Presse de Kars

Janubo-Marquésie 29-30-40-41-42-109
Répondre
Avatar de l’utilisateur
Siman
Messages : 1040
Inscription : 05 févr. 2020 13:15

Presse de Kars

Message par Siman »

Presse nationale et régionale

Image
Image
Image
Image
Image
Image
Image

[La presse est libre.]

Avatar de l’utilisateur
Siman
Messages : 1040
Inscription : 05 févr. 2020 13:15

Re: Presse de Kars

Message par Siman »

Image

Inquiétudes autour de l’avenir de Hiérosolyme

Mahra, 18 avril 2038. Moins d’une semaine après la fin des travaux de rénovation du ministère des Affaires étrangères, celui-ci n’a pas chômé avec les prémices d’une crise régionale avec l’Empire Estolien concernant l’avenir de la Cité-Etat de Hiérosolyme (nord-ouest du pays). Mécontents du manque de soutien et d’activité de l’Arpelat, Hiérosolyme a publiquement dénoncé la présence du pays et de ses soldats sur son territoire, provoquant le départ des quelques soldats encore en poste dans la ville sainte pour les trois monothéismes.

Quelques heures après cette annonce, un accord diplomatique inattendu a été annoncé par l’Empire Estolien et visant à assurer la protection militaire de la ville sainte. L'Estolie a décrété l'envoi d’une force navale et de milliers de soldats. Face à cette décision, la population estolienne et ses dirigeants ont clairement opposés une fin de non-recevoir, considérant la protection du Royaume de Kars comme suffisante en l’état. Etant donné la situation géographique de la ville, enclavée dans le territoire de Kars, l’envoi d’une force militaire aurait été considérée comme une violation flagrante de la souveraineté de Kars.

Après l’intervention de la Valdaquie, du Saint-Siège et d’autres acteurs mondiaux, l’Empire Estolien a annoncé ce jour, par la voix de son plus haut dirigeant, le Basileus Justinien Ier, le retour de la flotte et l’annulation de la mission militaire démarrée depuis quelques jours. Selon nos informations, le ministre kars des Affaires étrangères Abdallah Al-Nahyan a aussitôt fait parvenir un télégramme diplomatique à son homologue estolien pour saluer cette décision raisonnable en vue d’abaisser les tensions naissantes dans la région. Certains experts évoquent la possibilité d’un sommet multilatéral réunissant les principales parties prenantes pour clarifier l’avenir du Royaume de Hiérosolyme. Le Palais royal n'a pas souhaité commenter cette rumeur pour l'instant.

Avatar de l’utilisateur
Siman
Messages : 1040
Inscription : 05 févr. 2020 13:15

Re: Presse de Kars

Message par Siman »

Image

Le Royaume de Kars rejoint la Ligue Islamique Mondiale

Mahra, 21 avril 2038. A l’unanimité des votants, les députés ont approuvés le projet de loi autorisant la ratification du traité d’adhésion à la Ligue Islamique Mondiale négocié depuis plusieurs jours entre les autorités royales et les émissaires de l’organisation internationale. Avec 100 voix pour, le ministre des Affaires étrangères Abdallah Al-Nahyan a réussi l’impossible : réunir toutes les familles politiques du pays autour de ce projet d’envergure pour le pays. Le Palais royal a annoncé l’organisation d’une visite officielle à Khunjerab (Karmalistan) afin de "sceller dans le marbre" l’adhésion de Kars à la LIM, probablement pour en actualiser certains principes et le fonctionnement de certaines commissions. Selon nos informations, Mahra devrait accueillir le futur siège de l’organisation.

Considéré comme un ilot de tolérance et de stabilité, les meilleurs connaisseurs de la scène internationale estiment que l’entrée du royaume au sein de l’organisation apportera de la souplesse et de la nouveauté, tant pour les acteurs régionaux que vis-à-vis des autres organisations internationales. Les évènements d’Aminavie sont encore dans tous les esprits et Kars, par cette décision, s’engage clairement aux côtés des forces musulmanes partout dans le monde. Soucieux de l’image dégradée de l’organisation malgré l’absence de velléité offensive depuis sa création, Abdallah Al-Nahyan s’est déclaré "confiant quant à l’objectif partagé par tous les Etats membres d’une meilleure acceptation de la Ligue Islamique Mondiale au sein des autres organisations concurrentes sur d’autres continents".

Conscient de l’impératif de sécurité nationale liée à la protection de la souveraineté du royaume, les conseillers du Palais royal estiment majoritairement que l’existence d’un accord de défense mutuelle en cas d’agression extérieure sera bénéfique pour le pays, d’autant plus que le voisin du Sud, l’Hachémanie dispose d’une puissance militaire bien supérieure à celle de Kars. Selon des experts civils, l’adhésion de Kars à la LIM est une première réponse à la crainte qu’inspire l’Hachémanie dans la région depuis les évènements d’Aminavie et le conflit provoqué contre les autres pays membres de la Ligue. Néanmoins, les liens culturels et économiques entre les deux pays sont nombreux et il semblerait déraisonnable pour la plupart des observateurs, de provoquer de nouvelles tensions.

Avatar de l’utilisateur
Siman
Messages : 1040
Inscription : 05 févr. 2020 13:15

Re: Presse de Kars

Message par Siman »

Image

La Kars Oil Company (Karsoil) relance sa production de pétrole

Mahra, 30 avril 2038. C’est un évènement pour les spécialistes des questions énergétiques : la compagnie nationale pétrolière, Karsoil, a relancé la production de l’intégralité de ses puits on shore. Cet évènement ne devrait pas tarder à procurer un effet majeur sur l’indice mondial des matières premières puisque le retour de la Karsoil signe tout simplement le retour sur le marché de la première compagnie pétrolière de la planète. Avec des réserves estimées au premier rang mondial et une capacité technologique jugée satisfaisante par nombre de spécialistes, la Karsoil est désormais un géant réveillé. Cette métamorphose, la Karsoil la doit à son ancien patron devenu depuis ministre des Affaires étrangères, Abdallah Al-Nahyan.

Engagé dans un vaste plan de modernisation de l’appareil productif, des techniques d’extraction du brut et des systèmes logistiques autour du transport de la matière première, la Karsoil a atteint son objectif de diminution des coûts par 4 en moins de 10 ans. Si le chiffre reste confidentiel, plusieurs sources évoquent un point mort (seuil de rentabilité) à 28$ le baril. Avec un marché mondial dépassant les 103$, la Karsoil engrange du cash en grande quantité et, à travers elle, gonfle les recettes du Royaume dont les revenus générés par l’industrie pétrolière représente encore aujourd’hui plus de 80% des revenus du budget de l’Etat.

Malgré des efforts pour une meilleure diversification de l’activité économique kars, le constat d’un pétrole omnipotent s’impose. L’actuel ministre du Pétrole et de l’Energie, M. Akbar Al-Baker, et nouveau président de la Karsoil s’est félicité du retour au premier plan de la compagnie nationale tout en rappelant les efforts consentis par le gouvernement pour réorienter la production d’électricité vers des énergies renouvelables et essentiellement le photovoltaïque. "Nous souhaitons orienter les revenus générés par la Karsoil vers la production d’énergie renouvelable car comme chacun sait, Kars a renoncé au nucléaire civil depuis des décennies au profit d’un mix énergétique donnant une part toujours plus importante aux énergies renouvelables par rapport aux centrales à pétrole" a-t-il ajouté.

Avatar de l’utilisateur
Siman
Messages : 1040
Inscription : 05 févr. 2020 13:15

Re: Presse de Kars

Message par Siman »

Image

Kars Airlines envisage l’achat d’une centaine d’appareils en 2038

Mahra, 9 juin 2038. Dans le cadre de son développement international, le conseil d’administration de Kars Airlines a validé la stratégie de la nouvelle direction fraichement nommée visant à doter la nouvelle compagnie aérienne nationale karsaise d’une flotte nombreuse et moderne pour partir à la conquête du monde au départ du principal aéroport du pays, Mahra. Si aucun constructeur n’a été contacté pour l’heure selon nos informations, la direction réfléchirait à la réalisation d’une étude comparative des principaux constructeurs mondiaux, sans discrimination sur la base d’inimitié politique. L’ambition de la compagnie est de devenir un acteur de premier rang dans le ciel mondial en offrant une qualité de services exceptionnelle et des prix attractifs. L’achat d’appareils modernes et capable d’effectuer des liaisons sans escales serait un plus selon les experts consultés par la rédaction, en effet le modèle d’hub à hub ne semble pas séduire les passagers qui préfèrent des vols directs plutôt qu’un changement d’avion pouvant occasionner des retards et d’autres désagréments.

Dans le cadre de cette réflexion globale sur la structure à venir de la flotte de la compagnie, un consensus aurait été trouvé autour de l’acquisition d’une centaine d’appareils dans un premier temps afin de desservir les principales capitales du monde et offrir à Kars un rayonnement international au moyen d’une compagnie aérienne dotée des meilleurs équipements. Ce développement ne pourra être réalisé qu’au prix d’un effort financier rapide et important de la compagnie qui bénéficie d’ores et déjà d’un appui financier sérieux de l’Etat. En effet, la loi votée il y a quelques semaines prévoit un budget dédié à l’acquisition de nouveaux appareils à hauteur de 15 milliards de £K, soit assez pour équiper la compagnie en appareils pour effectuer des vols long-courriers et des vols régionaux.

L’enjeu environnemental sera également pris en compte par la direction de la compagnie aérienne compte tenu de la stratégie publique du royaume de devenir un modèle en matière d’émission de dioxyde de carbone liée aux transports de passagers et de fret. Selon nos informations, une réunion est prévue entre le nouveau PDG de Kars Airlines et le ministère des Transports et des Communications dans les semaines à venir pour clarifier le besoin et envisager la procédure à suivre avec deux options principales : des négociations de gré à gré ou un appel d’offres public et international. Nul doute que les principaux constructeurs resteront à l’écoute des nouvelles en provenance du royaume pour ce qui s’annonce être la commande de l’année 2038 dans le milieu du transport aérien.

Avatar de l’utilisateur
Siman
Messages : 1040
Inscription : 05 févr. 2020 13:15

Re: Presse de Kars

Message par Siman »

  • Image

    Image

    Le roi a convoqué Akbar Al-Baker (PDG de la Karsoil) sur fond de chute du baril de brut

    Mahra, 5 juillet 2038. Dans la matinée, Akbar Al-Baker, le ministre du Pétrole et PDG de la Karsoil, a été convoqué par le roi Abdallah IV pour rendre compte de sa stratégie à la tête du premier employeur du pays. Attendue depuis plusieurs semaines, cet entretien s’est déroulé dans une ambiance cordiale et constructive selon des propos tenus par les membres du Cabinet royal, le conseil restreint qui accompagne le roi dans la plupart de ses décisions. La décision d’ouvrir les 19 puits onshore du pays a été une telle surprise pour le secteur des hydrocarbures que le cours du baril de brut s’est effondré en passant d’une centaine de dollars à une soixantaine de dollars. Annoncée sans concertation avec les autres acteurs du secteur, la diplomatie karsaise ne manque pas de travail pour expliquer les contours de cette décision aussi puissante que surprenante.

    Avec près d’un quart de la production mondiale de pétrole, la Karsoil dispose d’une puissance de feu importante pour orienter les cours à la hausse ou à la baisse en fonction du contexte international et de ses propres intérêts. Face aux remous survenus après l’ouverture massive des puits karsais, la plupart des pays producteurs de pétrole ont manifestés leur "mécontentement" face à une "décision unilatérale". Les experts estiment qu’avec cette décision, la Karsoil s’est à la fois imposée comme un "acteur majeur du marché" mais s’est également attiré les foudres des autres majors pétrolières dont les cours sur les marchés des actions ont chuté drastiquement depuis quelques semaines avec des milliers d’emplois en périls pour certaines d’entre elles.

    En pleine redémarrage de sa diplomatie sur la scène internationale, le roi Abdallah IV se serait montré clairement insatisfait par ces troubles suscités par la Karsoil vis-à-vis des autres pays producteurs de pétrole, pouvant aller jusqu’à une dégradation de l’image publique du pays à l’étranger. Pour les experts du ministère des Finances, l’ouverture des puits signifie en revanche une "rentrée massive de recettes fiscales" permettant au Gouvernement de disposer des fonds nécessaires pour mener à bien sa politique et à alimenter dans les prochaines semaines le futur fonds souverain dont les contours sont encore en discussion entre le Palais royal et le ministère des Finances. Selon nos informations, le roi aurait demandé à Akbar Al-Baker d’entamer une tournée diplomatique chez les principaux pays producteurs de pétrole pour leur expliquer la stratégie de la Karsoil et transmettre les vœux de sagesse du roi à ses homologues étrangers.

Avatar de l’utilisateur
Siman
Messages : 1040
Inscription : 05 févr. 2020 13:15

Re: Presse de Kars

Message par Siman »

  • Image

    Image

    La pêche en haute mer et l’aquaculture au cœur de la stratégie d’autosuffisance karsaise

    Mahra, 26 juillet 2038. A l’occasion du 7ème Forum national pour le développement agricole qui s’est tenu il y a quelques jours à Mahra, le gouvernement karsais a pu réaffirmer sa stratégie de politique publique pour développer l’agriculture avec l’objectif d’arriver, d’ici 2048, à une autosuffisance complète. Au cœur de ce projet majeur pour le pays : le développement de la pêche en haute mer et l’aquaculture. "L’objectif est de développer par dix notre production de produits de la mer à l’horizon 2048" a annoncé Houda-Imane Faraoun, la ministre karsaise de l’agriculture suscitant les applaudissements nourris des participants.

    Avec un espace côtier relativement important mais insuffisant pour permettre au pays d’être autosuffisant, le plan du gouvernement vise à passer d’une production de 100 000 tonnes à près de 1 million de tonnes en 2048. Pour y arriver, le gouvernement prévoit un investissement public de plusieurs centaines de millions de $ aux côtés des fonds privés, pour la mise en place d’une trentaine de projets pour la création de piscicultures en cages installées dans les eaux karsaises. Autre projet novateur, la création de fermes hors sol permettant l’élevage de crevettes aux abords du désert avec un ingénieux système de pompage de l’eau de mer pour permettre aux crevettes de retrouver un environnement semblable à une vie sauvage en mer.

    En parallèle des efforts entrepris dans l’aquaculture, la ministre karsaise a annoncé la mise en place d’un dispositif de subventions publiques permettant aux patrons pêcheurs karsais d’investir dans de nouveaux navires, plus modernes et plus économes en énergie pour permettre des pêches en haute mer, au-delà des eaux territoriales du royaume vers le sud mais aussi vers le nord de la mer de Cérulée en particulier. "Le climat dans lequel nous évoluons n’autorise pas une production agricole classique avec des élevages nombreux et des cultures céréalières massives. Par conséquent nous devons nous adapter et revenir à nos pratiques historiques dont la pêche est un élément majeur depuis des siècles" a rappelé la ministre de l’Agriculture.

    Face aux défis imposés par la nature depuis longtemps, la pêche était une activité traditionnelle historique pour les villages en front de mer. Ce vaste plan national doit être accompagné d’une stratégie de développement de l’industrie agroalimentaire avec des investissements massifs dans des usines pour la transformation des produits bruts. Le ministère de l’Agriculture a annoncé la création du Kars Agriculture Development Fund (KADF) en charge de la gestion des ressources financières allouées par l’Etat et de la conduite de la stratégie nationale en matière d’autosuffisance agricole.

Avatar de l’utilisateur
Siman
Messages : 1040
Inscription : 05 févr. 2020 13:15

Re: Presse de Kars

Message par Siman »

  • Image

    Image

    Un accord historique pour l’indépendance de Hiérosolyme

    Cernavoda (Valdaquie), 31 juillet 2038. Peu avant l’ouverture des journaux télévisés du soir, le ministre karsais des Affaires étrangères Abdallah Al-Nahyan s’est exprimé depuis la ville valdaque de Cernavoda pour y annoncer la signature d’un traité tripartite concernant l’avenir du Royaume de Hiérosolyme. Tripartite car signé par la Valdaquie, l’Estolie et le Kars. Organisée dans la foulée de l’annonce par le Basileus estolien de l’envoi d’une force militaire pour assurer la sécurité de la Ville Sainte, le sommet de Cernavoda ouvre une nouvelle ère pour la stabilisation de la région et consacre le rôle primordial du Royaume de Kars pour la souveraineté de Hiérosolyme. Mais au-delà de la question de Hiérosolyme, c’est l’annonce de l’intégration du Royaume de Kars au projet intercontinental des Nouvelles Routes de la Soie qui a suscité le plus d’enthousiasme dans la population et notamment dans les milieux d’affaires. En parvenant à convaincre la Valdaquie de soutenir l’intégration de Kars à ce projet titanesque, la diplomatie karsaise s’est octroyé les atouts d’une grande puissance régionale.

    Accueilli avec une grande satisfaction, le chef du parti majoritaire au Parlement s’est déclaré "fier et heureux d’être le témoin privilégié d’un grand moment de l’Histoire nationale karsaise". Autre réaction, et non des moindres, Sa Majesté le roi Abdallah IV, a qualifié la signature du Traité de garantie et du Protocole de Cernavoda comme "l’accomplissement d’une politique nationale mesurée et généreuse envers nos voisins et la Ville Sainte". Tout en rappelant que sous son règne, "Hiérosolyme n’a jamais eu à craindre pour sa sécurité et pour son indépendance ainsi le royaume comprendra l’intérêt du Royaume de Kars de clarifier ses relations avec les autres puissances régionales". Dans son communiqué de presse, le roi a annoncé son intention de se rendre à Hiérosolyme pour y "rencontrer les autorités locales et rappeler l’attachement de Kars à l’indépendance de la Ville Sainte".

    Interrogé sur les critiques émises par une partie de la population de Hiérosolyme, le ministre a rappelé que le traité de garantie était un "atout politique pour la ville afin d’installer une ère de paix et de sécurité commune avec les principales puissances de la mer de Cérulée". Il a rappelé que le "Saint Siège soutenait, pour la minorité chrétienne, cet accord" et qu’il en était de même pour la minorité musulmane dont "le roi de Kars est le Gardien des Lieux Saints et des Deux Saintes Mosquées". Historiquement présente à Kars, la minorité juive karsaise s’est déclarée "favorable à cet accord équilibré et respectueux de la liberté de culte des trois monothéismes". Il est vrai que le traité tripartie ne fait naitre aucune obligation ni contrainte pour la ville tout en lui conférant les bienfaits d’une protection multilatérale ajoutant à sa stabilité légendaire dans une région pourtant troublée par des conflits séculaires. Par cet acte, la diplomatie karsaise règle la question difficile de Hiérosolyme et des tensions suscitées avec des puissances religieuses de premier plan, comme l’Estolie notamment. Mieux encore, l’envoi d’une force militaire dans cette enclave au sein du pays n’est plus d’actualité.

Avatar de l’utilisateur
Siman
Messages : 1040
Inscription : 05 févr. 2020 13:15

Re: Presse de Kars

Message par Siman »

  • Image

    Image

    Abdallah IV en visite officielle à Albarea en pleine polémique à Hiérosolyme

    Mahra, 12 août 2038. Le calendrier diplomatique autorise parfois quelques coïncidences étonnantes : alors que la Ville Sainte, enclavée dans le territoire karsais, est en proie à des tensions politiques importantes suite à la signature du Traité de garantie tripartie porté par la Valdaquie, l’Estolie et Kars, c’est au tour du roi Abdallah IV et du prince héritier Hussein de se rendre dans la capitale valdaque pour une visite officielle de deux jours. La symbolique de cette visite est à la hauteur de la polémique que connait Hiérosolyme depuis quelques semaines : importante à plusieurs égards.

    Sur le plan politique tout d’abord : avec les tensions suscitées par la réaction du Haut Conseil de Hiérosolyme, la relation entre la Ville Sainte et son protecteur historique s’est tendue au point d’entamer très sérieusement la patience des diplomates karsais selon des sources proches du cabinet du ministre des Affaires étrangères Abdallah Al-Nahyan. C’est d’ailleurs à l’initiative du ministre que la visite officielle du roi et du prince héritier en Valdaquie a été rendue possible. D’aucuns rappellent le rôle moteur du ministre karsais dans les négociations tripartites pour la signature du Traité de garantie sur Hiérosolyme mais aussi et surtout son initiative pour intégrer le Royaume de Kars au projet intercontinental des Nouvelles Routes de la Soie. Cette visite d’Abdallah IV à Albarea est l’illustration du nouveau poids du royaume sur la scène internationale mais aussi l’occasion de démontrer aux yeux des observateurs internationaux l’harmonisation politique d’Albarea et de Mahra sur le sujet de Hiérosolyme qui sera, à n’en pas douter, bien au menu des discussions avec son homologue valdaque, Petru Ursachi.

    Mais au-delà des sujets politiques, Kars devrait saisir l’opportunité de cette visite pour proposer aux autorités valdaques la signature d’un vaste traité de coopération avec un fort enjeu économique et commercial. La Valdaquie est aujourd’hui une puissance régionale de premier plan, une puissance militaire affirmée dans la mer de Cérulée et avec une capacité de projection inégalée, y compris par les pays riches d’Olgarie. Proche voisine de la Ligue de Lébira, première puissance économique mondiale, la Valdaquie s’affiche aujourd’hui comme un sérieux prétendant dans la gestion des affaires courantes du monde. Pour l’instant réputé proche d’Albarea suite à la signature du Traité de garantie et du Protocole de Cernavoda, Mahra ne s’est pas officiellement prononcé sur la politique qu’elle souhaitait menée vis-à-vis de la Ligue de Lébira dont les relations avec l’allié historique de Kars, le Karmalistan, semblent en voie de normalisation. Dans ce contexte, le roi Abdallah IV devra jouer un numéro d’équilibriste pour séduire les investisseurs valdaques et préparer les fondations d’une ouverture diplomatique avec Cartagina.

Avatar de l’utilisateur
Siman
Messages : 1040
Inscription : 05 févr. 2020 13:15

Re: Presse de Kars

Message par Siman »

  • Image

    Mahra, 6 octobre 2038. Extraits du journal télévisé :

    Santé. Avec une très forte majorité au Parlement, la ministre de la Santé impose aux karsais la vaccination obligatoire pour les nourrissons à partir du 1er janvier 2039. Perçu comme un enjeu de santé publique par les milieux médicaux, la vaccination obligatoire concernera un panel de 11 vaccins considérés comme essentiels par l’Organisation Mondiale de la Santé dans ses fréquentes études. Par cette initiative, le gouvernement souhaite faire du Royaume un pays aux standards médico sociaux parmi les plus élevés des pays en développement, au même niveau que les puissances occidentales développées. Pour atteindre cet objectif, le gouvernement pourra compter sur le soutien de la puissante entreprise pharmaceutique, Al-Kem Laboratories, leader incontesté dans la fabrication et la commercialisation de médicaments et de vaccins.

    Kaiyuan. Le ministre des Affaires étrangères Abdallah Al-Nahyan est en visite officielle à Fuxianji (Kaiyuan) pour y rencontrer Sa Majesté l’empereur et son homologue à la tête de la diplomatie impériale. Le ministre n’a pas fait le voyage seul puisqu’il était accompagné du nouvel ambassadeur karsais au Kaiyuan, lequel a remis en main propre ses lettres de créances signées par le roi Abdallah IV auprès de l’empereur. Cette visite se déroule dans un contexte positif pour les deux pays dont les besoins semblent complémentaires. Seul point noir à cet agenda, la non-implication du Kaiyuan dans le projet intercontinental des Nouvelles Routes de la Soie. Si ce sujet risque de faire débat lors des échanges bilatéraux, la signature d’un vaste traité de coopération ne semble pas être remise en cause par cette initiative. Enfin, on rapporte une invitation officielle du roi Abdallah IV à son homologue impérial pour une visite d’Etat dans les prochains mois à Mahra.

    Valdaquie. Le Parlement s’est prononcé et a adopté le traité d’Albarea signé entre la République de Valdaquie et le Royaume de Kars le 6 août dernier en présence du roi, du prince héritier et du chef de la diplomatie karsaise, une première pour cette visite d’Etat dont le potentiel était estimé énorme du point de vue de la délégation arabo-musulmane. Malgré des tensions et des incidents liés à la question de Hiérosolyme, les pourparlers se sont déroulés dans d’excellentes conditions et les deux dirigeants entretiendraient des rapports amicaux selon des sources proches du palais royal. L’accès ouvert aux ports karsais pour les besoins de l’impressionnante force navale valdaque témoigne du climat constructif qui règne entre les deux administrations. S’agissant des questions commerciales, des conseillers au commerce extérieur ont clairement émis l’hypothèse de s’inspirer de l’action de la CND au moyen d’une intégration similaire pour les Etats membres de la Ligue Islamique Mondiale (LIM) dans le cadre d’un vaste traité de libre-échange.

    Culture. Saisie par des associations, la reine Noor persiste et signe : elle oppose son veto à la restitution de milliers de pièces de collection des Arts Premiers dont l’acquisition par la famille royale au travers des époques relève aujourd’hui d’une spoliation selon des descendants des autochtones qui n’ont pas hésités à faire preuve de violence et d’intimidation face aux pécheurs. Officiellement en charge des activités culturelles de la Couronne, la reine Noor dispose d’une confiance aveugle du roi Abdallah IV. De son côté, le jeune ministre de la Culture, Abdallah Al-Jumah, s’est déclaré "en phase avec la reine" dont l’argumentation visant à préserver l’intégrité de ces œuvres ainsi qu’à ne pas dépouiller nos musées nationaux "correspond à une réalité historique établie par tous". Dans les faits, au moins trois musées nationaux sont concernés par les requêtes des descendants des peuples autochtones. Si la famille royale n’a jamais colonisé sciemment des territoires, elle a entrepris une politique d’acquisition ambitieuse depuis des décennies en rachetant chaque année des centaines de pièces à des collectionneurs privés occidentaux.

Avatar de l’utilisateur
Siman
Messages : 1040
Inscription : 05 févr. 2020 13:15

Re: Presse de Kars

Message par Siman »

Image

Image

Rapport parlementaire sur le commerce extérieur : vers un accord commercial avec le Lébira ?

Mahra, 7 octobre 2038.

C’est en tout cas la volonté manifeste d’un grand nombre de parlementaires membres de la commission des affaires commerciales du Parlement à la suite des conclusions de son rapport annuel sur l’état du commerce extérieur karsais. Au terme d’un travail minutieux et de plusieurs centaines de pages d’analyses et de recommandations, les parlementaires s’étonnent de l’absence de négociations menées par le gouvernement karsais avec les autorités de la première puissance économique mondiale, la Ligue de Lébira. Avec un PIB de près de 237 milliards de dollars, la Ligue est la première puissance économique, loin devant le Deseret dont les problèmes de politiques intérieures devraient amener le pays à connaitre une situation économique difficile pour 2038, et le Commonwealth dont les ambitions nucléaires représentent une menace pour l’équilibre du monde et qui doit faire face à un mouvement de contestation avec des sanctions multilatérales contre son économie et ses entreprises.

Dans ce contexte troublé pour ses poursuivants, la Ligue apparait en bonne position pour poursuivre son développement économique avec une croissance à 7,48% entre 2036 et 2037. Malgré des tensions politiques liées à son éclatement géographique, le pays devrait connaitre une année 2038 positive, soutenue par une activité diplomatique toujours aussi grande. Avec un PIB par habitant parmi les plus élevés du monde, environ 12 676 dollars per capita, le marché intérieur lébirien représente une formidable opportunité de croissance pour les industries à haute valeur ajoutée.

En s’appuyant sur ces constats macroéconomiques connus de tous, le rapport des parlementaires recommande au gouvernement d’entamer des négociations commerciales avec le Lébira pour nouer un accord commercial de libre-échange, en protégeant les secteurs économiques sensibles des uns et des autres. Les parlementaires notent également que malgré une dynamique diplomatique importante, l’échec du Lébira sur la constitution d’une organisation régionale puissante devrait l’inciter à rechercher des nouveaux partenaires : le Kars pourrait être l’un d’entre eux, d’autant plus que chacun connait les relations de plus en plus fortes entre l’un des concurrents régionaux du Lébira, à savoir la Valdaquie qui pose ses pions dans l’économie karsaise.

Rania Al-Mashat, la ministre de l’Economie, du Commerce et du Tourisme, à la remise du rapport parlementaire, s’est déclarée "favorable à la recommandation des représentants du peuple karsais dans la mesure où cela s’inscrit dans une politique de développement des relations internationales et commerciales du pays avec l’ensemble des puissances économiques du monde. Kars parle avec tout le monde et la possibilité pour nous de conclure un accord commercial avec la première puissance économique mondiale représenterait un gain de croissance remarquable et offrirait de nouveaux débouchés à nos partenaires".

Avatar de l’utilisateur
Siman
Messages : 1040
Inscription : 05 févr. 2020 13:15

Re: Presse de Kars

Message par Siman »

Image

Image

Le Parlement vote la hausse des subventions publiques pour l’industrie pharmaceutique

Mahra, 17 octobre 2038.

C’était une priorité stratégique du roi Abdallah IV dans son discours de fin d’année 2037 : le Parlement karsais a voté définitivement le projet de loi de la ministre de la Santé visant à augmenter de façon substantielle les budgets alloués à l’industrie pharmaceutique pour les programmes de recherche visant à donner à Kars une avance technologique dans le domaine. On le sait, la création de valeur ajoutée est l’une des clés du succès d’une économie, plus encore si celle-ci est en développement.

Conscient des enjeux de protection de l’environnement, la production de pétrole constitue un facteur suffisant d’utilisation des sols et de dégradation de notre écosystème pour ne pas aller au-delà en installant dans le pays des industries lourdes ayant une capacité de pollution de notre biodiversité bien plus forte. C’est dans cet esprit que la recommandation du roi de Kars a été suivi par le gouvernement et que le développement d’une industrie pharmaceutique nationale a été décidée par les autorités.

Porté par la première capitalisation boursière privé du pays, Al-Kem Laboratories, la politique publique vise à permettre à l’industrie karsaise de développer des nouveaux médicaments, des nouveaux vaccins et des nouvelles molécules en capacité de soigner le plus grand nombre de maux possible. Avec l’augmentation des subventions publiques, Al-Kem Laboratories bénéficie d’un fort soutien de l’Etat qui ne serait pas possible dans le cadre d’un vaste accord de libre-échange dans une union douanière portant la libre concurrence au sommet de la pyramide des valeurs. Les parlementaires l’ont bien compris puisque le projet de loi du gouvernement a été amendé en ajoutant une clause visant à garantir la possibilité pour l’Etat karsais de continuer à subventionner ce secteur dans l’hypothèse d’un accord de libre-échange signé avec une économie étrangère.

Mais au-delà du sujet des subventions, c’est une filière d’excellence qui sera mise en place avec un focus particulier sur la formation universitaire et l’augmentation de la capacité de formation des scientifiques et des chercheurs sur ces domaines. La ville technologique d’Hedeb et son institut technologique à la renommée internationale seront mis à contribution avec le développement d’un quartier autour de ces questions réunissant industriels, étudiants, chercheurs, bactériologues et pharmaciens.

En acceptant de donner des moyens considérables à cette industrie, le gouvernement souhaite également améliorer les conditions de vie et les traitements reçus par la population karsaise, cette politique publique est dès lors considérer par beaucoup comme d’intérêt général puisque les karsais seront les premiers bénéficiaires des fruits de ces recherches et à moindre coût, garantissant ainsi au pays une certaine indépendance vis-à-vis des autres fournisseurs de médicaments, vaccins et autres traitements à base de molécules innovantes. Une fois l’objectif atteint et la maitrise complète de la filière, le pays espère bien devenir un exportateur de son savoir-faire en la matière pour le bénéfice du plus grand nombre à travers le reste du monde.

Avatar de l’utilisateur
Siman
Messages : 1040
Inscription : 05 févr. 2020 13:15

Re: Presse de Kars

Message par Siman »

Image

Image

Le ministre de l’Intérieur veut 20 millions de caméras dans l’espace public

Hedeb, 21 octobre 2038.

Interrogé par des journalistes en marge de la visite d’une start-up spécialisée dans l’intelligence artificielle à Hedeb, le ministre de l’Intérieur Majid Al-Qasabi s’est prononcé en faveur d’un déploiement à grande échelle de la vidéosurveillance dans l’espace public pour améliorer l’efficacité des services de polices et augmenter le niveau de sécurité des populations. Déjà fortement utilisatrice de la vidéosurveillance, la police royale karsaise milite depuis de nombreuses années pour l’accroissement de ce système pour augmenter son efficacité opérationnelle et prévenir la commission d’infraction.

Ainsi, dès 2020, l’ancien directeur de la police royale, le commandant Moulay Omar demandait au gouvernement des crédits supplémentaires pour contracter avec les sociétés privées afin d’installer plus de vidéosurveillance dans les villes et dans les transports urbains du pays. A l’époque, des observateurs n’hésitaient pas à critiquer cette volonté des forces de sécurité en rappelant le principe de respect de la vie privée, inscrit dans la Constitution royale. Mais aujourd’hui, alors que la menace terroriste a été revue à la hausse à la suite des évènements ayant entrainés la mort de 5 agents des services de renseignement karsais, le gouvernement semble de plus en plus partisan de la position des forces de sécurité et réfléchirait sérieusement à l’augmentation des crédits.

Majid Al-Qasabi a d’ores et déjà entamés des discussions avec les parlementaires de la majorité pour trouver un consensus sur le futur de projet loi qu’il proposera. Selon un rapport parlementaire paru en 2032, Kars comptabilisait déjà 7 millions de caméras dans l’espace public. Le chiffre de 10 millions circulerait dans les milieux autorisés proches des services de polices. Sans démentir cette estimation, le ministre de l’Intérieur évoquerait l’objectif de doubler le nombre de caméras de vidéosurveillance dans l’espace public et dans les transports urbains à horizon 2042, soit 20 millions de caméras dans tout le pays. Si ce chiffre peut donner le tournis aux partisans du respect de la vie privée, le gouvernement semble davantage préoccupé par l’efficacité des forces de sécurité et la prévention des infractions. Le parlement devrait se prononcer dans les prochaines semaines sur le projet du ministre Al-Qasadi.

Avatar de l’utilisateur
Siman
Messages : 1040
Inscription : 05 févr. 2020 13:15

Re: Presse de Kars

Message par Siman »

Image

Image

Le Royaume se dote d’un fonds souverain

Mahra, 8 novembre 2038.

Consécutif à la réouverture des puits de pétrole en avril dernier, la manne financière engendrée par cette décision se devait d’être orientée et stockée dans une structure à même de provoquer un gain financier annuel pour l’Etat karsais afin d’en tirer le plus grand profit. Après plusieurs mois de débats et de réunions interservices au sein du ministère de l’Economie et des Finances, un consensus a été trouvé il y a quelques semaines autour de la forme sociale et des missions allouées à cette nouvelle structure souveraine. Alors qu’une partie des conseillers de la ministre des Finances soutenait une seule et unique mission, celle d’un fonds de stabilisation pour protéger le pays et les finances publiques en cas de retournement de cycle, notamment suite à une chute drastique du cours du baril de brut, le cabinet royal et les milieux économiques karsais souhaitaient un fonds aux missions élargies pour en tirer le plus grand profit. C’est finalement le roi Abdallah IV qui a tranché en ajoutant aux missions du futur fonds souverain karsais une mission de développement avec l’objectif de permettre au pays de diversifier son économie en finançant les grands projets industriels, économiques et touristiques menés par l’Etat.

Cette décision du roi fait écho à son dernier discours prononcé à Hedeb sur la politique énergétique du pays et la nécessité pour Kars d’investir toujours plus dans la recherche et développement pour améliorer les technologies existantes et développer des énergies propres, sur son territoire mais aussi hors de ses frontières. En acceptant des missions élargies, le pouvoir royal s’est sans doute rappelé à quel point les investissements directs à l’étranger représentaient un pouvoir d’influence notable pour parvenir à atteindre une série d’objectifs politiques et économiques.

Parmi les sujets qui ont fait consensus au cours du processus d’élaboration du projet de loi, la composition du futur conseil d’administration du fonds avec une présidence non exécutive attribuée au souverain en place, le roi Abdallah IV et une direction générale dont la nomination sera proposée par le ministre des Finances, après avis consultatif de la commission des affaires économiques du Parlement. Cette direction bicéphale doit permettre au fonds de recevoir à la fois des objectifs clairs pour orienter ses investissements, c’est-à-dire le rôle du président non exécutif, mais aussi d’engager des actions au quotidien et de décider in fine des investissements à réaliser, soit le rôle du futur directeur général de la structure. Pour compléter le conseil d’administration, 3 autres administrateurs seront désignés par le souverain via un décret royal et sur proposition du ministre des Finances. Le projet de loi ne prévoit pas pour l’heure d’ouvrir ces postes à des étrangers mais les discussions sur ce point ne sont pas terminées. A n’en pas douter, si une personnalité extérieure devait rejoindre une structure aussi stratégique pour le pays, elle le serait au poste de directeur général. Le mandat du conseil a été fixé à 5 ans renouvelable, à l’exception du président du conseil dont le mandat est à vie.

Parmi les autres obligations prévues par le projet du gouvernement, l’obligation pour le fonds d’informer le Parlement de l’état de la situation financière de la structure, sans toutefois publier officiellement des comptes disponibles auprès du grand public. Cette opacité financière laisse toutefois plusieurs parlementaires du groupe majoritaire sur leur faim, estimant qu’un Etat se disant ouvert à la concurrence n’avait pas à maintenir le secret sur les comptes d’une telle structure. Selon nos informations, le roi Abdallah IV n’aurait pas l’intention d’intercéder en faveur des parlementaires et maintiendrait, en l’état, l’opacité sur la publication annuelle des comptes du futur fonds souverain.

Quant à la stratégie du futur ensemble, le projet de loi ne s’immisce pas dans ce qui relève de la compétence de la future direction générale néanmoins elle fixe un cadre d’emploi des ressources financières possédées par le fonds et notamment l’obligation d’une politique d’investissements rationnels. Cette définition, suffisamment large, ne devrait pas restreindre la futur marge de manœuvre du fonds souverain karsais. Dans un communiqué de presse, le roi Abdallah IV s’est félicité de l’adoption du projet de loi portant création du fonds souverain Kars Investments par les parlementaires en rappelant "l’enjeu crucial pour le pays de concurrencer les pays développés et d’utiliser avec intelligence les ressources financières engendrées par l’exploitation de notre sous-sol riche en pétrole. Par cette initiative, nous souhaitons également participer au développement de nos voisins en investissant dans des projets d’avenir" a-t-il déclaré.

Avatar de l’utilisateur
Siman
Messages : 1040
Inscription : 05 févr. 2020 13:15

Re: Presse de Kars

Message par Siman »

Image

Image

Général Hussein Tantawi, directeur du renseignement : "Les menaces sont puissantes"

Mahra, 9 novembre 2038.

Après des semaines d’alerte, le Royaume de Kars continue d’appliquer avec rigueur les mesures de sécurité décidées en pleine crise politique avec Hiérosolyme, et cette situation ne semble pas prête de s’arrêter selon les propos tenus par le directeur du renseignement, le général Hussein Tantawi. Interrogé par des journalistes en marge du salon 2038 de l’armement de Rafha, celui qui n’a pas pour habitude de tenir le premier rôle face à l’opinion publique n’a pas mâché ses mots pour rappeler le niveau de la menace à laquelle doit faire face le pays historiquement et spécialement depuis plusieurs mois suite aux tensions dans la Ville Sainte.

"Nous avons redoublé nos efforts pour anticiper et prévenir les menaces contre la sécurité des personnalités et des institutions publiques. Nos services travaillent jour et nuit pour surveiller les individus et les groupuscules extrémistes qui agissent dans le pays. Il faut répéter que les menaces contre l’Etat sont puissantes" a affirmé le chef du Kars Intelligence Agency. On se souvient en effet de l’opération de police antiterroriste menée conjointement avec l’Estolie ayant atteint son objectif de neutraliser des terroristes chiites avant leur passage à l’acte mais au prix de lourdes pertes pour les forces de sécurité avec 5 décès parmi les rangs de la Gendarmerie Royale.

"Cette opération conjointe est le fruit d’une excellente collaboration avec l’Estolie et je tiens à saluer mes homologues estoliens qui travaillent au quotidien avec nos services dans un esprit de partage de l’information" a-t-il souligné, rappelant qu’aucun accord bilatéral ne régissait pour l’instant les échanges d’informations entre l’Empire estolien et le Royaume de Kars, "une erreur au regard de la gravité des menaces et de la coopération déjà exercée par nos services respectifs" a-t-il conclu. Selon des indiscrétions du gouvernement, le ministre des Affaires étrangères Abdallah Al-Nahyan, dont le père était, dans ses jeunes années, un condisciple du général Tantawi à l’Académie Navale de Jizan, s’entretient régulièrement avec lui et devrait prochainement mener une initiative avec l’Empire estolien afin d’engager des discussions pour la négociation d’un accord bilatéral.

Interrogé sur la nature des menaces, le directeur du renseignement ne s’est pas étendu mais a toutefois précisé que des groupuscules sunnites, connus pour leur haine envers la monarchie et la politique tolérante prônée par le roi Abdallah IV depuis son accession au pouvoir, étaient de plus en plus actifs. "Nous avons une stratégie proactive en la matière et nous utilisons pleinement les possibilités offertes par la loi avec des interpellations préventives aux côtés de nos collègues des forces de sécurité intérieures" a-t-il rappelé. Autre groupe politique particulièrement surveillé, la mouvance salafiste des Gardiens de l’Islam, dont le roi avait proclamé l’interdiction au début des années 2010, suite à l’attentat perpétré contre le Parlement à Mahra le 8 juin 2010 qui avait causé la mort de 78 personnes dont 21 parlementaires, soit près du quart de l’ensemble des élus karsais. Ostracisé et surveillé de près depuis l’attentat, le groupuscule a été placé sur la liste karsaise des organisations terroristes. Le directeur du renseignement a confirmé une hausse de la menace depuis la chute du gouvernement hachémite et l’arrivée du marasme économique dans le pays. La frontière entre le Kars et l’Hachémanie constitue aujourd’hui le point le plus sensible pour la sécurité intérieure du Royaume.

Répondre

Revenir à « Kars »