Presse de Kars

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Siman
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Edition du 4 février 2042

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Le prince héritier Hussein de Kars

Commonwealth : Le prince héritier évoque le concept des frappes préventives

La doctrine stratégique des forces armées royales demeure intacte au fil des années : devancer l’ennemi et le surprendre est une constante au sein du commandement des forces armées de Kars depuis plusieurs décennies. En effet, le concept de frappes préventives ou first strikes en briton contre les pays menaçant d’utiliser ou de transférer des armes de destruction massive semble être une nouvelle fois à la une de l’actualité. Déjà adopté en mars 2041 lors de la guerre de Dranavie, la doctrine des frappes préventives a été à l’origine de dégâts considérables dans les lignes ennemies, notamment en paralysant les infrastructures vitales des forces adverses : piste aérienne, port d’attache, ponts, centrale de production d’électricité, réseaux de télécommunications, puis de pétrole… L’éventail des cibles visées et détruites par la coalition ölano-karsaises en mars dernier ne sont pas toutes connues même après plusieurs mois d’investigations mais une réalité demeure : la guerre de Dranavie s’est soldée en moins d’un mois par une victoire tactique des forces coalisées, imposant aux forces loyalistes et au gouvernement déchu un départ précipité. La préparation du terrain par une série de frappes préventives a été saluée par les spécialistes et les observateurs du milieu, elles ont ensuite favorisé l’avancée rapide des troupes ölano-karsaises à travers le pays.

"Les nouvelles menaces réclament une nouvelle façon de penser" explique le prince héritier Hussein et actuel ministre des Armées. "Nous disposons d’un large éventail d’outils pour faire respecter les décisions de la communauté internationale. Il n’existe plus aujourd’hui d’État tout puissant au point de violer impunément un traité qu’il s’était engagé à respecter, ni même au point de s’entêter dans un objectif que la communauté internationale lui interdit" estime-t-il, en référence directe au Commonwealth. "Le Kars poursuivra ses exercices militaires en Dytolie du Nord conformément aux traités signés avec nos partenaires unionistes et jernlanders et que nous entendons respecter à la lettre. Nous invitons la communauté internationale à ne pas perdre de vue la réalité des faits : dès lors qu’un État trahi une fois un engagement, sous quel prétexte la communauté internationale devrait elle lui redonner encore une fois un blanc-seing ? Faut il rappeler à la communauté internationale la tentative vaine du Commonwealth de s'accaparer la moitié des eaux internationales entre l'Algarbe du Sud et l'Antarctique ?" souligne le prince héritier de Kars.

"Quand je vois le succès de nos frappes préventives en mars 2041 en Dranavie pour éviter l’arrivée massive de troupes étrangères en plein cœur de la Marquésie, je sais d’ores et déjà que notre état-major n’écarte aucune option afin de faire respecter le droit et les résolutions votées par la communauté internationale. Si l'OMPC n'est pas en mesure de faire respecter ses décisions, nous ne laisserons pas faire... " a-t-il déclaré à l’issue d’une visite dans la base militaire de Najran. Pendant ce temps, l'exercice militaire "Brume d'acier" se poursuit avec les forces armées unionistes. La semaine prochaine, le groupe aéronaval contournera la Britonie pour se joindre aux forces aéronavales du Jernland en vue d'un second exercice militaire d'envergure, sobrement intitulé "Etanchéité" et dont l'objectif stratégique est encore tenu secret par les deux Etats. Interrogé par des confrères avant de quitter la base, il a confirmé que le groupe aéronaval actuellement dans les eaux de la mer des Crabes, près des eaux territoriales de la Britonnie, était "opérationnel si nécessaire".

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Siman
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Edition du 9 février 2042

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La candidate makengaise et ses formes généreuses

Miss Univers : Manifestation contre la participation du Kars au concours de beauté

Près de 8 000 manifestants, essentiellement des femmes, se sont mobilisées ce matin devant le ministère de la Culture pour dénoncer la participation éventuelle d’une karsaise au concours de beauté Miss Univers organisé cette année à Albarea en Valdaquie. Les manifestantes voulaient faire connaitre au gouvernement leur position face à une éventuelle candidature karsaise à ce concours qu’elles jugent "infantilisant" et dégradant pour la place de la femme dans la société. Pour Nouria, la présidente du collectif qui a rassemblé ces milliers de manifestantes hier, le concours de beauté n’est rien d’autre qu’un concours "de voyeurisme" auquel se livre les hommes dont les valdaques sont aujourd’hui "probablement les plus machistes que nous pouvons trouver sur la planète". "Il n’y a qu’à voir la poupée valdaque siliconée élue Miss Univers en 2040 pour comprendre la lubricité affolante des hommes à la tête de ce prétendu concours" estime Nouria.

Pour mémoire, le Kars n’a jamais envoyé de candidate à ce concours de beauté international qui rassemble tous les ans les plus belles femmes du monde occidental et oriental. Considérant la place de la femme dans l’Islam, le roi Abdallah ne s’est jamais exprimé sur l’hypothèse d’une participation d’une femme karsaise à ce type de concours. Pour certains, l’édition 2042 du concours pouvait être l’occasion pour le Kars de franchir définitivement le pas en rejoignant la tendance main stream du moment en participant à ce concours. Toutefois, l’heure de la future Miss Kars n’est pas encore venue : la reine Noor aurait également opposé une fin de non-recevoir à l’idée de parrainer un tel concours. Fervente féministe et partisane de l’émancipation des femmes, la reine de Kars ne pense pas pour autant que cette émancipation doit se dérouler dans des petites tenues et sous les yeux de dizaines de millions de téléspectateurs à travers le monde.

Cette année, le concours fait parler de lui puisque le Makengo a décidé d’envoyer une candidate atypique à Albarea : en effet, contrairement aux canons de beauté mis en avant par le concours depuis des décennies avec des jeunes filles sveltes, la candidate makengaise ne cache pas ses formes et utilise même son corps comme un argument politique pour militer, selon elle, pour les droits des femmes. Si on ne peut que se réjouir du changement des mentalités sur l’image que doit avoir une belle femme, on ne peut que regretter la promotion d’une femme dont les formes ne sont les reflets que d’une mauvaise alimentation et d’une mauvaise hygiène de vie : en effet, l’obésité est un problème de santé qui touche de plus en plus de personnes dans le monde. C’est même une politique publique à Kars que de lutter contre l’obésité. Pendant ce temps, la polémique continue et l’heure de Miss Kars n’est pas encore venue.

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Siman
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Edition du 11 février 2042

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Les marques de la nouvelle alliance automobile SUR

Automobile : Sidi Motors annonce une alliance avec Uendelig (Jernland) et Rorgn (Aiglantine)

Le projet était dans les tuyaux depuis plusieurs semaines, les réunions du top management du constructeur automobile karsaise était de plus en plus nombreuse mais aussi de plus en plus secrètes. Moins d’une dizaine de collaborateurs au sein de Sidi Motors était au courant des négociations en cours avec les constructeurs automobiles jernlanders et aiglantins. La patronne du constructeur karsais a conduit elle-même les négociations avec l’aval de son conseil d’administration comme nous l’indiquions dans notre édition du 26 octobre 2041. Plus de trois après les premières discussions, un accord a été trouvé entre Sidi Motors, Uendelig et Rogrn pour la naissance d’une alliance industrielle et capitalistique exceptionnelle dans le domaine de l’automobile. Ainsi, l’union de ces trois constructeurs majeurs qui partagent des compétences propres dans différents domaines de l’automobile s’inscrit dans le cadre d’une concurrence exacerbée dans le secteur depuis la création de l’alliance entre le valdaque Tracia, le shniéretzéen Nieset et le madelinois KEA, devenu l’espace de quelques mois le premier constructeur automobile mondial, position perdue après la faillite retentissante de leur partenaire shnieretzéen Nieset.

L’alliance industrielle et capitalistique entre les constructeurs karsais, jernlanders et aiglantins est également le premier pas d’une coopération technologique future entre les trois pays compte tenu de leur volonté commune de travailler à l’amélioration des performances énergétiques des véhicules de leurs marques mais aussi et surtout en vue de disposer d’un avantage compétitif déterminant dans le domaine du véhicule électrique, ce que beaucoup considèrent comme l’avenir de l’automobile. Avec Rogrn, qui réunit les principaux constructeurs aiglantins, la nouvelle alliance SUR vient prendre la place de première constructeur automobile électrique dans le monde pour des raisons évidentes : le marché aiglantin est plus riche et plus grand avec des consommateurs déjà friand des technologies propres. L’apport de Uendelig et de Sidi Motors est également évident : l’avènement du tout électrique n’est pas encore là et il appartient aux constructeurs de consolider leur position dans le véhicule à moteur thermique et hybride afin de conserver des marges de manœuvre financière. Le véhicule thermique demeure encore aujourd’hui le leader incontesté des ventes d’automobiles dans le monde en 2042.

Autre aspect important de cette nouvelle alliance : la prise de participations croisées des trois constructeurs. En effet, grâce à un astucieux montage, chaque constructeur détiendra, dans des délais raccourcis, 15% de chaque constructeur membre de l’alliance SUR (Sidi-Uendelig-Rogrn) dont l’acronyme est également un rappel à l’impératif de sécurité vanté par ses membres. Ainsi, le fonds souverain karsais va céder près de 30% du capital de Sidi Motors respectivement à Uendelig (15%) et à Rogrn (15%), il en sera de même pour les autres constructeurs. Ce montage n’aurait pas pu voir le jour sans l’accord du conseil d’administration de Sidi Motors dont la majorité est acquise à son unique actionnaire le fonds souverain Kars Investment Authority. Pour Nadia Alaoui, la patronne de Sidi Motors, cette alliance est "le fruit d’une volonté commune des plus grands constructeurs jernlands, aiglantins et karsais pour unir leurs forces afin de garantir au secteur automobile des financements supplémentaires pour conduire les programmes de recherche et développement extrêmement coûteux pour développer les véhicules propres, tout en apportant à tous les constructeurs les ressources financières suffisantes pour conforter des positions de marché et continuer de dominer, ensemble, le marché automobile mondial".

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Siman
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Edition du 7 mars 2042

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Le Kars ne votera pas le protocole nucléaire avec le Commonwealth

Ce n’est pas encore la politique de la chaise vide mais la décision de la diplomatie karsaise pourrait faire grand bruit : la représentante du Royaume au sein de l’Organisation Mondiale pour la Paix et la Coopération sera volontairement absente lors de la session de vote sur la résolution proposée par le secrétaire général de l’organisation concernant le protocole d’accord trilatéral négocié avec le Commonwealth. Si le fond de la décision karsaise ne surprendra personne compte tenu de la ligne dure affichée par Mahra depuis les premières révélations sur l’existence d’un programme nucléaire militaire caché du Commonwealth en Algarbe du Sud, c’est la forme qui pourrait susciter bien plus de débats au sein de l’instance supranationale dont l’objectif demeure de promouvoir la paix et la coopération comme son nom l’indique. Mais du côté des diplomates karsais, on ne croit pas un mot des intentions affichées par Lanfair concernant son programme nucléaire militaire.

En effet, à aucun moment le protocole d’accord bilatéral signé entre l’OMPC et le Commonwealth ne prévoit explicitement un renoncement du Commonwealth à acquérir l’arme nucléaire. Si l’accord prévoit un retour des sanctions contre le pays en cas d’usage frauduleux de l’uranium langois qu’il continuera de se faire livrer malgré le risque élevé que cela représente, l’accord ne contient aucune affirmation du Commonwealth sur sa volonté de renoncer à l’arme nucléaire et à abandonner son programme nucléaire militaire. Cet accord permet à Lanfair de lever les sanctions qui pesaient durement contre son économie et ses échanges commerciaux tout en autorisant de nouveau les exportations d’uranium vers le Commonwealth et ses dominions. Alors oui, des inspecteurs de plusieurs nationalités seront dépêchés sur place pour contrôler l’utilisation de l’uranium exporté par le Liang mais quid des stocks existants ? Quid des intentions frauduleuses d’ores et déjà acquises du côté du Commonwealth après plusieurs mensonges à l’adresse de la communauté internationale ?

Face à ce constat clair et net d’un protocole d’accord bilatéral bien trop favorable aux intérêts du Commonwealth et supporté activement par son nouveau partenaire ennissois, la diplomatie karsaise n’avait pas d’autre choix que de s’opposer à la signature d’un accord en s’abstenant. Dans ce cas, pourquoi ne pas voter contre le protocole ? "Il s’agit d’une question de respect vis-à-vis du travail colossal fourni par le secrétaire général et par les émissaires du Liang" explique un diplomate karsais sous couvert d’anonymat. Dans le même temps, la flotte aéronavale dépêchée au large de l’Algarbe du Sud (ou Aleka) poursuit ses exercices militaires avec les forces aéronavales du Gandhari, tout comme le second groupe aéronaval poursuit ses exercices avec les flottes alliées de Dytolie du Nord. Un accord a d’ailleurs été trouvé avec les Iles-Unies pour permettre à la flotte karsaise de se maintenir encore plusieurs semaines voir plusieurs mois à moins d’un jour de navigation des eaux de la Britonnie si la situation internationale venait à empirer.

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Siman
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Edition du 13 mars 2042

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Le député du National Dearxit Party, Nigel Flint.

Daear Wen : Nigel Flint, le Mollah de l’amalgame islamophobe

Nous y sommes : il n’aura pas fallu très longtemps pour qu’un homme politique d’un Occident très lointain ne se positionne sur le terrorisme du JTA et ses liens avec le monde arabo-musulman. Pire encore, plus que des liens avec notre civilisation, certains hommes politiques aiment à associer volontairement une interprétation dévoyée de la principale religion d’Orient avec les actes insoutenables commis par des djihadistes et autres tueurs du groupe terroriste JTA depuis plusieurs semaines en Lantanie, au Saog et évidemment en Al-Dranaf. Alors que la coopération internationale s’intensifie pour mettre à terre les cellules dormantes qui composent le réseau mondial du JTA, le député d’extrême droite du National Dearxit Party, Nigel Flint, ne s’est pas embêté avec les précautions d’usage ni même un sens minimum de la réflexion, non, ce dernier souhaite la fermeture des frontières du Daear Wen à l’ensemble des ressortissants des Etats de l’Algarbe et de Marquésie.

Face à ces propos tenus publiquement dans l’enceinte du parlement national, aucune réaction si ce n’est une maigre clarification d’une partie de la classe politique expliquant qu’il s’agissait évidemment de propos isolés qui ne reflètent pas la position du gouvernement du Daear Wen. Le minimum syndical, mais un minimum qui ne correspond aux standards de ce que nous pourrions attendre de la part d’un gouvernement dit démocratique. Comment peut-on tolérer l’expression d’une haine ethnique et religieuse aussi franche dans un espace démocratique ? La démocratie peut-elle donner le droit à des individus d’amalgamer clairement et directement des centaines de millions d’hommes, de femmes et d’enfants, avec les actions d’un groupe terroriste ? Plus que les propos inadmissibles du député Nigel Flint, c’est l’absence de réaction du côté du gouvernement et de l’ensemble des partis politiques raisonnables qui sidère du côté des chancelleries orientales.

Ainsi, le ministre des Affaires étrangères karsais, Abdallah Al-Nahyan, a fait part de l’indignation du gouvernement karsais face aux propos tenus par un député membre du Parlement du Daer Wen proposant ni plus ni moins qu’une interdiction de territoire sans aucun fondement juridique. Le seul fondement de cette proposition étant l’assimilation des musulmans aux terroristes du JTA. Le courroux du chef de la diplomatie karsaise aurait été extrêmement vif selon des sources proches du gouvernement. L’absence de réaction des autres États membres de la LIM serait également un facteur de mécontentement du côté de Mahra pour qui la nécessité d’une diplomatie active de la part de la LIM devient de plus en plus une priorité absolue. Le Kars devrait convoquer une réunion des représentants au siège de la LIM dans les prochains jours pour discuter du cas du Daear Wen et de la position de son gouvernement face à l’islamophobie décomplexée tenue dans l’enceinte de son parlement.

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Siman
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Edition du 20 mars 2042

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Privatisations : Les investisseurs karsais renforcent leur présence au Saog

Le plan de privatisations initié par le gouvernement saogien et le président Jessim Boussaner a été largement médiatisé dans les sphères économiques et financières suite à l’affaire du Gandharigate comme l’appelle certains observateurs, mettant en haut de l’affiche les liens étroits entre la puissance économique janubienne et la République Arabe du Saog, au détriment d’un acteur majeur du secteur originaire d’Asdriche. Ainsi, les privatisations saogiennes ont révélées un caractère nouveau pour ce type d’évènements : l’entrée en lice des acteurs originaires des pays émergents comme le Gandhari face à des puissances dytoliennes installées, comme l’Asdriche. Alors que la privatisation du Service national de tri et recyclage est à l’origine d’une polémique intense entre les chancelleries saogiennes, asdriches et gandhariennes, nul doute que les investisseurs karsais ont su profiter de ce contexte pour tirer leur épingle du jeu et renforcer leur présence dans la vie économique saogienne.

En effet, avec l’acquisition de près de 70% du capital de la Saog Fly Transport (STF), Kars Airlines réalise une opération économiquement intéressante et stratégiquement fructueuse pour son développement à l’international. Moyennant une compensation de plus de 3,5 milliards de dollars, la compagnie aérienne nationale karsaise devient le leader du transport aérien au Saog et étend ainsi son influence dans le secteur aérien. Connue du reste du monde pour ses plages de sable blanc et son climat chaud, le Saog est une destination touristique toujours à la mode pour les retraités dytoliens et autres algarbais en manque de sécurité. Si les derniers évènements dans le désert de Soudsa ne manqueront pas de faire parler du contexte sécuritaire, la politique intérieure menée par le président saogien Jessim Boussaner lui permet de maintenir la position préférentielle du Saog comme destination touristique. Du côté de Kars Airlines, on se félicite de cette acquisition et rappelle qu’un plan d’investissement sera lancé dans les prochains mois pour moderniser la flotte de la STF.

L’autre succès pour les investisseurs karsais vise le secteur porteur de la grande distribution avec l’acquisition de 55% de Prime Distribution pour un coût de 5,2 milliards de dollars par le numéro un karsais du secteur, MAM Market. Attendue par de nombreux acteurs, la croissance externe de MAM Market connait un bond en avant avec cet investissement coûteux mais que d’aucuns considèrent comme rentable et nécessaire pour asseoir la présence du distributeur dans les pays marquésiens et algarbais. Fort de sa position de numéro deux du secteur au Saog, Prime Distribution est une marque connue des consommateurs saogiens et dont il conviendra d’améliorer l’image pour tenter de ravir la place de leader du secteur de la grande distribution dans le pays : la force de frappe financière de son nouvel actionnaire majoritaire devrait lui permettre d’investir massivement dans les nouvelles technologies (gestion des stocks et digitalisation) ainsi que dans l’ouverture de nouveaux points de vente dans les villes et villages du Saog.

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Siman
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Edition du 6 avril 2042

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Abdelaziz Al-Zidane, président de la FIFA

Abdelaziz Al-Zidane, président d’un football mondial dans la tourmente

Les affaires s’enchainent du côté de la fédération internationale de football association (FIFA) : après l’exclusion de la sélection de la Valmontaine pour une tentative de corruption aggravée en vue de vendre son vote au profit de la candidature valdaque, c’est désormais deux nouveaux scandales qui viennent secouer l’institution dont le rôle est de régenter le football mondial, sport le plus populaire du monde. La tâche du nouveau président de la FIFA, le karsais Abdelaziz Al-Zidane sera lourde pendant les prochaines années de son premier mandat à la tête de la fédération internationale. Moins d’un an après son élection, Al-Zidane a d’ores et déjà du soutenir l’exclusion d’une sélection nationale de la prochaine Coupe du monde 2042 qui se déroulera en Valdaquie et en Alilée-Arovaquie. Et à quelques mois de la compétition, le président de la FIFA a dû prendre deux décisions lourdes de conséquences dans le monde du football : l’exclusion de la Lantanie pour violation des règles antidopage et l’exclusion de la Roko pour son refus de participer à des matchs de qualifications selon les procédures habituelles de la fédération internationale.

Abdelaziz Al-Zidane aurait certainement espéré des débuts plus calmes pour l’ancienne gloire du football karsais et figure incontestée du football dans le pourtour de la mer de Cérulée. Preuve de sa notoriété toujours intacte malgré les années, les supporters valdaques n’ont pas hésité à presser les agents de sécurité, lors de la cérémonie de tirage au sort des groupes de l’édition 2042 de la Coupe du monde, pour obtenir un autographe de l’ancienne gloire du Steaua Albarea entre 2012 et 2017, trois fois champion de Valdaquie avec l’équipe star de la capitale valdaque. C’est désormais en chef de file de la lutte contre le dopage que le président karsais de la fédération internationale doit apparaitre dans les médias du monde entier. Il n’a pas hésité à condamner avec la plus grande sévérité le geste "inqualifiable des joueurs lantaniens qui ont sciemment rompu les règles de l’équité sportive en acceptant de se livrer à des pratiques antisportives à base de dopage et de secret. Sans un travail de profondeur des collaborateurs de la FIFA, nous n’aurions pas pu mettre la lumière sur des agissements qui ne représentent pas les valeurs de notre sport". Al-Zidane a en outre déclaré que son mandat serait celui de la lutte acharnée contre le dopage dans le football.

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Siman
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Edition du 8 avril 2042

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Les riches, une espèce en voie de disparition au Gandhari

Chasse aux riches et abolition des données personnelles au Gandhari

Les conséquences de l’article de presse paru dans les colonnes de nos confrères de la presse du Montbardo et Marguené n’en finissent plus de secouer nombre de pays à travers le monde. Mais celui dont la réaction semble la plus disruptive est sans aucun doute le Gandhari, aujourd’hui connu sous le nom de Confédération de Janubie du Sud ou CJS après son regroupement avec l’Anantram. Mais si le Gandhari réagit avec autant de force, c’est également parce que les révélations des médias montbardais sont susceptibles de révéler une face cachée du régime en place à Bunaghar et la défiance qu’il suscite auprès des élites politiques, économiques et intellectuelles du pays. En effet, les ressortissants gandhariens auraient déposé entre 13 et 14 milliards de dollars dans des comptes auprès des établissements bancaires montbardais, connus pour leur appétence pour le secret. Si le Montbardo et Marguené demeure encore aujourd’hui une place forte de l’optimisation fiscale pour les particuliers et pour les entreprises, la décision de révéler les nationalités des principaux dépositaires d’argent dans les établissements locaux pourrait à terme s’avérer néfaste pour l’économie de ce petit pays, à cheval entre l’Olgarie et la Dorimarie, et dont la spécialité était le secret bancaire. La révélation des nationalités des principaux déposants est une première brèche dans l’étanchéité du secret bancaire montbardais.

Le Gandhari s’est lancé dans une course folle aux milliards en arrêtant en quelques jours plus de cinq cent personnes, essentiellement des millionnaires, dont la probité serait largement perfectible selon les autorités locales. Pire encore qu’une chasse aux riches, c’est également un principe fondamental qui a été bafoué, sciemment, par les autorités gandhariennes : l’abolition de la protection des données personnelles. En effet, une loi votée en urgence par le parlement confédéral de la CJS prévoit d’informer les autorités publiques de l’ensemble des transactions bancaires vers l’extérieur d’un montant supérieur à 2 000 dollars et réalisées entre 2037 et 2042. Pour quel objectif ? Celui à peine caché de retrouver les éventuels fraudeurs fiscaux ayant pris la fuite avec une partie de leur fortune, notamment vers le Montbardo et Marguené. Malgré une réticence notable d’une partie de la classe politique gandharienne (140 voix contre), la loi a été adoptée et les effets immédiats. La Purge des Millionnaires bat son plein et désormais rien ni personne ne sait jusqu’à où elle mènera. Elle débouche néanmoins sur une question légitime : quid de la valorisation de la réussite entrepreneuriale au Gandhari ? Cette purge n’est certainement pas le meilleur signe envoyé aux chercheurs, entrepreneurs, intellectuels du monde entier qui auraient l’intention de s’installer au Gandhari.

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Siman
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Edition du 29 avril 2042

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Hedeb : Visite au cœur du premier pôle technologique de Marquésie

"C’est une fourmilière, c’est un bonheur que de travailler au quotidien dans un environnement de qualité où tout est fait pour nous aider à dépasser les frontières actuelles de nos connaissances pour répondre aux besoins et aux attentes de nos clients" s’exclame Fatiha, ingénieure dans l'aéronautique de 32 ans, qui travaille au sein du pôle technologique d’Hedeb depuis plus de deux ans et qui vit dans les villas luxueuses construites pour les milliers d’ingénieurs et leurs familles dans les alentours de la ville. Décidée en 2039, la transformation de la paisible station balnéaire d’Hedeb en ville technologique concentrant l’ensemble de la matière grise du pays n’était pas une mince affaire au regard de la culture centralisatrice des autorités de Mahra. Pourtant, c’est grâce à l’abnégation du roi Abdallah que le projet de ville technologique a pu voir le jour moyennant des dépenses colossales pour transformer des pans entiers de la ville en banlieue résidentielle pour cadres supérieurs avec des villas avec piscine, des courts de tennis, des terrains de football, des supérettes, des centres culturels pour pratiquer un instrument de musique, un réseau de bus dédié aux ingénieurs et à leurs familles.

Près de trois années après la décision de centraliser la recherche et développement du pays à Hedeb, le résultat est sans appel : avec plus de 5 248 nouveaux cerveaux immigrés dans le pays, le Kars est l’un des plus prolifiques à l’échelle mondiale et le premier du monde arabo-musulman. Issue d’une organisation internationale indépendante, ces chiffres sont aujourd’hui une récompense pour la politique du pays. C’est aussi et surtout une réussite pour le roi Abdallah qui a d’emblée considéré la recherche et développement comme un axe majeur de son règne à la tête du Kars. En orientant volontairement les investissements publics sur le projet de Ville technologique d’Hedeb, le roi Abdallah n’a pas seulement offert une vitrine internationale pour le pays, il a également transformé cette paisible cité balnéaire en cœur battant de la révolution technologique et des nouvelles compétences dans tous les domaines : biologie, médecine, armement, spatial, ingénierie, etc. Ainsi, plus de 250 000 ingénieurs sont désormais résidents permanents à Hedeb et vivent avec leurs femmes, maris et enfants. Hedeb se place ainsi fort logiquement à la première place des métropoles karsaises en matière de revenu par habitant, au regard des salaires versés par les organismes publics de recherche mais aussi par les entreprises privées qui ont également pris la décision de construire leur centre de recherche et développement dans la ville technologique pour profiter des synergies.

Parmi les grands projets du moment, les ingénieurs karsais travaillent sur la réalisation du futur réseau ferroviaire qui aura pour caractéristique principale de fonctionner à partir de train à grande vitesse (TGV) qui permettront aux voyageurs d’économiser parfois jusqu’à plusieurs heures pendant leur trajet entre les principales métropoles du pays. Autre grand projet sur lequel le gouvernement karsais porte de grands espoirs : les travaux des ingénieurs sur la plateforme de lancement qui apportera au Royaume une autonomie et une indépendance exceptionnelle en l’état actuel des connaissances internationales, le futur site de la plateforme de lancement spatial sera basé au Sultanat du Zabol après un accord bilatéral entre les deux pays. Notons également les travaux conduits par la firme technologique Ziza Inc menée par son tumultueux patron Farouk Al Ziza concernant le développement des logiciels ▮▮ et des téléphones mobiles ▮▮. Enfin, des travaux de moins en moins secrets sont en cours pour la création d’un réseau de bunkers souterrains en mesure d’apporter au pays la garantie de la continuité du commandement en cas d’agression extérieure, une tendance à la mode depuis les révélations du programme nucléaire militaire du Commonwealth. En réponse à ces menaces, un partenariat stratégique a été signé avec le Jernland pour travailler à la conception des futurs sous-marins ▮▮ et croiseurs ▮▮ des marines de guerre, une coopération unique en matière d'armement pour les deux pays.

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Siman
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Edition du 30 avril 2042

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Le Palais impérial de Mañoz,
hôte de ce premier sommet bilatéral.


A Mañoz, la Saltarie et le Kars signent un traité historique en mer de Cérulée

Ce 26 avril 2042 restera à n’en pas douter comme une grande date dans l’histoire des relations saltaro-karsaises : avec la signature en grandes pompes du Traité de Mañoz, le roi Abdallah de Kars et l’empereur Salvador IV de Saltarie viennent de rompre plus d’un demi-siècle d’ignorance entre les deux puissances du pourtour céruléen. Les applaudissements qui ont parsemés la signature du Traité par les deux souverains ainsi que les différents accords et protocoles joints au traité principal sont autant de bonnes nouvelles que de belles raisons d’espérer un avenir fructueux entre les deux pays. Peu connue du grand public dans le Royaume, la Saltarie est pourtant un acteur majeur de la scène géopolitique régionale en Cérulée : en effet, avec une position de quasi porte d’entrée de la façade Est de la mer de Cérulée, la Saltarie est un acteur incontournable pour les affaires céruléennes depuis plusieurs années déjà. Souffrant par le passé d’une instabilité chronique qui a mis à mal sa position de leader conquise il y a plusieurs siècles, l’Empire Fédéral de Saltarie est aujourd’hui redevenu un pays qui compte dans la région.

Ce constat, c’était également celui du ministre des Affaires étrangères Abdallah Al Nahyan qui n’a pas manqué de remuer ciel et terre pour convaincre le roi Abdallah de se rendre à Mañoz afin d’y rencontre Salvador IV et engager les premiers pourparlers officiels entre les deux puissances depuis plus d’un demi-siècle. Caractérisé par une ignorance mutuelle, les relations entre la Saltarie et le Kars pouvaient être considérées comme neutres pendant très longtemps. Mais avec le regain d’islamophobie constatée sur le continent dytolien ces derniers mois, comme en témoigne l’affaire du Traité de Wendell signé avec l’Asdriche, Mahra a choisi une politique étrangère active et ambitieuse en nouant des liens politiques, économiques, commerciaux, technologiques avec les puissances de Dytolie. Dès lors, il était devenu évident qu’un premier sommet karso-saltarais devait voir le jour dans les semaines suivants la dégradation des relations avec l’Asdriche. Loin de rencontrer une opposition aussi haineuse du côté de la Saltarie, dont l’histoire est évidemment peuplée de mélanges et de mixité avec les populations d’Algarbe du Nord, la visite du roi Abdallah de Kars à Mañoz s’est déroulée cordialement, sans heurts et avec le besoin réciproque de mieux se connaitre.

Très concrètement, la Saltarie et le Kars ont officialisé une reprise des relations diplomatiques entre les deux pays via l’envoi d’ambassadeurs et la création de plusieurs consulats pour favoriser les démarches administratives tant pour les ressortissants à l’étranger que pour les touristes, pour les étudiants ou pour les séjours d’affaires. Selon des conseillers du gouvernement, on estime le potentiel de flux touristique extrêmement fort entre les deux pays. Notons également l’arrivée prochaine de deux lycées karsais en Saltarie dans les villes de Mañoz et Laoz ainsi que de six centres culturels Queen Noor Institute dans les villes de Mañoz, Laoz, Utrora, Palenco, Juvencia et Montes. De son côté, la Saltarie construira cinq centres culturels dans les villes de Mahra, Masirah, Jizan, Rafha et Ammar pour favoriser la connaissance de ce pays et de sa culture auprès des karsais. L’autre grand volet de cet accord bilatéral concerne la coopération technologique puisque la Saltarie apportera son savoir-faire pour le transfert de l’avion de combat multirôle, du sous-marin et de l’hélicoptère d’assaut. En contrepartie, le Kars transmettra le radar planaire, le carburant à fusée et l’imagerie médicale, un secteur de pointe du côté de Mahra.

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Siman
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Edition du 3 mai 2042

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Le Dr Mohamed Al-Amoudi,
nouveau directeur de l'agence spatiale karsaise


Un nouveau directeur pour la Kars Aeronautics and Space Administration

Attendu depuis plusieurs semaines après le départ à la retraite de l’ancien directeur de l’agence spatiale karaise, la Kars Aeronautics and Space Administration (KASA), la nomination de son remplaçant a été validé en conseil des ministres aujourd’hui : c’est l’ingénieur et ancien conseiller industriel du roi, le Docteur Mohamed Al-Amoudi, qui aura la charge de mener les travaux de l’agence spatiale karsaise pour les prochaines années. Selon nos informations, le mandat du nouveau directeur est prévu pour une durée de cinq ans renouvelable à la discrétion du gouvernement, comme à l’image de sa nomination. En effet, aucun appel à candidature n’a été ouvert au sein de la fonction publique ni même au sein de l’agence spatiale. Cette discrétion et la culture du secret qui entoure les travaux de l’agence spatiale semble être un mal nécessaire pour protéger les secrets industriels de la filière spatiale karsaise face au reste du monde. Le Dr Al-Amoudi n’en demeure pas moins l’un des meilleurs connaisseurs des affaires spatiales du gouvernement puisqu’il a été ingénieur dans l’aéronautique pendant plus de vingt ans avant de participer à la création du programme spatial karsaise dans les années 2020 et de devenir après le lancement du programme l’un des principaux conseillers du roi Abdallah sur ces questions.

Programme spatial karsais

Docteur en ingénierie et professeur à l’université polytechnique de Mahra, Mohamed Al-Amoudi est un pur produit de l’université karsaise et un fier représentant de la méritocratie dans le Royaume. En effet, ce dernier a pu atteindre l’un des postes les plus prestigieux du Royaume en étant issu d’une famille très modeste et sans être de sang royal, ni de près ni de loin. Sa passion pour la conquête de l’espace ainsi que ses talents de vulgarisation de la chose spatiale ont fait du Dr Al-Amoudi une personnalité extrêmement médiatique aux yeux de la population karsaise. Instigateur de la création de la pépite technologique KarSat qui possède encore aujourd’hui des brevets exceptionnels dans le domaine spatial, il s’est très rapidement imposé comme le meilleur choix pour prendre la direction de l’agence spatiale karsaise dont les missions et le budget nécessitent une personnalité à la fois expérimentée mais aussi charismatique pour être en mesure de mener vers la réussite technologique une agence composée de plusieurs milliers de collaborateurs répartis sur tout le territoire.

Partenariat avec le Zabol

Aux côtés du Premier ministre Suhail Al Mazroui il y a quelques jours lors de la signature du contrat d’exploitation de la future plateforme de lancement de Melaka, construire sur l’ile du Zabol, le Dr Mohamed Al-Amoudi est à l’origine du choix du Sultanat pour accueillir cette infrastructure pourtant stratégique. En effet, le Zabol est une ile, facilitant le lancement de fusée vers l’espace tout en ayant une meilleure autonomie sur l’intégrité des fusées à entrer dans l’espace. Il serait plus facile de découvrir des installations hostiles qui tenteraient de s’approcher d’un peu trop près des côtes zabolaises pour surveiller les activités karsaises sur place ou pour tout simplement détruire une fusée au décollage. La configuration du Kars ne permettait pas d’apporter de telles garanties. Également, le Zabol se situe plus près de l’Équateur, permettant ainsi une distance moins grande et donc des économies massives de carburant pour le décollage des lanceurs. Enfin, le Zabol a noué il y a plusieurs décennies une alliance fraternelle avec le Kars, permettant ainsi de donner une plus grande sécurité sur la durabilité des installations. Le Kars et le Zabol s’inscrivant dans le cadre d’un partenariat stratégique de très long terme.

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Siman
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Edition du 6 mai 2042

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Suhai Al-Mazroui, Premier ministre de Kars.

Test grandeur nature pour la dette publique karsaise sur le marché obligataire

Ce n’est pas tant une décision économique que politique : c’est en ces mots que l’on pourrait résumer la décision du Premier ministre Suhail Al-Mazroui de convaincre son gouvernement de faire appel à des investisseurs étrangers pour financer le budget de l’État karsais pour la première fois de son histoire. Cette décision, lourde de sens à plusieurs égards, pourrait être le fruit d’un véritable pari politique du Premier ministre, soutenu par le roi Abdallah, pour achever de faire entrer le Kars sur la scène internationale. En effet, l’appel à des créanciers étrangers représente toujours un risque pour un emprunteur quel qu’il soit, et plus encore s’il s’agit d’un État. En effet, un prêteur étranger aura nécessairement moins de patience et de confiance dans la capacité d’un État à rembourser des échéances au regard de l’inconsistance des relations internationales pour beaucoup de pays. Ainsi, c’est une preuve de confiance et de stabilité que de parvenir à mobiliser des capitaux étrangers pour financer son budget avec des échéances étalées sur près d’une décennie.

Il existe un fait incontestable : les ressources financières du fonds souverain Kars Investment Authority (KIA) sont colossales et sous utilisées de l’avis de nombreux analystes de la place boursière de Mahra. La raison ? La pression fiscale exercée par l’État est suffisante pour percevoir assez de recettes fiscales pour financer les dépenses du budget de l’État et des redistributions aux collectivités locales. Ainsi, l’État n’a pas besoin de puiser dans les ressources du fonds souverain pour fonctionner. Ce mécanisme, s’il peut être considéré comme vertueux, touche aujourd’hui ses limites puisque la trésorerie disponible au sein du fonds souverain suffirait amplement à financer les dépenses de l’État pendant plusieurs années et en supprimant tous les impôts existants. Alors que le budget de la Nation augmente chaque année pour faire face aux nouveaux défis qui s’offrent au Royaume, le gouvernement mené par le Premier ministre Al-Mazroui a décidé pour la première fois de ne pas augmenter la pression fiscale sur les particuliers et les entreprises mais de faire appel à un levier encore méconnu du grand public : l’émission d’obligations souveraines sur le marché obligataire.

Ce dispositif permet aux États mais aussi aux entreprises de se financer pour mener à bien des projets industriels (train à grande vitesse, logiciels standards) et stratégiques (plateforme de lancement, bunker souterrain), et dans certains cas, pour obtenir des capitaux nécessaires au bouclage du budget de la Nation. Selon nos informations, les obligations karsaises seraient sursouscrites et le ministère des Finances pourra choisir ses créanciers dans les meilleures conditions. Cette situation, la meilleure pour les finances publiques du pays, était largement espérée du côté des hauts fonctionnaires du ministère des Finances : elle témoigne de l’attractivité du Royaume de Kars sur les marchés obligataires et auprès des investisseurs étrangers. Elle transforme le succès diplomatique du retour sur la scène internationale initiée en 2039 en succès financier avec la crédibilité croissante de l’économie karsaise sur la scène internationale. L’émission de la dette souveraine doit prendre fin dans les prochaines heures, le ministère des Finances annoncera les créanciers retenus dans la foulée.

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Siman
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Edition du 7 mai 2042

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Les investisseurs dytoliens friand des obligations souveraines karsaises

Avec plus de 82% de l’émission obligataire souscrite par des investisseurs dytoliens, l’influence économique du continent le plus riche du monde continue de s’agrandir sur l’économie karsaise. Le ministère des Finances a annoncé le résultat de son émission d’obligations souveraines pour financer le déficit du budget de l’État 2042 : la dette karsaise a été sursouscrite avec plus de 16 milliards de dollars proposés malgré un besoin initial de 6,9 milliards de dollars. Ce résultat confirme l’appétence des investisseurs dytoliens, connus pour leur sérieux et leur analyse poussée des transactions, pour l’économie karsaise qui fait l’étalage de son attractivité sous le regard des investisseurs étrangers. Pour certains analystes, la nationalité des prêteurs était un indicateur aussi important que la capacité qui serait proposée au ministère des Finances : en effet, l’expertise des banques et des organismes financiers dytoliens demeure la plus élevée du monde et démontre l’appétence d’un système financier pour les promesses du marché karsais.

La ministre de l’Économie et des Finances, Nemat Shafik a saluée "l’appétit des investisseurs étrangers pour la première émission de dette publique karsaise sur les marchés obligataires". La surcapacité proposée à nos services pendant toute la durée de l’émission sur les marchés est une satisfaction importante pour notre gouvernement : c’est en effet la récompense de nos efforts pour rendre le Kars crédible sur la scène internationale et lui conférer une stabilité économique et politique susceptible d’accueillir des investisseurs étrangers sur le long terme. En effet, avec une maturité de 10 ans, l’émission obligataire pour le budget 2042 ne sera remboursée intégralement qu’en 2052 : une éternité dans les milieux économiques et financiers. "La surcapacité dans ce contexte apparait comme un gage de confiance des investisseurs étrangers dans notre volonté de poursuivre notre action pour développer l’économie nationale" a souligné la ministre. Cette émission permettra à l'Etat karsais de se financer pour mener à bien des projets industriels (train à grande vitesse, logiciels standards) et stratégiques (plateforme de lancement, bunker souterrain).

Avec 82% de l’émission obligataire souscrite par des organismes financiers dytoliens, la dette karsaise appartiendra pour la première fois à des non-résidents du Royaume. Dans le détail, c’est le Zeederland qui détiendra une part significative avec près de 32% soit 2,2 milliards de dollars, notamment via la Zeederlandse Investeringsfondsen. Vient ensuite le Jernland qui détiendra 21% soit 1,4 milliards de dollars via la DnB et Allianse. La Saltarie, avec qui le Kars vient de signer un traité bilatéral qualifié d’historique pour la mer de Cérulée, détiendra près de 18% de la dette extérieure karsaise, soit 1,2 milliards de dollars, via le fonds d’investissement Cisneros Capitale. A égalité avec la Saltarie, c’est le Saog qui récupère 18% soit 1,2 milliards de dollars via son fonds souverain Saog Invest. Le Saog est le seul investisseur non-dytolien retenu dans le cadre de l’émission obligataire de cette année. Enfin, l’Asdriche hérite de 11% soit 759 millions de dollars au taux de 2,25% à 10 ans via la banque d’investissement HVB.

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Siman
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Edition du 20 juin 2042

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Le prince héritier Hussein de Kars

Nucléaire briton : Le poker menteur de Lanfair

Une fois n’est pas coutume, l’actualité internationale est encore dominée par le programme nucléaire briton dont on ne sait plus s’il est encore ou non sous le contrôle des autorités politiques du Commonwealth. En effet, la probabilité d’une totale liberté d’action des ingénieurs et scientifiques britons semble être de mise pour expliquer les errements permanents de Lanfair concernant un sujet pourtant crucial pour l’équilibre géopolitique mondial. Malgré les avertissements nombreux et répétés de la Communauté internationale, le Commonwealth poursuit ses activités nucléaires sans tenir compte de l’épée de Damoclès qui pèse sur son avenir s’il venait à violer sciemment le protocole d’accord trilatéral signé avec le Liang et l’Organisation Mondiale pour la Paix et la Coopération (OMPC) il y a quelques mois.

Cette fois ci, c’est sous couvert d’une expérience au sein d’une université publique qu’un incident majeur s’est produit avec des dégâts importants suite à une mauvaise manipulation de matière radioactive ayant entrainé une réaction enchaine non maitrisée par les scientifiques et ingénieurs britons. Le plus inquiétant ici demeure sans aucun doute l’attitude désinvolte des autorités britonnes qui autorisent des expériences aussi sensibles au sein d’un établissement d’enseignement supérieur qui accueille chaque jour plusieurs milliers d’étudiants et de professeurs. L’université d’Oxbridge, bien que réputée dans ses spécialités, est désormais liée au programme nucléaire mené par le Commonwealth, ce qui pourrait très vraisemblablement nuire à sa réputation académique et internationale auprès de ses partenaires étrangers. Ainsi, la Conférance Royale des Universités du Kars a décidé d’interrompre l’ensemble des conventions signées avec l’université d’Oxbridge et de rapatrier l’intégralité des étudiants karsais en échange au Commonwealth.

Du côté du Palais royal, la patience du roi Abdallah et, surtout, du prince héritier Hussein semble s’effriter de plus en plus avec la possibilité encore renouvelée lors d’un conseil de défense extraordinaire d’engager des frappes préventives contre les installations stratégiques du Commonwealth, aussi bien en Britonnie qu’en Algarbe du Sud (Aleka). Depuis l’annonce des révélations sur le programme nucléaire militaire secret du pays, le Kars mène des exercices militaires aux côtés des armées des Iles-Unies de Cambrie, du Gandhari et du Jernland dans les eaux internationales. Les flottes mobilisées sont toutes équipées des missiles nécessaires à la réalisation des frappes préventives évoquées par le prince héritier il y a maintenant plusieurs mois. Notons également que la ligne dure initiée par le Kars dès l’annonce des révélations est désormais suivie par un grand nombre de pays las de l’attitude irresponsable et agressive du Commonwealth. A un journaliste qui l’interrogeait sur la motivation du Kars à engager une action militaire contre le Commonwealth, le prince héritier a rappelé que personne ne pariait sur le courage du Kars d’intervenir militairement en Dranavie face à la menace d’une coalition dytolienne contre son action, et pourtant, l’histoire a démontré le contraire…

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Siman
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Edition du 30 décembre 2042

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Suhai Al-Mazroui, Premier ministre de Kars.

Abdallah Al-Tounes, le rayon de soleil d’une année en demi-teinte pour le Royaume

Heureusement, il était là. Et c’est peu dire de l’importance du nouveau sacre de champion du monde du pilote de l’écurie Sidi Motors dans un contexte politico-économico-socialo difficile pour le Royaume de Kars qui, après une année 2041 marquée par un triomphe dans le secteur économique, dans le tourisme ou encore dans l’innovation technologique, s’apprête à connaitre une année 2042 bien moins flatteuse. Si certains arrivent à se convaincre que l’excellent début d’année économique et politique (janvier à juin) pourra suffire à éviter une très mauvaise performance, de toute évidence, l’année qui s’achève signe la marque d’un essoufflement caractérisé du modèle politique et économique du Royaume de Kars et la nécessité pour le roi Abdallah de relancer le pays pour garantir stabilité, sécurité et prospérité à son peuple.

Dans cette année synonyme de grandes faiblesses conjoncturelles en comparaison avec le dynamique politique des dernières années, le pilote karsais Abdallah Al-Tounes a su raviver la chaleur du cœur du peuple karsais pour triompher lors de six courses sur les onze courses officielles du championnat du monde de Formule 1. Grâce à lui et aux ingénieurs de l’écurie nationale Sidi Motors, l’esprit karsais a pu perdurer sur la scène mondiale malgré une très grande apathie de la part de ses élites politico-économiques à partir de la fin du premier semestre.

Les critiques sont vives du côté des forces de la société civile, en particulier envers le roi Abdallah dont l’absence d’entrain dans un contexte international pourtant stimulant, semble être un signe de déclin pour bon nombre de karsais. De là à imaginer une abdication du roi Abdallah au profit du prince héritier Hussein ? Personne n’ose encore penser à cette hypothèse mais force est de constater que l’âge avancé du souverain est aujourd’hui l’une des raisons énoncées pour justifier le manque de dynamisme qu’aura connu le pays dans ce second semestre 2042. Pour les partisans du souverain, il va de soi que quelques mois d’inactivité ne sont pas suffisants pour remettre en cause toute une vie au service du royaume et des karsais. Néanmoins, face à un monde en perpétuel mouvement où la concurrence est érigée en fil conducteur des politiques intérieures et extérieures des grandes puissances, ce troisième trimestre qualifié de mou par les observateurs constituera à n’en pas douter un fardeau dans la quête de croissance économique pour cette nouvelle année.

« Rien n’est perdu pour rattraper ce mauvais second semestre » estime le Premier ministre Suhail Al-Mazroui dont l’indépendance demeure étroitement liée à la volonté du souverain et des membres du premier cercle du pouvoir. Les proches du Premier ministre en poste n’hésitent pas à rejeter la faute sur ce fameux premier cercle qui empêcherait le gouvernement de mener des réformes depuis plus de trois mois. Pourtant, quel serait l’intérêt des proches du souverain de l’inciter à ralentir le rythme des réformes ? A priori aucun étant donné le succès des politiques menées depuis l’accession au pouvoir du roi Abdallah de Kars. Du côté des proches du souverain, c’est la présence même de Suhail Al-Mazroui à la tête du gouvernement qui pourrait être remise en cause : faut-il relancer le pays avec le même Premier ministre ? La question est aujourd’hui posée et rien ne semble indiquer un changement de Premier ministre. Un petit déjeuner de travail s’est tenu hier matin entre le roi et le Premier ministre, celui-ci a été qualifié de très constructif. Du côté des proches du Premier ministre Al-Mazroui, l’idée d’un plan de relance est régulièrement remise sur la table afin de tenter de compenser l’apathie de l’économie karsaise au cours de ce second semestre. Le sujet est encore en discussion entre les deux têtes de l’exécutif.

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