Presse & Radiodiffusion

Janubo-Marquésie 16-22-23
Avatar de l’utilisateur
Lychaka
Messages : 411
Inscription : 03 févr. 2020 14:09
NJ : Ölan
NJ V3 : URCM
Première date d'inscription : 14 octobre 2010

Re: Presse & Radiodiffusion

Message par Lychaka »

8 Novembre 2041
Demokrasi

Nouvelle donne dans le détroit d'Égine ?
Image
Depuis le mois de Mars dernier, la marine valdaque s'était complètement approprié le détroit d'Égine, seule voie navigable permettant d'accéder à la Mer Pourpre.


En Mars 2041 un bras de fer avait opposé l'U.R.P.Ö et la Valdaquie autour de la gestion du détroit d'Égine. En effet la Valdaquie avait alors décidé, unilatéralement, de s'approprier les ressources sous-marines en hydrocarbures et des droits de police sur l'intégralité des 70 kilomètres du détroit, au nom de sa sécurité et de la lutte contre les trafics illicites. De la même façon les marines militaires étrangères, hors pays riverains de la Mer Pourpre, étaient devenues interdites de passage. Une situation que le gouvernement de l'U.R.P.Ö avait vigoureusement dénoncé, contrevenant au principe d'égalité d'accès de tous à ce type de voies navigables naturelles étroites et pourtant essentielles au commerce international. Le gouvernement ölanais avait néanmoins fini par accepter, de fait, le coup de force valdaque, tant l'affaire n'avait pas soulevé l'indignation de la communauté internationale.

La situation a pourtant rapidement évolué ces derniers jours. Après l'initiative brittonne de s'approprier un pan d'océan entier, que nous évoquions dans nos lignes il y a quelques jours, de nombreuses chancelleries se sont indignées, condamnant la décision. La question a ainsi été portée devant l'Organisation Mondiale pour la Paix et la Coopération, où de nombreuses voix se sont élevées, réclamant l'édification d'un nouveau droit maritime international écrit et que l'OMPC devra se donner les moyens de faire respecter dans le but de préserver la paix dans le monde. Au cours de ces débats, le représentant ölanais, le camarade Yesar Gelum a fait une intervention particulièrement remarquée, mettant sur la table le sujet des détroits et canaux, particulièrement sensibles car essentiels au commerce international. Il en a profité pour mettre bien évidemment en avant le cas épineux du détroit d'Égine. Son intervention a été salué par plusieurs représentants, ce qui ne pouvait manquer de faire réagir la Valdaquie.

Dès le lendemain, hier, la représentante valdaque à l'OMPC, Mme Carmen Vâlcov, réagissait, présentant le changement de position du gouvernement. Celui-ci étant désormais prêt à renégocier les modalités de traversée du détroit d'Égine, notamment en assurant la "pleine liberté de circulation des navires de commerce", renonçant, sans pour autant le dire, à son droit de police dans la totalité du détroit et revenant finalement sur sa politique d'appropriation unilatérale entamée au mois de Mars. En effet Onal Kurtar, commissaire aux Affaires étrangères et à la Coopération internationale, a applaudi le revirement valdaque : "Ce changement de position de la part du gouvernement valdaque doit évidemment être salué. Nous avons été consulté par la Valdaquie avant que Mme Vâlcov fasse ces propositions, et nous les approuvons bien tendu, c'est un grand pas pour la stabilité de notre région du monde et l'assurance que le détroit d'Égine reste un lieu de passage libre, sauf cas de force majeur sur décision des différents États riverains". Pour le reste Onal Kurtar a aussi annoncé que le gouvernement ölanais suivrait de près ces négociations, qui doivent permettre de "mettre fin à l'arbitraire en matière de droit maritime international".
La pitié n'a qu'un tort, regarder de haut. - André Stil

Avatar de l’utilisateur
Lychaka
Messages : 411
Inscription : 03 févr. 2020 14:09
NJ : Ölan
NJ V3 : URCM
Première date d'inscription : 14 octobre 2010

Re: Presse & Radiodiffusion

Message par Lychaka »

14 Novembre 2041
Tâve sor

Grands exercices militaires au Gandhari

Image
Poignée de main entre soldats westréen et ölanais.

Depuis plusieurs jours les forces armées gandhariennes, westréennes et ölanaises s'adonnent à des exercices militaires de grande envergure au Gandhari, dans l'Ouest du pays janubien. Ces manoeuvres mobilisent tant navires de guerre que forces aériennes et terrestres. Ces exercices complets réunissent plus de 15 000 soldats des trois États socialistes.

C'est la première fois que les trois pays socialistes se réunissent autour de manoeuvres militaires d'une telle ampleur. Bien que des contingents westréens et gandhariens soient présents en Ölan, ces exercices annoncent sans nul doute un renforcement à venir des relations militaires et de la défense commune des États socialistes. Interrogé à ce sujet lors d'une séance du Conseil de l'Union, le Commissaire aux Armées, Markar Avakian a déclaré : " Nous avons décidé de renforcer nos liens avec les armées westréenne et gandharienne dans un but tout à fait simple : la défense du monde socialiste. Si l'un de nos pays-frères venait à être attaqué par un État impérialiste, ou plusieurs, notre mission serait de lui venir en aide, et c'est dans ce but que nos forces armées coopèrent si étroitement en ce moment.".

Selon le People's Daily (journal westréen), qui semble obtenir ses informations en haut-lieu, cette coopération militaire entre les trois pays ne serait qu'un seul volet du renforcement des relations entre eux. En effet les trois dirigeants, les camarades Douglas Reed pour le Westrait, Samrath Lota pour le Gandhari et évidemment Eyaz Kéjal pour l'Ölan, pourraient se rencontrer en 2042 au cours d'un sommet international. Reste à savoir jusqu'à quel point les chefs d'État socialistes entendent pousser leur collaboration.
La pitié n'a qu'un tort, regarder de haut. - André Stil

Avatar de l’utilisateur
Lychaka
Messages : 411
Inscription : 03 févr. 2020 14:09
NJ : Ölan
NJ V3 : URCM
Première date d'inscription : 14 octobre 2010

Re: Presse & Radiodiffusion

Message par Lychaka »

24 Novembre 2041
Kırmızı !

Un important réseau de prostitution démantelé à Eski

Image

La milice (équivalent de la police) d'Eski a annoncé hier l'arrestation d'au moins 37 personnes suspectées d'être impliquées dans un vaste réseau de prostitution dans la capitale ölanaise. Ces 37 hommes auraient été à la tête d'un important réseau de prostitution à Eski, comptant au moins 4 maisons closes et exploitant plusieurs centaines de femmes, ainsi que quelques hommes. Ces maisons closes ont, évidemment, elles aussi été fermées par les autorités.

Les personnes exploitées ont été prises en charge, par des professionnels du secteur médical dans un premier temps. Selon les spécialistes, pour elles "un temps de reconstruction s'ouvre, par le travail notamment avec les psychologues", avant de pouvoir envisager une réinsertion normale dans la société. Pour Durukan Acik, psychologue à Eski : "la prostitution n'est jamais un choix, même si certains voudraient s'en convaincre, et toujours un traumatisme pour celles et ceux qui en font l'expérience, c'est pourquoi le retour à une vie normale prendra du temps pour toutes ces personnes, mais leur sortie des griffes des proxénètes leur permet maintenant d'envisager un autre futur".

Selon les autorités, ces arrestations et le démantèlement du réseau de proxénètes sont le résultat de longs mois d'enquête de la milice locale : "en remontant la piste de signalements d'activités et de transactions suspectes, la milice d'Eski est parvenue à remonter jusqu'aux dirigeants supposés de vaste réseau de prostitution". Une victoire de taille dans la lutte engagée contre la prostitution par les autorités ölanaises depuis la fin de la guerre civile. Cette exploitation du corps à caractère sexuel est en effet considérée comme particulièrement abjecte, en plus d'alimenter financièrement les organisations criminelles.

D'après des rapports internes de la milice, depuis divulgués, l'Ölan compterait encore plusieurs milliers de maisons closes clandestines et plusieurs dizaines de milliers de prostituées, réduits à cette condition par la violence et la menace, le plus souvent par des organisations criminelles. La lutte contre la prostitution poursuit donc un double objectif pour la milice : d'une part mettre fin à l'exploitation sexuelle, et de l'autre tarir les sources d'approvisionnement en fonds des mafias et autres réseaux criminels qui sont sortis renforcés de la guerre civile.
La pitié n'a qu'un tort, regarder de haut. - André Stil

Avatar de l’utilisateur
Lychaka
Messages : 411
Inscription : 03 févr. 2020 14:09
NJ : Ölan
NJ V3 : URCM
Première date d'inscription : 14 octobre 2010

Re: Presse & Radiodiffusion

Message par Lychaka »

27 Janvier 2042
Demokrasi

L'économie ölanaise a progressé de 16,59% en 2041
Image
Une raffinerie en construction, dans la banlieue de Mezra.


En 2041 l'économie ölanaise a connu une croissance de 16,59%, contre 20,38% l'année précédente. Un léger ralentissement en part relative qui cache cependant le maintien d'une croissance soutenue, puisque le produit intérieur brut ölanais a gagné presque 25 milliards de $L en un an. L'Ölan se place donc désormais à la 19è place des économies du monde, avec la dixième croissance économique mondiale en valeur brute. Des chiffres qui confirment l'indéniable réussite du plan de reconstruction du pays sur les bases d'une économie socialiste.

En effet, à la fin de la guerre civile, en Avril 2040, une telle réussite était loin d'aller de soi. L'Ölan sortait de 7 années d'une guerre civile sanglante pour sa liberté contre le régime fasciste de l'Union nationale. Un pays à genoux et en ruines était à reconstruire : il aura fallu près de 7 mois pour évacuer tous les débris du conflit de la capitale, Eski, qui avait subi d'importants dégats et perdu de très nombreux bâtiments dans le conflit.

La reconstruction a débuté dès fin Avril 2040, sous l'égide du gouvernement par intérim du camarade Eyaz Kéjal, qui a surtout eu, dans ses premiers mois d'existence, à parvenir à mettre autour de la table les différentes forces révolutionnaires, et à les unifier sous l'égide de son nouveau gouvernement national. Une tâche difficile, qui a sans doute entravé, dans les premiers mois l'action de son gouvernement, mais n'a pas empêché une première reprise économique en Ölan dès 2040.

La mise en place de la constitution, garantissant le caractère socialiste de l'économie ölanaise, puis les élections à l'Assemblée ölanaise en décembre 2040 ont fini, quant à elles, d'entériner les choix économiques faits par le gouvernement d'Eyaz Kéjal en reconduisant celui-ci. En effet, dès 2040, le gouvernement ölanais a lancé de nombreux chantiers en matière économique. À commencer par la restructuration de l'économie, sans laquelle rien n'aurait été possible par la suite. Au lieu du "laissez-faire" accordé au patronat proche du pouvoir sous l'ancien régime, le gouvernement révolutionnaire a fait le choix d'exproprier massivement les patrons et groupes propriétaires d'entreprises en Ölan et ayant des liens avec l'ancien pouvoir, soit la quasi-totalité des grandes entreprises du pays.

Cette expropriation massive, n'était bien souvent que la traduction dans la loi d'une situation déjà effective dans bien des régions du pays où les entreprises étaient déjà passés sous contrôle des milices révolutionnaires lors de la guerre civile. Mais elle a toutefois permis la constitution des fondements de la nouvelle économie socialiste, différemment selon les domaines. Dans l'agriculture les grandes coopératives sont désormais la règle, comme dans la plupart des secteurs économiques, tandis que les entreprises publiques (étatiques ou liées à des autorités locales) restent cantonnées à des secteurs stratégiques et/ou financés par des collectivités (transports, secteur pétrolier, etc.). Dans la suite de cette restructuration de l'économie, plusieurs grands plans de développement ont été lancé, qu'il s'agisse de l'agriculture, où l'Ölan n'avait jamais connu de réforme agraire, ou du secteur des hydrocarbures, où les infrastructures d'exploitation avaient été lourdement éprouvées par le conflit.

Quant à lui, le secteur privé, officiellement aboli, est réduit à peau de chagrin et ne reste toléré que dans quelques cas très précis, comme les petits commerçants et artisans. Celui-ci est malgré tout en perte de vitesse, puisqu'en 2041 le nombre d'entreprises privées en Ölan a diminué de 20%, certaines de ces petites entreprises passant à leur tour au statut de coopérative ou disparaissant. Le cas des entreprises étrangères reste aussi en suspens, officiellement celles-ci ne peuvent actuellement pas s'installer en Ölan, seuls certains acteurs publics, tels que les lycées karsais ou des centres culturels étrangers, sont aujourd'hui acceptés sur le sol ölanais. Une situation qui gagnerait à s'éclaircir, selon certains qui estiment qu'une ouverture plus importante de l'économie ölanaise à l'économie mondiale ne pourrait qu'avoir des effets positifs et accentuer encore un peu plus le retour de l'Ölan sur la scène internationale.
La pitié n'a qu'un tort, regarder de haut. - André Stil

Avatar de l’utilisateur
Lychaka
Messages : 411
Inscription : 03 févr. 2020 14:09
NJ : Ölan
NJ V3 : URCM
Première date d'inscription : 14 octobre 2010

Re: Presse & Radiodiffusion

Message par Lychaka »

12 février 2042
Kırmızı !

L'Ölan n'enverra pas de candidate au concours Miss Univers 2042

Image

Alors que l'Ölan, en pleine guerre civile, n'avait pas participé non plus aux précédentes éditions du concours Miss Univers, il a été décidé que l'U.R.P.Ö n'enverrai plus de candidate à ce concours de beauté international. Ce choix n'aurait cependant aucun lien avec le fait que l'édition 2042 de l'événement ait lieu à Albarea, en Valdaquie.

Yalim Uzun, le commissaire du gouvernement de la Culture, de la Jeunesse et des Sports, s'est longuement exprimé il y a quelques jours au cours d'une conférence de presse, alors que de nombreux pays préparent leurs candidates pour l'événement, qui devrait avoir lieu en Juin 2042, à Albarea, capitale de la Valdaquie. Yalim Uzun s'est longuement défendu d'une décision anti-valdaque : "Ce choix n'est absolument pas lié à nos relations, parfois tumultueuses, avec la Valdaquie. Je crois qu'en matière de culture, nous avons tous à gagner à coopérer avec tous les États du monde. Mais encore faudrait-il ici qu'on puisse parler d'événement culturel. Je ne crois pas que ce soit le cas.".

En effet, c'est sur un tout autre argumentaire que semble s'être construit ce refus de présenter une candidature au concours Miss Univers, que le camarade Uzun a longuement expliqué : "Le concours Miss Univers n'est pas un événement culturel, ou en tout cas pas un événement culturel que nous cautionnons. S'il représente une culture, alors ce concours représente, sans aucun doute, la culture de la marchandisation du corps féminin par le capitalisme, doublé des clichés du patriarcat sur le rôle des femmes dans la société. Nous ne croyons pas que présenter une femme pot-de-fleur, jugée sur son physique désirable, soit un symbole positif de quelque manière que ce soit. Aussi nous n'enverrons aucune candidate à ce concours avilissant.". Cette décision n'a toutefois pas réellement soulevé de commentaires, ni de réactions particulières en Ölan. Si le concours Miss Univers est relativement proche géographiquement cette année, il reste sans aucun doute fort éloigné des esprits, culturellement et idéologiquement.
La pitié n'a qu'un tort, regarder de haut. - André Stil

Avatar de l’utilisateur
Lychaka
Messages : 411
Inscription : 03 févr. 2020 14:09
NJ : Ölan
NJ V3 : URCM
Première date d'inscription : 14 octobre 2010

Re: Presse & Radiodiffusion

Message par Lychaka »

15 Février 2042
Demokrasi

Les ports de la Mer Pourpre en perte de vitesse
Image
Le port d'Eski, un des rares ports de la façade nord du pays à maintenir une importante croissance de son trafic pour 2041.


Alors que les chiffres du trafic maritime pour l'année 2041 sont progressivement divulgués par les ports ölanais, un constat frappant s'impose : à l'exception notable du port d'Eski (+17%), la plupart des ports de la façade nord du pays ont connu une croissance modérée, voire très faible, de leur trafic maritime. Ainsi les importants ports de Yarali, Nikoklia et Göcerli ont connu une croissance de leur trafic comprise entre 5 et 10%, elle a été inférieure à 5% ailleurs, et même négative à Mesaria et Gazi, où le trafic maritime a diminué respectivement de 3 et 1.5%.

Ce pourrait bien être une autre conséquence des tensions entre la Valdaquie et l'Ölan autour du détroit d'Égine depuis Juin 2041. En effet, la façade portuaire de la Mer Pourpre aurait largement souffert des incertitudes sur la capacité des navires battant pavillon ölanais à franchir le détroit, du fait des revendications aventureuses du gouvernement de Petru Ursachi. Car, à l'inverse, la façade Ouest (Gîri et Gonia), sur la mer de Cérulée, a elle connu une croissance de son trafic maritime bien plus importante. Le port de Mezra (capitale de la République populaire de Gîri) tire particulièrement son épingle du jeu, avec une croissance de 27% de son trafic maritime.

Malgré cette forme de rattrapage de la façade céruléenne en matière de trafic maritime, les ports du Nord du pays restent encore largement les plus fréquentés par les navires, puisqu'ils reçoivent encore 58% du trafic maritime ölanais (64% l'année dernière). En effet, une part importante de la population ölanaise reste desservie par les ports du nord du pays, pourtant moins accessibles en terme de routes maritimes. L'hinterland de ces ports du Nord est non seulement plus peuplé que celui de la façade céruléenne, mais aussi bien plus étendu, du fait d'une politique d'aménagement du territoire qui a, historiquement, toujours favorisé le nord turc.

Toutefois les choses sont aussi en train de changer en la matière. Les importantes politiques d'aménagement entreprises pour mieux relier les différentes régions de l'U.R.P.Ö, en étendant la desserte en matière de voie ferrée notamment, pourraient ainsi aussi expliquer en partie la diminution relative du poids des ports du nord du pays, puisqu'elles favoriseraient une forme de rééquilibrage.
La pitié n'a qu'un tort, regarder de haut. - André Stil

Avatar de l’utilisateur
Lychaka
Messages : 411
Inscription : 03 févr. 2020 14:09
NJ : Ölan
NJ V3 : URCM
Première date d'inscription : 14 octobre 2010

Re: Presse & Radiodiffusion

Message par Lychaka »

18 Février 2042
Tâve sor

Le JTA s'est-il implanté en Ölan ?

Image
Une vidéo mettant en scène des membres du groupe terroriste, côté ölanais de la frontière de l'Al-Dranaf, jette le doute.

En 2041, le JTA avait largement soutenu la lutte héroïque de la coalition ölano-karsaise contre le gouvernement colonial de la Dranavie. Ses milliers de miliciens s'étaient en particulier joint à l'armée ölanaise, puisque le JTA contrôlait à cette époque la frontière avec l'U.R.P.Ö. Mais après la fin de la guerre civile dranavienne, la quasi-totalité de ces miliciens arabes, qui luttaient pour la libération de leur peuple, ont déposé les armes, afin de laisser place à une nouvelle ère de paix et de prospérité dans leur patrie libérée. Mais c'était sans compter sur un petit groupe d'irréductibles islamistes réactionnaires, qui ont refusé de dissoudre le JTA tant que leurs revendications visant à l'établissement d'un gouvernement islamique radical ne seraient pas satisfaites. Ils ont très vite basculé, comme nous le savons tous, dans le terrorisme et, aujourd'hui, au-delà de l'Al-Dranaf, leur mouvement s'exporte, notamment au Saog et peut-être désormais même en Ölan.

En effet une vidéo partagée sur les réseaux sociaux ces dernières semaines jette le doute sur une potentielle implantation de l'organisation en U.R.P.Ö. Les hommes qui y parlent, en arabe, affirment se trouver dans le sud de la République Populaire de Gîri, dans le sud de l'Ölan, à la frontière de l'Al-Dranaf. Ils appellent leurs confrères arabes d'Ölan (qui sont pas moins de 7 millions dans le pays) à se soulever pour "renverser le communisme laïciste" qui est "incompatible avec l'Islam" et "détruira l'identité des peuples marquésiens". Une rhétorique qui n'est pas récente chez les groupes islamistes, opposés depuis toujours à la Révolution, mais qui inquiète d'autant plus que le JTA a montré sa capacité de nuisance récemment, notamment au Saog.

Alors comment les terroristes du JTA ont-ils pu entrer en Ölan ? C'est très simple, selon Markar Avakian, commissaire des armées, la frontière entre l'Ölan et l'Al-Dranaf a toujours été "très perméable", puisqu'elle fait plusieurs milliers de kilomètres au milieu du désert. Les terroristes ont donc pu s'introduire en Ölan par n'importe où, tant qu'ils ont évité les poste-frontières. Markar Avakian a néanmoins annoncé que la surveillance sur cette frontière serait accrue, notamment avec des patrouilles aériennes côté ölanais, afin de détecter d'éventuelles intrusions. Mais dans le même temps, les miliciens locaux, dans ces nombreux villages frontaliers, n'ont remonté aucun signe de la présence de terroristes du JTA, y compris dans les communautés arabes. Alors, réelle menace ou tigre de papier ? Seul l'avenir le dira, mais tâchons d'être prêts à combattre les réactionnaires de tous poils, ceux-ci restent tapis dans l'ombre, prêts, au moment opportun, à poignarder dans le dos la Révolution et les peuples ölanais.
La pitié n'a qu'un tort, regarder de haut. - André Stil

Avatar de l’utilisateur
Lychaka
Messages : 411
Inscription : 03 févr. 2020 14:09
NJ : Ölan
NJ V3 : URCM
Première date d'inscription : 14 octobre 2010

Re: Presse & Radiodiffusion

Message par Lychaka »

12 Juin 2042
Demokrasi

Un "communistico" décevant ?
Image
Les joueurs ölanais célébrant le but, sur corner, de Cevik Uzan à la 81è minute, qui a permis
à la sélection nationale d'égaliser dans les dernières minutes du match..



D'aucuns considèrent que le match qui a opposé hier les équipes gandharienne et ölanaise a été décevant. Annoncé comme l'une des grandes affiches de ce début de coupe du monde de football, et qualifié de "communistico" prometteur par les observateurs sportifs internationaux, le match a pourtant été relativement fermé et s'achève sur le score nul de 1 partout. De quoi décevoir les amateurs du sport au ballon rond, nombreux en Ölan comme au Gandhari. Pourtant, si le match s'annonçait prometteur, l'équipe gandharienne partait malgré tout favorite de la confrontation sur le papier. Faisant partie des grandes équipes du football internationale, le Gandhari voyait avant tout l'Ölan comme une potentielle épine dans son pied à écarter que comme un réel concurrent dans cette phase de qualifications du groupe B, dont les grands favoris sont évidemment le Gandhari et le Léonora.

Les joueurs gandhariens ne s'y sont d'ailleurs pas trompés dès le début de match, en imposant à l'équipe ölanaise un rythme soutenu et en lui opposant un jeu de qualité. Dès la 5è minute les Tigres du Gandhari ont ainsi ouvert la marque sur un tir de Bakshi contre lequel le gardien ölanais Kerim Mardin s'est retrouvé totalement dépourvu. Les Ölanais sont parvenus par la suite à conserver la possession, sans pour autant parvenir à se montrer dangereux, et contenir la fougue de l'équipe adverse. Ce n'est que dans les tous derniers moments du match, à la 81è minute, sur corner, que Cevik Uzan est parvenu à mettre un but de la tête et à faire revenir l'Ölan à la marque. Un but célébré comme il se doit par le joueur et ses coéquipiers.

Ainsi, si le match a été relativement peu mouvementé et n'a pas été le choc attendu en terme de jeu, la sélection ölanaise a malgré tout réussi à éviter le pire : connaître une défaite dès la première journée. Il lui restera, pour parvenir à se qualifier, à tenter l'exploit face au Léonora au cours de son prochain match, qui aura lieu le 16 Juin et à ne pas faire mentir les pronostics, qui la donnent largement gagnante face au Marcheterre le 21 Juin.
La pitié n'a qu'un tort, regarder de haut. - André Stil

Avatar de l’utilisateur
Lychaka
Messages : 411
Inscription : 03 févr. 2020 14:09
NJ : Ölan
NJ V3 : URCM
Première date d'inscription : 14 octobre 2010

Re: Presse & Radiodiffusion

Message par Lychaka »

09 Juillet 2042
Kırmızı !

À Seben, le long relogement des réfugiés güzéliques

Image
Des ouvriers au travail sur le chantier d'un immeuble de Seben.

Il y a plus d'un an, nous avions interviewé le vieux Yucel, réfugié güzélique ayant fuit le régime ségrégationniste de Cybistrie. Nous étions allés à sa rencontre, au coeur d'un quartier délabré de la périphérie de Seben, à quelques kilomètres de la frontière entre l'U.R.P.Ö et la Cybistrie. Nous avons voulu, il y a quelques mois, lui rendre visite. Mais aujourd'hui, ce quartier n'existe plus. Les bulldozers sont passés par là et à la place s'alignent plusieurs immeubles en cours de construction, ceux-ci font partie d'un chantier de grands ensembles prévus par la commune, avec l'État de Kuzey et l'État fédéral. Il s'agit ici de pouvoir reloger les réfugiés güzéliques de Cybistrie dans de véritables logements.

Yucel et les autres habitants de son ancien quartier ont, eux, déjà été relogés. Mais ces nouveaux immeubles, qui devrait être achevés d'ici la fin de l'année, ne manquent pas de candidats pour y loger. En effet, non seulement plusieurs quartiers insalubres existent encore en périphérie de Seben, peuplés majoritairement de réfugiés güzéliques de Cybistrie, mais en plus, ceux-ci continuent de traverser la frontière. Ishak Bolat, élu au sein de l'Assemblée communale de Seben, qui nous servi de guide sur ces chantiers, nous explique : "Nous faisons tout notre possible, comme vous le voyez, mais c'est, pour l'instant, une tâche qui risque d'être sans fin. Rien que depuis le début de l'année on dénombre, rien qu'à Seben, 120 nouvelles familles de réfugiés güzéliques. Et nous n'avons pas de chiffres précis pour toute la frontière ölanaise. Mais le nombre dépasse sans aucun doute les 1000 familles, sur seulement 6 mois.".

Une situation qui, en dépit de l'hospitalité affichée par l'Assemblée communale de Seben, risque à terme de poser problème : "Nous ne pouvons pas absorder sans fin ces nouveaux arrivants. Nous voulons bien leur porter secours, ce sont nos frères, mais il n'y a plus de travail en ville et la ville grandit trop, trop vite. Il faut que nous puissions convaincre le gouvernement, ou l'État de Kuzey, de répartir ces réfugiés ailleurs." explique l'élu communal. D'autant plus que si les réfugiés güzéliques bénéficient globalement de la tolérance des autorités locales et fédérales, notamment pour ce qui est de l'exercice d'activités professionnelles (théoriquement interdit aux étrangers), leur situation reste celle d'étrangers, mal intégrés au fonctionnement administratif et économique ölanais. Situation qui pousse plusieurs voix, à commencer par l'Assemblée communale de Seben et de nombreuses autres communes de la frontière cybistrienne, à demander la régularisation des réfugiés güzéliques de Cybistrie, afin de leur faire bénéficier de la citoyenneté ölanaise et de la nationalité du Kuzey.
La pitié n'a qu'un tort, regarder de haut. - André Stil

Avatar de l’utilisateur
Lychaka
Messages : 411
Inscription : 03 févr. 2020 14:09
NJ : Ölan
NJ V3 : URCM
Première date d'inscription : 14 octobre 2010

Re: Presse & Radiodiffusion

Message par Lychaka »

11 Juillet 2042
Demokrasi

L'ISEN alerte sur un possible ralentissement de l'économie ölanaise en 2042



Plusieurs membres de l'Institut de la Statistique de l'économie nationale, créé en 2040 suite à la fin de la guerre civile, alertent sur un possible ralentissement de l'économie ölanaise en 2042, à commencer par Kinar Dijwar, administrateur de l'ISEN depuis sa création. Alors l'U.R.P.Ö, qui connaît un véritable "miracle économique" depuis la révolution, va-t-elle connaître son premier grand ralentissement économique ? "Ce n'est pas certain, mais c'est une hypothèse que nos analystes envisagent de plus en plus", se défend Kinar Dijwar, dont les travaux ont parfois été mal reçu. Le dirigeant du parrti communiste turc Travail et Justice (IA), Ozen Guven, a ainsi attaqué ces analyses économiques en affirmant que ce n'était que le "mensonge éhonté d'un institut à la solde de l'étranger", tandis que le gouvernement se refuse pour le moment à tout commentaire sur la question.

Pour Kinar Dijwar et les économistes de l'ISEN, ce n'est qu'un constat, qui ne porte à aucun jugement sur la politique menée par le gouvernement : "au contraire, nous avons nous même été parmi les architectes de la politique économique fédérale, et nous porterions aussi notre part de responsabilité en cas de ralentissement de la croissance" affirme l'administrateur de l'ISEN. Mais force est de constater selon lui que dans certains secteurs les effets de la politique gouvernementale semblent atteindre leurs limites : "Nous pensions que certains secteurs industriels, je pense notamment au textile, seraient capables de poursuivre eux-même leur forte progression grâce à l'appel d'air du marché international, après avoir répondu aux attentes du marché intérieur, sur la base des coopératives impulsées depuis deux ans par l'État. Il n'en est finalement rien, on constate que les conseils de travailleurs qui les dirigent sont d'une prudence, sans doute excessive, même s'il ne nous appartient pas de juger leurs choix. C'est donc un constat d'échec, en réalité l'État ölanais s'est désengagé trop tôt, trop vite, de certains secteurs en pensant que l'alliance de la planification indicative et des coopératives aux mains des travailleurs suffirait à assurer la poursuite de la croissance.".

Ces experts de la politique économique ölanaise ont donc une réponse toute trouvée si ce ralentissement de la croissance économique ölanaise venait à avoir lieu : "Nous sommes donc intimement convaincus que l'État ölanais devra se réengager comme il l'a fait au lendemain de la Révolution, et être partout le fer de lance de la croissance économique. Il reste encore beaucoup d'emplois à créer, de ressources à mettre en valeur, de projets à mettre sur pieds pour améliorer les conditions de vie et de travail et assurer la marche vers la société communisme, mais en attendant celle-ci, l'intervention de l'État est indispensable".
La pitié n'a qu'un tort, regarder de haut. - André Stil

Avatar de l’utilisateur
Lychaka
Messages : 411
Inscription : 03 févr. 2020 14:09
NJ : Ölan
NJ V3 : URCM
Première date d'inscription : 14 octobre 2010

Re: Presse & Radiodiffusion

Message par Lychaka »

18 Juillet 2042
Tâve sor

Communisme "atypique" ou cas de révisionnite aïgue ? Le cas gandharien.

Alors que le torchon brûle entre Bunaghar et Cewell, les débats qui agitent nos camarades étrangers ont assez peu filtré en Ölan. Sans aucun doute parce que, peut-être plus qu'ailleurs, la ligne des partis communistes ölanais est claire et unanime dans la voie de la lutte des classes et de la transformation radicale de la société. Alors que les Ölanais ont payé le prix du sang pour se débarasser du fascisme et mettre en place la voie du socialisme, nul n'oserait affirmer dans ce pays que la lutte des classes est un concept dépassé, et la dictature du prolétariat une vue de l'esprit, alors que jour après jour les travailleurs ölanais construisent le socialisme sur les ruines encore fumantes de l'ordre ancien.

Les débats actuels, au sein du mouvement socialiste international, concernent en particulier les récentes déclarations du Parti Communiste Gandharien, par l'intermédiaire de son secrétaire général, monsieur Varinder Chandar. Au cours d'un entretien qui a particulièrement fait réagir la presse westréenne, celui-ci a déclaré que "la révolution est terminée" au Gandhari, prônant la non-violence, tout en affirmant la fin de la lutte des classes si ce n'est des classes sociales elle-même dans la nouvelle société gandharienne. Autant de déclarations qui devraient faire crisser des dents n'importe quel communiste. Au-delà de cette vision naïve, pour ne pas dire teintée de bons sentiments, du fonctionnement des sociétés humaines, monsieur Varinder Chandar devrait se confronter à l'évidence suivante : en tant que la lutte des classes est le moteur des sociétés, il n'y aura de fin de la lutte des classes qu'avec la fin des sociétés humaines elles-mêmes.

Tout comme les Westréens ou les Ölanais, les Gandhariens peuvent se féliciter d'avoir, au cours des dernières années, rétablit la démocratie à tous les niveaux de la société, tant en politique que dans la vie économique, et d'avoir largement redonné aux travailleurs le pouvoir sur leurs moyens de production. Pour autant, le triomphalisme de Varinder Chandar est sans doute aussi naïf que dangereux : la révolution gandharienne, comme ses homologues westréenne et ölanaise, reste une jeune révolution, et l'état de la société gandharienne n'est pas gravé dans le marbre. Les conquêtes d'hier peuvent être remises en cause demain, c'est pourquoi les communistes ne doivent jamais désarmer, et surtout ne jamais cesser de chercher à atteindre leut but qu'est l'instauration de la société communiste. La conception du communisme de Varinder Chandar et de son parti, si ses militants la partage, n'est pas "atypique", elle est profondément dangereuse et révisionniste car elle ouvre la voie à la réaction et à la contre-révolution par la liquidation, possible, non seulement de la combativité des masses gandhariennes, au nom que leur révolution serait finie et achevée, mais également de tout l'appareil d'analyse marxiste de la société, qui semble définitivement faire défaut au secrétaire général du parti communiste d'un des principaux États socialistes du monde.
La pitié n'a qu'un tort, regarder de haut. - André Stil

Avatar de l’utilisateur
Lychaka
Messages : 411
Inscription : 03 févr. 2020 14:09
NJ : Ölan
NJ V3 : URCM
Première date d'inscription : 14 octobre 2010

Re: Presse & Radiodiffusion

Message par Lychaka »

27 Juillet 2042
καθημερινά

Demetrios IV au chevet de la communauté grecque orthodoxe de la région de Kechros
Image
Demetrios IV en visite dans la région de Kechros, au nord-ouest de la République Populaire du Lerrnayin.


Demetrios IV, président de la République Populaire de Gonia, est actuellement en visite dans le pays de Kechros, région majoritairement grecque et orthodoxe aux confins nord-ouest de la République Populaire du Lerrnayin, à majorité arménienne et catholique. La région de Kechros fait partie des plus enclavées du Lerrnayin, elle reste particulièrement agraire, rurale et peu équipée en matière d'infrastructures de transport, entre autres. La population du Kechros, majoritairement grecque et orthodoxe, est bien isolée dans cette république de l'U.R.P.Ö, mais aussi frontalière des régions turques musulmanes du Kuzey, au nord de celle-ci.

Un isolement qui fait partie de l'identité locale depuis des siècles, mais qui a aussi eu ses moments de gloire. Ainsi, lors de la guerre civile, le Kechros a été un important centre de résistance et de guérilla contre le pouvoir fasciste de l'Union nationale. Mais aujourd'hui la région est confrontée à plusieurs difficultés. L'isolement et la mauvaise desserte de la région, et le manque de volonté politique, ne favorisent pas son développement. Si les réformes agraires ont été appliquées localement, elles ont aussi aggravé l'exode rural, et de nombreux habitants du Kechros, particulièrement les plus jeunes à la recherche d'un emploi, quittent leur région pour chercher leur bonheur ailleurs, parfois vers Hankavan, souvent vers Eski.

Un état de fait qui ne satisfait pas les conseils locaux, et notamment les députés d'Aube Rouge (KA) élus au Conseil suprême du Lerrnayin et ont tenté plusieurs fois de porter les revendications de la région de Kechros au niveau supérieur, sans succès. Cette situation a d'ailleurs mené les 8 députés d'Aube Rouge (KA) à retirer leur soutien au gouvernement mené par le MLK (Parti Marxiste-Léniniste), même si cet acte n'est que symbolique, le MLK possédant largement la majorité absolue au Conseil suprême du Lerrnayin. Ceux-ci ont finalement demandé à Demetrios IV, président de la République populaire de Gonia, d'intervenir en leur faveur. Celui-ci aurait pris contact avec Soffiya Baltaian, présidente de la République populaire du Lerrnayin, avant de se rendre lui-même dans le Kechros, pour se rendre auprès des communautés grecques locales.

Un voyage largement critiqué à Hankavan, notamment par les journaux proches du Parti Marxiste-léniniste (MLK, arménien), qui voient ce voyage comme une "ingérence", dans les affaires du Lerrnayin. Ce dont Demestrios IV, dont la nature des échanges avec la camarade Baltaian reste inconnue, s'est largement défendu hier lors d'une prise de parole à Kechros, en affirmant être venu non pour "attiser la colère", mais "réaffirmer les liens ancestraux" qui relient les habitants du Kechros et de la République populaire de Gonia. Toujours est-il que cette présence devrait forcer le gouvernement d'Hankavan à réagir officiellement, alors que les 8 députés d'Aube Rouge (KA) au Conseil suprême du Lerrnayin sont apparus hier publiquement aux côtés de Demetrios IV.
La pitié n'a qu'un tort, regarder de haut. - André Stil

Avatar de l’utilisateur
Lychaka
Messages : 411
Inscription : 03 févr. 2020 14:09
NJ : Ölan
NJ V3 : URCM
Première date d'inscription : 14 octobre 2010

Re: Presse & Radiodiffusion

Message par Lychaka »

30 Septembre 2042
Demokrasi

Accord historique entre les partis communistes kurdes
Image
Meeting du PK (Parti des Travailleurs) à Mezra, suite à l'annonce de l'accord avec le TYG (Mouvement de l'Unité du Peuple), il y a quelques jours.


C'est un accord de rapprochement historique qui a été signé entre les partis communistes kurdes, frères ennemis que sont le Parti des Travailleurs (PK) et le Mouvement de l'Unité du Peuple (TYG), longtemps rivaux. En effet si le TYG, créé dans les années 1960 par les communistes kurdes ölanais, a longtemps été hégémonique au sein des masses kurdes. Toutefois la création du PK, à la fin des années 2000, par une nouvelle génération de militants communistes kurdes, plus jeunes et plus citadins que leurs années dont ils critiquaient les compromissions avec le régime militaire, a changé la donne au cours des vingt dernières années. À tel point que le PK, dont est notamment issu Eyaz Kéjal, est aujourd'hui largement majoritaire dans la République Populaire de Gîri, même s'il doit aussi composer avec le TYG dont la présence est loin d'être négligeable dans le paysage politique.

En effet, depuis la Guerre civile, que les communistes qualifient souvent de "Guerre populaire", les deux partis communistes kurdes ont bien été obligé de coopérer et de travailler ensemble au sein de l'alliance de toutes les forces progressistes ölanaises qui ont combattu le régime fasciste de l'Union nationale. Pour autant les deux directions n'ont jamais envisagé de mettre fin à cette division de fait des communistes kurdes. Au contraire, les deux partis ont continué à critiquer leurs orientations respectives et à mener d'intenses débats idéologiques, qui ont connu un regain d'importance depuis que le Girî est géré par une coalition PK - TYG, notamment sur les questions d'application réelle d'une politique socialiste à l'échelle de cette république fédérée de l'U.R.P.Ö.

Toutefois depuis 2040 et la fin de la guerre civile, de nombreux contacts avaient été pris entre les deux directions et des accords de rapprochement avaient été évoqués à plusieurs reprises, sans pour autant aboutir dans les faits. Mais c'est aujourd'hui chose faite, puisque les deux partis ont annoncé, il y a quelques jours, un rapprochement officiel qui devrait permettre aux deux partis communistes kurdes de se rapprocher au-delà des seules alliances électorales. En effet les accords prévoient notamment la participation de militants de chaque parti aux débats et congrès internes de l'autre, mais aussi aux formations militantes, ou encore la fusion, à terme, de leurs organisations de jeunesse.

Néanmoins ces accords ont aussi suscité de vives critiques, en particulier au PK, dont le quotidien officiel Tâve Sor, est traversé depuis plusieurs jours d'articles aux opinions contraires. Si les uns défendent cette politique de rapprochement, d'autres entendent bien dénoncer ce qu'ils perçoivent comme une "renonciation" au nom de "bons sentiments" qui font fi des "profonds désaccords sur le plan idéologique" et craignent, à terme, de voir diluer la cohérence politique de leur organisation de masse par ce type de rapprochement. Ces débats devraient donc agiter le PK pendant encore quelques temps, alors qu'au TYG les prises de position contre cette politique de rapprochement sont beaucoup moins visibles, peut-être parce que les cadres de cette organisation en voie d'essouflement peuvent s'estimer "gagnants" d'une telle stratégie.
La pitié n'a qu'un tort, regarder de haut. - André Stil

Avatar de l’utilisateur
Lychaka
Messages : 411
Inscription : 03 févr. 2020 14:09
NJ : Ölan
NJ V3 : URCM
Première date d'inscription : 14 octobre 2010

Re: Presse & Radiodiffusion

Message par Lychaka »

15 Octobre 2042
Demokrasi

Yesar Gelum critique les soubresauts internes de l'OMPC
Image
Yesar Gelum (photo) est le représentant de l'U.R.P.Ö au sein de l'Assemblée des états de l'OMPC.


Brièvement de passage à Eski, principalement afin de rendre compte au gouvernement ölanais de son activité à l'OMPC, le représentant Yesar Gelum s'est aussi fendu de plusieurs déclarations assassines quant à la situation interne actuelle de l'organisation internationale sensée garantir la paix dans le monde. En effet le représentant de l'U.R.P.Ö au sein de l'OMPC n'a pas mâché ses mots. Après la démission de la nouvelle Secrétaire générale de l'organisation, la chikkai Haruhi Yamada, Yesar Gelum a qualifié les débats internes de "dignes d'une cour d'école primaire.

Si Yesar Gelum, le représentant de l'U.R.P.Ö, est peu connu du grand public et intervient peu au sein des débats de l'OMPC, conformément à la volonté du gouvernement ölanais de ne pas s'ingérer outre-mesure dans les affaires internationales, celui-ci s'est finalement exprimé sur les tensions internes qui traversent actuellement l'organisation, et qui ont fait les grands titres de l'actualité internationale ses derniers jours, notamment après la démission de la Secrétaire générale de l'organisation, récemment élue.

Les récents débats autour de la situation politique et militaire au Zufrana, état d'Algarbe, non représenté à l'OMPC, rongé par la guerre civile, ont en effet fini de faire apparaître au grand jour les fissures de l'organisation internationale. Entre ceux qui, convaincus de leur mission universelle à maintenir la paix, fustigent la lenteur de l'organisation et son incapacité à agir dans la rapidité (pour ne pas dire la précipitation) pour répondre à une crise donnée, dans un espace-temps mal maîtrisé par ses membres, et ceux qui tentaient jusque là de faire avancer les choses lentement mais sûrement, comme l'ex-secrétaire Yamada.

Dans tous les cas, pour Yesar Gelum, les derniers débats ont montré l'incapacité de la communauté internationale à s'entendre et à débattre sereinement. Au cours d'une conférence de presse à Eski, après son rendez-vous avec le gouvernement, celui-ci a déclaré : "J'ai, sincèrement, eu l'impression d'être face à des enfants gâtés, pour qui tout devait arriver, vite, tout de suite, sans délai, sans s'impliquer soi-même outre-mesure. Or ce n'est pas comme ça que fonctionne la politique internationale, et encore moins quant il s'agit de la pacification d'un ensemble aussi complexe, mal connu et instable que le Zufrana. Ceux qui ont cru pouvoir résoudre une guerre civile complexe en claquant des doigts depuis leur siège de représentant à l'OMPC portent aujourd'hui la responsabilité du naufrage que donne à voir l'organisation.". Si certains états ont d'ailleurs déjà annoncé le retrait de leurs représentants de l'OMPC ce n'est pas encore le cas de l'Ölan, puisque Yesar Gelum est reparti au plus vite remplir ses fonctions de représentation.
La pitié n'a qu'un tort, regarder de haut. - André Stil

Avatar de l’utilisateur
Lychaka
Messages : 411
Inscription : 03 févr. 2020 14:09
NJ : Ölan
NJ V3 : URCM
Première date d'inscription : 14 octobre 2010

Re: Presse & Radiodiffusion

Message par Lychaka »

21 Janvier 2043
Demokrasi

Année blanche pour l'économie ölanaise
Image
Malgré la poursuite des projets gouvernementaux, l'économie ölanaise a connu une très légère récession en 2042 (-0.05%).


Les chiffres de l'économie ölanaise pour l'année 2042 auront connu presque 3 semaines de retard de publication cette année. L'Institution de la Statistique de l'économie nationale (ISEN) n'a en effet révélé son rapport sur l'économie ölanaise en 2042 qu'hier en fin de journée. Un retard de publication qui interrogeait déjà de nombreux acteurs du monde économique ölanais. Interrogation qui a désormais trouvé sa réponse puisque l'année 2042 aura finalement été une année blanche pour l'économie ölanaise : l'économie ölanaise a stagné, et connu une très légère récession de 0.05%. Une possibilité sur laquelle l'ISEN, groupe d'économistes nommé par le gouvernement, avait déjà alerté en juillet dernier.

Un chiffre sur lequel le gouvernement ölanais ne s'est pas encore prononcé, mais qui est inquiétant au regard des annonces gouvernementales et alors que tant de projets, et l'élevation du niveau de vie global des Ölanais, dépendent de la croissance économique du pays. L'opposition, elle, ne s'est cependant pas fait prier pour voir dans ces chiffres "la preuve par les faits de l'échec du système socialiste nauséabond", selon les termes de Ozler Yucel, chef de file du Parti pour la Liberté (ÖP, droite libérale-conservatrice). Du côté des partis communistes qui soutiennent le gouvernement du camarade Eyaz Kéjal, les critiques sont à peine voilées quant à la gestion de la politique économique du pays au cours de l'année passée et le désengagement trop rapide l'État au profit des coopératives ouvrières dans de nombreux secteurs, ceux-ci appellent le gouvernement de coalition à se justifier et opérer une rectification de sa politique, sous peine de retirer leur soutien à la coalition.

La situation est plus complexe au sein du Mouvement du 3 Avril (3NH, social-démocrate), premier parti en terme de sièges au sein de l'Assemblée ölanaise et donc membre particulièrement important de la coalition au pouvoir. En effet plusieurs tendances internes oeuvreraient à un changement de cap et au rejet du soutien à la coalition gouvernementale menée par les communistes. Certaines voix les plus dissidentes appelleraient même à un retournement d'alliance au profit de la droite afin de mettre fin à l'expérience collectiviste menée par la coalition issue de la guerre populaire.
La pitié n'a qu'un tort, regarder de haut. - André Stil

Répondre

Revenir à « Ölan »