Dans les coulisses de l'Empresio

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mark
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Dans les coulisses de l'Empresio

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mark a écrit :
06 mai 2019 15:31
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Affaires :
Épisode 1 : L'accord

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mark
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Re: Dans les coulisses de l'Empresio

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mark a écrit :
09 juil. 2019 00:56
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Épisode 1 : L'accord


L’ascenseur avait mit près de cinq minutes à monter le kilomètre de hauteur qui conférait à la Tour toute sa superbe. Gerflanamos n'était pas très friand de la hauteur d'une manière générale.
Réajustant sa veste, il venait appliquer le plan de Kourtchenkos pour le bien de l’État. Du moins, officiellement, et c'était pour ça qu'il s'apprêtait à rencontrer la fameuse Commission. Peut-être la seule assemblée qui représentait un vrai facteur de puissance "caskar" aux yeux de certaines nations étrangères.
Pour sa part toutefois, le Fondamentaliste avait un tout autre objectif, bien plus personnel.

A sa grande surprise, en entrant dans la salle du conseil, il ne vit qu'une seule personne. Olbani, assise sur la grande table longiligne ou se concertaient les grandes entreprises de la Commission et où se décidait notamment, les accords avec les états souhaitant des divisions à plusieurs centaines de millions.

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Olbani :
Messire Gerflanamos, que nous vaut le plaisir de votre visite ?

Gerflanamos :
Nous ? Je ne vois guère que votre personne, la richesse vous serait-elle montée à la tête ?

Olbani :
Aucunement, je parle simplement au nom de la Commission qui n'a pas jugé utile de se déplacer pour réaffirmer qu'elle est et demeurera indépendante de la couronne. Quelques soit le charmant politique qu'on lui envoie.
Inutile donc, quelque soit la proposition de Setan. Sachez qu'il s'agit d'avance d'un non catégorique s'il faut que l'Empresio repasse sous sa coupe.
Le sacrifice de sa privacité n'a aucun prix.

Gerflanamos :
J'ai ouï dire qu'une entreprise au bord de la ruine n'a plus vraiment de considération pour son statut, ni n'en a le pouvoir en fait.

Olbani :
Surement, mais ce n'est pas notre cas.

Gerflanamos :
Peut-être, mais si il prenait au Caskar de faire quelques.... bêtises bien placées, combien de temps pensez-vous que vos divisions resteraient entre vos mains ?

Olbani :
Entre les mains des états membres.

Gerflanamos :
Oh, arrêtez avec ça ! Vous leur verser leurs taxes et c'est tout, les milliards vont dans vos poches, vous êtes les bénéficiaires et grand gagnant de l'Empresio !

Olbani :
Oui, et nous sommes une structure privée, donc ça ne dérange pas. Être associée au Caskar est déjà une plaie, si en plus cela se réalise, nous en crèverons.

Gerflanamos :
Justement. Setan ne retire aucun bénéfice de vos activités, hormis le versement des taxes réglementaires due à votre implantation sur notre sol : pourquoi donc devrait-elle vous ménager ? Alors que le Caskar est votre père ?

Olbani :
Et que pourrait bien faire la vieille ? Rie-t-elle

Gerflanamos :
La vieille ?

Elle se leva et marcha en direction de la vitre
Olbani :
Setan est l'égérie d'un passé dans lequel elle s'est voulue grandiose, un rang qu'elle n'a put tenir que tant qu'Alexandra était présente. Mais aujourd'hui, la vraie capitale du Caskar est ici, au pied de son Joyau.

Gerflanamos :
C'est exactement se qu'on conclus vos ennemis. Enfin, nos ennemis devrais-je dire. Pour eux, vous êtes le Caskar, vous avez simplement une autre capitale. Et plus d'un vous déteste car il vous sentent comme une pieuvre étendant ses tentacules et accrochant ses ventouses.
Je suis prêt à parier que vous avez déjà prise depuis longtemps des mesures énergiques et radicales pour éviter qu'un état se croyant trop malin nationalise VOS divisions, soyons honnête. Et connaissant le pragmatisme qui est celui d'un caskar, si cela ce trouve, des hommes à vous on ordre de faire sauter les installations si un état prononçait la nationalisation de ces infrastructures. Je vous voit même sortir un truc du genre "si vous voulez que nous partions, nous partirons, mais en emportant tout ce que nous avons amené." Et en laissant les employés sur le trottoir.
Je me trompe ?

Olbani :
Cessez de tourner autour du pot. Quelle est cette ridicule proposition de Setan.

Gerflanamos :
Oh, trois fois rien, Astrid se présente comme candidate pour le titre d'Empresior en rivalité avec vous.

Olbani :
Absurde. Elle a oublié qu'elle ne peut poser ainsi sa candidature. C'est la Commission qui choisit ses candidats. Et elle ne choisira assurément jamais la futur Sciadochas du Caskar.

Gerflanamos :
Vous en êtes si sur ?

Gerflanamos savait qu'une telle élection était à double tranchant, et pourrait être une démonstration totale de l'indépendance de la Commission du Caskar. Ou l'inverse.

Olbani :
Et vous, que voulez-vous Gerflanamos ?

Gerflanamos :
Intégrer l'Empresio, et me présenter à sa place comme Empresior.

La Directrice afficha un sourire condescendant :

Olbani :
Vous ? Un Fondamentalise ? Xénophobe, Anti-Orientaux, Culturaliste ? Vous êtes plus dingue qu'elle !

Gerflanamos :
Astrid ignore que vous n'avez pas retrouvé la fameuse ordonnance d'autonomie émise par Alexandra puisque vous n'avez pas retrouver le corps de Marakes. Techniquement, vous n'avez donc aucune preuve de votre indépendance. Et s'il le fallait, elle pourrait très bien vous déclarer comme vassale. Dès qu'elle serait élue.
Si vous appeliez l'Empresio à vous défendre , cela marcherait peut-être, mais vous perdriez des centaines de millions le temps que les choses se calment, la division Caskar reste votre pivot Céruléen, et votre patrie. Et quoi que vous fassiez, il y aura toujours un doute sur votre allégeance. Jusqu'à ce qu'un tel document soit émis du moins.

Elle s'immobilisa, elle entendait déjà la proposition. Et connaissait le prix, du moins en partie.

Olbani :
Vous comme candidat Emprésior ? Et quoi d'autre, la Kourtrhenkos n'acceptera jamais.

Gerflanamos :
Surement le versement en secret d'une certaine part de vos bénéfices nets. Après tout, tout le monde serait satisfait. Et un tel document vous permettrait de vous prémunir contre les états qui voudrait vous utiliser comme moyen de pression sur le Caskar.

Olbani :
Vous croyez ? Dit-elle Amusée car peu convaincu.

Gerflanamos :
Pour un état libéral, menacer une entreprise de nationalisation est une bonne démarche si elle est en mauvaise santé ou à la solde d'un état. Or, si il est établi clairement par un document qu'elle est indépendante, et qu'elle agit comme telle, alors la menacer de nationalisation pour la nationalité d'origine d'un de ses membres, c'est s'exposer à la colère du milieux privé et la perte de confiance de ce dernier en l’État puisqu'il s'octroie le droit de nationaliser une instance privée sous l'excuse de tensions entre cet état et l'état d'origine de cet instance, de fait, cela pourrait très bien les concerner également, donc cet État où ils sont implanté est un pays à risque... presque communiste puisque l'on bafoue la libre concurrence sous des motifs frauduleux.

Et je pense que vous comprendrez que des rigolos très libéraux comme les Enissois ne survivrait pas à une telle catastrophe s'il leur prenait cette envie pour cette raison. Peut-être même les Lorthoniens....
Et si jamais ça ne marche pas, au pire, vous pourrez saisir un tribunal de la LNU si elle se concrétise. Cela sera sans doute très amusant.

Olbani :
Je parlerais de votre offre avec la Commission.

Dit-elle simplement en retournant devant la vitre.
Gerflanamos se retira, intérieurement ravit. Et juste avant d'entrer dans l’ascenseur, il donna une petite tape sur la patte d'une des petites statues de renard en marbre blanc encadrant l'immense drapeau Emprésial accroché au mur. Le nœud d'opposition avec la Commission semblait désormais avoir un bout de corde pour un potentiel dénouement.

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mark
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mark a écrit :
04 oct. 2019 21:47
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Épisode 2 : Chienlit en Flavie


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"Mais bougez de là Raymond, vous voyez bien que vous gênez le divisionnaire dans sa sieste !
"
Le stagiaire sursauta en renversant un peu de café chaud sur les mains du directeur assoupit sur la table de réunion du conseil.

Ce dernier s'éveilla lentement et se redressa brusquement lorsqu'il vit que tout le monde le fixait.

"Vous ne manquez pas de culot tout de même. Que se passe-t-il, vous ne dormez pas assez ?

- Pour être honnête madame, je viens de l'autre bout du monde et je souffre encore du décalage horaire.

- Certes, mais nous ne vous avons pas fait venir pour rien. Nous avons eue des retours indiquant que vous seriez enclin a accepter certains pots de vin de vilains garçons Kaiyuanais.

- Mensonge éhonté.

- C'est bien le problème justement, cela semble plutôt fondé. Nous avons dépêchés un envoyé incognito sur place. Et il semble avoir réunit plusieurs documents compromettants."
Elle posa alors plusieurs photos sur la table, ainsi qu'un disque.

Le divisionnaire resta silencieux.

"Vous êtes con."
Posa Olbani. "Vous devriez savoir que nous chouchoutons notre perle ventélienne. Et nous tenons absolument à ce que rien ne vienne assombrir le tableau de nos relations avec les impériaux. De fait, si vous nous parliez de vos menus accords avec les mafias ?"

Le divisionnaire sentit soudain un coup de chaud l'envahir.

"Quel besoin puisque vous savez tout ?

- Nous savons au sujet des pots-de-vins. Nous ignorons en revanche pour quoi ils ont été versés. Qu'est-ce que des clans criminels pourraient bien demander à un divisionnaire emprésial ?"


Il dégluti. Olbani s'approcha un peu.

"Très bien, nous allons vous expédier au sein de la division Bykov, je suis sur qu'elle ne verra pas d'inconvénient à vous faire passer un séjour dans ses geôles. Vous serez sans doute plus coopératifs en sortant. Bonne journée."
Et sur un geste de main condescendant indiquant que l'on pouvait disposer de lui, deux gardes de la sécurité entrèrent et l'emmenère sous les regards impassible de la commission.

"Vous n'avez pas le droit, je dois être remis à la justice du pays !

- Voyons divisionnaire, nous sommes au Caskar, et en ce moment, il n'y a plus de pays.
" Sourit mesquinement Olbani avant qu'il ne passe la porte pour reprendre :
"Voilà qui est réglé, j'ai des nouvelles de Flavie.... encore."

Il n'y eut pas un bruit, la commission l'écoutait toujours.

"Le roi refuse de ratifier l'accord tant que la situation politique ne s'est pas éclaircie.

- PUTAIN !"
Tapa du poing la directrice de la compagnie des cieux à la surprise générale. "ILS ONT UN DE CES BALAIS DANS LE CUL !

- Il faut reconnaître que malgré nos efforts, le fonctionnement de l'Empresio et ses relations avec le Caskar demeurent peu comprises du plus grand nombre." Relativisa Olbani.

- RIEN A FOUTRE ! ÇA FAIT PLUS DE 6 MOIS QU'ILS JOUENT AU CHABIT ! ALORS ILS EN VEULENT OU PAS DE CETTE FOUTUE DIVISION ?!

- Comme tout les étrangers, ils en veulent, mais en étant bien sur qu'ils ne risquent absolument rien.

- Et certains se demandent d'où vient le succès de l'Empresio tiens."

Rouspéta de nouveau la directrice.

"Vous êtes bien mesquine aujourd'hui, que se passe-t-il ?

- Mmh... mal à la tête.

- De toute façon, ne vous inquiétez pas, je vais aller voir le roi et lui (ré-ré)expliquer une fois de plus la position de l'Empresio vis-à-vis des affaires politiques du Caskar.

- On aurait aussi vite fait de construire la Tour au Tlaloctlitlal, le message aurait été clair au moins." Soupira le directeur de Scenochas. "Que craint-il réellement ?

- Ces gens ont une peur bleue des rouges, je ne serait pas surpris que sa Majesté fasse dans sa culotte à l'idée que l'Empresio puisse devenir une pieuvre communiste.

- Il manque de logique votre roi Olbani.

- La chose n'a jamais été obligatoire pour faire de la politique.

- Avec une quiche pareille, je comprend que les Flaves soient restés isolationnistes à l'extrême tiens."


"Il sait que les communistes sont presques tous radicalement opposés à l'Empresio n'est-ce pas ?

- Je lui demanderais mais je ne soit pas surprit qu'il veille davantage sur les technologies que lui apporte le Caskar que sur la division en elle-même.

- Mouis, une fois de plus....

- Je lui ferais parvenir une missive, nous verrons bien si le déplacement est nécessaire. N'oubliez pas que notre succès à jusque là été assuré par notre patience.

- Oui, je sais bien, ne pas prendre les gens pour des cons, sans oublier qu'ils le sont, je sais, mais là j’admets qu'on a peut-être trouvé des champions toute catégorie par les Dieux ! L'industrie du verre pilée à s'enfoncer dans le derch vient surement de là !"
Rajouta la directrice.

"Que diriez-vous de sortir pour vous détendre ? Le punching ball est au fond à droite.

- Non, c'est bon, je me tais"
Grommela-t-elle.

"Sais-t-on toutefois la posture de Shêrouthê à notre égard ?

- Elle semble très satisfaite de l'autonomie emprésiale, et l'utilise presque comme un bouclier dans le cas ou les autres factions ferait une descente dans son aire.

- On peut lui faire confiance.

- Nous n'avons guère le choix directeur.

- Mmh... nous devrions maintenir la pression pour réaliser votre projet d'IDA, j'apprécie de moins en moins que nous soyons dans l'obligation de faire des compromis avec le Caskar. Il s'accroche désespérément à un rêve qui n'est plus, même s'il ne le dit pas. Il va nous falloir couper les ponts pour poser clairement les choses.


- Couper les ponts, c'est perdre nos cadres caskar et nos savants. Autrement dit la colonne vertébrale de l'Empresio. Que les détracteurs s'enfoncent dans leurs incompréhension, ils voient bien que l'empresio existe, tourne et satisfait, et je pense que cela les inquiète autant que cela les gênes. Nous devons simplement veiller à satisfaire nos clients. Même s'ils sont lents."
Dit-elle en regardant la directrice qui soupira.

"Bien, c'est donc décidé, je me rend aussi tôt que possible en Flavie pour voir le Roi. après tout, madame la directrice, notez que l'arrivée de l'Empresio les as grandement ouvert sur le monde. Comme quoi nous collectons encore un succès.

- Vous voulez dire Lecorbusier."
répliqua-t-elle avec un sourire mesquin.

"C'est cela, il faudra songer à la remercier."

Verrouillé

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