Combattre les pirates modernes, RP participatif

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Alboise de Pontoise
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Re: Combattre les pirates modernes, RP participatif

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Élisabeth MURVELLES, directrice de la Sécurité extérieure

J'ai l'honneur de porter à votre connaissance l'intérêt que mes services portent au Amemaro Summit on Piracy. Le roi m'a en effet chargée de lui rendre compte de l'avancée des négociations engagées entre les parties en cause. Votre initiative vient à l'appui des suggestions qui, en Laurence, se font entendre de la part de mon gouvernement. Nous tirerons enseignement de vos travaux dans le cas où une convention pourrait être obtenue d'un sommet réunissant les États d'Olgarie confrontés au même problème. Les récents sauvetages d'otages détenus par des pirates au large des côtes de nos deux continents ont été nécessaires et appropriés. Personne ne croit que ces actions mettront fin à la piraterie. Mais si nous n'imposons pas de risques aux pirates, ce qui implique de prendre nous-mêmes certains risques, la piraterie va certainement prospérer.

Que peut-on faire de plus ? C'est la question posée par le roi aux services de ma Direction dans le but de déterminer des pistes de réflexion. Les premières analyses montrent qu'il est tout d'abord important d'évaluer correctement la situation. Les pirates ne constituent pas une menace pour la sécurité nationale des États. Nous devons éviter de confondre piraterie et terrorisme. Les détracteurs de l'intervention se demandent pourquoi les navires de guerre des marines nationales et autres devraient être appelés à protéger les navires de commerce et de plaisance, a fortiori battant pavillon étranger, simplement pour réduire leurs coûts et réduire la rémunération des équipages. En outre, ces critiques soulignent que l'accumulation de navires détournés et d'équipages pris en otage par les pirates ne représente qu'une infime partie du trafic qui passe dans la région. Ce qui revient à dire que les détournements de compagnies aériennes ne sont qu'une nuisance, car ils ne représentent qu'une infime partie des vols. Mais, comme nous l'avons vu ces temps-ci, les pirates peuvent créer des mini-crises qui exigent une action. Le kidnapping d'une paisible famille de touristes laurenciens, en croisière d'agrément en Dorimarie, a obligé le roi à ordonner une action militaire.

Les pirates, comme leurs homologues sur terre, prospèrent grâce au chaos ou au vide politique qui règne dans leur pays, quand il ne s'agit pas d'un simple territoire. Certains de ces pirates sont d'anciens pêcheurs, mis au chômage par l'effondrement ou l'absence de commerce dans la région. Il serait peut-être bon de les aider à trouver un autre travail moins risqué. Des attaques militaires directes sur les bases des pirates perturberaient leurs opérations, mais risqueraient des représailles contre les otages détenus. Et peut-être provoquer des protestations d'ONG humanitaires. Soucieux de protéger leurs propres ressortissants, certains gouvernements se dissocieraient de toute action proposée.

Les "bateaux-mères" sont un autre problème. Ce sont eux qui permettent aux esquifs pirates de se rapprocher à distance d'interception de leurs proies, et leurs permettent d'opérer à des centaines de miles en mer. Ma Direction recommande instamment une action vigoureuse contre eux, à laquelle les Nations intéressées devraient souscrire. Nous ne savons pas encore leur nombre exact, mais nos experts pensent qu'il ne doit pas en exister beaucoup. Certains ont été identifiés lorsqu'ils sont venus croiser à notre portée. Et nous allons interroger nos homologues pour connaître ceux qu'ils ont identifié de leur côté. Les navires suspects qui rôdent près des voies de navigation peuvent être interpellés et arraisonnés par n'importe quel navire. S'ils offrent une résistance armée, nos analystes étudient un protocole de riposte adaptée à chaque cas de figure. Dans tous les cas, ils peuvent être suivis à la trace par moyens UAV, ce qui les empêcherait de lancer leurs esquifs de chasse.

Voilà où nous en sommes pour notre part, non-obstant l'armement d'un équipage. En pratique, nos experts estiment que les petits équipages d'aujourd'hui, même armés, ne sont pas en mesure d'offrir une résistance efficace aux armes automatiques, aux lance-roquettes, à l'expérience et à la férocité des pirates. Au lieu de cela, les équipages surveillent et repoussent les pirates par la vitesse, des manœuvres évasives et des armes non létales comme les lances à incendie. Il est possible d'installer des clôtures et des balustrades électrifiées pour empêchent l'arraisonnement, mais peu de navires disposent de la technologie nécessaire.
Je souhaite que de votre côté le sommet nous apporte des réponses, alors que nous continuons de travailler de notre côté sur un protocole d'action dont nous ne manquerons de vous communiquer des nouvelles.

Élisabeth MURVELLES, directrice de la Sécurité extérieure

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