, et le notre (à propos de l'UPO entre-autres ?). Qu'importe : la revanche est bien là.

Par ailleurs, il convient de souligner un autre curieux phénomène : la chanson westrait du groupe "A Tribe Called Red" a obtenu un immense succès au Karmalistan : en effet, dans le sillage de la révolution westrait, le groupe autochtone a acquis une grande renommée : il contribue à sa manière à sensibiliser et re-populariser la culture oshiwax auprès des populations blanches du nouveau pays socialiste. Ce succès aux antipodes de la planète s'est répandu jusqu'au pays des syiro-qarlouks/chaïbans, en raison de divers atomes crochus, à commencer par les traditions du nomadisme pastoral qu'ils partagent, une sorte d'idéalisation d'un communisme primitif proto-néolithique, par opposition à la sédentarité "féodale et bourgeoise", mais aussi de symboles communs, peut-être à connotation politique ou religieuse.

Ils étaient mi-ours, mi-scorpion... et re-mi-ours derrière !
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