La vie au Samhwasal - 삼화살 생활

Ventélie 74
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La vie au Samhwasal

삼화살 생활 / Samhwasal Saenghwal

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SOMMAIRE
Géographie: Histoire: Patrimoine:
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Cyrus
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Re: La vie au Samhwasal - 삼화살 생활

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Histoire: La Dynastie Jeong de Balgwang, partie I:
Jeong Sin-Ji, le Grand Général (1639-1688).

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Statue de Jeong Sin-Ji sur l'Avenue Keunseong, plus grande artère de la capitale Cheolseong

Dans l'Etat de Balgwangju, et peut-être même dans le reste du Samhwasal, aucune dynastie royale n'a eu autant d'importance que la puissante famille Jeong, qui règne sur le Royaume de Balgwang du milieu du XVIIème Siècle jusqu'à la Guerre Dynastique de 1891. C'est sous le règne des Jeong que pour la première fois, les royaumes de la Côte de la Flèche, les Hwasal Haean-ui Wang-gug, s'unissent contre un ennemi commun, et c'est sous le règne des Jeong que pour la première fois, le Balgwang s'impose comme leader de la région de la Côte de la Flèche. C'est aussi à cette période qu'une haine forgée dans le sang se crée pour la première fois entre les royaumes Hwasal et l'Empire Teiko, au sud, une opposition qui durera des siècles. Aux origines de la dynastie Jeong se trouve un homme à nul autre pareil, encore aujourd'hui l'un des grands héros de Balgwang et du Samhwasal tout entier: Jeong Sin-Ji.

Jeong Sin-Ji est originaire de la petite aristocratie provinciale du Royaume de Balgwang, né sur le domaine d'Eungang, aujourd'hui le quartier éponyme en centre-ville de Cheolseong, dans la famille aristocratique des Jeong. Second fils de la fratrie, il est de naissance destiné au mandarinat et à travailler dans l'administration royale, mais se dédie, envers et contre tout (et particulièrement contre l'avis de son père Jeong Sin-Young), à entrer dans les forces armées du Royaume. A l'époque, le Balgwang n'avait pas connu la guerre depuis plus d'un siècle: ses deux voisins, le Jangmi et l'Ogbunya, étaient deux excellents états-tampons pour protéger le Balgwang d'invasions extérieures, et par un savant jeu d'alliance, les Rois de Balgwang avaient su toujours protéger leurs terres de la guerre; aussi, l'armée de Balgwang était en mauvais état, et une carrière de militaire n'augurait rien de prestigieux. Malgré tout, Jeong Sin-Ji se rendit à Chunpo, alors capitale du Balgwang, et intégra l'école militaire de la capitale en 1658.

Sorti en 1662 de l'école militaire avec d'excellents résultats, Jeong Sin-Ji fut personnellement fait commandant par le Roi Han Sung-Ho, et envoyé commander le fort de Taeyosae, aujourd'hui en centre-ville de Taehae, quatrième ville du Samhwasal. Taeyosae est un fort mal entretenu et peu important, n'étant situé à aucune frontière, et la côte Sud étant relativement sure. Malgré tout, Jeong Sin-Ji fait entraîner ses troupes à la perfection, et profitant du petit chantier naval de la citadelle, devise des plans pour la construction de navires lourds. Bien lui en prit, car quelques années plus tard en 1669, les trois Royaumes de Hwasal reçoivent, en même temps, une déclaration de guerre du Shôgunat Keido du Teikoku, qui souhaite étendre son empire sur la Côte de la Flèche. Minimisant le danger, les familles royales (Gim d'Ogbunya, Han de Balgwang et Gwak de Jangmi) n'annoncent pas la mobilisation, pensant que la guerre est un bluff afin d'obtenir tribut des Trois Royaumes. Malgré tout, Jeong Sin-Ji entraîne au plus dur ses hommes, et les prépare à l'invasion. En 1670, les Teikos envahissent le Jangmi et débarquent près de Taeyosae au Balgwang. Si Jeong Sin-Ji les repousse après une âpre bataille, le Jangmi tombe vite, et sa capitale de l'époque Pyeongbaek est mise à sac par les armées Teiko. Le Roi Han Sung-So appelle alors à la mobilisation, et requiert de chaque citadelle la moitié de leurs hommes pour se rendre à la capitale Chunpo afin de constituer une armée (et de protéger le Roi).

A peine quelques jours plus tard, une seconde vague de Teikos débarquent à Taeyosae, et ayant perdu la moitié de ses hommes envoyés à Chunpo, Jeong Sin-Ji est forcé d'abandonner la citadelle aux forces nipponnes, et lors de son rapport aux mandarins du Roi, est disgracié et envoyé, avec ses hommes survivants, regarnir une petite garnison à Eungang, sa cité de naissance. Le fort, Namuseong, n'est qu'une place fortifiée avec des palissades de bois et, de nouveau, un chantier naval, dans lequel Jeong Sin-Ji s'attelle à construire ses nouveaux navires fortifiés afin de tenir tête aux Teikos, dont la force militaire sur terre est impressionnante, mais la marine peu compétente. En 1672, alors que sa flotte est prête, Chunpo, capitale du Royaume, est prise par les Teikos, et le Roi Han Sung-So exécuté. C'est à ce moment, alors que les Keido semblaient en passe de pacifier les Royaumes Hwasal, que Jeong passa à l'action: déployant rapidement sa flotte depuis Namuseong, il attaque un convoi Teiko au large de Taehae, laissant les navires couler avant que la flotte de guerre Teiko ancrée à Chunpo ne puisse réagir. Il coule plusieurs milliers de soldats Teikos sans perde un seul navire, ni un seul homme.

De retour à Namuseong, Jeong Sin-Ji apprend par ses éclaireurs qu'une flotte Teiko semble être en route pour attaquer sa place forte et ravitailler des assiégants venus par voie de terre, tous deux de Chunpo. reprenant la tête de sa flotte, Jeong se dirige alors vers le Détroit de Geobugi, proche de Taeyosae, dans lequel doit passer la flotte Teiko. Prenant les Teikos en embuscade en attaquant l'arrière de leur flotte avec ses anvires mobiles, il force les nippons à se réfugier dans une crique, depuis laquelle des soldats en embuscade font pleuvoir des flèches enflammées sur la flotte Teiko, emmenant 67 navires par le fond sans un seul navire perdu, encore une fois, pour la flotte de Jeong. Retournant à Namuseong, le général découvre sa forteresse assiégée, mais en l'absence de blocus maritime, parvient à facilement ravitailler sa citadelle, et finalement brise le siège et mène une armée jusque Chunpo. Le 19 Octobre 1674, Jeong Sin-Ji entre, triomphant, à Chunpo. En l'absence de monarque, nul ne sait que faire de la capitale royale cependant, jusqu'à ce qu'un soldat acclame le général comme "Jeong Sin-Ji Daewang!", le Grand Roi Jeong Sin-Ji. Au début refusant l'honneur, Jeong finit par accepter de se faire couronner Roi de Balgwang et devient le premier monarque de la Dynastie Jeong. Ayant repoussé les Teikos hors du Balgwang après la prise de Chunpo, il prend contact avec Gim Won-Il, Roi d'Ogbunya, qui après la chute de sa capitale Ssalsijang, s'est réfugié dans les montagnes du Nord, et monte une offensive afin de repousser les Teikos en Ogbunya, pour par la suite libérer le Jangmi.

La libération des deux royaumes prend dix longues années d'épuisant conflit, car pour chaque victoire de Jeong Sin-Ji grâce à sa flotte et ses talents de commandant, ses alliés connaissent une cuisante défaite. Malgré tout, début 1685, les Trois Royaumes sont pacifiés, et le Jangmi est dirigée par la nouvelle dynastie des Go, née d'un aristocrate ayant aidé à la libération du Jangmi, Go Kyu-Bin. La guerre n'est cependant pas finie, les Trois Rois le savent, et lorsque la rumeur vient, en Mars 1688, de l'arrivée d'une nouvelle flotte, plus grande que toutes les autres flottes Teikos, faite pour assééner un coup décisif au trois Royaumes, les Rois se réunissent à Namuseong, renommé entre temps Cheolseong, le Château d'Acier, devenue nouvelle capitale de Jeong Sin-Ji, pour discuter d'une stratégie.

Les trois Royaumes mirent en commun leur flotte: une fois les Teikos débarqués, ils seraient écrasés, mais ils avaient une chance en mer. La bataille se déroulera au large de Bungeul, une île au Sud du Balgwang. La flotte serait menée par le meilleur général des Trois Royaumes, Jeong Sin-Ji en personne, épaulé de son fils, un commandant capable et jeune homme sage et réfléchi, Jeong Si-Ha. Le 8 Mai 1688, la bataille eut lieu, et elle fut féroce. La flotte Teiko était mieux préparée, et les pertes des Royaumes furent grandes. Malgré tout, la victoire semblait à portée de main une fois les Teikos acculés au fond d'une baie de Bungeul, quand soudain, le tambour qui donnait le rythme de la bataille, sonné par Sin-Ji en personne, se tut: une flèche Teiko avait transpercé sa cuirasse, et l'avait touché en plein coeur. Le Grand Général, le Grand Roi, était mourant. Son fils Si-Ha se précipita, et entendit les derniers mots de son père: '"Mon fils! Frappe le tambour! Ne le laisse pas en silence! La bataille est presque gagnée, et bientôt, ce sera la paix." Les larmes aux yeux, Si-Ha enfila le heaume de son père, et battit le tambour. Pour le reste de la bataille, il était Jeong Sin-Ji, sinon de corps, au moins d'esprit.

La bataille fut une victoire totale, la flotte Teiko annihilée. Tous savaient alors que le Shogun n'avait plus la flotte ni les troupes pour envahir leurs royaumes. Après dix-huit ans de guerre, les Royaumes Hwasal sont enfin en paix. Le général Ogbunyamin, Kim Sun-Sin, et le général Jamngmimin, Yi Seo-Jun, montèrent sur le navire amiral du Balgwang pour féliciter le Roi Jeong Sin-Ji, mais ils ne trouvèrent que son fils Si-Ha, les yeux embués de larmes, portant le heaume de son père. Alors, tous comprirent. Dans la dernière bataille, Jeong Sin-Ji s'était sacrifié, mais sa mort avait amené la paix sur les Trois Royaumes. Tous savaient que jamais on ne verrait dans les Trois Royaumes, voire dans le monde, un tel commandant. Et jamais un jour ne fut si heureux et si tragique à la fois que le 8 Mai 1688.

Encore aujourd'hui, Jeong Sin-Ji est l'une des plus grandes figures de l'histoire du Samhwasal, et du Balgwangju en particulier. Premier dirigeant à véritablement unifier les Trois Royaumes, premier à repousser les Teikos, sa légende a traversé les siècles et il est l'un des symboles nationaux du Samhwasal, encore aujourd'hui.
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Cyrus
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Géographie: Quartiers de Cheolseong
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Cheolseong, plus grande ville et capitale de facto du Samhwasal est une ville dense, et avec son identité propre. La ville a acquis sa forme actuelle en 1996, lors de la fusion de l'ancienne Cheolseong avec les municipalités voisines de Seonche, Hayan et Deulma. La ville est traversée par trois fleuves et une rivière. Le principal d'entre eux, et le plus central à l'identité de la ville, est le fleuve Eun donnant son nom à l'arrondissement d'Eungang. Dans le quartier de Sijangma, la rivière Namu se jette dans l'Eun peu avant son embouchure. Le deuxième fleuve, le Gaun, se jette dans la mer dans le sud de l'arrondissement de Hasyeo, et séparait autrefois Cheolseong de Hayan. Le troisième, le Nam, séparait Hayan de Deulma et se jette dans la mer à la limite entre Namsi et Hayanman. Dans l'ensemble, les 24 arrondissements de Cheolseong peuvent être divisés en plusieurs grands ensembles:

Le Centre-Ville: Eungang, Sijangma, Gangdong, Wangseong

Les quatre Arrondissements d'Eungang, Sijangma, Gangdong et Wangseong forment l'unité couramment considérée comme le centre-ville de Cheolseong, là où se trouvent de nombreux immeubles d'affaires, de monuments historiques de l'histoire du Balgwang et du Samhwasal, ainsi que la plupart des institutions politiques du pays.

Eungang

Plus ancien quartier de Cheolseong, Eungang est une ville depuis plus de mille ans, et le siège du Balgwang depuis le règne de Jeong Sin-Ji, en 1674. Situé proche du confluent de l'Eun dont il prend son nom et de la Namu qui borde sa frontière Ouest, Eungang est le quartier des instances politiques du Samhwasal et du Balgwang: on y retrouve ainsi l'Assemblée Fédérale, l'Assemblée Nationale du Balgwang, la plupart des ministères, les quelques ambassades présentes au Samhwasal, ainsi que la mairie de Cheolseong. Le Boulevard Wangdo, qui traverse la ville du Nord au Sud, passe de plus par Eungang, où il est entouré de grands immeubles, faisant partie du principal quartier d'affaires de la ville.

Sijangma
Autrefois marché flottant à l'embouchure de l'Eun, le quartier de Sijangma n'a jamais oublié ses origines: le commerce, la mer, et la navigation. Ce quartier, le plus petit mais aussi l'un des plus dynamiques de la ville est plus encore qu'Eungang le centre des affaires de Cheolseong, en particulier au Carrefour Handa, situé proche de la confluence de la Namu et de l'Eun, qui fait le croisement entre les deux principales artères de la ville: le Boulevard Wangdo du nord au Sud, et l'Avenue Keunseong faisant une diagonale allant de Nambyeog à Gangdong, au point que "Handa" est un terme commun pour désigner les sièges des grandes entreprises financières du Samhwasal, presque toutes basées proches de ce carrefour. Autrefois port de Cheolseong, Sijangma perd ce titre au cours du XXème Siècle au profit d'Ijeonhang (puis de Hanggu), pour ne devenir qu'un centre financier majeur.

Gangdong
A l'Est du centre-ville, Gangdong est connu comme "la porte de Cheolseong". C'est en effet dans ce quartier, au bord du fleuve Eun, que l'on trouve la Gare Centrale de Cheolseong, et c'est aussi à Gangdong que l'on retrouve la plus grande station de métro de la ville, sous cette même gare. Le quartier de Gangdong est de plus connu pour ses marchés et sa nourriture de rue: le marché d'Eondeog Sijang est ainsi connu pour ses fruits de mer et ses cakes de poisson. C'est aussi à Gangdong que l'on trouve le temple Yonghwasa, l'un des principaux temples bouddhistes de la ville, et la statue de Jeong Sin-Ji sur l'Avenue Keunseong.

Wangseong
Au Sud de la Rivière Namu, Wangseong a l'insigne honneur d'être le quartier le plus historique de tout Cheolseong, même s'il est plus récent qu'Eungang. C'est en effet dans ce quartier que l'on trouve non seulement le Cheolwanggung et le Wangeunseong, les deux principaux palais royaux du Balgwang (en dehors du Cheongsanggungjeon de Chunpo), construits respectivement sous les règnes de Jeong Sin-Ji et de son fils Jeong Si-Ha pour le Cheolwanggung et par le descendant de Si-Ha, Jeong Seung-Jae, pour le Wangeunseong. C'est aussi à Wangseong que l'on retrouve le Gogwihan Hanok, un quartier entier de maisons traditionnelles autrefois habitées par la noblesse du Balgwang.

Les Quartiers Nord: Bugbyeog, Gangseo, Selyeonsan, Jeongmyo.

Au Nord du centre-ville se trouvent les quatre arrondissements de Bugbyeog, Gangseo, Selyeonsan et Jeongmyo. S'ils forment une unité distincte des quatre arrondissements du centre-ville, les quartiers Nord sont tout aussi urbanisés et centraux, et intégrés depuis des siècles au sein de Cheolseong.

Bugbyeog
Bugbyeog est l'un des quartiers les plus tranquilles de la capitale. Nommé d'après le mur d'enceinte qui ceignait la ville autrefois, le quartier a une histoire militaire, étant autrefois le site des écoles d'officiers de Balgwang, et aujourd'hui de la principale école militaire du Samhwasal. Cependant, plus que pour son histoire militaire, Bugbyeog est aujourd'hui connu comme le quartier résidentiel le plus huppé de Cheolseong, dont les collines sont parsemées de belles villas et de magasins luxueux.

Gangseo
Au Nord d'Eungang, le quartier de Gangseo est l'un des quartiers les plus en vogue de Cheolseong actuellement, avec son voisin Selyeonsan. Parfois considéré comme faisant partie du centre-ville, Gangseo est un quartier très vallonné à l'Ouest, et plus plat à l'Est le long de l'Eun. Aujourd'hui, il est notamment connu pour héberger le Palais Harmonieux, résidence du Président de la République depuis 1967, ainsi que pour être le lieu où se trouve le campus scientifique de l'Université Nationale de Cheolseong, l'un des principaux centres d'innovation du pays.

Selyeonsan
Tout comme son quartier jumeau de Gangseo, Selyeonsan est souvent considéré comme faisant partie du centre-ville de Cheolseong. Hébergeant de nombreuses boîtes de nuit (dont le Flaming Moon, le Samsaeggi Club ou encore le Black Sun Nightclub, qui sont parmi les boîtes de nuit les plus connues du pays), mais aussi de nombreux magasins de mode et maisons de disques, Selyeonsan est le quartier du chic, de la démesure, de la modernité et de l'extravagance, au point que pour les groupes de S-Pop, "faire Selyeonsan" est un euphémisme pour "devenir célèbre". C'est aussi dans ce quartier que l'on retrouve la Cour Suprême et le Conseil du Respect de la Constitution, deux instances politiques du Samhwasal.

Jeongmyo
Tout comme Bugbyeog, Jeongmyo est un quartier aisé sans histoires, mais il dispose d'un patrimoine historique plus important, notamment avec l'immense mausolée Jeongwang Myoso, tombeau de tous les rois de la dynastie Jeong, et du temple Byeoghasa, grand sanctuaire bouddhiste. Jeongmyo est de plus le lieu de résidence d'une petite communauté Shinto, la deuxième plus grande de Cheolseong.

"World City": Oegwagma, Yeogwan, Hasyeo.

Entre le centre-ville et le fleuve Gaun, qui donne son autre nom à cette zone de "Gaunsi", se trouvent les trois quartiers de la "World City". Dynamiques mais moins riches que les quartiers Nord, les quartiers de la World City sont les plus cosmopolites de Cheolseong.

Oegwagma
Le moins riche des trois quartiers de la World City, Oegwagma souffre des séquelles d'une histoire particulière: ce quartiers autrefois industriel et désormais plus concentré sur les commerces et les services fut en effet au cours de l'occupation Teiko hôte d'une large population Teiko, dont une partie reste dans le quartier à la fin de la guerre. Opprimée par la dictature nationaliste de Seol Dae-Il, la population Teiko d'Oegwagma, qui atteint les 50 000 personnes, est néanmoins toujours présente dans ce quartier, le plus pauvre de la capitale.

Yeogwan
De tous les quartiers de la "World City", Yeogwan est celui qui mérite le plus l'appellation de quartier international, abritant des communautés, parfois pas plus grandes qu'une centaine de personnes, venue des quatre coins du monde, dont 60 000 Kaiyuanais dans le plus grand Kaiyuantown du Samhwasal. Yeogwan est un quartier où se parlent toutes les langues, et connu pour ses nombreux restaurants de cuisine du monde. C'est sur une colline dans le nord de Yeogwan que se trouve la CRT Cheolseong, une tour radio connue pour le beau panorama de la ville que l'on a depuis sa plateforme d'observation.

Hasyeo
Plus aisé et "chic" qu'Oegwagma et Yeogwan, Hasyeo est la véritable façade de la World City. Quartier des artistes et des expositions en plein air, Hasyeo était autrefois partie de la zone portuaire de Sijangma, avant de voir ses docks transformés en une longue promenade le long de la mer dans les années 2020, alors que l'activité portuaire se déplaçait à Hanggu. l'ambiance industrielle et l'effusion intellectuelle et artistique ont contribué à faire de Hasyeo un quartier embourgeoisé, artistique et original, presque autant que Selyeonsan au Nord.

Les quartiers "Industriels": Ijeonhang, Taesaweon, Dusan.

Au Sud de Gangdong, ce qui était autrefois la périphérie Sud de Cheolseong est encore aujourd'hui le lieu de grandes zones industrielles et commerciales, même si une partie de celles-ci ont été déplacées vers le Sud.

Ijeonhang
Jusque dans les années 1950, Ijeonhang est une zone périphérique de Cheolseong, qui se développe par la suite grâce à l'étroitesse du port de Sijangma: les zones portuaires sont déplacées vers le Sud, et Ijeonhang acquiert alors sa réputation de quartier mal famé, rongé par les organisations mafieuses recrutant les dockers du port. Si aujourd'hui les activités portuaires de Cheolseong se sont déplacées à Hanggu, Ijeonhang est resté un important centre industriel, et l'un des quarters les plus pauvres de la ville après Oegwagma notamment.

Taesaweon
Abritant autrefois les usines annexes au port d'Ijeonhang, le quartier de Taesaweon a depuis su se réorienter et devenir la principale zone commerciale de Cheolseong, démolissant ses usines afin de les transformer en centres commerciaux modernes. Cependant, il existe encore à Taesaweon des poches de pauvreté, surtout au Sud et à l'Ouest du quartier, qui sont des lieux d'activité privilégiés du crime organisé de Cheolseong.

Dusan
Moins industrialisé qu'Ijeonhang et Taesaweon, Dusan a échappé à la pauvreté causée par le déplacement des activités industrielles vers Hanggu et Cheolhaggyo. L'un des quartiers les moins peuplés de la ville, Dusan accueille principalement des usines agroalimentaires dont les produits sont ensuite redistribués dans tout le Samhwasal.

"Sindosi": Seongjigjib, Jeoncho et Seonche

Les trois quartiers de Sindosi, la "Nouvelle Ville", composaient autrefois la municipalité de Seonche, fusionnée avec Cheolseong en 1991, la première fusion d'une commune avec la capitale. Encore aujourd'hui, les habitants de la Sindosi considèrent parfois ne pas faire partie de Cheolseong.

Seongjigjib
Centré autour de la colline du même nom, le quartier de Seongjigjib est un quartier principalement résidentiel et commerçant, connu pour ses restaurants de bulgogi et de bibimbap, deux spécialités culinaires du Samhwasal. Au sommet de la colline de Seongjibjib se trouve le plus grand temple Bouddhiste de Cheolseong, le Taeyanggwabyeolsawon, restauré durant les années 70 après sa destruction durant la Grande Guerre, qui est devenu l'un des principaux monuments de Cheolseong.

Jeoncho
Jeoncho est, tout comme Seongjigjib, un quartier principalement résidentiel. Contrairement à son voisin de l'ouest, Jeoncho n'est cependant pas connu pour ses temples bouddhistes: il s'agit du quartier le plus chrétien en proportion de la population de tout Cheolseong, et ce quartier est connu pour ses nombreuses églises et dénominations chrétiennes.

Seonche
Autrefois centre-ville de la municipalité de Seonche, le quartier éponyme est désormais un centre d'affaires annexe à Sijangma, où l'on retrouve principalement des entreprises d'informatique, d'électronique et d'électroménager. Seonche est aussi le lieu du Jeonja Sawon, le "Temple Electronique", un immense centre commercial spécialisé dans la vente et la revente d'appareils électroniques.

"Hayan": Nambyeog, Bugbeo, Cheolhaggyo, Hanggu, Hayanman

La deuxième des municipalités fusionnées avec Cheolseong, Hayan rejoint la capitale en 1993. Autrefois quatrième ville du Balgwang (après Cheolseong, Taehae et Chunpo), Hayan reste très dynamique au sein de Cheolseong et est devenu en particulier le grand centre industriel de la capitale.

Nambyeog
Le plus oublié des cinq quartiers de Hayan, et peut-être même des vingt-quatre arrondissements de la capitale, Nambyeog est un quartier résidentiel dense, qui ne se distingue du reste de la ville que par ses alignements d'immenses bâtiments résidentiels identiques. Souvent jugé comme le quartier le plus hideux de Cheolseong, Nambyeog est aussi le deuxième plus pauvre, après son voisin Oegwagma.

Bugbeo
Bugbeo est tout ce que Nambyeog n'est pas: un quartier dynamique et plutôt aisé, Bugbeo est aujourd'hui plus inséré avec la World City qu'il borde qu'avec les quartiers de Hayan. Partageant avec Seonche de l'autre côté de la baie la réputation d'être un quartier branché sur l'électronique, Bugbeo est le lieu d'invention du cybercafé Samhwasalmin, des lieux où les Samhwasalmin se retrouvent afin de jouer à des jeux en ligne sur ordinateur, pour une somme modique.

Cheolhaggyo
Cheolhaggyo est un quartier n'ayant que peu d'intérêt à visiter, sans aucun monument notable. Cependant, il reste un quartier vital à Cheolseong, étant sa principale zone industrielle: plus de la moitié du secteur secondaire de la capitale est basé dans ce quartier pollué et gris, où la majeure partie de la population est faite d'ouvriers pauvres.

Hanggu
Complémentant l'immense zone industrielle de Cheolhaggyo, Hanggu est la principale zone portuaire de Cheolseong, ayant remplacé Ijeonhang dans ce rôle. Tout comme Cheolhaggyo, Hanggu est un quartier très industriel, plutôt pauvre et mal famé, siège tout comme Ijeonhang de nombreux groupes mafieux sur les docks. On y retrouve aussi une communauté Teiko relativement importante, impliquée aussi bien dans le commerce maritime que dans le trafic de drogue avec les Yakuzas de l'archipel Chikkai.

Hayanman
Avec Bugbeo, Hayanman est le seul autre quartier aisé de Hayan. Quartier sans histoire si ce n'est celle des ancestrales familles nobles qui habitent encore au sommet des collines du quartier, Hayanman abrite aussi la Cheolseong-ui Keun Malina, la Grande Marina de Cheolseong, où se trouvent les navires de plaisance des riches habitants de la capitale, ainsi que l'Aquarium de Cheolseong.

"Deulma": Namsi et Deulma
Dernière municipalité intégrée à Cheolseong, Deulma a fusionné avec la capitale en 1999. Les deux quartiers qui composent l'ancienne municipalité sont les plus étendus de la capitale, mais pas les plus intéressants.

Namsi
La partie Sud de Deulma se nomme Namsi. Plus grand quartier de la capitale, il est aussi l'un des plus peuplés du fait de sa composition largement résidentielle et de sa proximité avec Tahehae, quatrième ville du pays, qui capte une partie des travailleurs de Namsi. On y retrouve l'Université de Cheolseongnam, spécialisée dans les sciences dures, en particulier la médecine, et l'ingénierie.

Deulma
Autrefois, Deulma était le lieu de villégiature de la noblesse du Balgwang hors de la suractivité de Cheolseong. Si une grande partie de ce patrimoine historique fut détruit durant la grande guerre, l'un des pavillons d'été royaux, l'Ogmugunghwa Byeoljang, ou Pavillon des Hibiscus de Jade, est préservé et constitue le principal attrait touristique de Deulma, dont le reste du paysage est couvert de petites maisons confortables à flanc des collines du quartier.
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Cyrus
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Histoire: La Dynastie Jeong de Balgwang, partie II:
Jeong Si-Ha (1688-1695) et le Sage Monarque, Jeong Se-Jeong (1695-1758).


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La statue de Jeong Se-Jeong sur l'avenue Keunseong, faisant face à celle de Jeong Sin-Ji

La bataille de Bungeul avait vu la mort de Sin-Ji, premier des rois de la dynastie Jeong à régner sur le Balgwang. Le Grand Général avait passé la majorité de son règne à combattre l'ennemi Teiko, et n'avait que peu régné en temps de paix depuis sa nouvelle capitale, Cheolseong. Par la bataille qui lui coûta la vie, Jeong Sin-Ji avait cependant obtenu la paix: la flotte Teiko avait été brisée, et les samouraïs ne reviendraient pas envahir les royaumes de la Côte de la Flèche de sitôt. Son fils et héritier, Jeong Si-Ha, était avec son père à la bataille de Bungeul, et vit la mort de ce dernier, endossant le casque qui lui servait de couronne afin de mener l'offensive finale.

A Jeong Si-Ha échut la responsabilité de mener le Balgwang dans la paix que son père avait gagné, et de profiter de la bonne volonté du Jangmi et de l'Ogbunya pour créer des relations amicales durables entre les trois royaumes. Jeong Si-Ha avait 24 ans lorsqu'il monta sur le trône. Son fils, Jeong Se-Jeong, en avait 6 à ce moment. Beaucoup s'attendaient à ce que Si-Ha, un jeune homme dynamique, intelligent et charismatique, soit un grand roi. Il fit bâtir la Grande Route, reliant Chunpo à Cheolseong, et fit aménager un port dans sa nouvelle capitale, en faisant une nouvelle destination commerciale importante dans la région. En 1694, il voulut réformer l'armée et le mandarinat, mais alors qu'il commençait à travailler sur son projet, Jeong Si-Ha tomba gravement malade. Il fut traité par des encens médicinaux et des prières, les médecins de la cour ne connaissant pas son mal, mais aujourd'hui, nous savons que ces remèdes sont peu utiles face à l'affliction dont souffrait le Roi: une tumeur au cerveau. Après six longs mois d'agonie, Jeong Si-Ha mourut le 17 Février 1695, à peine sept ans après être monté sur le trône. Son fils, le jeune roi Jeong Se-Jeong, ne fêterait son treizième anniversaire qu'en Mars, et une régence fut mise en place afin d'attendre les dix-sept ans du Roi, âge auquel il pourrait régner seul sur le Balgwang.

Les quatre premières années du règne de Jeong Se-Jeong se firent sous la régence d'un conseil de Mandarins et de conseillers de Jong Si-Ha, et le roi fut cloisonné dans son palais avec ses tuteurs, et interdit de sortir. Le régent principal de l'époque, son grand-oncle Jeong Dae-Il, frère aîné de Jeong Sin-Ji, un vieillard aigri, souhaitait en effet usurper le trône gagné par son frère pour lui et ses fils, et d'enfermer le jeune roi était le moyen le plus facile d'y parvenir. Cependant, Jeong Se-Jeong avait, lors de sa jeunesse, conclu une franche amitié avec un jeune homme plus âgé de deux ans, le prince Kyu-Il de Jangmi. A seize ans, le jeune Roi parvint à s'enfuir de son palais, et se cacha, pendant plusieurs mois, dans un village de l'Est du pays, envoyant des lettres à son ami Go Kyu-Il à Onsildo. Quelques mois plus tard, Se-Jeong passa incognito la frontière avec le Jangmi. De l'autre côté de la frontière, le prince Go Kyu-Il l'attendait, à la tête d'une armée qui devait l'aider à se replacer sur son trône. Le conflit, si nous pouvons l'appeler ainsi, fut bref: l'armée de Cheolseong reconnut les bannières royales qui approchaient, et virent le jeune roi à la tête des troupes du Jangmi. Jeong Dae-Il fut trouvé, en train de préparer une fuite en bateau, voyant sa régence s'effondrer sous ses yeux, et conjointement, Jeong Se-Jeong et Go Kyu-Il proclamèrent leur amitié et l'alliance entre leurs deux nations. Cette alliance serait scellée par le mariage de Jeong Se-Jeong et de Go Mi-Sun, soeur du prince Kyu-Il. A seize ans, Jeong Se-Jeong mit de force fin à sa propre régence et entama son long règne de plus de soixante ans.

Le premier acte du jeune roi fut d'exiler son régent, Jeong Dae-Il, ainsi que ses deux fils. Les trois hommes prirent la mer pour le Chikkai, et furent tués par des samouraïs moins de six mois plus tard. La situation dans le Royaume de Balgwang était bonne: les récoltes étaient abondantes et, dix ans après la fin de la guerre contre le Teikoku, la prospérité revenait. Cependant, le jeune roi avait vu, lors des quelques mois où il se cachait parmi ls paysans, la situation des plus pauvres dans son royaume. Le Mandarinat était en théorie une institution méritocratique, où les plus doués montaient dans les rangs et obtenaient une meilleure vie à travailler pour l'Etat. Cependant, la barrière de l'apprentissage de la lecture, fait à cette époque avec de complexes sinogrammes, rendaient impossible ascension sociale des plus pauvres, condamnés au travail pénible de la terre. La majorité des habitants du royaume ne savaient à l'époque pas lire, et Jeong Se-Jeong souhaitait remédier à cela.

Durant trois ans, ce fut l'un des grands travaux du Roi que d'augmenter l'alphabétisation dans son Royaume, et cela passa par l'introduction d'un nouveau système d'écriture, le Wanggeul (aujourd'hui appelé le Hangeul), conçu de toutes pièces par Se-Jeong et ses proches conseillers afin d'être aisé à apprendre. Comme le dit le Roi lui-même: "un sage peut apprendre le Wanggeul en un après-midi. Un idiot mettra une semaine." Décrié par la noblesse qui voit dans le Wanggeul une manière pour la paysannerie de s'élever à leur niveau, ce système d'écriture sera malgré tout répandu dans tout le Balgwang au cours du règne de Se-Jeong, et même dans les royaumes voisins par l'action du Roi.

Au cours de son long règne, Jeong Se-Jeong maintiendra la paix: le Balgwang ne connut aucun conflit, pas même la plus petite escarmouche avec ses voisins, et les terres du royaume prospérèrent comme jamais auparavant. On estime qu'un homme né à la fin du règne de Jeong Se-Jeong mesure en moyenne 10 centimètres de plus qu'un homme né au début du même règne, preuve de la sécurité alimentaire du Balgwang sous Jeong Se-Jeong. Le Roi met fin aux punitions cruelles, notamment la flagellation, pour à la place condamner les criminels à des travaux forcés, améliorant l'infrastructure du royaume. Afin de s'assurer de l'équité de la justice, Jeong Se-Jeong réforme en 1726 le système judiciaire du Balgwang, en introduisant la possibilité de faire appel d'un jugement après d'un autre tribunal, et de faire appel du jugement de ce tribunal auprès du roi lui-même.

S'entourant d'intellectuels et de penseurs, Se-Jeong fonde le Cercle des Erudits, un bâtiment au coeur de sa capitale où sont invités les sages du royaume et d'au-delà, afin de partager leur savoir à tous, aussi bien le Roi et les nobles que le bas-peuple de la ville. Il fait également réaménager les bords du fleuve Eun et de la rivière Namu dans sa capitale, assainissant les rues et dégageant de larges boulevards. La population de Cheolseong passe sous son règne de 15 000 habitants à 85 000 environ. Le roi fut aussi un mécène des sciences, finançant notamment la création de nouvelles horloges à eau et de nouveaux cadrans solaires, et réformant le calendrier alors basé sur celui du Liang pour en faire un calendrier adapté au climat du Balgwang.

Le roi Se-Jeong était en avance sur son temps de manière unique dans un domaine en particulier, celui de la sécurité sociale: il obligea les employeurs à accorder aux femmes enceinte un mois de congé avant l'accouchement et trois mois suivant celui-ci, inaugurant l'un des premiers congés maternité de l'histoire mondiale. Soucieux de bien faire, le roi faisait régulièrement recenser l'opinion de sa population quand aux réformes, en particulier de la taxation, qu'il mit en place seulement après un grand sondage où deux tiers des 153 000 interrogés furent favorables à la réforme.

Perdant la vue avec l'âge, Jeong Se-Jeong est aveugle durant les deux dernières années de son règne. Il ébauche alors un plan afin de faciliter la lecture des aveugles en créant des symboles en relief sur les parchemins, mais mourra avant d'avoir mis en action son plan, décédant dans son sommeil. Enterré à côté de son père et de son grand-père dans le mausolée de Jeongmyo, Jeong Se-Jeong avait déshérité ses deux premiers fils, trop volages et insouciants, pour nommer héritier son troisième fils, plus modéré et studieux. Celui-ci montera sur le trône à l'âge de quarante-neuf ans, et deviendra le quatrième roi de la dynastie Jeong, Jeong Kwang-Seon.
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Cyrus
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Patrimoine: La cuisine Samoasélienne

Riche, variée et souvent forte en saveur et en épice, la cuisine du Samhwasal est proche des autres cuisines Han et partage avec elles de nombreux plats distinctifs, fruit d'une longue histoire culinaire aux influences variées. La cuisine du Samhwasal est connue pour son utilisation fréquente de plusieurs ingrédients: en tête, l'ail, dont les Samhwasalmin sotn parmi les plus grands consommateurs du monde, le piment, et l'omniprésente huile de sésame. Le soja, la coriandre, la viande de boeuf ou encore l'algue, sont eux aussi des ingrédients courants. Parmi les plats les plus célèbres du Samhwasal, on retrouve notamment:

Le Kimchi
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Sans doute le plat le plus emblématique de la cuisine Samoasélienne, le Kimchi est un plat vieux d'au moins deux millénaires, son existence étant attestée dans un document retrouvé à Chunpo, prédatant donc les Royaumes Hwasal de plusieurs siècles. Largement répandu au Samhwasal par l'influence du bouddhisme, qui promeut un mode de vie végétarien, ce plat est rentré dans les moeurs et est consommé à presque tous les repas: le Samhwasalmin moyen mange 18 kilogrammes de kimchi par an selon une étude de l'Université de Cheolseong (l'Université d'Onsildo, elle, trouve une moyenne entre 50 et 200 grammes par jour).

Le plat est composé de morceaux de légumes et de piment, le tout fermenté pendant plusieurs semaines dans de la saumure afin d'obtenir un goût acide. S'il est épicé aujourd'hui, le Kimchi ne contient du piment que depuis le XVIIIème Siècle, étant un simple plat de légumes fermentés auparavant. Le légume le plus souvent utilisé pour faire du kimchi est le chou, mais d'autres plantes peuvent s'inviter dans le plat: radis, bardane, céleri, oignon, concombre, carotte, gingembre... La préparation varie en fonction des saisons. le gimjang kimchi, consommé au printemps, est ainsi peu pimenté et consommé frais au lieu de fermenté, alors que le yeolmu-kimchi, à base de radis et mangé l'été, est relevé par la présence de piment frais ajouté après la fermentation. le baechu-kimchi, mangé en automne, est quand à lui accompagné de farce pressée entre des feuilles de chou non coupées. C'est en hiver que le kimchi se consomme le plus, ayant été préparé et conservé pour l'occasion, et là aussi le baechu-kimchi, variété la plus populaire, est consommé en majorité.

Mangé en accompagnement des plats de riz, le kimchi constitue rarement un plat en lui-même, même si'l est notamment un ingrédient dans la populaire kimchi chigae, une soupe à base de kimchi. Se transmettant souvent de mère en fille dans l'espoir qu'elles cuisinent un excellent kimchi pour leur mari, ce plat évoque pour les Samhwasalmin des souvenirs d'enfance et du foyer, et beaucoup sont fiers de leur recette familiale. Le kimchi est si populaire qu'une ration militaire du Samhwasal en contiendra forcément un pot, étant essentiel au moral des soldats.

Le Bulgogi
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Autre plat incontournable de la cuisine du Samhwasal, le Bulgogi est moins controversé auprès des étrangers que le kimchi: moins fort, et sans le goût aigre du plat précédent, le bulgogi s'adapte à la plupart des palais. Il ne s'agit pas à proprement parler d'un plat précis, mais comme le kimchi d'une manière de préparation, ici de la viande. Signifiant littéralement "viande au feu", le Bulgogi est une préparation de viande, généralement du boeuf ou du porc, marinée et grillée. le boeuf est en général mariné dans un mélange de sauce soja, d'huile de sésame, de gingembre, d'ail et parfois de jus de poire. Le porc, quand à lui, est préparé avec de la pâte de piment et du gingembre.

Le plus souvent, ce délicieux plat est servi avec des Banchan, les accompagnements traditionnels de la cuisine du Samhwasal incluant notamment le kimchi et des légumes vapeur. Il est souvent consommé enroulé dans une feuille de salade ou du kaetnip, des feuilles de sésame salées et pimentées, accompagné de riz et de kimchi. on peut y rajouter de la pâte de soja, des feuilles de sésame fraîches, ou encore de l'ail entier. Plat populaire dans les restaurants, où il est souvent appelé "Barbecue Samoasélien", le Bulgogi est servi sous forme de viande crue, un grill se trouvant au milieu de la table où les clients peuvent faire cuire la viande au degré qui leur convient.

Très populaire, le bulgogi est généralement consommé lors d'occasions spéciales en famille, ou bien en soirée entre amis. Il en existe de nombreuses variantes, la plus populaire étant celle des hamburgers au bulgogi, dans laquelle le steak d'un hamburger est mariné à la manière du bulgogi et servi avec sésame, ail et onion dans le hamburger, une recette très populaire dans les fast-food de Cheolseong, Onsildo ou Ssalsijang.

Les Gimbap
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A première vue, on pourrait confondre le Gimbap avec les fameux maki Teiko, ces bouts de poisson cru roulés dans du riz vinaigré et de l'algue nori. Cependant, si l'extérieur, fait d'algue, est identique, le plat est bien différent: le riz n'y est pas vinaigré, le rouleau lui-même est plus épais, et les ingrédients au coeur du gimbap sont souvent très éloignés des poissons crus Teiko: on leur préférera des légumes et des ingrédients riches en protéine, viande rouge (parfois bulgogi) ou oeuf notamment. De plus, une quantité généreuse d'huile de sésame est ajouté à la préparation du plat, qui s'éloigne ainsi de son cousin (et, selon certains, ancêtre), le futomaki, un maki Teiko de gros diamètre.

Plat populaire à manger sur le pouce, le gimbap peut être trouvé dans la plupart des supérettes du pays, et la chaîne GimGimBap sert ce plat en restauration rapide, avec un large éventail de garniture, allant de celles déjà évoquées au thon en boîte, au calamar épicé ou encore au fromage. la variété de légumes inclus dans le gimbap est aussi large, allant du chou à la carotte, en passant par le radis daikon venu du Teikoku ou encore des épinards.

Le Gimbap est souvent stigmatisé comme un plat de classes inférieures: ses ingrédients sont faciles à trouver et bon marché, le plat est rapide et facile à réaliser, et facile à vendre, de nombreuses personnes aimant acheter un rouleau de gimbap à manger à emporter. Ainsi, le vendeur de gimbap de rue est stéréotypé comme étant très pauvre, et son métier comme étant le dernier avant de se devoir se résigner à la mendicité ou la prostitution.

Le Bibimbap
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Le Bibimbap est un plat très courant au Samhwasal: mélange de légumes, de viandes et d'oeuf, servis assaisonnés sur du riz chaud, le bibimbap est comme le reste de la cuisine Samoasélienne, hautement personnalisable, seule la base de riz chaud étant fixe: servi avec des légumes vapeur ou du kimchi, du soja ou de la pâte de piment, de l'oeuf ou des pousses de soja. Souvent, ce plat est en fait fait avec les restes du repas précédent, lui conférant à chaque fois une saveur unique. Peu calorique et léger, le bibimbap est souvent mangé le midi par les employés de bureau pendant leur courte pause avant de reprendre le travail.

Moins épicé que la plupart des plats du Samhwasal, le bibimbap est souvent le premier plat recommandé aux étrangers: peu relevé (d'aucuns diront fade), varié donc adapté à tous les goûts, peu cher et à l'apparence appétissante, il s'agit d'une entrée en matière parfaite dans le monde de la gastronomie du Samhwasal.
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Cyrus
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Histoire: Seol Dae-Il, portrait d'un dictateur
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Portrait officiel de Seol Dae-Il, présent dans tous les bâtiments publics de 1989 à 2017

Informations principales

Nom: Seol Dae-Il
Date et lieu de naissance: 28 Octobre 1946, Kaesan, Royaume Unifié du Sanya
Date et lieu de décès: 15 Mars 2015, Cheolseong, République du Samhwasal
Raison du décès: Cancer du poumon et de la gorge
Parti politique: Union Nationale Républicaine (공화당 국가 연합 / Gonghwadang Gugga Yeonhab)
Famille:
- Seol Geun-Hye, née Lee (femme, 1949-2023)
- Seol Kyung-Mi (fille, 1970-2040)
- Seol Jong-il (fils, 1974-2036)

Biographie

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Seol Dae-Il (centre) à l'Ecole Nationale des Armées.

Premières années:
Seol Dae-Il est né en 1946 dans le Royaume Unifié du Sanya, un état fantoche sous contrôle de l'Empire Teiko qui avait envahi les trois Royaumes Hwasal quelques années auparavant. Ses parents tiennent un commerce de vente de fruits et légumes dans la ville de Kaesan, en banlieue de Cheolseong, et au cours des trois premières années de sa vie, Seol Dae-Il grandit sous l'occupation Teiko. En Décembre 1948, deux mois avant la libération du Samhwasal, le père de Seol Dae-Il, Seol Il-Sung, est fusillé pour avoir été un résistant, fournissant des vivres aux maquisards des montagnes proches de Kaesan, et la mère de Seol Dae-Il doit alors l'élever toute seule. A partir de l'âge de huit ans, avec l'unification du Samhwasal et la création d'un programme massif d'éducation publique gratuite, Seol Dae-Il reçoit une éducation et obtient d'excellents résultats scolaires, lui permettant d'obtenir une bourse afin d'étudier à l'Ecole Nationale des Armées à Cheolseong.

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Seol Dae-Il au rang de commandant.

Carrière militaire:
A l'âge de 23 ans, Seo Dae-Sung sort de l'Ecole Nationale des Armées major de sa promotion, avec le grade de lieutenant. Connaissant une ascension météorique dans les rangs de l'armée, il reçoit des promotions régulières jusqu'à atteindre le grade de général en 1983, en faisant le plus jeune général de l'histoire du Samhwasal à seulement 37 ans. C'est en 1969 qu'il rencontre Lee Geun-Hye, une institutrice, à l'occasion d'un discours dans l'école primaire où étudia Seol. Les deux deviennent vite amis, puis forment une relation amoureuse et se marient en 1970, donnant naissance à leur fille Kyung-Mi la même année.

En 1985, Seo Dae-Sung est promu Maréchal, et devient l'année suivante Chef d'Etat-Major, étant proche du président de la république de l'époque, No Nam-Gi, et de son parti, le Parti Nation Samhwasal, représentant la droite de l'échiquier politique de l'époque. En 1988, lors d'un scandale de corruption du président No, Seol soutient ce dernier même après sa destitution, et milite ouvertement pour le PNS au cours de la présidentielle, remportée par le candidat d'extrême-gauche du Parti Ouvrier-Agrarien du Samhwasal, Bok Dong-Soo. Seol est alors de plus en plus mis de côté par le pouvoir, ne souhaitant pas d'un partisan de la droite nationaliste proche du gouvernement.

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Seol Dae-Il (centre) menant le Coup d'Etat du 3 Décembre

Coup d'état:
En Octobre 1988, Seol Dae-Il apprend sa future retraite forcée des forces armées, une manoeuvre politique afin de l'éloigner des troupes, auprès desquelles il est très populaire. Apprenant cela, le Chef d'Etat-Major réunit ses plus proches collaborateurs dans l'armée, et, en totale opposition au pouvoir, mène un coup d'état le 3 Décembre contre la "Dictature socialiste naissante au Samhwasal". Se proclamant dans un premier temps Président du Conseil National de Sûreté, il ordonne une dissolution de l'Assemblée Nationale, les députés étant escortés de force à la pointe des fusils hors du parlement. Au cours des élections qui suivent, les partis de gauche (POAS mais aussi Parti de la Fédération, le parti de centre-gauche des fondateurs du Samhwasal) sont interdits au nom de la sûreté nationale, et les seuls partis représentés sont le parti de droite PNS et le nouveau parti de Seol Dae-Il, l'Union Nationale Républicaine, qui remporte la majorité des sièges.

Seol Dae-Il appelle alors à une révision de la Constitution, et les pleins pouvoirs de rédaction lui sont conférés par le Parlement. Le 1 Avril 1989, la nouvelle Constitution, qui enterre la Première République et proclame la Seconde République du Samhwasal, est proclamée. Dans cette constitution, le Président de la République est nommé par le Conseil de Sécurité, composé d'une cabale de généraux dont le rôle est officiellement de maintenir la sécurité de l'état. Le fédéralisme est supprimé, et le Samhwasal devient un état unitaire. Tous les partis à l'exception de l'UNR et du PNS, d'ores et déjà largement phagocyté, sont interdits, et les pleins pouvoirs sont accordés au Président de la République, qui n'est autre que Seol Dae-Il, qui conservera ce titre jusqu'à sa mort, près de vingt-huit ans plus tard.

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Le Président Seol Dae-Il, en 2000, à l'occasion de ses voeux du nouveau millénaire.

Présidence:
Les presque trois décennies de présidence de Seol Dae-Il sont une période extrêmement controversée de l'histoire du Samhwasal: dans les états de Jangmi et d'Ogbunya, il s'agit d'une période de répression et de politiques économiques rudes empêchant un développement économique optimal. Au Balgwang, si la répression politique est forte, la prospérité économique est plus grande, en particulier à Cheolseong. Si le Samhwasal entier se modernise entre 1988 et 2015, ce n'est qu'à Cheolseong que se développe réellement la mondialisation, le Samhwasal restant en marge des remous économique de la Grande Hégémonie.

Un protectionnisme strict est mis en place, dans le cadre de la politique de la Grande Sécurité du Peuple, visant à l'indépendance économique et à l'autosuffisance alimentaire du Samhwasal, mise en place en 1990 et achevée en 2010. Dans le même temps, le Président Seol veut moderniser au maximum son pays et augmenter son niveau de vie, un objectif atteint en particulier au Balgwang. Dans une ironie du sort, ses programmes de développement économique basés sur des plans quinquennaux et un fort investissement de l'état dans tous les pans de l'économie ne sont pas sans rappeler des politiques du communisme qu'il a hargneusement combattu au cours de sa carrière. Sous son régime, le Samhwasal passe de plus au système métrique. Sa politique de Kkaekkeushan Geoli, "Rues Propres", vit des milliers de mendiants et de prostituées déportés dans des camps de travail, et permit un goudronnage total de la plupart des villes du pays.


Le 15 Mars 1999, Seol Dae-Il signe avec la République Teiko un traité normalisant les relations entre les deux pays, 50 ans après la chute de l'Empire Teiko, un acte marquant dans l'histoire politique du Samhwasal, étant l'un des rares exemples de bonne volonté du Samhwasal envers le Teikoku et son successeur le Chikkai. Seol Dae-Il est aussi connu pour avoir abrogé l'usage officiel des Hanja, les sinogrammes utilisés dans l'écriture du Hwasaleo, et être passé à une écriture totalement en Hangeul, l'alphabet créé par le roi du Balgwang Jeong Se-Jeong.

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Le président Seol Dae-Il, en 2013, peu avant d'apprendre qu'il était atteint d'un cancer.

Dernières années:
Seol Dae-Il était un fumeur invertéré, fumant près d'un paquet de cigarettes par jour, et appréciant beaucoup les alcools forts, comme de nombreux Samhwasalmin. A partir de 2010 environ, la santé du président commence à se dégrader, même si les signes sont lents à apparaître: en premier lieu, sa voix devient de plus en plus rauque, et en 2012, à l'occasion d'un discours, il est pris d'une incontrôlable quinte de toux. En 2013, alors que le président est en vacances dans sa villa de l'île de Bungeul, il fait un malaise et est transporté à l'hôpital. Si le malaise lui-même était sans gravité, simplement dû à la fatigue, les médecins lui diagnostiquent un cancer des poumons et de la gorge, trop étendu pour être guéri, et donnent au Président deux ans grand maximum à vivre.

Seol Dae-Il, conscient de sa mort prochaine, commence dès ce moment à préparer sa succession: il évince son premier ministre, Kim Kyu-Jung, qu'il juge trop ambitieux mais pas assez compétent, et nomme à sa place un diligent bureaucrate du nom d'O Ki-Ha. Dans le même temps, il nomme un nouveau Chef d'Etat-Major, ayant possédé ce titre depuis 1985, en la personne de Lee Myung-Soo, un général qu'il prépare pour lui succéder. Si l'année 2014 se passe essentiellement sans encombre, le président faisant de moins en moins de discours du fait de sa voix rauque, de son essoufflement et de ses quintes de toux. Début 2015, cependant, son état s'aggrave rapidement et le président est hospitalisé le 20 Janvier.

Continuant à préparer sa succession malgré la douleur et sa mort imminente, il travaille diligemment jusque début Mars, trop affaibli à ce moment pour continuer dans son rôle, laissant les affaires courantes à O Ki-Ha, son premier ministre. Il tombe le 12 Mars dans un coma, et n'apprendra jamais que le lendemain à peine, son successeur désigné Lee Myung-Soo est tué lors d'un attentat qui voit mourir sept des huit membres du Conseil de Sûreté, un événement qui ébranle profondément le Samhwasal. Le surlendemain, le 15 Mars, Seol Dae-Il décède, et c'est son premier ministre, le peu charismatique, peu connu et peu aimé de ceux qui le connaissent O Ki-Ha qui prend les rênes d'une Seconde République qui ne survivra que deux ans à son fondateur, avant de laisser place au régime actuel de la Troisième République.

Héritage

La présidence de Seol Dae-Il est très controversée au Samhwasal, en particulier entre les différents états: pour le Jangmi et l'Ogbunya, il s'agit d'une période de brutale répression et de politiques économiques rudes, malgré la modernisation et l'amélioration de la sécurité alimentaire. Au Balgwang, moins touché par la répression et ayant connu une modernisation plus avancée ainsi qu'une plus grande hausse du niveau de vie, la présidence de Seol Dae-Il n'a de mauvais côté que la répression politique. Il est alors logique que le parti Nation Samhwasal, nostalgique de la Seconde République, ne fasse des scores notables que dans l'état du Balgwang.

Malgré sa réputation sulfureuse, Seol Dae-Il est reconnu comme l'homme ayant posé les fondations du Samhwasal moderne d'aujourd'hui, et si les rues à son nom ont été débaptisées et ses statues déboulonnées dans l'Ogbunya et le Jangmi, il en reste encore dans le Balgwang, notamment la Place Seol Dae-Il de Kaesan, sa ville natale, où le dictateur est souvent vu comme un héros qui a fait passer sa ville natale d'une ville pauvre et ouvrière en banlieue de Cheolseong à un centre universitaire majeur du Samhwasal.

En conclusion, Seol Dae-Il fut, pour la plupart des Samhwasalmin, un dictateur brutal, en particulier envers les états de l'Ogbunyaju et du Jangmiju. Cependant, il faut lui reconnaître un rôle essentiel dans la modernisation du Samhwasal, et une grande efficacité en tant que dirigeant d'un pays connu pour son instabilité politique.
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