Fenêtre sur le pays

Dytolie 122-123-128-129-130
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Fenêtre sur le pays

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Fenêtre sur le pays

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Des forêts mixtes et décidues aux paysages de prairies
(forêt située dans l'arrière-pays du Nord-est)



Les réalités du pays seront relayées dans ce sujet.
L'utilisation d'informations est possible. En cas de doutes, demandez.
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Le Thorval en un clin d’œil.
« Il faut pardonner à ses ennemis mais pas avant de les avoir pendus. » Proverbe thorvalois.

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Au château Sainct-Olafr : la fin d'un règne...
12 juillet 2031


Alité depuis des semaines, Ragnarr IX agonisait et se préparait spirituellement à comparaître devant son Créateur. Impuissants à soigner le mal qui le rongeait, les médecins s'attendaient au trépas du couronné dans les jours qui suivent. Présent à son chevet, le père Stanislaus, aumônier du Roi, priait le Seigneur et attendait patiemment le signal pour délivrer les derniers sacrements, sinon il prendra l'initiative lui-même. Une quinte de toux du roi, toujours plus nombreuses, sortit le prêtre de ses oraisons.

A la Grand'salle du château, la reine consort Margrethe, de sang Arsois, surveillait ses filles qui écoutaient attentivement leurs précepteurs personnels. Installées à une grande table en chêne, nul doute qu'elles auraient toutes deux préféré se trouver auprès de Ragnarr IX mais les études n'attendaient pas, en particulier pour la princesse Marie qui prendra bientôt la succession de son père. On compris, il y a environ quatre ans, que la consort ne donnera très certainement pas naissance à un nouvel héritier mâle, après le décès en bas-âge du prince Ragnarr, et qu'il incombera à la puînée Marie de ceindre la Couronne. Une profonde attention était, depuis lors, apporté à la qualité de son éducation. Comme précepteur, la jeune princesse avait le P. Marcel Mutaud, un clerc savant et pieu d'excellente réputation que la reine avait expressément choisit. Cette dernière ne ménageait pas sa peine pour éduquer au mieux sa fille, éloignant les personnes à la morale douteuse et favorisant les bons. Elle transmit à Marie les principes d'une piété rigoureuse et d'une Foi inébranlable, insistant abondamment sur l'humilité et la justice. Si bien que lorsqu'il arriva à la princesse d'être capricieuse, la reine sa mère n'hésita pas à l’admonester rudement et à lui grêler les joues de gifles. Une éducation sévère, mais aimante malgré tout. Il le fallait, sans compter, maintenant, l'avenir qui l'attendait.
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Le Thorval en un clin d’œil.
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Au château Sainct-Olaf : dernière conversation.
17 juillet 2031

Il était le matin, le roi avait reçu les derniers sacrements et appela la princesse héritière Marie à son chevet pour une dernière conversation. Dans la chambre régnait une atmosphère pesante de tristesse et d'affliction, mêlée à la dévotion des prières qui se récitaient. Autour du lit de mort airaient la reine Margrethe et sa plus jeune fille Ingrid, les grands officiers de la Couronne, le père Stanislaus, les princes du sang, l'évêque de Jensgård et des moines. Tout près, rodaient aussi quelques charognards ambitieux, au premier desquels le Duc d'Ulvlund et le Comte d'Engegaard, pressés de saluer la prochaine reine et mendier des faveurs.

Ragnarr IX l'a fit s'asseoir au bord du lit, tandis que lui essaya de se redresser nonobstant la fatigue et sa grande faiblesse. Il voulut sécher les larmes de Marie mais celle-ci se saisit de sa main, la serra contre elle et semblait ne plus désirer la lâcher.

« Père, dit la princesse étranglée par le chagrin.
– Douce Marie, ne pleures pas. Ma belle colombe...
– Père, il est trop tôt. Ti ne peut pas partir.
– Dieu a, selon les vraisemblances, choisit de me rappeler à Lui. C'est ainsi, nous devons l'accepter.
– Bat toi, Père. Tout n'est pas perdu, je prie Nostre Seigneur por ti guérison. Nous le faisons tous.
– Marie, ma chère fille, c'est l'heure. Ma vie fut bien remplit et je te sais prête. Je pars en paix.
– Je suis si jeune et inexpérimentée, et la charge qui m'attends est si lourde, s'inquiéta Marie.
– Tu seras une digne Reine de Thorval, j'en suis sûr. Le père t'as transmis une bonne éducation, rassura le roi.
– Il y a plein de choses que nous n'avons pas vécu et ne vivrons jamais, se lamenta tristement l'héritière du trône.
– Ma belle colombe, un jour viendra, nous serons réunis au ciel et chanterons ensemble les louanges de Dieu. Voici...les conseils que je souhaite te donner.
– Je t'écoute, Père.
– Ma chère fille, adonne toi toujours à la vraie politique. Garde toi des basses intrigues de cour, chasse les flagorneurs et les intéressés, et entoure toi d'hommes dévoués et de bonne volonté. Dans le mesme temps, ne te laisse pas consumer par la politique, ai une vie de famille, soit une bonne mère et une bonne épouse, ne néglige pas la religion comme je l'ai trop souvent fait durant mon règne. Veille au calme de la dynastie et apaise les querelles de tes oncles et de tes cousins. Cherche toujours le bien de tes sujets, inquiète toi constamment de leur Bien Commun, soutient les, rends leur justice et ils t'aimeront. Ne cherche pas la gloire pour toi-mesme, fuit la superbe et l'amour de soi. Sers le Christ et offre Lui toutes bonnes actions, repent-toi après chaque péché, fais de ton mieux pour faire la volonté du Père éternel et rend Lui gloire. Soit un exemple en religion afin que tes sujets s'épanouissent et s'élèvent spirituellement par ton exemple. Délecte toi des bons conseils de l'Église, ne te méfie pas d'elle, fait en ta conscience morale, respecte ses lois, ses enseignements et sa morale, soutient la dans toutes ses œuvres ! N'oublie jamais que seul Dieu est grand. Mais davantage encore que sa grandeur et sa puissance, le Seigneur est amour et bonté, justice et miséricorde. Un Dieu aimant qui veut que nous l'appelions Père. Imite Dieu en toute chose et soucis toi de l'avis du Seigneur, plutôt que de celui, fluctuant et pas toujours juste, des hommes. Enfin, promets-moi de prendre soin de ta mère et de ta sœur, autant que du plus humble de tes sujets.
– Je le jure, Père. Sur mon honneur.
– Adieu ma douce Marie. »

La princesse baisa le front du roi son père et l’étreignit un long moment, avant de quitter la chambre en compagnie de son précepteur et guide spirituel, le P. Marcel Mutaud.
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Le Thorval en un clin d’œil.
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Au Thorval : les jeux de hasard et de stratégie.
5 août 2031

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Cartes de Tarok et plateforme du Hnefatafl.

Le jeu de hasard était toléré par les coutumes aussi longtemps que les tavernes et les auberges ne se transformaient pas en tripots et en tiraient des revenus. A l'inverse, le droit canon de l'Église catholique au Thorval s'y opposait mais n'arrivait pas à uniformiser les lois temporelles.

Les nobles étaient de très grands joueurs devant l'Éternel, autant que les bourgeois, les paysans et les serfs. Les jeux les plus couramment pratiqués étaient d'une part les jeux de cartes traditionnelles tels que l'agurk, vieux jeu de plis* scandinave à cinquante-deux cartes, le tysiaka, jeu de plis slave et balte à vingt-quatre cartes et le tarok (tarot thorvalois) se jouant à soixante-dix huit cartes, munit de ses propres variantes de règles, d'enseignes et de graphies des cartes. Et d'autre part les jeux de dés dont le plus populaire tirait ses origines du Xe siècle thorvalois et se nommait le raidet. Pourvu de règles très simples, il opposait entre deux à dix joueurs. Chacun lançait trois dés durant quinze tours et celui qui accumulait le plus de points sortait vainqueur. En cas d'égalité, une belle de trois tours commençait.

Outre les jeux de hasard mentionnés ci-dessus, le jeu d'échecs connaissait aussi son lot de succès, mais restait toutefois inférieur à celui du hnefatafl d'ascendance scandinave. Divertissement ancestral, il se pratiquait sur un tablier de 11x11 cases. Deux camps s'y affrontaient : les attaquants représentés par des pions noirs ou marrons et les défenseurs aux pions blancs. Le campement royal se situait au centre du tablier, formé par souverain assis sur son trône et entouré de ses guerriers. Les pions noirs étaient quant à eux positionnés sur les cases extérieures du plateau. Le but était pour eux de capturer le roi tandis que les défenseurs, se devaient de faire fuir les assaillants vers l’une des quatre cases de coin. Les pions prenaient la forme de vikings, de chevaliers et d'archers chrétiens. Certaines versions avaient aussi la spécificité d'afficher des pions prenant l'apparence de saints ou d'anges, offrant une défense plus forte que celle d'une unité classique. Le hnefatafl restait tant un jeu qu'un support de récits légendaires, religieux ou historiques.

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* plus ou moins synonyme de jeu de levée
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Au Thorval : les sports.
11 août 2031

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Scènes de knáttleikr et de glima.

Le sport est une activité amateur et à ce jour, il n'existe pas d'exemples connus d'athlètes rétribués au nom de la pratique sportive. La professionnalisation d'un loisir, d'un divertissement, est considérée telle une aberration et l'on comprend mal les pays étrangers faisant du sport un levier de communion nationale ou une vitrine à leur propre gloire, voir à celle d'une idée. Pour toutes ces raisons, les Thorvalois ne donnent que peu d'importance aux compétitions internationales, et préfèrent les tournois locaux entre villages ou entre villes. En terme d'infrastructures sportives, le royaume est un désert, et les peuples qui y vivent n'en demandent pas car les sports appréciés peuvent se faire sans.

Le premier est le knáttleikr, sport purement norroise dont la soule tire probablement ses origines. Un matche de knáttleikr oppose deux équipes de deux joueurs ou plus. Chacune est composée d'un capitaine et des individus les plus forts du village, rassemblés le jour même sans autre forme d'entrainement ou d'organisation. La partie se déroule sur un terrain dont les dimensions sont fixées par les équipes participantes. Il en va de même pour la durée. Le but du jeu est de marquer plus de points que l'adversaire en envoyant/amenant la balle (dure) dans la base adverse à l'aide d'un bâton (ou non), ou bien d'atteindre la base le premier. Néanmoins, l'usage des mains n'est pas exclut et à vrai-dire, tout est permis pour recouvrir la balle et atteindre le but. Cela donne lieu à de superbes mêlées homériques, anarchiques et brutales. Le rôle de l'arbitre – il y en a un – est de donner le coup d'envoi, siffler la fin, et éventuellement gérer les gros accidents de jeu (traumatisme crânien, membres cassées). Les responsables peuvent alors être expulsés vers le banc des pénalisés, bien que cela soit rare. On ne sort pas indemne du knáttleikr. Les campagnards en sont friandes, la noblesse guerrière aussi.

A la deuxième place se tient le glima. Celui-ci est une vieille forme de lutte scandinave à mains nues. Similaire à la lutte classique dans ses formes, elle ne connait pas les soumissions et la force physique n'est rien sans l'intelligence, l'équilibre, la dextérité et la technique. On cherchera toujours à se saisir de la tête de l'adversaire et le cas échéant de ses jambes.

Troisièmes plus ou moins ex-æquo arrivent des sports aussi variés que l'aviron, la voile et le tournoi (comprenant de nombreuses épreuves). Outre les disciplines citées précédemment, aucune autre ne semble percer.
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Au Thorval : le système fiscal.
A ce jour,

Les noms sont traduits en français. Prélevés surtout en nature.

Impôts et taxes perçus par les vassaux, les arrières vassaux, la reine en ses terres et les villes. Pas de fiscalité nationale !

Droit des métiers, payable annuellement au Grand (province) si revenu il y a. Les taux ne sont pas progressifs, mais varient selon les lieux :
Revenus artisanaux et marchands : entre 1,5 et 10%.
Tonlieu provincial : droit seigneurial perçu par un Grand sous forme de péage sur les marchandises transportées lors du passage d'un fleuve (pont, bac), d'une colline ou de tout autre symbole marquant le point d'entrée dans la province (douanes intérieures provinciales). Variable.
Tonlieu étrangère : droit seigneurial perçu par les Margraves et les Grands des littoraux sur l'importation et l'exportation de marchandises dans le royaume. Variable.
Droit de commune : droit seigneurial dû au Grand correspondant à un pourcentage variable du budget annuel des villes sises dans son fief.
Taxes portuaires : droits seigneurial d’amarrages dû au Grand. Selon le port et le navire, hors ville.

Cens : redevance foncière dû au seigneur local1 sur les censives. Montant faible et symbolique. Variable.
Tonlieu : droit dû au seigneur local1 pour l'étalage des marchandises sur les marchés, et le transport de marchandises sur des points de passage (pont, bac...) marquant l'entrée de la seigneurie (douanes intérieures locales). Variable.
Dîme : contribution annuelle locale pour le soutien d'une paroisse, à hauteur de 1/100, 1/90, 1,80, 1/70, 1/50, 1/30, 1/17, 1/16, 1/15 ou 1/10 des récoltes.
Surcens nouveau : redevance foncière dû au seigneur local sur les édifices bourgeois en milieu rural. Variable mais élevé.
Péage local : droit dû au seigneur local1 pour l'usage de certains sols agricoles. Variable.
Droit de pesage : droit dû au seigneur local1 en quelques endroits sur les marchandises qui se pèsent sous les halles citadines. Variable.
Banalités : droit dû au seigneur local1 sur l'usage d'un moulin ou d'un four banal. Ces infrastructures ne sont toutefois que moyennement courantes. Variables.
Champart : droit dû au seigneur local1 qui consiste au prélèvement d'une part de la récolte sur les censives bourgeoises. Variable.
Taille : droit dû au seigneur local1 pour la protection offerte aux clans du domaine. Assise par famille, le montant est fixe ou arbitraire. Variable mais généralement peu élevé. La pauvreté apparente est prétexte d'exemption, tout comme le service d'arme au château par les paysans.
Lods et ventes : droit dû au seigneur local1 quand un paysan quitte sa terre pour vivre en ville. Variable et élevée.

1 payable au corps municipal en ville
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Introduction aux services d'espionnage.
A ce jour,

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Le Hvisker Orden (Ordre des Murmureurs) est une confrérie d'espions remontant au XIIIe siècle. Indépendante à ses origines, elle offrait ses services aux rois et aux seigneurs, variant ses allégeances au gré des sursauts militaires et politiques, devenant rapidement puissante et très riche. Au XVIe siècle, le roi Geirleikr II lui confisqua tout ses avoirs et la soumit à son service exclusif. Aujourd'hui, la confrérie travaille officiellement toujours pour la Couronne, même si la personne royale ne s'implique, ni ne donne de consignes depuis 1723, confiant coutumièrement la tâche au Grand Chambellan de Thorval, responsable et devant répondre des actions entreprises.

Hvisker Orden est friand de son pré-carré mais doit faire avec la surveillance morale du Grand Chambellan. Ses spécialités, comme l'indique sa devise latine SCIMUS « Nous savons », sont la collecte d'informations, les enquêtes, les filatures. En ce sens, la confrérie a aussi des capacités d'infiltration ; elle recrute ses agents à quatorze ans, les éduquent et les entraînent de manière à ce qu'en mission, ils se convainquent eux-mêmes de la véracité de leur personnage de couverture. Les membres cachent leur réelle identité derrière des pseudonymes de grands hommes ou d'animaux. De manière générale, le H.O entretient un voile de mystère autour de lui.

Grand Maitre : Poul VIII, Grand Chambellan de Thorval
Murmureur supérieur : Træegern

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Les messages liés aux services spéciaux seront postés dans ce topique.
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Au Conseil de la Reine.
27 août 2031,

Marie se trouvait assise sur la grande cathèdre au fond, alors que plusieurs personnages habituels du Conseil l'entouraient. La réunion se tenait en matinée du 27 août, à quelques jours de la fête des moissons qui s'annonçait joyeuse grâce aux bonnes récoltes !


« Ce nouvel Esdit, Marie Reyne, est stupéfiant. Rares sont ceux qui prêteraient tel audace à une personne si jeune et inexpérimentée, s'étonna le Chancelier Martin Petersen.
– En effet et je crains, ma reine, que vous ne risquiez de sérieux troubles seigneuriaux en le publiant, prévint le Grand Chambellan.
– Nostre père nous mit longuement en garde contre les dangers qui nous attendaient. Renoncer à ce texte serait nous constituer prisonnière de nos propres vassaux, répondit la reine Marie.
– Vous avez mon soutien, ma Reyne. J'appliquerais pleinement vos décisions en mon fief ! Déclara fièrement et dévotement Mathias V de Sidstehøjborg, margrave et Connétable de Thorval. Cependant, Poul, vostre fidèle, dit juste. Je vois au moins deux grands seigneurs rechigner à appliquer l'Édit.
– La solution, réfléchit le Chancelier, serait peut-être de patienter jusqu'à vostre sacre. Dès lors, il serait moralement plus difficile de vous désobéir. Le comte d'Engegaard et le duc Jesper IV sont turbulents mais restent de francs catholiques dotés d'un certain sens de l'honneur.
– Alors nous attendrons le moment juste, selon vos bons conseils monsieur, trancha Marie III.
– Voilà une sage décision, approuva le Grand Chambellan.
– Si besoin est, nous aimerions aussi compter sur nostre capitaine pour être nostre champion, annonça calmement la reine en direction du chef de sa garde, Söfren de Gammelkirke.
– Avec joie Ma Dame, s'empressa ce dernier.
– Une affaire rondement menée. Bien, souhaitez-vous que nous évoquions vos épousailles ? Je suis tombé d'accord avec vostre mère sur le fait qu'il vaille mieux vous trouver un gentilhomme étranger. Le Thorval a terriblement besoin d'alliés. Et qui-a-t-il de plus solide que les liens du sang ? »
Votre candidat (Par MP) a écrit : Nom :
Age :
Noblesse :
Consanguinité : ligne collatérale à partir du huitième degré (alignée sur le vieux droit canon)
Religion : catholique (sinon il faut procéder à un baptême)
Caractère :
Idées politiques :
Compétences militaires :
Autres descriptions :
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Les courants de pensées.
A ce jour,

L'absence de partis politiques est évident et permet la présence d'opinions, de courants de pensée et de fidélités personnelles. La situation des courants est changeante par nature au gré de l'actualité et l'on se trouve dans l'un ou l'autre camps soit par conviction, soit par intérêt familial.

Les dynastes
Courant ancien, les dynastes souhaitent défendre le rang de la Suzeraine vis-à-vis de ses feudataires mais aussi à l'international face au Saint-Empereur. Ils croient profondément au principe royal, justicier, arbitre impartial, serviteur de Dieu, garant du Bien Commun et de sa poursuite. Pour se faire, les gens de la ligne dynastique prônent un roi pleinement respecté, fort dans ses attributions régaliennes mais respectueux d'une juste décentralisation, du principe de subsidiarité et des libertés locales. Les corps intermédiaires sont bien perçus.
Influence au Conseil : Forte
Influence au sein des peuples : Forte chez les peuples urbains, moyenne dans le haut clergé et la grande noblesse, faible chez la petite noblesse et chez les peuples ruraux.
Personnalités importantes : Poul VIII de Højgård (Grand Chambellan de Thorval), Martin Petersen (Chancelier de Thorval), Mathias V de Sidstehøjborg (Connétable de Thorval), la dame Margrethe (reine mère)

Les féodaux
Le courant des féodaux entend défendre la puissance de l'aristocratie et l'ordre féodal face aux possibles velléités des dynastes. Ils soutiennent le maintien des seigneuries, tant dans leurs réalités foncières (sols) que banales (dévolution de pouvoirs publiques, autonomie). Pour ce dernier aspect, les seigneurs, quelque soit leur courant, s'intéressent surtout au droit de justice, au droit de police, au droit fiscal et au droit de commandement militaire. Quand au reste des compétences autonomes, ils ont d'autre chats à fouetter. C'est pourquoi, en pratique, les villages bénéficient d'une autogestion et d'un auto-gouvernement très large dans de nombreux domaines, sans que personne ne vienne interférer.
Influence au Conseil : Nulle
Influence au sein des peuples : Moyenne dans la grande noblesse.
Personnalités importantes : Jesper IV d'Ulvlund, Ragnar III d'Engegaard, Bjørn de Fårbjerg (prince et oncle de Sa Marie)

Les ultramontains
Les partisans de la ligne ultramontaine désirent que le royaume prenne position en faveur du Saint-Père et devienne le premier défenseur de l'Église catholique. A cet agenda s'ajoute une diminution des libertés accordées à l'église catholique locale, ainsi qu'un frein, du moins partiel, aux superstitions ayant cours à la campagne et au sein de certaines couches de populations citadines. Ne rechigneraient pas à s'entendre avec les dynastes.
Influence au Conseil : Nulle
Influence au sein des peuples : Moyenne dans le haut clergé, faible dans le bas clergé.
Personnalité(s) importante(s) : Mgr Mikkel Enarsen, évêque de Valborg

Les fidéistes
La famille des fidéistes regroupe des individus dépolitisés ou non-politisés, se désintéressant des luttes géopolitiques, idéologiques et hégémoniques. En contrepartie, ils vouent une confiance sans faille à Dieu et à la Reine sans se poser davantage de questions. Tournés vers le familier et l'immuable, les fidéistes ont leur clocher pour seul horizon temporel.
Influence au Conseil : Nulle
Influence au sein des peuples : Forte dans le bas clergé, la petite noblesse et chez les peuples ruraux, faible chez les peuples urbains.
Personnalités importantes : encore à découvrir
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Droit coutumier.
A ce jour,

Le système juridique thorvalois s'appuie fortement sur le droit coutumier. Ses dispositions, orales et consacrées par l'usage, régissent la vie sociale, les relations entre les personnes, les formes de possession et d'usages des sols, les héritages, les impôts, les droits et prérogatives des différentes communautés en matière politique, civile et criminelle, etc. Bref, dans un large éventail de domaines. En droit écrit, on trouve le Codex Canonum représentant le droit canon propre à l'Église catholique au Thorval (du fait de son autonomie et de ses spécificités).

Droits fondamentaux :

Liberté d'expression : Pas de loi écrite, acceptée par les coutumes avec le droit au calomnié de défendre son honneur par le duel.
Liberté de culte : Pas de loi écrite. En dehors de la religion d'État (qui possède des privilèges propres), les coutumes ne l'accordent qu'aux religions reconnues (croyants dotés d'un lien historique avec le territoire et visiteurs — artistes, scientifiques, professeurs — selon les circonstances).
Liberté de rassemblement : Pas de loi écrite, les coutumes l'accordent sans condition.
Liberté d'association : Pas de loi écrite, les coutumes l'accordent sans condition.
Droit des femmes : Pas de loi écrite, les coutumes ne voient pas de différence entre une femme et la Vierge. La première doit être pleinement respectée. Modèle familial basé sur le clan, les liens de parenté et de sang, non l'autorité du père.
Droits des animaux : Pas de loi écrite, les coutumes s'inspirent de la Somme Théologique de St Thomas d'Aquin expliquant que les animaux possèdent une « âme » dans le sens d'un esprit de vie. Ils ne sont donc pas des meubles disposables.
Droits des enfants : Pas de loi écrite, les coutumes s'inspirent du catholicisme et protègent les enfants du labeur et de l'avortement.
Héritage : Pas de loi écrite, les coutumes le régissent. Bâtard exclut partout.
Grèves : Pas de loi écrite, les coutumes l'accordent sans condition.
Esclavagisme : Pas de loi écrite, les coutumes l'interdisent et le punissent.

Législation sur les mœurs :

Mariage civil : inconnu.
Adoption : Pas de loi écrite, les coutumes reconnaissant la possibilité à un clan d'adopter.
Contrat d'affrèrement : Reconnu et permis par les coutumes. Le contrat d'affrèrement, souvent oral, permet à deux ou plusieurs hommes de clans différents de fraterniser (devenir frères) et de vivre sous le même toit, y partageant la bière, le pain et la bourse. La situation est passagère ou dure bien plus longtemps. Il ne s'agit pas d'un mariage mais d'une fraternité. La chose est ouverte aux femmes depuis le XIIIe siècle. L'état d'esprit de ces contrats est le même que celui de l'adoption clanique (création d'une parenté non-biologique).
Relations sexuelles hors-mariage : Pas de loi écrite, les coutumes inspirées de l'Église reprouvent mais laissent le clergé s'occuper des repentances au cas par cas si confession.
Divorce : Voir mariage civil. Mariage religieux : nullité prononçable par un tribunal ecclésiastique.
Adultère : Pas de loi écrite, les coutumes inspirées de l'Église interdisent mais laissent le clergé s'occuper des repentances au cas par cas si confession.
Polygamie : Pas de loi écrite, les coutumes inspirées de l'Église interdisent mais laissent le clergé s'occuper des repentances au cas par cas si confession.
Mariage consanguin : Autorisé à partir du huitième degré collatéral par le Codex Canonum.
Contraception : Pas de loi écrite, les coutumes inspirées de l'Église réprouvent.
Avortement : Pas de loi écrite, les coutumes inspirées de l'Église interdisent car considéré comme un infanticide. Le praticien encourt une variété de peines locales très sévères. En cas d'avortement, la femme a possibilité de se repentir à l'Église, sinon jouit d'alternatives pour ne pas avorter : soutien communautaire, conseils, laisser l'amour maternel faire son œuvre et sinon, placer l'enfant à l'orphelinat, dans une communauté religieuse ou au sein de la parentèle. Dans les faits, l'interdit est contourner par les médecins quand la vie de la femme est gravement en danger.
Euthanasie : Pas de loi écrite, les coutumes sont ambiguës sur la question. Achever un mourant sur le champs de bataille ou un cheval blessé est perçu comme honorable.
Homosexualité : Pas de loi écrite, les coutumes inspirées de l'Église réprouvent. Toutefois, celles-ci ne punissent pas et condamnent la traque. Laissent le clergé s'occuper des repentances au cas par cas si confession.
Exhibitionnisme : Pas de loi écrite, les coutumes inspirées de l'Église interdisent l'exhibitionnisme en tant que viol des bonnes mœurs. Variété de peines locales.
Prostitution : Pas de loi écrite, les coutumes inspirées de l'Église interdisent la prostitution. Œuvre de soutien aux prostitués, traque sans pitié des maquereaux. Variété de peines locales lourdes pour ceux là.
Pornographie : Pas de loi écrite, les coutumes inspirées de l'Église interdisent la pornographie en tant que viol des bonnes mœurs. Variété de peines locales lourdes.
Pédophilie : Pas de loi écrite, les coutumes inspirées de l'Église interdisent la pédophilie en tant que viol des bonnes mœurs. Variété de peines locales lourdes.
Zoophilie : Pas de loi écrite, les coutumes inspirées de l'Église interdisent la zoophilie en tant que viol des bonnes mœurs. Couramment, Le zoophile est banni de la communauté.
Jeux de hasards : Pas de loi écrite, les coutumes inspirées de l'Église interdisent en tant que secteur vénale. Variétés de punitions locales lourdes. Largement tolérés entre amis.
Concession individuelle perpétuelle (tombe) : Pas de loi écrite, les coutumes ne la garantissent pas. Usage des caveaux familiaux.

Autre :

Fraternités, communautés, etc : Voir liberté d'association.
Société secrète : Pas de loi écrite, les coutumes ne s'y opposent pas mais les frères doivent avouer publiquement leur appartenance s'ils désirent exercer une fonction régalienne.
Consommation d'alcool : Pas de loi écrite, les coutumes ne s'y opposent pas.
Consommation de tabac : Pas de loi écrite, les coutumes ne s'y opposent pas.
Consommation de drogue : Pas de loi écrite, les coutumes sont vagues.
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« Il faut pardonner à ses ennemis mais pas avant de les avoir pendus. » Proverbe thorvalois.

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Zaldo
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Re: Fenêtre sur le pays

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Les petits papiers de la reine mère.
27 septembre 2031, (antidaté)

Ces dernières temps, la reine mère [Margrethe] se démenait afin de choisir le meilleur partie pour sa fille. Et depuis que celle-ci visitait l'Arsois, à l'invitation de l'empereur, Margrethe tenait également en respect les potentiels frondeurs, panier de crabes au sein duquel se trouvait rien de moins que le fier Ragnar III d'Engegaard. L'aura de femme forte dont jouissait la reine mère n'avait rien d'exceptionnel car l'histoire thorvaloise était elle-même parsemée de ce genre de dames, de filles influentes voir surpuissantes. Encore aujourd'hui, la gente féminine pouvait s'adonner à presque toutes les activités des hommes : écrivain, savante, maitresse (corporation), SEIGNEUR. La piété vers la Mère de Dieu mélangée aux principes chevaleresques, irriguant toujours la société, conduisait le pays à vénérer la femme. Notons aussi que la famille ne reposait pas sur l'autorité du père mais les liens de parenté et du sang, élargie (tout le "clan").

Avant d'explorer plus en détail les prétendants à la main de Marie, Margrethe voulut s'assurer qu'aucun problème de consanguinité n'existait et se plongea longuement dans les arbres généalogiques. Le doute fut assez promptement levé pour les courtisans norrois, devant le peu de liens et d'alliances matrimoniales entretenus avec le monde païen. Cela prit un peu plus de temps pour les prétendants latins dans la mesure où ils étaient tout deux d'Arsois, comme la reine mère issue de la noblesse Annessonaise.



« Michele-Amedeo di Tignezzi. Un garçon mature dont les racines remontent potentiellement à une famille de chevaliers croisés tombée en pauvreté. Ses convictions – opportunisme et autoritarisme – pourraient être très utiles aux cotés de Marie, et son caractère jovial lui apporterait sans doute grand bonheur. Si nous retenons Michele-Amedeo, il nous faudra appuyer ses revendications à Tignez afin de redonner un peu corps à sa noblesse. Au rang de ses défauts, nous plaçons son âge – de dix huit ans l'ainé de Marie – et les régulières enquêtes menées contre les Di Tignezzi pour de possibles trafics de drogue en Nazalie.

Varwin Serre-de-Faucon du Vonalya et Bjørn Patte-d'Ours de Christabard. Nous les avons regroupé car sont au fond des enfants assez similaires : de caractère francs, entiers et bon vivants, défenseurs de l'ordre traditionnel et d'une monarchie forte sans détruire les libertés locales, guerriers ayant déjà portés les armes. Bjørn Patte-d'Ours a en plus l'importante qualité d'être un pieux catholique, d'un naturel proche des faibles et dévoué, protecteur et aimant vis-à-vis de son épouse. Nous ne voyons aucun réel défaut ni chez l'un ni chez l'autre. La question est donc : devons-nous affaiblir nos liens avec la latinité au bénéfice de l'endogamie norrois ?

François-Régis de Foulcahier. Nous avons devant nous le frère de l'empereur Raymond, clé de voute d'une potentielle grande alliance politique destinée à redorer le blason cabossé de la Chrétienté. Cet enfant fut très jeune élevé dans le cadre politique et apparait comme le champion de l'ordre traditionnel en Dytolie. On le dit aussi proche du parti dévot en Arsois et ses capacités aux armes semblent tout à fait prometteuses. Le défaut de François-Régis réside essentiellement dans sa personnalité effacée, alors que Marie aurait plutôt besoin d'un époux présent et pugnace.

L'heure du choix approche, nous espérons fiancer et marier Marie juste avant l'interdit de l'Avent sinon, fin décembre 2032*.
»

* Le calendrier commun est de style nativité. ^^
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Zaldo
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Le quotidien politique d'un humble village.
12 octobre 2031,

Chaque dimanche après la messe, les habitants de Stortheste, communauté paysanne de quelques cent trente âmes, se regroupaient devant le parvis de l'église romane, exemple de l’indissociabilité absolue entre l'utile et le beau dans l'architecture romane, témoignage par ailleurs de la pauvreté vraie, celle qui était magnifique, éveilleuse d'âme et devant laquelle le voyageur se figeait pour contempler. Son opposé était la pauvreté nue, épurée, sans vie et sordide. La qualité indéniable du romane et du gothique se trouvait dans le puits sans fond qu'ils renfermaient, dans les possibilités infinies d'imagination, de re-création et de réinvention. Devant un chapiteau, l'artisan sculpteur laissait libre-court à sa pensée et à ses trouvailles sans que des canons trop fixes ne viennent le gêner. Les bâtisseurs de Cathédrales étaient des géants, leurs successeurs étaient sur leurs épaules. Ils possédaient leurs expériences et par leurs haute position, découvraient de nouveaux horizons et pouvaient voir plus loin qu'eux ! Jamais de copie et d'imitation car c'était à chaque génération ou époque, non pas de fixer ses propres critères du Beau ou de croire que la quintessence fut déjà atteinte, mais de poursuivre la quête du Sublime dont le terme ne viendrait vraisemblablement qu'à la Fin. Cette église était le plus précieux patrimoine collectif que Stortheste avait, bâtit au milieu des chaumières à colombage, entourées d'une mer de parcelles cultivées, de prairies et de bois. Même le tavernier ou le forgeron travaillaient un tant soi peu la terre. Lors de la saison morte, on s'adonnait chez soi, qui au travail de la laine, qui à la vannerie, qui à la tonnellerie, qui encore au soin des bêtes et des cultures. La grande tracasserie de la communauté était la maladie qui revenait souvent. Désavantage de la vie naturelle et paysanne. On se situait loin de toute zone urbaine – peu répandues au demeurant – au sud-ouest de la province de Treenigheden, sur la plaine vallonnée des Martyrs [traduit dans le texte].

Le curé parlait devant la communauté réunie :

« Ce que nous devons décider, c'est vers quoi iront les cent nouveaux hectares du bosquet de Friskkilde, patoisa l'homme d'église.

– Qui est pour les confier à un homme d'argent en vue de futurs aménagements ?

Personne ne leva la main.

– Qui est pour l'ajouter au domaine foncier seigneurial ?

Derechef, pas de réaction.

– Qui est pour le partage individuel au sein de la communausté ?

De premières mains se levèrent.

– Qui est pour que ces bois reviennent aux biens commusnaux ?

Simultanément, une multitude de mains se levèrent. Victoire au 3/4. Le clocher retentit un coup.

– Mes bons amis, nous allons... »

---


Les diverses sortes d'assemblées, toutes issues des usages consacrés par le temps, sont :

La bondeting, littéralement assemblée paysanne. Il s'en trouve une par village et revêt deux aspects, l'un suffragant et l'autre auto-gouvernemental. Le premier se traduit par l'exemple ci-dessus alors que le second est une réunion des gens choisit par les paysans, souvent des proches ou des personnes de confiance, pour administrer les affaires locales issues d'un long faisceau de chapitres tel que les communaux, la moisson, le curage des fosses, l'écolatre, la sage-femme, mais aussi la justice et l'impôt. Le prêtre y participe par tradition.

La borgerligting, littéralement assemblée de bourgeois. Il s'en trouve une par cité, et fonctionne comme le bondeting sauf que le bourgmestre est omniprésent, que les représentants s'appellent les échevins et que les volets de préoccupations sont différents de ceux des campagnes. Les votes s'effectuent sur le parvis de la cathédrale ou devant le beffroi, selon les coutumes. Le borgerligting peut également s'appeler corps municipal.

La lavting, littéralement basse assemblée. Chaque province en est dotée. Elle se réunit chaque trimestre en un endroit traditionnel (prairie, grande église paroissiale, arbres) et se compose de représentants élus spécialement pour l'occasion par les villages et les villes afin de discuter, proposer, voter sur les affaires touchant la province.

La højting, littéralement haute assemblée. Ce sont les États-Généraux durant lesquels se réunissent extraordinairement les trois ordres de la société, par l'intermédiaire de délégués nommés pour l’évènement. L'assemblée est convoquée sur décision de la suzeraine dans des conditions périlleuses afin de statuer sur des questions délicates (crise politique, endettement, impôt royal, guerre, décision diplomatique majeure). En 1700 ans d'histoire, la højting fut convoquée soixante quinze fois. La dernière remonte à décembre 2030, et décida de sortir le royaume de l'isolement volontaire.

Les délégués aux différents échelons tiennent un mandat impératif et ne sont pas rémunérés/dédommagés/avantagés en nature. Juste de la gratitude ou le courroux si les choses se passent mal.

Dans tout le royaume, les administrations et la bureaucratie sont très légères, on les dirait même inexistantes par endroit. Les gens sont laissés tranquilles.
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Les petits papiers de la reine mère.
28 octobre 2031,

Un prétendant de dernière-minute, Britton, s'était avancé pour la main de Marie. L'opinion de la reine-mère ci-dessous :

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« George Owen Sinclair, portant le titre honorifique de comte de Yanaon, du nom de l'ancien comptoir commercial Britton en Roumalie. De ce que nous voyons, c'est homme de lettre cultivé, parlant couramment quatre langues et possédant ce qui semble être une impressionnante collection d'ouvrages philosophiques. Titulaire d'une licence mandarinale, Sinclair a en outre obtenu un diplôme d'histoire à Université de Lanfair, après être passé par l'Institut royal d'Artillerie, où il fut recommandé au grade de capitaine. On le dit sémillant, persévérant et franc, ce qui n'est pas de trop dans nostre royaume. Au titre de point faible, nous citons principalement sa noblesse honorifique qui hélas ne nous apportera d'influence ni en Roumalie, ni en Brittonie. »

HRP: pour d'autres candidats de dernière minute, c'est ici (cliquez) : remplissez le formulaire et envoyez le moi par MP !
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Re: Fenêtre sur le pays

Message par Zaldo »

On sort les plans terriers !
6 novembre 2031,

La salle du trône connaissait ce jour là l'agitation coutumière des audiences publiques. Ne disposant ni d'une étendue très grande, ni d'un faste ostentatoire à faire pâlir d'envie le plus puissant des orpailleurs, le lieu impressionnait malgré tout les visiteurs grâce aux vitraux ornant les fenêtres, les fresques peintes sur les murs, les blasons et les bannières. Au bout de la pièce, posé sur une estrade légèrement surélevée, on apercevait le trône. Construite au VIe siècle puis façonnée ensuite, la cathèdre royale était de chêne dans un style gothique. Le bois avait de chaque coté été sculpté afin d'y faire respectivement apparaitre le Baptême du roi Saint Olaf, et le Christ en croix pris dans les branches d'Yggdrasil d'un entrelacs norrois. Le piètement était sobre d'ornement, en dépit de quelques projets le concernant, au XVIIe, abandonnés par la suite. A un mètre sur la droite de la première cathèdre se tenait une seconde, réservée selon les règnes à la reine consort ou au prince consort. Celle-ci était désespérément vide en ce moment.

La matière du jour relevait d'une importance ni triviale, ni secondaire mais capitale : le foncier, la possession, l'usage. La Reine voulut le traiter en personne et trônait sur son siège depuis l'aurore, recevant les paysans un par un, même si la plupart se montraient en petits groupes. Le Grand Chambellan triait au mieux les plans et les amenaient à l'attention de Marie au besoin. Les documents renvoyaient à la répartition foncière locale, et le traitement de la question pour les autres terres du domaine fut confié aux arrières-vassaux, ou à des baillis.

« S'il vous plait, approchez, demanda la reine Marie aux quatre paysans présents, trois jeunes et un dernier plus vieux, visiblement de la mesme famille.

Ces derniers franchirent d'un pas hésitant le marche-pied, afin de voir le plan que la jeune fille tenait dans ses mains.

– Ces terres de 10 tønde, montra-t-elle en parcourant le tracé du doigt, este-ce les vostres ?
– Oui, Marie Reyne. Nous y habitons et les cultivons depuis des générations, informa l'ancien s'appelant Jørn.
– Bien. A partir ce jour, nous ne vous en resclamons plus auscune redevance.
– Vous voulez dire que...
– Oui, mestre l’alleustier, coupa la suzeraine le sourire aux lèvres.

Ils se tinrent figés quelques instants, bouches bées, les yeux écarquillés, avant de se rependre en innombrables remerciements, reconnaissances et acclamations. Le vieux père manqua de peu la syncope. C'était réel.

– Vostre joie nous comble de bonheur ! En retour, pouvez-vous nous promettre une chose ?
– Tout ce que vous voudrez, Maistresse ! Clamèrent les petites gens.
– Ces champs et ses jardins sont les vostres. Continuez à les labourer, à les semer et à les mestre en valeur avec le vostre bon sens, comme depuis des générations.
– Nous vous le jurons sur Sainct Erland, Marie Reyne. Quitter ces terres, se détacher du lien, c'este perdre son âme.

Et c'est ainsi que la journée se poursuivit, voyant de petites censives du domaine royal devenir des alleux paysans. Bientôt, la reine espérait étendre la marche à tout son royaume, mais rien n'était sûr face à ses vassaux.
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