Westrait One

Répondre
Avatar de l’utilisateur
Viktor Troska
Messages : 1179
Inscription : 05 févr. 2020 12:49

Westrait One

Message par Viktor Troska »

Image

Depuis la fin de la guerre civile, la question d'une chaîne de télévision à portée internationale a souvent été mise en chantier, mais les fonds n'ont jamais pu être débloqué pour couvrir l'intégralité de la demande. Finalement au mois de Septembre 2040, après trois années où de multiples prototypes ont avorté, Westrait One naissait. La chaîne est entièrement publique et en langue britonne, bien que la possibilité d'accéder à des sous-titres est disponible. Sa couverture se veut internationale et veut traiter de différents sujets : La plupart sont d'ordres géopolitique, tandis que d'autres sont le plus souvent consacré à l'actualité au Westrait, sa culture ou son histoire. De multiples émissions thématiques sont disponibles au programme et la chaîne s'offre une liberté de ton assez importante, n'hésitant pas à caricaturer volontairement la politique westréenne ou étrangère dans ses émissions.

Avatar de l’utilisateur
Viktor Troska
Messages : 1179
Inscription : 05 févr. 2020 12:49

Re: Westrait One

Message par Viktor Troska »

Image

DAILY MUPPETS

Daily Muppets est une émission politique, qui pratique la satire et la caricature politique avec l'utilisation de marionnettes qui présentent et animent l'émission. Avant d'être sur les grilles de programmes de Westrait One, c'était une émission disponible uniquement sur les chaînes régulières westréenne. Crée au lendemain de la guerre civile, il s'agit de l'une des émissions les plus populaires dans le pays. Si elle fait grincer des dents sur l'ensemble du spectre politique, elle reste une référence dans sa manière de présenter les choses, même en grossissant les traits et en se montrant parfois assez vulgaire. C'est un type d'humour qu'aiment particulièrement les westréens mais qui peine à se faire connaître au-delà du pays pour l'instant.

---

Image

PEPPER PATRICK | « Ce soir nous accueillons Ruad Mac Anrai, le Président de l'Union Démocratique du Peuple qui nous vient directement de Ennis. Bonsoir monsieur Mac Anrai »

RUAD MAC ANRAI | « Salut les cocos ! »

PEPPER PATRICK | « Alors, cette première visite au Westrait qu'en avez-vous pensé ? »

RUAD MAC ANRAI | « C'est bien, c'est bien. Vous êtes un peu comme nous, mais pas totalement quoi. C'est propre, les gens nous disent bonjour. Je pensais qu'il faisait gris et que vous rouliez tous dans des bagnoles pourraves. Ah non, c'est le Bykova ça c'est vrai. J'ai du mal, il y a trop de cocos ces derniers temps... Au moins vous faîtes pas la manche. »

PEPPER PATRICK | « Qu'est-ce que vous voulez dire ? »

RUAD MAC ANRAI | « Bah vous êtes des pauvres normalement, la réussite économique c'est pour nous pas pour vous. Quand je suis allez chez les romanos la dernière fois là, il y en a une dans la rue elle voulait me vendre son poumon pour avoir à manger pour son gosse. La misère humaine c'est un truc de coco normalement ! »

PEPPER PATRICK | « Attendez quand vous parlez des romanos, vous parlez des valdaques ? »

RUAD MAC ANRAI | « Oui, les romanos quoi. C'est pas parce que leur Président s'habille bien que son pays sent pas la merde et qu'on trouve des revendeurs de pièces détachés de bagnole dans la campagne hein. C'est pas parce qu'on est allié qu'on doit pas se dire les choses. »

PEPPER PATRICK | « C'est un peu méchant... »

RUAD MAC ANRAI | « Oh c'est bon la bien-pensance chez les cocos hein. Nous on est civilisé, on respecte la propriété privée et les valeurs de la liberté. Quand un ouvrier ouvre sa gueule, on lui casse un genou, on lui file pas les clés d'un syndicat. Donc poupougne hein ! »

PEPPER PATRICK | « Vous êtes le leader de l'opposition au Président O Morain depuis quelques temps maintenant, pourquoi ce revirement de situation ? »

RUAD MAC ANRAI | « Parce qu'il est complètement con. »

PEPPER PATRICK | « Mais encore ? »

RUAD MAC ANRAI | « J'ai rien d'autre à ajouter, il est complètement con. Il s'excite pour rien parce que trois bougnoules des sables enturbanés refusent d'accepter ce qu'il leur demande. Bon en même temps si les bougnoules des sables refusent d'obéir maintenant, faudra quand même penser à leur apporter la démocratie. Mais plus subtilement. »

PEPPER PATRICK | « Oui, bien sûr... »

RUAD MAC ANRAI | « Quoi ? Votre allié là en Janubie il s'amuse bien à envahir un pays tous les quatre matins et on dit rien. Alors laissez nous taper sur les bougnoules des sables et chacun sera bien chez soi. »

PEPPER PATRICK | « Tout le monde est d'accord avec vous au sein de la CND là dessus ? »

RUAD MAC ANRAI | « Non, mais parce qu'il y a trop de lopettes dans cette alliance c'est pour ça. Le Lorthon qui décide d'élire un bougnoule, la Santogne qui fait élire des cocos... Moi j'aime bien les Slézak, ils ont un bon alcool de patate et ils sont catholiques. Généralement quand on boit ça à la fin, on est tous d'accord. On sait plus ce qu'on a signé ou discuté, mais on est tous d'accord. Alors c'est sûr c'est pas du whisky vieilli sur dix ans, mais on fait avec. »

PEPPER PATRICK | « Vous pensez avoir vos chances contre l'Amiral durant la prochaine consultation électorale ? »

RUAD MAC ANRAI | « J'ai autant de chance d'être élu que Paul Graham chez vous. Savez là, le mec qui essaye d'être pote avec moi après m'avoir traité de tous les noms pendant des mois. »

PEPPER PATRICK | « Au final, vous êtes quand même assez proche de l'Amiral sur pas mal de points... »

RUAD MAC ANRAI | « Non, lui c'est un con je te l'ai déjà dit. Vous vous ressemblez bien là dessus avec lui les cocos, vous pigez rien à rien. Moi j'suis un vrai démocrate. »

PEPPER PATRICK | « Merci d'avoir bien voulu répondre à nos questions, monsieur Mac Anrai. »

RUAD MAC ANRAI | « C'est rien, c'est rien. Dîtes, j'ai gagné ma surprise ? »

PEPPER PATRICK | « Une surprise ? »

RUAD MAC ANRAI | « Bah on m'a dit que si j'étais gentil et puisque je suis ennissois, j'pourrai me taper une lébirienne enroulé dans du papier cadeau pour éviter l'escalade des violences entre nos deux pays. C'est bon j'ai fais de la désescalade, j'ai été gentil donc elle est où ? J'vais la faire sauter comme l'AGR a essayé de me faire sauter, bwahaha ! »

PEPPER PATRICK | « Oh misère, la suite vite... »

Avatar de l’utilisateur
Viktor Troska
Messages : 1179
Inscription : 05 févr. 2020 12:49

Re: Westrait One

Message par Viktor Troska »

Image

WESTRAIT INTERNATIONAL

Westrait International est le principal journal télévisé d'information disponible sur Westrait One. Il traite prioritairement de la situation politique, sociale et économique du pays. Ce programme crée récemment vise à internationaliser et rendre plus facile d'accès certaines informations vitales qui se produisent au Westrait. Un programme jugé hautement nécessaire par la direction de la chaîne qui espère faire sortir de l'anonymat des pans entiers de la vie du pays, rarement accessible si l'on ne s'y intéresse pas de manière plus scrupuleuse, notamment en scurant simplement les journaux nationaux westréens.

---

Image


28 Février 2041

UNE ARRESTATION CAPITALE DANS L'AFFAIRE DES ATTENTATS

Image
Cornelius Wiggins, criminel le plus recherché de tout le pays a enfin été arrêté

CLAUDIA MEREDITH | « Citoyens, citoyennes, bonjour. La principale nouvelle dans l'actualité westréenne est la capture de Cornelius Wiggins, haut cadre dirigeant de la Liberty or Death, organisation contre-révolutionnaire qui avait annoncé il y a peu sa dissolution. Peu d'éléments dans l'enquête jusqu'à présent semblaient mener à la découverte et la capture d'une personnalité contre-révolutionnaire importante, qui travestissait son activité en se parant du nom des Westrean Anarchists Fighting Cells. Cette nouvelle a été confirmée par le Commissaire du Peuple à la Sécurité Publique Patrick Clay, qui a tenu à saluer la capture d'une personnalité recherché depuis longtemps et qui devra payer pour les crimes commis depuis maintenant plus de six années. Ce qui devait être une prise de contact entre des agents infiltrés de la SIB et des membres de l'organisation des WFAC s'est finalement transformé en possibilité de capture et de neutralisation d'un ennemi revendiqué du pouvoir des conseils. Le gouvernement n'a pas tardé à réagir et s'est félicité qu'une telle action ait été réalisée sans qu'aucune perte humaine ne soit à déplorer. Le Secrétaire Général du Comité Central des Commissaires du Peuple Douglas Reed ainsi que le Président du Présidium de la Chambre Populaire Exécutive des Conseils Julius Blackwell ont tout deux rappelé que l'action gouvernemental s'était activité depuis maintenant deux mois afin de trouver qui se trouvait derrière les multiples attentats et par quoi ils étaient motivés.

Désormais, une implication quelconque du mouvement libertaire semble être définitivement levé, puisque les WFAC servaient à priori selon les derniers communiqués du ComPubSafe comme "moyen de couverture pour les actions des contre-révolutionnaires". En effet, les véritables instigateurs des attentats utilisaient la rhétorique des WFAC et du gauchisme international pour essayer de jeter contre le pouvoir des conseils des jeunes hommes et femmes qui n'appréciaient pas le pouvoir actuel en ne le trouvant pas assez "radical". Cette collusion a été sévèrement critiquée par les deux principales organisations libertaires du pays, l'Anarchist Federation ainsi que l' Union of Communist Libertarian Workers, qui voient là dedans un symptôme dramatique d'une dérive chez certains "ultras" qui salissent l'image du mouvement libertaire et de ses réalisations. Ce que les enquêteurs doivent maintenant déterminer, c'est quel Etat est derrière le financement des dernières actions de la WFAC/LoD. Ils espèrent pour cela que les prochains interrogatoires qui seront menés permettront de déterminer quel est l'intermédiaire manquant entre Cornelius Wiggins et le sympathisant de la WFAC qui avait tenté de faire exploser une voiture piégée contre le Congrès des Députés du Peuple. "Si Cornelius Wiggins aime sincèrement son pays" a déclaré le Commissaire du Peuple à la Sécurité Publique, "alors il nous aidera et nous fournira les informations dont nous avons besoin pour ne pas mourir comme un lâche qui a vendu son pays au plus offrant". La collaboration du terroriste et contre-révolutionnaire Cornelius Wiggins reste pour le moment encore à déterminer. Dans la suite de l'actualité [...] »

Avatar de l’utilisateur
Viktor Troska
Messages : 1179
Inscription : 05 févr. 2020 12:49

Re: Westrait One

Message par Viktor Troska »

Image

DAILY MUPPETS

Image


PEPPER PATRICK | « Sans transition, nous avons le plaisir de recevoir madame Abhlach Mhic Grugain, Vice-Présidente de la République Fédérale d'Ennis, chargée des Affaires Étrangères et du Commerce. Bonsoir madame Abh... Vous êtes là ? »

[Mhic Grugain surgit soudainement l'air énervé et fait un doigt d'honneur en se décalant légèrement sur la droite]

ABHLACH MHIC GRÚGÁIN | « JE T'EMMERDE SALE FUMIER ! COMMUNISTE ! »

PEPPER PATRICK | « Quelque chose ne va pas ? »

ABHLACH MHIC GRÚGÁIN | « Oui, il y a encore un de vos con-patriote, en deux mots je précise, qui m'a encore fait un bras d'honneur. Vous êtes vraiment pas civilisés ici, le Président O Morain a raison hein. »

PEPPER PATRICK | « Oui enfin pour l'essentiel, votre visite et votre discussion avec la Commissaire du Peuple aux Affaires Etrangères s'est bien passé, non ? »

ABHLACH MHIC GRÚGÁIN | « Ah, l'autre sauvage là ? Elle m'a fait un laïus pour m'expliquer à quel point ils étaient tous content que les communistes les avaient libérés. Heureusement qu'elle est plutôt mignonne hein, parce qu'autrement elle a rien dans la tête. Libéré hahaha, elle est bien bonne celle là ! »

PEPPER PATRICK | « Certes... Beaucoup de personnes se demandent au Westrait ce qui se passe entre la Dytolie et la Marquésie, le conflit en Cérulée ainsi qu'en Dranavie. Vous pourriez nous expliquer ? »

ABHLACH MHIC GRÚGÁIN | « On fout dehors les bou... les marquésiens et on laisse la Dytolie aux Dytoliens. C'est simple. Les autres ils pleurent "Oui les trésors magnifiques de la civilisation depuis 2000 ans gna gna gna", on veut juste leur péter la gueule, on veut pas leurs œuvres d'arts à la con. »

PEPPER PATRICK | « Qu'est-ce que vous répondez au fait que l'on vous dise que vous manquez de fermeté vis à vis de l'intervention du Kars et de l'Ölan en Dranavie ? »

ABHLACH MHIC GRÚGÁIN | « Je ne vois pas de quoi vous êtes entrain de parler. Les marquésiens règlent les problèmes des marquésiens et nous, on règle les problème des dytoliens. Toutes ces conneries sur faut briser les traités avec la LIM et le Kars, c'est du vent. Ils font les malin devant leur ordinateur à crier partout qu'ils aiment Ennis et qu'il faut protéger les catholiques à l'autre bout du monde, mais ils vont gueuler dans trois semaines quand faudra aller au boulot parce qu'ils seront obligé de pousser leur bagnole à cause du manque d'essence. Petite île grande histoire, mes fesses oui. Petite île et grande gueule surtout, voir grande gueule et petite b... »

PEPPER PATRICK | « Je vous en prie un peu de retenu là, vous parlez de vos propres citoyens quand même ! »

ABHLACH MHIC GRÚGÁIN | « Faut dire la réalité. Vous comprenez maintenant pourquoi on a repoussé les élections ? Parce qu'ils sont tellement débiles qu'ils vont être capable d'élire l'autre communiste de Mac Duib. Fallait faire quelque chose, alors cette guerre tombe à pic. C'est pas plus ridicule que l'autre romano qui se rêve "Empereur Latin" en allant grailler un kebab et qui lâche des vannes à la télé. On est assez complémentaire là dessus faut dire. »

PEPPER PATRICK | « Ce qui pourrait jouer en votre faveur c'est les récents échanges entre l'Ölan et le Gandhari qui ne sont pas vraiment sur la même longueur d'onde à propos du conflit que vous entretenez face à la Ligue d'Apamée... D'ailleurs des pays comme la Sarkhovie et le Txile vous accusent l'un et l'autre de manière sympathique ou non de préférer vous en prendre à des catholiques plutôt que d'aider les catholiques de Dranavie. Comment vous réagissez face à cela ? »

ABHLACH MHIC GRÚGÁIN | « D'abord, je me fiche de savoir que les communistes d'un trou paumé ne sont pas d'accord avec les communistes d'un autre trou paumé. Ensuite, que les Sarkhovites commencent déjà par régler le problème qu'ils ont avec les émo-gothiques fan de black metal à leur frontière là, ensuite ils viendront nous faire la morale. Vous imaginez le conflit entre la Sarkhovie et les Valvatides ? Haha, des meufs siliconés et anorexiques contre des meufs gothiques qui veulent se suicider. On aura au moins le mérite de bien se marrer, haha. Sinon, euh... le Txile ? »

PEPPER PATRICK | « Oui, le Txile. »

ABHLACH MHIC GRÚGÁIN | « C'est en Nayoque, c'est ça ? »

PEPPER PATRICK | « Vous le faîtes exprès ? »

ABHLACH MHIC GRÚGÁIN | « Non vraiment, ça me dit rien. C'est quoi, une annexe du Conglomérat du Caeturia qui lui produit des pastilles contre la toux ? »

PEPPER PATRICK | « Très bien, changeons de sujet si vous le voulez bien. La première intervention avec vos alliés valdaques n'a pas été des plus fameuses... »

ABHLACH MHIC GRÚGÁIN | « Ah non, vous allez pas commencer aussi à dire que notre Président est un fou, qu'il sait pas ce qu'il fait. C'est une erreur humaine, maintenant on a remplacé le problème. Vous faîtes les malins les communistes, mais vous en avez beaucoup vous des vice-amiraux féminins ? Aucun et je suis prêt à le parier ! »

PEPPER PATRICK | « Vous marquez un point... »

ABHLACH MHIC GRÚGÁIN | « Voilà, maintenant vous claironnez moins. Notre intervention a été parfaite, quelques petits problèmes mineurs. Pour la suite, on va employer les gros moyens : Si ils se rendent pas, on va leur balancer notre musique de merde chanté par nos marins à donf, jusqu'à ce qu'ils en aient marre et se rendent. C'est la guerre psychologique, si jamais ça marche pas... C'est vraiment qu'ils ne sont pas humains. »

PEPPER PATRICK | « Une dernière chose avant de vous laisser car vous êtes une personne très occupée... »

ABHLACH MHIC GRÚGÁIN | « Vous seriez pas un peu de vous foutre de ma gueule, là ? »

PEPPER PATRICK | « Absolument pas, au vu de votre rang ainsi que de vos fonctions éminemment importante. »

ABHLACH MHIC GRÚGÁIN | « C'est ce que je disais, vous vous foutez de moi ! »

PEPPER PATRICK | « Mais non, je... »

[Mhic Grugain fait un bras d'honneur avant de disparaître]

PEPPER PATRICK | « Et après on se demande pourquoi tout le monde pense que ce pays est dirigé par une bande d'aliénés... Bon allez la suite ! »

Avatar de l’utilisateur
Viktor Troska
Messages : 1179
Inscription : 05 févr. 2020 12:49

Re: Westrait One

Message par Viktor Troska »

Image

---

Image


31 Mars 2041

FIN DES RUMEURS : YUKIO FUJIHARA EST BEL ET BIEN AU WESTRAIT

Image
La présidente en exil répondant aux questions des journalistes westréens

CLAUDIA MEREDITH | « Citoyens, citoyennes, bonjour. Depuis quarante-huit heures des rumeurs persistantes faisaient état de la présence sur le territoire westréen de l'ancienne présidente Teiko, qui a fuit précipitamment son pays suite aux changements radicaux au sein du pays après le passage du typhon Daichi. En début de matinée, ces rumeurs étaient finalement dissipées puisque le Président Blackwell est apparu devant les caméras des télévisions westréennes accompagné de l'ex Présidente Fujihara. Le Président Blackwell a lu un communiqué expliquant que le gouvernement westréen accordait l'asile politique à l'ex Présidente Fujihara ainsi qu'à une partie de son personnel politique. Le communiqué a également expliqué que le gouvernement westréen se réservait le droit de reconnaître si oui ou non, l'ex présidente Teiko représentait un gouvernement en exil et si il fallait lui apporter un quelconque soutien. De nombreuses personnalités politiques se sont déplacées pour rencontrer la présidente Teiko et lui apporter leur soutien. Devant les journalistes, l'ex Présidente Fujihara a tenu à expliquer les raisons qui ont conduit à la grave crise politique qu'a connu son pays, rendant le passage du typhon Daichi comme un "malheur de plus" qui se serait abattu sur une situation qui était déjà fortement compliquée. Incapable d'agir, avec un gouvernement inexistant et une administration aux abois, le coup de force de la part du Consortium Chikkai n'a quasiment rencontré aucune opposition concrète. L'ex Présidente en exil a également reconnue que la situation actuelle lui incombait partiellement, ainsi qu'au parti politique qu'elle représentait et qui avait passé la fin de l'an passé à se détruire mutuellement.

Après l'annonce de la présence de l'ex Présidente Teiko, l'opposition a déclaré par la voix de Melissa Wilson que le gouvernement westréen ne devrait pas s’immiscer dans des affaires qui ne le concernent pas et ne surtout pas reconnaître la Présidente Fujihara comme étant la représentante officielle d'un gouvernement en exil. Selon la dirigeante du Republican Party, il faudrait commencer par savoir quelles sont les véritables intentions de l'Etat Chikkai avant de prendre une quelconque décision, pour ne pas envenimer des relations par simple opposition idéologique. Le Secrétaire Général du Comité Central des Commissaires du Peuple Douglas Reed a répondu aux déclarations de l'opposition en voulant démontrer qu'il s'agissait d'un travestissement de la réalité et que l'Etat Chikkai avait déjà commencé à tuer toute une partie de la classe politique teiko, sans que cela n'émeuve le monde. Pour le Secrétaire Général, il est dans ce cas là hors de question d'ouvrir des discussions avec un tel Etat et l'ex Présidente Fujihara pourra jouir entièrement de l'hospitalité du Westrait et des droits constitutionnels qui lui permettront de pouvoir vivre dans le pays autant de temps que cela sera nécessaire. Aucune déclaration supplémentaire n'a été faîte du côté de l'ex Présidente Fujihara, qui après avoir accordé du temps aux journalistes westréen, a préféré s’éclipser pour ne plus être sous le feu des projecteurs. Les suites de toute cette affaire restent encore à déterminer. Dans la suite de l'actualité [...] »

Avatar de l’utilisateur
Viktor Troska
Messages : 1179
Inscription : 05 févr. 2020 12:49

Re: Westrait One

Message par Viktor Troska »

Image

---

Image


08 Décembre 2041

YUUJI NAKAGAWA DEMANDE LA NATIONALITÉ WESTRÉENNE

Image
L'ancien premier ministre semble trouver ses aises

CLAUDIA MEREDITH | « Citoyens, citoyennes, bonjour. La nouvelle se confirme, bien que de nombreuses rumeurs circulaient déjà depuis quelques jours : Yuuji Nakagawa, ancien premier ministre de la République du Teikoku, a officiellement demandé sa naturalisation. Celui qui était détenu dans son pays pour une affaire sordide l'impliquant dans des relations avec des prostituées, dont certaines mineures, a été lavé de tout soupçon. C'est tout du moins ce qu'affirme la Cours Suprême Populaire au vue des éléments à charge dans le dossier et des très nombreuses irrégularités dans le traitement de l'affaire au moment où celle-ci faisait la une dans le pays, avant que le changement de régime ne se produise.

L'accueil de l'ancien premier ministre a été soigneusement préparé par le gouvernement westréen, qui s'est d'ailleurs longuement félicité de donner l'asile politique à une personnalité importante et un homme politique de premier plan. Avant de finir en prison et confiné sans possibilité de voir quiconque, Yuuji Nakagawa se voulait être le réformateur du Teikoku. Unissant l'ensemble de la gauche, il voulait mettre en place une politique tourné principalement contre les corporations teikos de l'époque, qui avaient une influence importante sur la vie économique et politique du pays. Les espoirs de nombreuses réformes se sont envolé suite aux accusations portés contre le premier ministre, enterrant sans doute un redressement dans la politique du pays.

Interrogé sur son arrivée au Westrait et sur l'accueil qu'il a reçu, Yuuji Nakagawa a déclaré qu'il ne s'attendait pas à être autant connu ici et qu'il bénéficiait d'un tel soutien, durant son incarcération. C'est très certainement ce qui l'a convaincu de demander sa naturalisation, car un retour dans son pays d'origine semble maintenant plus que compromis. Selon plusieurs sources, il aurait déjà été approché par des organisations politiques qui souhaiteraient faire de lui un porte-parole, peut-être même un dirigeant. Yuuji Nakagawa aurait répondu que pour le moment, sa préoccupation principale n'était pas de s'engager dans la politique westréenne, mais de panser les plaies et de se tourner vers le futur.

Il aurait également concédé ne pas encore connaître "à fond" la vie politique westréenne et qu'il lui faudrait du temps pour s'adapter à son nouveau pays. Ce qui est cependant certain, c'est qu'il souhaite au plus vite être de nouveau actif et pouvoir donner de sa personne, notamment en ce qui concerne son ancien pays : Dans ses cartons, il traînerait l'idée d'écrire un ouvrage traitant des dernières années de la République du Teikoku afin de faire connaître au public westréen et international, les causes et les conséquences de la chute de la république. Il y a donc beaucoup d'interrogations encore, sur le devenir de la présence de Yuuji Nakagawa sur les terres westréennes. Dans la suite de l'actualité [...] »

Avatar de l’utilisateur
Viktor Troska
Messages : 1179
Inscription : 05 févr. 2020 12:49

Re: Westrait One

Message par Viktor Troska »

Image

A LOOK AT THE WORLD

A look at the world est est une émission politique traitement de nombreux sujets, bien que le thème central soit souvent celui de la géopolitique internationale. Plusieurs intervenants participent, exposant leur point de vue et discutant en totale liberté sous l’œil d'un ou plusieurs présentateurs ou présentatrices. L'émission connait une hausse de popularité depuis sa création, notamment à cause de la venue Tobby Newman, journaliste et animateur de télévision connu pour laisser s'exprimer le plus largement les opinions de ses intervenants et intervenantes, tout en abordant des sujets qui ne font pas nécessairement l'unanimité au sein de la politique westréenne. C'est sans conteste le plus grand atout de l'émission.

---

Image

TOBBY NEWMAN | « Citoyens et Citoyennes, bonsoir. Ce soir dans cette nouvelle émission de A look at the world nous nous intéressons aux personnalités politiques de l'année 2041. Qui sont-elles ? Qui s'est dégagé et surtout pourquoi ? Il s'agira bien évidemment d'une étude et d'un échange d'idées qui ne sera pas nécessairement objectif mais qui tentera de faire émerger par nos invités de ce soir, les personnalités politiques les plus importantes de l'année qui vient de s'écouler en nous posant ces quelques questions : Pourquoi et comment ? Nous avons le plaisir ce soir de recevoir Mark Waters, politologue qui participe à de nombreuses revues et dont les analyses sont reconnues nationalement comme d'une grande pertinence. Nous avons également Samuel White, qui est chroniqueur au The Patriot et également un commentateur avisé de la diplomatie westréenne. Enfin Sydney Daugherty, vous êtes écrivaine et vous vous intéressez à la naissance et la chute des hommes et femmes politiques à travers le monde, un thème récurrent dans vos derniers ouvrages paru au cours de ces dernières années. J'aimerai commencer en vous posant cette question : Qu'est-ce qui selon vous fait que l'on puisse être une personnalité politique de premier plan au niveau international ? »

MARK WATERS | « Je dirai qu'il y a plusieurs facteurs. Premièrement la manière de diriger la politique et son gouvernement. Les gens sont attentifs à cela. Ensuite, je dirai la manière d'être. Beaucoup d'hommes et de femmes politiques peuvent être très bon, mais ne dégagent pas nécessairement une sympathie particulière. Troisièmement, l'impact médiatique et c'est peut-être le plus important. On en reparlera sans doute dans la discussion, mais par exemple Petru Ursachi est devenu un maître dans la communication et la manière d'utiliser les médias. Il n'est évidemment pas le seul. »

SAMUEL WHITE | « Je rajouterai pour ma part que le capital sympathie joue énormément. Il suffit de voir par exemple les aventures quasi rocambolesque de la Reine Douairière Adélaïde en Flavie, qui s'est littéralement hissé comme une figure médiatique importante dans le pays certes, mais avec un capital sympathie énorme ! Il y a des manières de faire et certains arrivent à le faire très bien. »

SYDNEY DAUGHERTY | « Les gloires sont souvent très éphémères pour beaucoup d'hommes et de femmes politiques, si l'on regarde bien. Sur un temps long, seul quelques figures émergent tandis que d'autres disparaissent. L'on parlait à l'instant de la Reine Douairière Adélaïde, mais regardez par exemple la descente en flèche d'un Duscéne en Lantanie ainsi que d'un Kéjar au Gandhari ! Alors qu'ils sont au zénith, ces personnes peuvent se retrouver d'un moment à l'autre totalement submergé et finissent par disparaître. Le facteur temps est donc important, très peu de personnalités politiques aujourd'hui arrive à jouer là dessus. Elle existent, mais ce sont des vaches sacrées. »

TOBBY NEWMAN | « Vous faîtes sans doute référence ici au Président Botamba ? »

SYDNEY DAUGHERTY | « Peut-être, mais pas nécessairement nécessairement.Mais oui il colle parfaitement avec cet exemple. Mais il y en aurait d'autre, principalement chez de nombreux souverains. »

TOBBY NEWMAN | « Si vous deviez choisir une personnalité politique pour l'année 2041, cela serait qui ? »

SAMUEL WHITE | « Le choix est compliqué. Je pense que nous sommes d'accord pour laisser le Westrait en dehors de ce choix ? »

TOBBY NEWMAN | « Oui, c'est vrai que je ne l'ai pas précisé mais pour plus de clarté et peut-être d'objectivité, nous pouvons mettre de côté le Westrait. »

SAMUEL WHITE | « Bien. Je pense que mon choix se porterait sur Takeo Komura, Administrateur-Général du Comité Exécutif de l'Etat Chikkai. Il faut reconnaître qu'il a su gérer une crise importante dans son pays, en s'appuyant sur un réseau gigantesque de corporations qui ont été présentes au moment où l'Etat Teiko lui, était à l'abandon. C'est évidemment quelqu'un d'effacé et son poste n'est que purement technique. Mais en très peu de temps, il a réussi à pouvoir remonter la pente et à tourner la page pénible des dernières années pénibles de la République du Teikoku. Le seul point noir, c'est sans doute cette histoire avec Yuuji Nakagawa qui a du rejeter énormément de discrédit sur le Chikkai ainsi que le Comité Exécutif. Mais autrement, nous avons un homme avec une équipe solide. »

TOBBY NEWMAN | « Pour vous, Citoyenne Daughterty ? »

SYDNEY DAUGHERTY | « Sans surprise, je vais partir sur Petru Ursachi. Mon choix n'est peut-être pas exotique et reste très terre à terre, mais on a malgré tout une ascension folle en l'espace de quelques années. Qu'est-ce qui reste à cet homme désormais à accomplir ? Il a vaincu ses principaux adversaires politiques à l'intérieur en décapitant l'opposition du PCUP et même l'opposition tout court... A l'extérieur, c'est la même chose. La Sarkhovie a été neutralisé et peut-être pas de la meilleure des manières nous serons d'accord, la Ligue du Lébira a explosé et ne représente plus une menace. Coup sur coup, il rafle l'organisation de la Coupe du Monde et place ses pions à la tête de l'OMPC. La Dytolie est trop petit pour lui bientôt. »

MARK WATERS | « Pour ma part et je vais sans doute en surprendre plus d'un, je pense que l'homme politique de l'année est sans conteste Brochfael Argall, qui a été tête de liste du Parti Libéral à Ennis. Il est connu pour être un ennemi déclaré du socialisme, donc mon choix peut surprendre... »

TOBBY NEWMAN | « En effet c'est assez surprenant, surtout que vous n'avez pas été tendre avec lui dans énormément d'articles que vous lui avez consacré ! »

MARK WATERS | « C'est vrai, c'est vrai. Mais il faut parfois reconnaître à ses adversaires politiques leurs capacités ainsi que leur sens politique hors du commun. C'est indéniable que Brochfael Argall a réussi à faire du Parti Libéral à Ennis une force politique majeure et incontestable, qui domine désormais dans la vie des idées, ainsi que dans les transformations économiques à venir. Vraiment, je pense qu'il s'agit de l'homme le plus sous-côté de toute l'année 2041. Il ne s'agit pas que d'une étoile filante qui passe dans le ciel, ce monsieur est encore là pour un long moment et il risque de nous surprendre encore cette année. Il a un style particulier, que j'aime bien. Il est franc et direct, un peu franc-tireur. C'est quelqu'un prêt à tout pour accomplir son rêve et transformer Ennis en paradis national-capitaliste. Donnez lui moins de cinq ans et il va le faire. »

TOBBY NEWMAN | « Il y a d'autres noms qui me viennent à l'esprit : Nous pourrions évoqué le Youssouf Botamba par exemple, Eyaz Kéjal en Ölan ou encore Magnuss Løvenskiold... »

SYDNEY DAUGHERTY | « Magnuss Løvenskiold travaille sur le très long terme. Il n'a aucune opposition politique sérieuse face à lui, il l'a même fait arrêté. Si le Jernland est sans conteste un mastodonte économique et technologique, son dirigeant est aussi sympathique qu'une porte de prison. Excusez-moi l'expression. »

SAMUEL WHITE | « Je serai moins catégorique. Je placerai Magnuss Løvenskiold dans le top 5, assez facilement. Avec Petru Ursachi, ils forment un duo qui semble inamovible. Ils se complètement l'un et l'autre : Là où Petru Ursachi se montre beaucoup, fait le show et fait très peuple, Magnuss Løvenskiold est l'opposé de toute cela. On peut ne pas aimer le style, mais l'efficacité est là. De toute manière, le Jernland n'a jamais prétendu être une démocratie, donc... »

MARK WATERS | « Vis à vis de Kéjal et de Botamba, l'un et l'autre sont également très effacé. Kéjal en Ölan n'a à vrai dire pas le temps de faire le show, il a un pays à devoir remettre sur pied. Si on veut le voir, c'est dans les usines , les coopératives ou entrain de visiter des villes et des villages afin de s’enquérir des changements qui s'y opèrent. Ce n'est pas un style peuple, c'est un style populaire tout simplement. Je le placerai dans mon top 3. Sur Botamba... Il a fait bonne figure lors de son interview devant la journaliste valdaque, mais on voit très bien qu'il s'agit d'une fin de règne. Il aurait pu être à mon avis l'homme politique de l'année passée, si il avait décidé de passer la main. Je pense que nous serions tous d'accord pour reconnaître qu'en effet, il aurait s'agit d'un geste hautement politique qui force le respect. Malheureusement, nous connaissons la suite. »

SYDNEY DAUGHERTY | « Son neveu est promis à un bel avenir. Lui figurera sans doute dans les livres d'histoire à côté de son oncle, comme continuateur du Makengo post-Youssouf Botamba. »

SAMUEL WHITE | « Sur Kéjal, je suis d'accord avec les remarques du Citoyen Waters. Il a les atouts pour être un dirigeant de premier plan, mais il ne l'est pas. C'est avant tout un homme de la guérilla, pas un grand politicien. Je pense qu'il se moque pas mal de sa notoriété, des centaines de milliers d'ölanais ont l'électricité et de quoi manger grâce à son action. Il est LEUR homme politique, c'est incontestable. »

TOBBY NEWMAN | « Un mot sur la Lantanie. Le duel entre Méry et Thalmann, qui est l'homme politique de la Lantanie en 2041 ? »

MARK WATERS | « Oh ! Monsieur est joueur ! »

TOBBY NEWMAN | « C'est une question tout à fait sérieuse, rassurez-vous... »

SAMUEL WHITE | « Méry, indubitablement. Pour les Lantaniens, il est celui qui apporte la croissance et la prospérité dans le pays. Thalmann est tout au plus le leader d'un groupe séparatiste isolé dans le nord-est du pays. Dans ce duel, je dirai que Méry gagne stratégiquement là où Thalmann a remporté des victoires tactiques. »

SYDNEY DAUGHERTY | « Thalmann, c'est évident ! Non seulement il participe aux premiers soulèvements, mais il arrive à survivre, briser l'encerclement et mener des troupes d'un bout à l'autre du Tallboden. Il arrive à abattre ceux qui ont été envoyé pour le tuer et il continue son chemin comme si de rien n'était. Si l'on devait choisir un leader politique qui n'exerçait pas de fonction précise, Thalmann l'emporte haut la main pour l'année 2041 ! »

MARK WATERS | « Totalement d'accord avec la Citoyenne Daugherty. Méry est en bonne posture, mais il semblerait que ses accointances et sans doute les pressions qu'il reçoit de la part du Jernland le pousse à agir parfois contre son gré, ce qui le fragilise. Sur le fond, il gagne c'est évident. La croissance est au beau fixe, mais il a vendu son pays à des firmes étrangères. Pour le moment les lantaniens et les lantaniennes ne disent rien, parce qu'ils sont muselés. Sans m'avancer, Thalmann a un avantage : Si il applique la tactique de guérilla sur le plan politique, Méry va perdre son avance. Donc, Thalmann pour moi également. »

[...]

Avatar de l’utilisateur
Viktor Troska
Messages : 1179
Inscription : 05 févr. 2020 12:49

Re: Westrait One

Message par Viktor Troska »

Image

A LOOK AT THE WORLD

Image

TOBBY NEWMAN | « Citoyens et Citoyennes, bonsoir. Ce soir dans cette nouvelle émission de A look at the world nous nous intéressons à la situation actuelle au Zufrana et les tensions internationales qui émergent autour de l'avenir du pays. Entre le dépérissement de l'OMPC et les volontés interventionnistes de plusieurs Etats dans ou autour de la région, le devenir du conflit semble pour le moment plus explosif que jamais. Pour traiter de ce sujet, nous avons le plaisir ce soir de recevoir Mark Waters, politologue qui participe à de nombreuses revues et dont les analyses sont fortement appréciés dans la presse spécialisé ainsi qu'un habitué de notre émission. Nous avons également sur le plateau Nathaniel Hall, journaliste travaillant pour The Masses et très au fait de l'actualité internationale puisqu'il anime une rubrique dans le journal. Enfin nous sommes heureux d'avoir pour la première fois ici Loretta Patton, qu'il n'est plus nécessaire de présenter pour nos téléspectateurs et nos téléspectatrices, mais dont nous rappellerons quand même que la sortie récente de son ouvrage In The Land of The Councils est déjà un best-seller qui s'est écoulé à plusieurs centaines de milliers d'exemplaires à travers le monde. Pour commencer, j'aimerai avoir votre avis sur la situation générale avant de nous focaliser plus particulièrement sur le cas Zufranien. »

MARK WATERS | « L'échec flagrant de l'OMPC doit nous permettre de nous poser la seule et unique question qui vaille : Est-ce que la mise en sommeil de l'organisation va réellement changer quelque chose dans l'actuel rapport des forces à l'internationale ? A mon avis, rien ne va réellement changer. Au contraire, le retour aux bonnes vieilles alliances régionales vont de nouveau se faire et la situation restera inchangé car je tiens à rappeler que l'OMPC n'a jamais réussi à transcender ces alliances ni même à les rendre caduques. Dans le fond, l'OMPC était juste une excuse pour l'Etat du Jernland de montrer qu'il pouvait se poser comme un conciliateur sur le plan international, tant que l'on acceptait de ne pas regarder ce qu'il faisait chez lui. On peut dire que c'est pour le moins raté maintenant. »

LORETTA PATTON | « Je pense que l'on peut directement sauter sur le cas du Zufrana, car il n'y aurait pas tellement de choses à rajouter sur la situation générale outre des généralités. L'on pourrait peut-être se permettre un détour en parlant du Makengo par exemple si cela est possible... »

TOBBY NEWMAN | « Oui parfaitement, rien ne nous en empêche. »

LORETTA PATTON | « Le Makengo et le Zufrana sont sous hautes tensions. Le Makengo va connaître des élections présidentielles qui vont être déterminantes pour l'avenir du système Botamba. Je pense que le clan Botamba aimerait bien que la situation au Zufrana ne soit pas autant chaotique, car il y a de fortes chances que les conflits ethniques déjà présent au Makengo se combinent avec ceux du Zufrana. Ce serait une horreur pour Botamba et une aubaine pour les fédéralistes des deux pays. C'est le premier point. Le deuxième concerne le Zufrana en lui-même. L'hypocrisie des puissances d'Algarbe mérite quand même qu'on s'y attarde. »

NATHANIEL HALL | « Si je peux me permettre, je ne parlerai même pas d'hypocrisie à ce niveau là. C'est tout simplement travestir la réalité. L'on a quand même un représentant officiel de la Byrsa qui nous a expliqué à la tribune de l'OMPC que le Conseil Unitaire du Zufrana avait été légitimement élu et qu'il était de fait représentatif, donc le seul gouvernement avec lequel il fallait traiter. On ne peut que rire face à cela, car le Conseil Unitaire du Zufrana n'a aucune légitimité quelconque, si ce n'est celle des armes. Pour des pays qui ne cessent d'expliquer que les communistes sont des êtres malfaisants qui veulent tout imposer à la pointe de leurs armes, c'est plutôt cocasse. »

TOBBY NEWMAN | « Qui serait légitime au Zufrana alors ? »

MARK WATERS | « Sans hésitation, le Gouvernement Provisoire de la République du Zufrana. Il est directement issu des institutions de l'ancienne république fédérale. Seulement tout le monde l'a boudé et maintenant qu'i cherche à se rapprocher avec le Front Révolutionnaire des Peuples Zufraniens, l'on peut considérer qu'il n'aura plus aucune reconnaissance à part celle de pays socialistes ou qui stratégiquement veulent une victoire du GPRZ et du FRPZ pour des raisons économiques ou géopolitiques. »

LORETTA PATTON | « Récemment encore, le nouveau gouvernement byrsiens a clairement fait comprendre qu'il mettait sur le même plan le JTA ainsi que le YETO, qui est aujourd'hui membre du FRPZ. En gros, ces deux entités sont des organisations terroristes... Mais le Conseil Unitaire du Zufrana qui n'a aucune légitime quelconque lui serait potentiellement une organisation avec laquelle on pourrait discuter. Le pathétique de la situation est assez évident. »

NATHANIEL HALL | « Il faut dire que l'intervention musclée du Gandhari a sans doute joué pour beaucoup dans toute cette histoire. Mais les principaux pays algarbiens n'ont découvert qu'un intérêt au Zufrana au moment où il fallait lutter contre le JTA et qu'une puissance socialiste veuille intervenir sur place. On peut expliquer qu'il n'y a de l'idéologie que du côté des "communistes affamés" pour reprendre les paroles d'un mort, mais la réalité montre surtout que l'intervention des pays algarbiens vise surtout à protéger, armer et renforcer le CUZ contre toutes les autres factions en place. »

TOBBY NEWMAN | « Vous pensez que la diplomatie de l'Al-Aqsa est purement fictive ? Ou du moins qu'elle n'est pas sincère ? »

NATHANIEL HALL | « Difficile à juger. Je ne me prononcerai pas de manière unilatérale là dessus, mais je pense que les autorités d'Al-Aqsa sont sincères dans leur volonté de vouloir mettre tout le monde autour d'une table. Ce n'est pas le cas de la Byrsa et encore moins celui du Makengo. »

MARK WATERS | « Sans parler du fait que des puissances étrangères et impérialistes doivent déjà être à la manœuvre pour soutenir militairement et financièrement le CUZ. On peut estimer par exemple que l'impérialisme ennissois doit être en tête vu qu'il est déjà implanté et impliqué massivement au Makengo. Bref, aujourd'hui tout le monde se fiche pas mal du JTA, le but est surtout de protéger le CUZ et de frapper l'alliance du GPRZ et du FRPZ. »

LORETTA PATTON | « Depuis le début, le choix de la reconnaissance du CUZ comme interlocuteur est purement idéologique. L'OMPC avait beau dire qu'elle ne voulait pas s'impliquer dans le conflit, en désignant le Conseil Unitaire du Zufrana comme seul interlocuteur, la messe était dite. »

NATHANIEL HALL | « On peut remercier l'intervention du Gandhari dans cette histoire, qui a donnée une légitimité au GPRZ et au FRPZ. »

LORETTA PATTON | « C'est indéniable et il faut reconnaître à Ikna Omara son choix de s'imposer du côté des républicains et des marxistes. »

TOBBY NEWMAN | « La situation reste confuse et l'intervention des forces coalisées ne devraient plus tarder. Qui va sortir gagnant de ce conflit ? »

MARK WATERS | « En tout cas, pas les peuples du Zufrana. Vous savez, un pays qui est tellement morcelé entre factions politiques, ethniques, tribales et idéologiques c'est du pain béni pour n'importe quelle puissance qui souhaite maintenir un Etat en parfaite docilité. Je ne sais pas qui du CUZ ou du GPRZ/FRPZ est le plus légitime et va gagner le conflit, mais sa position va être réellement insoutenable. Les pressions impérialistes de toute part, la continuation de conflits artificiels par l'apport d'armes et de fonds pour n'importe quelle milice encore active dans une région reculée du pays, etc. La période qui va suivre la fin de l'éclatement du pays va être encore plus douloureuse. »

LORETTA PATTON | « Je ne sais pas si les gouvernements algarbiens se rendent compte que frapper l'alliance entre les républicains et les marxistes va sans doute provoquer une intervention musclée du Gandhari, qui de toute manière n'attend que cela. Même au-delà du Gandhari, peut-être même que d'autres pays - à commencer par le nôtre - pourrait décider de soutenir officiellement le GPRZ/FRPZ contre le CUZ. La question en suspend est l'avenir du JTA, qui sert de prétexte depuis le début à une intervention continentale pour favoriser les desseins des nations algarbiennes qui ne veulent absolument pas que le Zufrana s'oriente vers les puissances socialistes ou devienne tout simplement un pays socialiste. C'est une drôle de conception de l'unité algarbienne quand on y pense. »

NATHANIEL HALL | « A terme, je pense que le GPRZ et le FRPZ vont l'emporter par le CUZ ne pourra pas continuellement être soutenue à bout de bras par plusieurs pays qui vont littéralement gâcher un pognon de dingue pour soutenir une faction de militaires qui n'a que peu de légitimé en-dehors du territoire sous son contrôle. Il a été souligné qu'on ne parlait pas du Zufrana avant cette histoire du JTA et c'est bel et bien tout le problème. Le JTA n'est qu'un prétexte comme cela a été dit pour s'ingérer dans le conflit au Zufrana, en arguant qu'il s'agit d'un problème purement algarbo-algarbien. Voilà la faille de l'OMPC, elle refusait de s'ingérer quand cela l'arrangeait tout en faisant croire qu'elle trouverait un compromis. Refuser de prendre parti comme disait un célèbre janubien, c'est prendre parti pour les dominants. Cela n'a jamais été aussi vraie que dans le conflit au Zufrana. »

TOBBY NEWMAN | « Pour récapituler, vous pensez tous les trois que s'il existe une solution de sortie, elle sera manifestement bien pire que la situation présente. C'est bien ça ? »

NATHANIEL HALL | « Pour moi en tout cas, seule une victoire du FPRZ et du FRPZ permettra au Zufrana de sortir la tête de l'eau et de connaître à nouveau la stabilité. Que cela ne fasse pas plaisir à ses "grands-frères" d'Algarbe n'est qu'un épiphénomène dans l'histoire qui nous occupe. Bien qu'ils s'empresseront sans doute de vouloir reconnaître et aider le nouveau régime même en se trahissant totalement.... »

MARK WATERS | « Je suis plus pessimiste, car ce n'est pas tellement les pays d'Algarbe qui m'inquiètent mais la réaction des puissances impérialistes dominantes : Valdaquie, Jernland ou encore Ennis. Ce sont elles qui décideront à terme de la situation intérieure du Zufrana et si il pourra être pacifié. Peut-être même que la Ligue Islamique Mondiale aura son mot à dire dans toute cette affaire. bref, les zufraniens ne pourront pas avoir le Zufrana tant que l'on viendra leur dicter ce qu'ils doivent faire et comment le faire, que cela soit par l'intimidation, par la diplomatie ou par les armes. »

LORETTA PATTON | « On me rétorquera sans doute que je fais une fixette sur le Makengo, mais la victoire des républicains et des marxistes au Zufrana aura certainement une incidence particulièrement sur le Makengo voisin, en proie à des troubles ethniques et politiques assez fort. Cela serait peut-être l'occasion de voir l'ensemble de la gauche makengaise s'unir et pouvoir imposer des transformations importantes dans le pays, avec l'appui moral et politique du Zufrana voisin et socialiste. Ce n'est pas à écarter mais je rejoins le point de vue qui considère qu'une victoire des forces progressistes au Zufrana sera une bonne chose pour le pays, peut-être la meilleure depuis des décennies. »

[...]

Avatar de l’utilisateur
Viktor Troska
Messages : 1179
Inscription : 05 févr. 2020 12:49

Re: Westrait One

Message par Viktor Troska »

Image

---

Image


12 Juin 2043

INSIDE THE WORLD'S TOUGHEST PRISONS : "WESTRAIT"

Image
Conor Watts rend compte du programme RTL dans le nouvel épisode de la dernière saison de IWTP

CONOR WATTS [Voix off] | « Après de longues discussions avec les autorités westréennes qui ont duré environ six mois, j'ai été autorisé à pouvoir visiter l'une des dernières prisons "modèle" que le régime de Cewell utilise dans le cadre de son programme RTL, ou Reform Through Labour. Après l'abolition de la peine de mort dans le pays des conseils, il a été décidé que les prisonniers de droits communs ainsi que ceux considéré comme politiquement dangereux passeront par ce programme, afin de pouvoir être réintégré dans la société. Je dois avouer que je suis assez dubitatif sur la réalité de ce système et ce qu'il renferme exactement. Si il a été inauguré en grande pompe dans le pays et dévoilé timidement au monde comme une grande avancée en matière judiciaire, beaucoup de pays considèrent qu'il s'agit ni plus ni moins que d'un régime de travaux forcés servant à brimer une partie de la population pour l'a faire entrer dans le rang. La prison de Lonewood est située dans l'Etat de Havenborough, dans l'île la plus au sud que connait l'Etat. Elle abrite aujourd'hui 800 détenus et constitue selon l'appareil judiciaire westréen comme le pilier du programme RTL dans le pays.

[...]

Je dois avouer que je suis étonné par la manière dont est gérée la prison. On pourrait s'attendre à trouver un vulgaire camp de travail avec le minimum de confort, des gardes qui frappent les prisonniers ou encore des hauts-parleurs vous hurlant continuellement dans les oreilles l'Internationale, mais rien de tout ça ici. Les standards de vie ici sont élevés, plus que je pouvais l'imaginer. Les cellules sont confortables, elles sont assez spacieuses, les prisonniers ont le droit à la télévision par exemple. Après avoir discuté avec l'un d'entre eux, il m'a affirmé qu'il touchait un salaire pour le travail qu'il effectuait dans l'usine non loin d'ici. Sa journée est finalement celle d'un westréen moyen, sauf qu'il n'est pas libre de faire ce qu'il souhaite en dehors de ces murs. Il se réveille le matin, peut profiter d'une cuisine commune, prendre un café, se changer pour se préparer à aller travailler. Certains reviennent en début d'après-midi et restent dans leurs chambres, afin d'étudier. L'Etat westréen leur offre la possibilité de pouvoir racheter leurs fautes à la société en pouvant reprendre un nouveau départ. Pour bon nombre d'entre eux, il s'agit de retrouver une sorte de normalité de vie qu'ils n'avaient plus. Avoir des horaires de travail, toucher un salaire, pouvoir correctement organiser sa journée. Certains sont même entrain de reprendre leurs études, c'est pour dire !

[...]

Derek Palmer est l'un des prisonniers avec lesquels j'ai sympathisé. Il a fallut un certain temps avant qu'il me dise pourquoi il était ici. Je m'attendais à ce qu'il me dise qu'il avait commis un crime politique grave, qu'il avait refusé de prêter allégeance à la république des conseils, mais rien de tout ça. Il a eu du mal à me dire qu'il était ici parce qu'il avait commis plusieurs viols et qu'en soi, on ne lui reprochait rien politiquement. Quand je lui ai demandé si il était contre le régime politique en place dans le pays, il a simplement haussé les épaules, considérant que ce n'était pas la raison de son incarcération ici. Plus tard, j'aurai la confirmation de la part de l'administration de la prison et par des regroupements de divers analyses faîtes par des ONG internationales, que dans le programme RTL westréen, on compte seulement 15% de personnes que l'on pourrait qualifier de "prisonniers politiques", bien que le terme semble être hautement douteux dans les faits. L'écrasante majorité des prisonniers sont en fait des droits communs qui purgent une peine pour des crimes que l'on pourrait juger parfaitement banales dans des sociétés capitalistes. Bien évidemment, personne ici ne nie le fait que les personnes qui sont incarcérés pour des crimes politiques graves - qui relèvent souvent du terrorisme - disposent d'un régime bien plus sévère que ne peut l'avoir et la plupart de ces co-détenus.

[...]

Les relations entre les gardiens et les prisonniers sont étrangement pacifiques. Bien évidemment, il existe des tensions mais elles ne sont pas exacerbés comme j'ai pu le voir dans d'autres prisons à travers le monde. Ici, il n'est pas inhabituel de voir gardiens et prisonniers discuter ensemble autour d'une table, partager un repas ou même un café. La plupart des gardiens ne sont d'ailleurs même pas armé. L'une des responsables de cette aile de la prison, Kathryn Olson, m'explique le plus tranquillement du monde que le but de Lonewood n'est pas de punir, mais de réhabiliter ainsi que de réformer les prisonniers afin qu'ils puissent ensuite regagner la société. Nul besoin ici donc de faire usage de violence, de maltraiter ou alors d'enchaîner les vexations. Cela ne peut conduire qu'à des émeutes et surtout des morts d'un côté comme de l'autre. Les consignes sont d'arriver à désamorcer les situations dangereuses, de faire preuve de persuasion, de patience et d'écoute. Difficile à croire malgré tout quand la propagande officielle du régime clame continuellement que sous la "dictature du prolétariat", il faut écraser inlassablement tous les éléments hostiles, même les éléments jugés "anti-sociaux". Pourtant à Lonewood, si l'on enlève les murs et tout le dispositif de sécurité, l'on pourrait presque croire que la vie suit son cours normalement. Mais comme me l'a rappelé Derek depuis mon arrivée ici, la vie ne suit pas son course car il n'est pas libre. Il est incarcéré ici et devra purger sa peine jusqu'au bout avant de nouveau pouvoir être libre.

[...]

Pour les prisonniers qui souhaitent refaire des études, Lonewood met à disposition tout le nécessaire pour leur faciliter les choses. Les cours, le matériel, des salles de cours ainsi que des professeurs qui viennent plusieurs fois par semaines pour faire leurs cours. La prison dispose également d'une grande bibliothèque, de tout un réseau informatique qui permet aux prisonniers de pouvoir parfaire leur savoir. Lorsque j'ai avisé un groupe de prisonniers qui étaient tous attablés entrain de prendre des notes, j'ai été surpris de voir qu'ils étaient entrain de lire du Adam Smith. Adam Smith au Westrait, dans une prison qui est là pour réformer les gens par le travail ! J'ai cru à une mauvaise blague, mais les prisonniers m'ont fait le tour du propriétaire et j'ai pu constater de mes yeux que les rayons de la bibliothèques ne contiennent pas uniquement de la littérature marxiste, mais des ouvrages de tous les continents et de très nombreux auteurs que l'on pourrait sans forcer, classer comme anti-communiste. Arthur Haley par exemple est un prisonnier qui veut se lancer dans des études de philosophie et il a accès à tout un tas d'auteurs qu'on ne s'attend pas à trouver dans une bibliothèque westréenne, quitte à devoir me répéter ! Je ne sais pas si tout ce que je suis entrain de voir où tout ce que j'ai vu jusque là est bien la réalité, ou alors simplement que ce l'administration pénitentiaire de Lonewood souhaite me montrer. »

[...]

Avatar de l’utilisateur
Viktor Troska
Messages : 1179
Inscription : 05 févr. 2020 12:49

Re: Westrait One

Message par Viktor Troska »

Image

DAILY MUPPETS

Image


PEPPER PATRICK | « Sans transition, nous nous intéressons aujourd'hui à la situation au Kars. La victoire de Felix Kompaoré aux élections makengaises faisait craindre une nationalisation de l'ensemble des actifs karsais dans le pays et une famine sans précédent. Quelle est la situation aujourd'hui ? »

ABDALLAH IBN IBRAHIM DE KARS | « C'est de la faute de Cewell ! »

PEPPER PATRICK | « Très bien, qu'en pensez-vous Robert Makeba, vous qui travaillez à la Soderag ? »

ROBERT MAKEBA | « Eh bien... Je ne pense pas que je suis responsable de quoi que ce soit, surtout que nous continuons à... »

ABDALLAH IBN IBRAHIM DE KARS | « C'est de la faute de Cewell ! »

ROBERT MAKEBA | « Je disais donc que nous continuions à travailler avec le Kars et que nous n'avons absolument aucun problème à vendre nos fruits au Kars »

PEPPER PATRICK | « Vous voulez dire que vous continuez de travailler avec le Kars et que Felix Kompaoré ne souhaite pas affamer tous les enfants karsais ? »

ROBERT MAKEBA | « Je... euh... Non ? »

ABDALLAH IBN IBRAHIM DE KARS | « C'est de la faute de Cewell ! Islamophobes ! Ennemis de la propriété privée ! »

PEPPER PATRICK | « Votre altesse si je peux me permettre, la presse de votre pays expliquait que si Felix Kompaoré devenait président, il y aurait une famine au Kars. Comment se fait-il que rien ne soit encore produit ? »

ABDALLAH IBN IBRAHIM DE KARS | « C'est Cewell qui appel à la lutte armée contre les enfants karsais pour pas qu'ils puissent manger des bananes ! »

PEPPER PATRICK | « Je crois qu'on arrive réellement pas à se comprendre... Vous pouvez essayer de le raisonner Robert ? »

ROBERT MAKEBA | « C'est difficile, vous avez dans son pays il y a eu des émeutes parce qu'ils pensaient qu'on allait plus leur donner des bananes. Ils croient réellement ce qu'ils racontent, c'est compliqué... »

ABDALLAH IBN IBRAHIM DE KARS | « Felix Kompaoré est responsable de la mort de 300 millions d'enfants karsais ! C'est un agent de Cewell ! »

PEPPER PATRICK | « En effet, apparemment il répète les même chose en boucle sans s'arrêter. Peut-être que c'est le manque de fruit qui cause ça ? Votre altesse ? »

ABDALLAH IBN IBRAHIM DE KARS | « Felix Kompaoré veut affamer les enfants karsais ! C'est un communiste qui veut collectiviser la Soderag ! Il vend son pays au Pacte de Cewell ! »

ROBERT MAKEBA | « Je pense qu'ils l'ont mauvaise depuis que leur bonhomme s'est fait descendre par des bonhommes de l'armée populaire là. Faut dire que le bonhomme l'avait cherché un peu aussi, sans vouloir en rajouter »

ABDALLAH IBN IBRAHIM DE KARS | « Felix Kompaoré refuse de condamner les violences ! C'est un agent du Pacte de Cewell ! Il fait tuer d'honnêtes hommes qui défendent la civilisation et la propriété privée ! »

PEPPER PATRICK | « Bon, on peut donc en conclure qu'il n'y a pas de famine au Kars, que Felix Kompaoré n'a pas nationalisé entièrement la Soderag et que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes ? »

ROBERT MAKEBA | « C'est pas à moi qu'il faut dire ça, mais à l'autre à côté de moi qui s'excite pour rien du tout. Je ne suis responsable de rien du tout moi, je ne fais que mon travail »

ABDALLAH IBN IBRAHIM DE KARS | « 300 millions d'enfants karsais privés de bananes à cause du Pacte de Cewell et de Felix Kompaoré ! Islamophobes ! Ennemis de la civilisation ! »

PEPPER PATRICK | « Oui oui, d'accord d'accord. Robert, comment se passe ses premiers mois de la présidence Kompaoré ? »

ROBERT MAKEBA | « C'est pas pire qu'avant, on va dire que ça pourrait être mieux mais qu'on en est encore qu'au début. J'ai voté pour lui de toute manière, juste pour faire chier le Kars de toute façon »

ABDALLAH IBN IBRAHIM DE KARS | « Felix Kompaoré est un agent de Cewell ! Il veut détruire la propriété privée et empêcher les enfants karsais de manger des bananes pour pouvoir les affamer et les donner à manger aux communistes zufraniens après les avoir transformé en conserve avec leurs tracteurs ! »

PEPPER PATRICK | « Pourquoi vous le relancez vous aussi ? »

ROBERT MAKEBA | « Parce que c'est marrant, on dirait un générateur de phrases aléatoires. Vous pensez que le Kommodor aussi il dit des trucs stupides comme ça ? [Il prend une voix grave et fait le robot] Les vilains marxistes veulent détruire la tradition norroise. Les marxistes veulent tuer des gens parce qu'ils sont méchants. Nous sommes le futur, nous voulons la paix alors que le Pacte de Cewell veut faire la guerre parce que les marxistes sont méchants »

PEPPER PATRICK | « Il y a de l'idée, vous devriez peut-être proposer à son altesse de former un duo comique à l'avenir, vous finirez peut-être par cartonner qui sait ! »

ABDALLAH IBN IBRAHIM DE KARS | « C'est la faute de Cewell ! »

ROBERT MAKEBA | « Ah ! Je crois qu'il vient de faire un reboot automatique... »

PEPPER PATRICK | « Vite vite, envoyez la suite ! »

Avatar de l’utilisateur
Viktor Troska
Messages : 1179
Inscription : 05 févr. 2020 12:49

Re: Westrait One

Message par Viktor Troska »

Image

---

Image


12 Septembre 2043

ÉDITION SPÉCIALE : UNE FOULE GIGANTESQUE ACCLAME DOUGLAS REED ET ATTEND SON APPARITION

Image
Douglas Reed avec sa femme, Susan Reed

CLAUDIA MEREDITH | « Citoyens, citoyennes, bonsoir. Nous interrompons nos programmes habituels et nous rejoignons tout de suite nos équipes sur place, non loin du siège du Congrès des Députés du Peuple, où depuis plus d'une vingtaine de minutes des milliers de personnes attendent que Douglas Reed sortent de l'édifice »

HAROLD ABBOTT | « En effet Meredith, je suis actuellement entrain d'essayer de me frayer un passage au milieu d'une foule immense, alors que des personnes continuent de venir par vague entières. Comme vous l'entendez, on scande le nom de Douglas Reed et il semblerait que ce soit un appel pour que ce dernier vienne se montrer et peut-être, dire quelques mots. Souvenons-nous qu'il y a maintenant huit ans, Douglas Reed était élu Secrétaire Général du Comité Central des Commissaires du Peuple et qu'avec les élections de cette année, il quitte officiellement toute fonction politique... Oh mais attendez! Il est entrain de sortir ! C'est bien lui ! »

[La caméra tourne et l'on voit Reed sortir du bâtiment, entouré de ses proches. La foule présente exulte, applaudit et scande encore davantage son nom. Reed se contente pour le moment de saluer la foule, levant le poing de temps à autre]

HAROLD ABBOTT | « Il semblerait que Douglas Reed veuille dire quelques mots, mais la foule est tellement compacte qu'il semble compliqué de pouvoir l'entendre. Ah mais attendez, il semblerait que des confrères ont décidé de lui donner un micro pour qu'il puisse s'exprimer. Citoyens et citoyennes, nous allons sans doute entendre les dernières paroles de Douglas Reed en tant que Secrétaire Général du CCCP, c'est un moment historique ! »

[Reed essaye de parler, mais à chaque fois la foule fait monter encore davantage les décibels]

DOUGLAS REED | « Citoyens ! Citoyennes ! Camarades ! Je ne sais trop quoi vous dire, comme vous le savez tous les hommes politiques ont toujours des discours pré-mâché et qui sont toujours écrit à l'avance. [Il se met à rire, suivi par la foule] J'aimerai simplement vous remercier d'être là ce soir et qu'une dernière fois, je puisse m'adresser à vous. Il y a huit ans quasi jour pour jour, j'étais élu Secrétaire Général du Comité Central des Commissaires du Peuple. Que de choses avons-nous vécu au cours de ces huit années ! Nous avons connu les joies, comme les peines. Nous avons connu les victoires, comme nous avons connu des retraites ponctuelles. Je garde dans ma mémoire des souvenirs impérissable et qui me marqueront très certainement à jamais. Mais ce soir, ce n'est pas Reed qu'il faut crier. Il faut crier vive notre révolution, vive le socialisme, vive notre république des conseils ! [On se met à scander des slogans à ce moment là, qui sont recouverts les uns par les autres] Maintenant, il me faut me retirer. J'ai accompli ce que mes fonctions me demandaient, avec sérieux et entrain. Jamais je n'ai baissé les bras et jamais je n'ai pensé que nous nous trompions de voie. Notre révolution a ceci de belle, qu'elle nous transcende tous et toutes. Nous avons réussi de manière collective, à faire de notre pays une nation socialiste prospère.

Personne il y a maintenant huit ans, ne pensait cela possible. On nous riait au nez, on nous prenait pour des fous. Aujourd'hui, nous pouvons bomber le torse. Cette victoire est la nôtre, elle est collective. N'ayons jamais honte de rien, de nos idéaux comme de notre révolution. Ce sont les mots que je voulais vous dire ce soir, une dernière fois dans mes fonctions. Je sais que beaucoup souhaitaient que je continue, mais cela m'est impossible. Je ne souhaite plus occuper de telles fonctions, je souhaite aujourd'hui retrouver une vie simple tout en continuant à servir la révolution de là où je me trouverai. Citoyens ! Citoyennes ! Camarades ! Il ne s'agit pas d'un adieu, ni même d'un au revoir. Il s'agit d'un changement plus important que ma propre personne. La révolution n'aime pas qu'on l'utilise à son profit et jamais, je n'ai eu cette pensée. Cela est une bonne chose. Je souhaite bonne chance et j'adresse mes plus profondes salutations révolutionnaires à la citoyenne Grant, qui va prendre mon fauteuil. Je lui dit tout de suite, il est très inconfortable. [Rires] J'espère qu'elle aura à cœur de mener notre pays et notre révolution.

Mais maintenant... Maintenant, il faut savoir réussir sa sortie. [On peut apercevoir que Reed essaye de contenir les émotions qui le submergent suite à cette phrase. La foule scande à nouveau son nom] Merci à vous tous et toutes. J'ai passé les plus belles années de ma vie à être votre humble serviteur et à être le serviteur de notre révolution. Il y a une fin à tout et plus nous attendons de la voir arriver, plus dure elle se fait. [Reed baisse son micro et se pince les lèvres, alors que des larmes jaillissent de ses yeux. La foule est presque silencieuse, ne sachant pas comment réagir. Des chants spontanées partent, on peut entendre l'Internationale, l'hymne national ou encore The Commonwealth of Toil. Reed lui, relâche toutes les émotions et sentiments contradictoires qu'il a accumulé ces derniers mois. Il reste digne, bien que cela soit douloureux pour lui.] Merci d'avoir au cours de ces années, porté votre confiance sur moi. Merci de rendre notre révolution plus belle chaque jour. Infiniment merci ! Vive la révolution ! Vive le socialisme ! Vive la république des conseils ! Vive nos peuples ! [Reed lâche son micro et s'empresse de serrer sa femme dans ses bras, ainsi que des proches qu'il couvre de baisers. La foule reprend en cœur le nom de Reed, jusqu'à s'en époumoner. On peut voir plusieurs personnes venir voir Douglas Reed, d'anciens commissaires du peuple ayant servi sous lui et l'on peut même apercevoir Roger Lester - de retour brièvement du Thorval pour l'occasion - venir prendre dans ses bras celui avec qui il s'est brouillé il y a plusieurs années... Comme pour signifier que tout cela n'avait plus d'importance] »

HAROLD ABBOTT | « On me signale que Audrey Grant aurait été aperçue à quelques centaines de mètres d'ici, entourée d'une partie de son nouveau comité central. Oh ! C'est maintenant Yuuji Nakagawa, le tout récent Président du Présidium qui vient serrer la main de Douglas Reed et lui adresser quelques mots. Les deux hommes devisent quelques instants, Douglas Reed a de nouveau le sourire et rigole à nouveau. Mais voici Audrey Grant qui arrive ! »

[La caméra lâche sa vue d'ensemble pour faire un gros plan, où l'on peut voir Audrey Grant et Douglas Reed être face à face. Différence de style, de carrure et de corpulence. Reed fait trente centimètres de plus que Grant, mais c'est comme si cela n'avait aucune importance maintenant. Reed tend sa main vers Grant, qui l'a saisit avec un grand sourire. Puis Grant peine à lever le poing de Reed et se met quasiment sur le pointe des pieds pour réussir, sous les vivas de la foule. L'Internationale est de nouveau reprise et cette fois-ci par tout le monde, tel un volcan explosant dans la soirée westréenne. Reed et Grant s'échangent à leur tour quelques mots avant de rester côte à côte, pour chanter à leur tour quand le refrain arrive. Un monde s'éteint, un autre commence...]

So come brothers and sisters,
For the struggle carries on,
The Internationale
Unites the world in song !
So comrades, come rally,
For this is the time and place!
The international ideal
Unites the human race !


[...]

Répondre

Revenir à « Chaînes TV mondiales »