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Yul
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República de Costa Verde

Ici sont regroupés divers articles encyclopédiques, mais aussi des récits ou anecdotes permettant de mieux comprendre le Costa Verde. Attention, la plupart des RPs publiés ici sont des "rp internes" et ne peuvent être utilisés pour alimenter vos propres RPs. Si vous désirez réutiliser des informations, le mieux et de venir directement me demander si cela est possible.

Sommaire monographique :
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Re: Divers - Gente y sociedad

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Informations générales
  • Dénomination officielle : República de Costa Verde
  • Nom courant : Costa Verde
  • Gentilé : Coastaverdin(s), Coastaverdine(s)
  • Langues :
    • Langue officielle : Saltarien (Espagnol)
    • Langues non-officielles : Askazien (Géorgien), nombreuses langues indigènes
  • Données géographiques :
    • Capitale : Santa Lucía de Costa Verde
    • Population totale : 51 530 000 habitants (2043)
    • Superficie : 3 785 219,76 km²
    • Densité de population : 13,61 hab/km² (2043)
    • Croissance démographique : N/A (-)
    • Ressources en eaux : Gigantesque. Détails incalculables en l'état actuel des choses.
  • Données politiques :
    • Régime politique : Technocratie
    • Chef de l'état : Alejandro Velázquez, Juntista
    • Pouvoir exécutif : Junta gubernamental
    • Pouvoir législatif : Junta gubernamental
    • Pouvoir judiciaire : Milicias republicanas
    • Fête nationale : 13 décembre
    • Idéologies dominantes : Technocratisme, écologisme, survivalisme
  • Données économiques :
    • Système économique : Capitalisme
    • Produit intérieur brut (P.I.B.) : 100 000 000 000,00 $ (2043)
    • Produit intérieur brut par habitant (P.I.B./hab) : 1 949,32 $ (2043)
    • Monnaie nationale : Colón costaverdin (₡)
    • Croissance économique : N/A (-)
  • Données religieuses :
    • Catholicisme : 62,43%
      • Pratiquants : 50,21%
      • Non pratiquants : 12,22%
    • Religions indigènes et animismes algarbiens : 31,24%
    • Athées : 6,33%
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Yul
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Re: Divers - Gente y sociedad

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Lexique

  • Caras Blancas : "Visages blancs" en Alcalègne, désigne les descendants des colons Dytoliens installés dans le pays.
  • Costa Verde : "Côte verte" en Alcalègne, désigne la région sud-est du pays bordé par l'Océan Déchinésien où vit la majorité de la population du pays. A donné son nom au pays.
  • Cuenca de la Selva : "Bassin de la jungle", gigantesque bassin versant du Rio Selvático, fleuve le plus important du pays, couvert de jungle. La ligne de partage des eaux entre le bassin versant et les autres bassins fluviaux dorimariens a servi pour dessiner les frontières du pays.
  • Tupi Nambas : "Les plus anciens" en Tapanahoni, désigne les peuples indigènes du Costa Verde.
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~ Junta gubernamental (1)

"Nous accusons un retard technologique grave."

Ces mots résonnaient encore dans l'esprit de Alejandro Velázquez, chef d'état du Costa Verde. Ce jour de début janvier, lors de la première réunion du conseil d'administration du pays, réunissant le Juntista et les neufs Asesores, Alejandro Velázquez n'avait pas caché son désarrois, face à la situation économique et technologique du pays. Oh bien sur, aucun d'entre eux n'y pouvaient quoi que ce soit : la conjoncture avait jusque là était mauvaise, mais le récent renouvellement de la Junta gubernamental et l'élection de Velázquez à sa tête devait permettre de redonner un coup de fouet au pays.

Alejandro Velázquez est un homme de grande taille et bien bâti. Au premier abord personne n'aurait songé que l'homme puisse-t-être ingénieur en sciences nucléaires et encore moins chef d'état. Il avait plutôt l'apparence d'un roche playboy. On voulait prouver que l'immobilisme était désormais terminé, que l'état allait redynamiser le pays et le sortir du marasme dans lequel il était resté enfermé durant toutes ces années, et par son image et on esthétique, Velázquez devait personnifier le renouveau de tout un pays. Un marasme finalement plus théorique que réel, le Costa Verde affichant tout de même une croissance économique modeste, mais tout de même positive, grâce notamment à l'exploitation des ressources de son sous-sol.


Alejandro Velázquez : Señoras y señores, nous devons mettre un coup de collier cette année, et tenter autant que possible de rattraper nos retards. Il est anormal que le Costa Verde soit à la traîne, notre place est au sommet de la hiérarchie dorimarienne.

Le ton était donné. Les Asesores écoutaient calmement le Juntista, puis vint le temps des échanges. Il fallait dégager un plan clair pour l'avenir, élaborer une stratégie de développement technologique, tout en faisant attention à équilibrer un budget économique encore fragile. Finalement, après deux heures de discussions, on s'accorda à dire que le mieux à faire, pour le moment, était de consolider les différentes sources de revenus du Costa Verde. En d'autres termes, moderniser les infrastructures d'extraction de ressources.

Alejandro Velázquez : Nous sommes donc d'accord. Puisque l'or dispose d'infrastructures aujourd'hui suffisantes, nous concentrerons nos efforts dans le développement de l'extraction des autres matières premières présentes en abondance dans le sous sol du pays. Que chacun mène sa barque et fasse ses calculs et propose un budget pour la prochaine réunion. Nous devons dans les semaines qui viendront amener nos extractions de gaz naturel, de charbon, de terres rares et d'uranium à un niveau équivalent à celui de l'or (NT2); tout en lançant le développement de l'extraction du lithium (NT3). Nous partons sur un objectif d'un trimèstre. Señoras y señores, je vous remercie. La cession est levée.
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~ Río Urano (1)

Maya Castañeda est une jeune universitaire de 23 ans, étudiant la géologie à l'Udelar, l'Université de la République de Santa-Lucia. Issue d'une famille mixte, fille d'un père d'origine Alcalègne et d'une mère d'origine Askaze, elle suit une scolarité brillante et intègre dès ses 18 ans la plus prestigieuse université de tout le Costa Verde. Jeune femme remarquable à tout point de vue, studieuse, intelligente et tout aussi sportive, elle est rapidement adoptée par ses camarades d'amphis tout autant qu'appréciée de ses professeurs. En ce mois d'avril, alors que l'automne austral s'est déjà fermement installé sur les côtes du sud du pays, les étudiants, eux, se préparent déjà à leurs examens de mi-semestre.
- Maya? Luis nous invite ce soir, tu viens?
- Encore?
Quoi que sérieuse, notre héroïne - car il faudra bien tôt ou tard la désigner ainsi - est entourée d'une bande d'amis appréciant tout autant la fête et les cocktails costaverdins qu'elle même apprécie ses livres. L'étudiante, qui avait déjà été traînée par Veronika, sa colocataire, à trois soirées étudiantes en quatre jours préférait de loin rester chez elle à réviser.
- Alors? Tu vas pas m'obliger à insister?
- Disculpa Veronika, mais je dois appeler mes parents ce soir, je leur ai promis. Je ne peux pas venir, mais vas-y toi! T'en fais pas pour moi.
- Ta ta ta! Tu as toujours une bonne excuse! Mais ça marche pas! Comment tu veux te trouver un mec? Allez hop, tu viens!
Maya avait bon fond. Trop peut-être. Il ne fallu pas plus de cinq minutes à Veronika pour lui faire changer d'avis.
- Bon, on passe à la chambre vite fait pour se préparer et on y va. Promis, je suis rapide!
Une heure et quarante-cinq minutes plus tard, laps de temps essentiel à Veronika pour un shampooing-remaquillage-habillage et permettant tout de même à Maya de faire une petite synthèse des cours de sa journée, les deux jeunes femmes (enfin) apprêtées sifflèrent un taxi pour se rendre chez leur ami Luis, habitant hors du campus - et donc non soumis aux règles disciplinaires sur site. Dès leur arrivée, les deux jeunes femmes furent irrémédiablement plongées dans le bain : alors que Veronika se fait gentiment servir un cocktail à base de téquila par un jeune étudiant en mammographie - c'est tout du moins l'impression qu'il donna à Maya lorsque ses yeux fixèrent l'abondant décolleté de sa colocataire - Maya chercha une issue pour s'esquiver et patienter un peu, à l'écart. Si l'intérieur du luxueux appartement de Luis puait tout autant l'alcool que le tabac et la transpiration, l'extérieur ne semblait pas vraiment plus sain.
- Buenas noches linda!
Oh no, Ese idiota otra vez, ¡no! pensa Maya, visiblement ennuyée de voir rappliquer un-grand-blond-musculeux-avec-sa-frange approcher. Y mierda! songea-t-elle lorsque l'apprenti playboy lui lança un sourire ravageur.
- Buenas noches Pedro, qu'est ce que tu veux?
- Salsa! Je veux danser avec toi!
Avec fermeté, le jeune éphèbe attrapa la jeune étudiante dans ses bras et la colla contre lui, passant son bras autour de sa hanche. Il laissa volontairement glisser sa main sur ses fesses, tout aussi volontairement que Maya plaqua la sienne sur son visage, en une gifle dont les décibels percutants provoquèrent un cri de surprise tout aussi bruyant!
- Aya! Puta sucia!
- ¡Déjame en paz, cabrón! Je t'aime pas, alors tu me fous la paix!
- Te equivocas, perra ! Tu trouveras pas mieux que moi dans tout Santa Lucia!
- Je m'en fous! Je me casse! Je suis fatiguée!
Maya fonça a l'intérieur retrouver Veronika. Elle lui annonça fermement vouloir partir, ce que Veronika, le haut de la poitrine couvert de téquila et de sel que son petit ami Luis n'allait pas tarder à goûter, ne voulait pas pour tout l'or du monde.
- Reste si tu veux, moi je rentre. Mais reviens pas trop tard, on a un examen demain, oublie pas!
- Sí mama...
Tandis que Veronika levait les yeux au ciel, évoquant des choses pas franchement flatteuses, Maya s'en allait, fonçant vers l'extérieur. Arrivée dans la rue, furieuse, elle décida de rentrer jusqu'au campus à pied. Dix minutes passèrent, il ne faisait pas encore trop froid et la soirée était finalement très agréable. Arrivant enfin au campus de l'Udelar, elle y croisa Fernando Valdés, un de ses professeurs.
- Buenas noches Maya.
- Buenas noches profesor.
- Maya, j'ai à vous parler. Venez me voir demain dans mon bureau, je souhaiterais vous faire une proposition de stage pour le prochain semestre.
Maya accepta, consciente que refuser de se rendre à ce genre de rendez-vous serait certainement malvenu. Elle se demanda ce que son professeur pouvait bien vouloir lui proposer. Mais il se faisait tard, elle ne tarda donc pas.
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~ Junta gubernamental (2)

Partout dans le monde, la course à l'armement et au développement technologique avait repris. Des bruits de couloirs parlaient de nouveaux appareils en Marquésie, tandis qu'en Dytolie, les usines ne tarderaient plus à produire de nouvelles armes pour la conquête des mers. Si le Commonwealth ne faisait plus gère parler de lui et de son développement d'armes de destruction massive, tout laissait à penser que le monde se préparait au pire.

Cette fièvre avait atteint la Dorimarie. Au Palacio de Castilla à Calabria, au Costa Verde, Alejandro Velázquez qui dirigeait le pays depuis maintenant quelques mois travaillait lui aussi à son programme de développement. Méthodiquement.

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Un valet travaillant pour la résidence secondaire du Juntista apporta un cocktail et un pli, semble-t-il confidentiel.
- Ah! Miguel! Vous m'apportez mon Costa Verde?
Le Costa Verde. Sublime délice des tropiques. Une véritable fierté nationale. Un subtile mélange de jus de pamplemousse, de jus de banane et de curaçao bleu. Ce cocktail avait été inventé dit-on par un mari cocu qui voulait reconquérir sa femme, une célèbre actrice du cinéma des années 1920. Star de la belle époque, il était servi dans tout les grands palaces de Calabria, cité balnéaire de luxe du sud du pays, si bien qu'il en avait pris le nom. Mais, si l'anecdote puisse paraître tout aussi savoureuse que le nectar lui même (surtout au regard des courbes de la voluptueuse starlette volage), elle n'est à l'heure actuelle aucunement la préoccupation principale de quiconque.
- Votre rapport, señor.
- Gracias Miguel.
Le Juntista lu le rapport qu'on venait de lui remettre avec attention. Celui-ci faisait la synthèse de la progression du développement des mines du Costa Verde, l'un des grands projets nationaux portés par Alejandro Velázquez. En annexe figurait un état des lieux de la production et du commerce des principaux minerais et hydrocarbures extraits au Costa Verde, sur la scène internationale. Velázquez griffonna quelques commentaires.
  • Gaz naturel : Hausse des productions aux Madelines qui a terminé ses travaux de modernisation, ainsi que au Satake Bakufu. La situation en Ventélie orientale, déstabilisée par le Wakoku laisse envisager tout de même une baisse de production de ces hydrocarbures localement, cependant, la position du Costa Verde se retrouve affaiblie. Pas de reprise en vue du leader du secteur, le Saog.
Continuer l'effort de développement vers NT2; pas d'augmentation de budget à prévoir, le marché risquant de toutes façons la saturation.
  • Charbon : Pas d'évolution notable depuis le dernier rapport. Le Costa Verde pourrait presque doubler son chiffre d'affaire annuel en modernisant ses infrastructures et rentrer dans le top 5. Westrait, Kaiyuan et Karmalistan forment toujours le trio de tête des pays producteurs; retour en force du Neawest, marquant une domination de l'Olgarie et de la Ventélie dans le secteur.
Continuer à suivre le programme tel qu'établi pour le développement de NT2. Rien ne presse, inutile de se précipiter.
  • Uranium : Situation critique. Instabilité au Zufrana qui n'exploite que peu et n'exporte pas son minerais. Le Liang, premier producteur mondial semble avoir des difficultés à fournir tout ses clients. La Yotvingie destine l'intégralité de sa production au Jernland. Places à prendre faute de concurrence. Grosse offre du Kars pour le stock proposé aux enchères Intérêt marqué de l'Ennis.
Statut quo pour l'exportation. Continuer à proposer de façon ponctuelle des quantités limitées d'uranium en vente aux enchères. Interdiction de s'engager à vendre régulièrement l'uranium. Augmenter l'effort de développement des sites d'extraction vers NT2. Triplement du budget.
  • Terres rares : Grosse augmentation de production par la Flavie suite à travaux de modernisation; décrochage possible du Costa Verde. Secteur porteur.
Augmenter l'effort de modernisation des mines vers NT2; doublement du budget.
  • Lithium : Augmentation de la production Makengaise, perte de vitesse du Costa Verde. Secteur porteur et offre inssufisante par rapport à la demande.
Mêmes remarques que pour les terres rares. Augmenter les efforts pour la modernisation des sites vers NT3.
Ceci fait, le Juntista remis son brouillon au valet, et lui demanda de le faxer directement à Santa-Lucia. Puis, il se replongea dans ses réflexions.
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~ Junta gubernamental (3)
Merci de bien tenir compte du logo affiché en bas de ce RP avant d'ouvrir les spoilers. Vous êtes prévenus.

Aaaaah Calabria! Ses plages de sable blanc, ses palmiers, son climat enchanteur, ses eaux aux mille-et-une couleurs. Un véritable petit paradis sur terre dont le secret ne tient que par ce que la station balnéaire la plus cotée reste dans l'ombre des sites d'Aiglantine et de Coralésie. Une situation bien comprise par Alejandro Velázquez, jeune Juntista du Costa Verde, qui travaille d'arrache pied depuis la plage de la résidence secondaire réservée au chef d'état du Costa Verde.

Jeune et jolie jeune femme en paréo dont on ignorera pas longtemps le nom : Buenas tardes señor.

Alejandro Velázquez : Buenas tardes Carolta. Venez vous assoir, la soirée est très agréable vous ne trouvez pas?

Carolta : Si señor.

Carlota Botero est secrétaire républicaine auprès de la Junte costaverdine. Les Asesores ne travaillant que dans les secteurs technologiques du pays, le Juntista a donc pour tâche de mener tout autre projet concernant le pays, comme par exemple ceux concernant le tourisme. Ainsi, Alejandro Velázquez avait lancé une grande campagne de promotion touristique de la nation auprès des peuples de l'étranger, le Costa Verde manquant cruellement de visibilité internationale. Il ne faisait donc aucun doute que le Juntista voudrait faire quelques coups de pub, et justement, Carlota Botero était venue pour lui présenter quelques projets.

Alejandro Velázquez : Vous avez apporté la came?

Carolta Botero : Si señor.

Alejandro Velázquez : Alors, qu'est ce que vous venez me proposer ce soir?

Carolta Botero : Des strass et des paillettes d'abord, du bio-écolo-bobo-tourisme ensuite.

Alejandro Velázquez : Je vois.... expliquez moi?

Carolta Botero : D'abord, le glamour. Le monde est-il une fête? Cette question que de grands penseurs dytoliens ont peu se poser le siècle dernier devra bien un jour trouver une réponse, nous sommes bien d'accord? Hé bien, nous allons essayer de faire de Calabria l'une des capitales de cette grande fête, en attirant tout ce que le monde compte de jet-set et autres jeunesses friquées en manque de sensations fortes.

Alejandro Velázquez : Vous voulez faire de Calabria une énorme rave party ou quoi?

Carolta Botero : Non, bien sur que non. Mais nous pensons faire de la ville un des hauts lieux du loisir de luxe mondial. Boites de nuits et Djs reconnus, belles plages, demeures luxueuses et yatch, en en profitant pour faire de notre cocktail national un véritable incontournable!

Alejandro Velázquez : Intéressant. Mais vous ne craignez pas que cela fasse fuir les touristes que nous avons déjà?

Carolta Botero : Non, bien sur que non! La ville est suffisamment vaste pour attirer tant les retraités richissimes que leurs petits-enfants! Et puis, si en plus nous pouvions attirer quelques sugars daddys et cougars en mal de jeunesse... nous voulons créer une cité de luxe pour les amateurs de luxe.

Alejandro Velázquez : Comment comptez-vous faire cela?

Carlota Botero : Nous avons étudié plusieurs pistes. D'une part, donc, les loisirs : nous avons déjà les casinos et quelques boîtes de nuit, faisons venir de grands noms! Des artistes, des cinéastes, des acteurs, des chanteurs...

Alejandro Velázquez : Ils viendraient?

Carlota Botero : Nous négocions déjà avec quelques agents...

Alejandro Velázquez : D'accord; et quoi d'autre?

Carlota Botero : Le sport! Mais pas n'importe lesquels! Nous avons déjà un parcours de golf, nous pensons à organiser un grand tournoi international de tennis. C'est un sport apprécié par la bourgeoisie, qui jouit d'un certain standing, contrairement au football, considéré par certains comme trop vulgaire.

Alejandro Velázquez : Pas con.

Carlota Botero : Pour se faire de la publicité, nous avons commandé à un musicien makengais, un certain Calvin Jr, une musique pour faire parler de la ville. J'ai sur ma tablette un prototype pour le clip, vous voulez-voir?

Alejandro Velázquez : Allez-y?
T'y as cru?
Velázquez ne put s'empêcher de rire.

Carlota Botero : Vous en pensez-quoi?

Alejandro Velázquez : C'est très sexy. Trop peut-être?

Carlota Botero : Non, c'est bien. Les simulations nous montrent qu'il y aura un effet viral sur internet, d'abord auprès d'un public masculin, mais qui se féminisera peu à peu. Nous ciblons les peuples d'Olgarie et de Dytolie, mais aussi de Ventélie et de Coralésie.

Alejandro Velázquez : Les chrétiens et les nippons quoi.

Carlota Botero : Ben en même temps, y'a qu'avec eux qu'on peut utiliser le sexe comme argument de vente. Essayez-ça au Saog ou au Kars, je suis pas sur que ça soit bien reçu.

Alejandro Velázquez : Mwouais. Certes. Et je présume que ce genre de chose va nous attirer des touristes?

Carlota Botero : A coup sur. Le sexe appelle le sexe. Et beaucoup d'hommes sont prêts à payer pour en avoir, directement, ou indirectement.

Alejandro Velázquez : Et les femmes?

Carlota Botero : Ben elles aiment ça aussi; et puis en plus, elles aiment être chouchoutées par des hommes riches et puissants...

Alejandro Velázquez : Puissants comment?

Carlota Botero : Chacun se fera sa propre idée. Il faudra bien sur que nous engagions quelques top models pour garnir nos plages et nos boites de nuit dans un premier temps, et avec le temps, ça devrait faire un effet boule de neige...

Alejandro Velázquez : Comment ça?

Carlota Botero : Les belles femmes appellent les belles femmes. Ce qu'il faut, c'est que Calabria devienne l'une des "ze place to be" mondiale.

Alejandro Velázquez : Ok. C'est original, mais ok. Et puis ça touche juste une ville, ça n'engage pas l'ensemble du Costa Verde. Alors banco, essayons.

Carlota Botero : Très bien. Nous recherchons déjà des jeunes femmes pour faire le prochain tube qui sera présenté au simpovision l'année prochaine. En espérant qu'elles fassent mieux que Mona Lisa.

Alejandro Velázquez : Triste histoire. Moi je pense que les votes sont truqués, il faudra se pencher sur la question. Bon, et pour l'éco-tourisme?

Carlota Botero : Nous travaillons sur plusieurs projets pour tenter d'attirer différents publics, tant des aventuriers qui viendraient découvrir nos jungles et nos montagnes que des familles, ou même d'autres.

Alejandro Velázquez : Et vous voulez faire ça comment au juste?

Carlota Botero : Encore une fois, on passera par la vidéo et internet. Des documentaires animaliers bien sur, des films d'aventure et d'action, comme Huir o Morir qui concoure actuellement à Shengfen-Kinto. On a aussi d'autres idées plus originales. J'ai d'ailleurs un prototype de vidéos promotionnelles, voulez-vous que je vous montre?

Alejandro Velázquez : Montrez voir?
Là non plus!
Alejandro Velázquez : Non mais sérieusement, vous réfléchissez avec quoi, votre tête ou votre bas ventre?

Carlota Botero : La tête. On cible là un public masculin en manque de sensations fortes.

Alejandro Velázquez : C'est pas complètement sexiste comme vidéo?

Carlota Botero : Noooon. Enfin, si. Pour un Dorimarien ça passe, pour un Dytolien peut-être un peu moins. Mais bon, c'est sur le net, c'est pas signé Costa Verde, c'est une amatrice qui tient un genre de blog sur le web et qui cherche à se faire connaitre. Elle était ravie de tourner pour nous!

Alejandro Velázquez : Oui enfin là, c'est quand même chaud. Elle passe son temps à moitié à poil et en string! On peut assumer ça?

Carlota Botero : Mais oui, vous en faites pas. Et puis de toutes façons on s'en fout, c'est pas "nous".

Alejandro Velázquez : Quand même, publier du cul comme ça, on risque de faire fuir du monde, les familles!

Carlota Botero : Alors on y a pensé aussi, et on a trouvé la parade. Un truc novateur qui se fait pas trop dans les autres pays, en tout cas on en entend pas parler des masses. Attendez, je vous montre.

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Alejandro Velázquez : C'est quoi ce logo?

Carlota Botero : On va classifier les vidéos et les censurer par tranches d'âge. La vidéo que je viens de vous montrer, on la déconseillerait aux moins de 16 ans par exemple.

Alejandro Velázquez : 16 ans? Pourquoi si vieux?

Carlota Botero : Pensez aux Dytoliens. Chez nous ou au Chikkai, ça serait certainement classé familial. Mais avec les Flaviens, les Jernlanders et autres... on sait jamais. Et puis, si c'est déconseillé aux moins de 16 ans, ça veut dire que ça sera regardé par des ados, qui demanderont ensuite à leurs parents de les emmener en voyage chez nous pour notre nature, nos plages et nos animaux sauvages. Et paf! On récupère les familles!

Alejandro Velázquez : Inocencia?

Carlota Botero : Ben ouais. On montre aux parents qu'on a une morale quoi...

Alejandro Velázquez : Pas con.... Cynique, mais vraiment pas con.
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~ En las pistas de Costa Verde (1)

¡Hola a todos! ¿Cómo están?

Je m'appelle Juan, Juan Antonio Acin. J'ai 26 ans, je suis né et ai grandi dans une banlieue chic de Santa Lucía, la capitale du Costa Verde. Mes parents et moi sommes catholiques, mais je ne suis pas pratiquant. Après mon service militaire, j'ai été étudier la géographie et la biologie à l'Udelar, la principale université du pays. J'allais passer mon doctorat quand mes parents sont tout les deux morts lors d'un trek dans la Cuenca de la Selva, tout les deux emportés dans l'accident de l'hydravion qui devait les ramener à Nuevo Estuario. Unique héritier de la fortune de mon père qui a fait fortune dans le commerce du cacao, je suis aujourd'hui seul, avec mon chien Pyrrhus, et j'ai décidé de partir explorer mon pays.
Parce que mon pays, ce sont de multiples univers qui se mêlent les uns aux autres. Des chars et paillettes du carnaval de Calabria aux ténèbres des profondeurs de la jungle, mon pays est majestueux, peuplé de femmes et d'hommes de cultures différentes, qui vivent dans des milieux variés. J'ai donc décidé de raconter mes voyages dans ce journal, à la découverte des richesses du Costa Verde...

On se retrouve très vite dans la brousse quand on sort des grandes villes. Pas la brousse d'Algarbe avec ses lions, ses gnous et ses hippopotames comme on la connaît, mais la brousse dorimarienne, la pampa. Elle compose ici l'essentiel des paysages du pays, c'est une grande bande de plaines qui domine largement la grande plaine côtière du sud-est du pays qu'on appelle Costa Verde, et qui a donné son nom au pays. Parti à pied, j'ai rapidement été pris en bord de piste avec mon chien par un vieil homme barbu qui conduisait un pickup, un véhicule incontournable lorsqu'on habite en dehors des grandes villes de la côte. Il me dit qu'il vit dans une ferme à une quarantaine de kilomètres de là, et qu'il m'invite à y passer la nuit si je le veux. Rodrigo, c'est son nom, m'explique qu'il vit avec sa petite fille dans la ferme, et qu'il cultive de la patate douce et de la pomme de terre qu'il arrive à aller vendre sur l'un des nombreux marchés de Santa Lucia. On roule comme ça quelques heures, la piste est bourrée de trous, et on doit s'arrêter souvent pour contourner des troncs d'arbres tombés en travers de la piste. Soudain, pas très loin de la ferme, alors que la piste longe une rivière, nous voyons un troupeau capibaras, dont une dizaine d'individus droit devant qui nous bloquent le passage. Il y a des petits un peu à l'écart, pas très loin de nous, et les mères nous regardent, méfiantes. Rodrigo me dit de ne surtout pas sortir de son pick-up. Je tiens mon chien coincé entre mes jambes et lui caresse la tête, afin d'essayer de l'empêcher d'aboyer et de faire peur aux petits. Si les mères s'énervent et nous chargent, elles pourraient sérieusement endommager le pick-up de Rodrigo, nous laissant à la merci des caïmans et d'autres prédateurs au crépuscule.

Rodrigo commence à avancer tout doucement, en prenant soin de contourner le plus largement possible le troupeau. Ceux là en nous voyant recommencer à avancer et faire un écart retournent vers la rivière en galopant. Le danger écarté, Rodrigo reprend la route. Quelques dizaines de minutes plus tard, nous arrivons à la ferme. Un petit bout de bonne femme, d'à peine 25 ans, nous accueille. Elle est toute contente de voir un visiteur arriver à la ferme, et nous propose à tous les deux de nous préparer du thé. La ferme est simple, une petite bicoque, avec une petite basse-cour et quelques poules sur le côté. Il y a trois chiens aussi qui grognent en voyant Pyrrhus, mais ils se calment vite, sous le ton autoritaire de Rodrigo. Nous nous installons sur la terrasse, à l'ombre d'un grand belombra pour déguster le thé. Déjà le soleil se couche, donnant des teintes dorées virant au rouge profond à la pampa, puis tout à coup, sortant des arbres, apparaît la silhouette d'un loup à crinière.

"No te preocupes hijo", me dit Rodrigo, "c'est un vieux mâle qui nous connaît et nous craint, et nous le connaissons bien. Il ne viendra pas jusque ici. Il est juste venu voir si on lui avait laissé une carcasse, on a pris l'habitude de lui laisser nos restes." Nous continuons à boire le thé, la petite Gabriela, c'est son nom à elle, est aux fourneaux, en train de nous préparer une vieille poule qu'elle a plumée plus tôt, dans l'après midi. Nous profitons du souper, la volaille est accompagnée d'une excellente purée de patate douce . Après le dîner, Rodrigo et Gabriela me jouent leurs chanson de rock, de country et de blues à la guitare; je les trouves excellents, et les encourages à tenter leur chance auprès des studios de musique de Santa Lucia qui cherchent de nouveaux talents. La nuit est tombée depuis longtemps déjà, et le ciel, sans lune ni aucune lumière urbaine dans les environs, est d'une beauté exceptionnelle. Rodrigo m'indique que je pourrais dormir sur le sofa dans le salon, et que Pyrrhus pourra rester avec moi. Vers minuit enfin, chacun rejoint sa chambre, pour aller se coucher.
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~ En las pistas de Costa Verde (2)

Je reste finalement quelques jours avec Rodrigo et Gabriela afin de les aider dans divers travaux. Le vieil homme s'affaiblit peu à peu à cause de son âge, et la petite Gabriela ne peut guère l'aider à porter de lourdes charges. Finalement, je repars le 4, en direction du nord avec l'objectif d'atteindre tôt ou tard les contreforts de la Sierra de Sudeste. J'ai pu acheter un cheval à Rodrigo pour une somme généreuse, ce qui me permet de parcourir une plus grande distance pendant la journée. Après deux jours de chevauchées et de bivouacs, j'arrive à proximité d'un rocher dominant et de magnifiques étendues fleuries où paissent un groupe de guanaco, ainsi que des bosquets d'où s'échappent trois nandous, sortes d'autruches dorimariennes, effrayés par mon approche.

Il est environ 15 heures, je décide de camper ici près d'un renfoncement dans la roche, qui m'assurera un abri contre la pluie. J'entends en effet le tonnerre gronder au loin, et des nuages menaçants semblent venir droit vers moi. Je dresse ma tente et récupère des bûches et des branchages, afin de construire une petite hutte tout autour, et me sers de rochers pour créer un foyer. Puis, je pars chasser, et réussi à abattre à la carabine une petite visache, que je ramène au camps pour l'écorcher et le vider. Je laisse les tripes et boyaux à Pyrrhus, me réservant les parties les plus nobles.

Le vent se lève, et déjà l'orage arrive sur nous, chargé d'éclairs et de pluie diluvienne. Le spectacle de l'orage à l'horizon pare la pampa de couleurs magnifiques. Le ciel s'est assombri, et la pluie commence à tomber, très violente, sous forme de trombes. L'eau ruisselle sur le rocher au dessus de nos têtes et dégouline par les côtés en de véritables cascades, provoquant un rideau épais nous empêchant presque de voir ce qu'il se passe à l'extérieur de notre abri. Je maintiens le feu sans difficulté, l'abri-sous-roche étant suffisamment profond pour que nous puissions rester au sec. Je passe une grande partie de la soirée à fumer et saler la viande, ce qui me permettra de la conserver pour ne pas avoir à chasser pour les jours à venir. Puis, je m'endors à proximité du feu.

Au beau milieu de la nuit, l'orage s'est arrêté. Je suis réveillé par les hennissements de mon cheval et les aboiements de Pyrrhus qui semble avoir entendu du bruit dans un buisson pas très loin de notre abri. Je ranime le feu, dont les braises sont encore rougeoyantes, et me saisis de ma carabine. J'essaye d'envoyer un gros bâton enflammé vers le buisson, mais il s'éteint presque au moment où il touche le sol, trempé par la pluie. J'ai quand même le temps d’apercevoir deux yeux brillants me scrutant depuis les buissons. J'entends un son rauque, puis un feulement. Je retente de jeter un nouveau bâton enflammé un peu plus loin avec plus de succès cette fois. Je l'ai vu, j'en suis sur. Il s'agit d'un puma. Pyrrhus aboie et grogne de plus belle, j'entends un mouvement, le puma semble avoir été effrayé par le bâton enflammé et s'est déplacé sur le côté. Il est maintenant à découvert, bien visible, éclairé par les flammes du foyer. Il n'ose pas venir sur nous, effrayé par les flammes, mais je comprends que c'est l'odeur de la viande de visache que j'ai fumée ce soir qui l'a attiré.

Je prends des tripes que je destinais à Pyrrhus et les envoie un peu plus loin, dans l'espoir de l'amadouer. Le puma qui a suivi le mouvement va jusqu'aux tripes, les flaire, en mange un petit morceau, les dédaigne, puis revient vers nous s'allonger dans l'herbe, comme un chat s'allongeant sur un canapé. Nous restons comme ça plusieurs heures à nous fixer. Lui semble s’accommoder de notre présence et retourne de temps en temps flairer les boyaux, moi je continue à entretenir le feu. Finalement, l'aube se lève, et j'entends de petits feulement provenant du buisson et des craquements. Je saisis ma carabine et la pointe vers le buisson, quand je vois un chaton, un petit bébé puma en sortir et trottiner vers sa mère en miaulant. Celle-ci se couche, c'est l'heure de la tétée.

Je profite de ce moment pour replier ma tente le plus vite possible, sans trop me soucier de la ranger correctement, et charger mes affaires sur le cheval. Je me hâte de le seller, puis le monte et le dirige afin de faire l'arc de cercle le plus grand possible pour éviter d'inquiéter la mère. Je fais exprès de laisser la tête de la visache, ses tripes et sa langue fumée dans l'abri, afin que la mère puisse les manger. Je m'éloigne aussi tranquillement et calmement que possible vers le nord, jetant un dernier regard sur les guanacos gambadant dans les champs de fleurs.
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~ En las pistas de Costa Verde (3)

Je ne vous dirai pas où j'ai passé ma journée, car j'ai fait une découverte qui pourrait bien changer le cours de ma vie. Sachez simplement que je n'aurai pas eu à continuer longtemps avant d’apercevoir au loin un petit bois curieux : les arbres le composant m'ont l'air typiquement dytoliens, ce qui n'est pas du tout naturel dans la pampa. En m'approchant, je distingue les ruines d'une ancienne mission de l'époque coloniale, probablement construite par des Saltariens. A en juger par l'architecture des ruines, cette vieille place forte daterait du XVIIIème siècle, mais je ne suis pas un spécialiste. Je décide de m'y arrêter pour la journée : à nouveau l'horizon s'est assombri à l'ouest, et j'entends au loin le tonnerre gronder. De plus, pour avoir très peu dormi la nuit dernière, j'ai conscience qu'il serait plus raisonnable de profiter de cet abri pour me reposer. Il nous faudra encore une bonne vingtaine de minutes pour arriver jusque la ruine. La plupart des bâtiments sont effondrés et couverts de végétaux, le bâtiment principal lui même semble particulièrement détérioré. Une partie des écuries et la chapelle semblent en revanche avoir tenus, bien que je ne me fasse guère d'illusions sur leur état à l'intérieur : le temps a depuis longtemps fait son œuvre, et le bâtiments, abandonné certainement depuis des décennies, voir même un siècle, est pratiquement éventré, les anciennes dalles ayant depuis longtemps laissé la place à un parterre végétal. J'attache mon cheval dans les écuries et m'assure de le mettre bien à l'abri des bêtes sauvages et des serpents, avant d'entrer avec précaution dans le bâtiment principal avec Pyrrhus.

L'intérieur du bâtiment tombe en morceau, les anciennes boiseries sont vermoulues, et la lumière peine à pénétrer dans le bâtiment , tant la végétation poussant à l'intérieur s'est étirée vers les fenêtres, à la recherche de lumière. Soudain, mon chien se met à aboyer, j'ai le réflexe de me saisir de ma carabine et tente de distinguer dans la pénombre ce que Pyrrhus a pu trouver. L'animal n'a pas attendu longtemps, il est parti au triple galop vers la sortie, poursuivi par mon chien, que je siffle. Un tatou! Il s'arrête dans la cour devant la bâtisse et nous regarde un instant, avant de prendre la fuite. Je me demande comment il a pu arriver là, probablement par un trou à l'arrière. Je juge le bâtiment trop peu sûr, et décide d'aller explorer la chapelle.

Malheureusement, mes craintes étaient fondées. A peine la porte passée, je me rend compte que le toit de la chapelle s'est effondré. Je vois Pyrrhus se diriger vers l'amas de pierres et de bois au centre de la chapelle puis commencer à creuser, avant de se retourner vers moi et s’asseoir en me regardant. Je m'approche et découvre des ossements humains : les morceaux d'une main, un poignet, un radius et un cubitus, tous deux tranchés nets. Et à côté de cela, des douilles, beaucoup de douilles. Je suppose alors que le pauvre diable qui s'est retrouvé sous cet amas de pierre n'est pas tout seul, peut-être des hommes ont ils voulu se réfugier dans cette chapelle, et que d'autres les y ont exécutés avant de démolir le toit pour littéralement couvrir leurs crimes. Je décide de sortir de ce tombeau, je passerai la nuit à l'écurie, qui semble le seul bâtiment encore suffisamment sûr. Je passe une partie de l'après-midi à ramasser du bois pour le feu, trouvant au passage des légumes sauvages dans ce qui devait être un ancien potager. Je trouve aussi de grandes palmes et me risque sur le toit de l'écurie afin de les y fixer afin de le rendre le plus étanche possible, en prévision de l'orage à venir. Je profite du reste de ma journée pour remettre mes affaires en ordre, chose que je n'avais pas pu faire le matin même.

L'orage est là, tout aussi terrible que celui de la veille. Comme la veille tombent des trombes d'eau, cette fois-ci, je profite d'un trou dans une des gouttières depuis lequel de l'eau s'écoule abondamment pour me doucher, puis je nettoie de vieux pots de terre que j'ai pu trouver et les rempli pour faire des provisions d'eau. Je les met sur le feu que j'ai allumé afin de porter l'eau à ébullition : pas question de risquer de tomber malade au milieu de la pampa à cause de bactéries ! Je me prépare une bonne soupe de légume et de viande de visache que j'agrémente de quelques épices que Rodrigo m'a gentiment offert. Pyrrhus aussi a le droit à un peu de viande fumée et un os que je lui lance dans un coin de l'écurie. Il va pour le ronger, mais dans un faux mouvement fait bouger un tonneau pourri posé dans le coin, juste suffisamment pour que celui-ci s'affaisse. Je sent soudain un grand souffle, comme un courant d'air provenant de l'endroit où était situé le tonneau, dégageant une odeur mêlant algue, poussière et champignon. Intrigué, je m'approche et découvre que sous le vieux tonneau était caché un escalier! Je prend quelques morceaux de bois sec, et commence à descendre, marche après marche. C'est un vieil escalier en pierre, creusé à même le sol. J'arrive dans une cave fermée, avec d'autres tonneaux moisis. Mais je reste étonné, si la cave est fermée, pourquoi y a t-il un courant d'air? Je comprend qu'il y a surement une autre salle, je la cherche dans les ténèbres illuminées par ma torche, mais je ne vois qu'un seul accès : l'escalier. Je cherche alors en suivant le sens inverse de la courbe que prend ma flamme, et me rend comte que l'air vient d'un mur. Je le tâte, et sens que des fentes y ont été creusées. Une porte cachée? Je tente de pousser le mur et réussi, petit à petit, à déloger une pierre, puis une autre, et encore une autre, jusqu'à créer un trou suffisamment grand pour que je puisse passer ma torche au travers. Ce que je découvre de l'autre côté est absolument incroyable !
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Visache : La visache est un nom vernaculaire utilisé en Dorimarie pour désigner plusieurs espèces de rongeurs, cousins des chinchillas. Ces petits mammifères se croisent dans de nombreuses régions du continent, notamment dans la pampa pour l'un, et dans la Sierra Dorimaria pour l'autre. On parle d'ailleurs de visache "des plaines" ou de visache "des montagnes" pour les différencier.

Les visaches des plaines, ou lièvres des pampas peuvent être observées dans les grands espaces de la brousse du sud de la Dorimarie, jusqu'au sud-est du Costa Verde. Possédant des oreilles raccourcies, ils ressemblent à des chinchillas géants avec des rayures noires puisqu'ils peuvent avoir un corps mesurant jusqu'à 66 cm et une queue d'environ 20 cm. Les visaches des montagnes quant à elles habitent dans les Sierras de Dorimarie. D'une taille équivalente à leurs cousines des plaines, elles ont néanmoins des oreilles plus longues, ce qui les fait bien plus ressembler à des lapins.

Ces animaux pullulent dans leurs environnements naturels et sont à la base du menu de beaucoup d'animaux carnivores, parmi lesquels le puma, le loup à crinière ou encore le jaguar. Véloce, il est chassé par les voyageurs parcourant les sierras ou la pampa pour sa viande, mais aussi pour sa fourrure.
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~ El lobo de fuego

Lobo... El lobo de fuego... sa chevelure de feu réchauffe les coeurs, tout autant que ses courbes sublimes, exhibées sur les réseaux sociaux et les plateformes de stream depuis maintenant près de deux ans. De l'argent facile, pour une jeune femme qui ne l'est pas forcément, et qui a bien compris comment faire cracher son fric à des Sud-Algarbiens, des Oblakiens ou des Westréens isolés dans leurs fermes perdues en pleine campagne. "Du sexe, et des armes" : tel est le cocktail sulfureux de la louve de feu, de son nom de baptême Adriana Torres, nourrie, logée et enrichie par ses fans venus d'un autre monde, l'internet.

"¡Hola chicos! ¿Cómo estás hoy?" Chaque jour, "el Lobo" ressort les mêmes couplets parlant de sa vie, exhibant tout aussi bien ses courbes généreuses que des armes à feu qui semblent vouloir l'être tout autant à des dizaines de milliers de "viewers" en mal de sensations fortes. Mais aujourd'hui n'est pas un jour comme les autres précise celle qui manie le Briton tout aussi mal que les armes. Car ce jour, un fan tiré au sort est venu tout spécialement du Westrait pour participer à l'émission, diffusée en direct par visioconférence. "Je vous présente Douglas qui nous vient du Westrait! Alors non! Ce n'est pas le président de là bas, mais il a le même prénom, c'est drôle!" Adriana sort alors un de ces gloussements dont elle a le secret, et qui, comme d'habitude, provoque l'affichage de trois ou quatre dons de quelques dizaines de dollars sur la plateforme. "Muchas gracias amigos!"

Tout commence bien, donc, dans cette émission. Elle, elle est vêtue d'un mini-short et d'un haut de maillot de bain typiquement Olgarien et se dandine et ondule comme à son habitude. Lui ne bouge pas, assis sur un chaise il se contente simplement de répondre aux questions de celle qu'il admire depuis maintenant 18 mois, celle qui depuis 18 mois adoucit ses longues nuits de solitude.

"Alors Douglas! Tu viens d'où? Tu as quel âge? Tu fais quoi dans la vie?" demande la jeune animatrice, visiblement en forme. "19 ans, de Lenburry, je suis apprenti boucher..." Adriana est ravie, continue sa petite interview, avant de passer aux choses sérieuses. "Et quand tu me regardes chez toi, qu'est ce que tu voudrais que je te fasse?" lui demande-t-elle. Assis sur une simple chaise devant la caméra, il ne sait trop que répondre. "El lobo" commence alors à prendre un attitude un peu plus lascive, s'approchant de lui, posant sa main sur sa cuisse, puis démarrant une sorte de danse de séduction que toute apprentie pin-up rêverait de maitriser. Le manège dure quelques secondes, Adriana caresse maintenant le torse de Douglas avec le canon d'un revolver, le passant sous son t-shirt, tout en montant sur ses genoux pour mieux le dominer, effleurant ses lèvres avec les siennes. La températures grimpes proportionnellement à la cagnotte de Adriana sur la plateforme vidéo.

Et là, le drame. On ne saurait trop expliquer pourquoi, Douglas, qui s'est saisi de la main de la jeune femme est pris d'une sorte de spasme, un spasme court, probablement la marque d'une solitude beaucoup trop contraignante pour un jeune homme de cet âge. Mais ce faisant, il serre la main d'Adriana et par un faux mouvement, la contraint à appuyer sur la gâchette d'un pistolet qu'elle a eu la bêtise de laisser chargé. La balle part, à bout portant, et vient se loger dans l'épaule de la jeune femme qui tombe de la chaise en hurlant de douleur.

Douglas est paniqué, il ne sait plus quoi faire devant celle qui partagea tant de son intimité des nuits durant lorsqu'il était seul devant son écran d'ordinateur, il fit simplement ce qu'un bon Olgarien venant de la plus profonde des campagnes fit. Comme dans les films. Un seul crédo valait : pas de témoin. Il l'aime pourtant. Et bien qu'il sache au plus profond de lui même que cette femme était faite pour lui, dans le feu de l'action, avec toute la dignité que de telles circonstances imposaient, il se saisit de l'arme et tire courageusement sur la jeune femme avant de filer par la porte d'entrée, la laissant pour morte baignant dans une marre de sang.

Dix minutes plus tard à la gare routière, Douglas ne fut pas arrêté pour meurtre, Adriana ayant miraculeusement survécu à ses blessures. Seulement pour tentative. Mais tout Westréen qu'il fut, il finit par comprendre qu'il était difficile de nier un crime commis en direct sur internet devant quelques milliers de spectateurs.

Il ne faut jamais oublier la caméra. Jamais.
Un grand merci à Johel qui a pris sur son temps libre pour fouiner sur des sites spécialisés afin de nous dégotter cette jolie photo. Sans son dévouement, je n'aurais jamais pensé à écrire ce RP.
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El Clásico de Dorimaria

Dans quelques heures seulement va se jouer dans le mythique stade El Caldero de Santa Lucía le plus grand derby du continent, opposant le Costa Verde à l'Anmayo. Si pour la FIFA il ne s'agit là que d'un simple match amical, il s'agit surtout d'un des plus grands événements sportifs et festifs de toute la Dorimarie. Les deux sélections qui ont une rivalité sportive historique et très particulière ne se sont plus rencontrées pour un match depuis plusieurs années. Alors que les supporters venus d'Anmayo envahissent peu à peu les rues de la capitale costaverdine et les abords du plus grand stade du monde, les supporters costaverdins ne sont pas en reste et démontrent qu'ils seront bien présent pour ce derby qui s'annonce comme un des plus bouillants de la planète.
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~ Pecado mortal

- Alors Edmundo... ¿Quieres jugar conmigo?
Edmundo del Toro a 51 ans. Employé de la Costa Verde Energía à Santa Lucía, il a raté sa vie. Petit poste, peu de responsabilités, il passe le plus clair de ses journées derrières son bureau à enregistrer les factures des sous-traitants de la CVE, "collaborant" dans son entreprise sur la gestion du développement des fameux Réseaux électriques ▮▮ souterrains dont le pays souhaite se doter. Un emploi ennuyeux au possible, sans responsabilité, sans prise de décision, sans ambition...
- Si Domina, vine a sufrir.
- Bueno vas a sufrir.
La vie n'est pas drôle pour Edmundo. Alors pour être un peu moins médiocre, Edmundo a deux passions : le christ et sa maîtresse. Homme marié, père de deux enfants, individu sans envergure tout juste apprécié de ses amis et de ses voisins, Edmundo a d'abord cherché le salut dans la Foi et, au fil des années, se montrant un catholique impliqué dans la vie de sa communauté, est devenu le sacristain de son église de quartier, Santa María la Blanca. Mais si sa dévotion pour Dieu et son fils put un temps soigner les blessures de son âme, Edmundo eut il y a quelques années besoin de connaître tout autre chose : servile dans son travail, servile auprès de sa femme bien aimée et de ses enfants, servile auprès de Dieu le Père lui même, il se mit à mentir, prétexter des réunions pour découvrir de nouvelles choses, et, de fil en aiguille, devint servile auprès de son amante, une maîtresse noire, dominatrice, rencontrée dans un donjon sado-masochiste.
- Raconte moi Edmundo, comment cela va-t-il à ton travail?
- Rien ne change. Les factures vont et viennent, je les saisis dans les bases de données de la société, encore et toujours. La CVE continue le développement des futurs réseaux électriques souterrains et fait appel à beaucoup de petits entrepreneurs. Alors moi, j'ai plus de travail que d'habitude.
Tandis que Edmundo expliquait à sa Domina son quotidien, celle-ci lui retirait cravate et chemise et, comme son habitude, le ligotait, mains jointe derrière la tête.
- Il faut donc creuser des tranchées et y enterrer les câbles puis combler, en prenant soin de laisser des puits à des distances régulières. En cas de panne, cela permet aux techniciens de contrôler le réseau et de mieux situer la source du problème.
- Et toi Edmundo, tu ne vas pas avoir de panne aujourd'hui j'espère? Je n'ai pas du tout aimer ce qu'il s'est passé la dernière fois.
¡Perro sucio!
- No Domina! Je vous le promet!
La dominatrice tenait en main un martinet qu'elle utilisa pour relever le menton de son client. Comme à chacun de leurs rendez-vous, elle lui banda les yeux puis, déboutonna son pantalon.
- C'est dans ton intérêt. Vérifions ça...
La Domina se mit bien vite en colère en constatant le manque de vigueur de son client. Elle n'hésita pas à lui fouetter le torse.
¡Es demasiado suave! ¡Vigor!
- Si Domiana!
L'un comme l'autre adorait ça. Les choses se passaient en fait comme d'habitude, à 51 ans, Edmundo était un peu comme un peu diesel, lent au démarrage, mais courageux et endurant. Cela plaisait beaucoup à sa dominatrice de 15 ans de moins qui avait su le séduire grâce à son style typiquement Jernlander, ses yeux d'un bleu profond, son teint pâle, ses cheveux blonds, ses costumes sexys de cuir qui mettaient en valeur ses formes harmonieuses et surtout son étrange arsenal et l'étendue de sa science. La Domina savait faire souffrir les hommes, et était passée maîtresse en la matière.
- Je vais te fouetter jusqu'à ce que ton corps soit couvert de ces tranchées dont tu me parlais. Et comme dans ces tranchées, ton corps sera pénétré par une chose un peu plus large que de simples câbles électriques.
- Ah Domina! Si! Si! ¡Adelante por favor! ¡No te contengas!
- Je n'y compte pas, et tu le sais! Ne réclame pas!
La séance se poursuivait, toujours au même rythme. Edmundo fut peu à peu déshabillé, et les exercices que sa maîtresse lui soumettait variaient, tantôt douloureux, tantôt doux. La Domina qui excellait dans l'art de temporiser les choses prenait son temps. Elle usait de ses nombreux jouets, certains tranchants, certains piquants, tandis que d'autres ustensiles contondants pouvaient, sans surprise, avoir plusieurs fonctions.
- Continue Edmundo, explique moi. A quoi ça sert d'enterrer des câbles électriques?
- Porque es mas lindo Domina. Comme ça, pas de fils électriques suspendus en l'air sur des pylônes. Et par sécurité, pour que le réseau électrique soit protégé des tempêtes que Dieu nous envoi.
- No invoques a dios en estos lugares perro!
- ¡Si Domina! ¡Lo siento Domina!
Le jeu continua, ainsi, durant près d'une demi-heure. La Domina, consciente du régime auquel elle soumettait l'homme qu'elle aimait soumettre savait qu'il fallait de temps en temps lever le pied, et lui donner à boire.
- Aquí bebe este vino.
- Gracias Domina.
- C'est le sang du Christ. Bois maintenant ce que mon corps te donne.
- Si Domina.
Il fallait aussi faire manger Edmundo, sans quoi, ses forces risquaient de lui manquer.
- Come este pan.
- Gracias Domina.
- C'est le corps du Christ. Prends le dans ta bouche.
Edmundo reconnu immédiatement le goût de ce que sa maîtresse venait de lui donner.
- Mais? C'est de l'Ostie?
- ¡Cállate perro y come!
- Pas de l'Ostie Domina! Pas le corps du Christ!
- Come te digo!
- No Domina! Je refuse!
- ¡Obedece o te castigaré!
Edmundo senti monter en lui une terrible rage. Lui, soumis depuis tant d'année, petit quincagénaire sans enrvgure et sans ambition se mettait pour la première fois depuis des décennies en colère.
- Pas le Christ Domina! Je refuse de faire un plan à trois!
Edmundo explosa, au grand étonnement de sa dominatrice. Fou de rage, il força ses liens et les rompit, comme le Christ rompit le pain plus de deux mille ans avant lui. Il était en sang, le corps lacéré par les coups de sa maîtresse, les yeux exorbités. Pour la première fois, la Domina avait peur!
- On ne couche pas avec le Christ vous m'entendez? C'est un pécher mortel! Et je ne coucherai pas avec un homme, je ne prendrai pas son corps en bouche!
Edmundo avançait menaçant vers la jeune femme qui tenta d'utiliser son fouet pour maintenir son client à distance. Mais l'homme, habitué aux coups que lui portait la femme ne semblait guère s'en soucier. Elle eut tout juste le temps de s'enfermer dans la salle de bain juste à côté avant qu'Edmundo n'explosa de rage.

Une fois le calme semblant revenu, la Domina se risqua à aller voir ce qu'il se passait dans la salle servant pour ses séances. Tout était sans dessus-dessous, le mobilier était cassé, ses outils, pour la plupart brisés, jonchaient le sol. Sur le mur, une inscription en lettres de sang : "¡No soy sodomita!"

Edmundo avait disparu. Finalement, c'est bien le Christ qui lui donna enfin ce qu'il avait toujours voulu : la force de s'affirmer.
Merci à TRCelyne qui m'a inspiré ce RP techno.
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Capoeira

La capoeira est un art martial algarbo-costaverdin qui aurait ses racines dans les techniques de combat des peuples algarbiens du temps de l'esclavage dans le sud-est de la Dorimarie. Sport très acrobatique, il se distingue des autres arts martiaux, notamment ventléiens, pour son côté ludique et surtout festif. L'apprentissage des sports de combats chez les noirs étant interdits par les colons Saltariens, les esclaves donnèrent à la capoeira l'apparence d'une danse folklorique rythmée par les sons d'instruments de musiques typiquement algarbo-dorimariens : berimbau, pandeiro, atabaque et agogo. Aujourd'hui considérée aussi bien comme un sport que comme un art au Costa Verde, la capoeira est pratiquée par des hommes comme des femmes de toute origine ethnique. La capoeira est par ailleurs enseignée aux côtés d'autres arts martiaux dans les forces armées costaverdines.
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