Piece of Philosophy - Westrait

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Viktor Troska
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Piece of Philosophy - Westrait

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POURQUOI NOUS FAUT-IL RÉTABLIR LE RÈGNE DE LA TOTALITÉ SUR LA MULTITUDE ?

(Texte revu, corrigé, augmenté et modifié car issu de la version précédente)

Il est bien trop courant d'entendre ici et là, qu'il nous faut trouver une recette miracle pour bâtir une société nouvelle, une société meilleure et révolutionnaire au Westrait, sans quoi nous échouerons. Il n'existe pas de recette miracle, mais nous ne pouvons pas nous permettre de nous égarer dans des voies de garages pour autant. Il est aussi courant de voir des déformations de droite comme de gauche, pulluler à une grande vitesse. Les déformations de droite expliquant qu'il ne faut pas tomber dans une vision 'globalisante' de la société, de ses rapports sociaux et dans la construction du socialisme tandis que celles de gauche affirment quand à elles qu'il est suffisant de faire preuve de volontarisme révolutionnaire, qui à grand coups de pompes va embrigader tout et tout le monde, dans une sorte de magma informe qui permettrait alors "d'aller de l'avant". Il nous faut être très clair et démontrer que ces deux voies sont néfastes et un danger pour notre révolution, ainsi que dans la compréhension internationale des autres partis/organisations révolutionnaires.

Aujourd'hui, nous vivons réellement dans le règne de la multitude et non pas dans celui de la totalité. Totalité et multitude ne sont donc pas la même chose ? Non, bien qu'elles englobent la même idée mais ne sont qualitativement pas comparable. La multitude se rapprocherait plutôt des sociétés libérales ou dites traditionnelles (ces dernières essayent de contre-carrer le principe de totalité, avec des substrats comme les corporations qui de fait, ne font que renforcer la multitude et non pas la totalité révolutionnaire), alors que la totalité est une vision profondément révolutionnaire, profondément novatrice dans sa manière de concevoir le monde. Il faut relier l'individualisme bourgeois avec la multitude comme conception anti-dialectique de dépasser les contradictions du capitalisme (sans les résoudre), de faire triompher un prétendu ''ordre naturel'' qui aurait des échos avec des prétendus ''droits naturels'' qui réunis, marchent main dans la main contre toute transformation révolutionnaire jugé néfaste et étant typique d'un anticapitalisme tronqué. Seule une conception du monde authentiquement révolutionnaire nous donnera les armes pour mener la lutte tant au Westrait que sur la scène internationale.

L'INDIVIDUALISME A T-IL ÉTÉ RÉVOLUTIONNAIRE ?

Face à des ordres et des sociétés qui se voulaient ancestrales, l'individualisme bourgeois a été une arme de guerre contre la féodalité. En proclamant qu'il existe des droits inaliénables, qu'il doit y avoir une justice face à des ordres, qu'il doit y avoir une conception de la société basé sur des individus et leurs responsabilités, la bourgeoisie s'est montrée révolutionnaire dans sa pensée, pour faire triompher son mode de production ainsi que ses valeurs propres. Au moment de son accession au pouvoir, c'est à dire quand elle est passée de classe dominante à une classe dirigeante, son individualisme s'est finalement transformé en conception conservatrice visant à protéger l'accumulation des richesses et la défense mystique de la propriété privée comme une base civilisationnelle.

A partir de ce moment là, la bourgeoisie a réussit à imposer ses propres normes, soit au moyen de la société politico-militaire pour écraser les masses, soit au moyen de la société civile, c'est à dire en usant de son hégémonie politique ou idéologique pour faire passer ses conceptions comme parfaitement naturelle. L'on pourrait cependant dire que l'individualisme bourgeois est une forme spécifique de l'individualisme, qui recouvre finalement la volonté de faire de l'individu le centre de toute analyse, comme se suffisant à lui-même, se fabriquant lui-même et n'étant finalement, que sous la dictature de l'État, de la société, d'un ''collectivisme'' qui commencerait par le fait d'être obligé d'avoir des heures de travail fixe pour tous et toutes.

L'égocentrisme, le nombrilisme, le narcissisme, l'égoïsme qui engendre la rivalité, le profit, la réussite qui passe par l’écrasement de l’autre en sont les symptômes premiers. Existerait-il donc, des formes d'individualismes qui restent révolutionnaires et se détournant de celui communément admis sous sa forme bourgeoise ? Sans doute. La forte tradition anarchiste admet que l'individu existe, qu'il doit s'exprimer et s'affirmer mais que dans cette quête, il ne doit pas être au-dessus des autres, il doit être dans une coopération totale. Le seul problème a souligner dans cette conception, est sans aucun doute la passerelle existante entre le libéralisme et l'anarchisme vis à vis de cette "philosophie de l'individu", ce qui ne permet pas d'éviter des glissements de l'un vers l'autre.

L'individualisme ne peut se réaliser que dans une totalité bien comprise, c'est à dire quand des gardes-fous et le bien commun sont mis en place et permettent l'épanouissement tant d'un point de vue individuel que collectif. La révolution quand elle est bien comprise, part souvent d'une réflexion et d'une attitude personnelle et individuelle, qui permet de se transformer soi-même et au contact des autres, de se transformer collectivement. Dans ce sens, nous pouvons donner raison au philosophe bykov Bakounine qui disait qu'il ne fallait pas limiter la liberté des uns à la liberté des autres, mais que la liberté des uns, s'étend constamment avec la liberté des autres. Mais encore une fois, cela n'est possible que dans une société qui accepte le principe de totalité, le principe que toute possibilité d'émancipation réelle vient d'abord des masses.

QU'EST-CE QUE LA TOTALITÉ ?

La totalité vise à dépasser l'individualisme et toutes les autres théories politiques qui s'opposent à la notion de bien commun. Le bien commun est le socle collectif, le terreau d'où peut naître toute tentative d'émancipation, toute tentative d'améliorer les conditions du genre humain. Il est vain et illusoire de penser que tout partirait de l'individu et de sa volonté propre. Les théories qui font de l'individu-élite (théorie du Surhomme) une sorte de volonté de puissance qui dépasserait la simple plèbe, démontre toute la volonté de briser le socialisme dans son essence. Face à toutes ces théories et interprétations, il faut remettre en avant la nécessité impérieuse du tout, de la totalité. Il est cependant nécessaire ne pas se tromper dans l'interprétation à faire du terme de totalité. Il ne s'agit aucunement de faire triompher des appareils et des institutions, ni de donner la priorité aux cadres dans la construction d'une société nouvelle. (Ici et à notre avis, une critique radicale des expériences socialistes passées est nécessaire) Nous voyons dans la totalité la possibilité de faire participer activement les masses à la construction du socialisme, à la construction de cette société nouvelle.

La totalité n'est donc pas un concept qui vise à tout englober "par en haut", mais à lier organiquement les organismes de direction avec le mouvement de masse. Ici donc, la totalité effectue un saut qualitatif en avant. Hier, la multitude ne pouvait que trouver son salut dans l'intégration aux mœurs bourgeoises, à la cupidité et à l’appât du gain. Il y avait un paradis bourgeois, qui ne prenait plus en compte la nécessité de Dieu, mais celle d'accumuler, d'accumuler et d'accumuler encore plus. En l'absence d'une analyse scientifique du monde, les révoltés mettaient en avant un vitalisme, une volonté de destruction, une révolte individuelle qui devait mener à un bouleversement de la société. Mais cette voie était sans issue, la multitude se défiant de ces actes individuels, pire les prenant pour des actes de guerre contre eux et la société. Aujourd'hui, avec les armes théoriques et idéologiques dont nous disposons, nous pouvons faire en sorte que la multitude hier totalement dépossédé de tout, puisse acquérir un degré de conscience supérieur. Résumons brièvement ce que nous essayons de mettre en valeur : la totalité ne vise aucunement à effacer les individus, ni à être un "tout" qui se substitue à eux.

Elle vise à lutter contre l'individualisme bourgeois, à la pensée petite-bourgeoise qui ne veut pas se plier à la discipline de classe, qui ne souhaite aucun changement qui pourrait remettre en cause sa place dans la société capitaliste. Car en tant que catégorie sociale, elle sert d'instance promotionnel. "Si moi je peux réussir, tout le monde peut réussir. Donc toi aussi, tu peux le faire". Voilà ce qu'il faut briser, ce qu'il faut totalement retourner. Seul un mouvement massif, un mouvement de masse peut permettre d'atteindre l'idéal de la totalité, l'idéal de la communauté telle qu'elle était défini par Marx & Engels quand ils parlaient du communisme comme d'un "retour à la communauté'", à la Commune. La réhabilitation de la totalité, théorie qui prolonge le bien commun et l'élargit, doit permettre d'être la première pierre posée contre l'édifice capitaliste, contre son monde et sa civilisation qu'il impose absolument partout.

La totalité rassemble, la totalité permet de faire émerger les potentialités jusque là impossible dans une société de classe. La totalité permettra aux forces productives de croître dans l'intérêt de toutes et tous, dans le sens du développement humain, dans la sauvegarde de la biosphère, dans le besoin de la planification, le besoin en bien d'équipements durables, etc etc. Est-ce que le Westrait a atteint ce stade, est-ce que le Westrait en est au stade de la totalité comme forme accomplie de la politique révolutionnaire ? Non. Il serait opportuniste de le proclamer. Au Westrait, nous essayons de trouver comment atteindre ce stade, comment atteindre cet idéal. Notre société est encore traversée par de nombreux contradictions, de nombreuses divisions. Ne perdons pas de vue la totalité, sinon nous pourrions laisser place au révisionnisme et aux conceptions qui viseraient à briser le matérialisme dialectique comme vision du monde.

LE CONCEPT DE TOTALITÉ A T-IL ÉTÉ APPLIQUÉ PAR LE PASSÉ ?

Les seuls référents que nous puissions avoir, sont les expériences malheureuses comme au Liang ou en Estura, pour ne citer qu'elles. Au-delà de ces exemples, nous sommes obligés de faire un léger détour pour aborder brièvement la notion fallacieuse de "totalitarisme", qui viserait à discréditer toute volonté collective de bâtir une société nouvelle. Qui pourrait donc croire que les révisionnistes modernes étaient entrain de bâtir une société où se réalisait la totalité ? Les révisionnistes dans leur approche politique et idéologique ne représentaient qu'une minorité (c'est à dire eux-même), assouvissant des désirs tout au plus individuels. Réfléchissons quelques instants.

Nous qui défendons la totalité, si il doit y avoir un régime "totalitaire" pour reprendre ce vocable, c'est une organisation sociale et politique qui est gérée collectivement par tous et par toutes. Qui peut donc croire qu'en Estura par exemple, les révisionnistes réalisaient ce noble projet ? Nous ne devons pas subir ce terrorisme intellectuel qui empêche toute émancipation de la pensée. C'est parce que nous aimons le genre humain, que nous aimons la totalité au profit de la multitude, que nous nous battons pour le socialisme et pour atteindre la société communiste. Les révisionnistes à la Gutierrez en appliquant une politique d'enfermement et de psychiatrisation forcée des masses paralysait l'ensemble de la société esturane, ce qui ne permettait en aucun cas une quelconque émancipation collective.

Tout cela n'a fait que renforcer des appareils bureaucratique, renforcé la domination d'une toute petite élite néo-bourgeoise sur l'ensemble de la société. Il faudrait creuser davantage dans les conceptions qui se veulent "orthodoxes" du marxisme-léninisme, car elles ont également cette vision "verticale" qui fait de la totalité quelque chose d'abstrait, quelque chose qui viendrait de manière transcendantale. La totalité doit rester cohérente, elle ne doit pas pousser en avant quand les masses ne sont pas prêtes et elle ne doit pas être en retrait quand les masses veulent aller de l'avant. La totalité vise à révolutionnariser les rapports sociaux, les rapports économiques au sein de la phase de transition qu'est le socialisme. Non, le socialisme n'est pas qu'un mode de production, mais une phase de transition où se mettent en place les instruments nécessaires pour détruire le capitalisme et faire accoucher un monde nouveau, le monde communiste.

Nous ne devons donc pas avoir peur de faire de la totalité une arme contre toutes les dérives sectaires, bureaucratiques, individuelles qui pourraient se dresser contre elle et non pas réaliser l'inverse comme les révisionnistes modernes nous l'ont tristement démontrés. Voilà pourquoi nous disons que notre devoir en tant que révolutionnaires, en tant que communistes, est de lutter implacablement pour que la totalité soit comprise comme forme d'émancipation universelle. Nous ne pouvons pas laisser les idéologues de la bourgeoisie, les tenants du capitalisme débridée, nous expliquer que tout se résumerait à l'individu ou alors, nous ne pourrions avoir que des massacres de masses comme seul horizon possible. Combattre la clique de Gutierrez et ses positions théoriques, c'est faire un pas de plus en avant dans la compréhension de la totalité, du but véritable du socialisme.

EN CONCLUSION

Nous pouvons dire qu'au Westrait, nous avons dépassé la multitude du moment où notre peuple s'est retrouvé à mener la guerre civile révolutionnaire et surtout à réfléchir au pouvoir qui devait émerger de cette dernière. Cependant, la totalité est entrain d'être bâti et le chemin est encore long pour parvenir à imposer cette conception dans tout les secteurs de la société. Nous pouvons cependant dire que notre système démocratique de gestion et de contrôle est un pas vers la totalité, vers ce qui pourrait être une mobilisation permanente des énergies vives des westréens et des westréennes. Qu'est-ce que le socialisme, si il reste stationnaire et campé à quelques cadres, quelques appareils qui dictent une politique sans se référer aux masses ? La totalité doit avoir comme slogan que l'émancipation des masses exploitées sera l'œuvre des masses exploitées elles-même !

Nous ne prétendons pas que la totalité se doit d'être un code rigide, d'être un catéchisme. Nous prétendons que la totalité est la réponse pour construire, approfondir et développer les bases d'un socialisme authentique, véritable et populaire. Ne soyons cependant pas orgueilleux, ne soyons pas des fanfarons. C'est en creusant, en approfondissant les bases de la totalité et d'un "socialisme total" que nous pourrons déclarer avoir été capable de vaincre une fois pour toute, les pensées bourgeoises et petites-bourgeoises au Westrait. En attendant, n'oublions pas que le plus important est d'étudier et de transformer sans cesse notre conception du monde. Nous ne sommes pas seulement bon à détruire l'ancien monde, nous devons également penser à en bâtir un nouveau !

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Viktor Troska
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DICTATURE, VIOLENCE, RÉVOLUTION, ÉTAT, DÉMOCRATIE


Le projet d'écrire ce texte date d'il y a maintenant un petit moment. Il a été remanié plusieurs fois, avant d'avoir sa structure actuelle. Il aurait dû effectivement paraître bien plus tôt, mais de nouvelles discussions et analyses ont été faîtes. Le point de départ de cette révision vient de la réflexion d'un journaliste aiglantin, demandant à un camarade si la dictature du prolétariat était nécessaire et si un jour, le Westrait pourrait avancer vers une forme moins "autoritaire" dans son organisation. Cette question montre à quel point la compréhension de la dictature du prolétariat, ses ressorts ainsi que ses mécanismes sont encore largement incompris. Il ne s'agit pas ici cependant de proposer une analyse complète, mais plutôt d'appuyer sur des points précis qui nous semblent important à expliquer. Cette modeste contribution doit permettre l'élévation de la compréhension scientifique du monde, base de toute analyse marxiste : Faire l'analyse concrète d'une situation concrète.

DICTATURE ET DÉMOCRATIE

Tout oppose dans le langage courant dictature et démocratie. La première est une situation où tout simplement la seconde ne régnerait pas. Finalement, tout ce qui est dictatorial n'est pas démocratique. Ce n'est pas comprendre que justement la dictature est une concentration extrême de l'exercice démocratique d'une classe contre une autre. Prenons l'exemple des révolutions bourgeoises des siècles passées. Face au péril réactionnaire et monarchiste, la bourgeoisie n'a pas hésité à utiliser des méthodes brutales voir dictatoriales pour empêcher la réunion, la liberté et l'expression sous toutes ces formes de leurs ennemis monarchistes. Pourtant, la bourgeoisie organisait en même temps sa propre démocratie, sa propre forme de la liberté politique, ses propres organisations et institutions. Par cet exemple, il est aisé de comprendre qu'une attitude dictatoriale (d'une classe sur une autre) n'est pas antinomique de la démocratie pour les membres de cette même classe.

Poursuivons. Tout système politique est un système reposant sur la dictature d'une classe sur une autre. L'esclavagisme, le féodalisme, le capitalisme pour ne citer que ses principaux modes de productions étaient ou sont tous la dictature d'une classe dominante, sur une ou plusieurs classes dominées. Le terme de dictature renferme donc plusieurs définitions. Par dictature, il faut entendre la privation de la liberté pour les adversaires de tel ou tel classe. Dans son sens classique et latin, la dictature représente également une concentration du pouvoir extrêmement courte, qui doit permettre de mettre un terme à une crise politique quelconque. Qu'est-ce donc la dictature du prolétariat ? L'expression de la dictature sur le bourgeoisie des classes opprimées d'hier, sous l'égide du prolétariat. Pourtant, l'organisation de cette dictature n'est pas antinomique de l'organisation politique du prolétariat : C'est ce dernier qui dirige, il dirige son propre Etat, l'Etat de la dictature du prolétariat. La dictature du prolétariat est donc la dictature contre nos ennemis (principalement la bourgeoisie) et la démocratie pour l'immense majorité de la population. (c'est à dire le prolétariat et les masses populaires)

La conquête de la démocratie pour le prolétariat, ne peut être que la conquête du pouvoir politique, économique, social et idéologique. C'est à dire que la conquête de la démocratie ne peut être que l'application la plus stricte de la dictature du prolétariat. Grâce à la prise du pouvoir et l'exercice par l'Etat de la dictature du prolétariat de ce nouveau pouvoir, la démocratie pour les larges masses est possible. La domination de la bourgeoisie sur les secteurs principaux de la société - et principalement le secteur économique - commence à se déliter, les nationalisations se réalisent, les conseils et les syndicats commencent à gérer les lieux de productions, les grandes chaînes d'informations et de diffusions cessent d'être privées, etc etc. Une forme de dictature en affronte une autre. Face à la dictature de la bourgeoisie (La démocratie capitalo-parlementaire) ne peut se dresser que la dictature du prolétariat (la démocratie des conseils). Ceux qui parlent de renverser la domination de la bourgeoisie sans utiliser la violence et la dictature, n'ont rien compris au marxisme, sa portée historique ainsi qu'à ses conclusions pratiques : Entre la société capitaliste et communiste, une phase de transition longue va se mettre en place et elle se matérialisera sous la forme de la dictature du prolétariat.

DE L'USAGE DE LA VIOLENCE

En tant que marxistes, nous ne refusons pas l'utilisation de la violence révolutionnaire. Il serait vain de penser que cette violence serait aveugle et qu'elle viserait uniquement à tuer, tuer et encore tuer. L'utilisation de la violence dans un cadre révolutionnaire est multiple. En premier lieu, la violence armée pour renverser l'ordre existant, battre les forces armées réactionnaires. C'est la forme la plus basique et élémentaire, une violence armée et organisée qui sur le plan militaire, doit écraser les forces armées adverses et sécuriser les gains de la révolution. Par le passé, bien trop de révolutionnaires pensaient que les bons sentiments leurs permettraient d'être présentable face à la bourgeoisie : A chaque fois, ce fut les canons, la mitraille et les fosses communes. Cette violence doit servir à détruire, mais également à défendre la révolution par la suite, nous y reviendrons. Dans un deuxième temps, la violence doit briser l'appareil d'Etat bourgeois afin de le remplacer par l'Etat de la dictature du prolétariat. Car le prolétariat ne saurait simplement s'emparer de l'Etat sans chercher à le transformer, sans chercher à commencer à simplifier son fonctionnement.

Il faut rappeler ici une vérité simple que le marxisme a toujours revendiqué : Il est adversaire de tout Etat. Seulement, il conçoit que le prolétariat dans sa quête visant à renverser la société capitaliste, ne pourrait pas vaincre si il n'utilisait pas un levier puissant capable de briser les tares de la société qu'il va hériter. L'Etat de la dictature du prolétariat n'est donc pas qulitativement le même que l'Etat de la bourgeoisie. Ce dernier vise à faire pérenniser les structures qui accentuent son fonctionnement et sa préservation, tandis que l'Etat de la dictature du prolétariat est une une contradiction qui sera évidemment amené à disparaître. Il est au service d'une classe, tout en étant son antithèse. Cela, les marxistes l'ont bien compris. Le jeu de la dialectique fait que le prolétariat qui doit se nier en tant que classe, s'empare de l'Etat qu'il transforme à son propre service, en sachant parfaitement qu'il devra dépérir pour qu'advienne le communisme. L'un dans l'autre, le prolétariat et l'Etat sont condamnés à se nier et à disparaître dans la phase supérieure du socialisme, qu'est le communisme.

Comprendre cette donnée, c'est donc comprendre la tension énorme qui résulte de l'usage de la violence et de la transformation entière de la société. Comment va également se manifester l'usage de la violence ? Très simplement, en s'opposant à ces adversaires et ses ennemis. Malgré son souhait profond, l'Etat de la dictature du prolétariat doit maintenir des forces armées, des forces de milices et de polices afin de se défendre. Nos ennemis pensent se moquer de nous en montrant qu'il y a là une flagrante contradiction. Ils ne rêvent que d'une chose, que nous baissons notre garde et que nous refusions de nous accrocher à la dictature du prolétariat afin de leur laisser le champ libre. Cela ne doit pas arriver, c'est pourquoi des temps exceptionnels nécessitent des mesures tout autant exceptionnelles. Enfin, l'usage de la violence et de la dictature contre les anciens éléments bourgeois et déclassés : Sous l'Etat de la dictature du prolétariat, le travail est étendu à tous et toutes. Les anciennes classes parasitaires et oisives sont de forces imbriqués dans le processus salarié, permettant son extension. De son extension généralisé à la société, proviendra son abolition totale et complète. De fait un paradoxe se crée, très simple à percevoir. A la tête de l'Etat de la dictature du prolétariat, ce même prolétariat exerce sa dictature en terme politique, tandis qu'à l'usine il reste exploité... Seule la transformation intégrale de la société vers le communisme mettra un terme à ce double mouvement, permettant au prolétariat de se nier en tant que classe, ouvrant alors à la fin de la préhistoire de l'humanité.

LES BUTS DE LA DICTATURE DU PROLÉTARIAT

Émanation violente du conflit aiguë de classe dans la société capitaliste, la dictature du prolétariat est une étape transitoire qui jette les bases de la construction du socialisme jusqu'à la réalisation du communisme. Au Westrait, la dictature du prolétariat est une forme particulière du pouvoir de classe, puisqu'il regroupe différents partis qui luttent ensemble dans l'Etat de la dictature du prolétariat. Il serait faux de dire que l'ensemble de ces partis visent à atteindre le communisme, mais ils partagent en tout cas une politique commune d'écrasement du capitalisme et de transformation vers le socialisme. L'exercice du pouvoir se fait à travers les conseils, véritable instrument de la démocratie pour la majorité des masses et instrument de dictature collective contre les éléments capitalistes, bourgeois et parasitaires. Les transformations institutionnelles, politiques et économiques sont très nombreuses, les tâches à réaliser demandent du temps mais doivent être mené avec une impitoyable volonté. C'est en cela que la dictature du prolétariat diffère radicalement de toutes les phrases des philistins révisionnistes et renégats, qui préfèrent la berceuse de la démocratie bourgeoisie à celle de la démocratie total(itair)e du prolétariat et des masses populaires.

Comme déjà expliqué, l'extension du travail à l'ensemble des membres de la société a été quasiment réalisé au Westrait, bien que des secteurs continuent d'y résister. En disciplinant les anciennes classes exploiteuses et en les insérant dans l'appareil productif, les forces productives augmentent encore davantage et surtout, la plus-value n'est plus utilisée pour permettre l'entretien de villas privées, des piscines et des palais. Au contraire, la richesse produite est utilisée pour faciliter la vie de tous les jours, débloquer de nouvelles méthodes de productions, permettre de baisser le temps de travail et d'accentuer le temps libre de tous et toutes. Ce nivellement par le bas, ce droit égal bourgeois, n'est que le premier édifice qui doit mener à une réorganisation complète de l'appareil productif, ainsi que de son but. Là où le capitalisme vise à produire pour produire, la société socialiste entrain de naître ne cherche plus la production, mais à répondre aux besoins les plus élémentaires d'abord, avant de se soucier de ce qui est superflu. Cette réorientation générale ne peut se faire sans appliquer des méthodes de dictature sur deux choses : Sur l'organisation du travail mais également sur la consommation. L'anarchie de la production est corollaire de la "liberté de consommer", sauf que certaines classes consomment plus que d'autre.

La nouvelle orientation économique est basée sur des plans économiques, qui visent à harmoniser nationalement l'ensemble de l'économie et de ses besoins. La dictature du prolétariat ne saurait être complète si elle ne s'effectuait pas sur le principe de la centralisation des idées, des données ainsi que de la vie économique. Décentraliser, c'est de nouveau laisser l'anarchie de la production se faire, même dans des entreprises nationalisées qui restent éclatés en cellules distinctes, avec une comptabilité distincte, etc etc. L'extension du travail dans ce domaine à un avantage certain, c'est qu'il prépare l'émergence de l'homme social communautaire de demain. En effet, étendre le travail à tous et toutes permet de s'attaquer à la division sociale et technique du travail, qui compartimente chaque individu dans une tâche précise et dans un savoir précis. Réorganiser le travail, c'est réorganiser également la manière d'étudier et d'apprendre. Les grandes tâches de l'exercice de la dictature du prolétariat vise à briser le monopole et la sacralisation de la technique, en la ramenant à son équivalent qui est la production. La fin de la séparation entre le travail manuel et intellectuel et la fin de la séparation de la ville et de la campagne répondent à une problématique commune : Liquider l'héritage de l'urbanisme et des métropoles capitalistes afin de réunir les activités agraires et industrielles, artisanales et éducatives ensemble, dans un espace commun, où des palais communautaires s'érigeront pour faire place à la stupidité de l’égoïsme de la marchandise et de la l'accumulation privée, qui repose sur la propriété privée.

LE COMMUNISME COMME MOUVEMENT

« Pour nous, le communisme n'est pas un état de choses qu’il convient d’établir, un idéal auquel la réalité devra se conformer. Nous appelons communisme le mouvement réel qui abolit l'état actuel des choses. Les conditions de ce mouvement résultent des données préalables telles qu’elles existent actuellement. » L'intuition géniale de Marx et de Engels a été de décelé le fait que le communisme préexiste déjà dans la société capitaliste, qu'il n'est que cette taupe qui n'attend le bon moment pour surgir. Tout le façonnage du capitalisme s'est produit en créant son propre fossoyeur, c'est à dire le prolétariat. Aujourd'hui entrain de pourrir, gaspillant de manière colossale les forces productives, le capitalisme est dans une logique instable et intenable, provoquant conflits sociaux, guerres et crises. Le communisme qui émerge comme tradition primordiale n'est que le rouleau compresseur qui vient à bout du capitalisme et liquide toutes ses antériorités, afin d'ouvrir une période nouvelle, celle de l'homme social total, de nouveau à sa place au sein de la communauté humaine qui s'est retrouvée en elle-même, après un saut périlleux qui l'a fait sortir du communisme primitif pour revenir finalement au communisme à un stade développé.

Le prolétariat, sa dictature et son Etat ne sont que des phases transitoires. Là où la bourgeoisie disait émanciper l'ensemble de l'humanité après avoir renversé la féodalité, elle n'a fait que chercher à s'émanciper elle-même et a exploité l'immense prolétariat qui s'est constitué à ses côtés. Le prolétariat lui, comme dernière grande classe universelle ne disposant que de sa force de travail, n'aura plus personne à exploiter : Sa disparition résultera de l'émancipation définitive de l'humanité toute entière. Sa dictature et son Etat connaîtront également le même sort, c'est à dire leurs disparitions respectives. L'Etat de la dictature du prolétariat finira par dépérir, quand les grandes catégories capitalistes auront été liquidées les unes après les autres. Salariat, propriété privée, valeur d'échange, plus-value... L'Etat, qui était la concentration de la dictature d'une classe sur une autre, deviendra superflu. Comme disait Engels, l'on passera de la domination des hommes à la simple administration des choses. Ce long chemin, c'est celui qui nous mène de la nécessité vers la liberté et nous n'avons pas moyen de pouvoir nous en détourner.

Il s'agit bien entendu ici d'éléments non exhaustifs sur le sujet. Il est plus intéressant d'expérimenter et de pratiquer la dictature du prolétariat, que d'écrire dessus. Cependant, il ne saurait y avoir de mouvement révolutionnaire (donc communiste) sans théorie révolutionnaire (donc communiste). A celles et ceux qui nous objecteraient que nous sommes encore loin de nos objectifs, que notre Etat est encore trop important, que nous n'appliquons pas réellement la dictature du prolétariat, nous ne pouvons que leur répondre que nous ne prétendons pas à l'excellence, ni même à la réussite parfaite de ce que nous entreprenons. Si la révolution était une belle ligne droite, une splendide avenue que nous pourrions remonter les mains dans les poches, cela se saurait. Le Camarade Urdzhar disait : « Certains ironisent sur notre compte en nous traitant de partisans de "l'omnipotence de la guerre". Eh bien, oui ! Nous sommes pour l'omnipotence de la guerre révolutionnaire. Ce n'est pas mal faire, c'est bien faire, c'est être marxiste. L'expérience de la lutte des classes à l'époque de l'impérialisme montre que la classe ouvrière et les masses travailleuses ne peuvent vaincre les classes armées de la bourgeoisie et des propriétaires fonciers que par la force des fusils. En ce sens, on peut dire qu'il n'est possible de transformer le monde qu'avec le fusil. »

Si il faut prendre le fusil pour abolir le fusil, il faut également prendre l'Etat pour le faire dépérir, il faut que le prolétariat s'érige en classe dominante pour se nier en tant que classe... C'est un mouvement dialectique, un jeu de négation et d'affirmation en constante évolution. Raisonnant à partir des paroles du Camarade Urdzhar, la Camarade Grant déclarait quelque chose de similaire au tout début de notre révolution, face à celles et ceux qui hésitaient sur le chemin à prendre : « "Ne voulez-vous donc pas supprimer le pouvoir d'Etat ?" Si, nous le voulons, mais pas pour le moment ; nous ne pouvons pas encore le faire. Pourquoi ? Parce que l'impérialisme existe toujours, parce que la réaction intérieure existe toujours, parce que les classes existent toujours dans le pays. Notre tâche actuelle est de renforcer notre appareil d'Etat, principalement notre armée, notre police, nos milices afin de consolider la défense de notre révolution et de protéger les intérêts du prolétariat » Cette analyse ne peut-être que celle d'une marxiste authentique, ayant bien compris les tâches qui nous incombaient alors et qui nous incombent aujourd'hui encore. C'est à dire développer, renforcer et exercer impitoyablement la dictature du prolétariat au Westrait.

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Viktor Troska
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MISÈRE DE L'IDÉOLOGIE


« Un adage bien connu dit que si les axiomes géométriques heurtaient les intérêts des hommes, on essayerait certainement de les réfuter » Ce sont les premiers mots du texte de Lénine intitulé Marxisme et Révisionnisme. La première partie de ce texte est extrêmement enrichissante, car elle nous semble subitement très contemporaine. Alors que l'on claironne continuellement du côté des philosophes et autres hommes de lettre de la bourgeoisie que l'on en a terminé avec le marxisme, celui-ci revient constamment. Lénine note très judicieusement que le marxisme « après chaque "exécution" par la science officielle », ne cesse de revenir et « devient plus ferme, plus trempé et plus vivant que jamais. » Reconnaissons à nos adversaires le mérite de vouloir nous enterrer, comme nous souhaitons également les enterrer. Seulement, nous ne claironnons pas constamment que nous avons atteint notre but. Nous savons que la lutte est continuelle, qu'elle est marquée par des flux et des reflux, par des victoires comme des retraites, avant d'atteindre un stade supérieur. Nous sommes à vrai dire honoré d'être attaqué car être attaqué par l'ennemi est une bonne chose, nous ne cesserons de l'affirmer. Même quand l'attaque est insignifiante, il faut porter une réponse pour ne pas laisser le doute s'installer. C'est ce que nous nous proposons modestement de faire ici.

MONDE DES IDÉES OU RÉALITÉ DE LA PRAXIS ?

Nous sommes dominés par des mots, c'est un fait. Non pas que ces mots pourraient être animé tout seul, mais parce qu'ils représentent toujours une réalité sociale propre, dans une société donnée. La définition que nous donnons à des concepts clés évolue, non pas parce qu'il y aurait une mystification entre de "vils académiciens" et un "bon sens populaire", mais parce qu'il y a des intérêts de classe. Les idées dominantes d'une société n'ont jamais rien été d'autres que les idées de la classe dominante. Le combat que nous menons en tant que marxiste est de mettre un terme à cette fausse conscience du monde, dans des sociétés où tout moment de "vrai" est en fait faux, et où tout moment de faux est en fait un moment de vrai. Pérorer continuellement en expliquant que certains auraient la clé et d'autres pas, n'a que peu d'importance. Dans les robinsonnades de nos adversaires, le monde des idées est un monde merveilleux qui descendrait à nous de temps à autre, où nous irions piocher "suivant le temps et les mentalités" tel ou tel concept. Rien de plus faux, mais le matérialisme bourgeois a depuis longtemps fait place à l'irrationalisme ou au scepticisme généralisé, principalement tourné vers la compréhension scientifique du monde donnée par le marxisme.

Signification académique, signification populaire... Signification de notre fausse "bonne" conscience du monde. D'où proviennent les idées justes ? Nous tombent-elles dessus, comme la pomme sur la tête de Newton ? Sont-elles innées ? Non. Elles proviennent principalement de la pratique sociale. C'est bel et bien l'existence sociale des hommes qui déterminent leurs pensées et non pas l'inverse. Si il existe des idées justes, il existe donc des idées fausses. Plutôt que de succomber au relativisme en expliquant qu'elles se vaudraient toutes, il faut mener une lutte ardente contre les conceptions fausses du monde, qu'elles soient réactionnaires, libérales, social-démocrates, etc etc. Il n'y a pas de place pour une coexistence "pacifique" dans de domaine là. Les idées étant le produit de la praxis humaine, il est évident que toute idée dominante n'est jamais celle que de la classe dominante. Signification académique, veut dire conception dominante. La signification populaire elle, est assez vaste : Elle peut-être un dérivé, ou alors un reflet. Ce sont des signifiants vides l'un comme l'autre, puisque produit d'une société où l'idéologie dominante s'insère partout et nous domine jusque dans nos représentations.

Il n'y a donc pas de définition propre à un "certains groupes d'individus", mais des conceptions du monde différentes. La bourgeoisie a la sienne, nous avons la nôtre. Cette critique revient à ce que nous disions en introduction : Elle vise en fait le marxisme, sans le nommer. Théorie d'avant-garde, analysant le mouvement réel afin de savoir où frapper et comment l'interpréter, le marxisme a toujours fait horreur à nos adversaires. Pourtant malgré les revers, cette conception du monde revient continuellement en force. Elle n'est pas le fruit de quelques académiciens qui occupent des postes dans l'université, elle n'est pas non plus cette fausse conscience "populaire" : En arrachant le voile des idées et des conceptions dominantes, le marxisme se place à l'avant-garde de la compréhension scientifique du monde. Quelle est notre but ? Faire que des milliards d'individus deviennent des dialecticiens et ne soient plus soumis à la division sociale et technique du travail, faisant de certains des penseurs et d'autres de simples exécutants. C'est pour cela que le marxisme est toujours une idée vivante, car en s'emparant des masses, elle devient une puissance matérielle que rien ne peut arrêter. Nos adversaires le savent, c'est pourquoi ils nous attaquent. Mais les faits sont têtus, pour reprendre Lénine.

COMPRENDRE LE MONDE NON PAS POUR L’INTERPRÉTER MAIS POUR LE TRANSFORMER

La recherche de la vérité est sans aucun doute le but que se fixe la philosophie. En questionnant la réel et ses interprétations, nous pouvons approcher de cette vérité. "Qu'appelles-tu le courage ?", demande Socrate à un général athénien du nom de Lachès. Le questionnement constant du réel, doit nous permettre d'aboutir à une théorie de la connaissance. La théorie naît de la pratique et de cet exercice constant qui permet de vérifier la justesse ou non d'une théorie. Le marxisme est né de la rencontre du mouvement ouvrier organisé avec plusieurs penseurs, notamment Marx & Engels. Pourquoi nos adversaires nous expliquent-ils constamment le contraire, qu'il s'agirait d'un langage incompréhensible que personne ne saurait connaître ? Vautré dans l'idéologie dominante, ils utilisent merveilleusement la dialectique dans un sens qui leur convient à merveille : Si le populo ne peut pas comprendre, c'est parce que les marxistes sont trop théoriques. Si le populo arrive à les comprendre, cela veut dire qu'ils sont populistes et qu'ils trafiquent le sens des mots ! Une position très simple à tenir, quand l'on nage constamment dans le sens de l'idéologie dominante. Demander à la majorité de la population de ne pas s'élever hors de la fange et des superstructures idéologiques, c'est en effet convenable. "Ils ne parlent pas comme vous, ils racontent n'importe quoi, ne les écoutez pas !" Encore une fois derrière les bons sentiments, on cherche à détruire le marxisme.

Il nous faut faire un petit détour, afin de comprendre où nous souhaitons en venir. Nous avons dit que les idées dominantes sont celles de la classe dominante. De ce fait, toutes les représentations idéologiques, politiques, religieuses, le droit et ces dérivés ne sortent pas de n'importe où, mais sont le produit d'un type de société. Ici, il s'agit de la société capitaliste où l'appropriation privée du fruit du travail est considéré comme parfaitement naturel et dans l'ordre des choses, un ordre spontanée qui jaillirait dont ne sait trop où. Le marxisme cherche à briser cette carapace idéologique et à fissurer les superstructures qui régissent la société, en lien avec la base économique. La domination d'une classe sur une autre n'est pas seulement économique, elle est également idéologique. Aujourd'hui, le capitalisme est partout. Dans sa période de domination formelle, le capitalisme ne touchait que très rarement les structures ancestrales, cherchant plutôt à s'en accommoder. C'était l'époque du grand élan capitaliste qui réduisait les vestiges du féodalisme à rien. En période de domination réelle, le capitalisme est absolument partout. Il brise les derrières barrières qui se dressent face à lui, s'infiltrant partout, exerçant son despotisme dans chaque recoin de notre vie et notre conception du monde. En période de domination totale, l'hégémonie culturelle du capitalisme est une tranchée lourdement fortifiée que nous ne pouvons pas prendre d'assaut, mais que nous devons saper dans ses fondements.

Transformer le monde, c'est lier la théorie et la pratique. Nos adversaires savent très bien qu'il s'agit d'un cocktail basique qui peut permettre le déclenchement d'une révolution. Parce qu'ils refusent le fait que le marxisme puisse se poser comme fondement du mouvement réel qui appel à l'abolition de tout ce qui existe en ce monde capitaliste, ils décident changer de fusil d'épaule : "On ne peut pas discuter avec eux, ils refusent qu'on se mettent d'accord sur des définitions". Oui. Effectivement, nous ne pouvons pas être d'accord avec des ennemis de classe sur les conceptions que nous avons du monde. Demander que nous nous mettions "d'accord", c'est demander de basculer non pas sur une position critique et révolutionnaire, mais de s'aligner sur les prescriptions de l'idéologie dominante. Chose que nous refusons. Alors nos adversaires nous attaquent encore davantage, expliquant qu'ils ne nous comprennent pas, alors tout le monde ne peut pas nous comprendre ! La bonne affaire : Discutez cinq minutes avec un ouvrier du coin, expliquez lui qu'on lui vole les fruits de son travail et qu'il n'est bon qu'à être une machine à plus-value. Non seulement il va vous comprendre, mais il se pourrait bien qu'il veuille vous rejoindre. Cela fait donc de vous un populiste, voir pire... Un totalitaire. Transformer le monde, c'est être totalitaire ? Très bien, nous l'acceptons totalement. Nous nous battons pour que la totalité soit au pouvoir.

IDÉOLOGIE DE LA MISÈRE (INTELLECTUELLE) ?

Nous acceptons que la lutte entre les idées et les conceptions du monde sont une réalité constante. Les définitions fixes données par nos adversaires, selon leur idéologie et leur conception du monde, sont à combattre. Il n'y a rien de pire que l'extrême-centre en matière politique ou philosophique, le plus abject et le plus repoussant. C'est le berceau du totalitarisme capitaliste, du relativisme général, de la dictature du marché et du libéralisme libertaire. De toute nos forces, nous avons entamé une lutte au Westrait contre ces idées. Nous ne disons pas que nous avons gagné, ni même que nous sommes entrain de gagner, mais nous savons parfaitement que le décalage qui existe entre la nouvelle base socialiste ou pré-socialiste souffre toujours d'un décalage avec la superstructure, là où continuent de se nicher les vieilles idées, sécréter constamment par ce décalage qu'il faut réussir à combler. Nos adversaires ironisent, expliquant que des individus morts ayant donné des définitions il y a longtemps, ne pourrait être plus d'actualité aujourd'hui. Vous connaissez ce refrain par cœur : "On ne peut pas penser les catégories d'aujourd'hui avec les catégories d'hier". Très bien, brûlons toute la philosophie depuis l'antiquité. Nous n'avons plus besoin des Socrate, Platon, Rousseau, Nietzsche, Bentham ou autre Stuart Mill. Cette réflexion montre jusqu'où le crétinisme du capitalisme sénile peut aller, puisqu'il tourne le dos à toute la philosophie progressiste qui lui a permis de vaincre les "ténèbres" du Moyen-Age. Pour survivre dans sa domination réelle, le capitalisme doit s'appuyer sur l'irrationalisme, le néo-kantisme, le relativisme ou le post-modernisme. Tout, plutôt que de pouvoir le désigner négativement et le combattre !

Le marxisme est une grande famille, avec des conceptions et des idées différentes. Nous disons, tant mieux. Nous n'avons pas peur de la critique, sinon nous ne pourrions être marxiste. Une conception du monde juste n'est jamais fixe, elle évolue constamment avec le temps. Ce que nos adversaires ne comprennent de toute façon pas, puisqu'ils pensent que le marxisme est une constante qui serait né il y a 200 ans et qui n'aurait pas bouger depuis. Nos adversaires ne veulent pas que l'on puisse les prendre pour des demeurés, le fait est qu'en disant de telles sottises, il est difficile de ne pas penser le contraire. Le relativisme de nos adversaires ne pourront pas les faire gagner, ils le savent pertinemment. Jamais les grands idéaux libéraux ne se sont imposé par la démocratie, par le vote ou par l'entente cordiale entre toutes les classes. Ce fut la dictature de la bourgeoisie, les massacre, l'eugénisme social, la haine des pauvres, les prisons panoptiques... Voilà pourquoi nous parlons de la misère de l'idéologie. Les marxistes assument parfaitement le fait que les transformations qu'ils vont devoir faire, sont de nature totalitaire. Nos adversaires eux, parlent de liberté, de philosophie morale et nous bassinent avec des robinsonnades qui sont totalement déconnecté de la pratique réelle et concrète du libéralisme. Il est donc plus simple d'expliquer qu'il n'est pas possible de discuter avec les marxistes, plutôt que d'avouer que ses propres propos philosophiques ont été constamment foulé au pied. Mais ce serait demander énormément à nos adversaires. Nous nous chargerons en tant voulu de démontrer que l'idéal proclamé s'est constamment défaussé face à la réalité capitaliste. "Mais ce n'était pas du libéralisme !", vont dire pour se défendre nos adversaires. Idéologie de la misère intellectuelle...

Dans une perspective totalitaire qu'est la nôtre, la théorie est compréhensible par tous et toutes. Non seulement elle l'est, mais sa mise en pratique l'est également. Nous voulons au Westrait, que chaque westréen et westréenne devienne des dialecticiens. Cela n'est pas seulement un souhaite, c'est la réalité vers laquelle nous devons tendre. Fidèle aux enseignements du marxisme, armé avec le matérialisme dialectique, notre théorie de la connaissance ne vise pas seulement à interpréter le monde, mais également à le transformer. Nous le répétons encore, mais c'est ce qui effraie le plus nos adversaires : C'est cette capacité à transformer le monde, à se saisir du mouvement réel dans son énorme complexité, afin de faire advenir le communisme. Ils peuvent continuer à dire que nous sommes déconnectés "de la réalité", que personne ne nous écoute, qu'ils ont les bonnes définitions et que le populo est à la fois un idiot (si il nous écoute) et quelqu'un de bon sens (si il les écoute) suivant la manière d'argumenter. Nous ne pouvons pas nous comprendre avec nos adversaires, parce que nous n'avons tout simplement pas la même conception du monde. Se réfugier dans le monde académique n'y changera rien et n'a jamais été la source de cette attaque. Nous ne sommes pas d'accord et nous continuerons de l'affirmer, en défendant notre classe avec notre vision du monde, contre la votre. Si pour vous le renard dans le poulailler ne doit nécessiter aucune intervention, pour nous il y a nécessité à armer le poulailler pour qu'il repousse le renard. Voilà ce que nous ont légué Marx, Engels, Lénine, Urdzhar et Tudor : Une arme. Cette arme, c'est le marxisme-léninisme et le matérialisme dialectique, irrémédiablement en guerre contre le monde bourgeois et ses définitions académique, comme "populaire".

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Viktor Troska
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Re: Piece of Philosophy - Westrait

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SUR LE MARXISME-LENINISME-URDZHARISME
(NDLR : Ce texte se veut une tentative de synthèse générale, d'autres viendront pour éclaircir des points théoriques et pratiques précis )


« La grande complexité du marxisme peut se résumer en une phrase : “On a raison de se révolter.” Pendant des siècles, on a dit : il est juste d’opprimer et d’exploiter le peuple, mais il est erroné de se rebeller. Le marxisme renverse la thèse. C’est une grande contribution, une thèse établie par Marx à partir de la lutte du prolétariat. En se fondant sur cette thèse, les gens résistent, combattent et œuvrent pour le socialisme »

Nour Mohammed Urdzhar

Dans le développement de la science révolutionnaire ainsi que dans le creuset de la lutte des classes, le marxisme a surgit comme l'idéologie guidant le prolétariat durant ses premiers combats héroïques, pour ensuite devenir le marxisme-léninisme avec l'établissement des premiers Etats socialistes et enfin comme le marxisme-léninisme-urdzharisme dans l'ère de l'impérialisme et de la révolution prolétarienne mondiale. Chacune de ses étapes et chacun de ses jalons à fait avancer la science révolutionnaire, l'amenant toujours davantage vers une affirmation du nouveau contre l'ancien. Il a fallut batailler à l'époque au sein des premiers mouvements socialistes pour reconnaître les apports de Marx et de Engels, afin que le léninisme ne soit à son tour défendu comme une affirmation des thèses marxistes qui avaient été reniés et combattus par les révisionnistes, les opportunistes ainsi que les renégats. Aujourd'hui, il nous faut mener le même combat en ce qui concerne le marxisme-léninisme-urdzharisme, troisième étape supérieure de la science marxiste. Sa validité, ses postulats ainsi que ses avancées sur le plan de l'économie politique, de la philosophie ainsi que de la construction du socialisme sont d'une grande aide pour le prolétariat international dans sa lutte contre les forces réactionnaires et impérialistes.

Nous disons qu'aujourd'hui être marxiste, c'est être marxiste-léniniste-urdzhariste. Le marxisme-léninisme-urdzharisme a été forgé, théorisé et appliqué par les dirigeants du prolétariat mondial qu'on été Marx, Engels, Lénine, Tudor et Urdzhar. Dans le creuset de la lutte des classes et de la lutte idéologique contre l'idéologie bourgeoise, le révisionnisme et les autres tendances étrangères de la classe ouvrière depuis plus de deux cent ans. Le marxisme-léninisme-urdzharisme se veut une idéologie vivante et scientifique, qui se développe constamment et ne peut que s'enrichir qu'au cours de la pratique révolutionnaire, de l'expérimentation scientifique et donc de la lutte des classes. Le but de tout communiste est de transformer le monde et pour y parvenir, il doit lui et ses camarades être armé d'une théorie solide capable de guider les masses dans la tempête révolutionnaire. Qu'est-ce qui est donc le plus fondamental dans la structuration de l'urdzharisme ? C'est la question du pouvoir, une question fondamentale. Le pouvoir pour le prolétariat, le pouvoir s'exerçant à travers la dictature du prolétariat, le pouvoir basé sur la force armée dirigée par le Parti Communiste. Qu'est-ce que donc que l'urdzhrarisme ? Il représente l'élévation du marxisme-léninisme dans une troisième, nouvelle et supérieure étape pour la lutte prolétarienne au niveau internationale.

C'est la réaffirmation de la nécessité de la direction prolétarienne pendant la révolution démocratique dans les pays semi-coloniaux et semi-féodaux, le développement continuel, ininterrompu et par étape de la construction du socialisme et surtout, la continuation de la révolution et donc de la lutte des classes sous la dictature du prolétariat. Cela au moment où l'impérialisme s'enfonce dans sa décomposition finale et que la révolution devient la tendance dominante et principale de l'histoire, une guerre gigantesque, héroïque et complexe que l'Humanité ait connu depuis sa naissance. Défendre cela, c'est défendre une vision communiste du monde. Sinon on ne peut être ni un marxiste, ni un léniniste ni un marxiste-léniniste-urdzhariste. Les enseignements du Camarade Urdzhar nous permettent également de mieux se saisir de notre histoire afin de mieux pouvoir disséquer ce qui constitue la lutte en amont de la prise de pouvoir et la continuation de la lutte des classes au sein de la société socialiste. Face à la théorie réactionnaire de "deux fusionnent en un", considérant qu'il n'y a plus de luttes sous le socialisme puisque les classes auraient disparues, nous devons rester sur la ligne philosophique défendant le matérialisme dialectique : Un se divise toujours en deux.

Tout est toujours constitué de deux pôles en contradiction et s'affrontant, afin de résoudre cette contradiction qui verra une autre apparaître. Par exemple dans le cadre de la révolution de nouvelle démocratie, la contradiction principale se situe entre les forces populaires dirigé par le Parti et l'impérialisme, le féodalisme et l'ensemble des forces réactionnaires. A ce stade, la contradiction entre le prolétariat et la bourgeoisie est secondaire. Une fois la lutte pour l'instauration de la nouvelle démocratie atteinte et l'avancée vers le socialisme avancée, la contradiction entre le prolétariat et la bourgeoisie devient la contradiction principale. Reprenant Lénine, le Camarade Urdzhar affirmait avec force que l'on pouvait définir la contradiction comme "l'essence de la dialectique". La pierre angulaire et l'apport du Camarade Urdzhar à la compréhension marxiste du monde réside sans aucun doute dans sa contribution à faire de la violence révolutionnaire une loi universelle, ne connaissant aucune exception. Il rappelait sans cesse que la révolution ne pouvait pas être autre chose que le renversement d'une classe par une autre, qu'il s'agissait d'un acte violent. Avant de se lancer dans la guerre de guérilla avec ses proches camarades, il réaffirmait que "Le pouvoir est au bout du fusil", donnant ainsi une voie pour la conquête du pouvoir et la libération des peuples opprimés du monde entier.

Dans les pays semi-coloniaux et féodaux, il a défini la conquête du pouvoir par l'encerclement des villes par les campagnes, par l'emploi de la guerre de guérilla acquérant un caractère stratégique. Contre ceux qui lui reprochait de faire du "partisianisme", le Camarade Urdzhar rappelait qu'on ne pouvait pas comprendre le développement de la guerre de guérilla d'un point de vue figé, sans comprendre et admettre qu'en partant de sa fluidité constitutive, elle développement une grande mobilité, elle devient une guerre de mouvement ainsi que de position temporaire, capable de développer de vastes offensives stratégiques et capable de conquérir des villages ainsi que des villes de grandes tailles, comme il l'a prouvé au Karmalistan. C'est ce qui est qualifié par certains de "guerre populaire prolongée", tandis que d'autres lui donnent le nom de "guerre révolutionnaire de longue durée" ce qui dans le fond, ne change en aucun cas le caractère que prend la guerre révolutionnaire. En analysant, synthétisant et combattant avant de tomber en martyr, le Camarade Urdzhar a donné au prolétariat international sa stratégie militaire, universellement applicable. Il nous faut affirmer clairement et fièrement que oui, nous sommes partisans de la théorie de l'omnipotence de la guerre révolutionnaire. Que ceci n'est pas mauvais, mais qu'il s'agit d'une ligne juste et qu'elle est une ligne marxiste. Nous sommes partisans de l'invincibilité de la guerre populaire prolongée ainsi que des masses la menant, sous la direction du Parti Communiste.

C'est d'ailleurs en rompant avec les organisations révisionnistes que le Camarade Urdhzar a pu réorganiser les forces communistes sous une autre forme, avec une ligne rejetant celle de la direction ouvertement liquidatrice dans son pays. Pour construire la révolution, il faut trois instruments. Ces instruments sont le Parti, le Front et la Force Armée. Le Parti doit être au cœur de la construction des trois instruments ainsi que des relations entre eux, permettant un travail de direction juste et correct en appliquant une ligne idéologique et politico-militaire juste et correcte. A notre époque, celle du triomphe du marxisme-léninisme-urdzharisme, la défaite du révisionnisme et le déclin de l'impérialisme, le Parti Communiste doit être un parti de type nouveau, un parti du prolétariat trempé dans la lutte. Il faut que le Parti Communiste soit un Parti marxiste-léniniste-urdzhariste. Un Parti dont le but et l'objectif concret est la conquête du nouveau pouvoir, sa structuration ainsi que sa défense nécessairement lié au développement de la guerre populaire prolongée. Un Parti de type nouveau qui s'appuie sur les masses, qui permet à ces dernières de diriger la guerre populaire prolongée qui est une guerre des masses. Ce sont les masses qui font l'histoire et dans cette tempête énorme, il y a l'obligation d'avoir un Parti d'avant-garde, formé de cadres trempé dans l'acier et lié aux masses.

L'armée révolutionnaire doit également être de type nouveau, elle doit être une armée capable de trois tâches essentielles : Combattre, produire au côté des masses pour ne pas être une charge pour ces dernières et mobiliser constamment les masses. L'armée révolutionnaire se base sur une ligne politique et militaire que le Parti établit. C'est une armée qui prend pour base les hommes et non uniquement le matériel. Elle est une armée issue des masses, toujours liée à elles et qu'elle doit être capable de servir "comme un poisson dans l'eau". Plusieurs fois au cours des campagnes de rectifications au sein du PRDK-ML, le Camarade Urdzhar a rappelé que sans une armée révolutionnaire, une armée populaire, le peuple n'aurait rien. Il rappelait également que c'est le Parti qui donne la direction en ce qui concerne l'armée, que c'est le "Parti qui commande au fusil et non l'inverse". Enfin, nous voyons aujourd'hui au Westrait que le généralisation du mot d'ordre d'"armement général du prolétariat", de "créer une mer armée des masses" découle directement des enseignements du Camarade Urdzhar : Le peuple en arme, cette mer armée des masses guidera le processus de transformation socialiste jusqu'à l'émancipation définitivement du prolétariat sous le communisme. Enfin, c'est le Camarade Urdzhar qui le premier a développé la thèse du front uni, d'une alliance ouvrière et paysanne qui garantir l'hégémonie du prolétariat combattant dans la révolution de nouvelle démocratie, un large front dirigé par le prolétariat et que le Parti représente.

Un front uni qui aide à la guerre populaire, qui oeuvre à la révolution et à la conquête du pouvoir. Le Front Uni peut-être ramené à une donnée centrale, c'est à dire le regroupement de l'ensemble des forces révolutionnaires contre les forces contre-révolutionnaires, une lutte entre les forces de la révolution et de la contre-révolution, principalement au moyen de la guerre populaire prolongée. Aujourd'hui, nous devons brandir le marxisme-léninisme-urdzharisme comme un tout. Comme l'idéologie scientifique la plus avancée du prolétariat. Non seulement le marxisme-léninisme-urdzharisme est l'arme toute puissante par laquelle nous pouvons combattre et vaincre l'idéologie révisionniste, mais également abattre l'impérialisme et les forces de la réaction. Le marxisme-léninisme-urdzharisme ne se considère pas comme une science se rattachant à un domaine particulier de la connaissance, mais comme une science représentant tout un système philosophique développé, avec une compréhension claire de l'économie politique, un attachement au socialisme scientifique et l'application créative de la stratégie et des tactiques du prolétariat international dans la compréhension et la transformation du monde par l’intermédiaire de la révolution, dirigée par un Parti de type nouveau appliquant la guerre populaire prolongée.

En conclusion, nous rappelons que Lénine considérait que la ligne de démarcation entre les partisans du marxisme et ses faussaires se situait non pas à la reconnaissance de la lutte des classes, mais à celle de la dictature du prolétariat. Aujourd'hui, cette ligne de démarcation a changée. Aujourd'hui, est marxiste celui qui étend la reconnaissance de la lutte des classes non seulement à la reconnaissance de la dictature du prolétariat, mais également à la reconnaissance de l'existence des classes et des contradictions existant dans une société socialiste. Aujourd'hui, est marxiste celui qui reconnait le développement supérieur et avancé de la science prolétarienne par le marxisme-léninisme-urdzharisme. Aujourd'hui, est marxiste celui qui reconnait la reconstitution nécessaires des partis communistes sur une base nouvelle, en s'appuyant sur la construction concentrique des trois instruments de la révolution et sur la stratégie de la guerre populaire prolongée comme ligne politico-militaire générale. Notre mot d'ordre doit être "Arborer, défendre et appliquer le marxisme-léninisme-urdzharisme !" et lutter de manière infatigable pour qu'il puisse être aux commandes afin qu'il soit le guide pour la révolution prolétarienne internationale. Qu'il dirige les masses sous le grand, unique et magnifique drapeaux rouge qui incarne le triomphe du prolétariat international, des nations et peuples opprimées qui marchent en ordre de combat vers la destruction de l'ordre impérialiste et le triomphe du communisme !

« Certains d’entre nous ont travaillé d’arrache-pied pour qu’on passe au langage des actions militaires, et d’autres avec obstination s’y sont opposés, avec des arguties, des manœuvres et même des fourberies. Mais cette définition a fini par s’imposer, parce que notre peuple demande des définitions, parce que notre peuple demande une décision ; le peuple exige à cor et à cris et nous répondons à cette clameur, à cette exigence, nous sentons ce qu’ils sentent et nous voulons ce qu’ils veulent, ils veulent que leurs mains parlent le langage précis et frappant des faits d’armes. Oui ! Mener des actions, c’est la façon de faire des masses, du peuple : quand on ouvre le sillon, c’est l’action qui parle ; quand on forge sur l’enclume c’est l’action qui parle ; quand les hommes enquêtent, dégagent des lois, c’est l’action qui parle ; quand les mains armées se tendent, c’est le peuple qui combat.

D'abord vient le fait et ensuite l’idée, et cette idée te mène à une action à chaque fois plus élevée. Nous sommes les reflets certains et véridiques de notre réalité. Nous avons prêché, appelé aux armes, à la lutte armée. Notre voix n’a pas résonné dans le désert, la semence est tombée dans le bon sillon, et commence à germer. Les éclats de voix que nous lançons sont des échos puissants, croissants, qui tonneront sur notre terre. Ceux à qui nous disons de se mettre debout, de se soulever en armes, dans la volonté de qui nous semons, nous répondent ainsi : nous sommes prêts, guidez-nous, organisez-nous, agissons ! Et ils nous en demanderont toujours plus. Ou bien nous tenons ce que nous avons promis, ou bien nous serons la risée des masses, des êtres parjures, des traîtres. Or, c’est ce que nous ne sommes pas. »

Audrey Grant


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Viktor Troska
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Re: Piece of Philosophy - Westrait

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L’HÉROÏSME EST-IL PROLÉTARIEN ?

« Le marxisme ne nie aucunement le rôle des personnalités éminentes, ni que les hommes font l’histoire. Chez Marx, dans sa Misère de la philosophie et ses autres ouvrages, vous pouvez lire que ce sont les hommes qui font l’histoire. Mais, bien entendu, les hommes ne font pas l’histoire à leur fantaisie, ni selon les idées qui leur passent par la tête. Chaque nouvelle génération se trouve en présence de conditions déterminées, qui existaient toutes prêtes au moment où cette génération est née. Et les grands hommes ne valent quelque chose que dans la mesure où ils savent comprendre correctement ces conditions et comment on doit s’y prendre pour les modifier. S’ils ne comprennent pas ces conditions et tentent de les modifier à leur fantaisie, ils deviennent des don Quichotte. Ainsi donc, c’est justement d’après Marx qu’on ne doit pas opposer les hommes aux conditions. Ce sont les hommes qui font l’histoire, mais ils ne la font que dans la mesure où ils comprennent correctement les conditions qu’ils ont trouvées toutes prêtes, dans la mesure où ils comprennent comment on doit s’y prendre pour modifier ces conditions. C’est du moins ainsi que nous, les marxistes karmalis, comprenons Marx. Et nous avons étudié Marx pendant des dizaines d’années. »

Nour Mohammed Urdzhar - Interview au journal Khalq

QUI FAIT L'HISTOIRE ?

Toute personne révolutionnaire et à minima progressiste considère comme nécessaire et vital la haute exigence de servir le peuple. Le principe de base sur lequel nous devons nous appuyer part d'un constant simple : Ce sont les masses qui font l'Histoire. Il s'agit pour nous d'un enseignement vital et même essentiel si nous nous plaçons du point de vue du matérialisme dialectique et historique. Quand nous disons que ce sont les masses qui font l'Histoire, nous nous plaçons directement contre les tendances réactionnaires qui voient tout de manière statique, figeant les rapports sociaux par un récit identitaire tantôt mythologique, tantôt idéaliste. Cette mythologie et cette vision du monde ne fait que nier l'existence d'une classe dominante - ainsi que d'une idéologie qui lui est propre, tout aussi dominante - dans tel ou tel mode de production, cachant le fait qu'à l'heure actuelle par exemple la bourgeoisie à un rôle déterminant dans la décadence actuelle de l'époque impérialiste dans laquelle nous nous trouvons. Cacher ce rôle dominant, c'est nier la nécessité historique de renverser la bourgeoisie par un soulèvement révolutionnaire des masses. S'en tenir à cette position revient donc également à nier l'existence et l'importance historique du prolétariat, seule classe sociale en mesure de porter le mouvement révolutionnaire et les valeurs qui l'accompagnent. Tout peuple constitué historiquement est un produit de l'Histoire et il existe naturellement et nécessairement des contradictions qui émergent au sein du peuple.

Les contradictions principales se jouent et surtout se résolvent sur le terrain de la lutte des classes, par le mouvement des masses et celui de la matière, nous menant par étape de la conquête de la démocratie vers le communisme. Il faut également rappeler que les masses ne font pas l'histoire dans la légalité, par le vote, la participation passives aux institutions en place qui détruisent totalement leur créativité, mais avant tout par la lutte et le combat révolutionnaire. Lorsque nous nous trouvons à une période précise où le mouvement historique piétine de plus en plus, ce sont les masses qui brisent cette paralysie par des soulèvements qui mènent au basculement et la rupture révolutionnaire, ouvrant alors une toute nouvelle période historique. Revendiquer aujourd'hui le fait que l'héroïsme dans notre époque actuelle s'incarne dans les masses et le prolétariat, implique de concevoir et d'appliquer une idéologie assumant cette situation et son exigence historique, celle du déclin de l'impérialisme et de la constitution d'Etats socialistes à travers le monde. C'est la lutte des classes comme question centrale contre la bourgeoisie - classe décadente - qui met au premier plan les masses et le prolétariat - classe héroïque - visant non pas à un quelconque rassemblement mais bien au contraire, d'assumer clairement la division de la société en deux camps aux intérêts irrémédiables et pousser la lutte sur tous les plans contre la bourgeoisie. Une fois le moment venu et la rupture consommée, les masses qui se sont lancées "à l'assaut du ciel" appuyé par des révolutionnaires authentiques se lancent dans une guerre populaire.

PROLÉTARIAT ET HÉROÏSME

Considérer ce fait, c'est comprendre les nécessités sur le long terme, sur la perspective. Il s'agit d'une étape nécessaire qui présuppose un haut niveau d'engagement et d'organisation, sur le plan idéologique comme de la discipline révolutionnaire. La guerre populaire est une lutte héroïque d'une exigence à toute épreuve, qui se veut exigeante en assumant la violence comme accoucheuse de l'histoire, mais qui met également en place de nouvelles valeurs, un plan d'action et un cadre bien précis pour opérer. Assumer la lutte des classes et écraser les logiques bourgeoises, assumer des valeurs nouvelles et le besoin des masses comme cadre de lutte global, à même de permettre à la révolution socialiste de se produire. Face aux atermoiements du "Monde Libre" décadent et libéral, face à la réaction chauvine et pseudo-traditionnelle qui n'en est que le pendant, nous disons qu'il faut se tourner vers les masses, vers le prolétariat et assumer son héroïsme à lui seul capable de pouvoir changer le monde. Nous affirmons que par nature et cela est important, le prolétariat est effectivement héroïque. Bien évidemment, il existe dans les métropoles impérialistes toute une couche achetée depuis longtemps par les surprofits de l'impérialisme qui n'a objectivement aucun intérêt à la révolution. Mais à côté de cette partie pourrie et aristocratisé du prolétariat, existe un prolétariat authentique et qui se bat par millions dans l'ensemble du monde. C'est lui qui par son surtravail produit la plus-value et toutes les richesses énormes, bien trop grandes de la société capitaliste.

C'est lui qui est écrasé et brutalisé par des moyens policiers ou militaires mis en place par les différents Etats bourgeois, soumis à l'arbitraire d'un système judiciaire entièrement aux mains d'une classe ennemie puis cycliquement, il est passé sous les bombes des guerres impérialistes ou rasé au napalm. C'est ce prolétariat indubitablement héroïque qui est le plus à même de réaliser l'émancipation universelle, et le parti communiste de type nouveau se forgeant dans la lutte des classes doit sans cesse s'appuyer sur ce prolétariat le plus radical, le plus communiste, le plus généreux et solidaire pour réaliser l'émancipation de l'Humanité entière, c'est à dire l'établissement du communisme. Seule ce prolétariat héroïque peut effectivement comme nous le disions plus haut, partir "à l'assaut du ciel" dans une révolution la plus impitoyable, la plus longue et terrible qui puisse exister. Les critiques bourgeoises et réactionnaires diront en lisant cela que tout ceci est impossible, qu'il s'agit d'un enfantillage : Le "bon sens" de l'homme ordinaire et du citoyen lambda ne peut croire qu'à son intérêt immédiat et individuel et rien d'autre. Mais parce que nous raisonnons en terme de classe, nous affirmons ici que le prolétariat ne cherche pas uniquement son appétit et son petit profit personnel, que ce n'est pas l'utilitarisme le plus idiot qui donnera au prolétariat son émancipation mais bel et bien son action et sa volonté dans l'actuelle société capitaliste actuelle, qui renferme en elle-même le communisme de demain. C'est ce prolétariat là qui est capable d'aller au sacrifice de sa vie, en prenant le fusil pour abattre la dictature de la bourgeoisie et mettre en place celle du prolétariat.

Comme Marx le note lui-même : « Lorsque les ouvriers communistes se réunissent, leur intention vise d’abord la théorie, la propagande, etc. Mais en même temps ils s’approprient par là un besoin nouveau, le besoin de leur réunion, et ce qui semble n’avoir été qu’un moyen est devenu un but. Ce mouvement pratique, on peut en observer les plus brillants résultats lorsqu'on voit s’assembler des ouvriers socialistes dytlien. Ce n’est plus le manger, le boire, le fumer, etc. qui représentent le moyen de les unir. La société, l’association et les discussions qui ont encore la société comme but, leur suffisent : chez eux, la fraternité humaine n’est pas une phrase, mais la vérité, et la noblesse de l’humanité rayonne vers nous de leurs figures endurcies par le travail » Exemple concret de cela, nous voyons l'expérience pratique de la révolution westréenne, gandharienne ou ölanaise qui a montré que le prolétariat était capable pour son émancipation de consentir à des sacrifices gigantesques au bénéfice de la révolution comme une condition indispensable à sa réussite. Les masses des quartiers prolétariens de Bunaghar, Cewell ou Ezki ne se sont pas soulevés pour obtenir quelques miettes de pain de plus, pour obtenir des gains immédiats : Elles se sont soulevées en repoussant les capacités révolutionnaires limitées de la petite-bourgeoisie en voie de décomposition, en se lançant corps et âme dans la révolution en ne réclamant que l'émancipation de leur classe de l'esclavage capitaliste, nationalement comme dans le monde entier. Ce n'est pas la simple avidité économique - comme peuvent le noter certains commentateurs bourgeois -, ce "moteur" hautement méprisable qui les poussaient à combattre, pas plus que l'espoir de gagner un meilleur salaire qui les a fait combattre et endurer des souffrances incroyables. C'est la promesse d'une autre organisation de la société, celle de l'Internationale du Travail contre l'Internationale du Capital, celle du souffle révolutionnaire et héroïque de toute une classe venant briser la vieille machine capitaliste.

LES MASSES FONT L'HISTOIRE

Nous en revenons donc à notre prémisse : Qui fait l'histoire ? Les héros ou les masses ? Là s'affrontent deux visions diamétralement opposées, la conception idéaliste et la conception matérialiste (dialectique) de l'histoire. Afin de maintenir leur domination sur la société, les classes exploiteuses ont continuellement cherché à répandre l'idée que ce sont les héros qui sont les créateurs de l'histoire : Telle figure héroïque des classes possédantes est doué d'une intelligence supérieure, d'un talent inné et il lui arrive d'être investi de la volonté de Dieu. Pour les masses, il s'agit le plus souvent de la dépeindre comme une matière inerte subissant la loi des premiers, impossible de pouvoir suivre la marche de l'histoire. Selon ces salmigondis réactionnaires, le développement historique dans une société régit par la dictature d'une classe exploiteuse ne peut venir que d'elle et que pour les travailleurs et travailleuses, il faudrait attendra patiemment l'arrivée d'un quelconque sauveur, les masses exploitées ne pouvant s'organiser car trop stupide. C'est le marxisme le premier qui mit en lumière les lois objectives du développement de l'histoire humaine et démontra une vérité simple qui est que ce sont les masses qui crée l'histoire, critiquant de manière scientifique la conception idéaliste de l'histoire invoquée par les propriétaires d'esclaves, les propriétaires fonciers et la bourgeoisie qui cherchait de manière continue à nier le rôle des masses en tant que créateurs de l'histoire. Mais comme toutes les classes exploiteuses ne se retirent pas volontairement de la scène historique, elles n'abandonnent pas leurs théories réactionnaires. Nous pouvons citer par exemple les théories voulant que l'Histoire soit le produit à la fois des masses et des grandes figures, sorte de philosophie dualiste appliquée à la lecture de l'Histoire.

Ces "théories" ne reconnaissent aucunement le rôle des masses, les relayant une fois de plus à n'être que des gens cherchant uniquement "la fortune et le gain", des brutes incapables du moindre changement historique. Mais les représentants des classes exploiteuses sont elles des sortes de "prophètes", faisant vivre les nations, les conduisant du déclin au développement par leur seule volonté. Il ne s'agit rien de plus qu'une d'une version nouvelle des conceptions idéalistes en histoire : Refuser de reconnaître les masses en tant que créateurs de l'histoire, c'est nécessairement admettre pour tels les "héros" des classes exploiteuses. Nous affirmons au contraire que dans une société de classe, tout changement est dû aux luttes révolutionnaires que mènent les masses populaires. Toute pensée et théorie d'avant-garde est la synthèse de l'expérience acquise au cours des années de luttes. Sans l'activité productrices des masses, la société elle-même ne saurait exister et il n'y aurait pour ainsi dire aucun développement de l'histoire. Et dans la société de classes, l'histoire ne saurait progresser sans la lutte des classes, car c'est le peuple et le peuple seul qui est la force motrice, le créateur de l'histoire universelle. C'est une vérité indéniable. Comment alors envisager le rôle des héros ? Le marxisme nie t-il le rôle des héros ? Aucunement, il lui accorde même une grande importance. Seulement, dans la société de classes les "héros" ont un caractère de classe et il n'en est pas qui soient au-dessus des classes. L'on peut dire donc que chaque classe à sa conception propre du héros. Pour le prolétariat, les héros ne peuvent être que des figures éminentes qui naissent dans le feu de la lutte des classes, engendrées par les masses révolutionnaires en lutte dont ils représentent les intérêts.

Leur apparitions et leur cristallisations lors de grandes secousses révolutionnaires illustre parfaitement le fait que ce sont les masses qui font l'Histoire. Pour la bourgeoisie et l'ensemble des classes dominantes, les héros sont des personnalités qui préservent et subliment les intérêts du système d'exploitation tout en l’exaltant. Il ne saurait exister un quelconque héroïsme en provenance du prolétariat, aucun réel héros prolétarien. Pourtant, l'histoire a pleinement démontrée le contraire. Prenons l'exemple de Spartacus que Marx considérait comme le premier révolté et un authentique héros prolétarien. Ce dernier n'était à l'origine qu'un esclave de l'ancienne Rome, un gladiateur qui s'est cependant retrouvé au milieu des tempêtes révolutionnaires symbolisé par les révoltes d'esclaves qui firent de lui un héros qui à la tête de cent mille hommes et femmes, s'attaque frontalement au système esclavagiste romain. Corroborant ce fait, Lénine nous dit que « l'indice de toute révolution véritable est une rapide élévation au décuple, ou même au centuple, du nombre des hommes aptes à la lutte politique, parmi la masse laborieuse et opprimée » Au cours de la révolution prolétarienne donc, des héros naissent et répondent aux besoins des masses en luttes et de la nature héroïque du prolétariat. A chaque nouveau développement de l'histoire et que de nouvelles tâches historiques sont à remplir, des héros surgissent pour diriger les masses en lutte. Pour le matérialisme dialectique, les héros peuvent jouer un rôle dirigeant parce qu'ils incarnent au mieux les intérêts des classes révolutionnaires en lutte, tout en bénéficiant de leur soutien.

Si leur action ne traduit aucunement la volonté des masses, alors cela n'aboutira à rien : Le propre d'une classe d'avant-garde et ses idées est qu'elles pénètrent justement les masses et qu'elles deviennent une force matérielle capable de transformer le monde. « Sans doute, l’arme de la critique ne peut-elle remplacer la critique des armes, la puissance matérielle ne peut être abattue que par la puissance matérielle, mais la théorie aussi, dès qu’elle s’empare des masses, devient une puissance matérielle » notait judicieusement Marx dans sa critique de Hegel et du rôle que la philosophie avait à jouer dans l'histoire, ajoutant même que « la philosophie ne peut se réaliser sans abolir le prolétariat, le prolétariat ne peut s’abolir sans réaliser la philosophie », expliquant que la philosophie fournit ses armes intellectuelles au prolétariat et que ce dernier fournit ses armes matérielles à la philosophie. Tout cela nous permet de conclure en affirmant de manière véhémente que ce ne sont pas les héros qui créent l'histoire mais que c'est cette dernière qui forme les héros. L'histoire n'est pas crée de manière conjointe par les héros et les masses, mais bel et bien par les masses et par l'héroïque prolétariat. C'est à travers la conception matérialiste de l'histoire et la compréhension juste du rapport entre les masses, le prolétariat et les héros qu'une nouvelle étape historique s'est ouverte : Déclin de l'impérialisme et de la constitution d'Etats socialistes à travers le monde. L’héroïsme prolétarien permettra de passer du "règne de la nécessité" où les hommes sont les jouets aveugles du développement historique au "règne de la liberté" qui leur donne la latitude nécessaire pour exercer une activité conscience sur le développement historique. Comme le résumait admirablement le Camarade Urdzhar à qui nous laissons la conclusion de notre exposé : « L'époque où l'humanité entière entreprendra de façon consciente sa propre transformation et la transformation du monde sera celle du communisme mondial. »

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