Presse du Gandhari (2039-2043)

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Plutark
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28 février 2042


Anuraag Bakshi: "Il faudra être à 100% de nos capacités dès le 1er jour"


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Le capitaine des Tigres du Gandhari est formel: l'équipe n'a pas le droit à l'erreur sous peine de quitter prématurément la compétition


Le tirage au sort pour la coupe du monde a eu lieu hier à Albarea et le moins qu'on puisse dire c'est que le Gandhari tombe dans l'un des trois groupes extrêmement relevés. A ses côtés, le Léonora qui figure parmi les meilleures équipes du monde. On se souvient notamment de la large victoire 4 à 1 du pays face au Shnieretz. Liam Woods devra être surveillé comme l'huile sur le feu et neutralisé par la défense gandharienne. Second adversaire de taille, l'Ölan qui est tout à fait en capacité de poser problème à l'équipe gandharienne. Enfin, le Marskjord apparaît comme l'équipe la plus faible du groupe.
Si le Gandhari parvenait à se hisser en huitièmes, la probabilité de rencontrer la Valdaquie serait très élevée, à moins que les deux équipes finissent première de leur groupe. Un tel choc si tôt dans la compétition attirera forcément l'attention et les deux équipes pourront trembler pendant les 90 minutes du match.
En Quarts, le Gandhari pourrait rencontrer la Lantanie, l'Anmayo, le Commonwealth ou les Îles-Unies, des équipes toutes très relevées et qui peinent à se détacher les unes des autres en terme de puissance.
Face au parcours semé d'embûches qui s'annonce, la star de la sélection nationale n'a pas peur de l'affirmer: la moindre erreur lors d'un match pourrait conduire à une élimination immédiate. A chaque instant, les Tigres devront rester sur leurs gardes et ne laisser aucune faille à leurs adversaires.

"Je pense que cette année la Coupe du Monde c'est une mort subite permanente. Toutes les équipes, même les plus fortes pourront tomber à chaque instant sur la moindre erreur. Une main dans la surface, hop penalty, match verrouillé en face et au revoir. Je pense que certaines équipes se révèleront, d'autres décevront mais au final le spectacle sera là plus que jamais. Cette édition est faite pour devenir mythique et rentrer dans l'histoire."

Sur le pronostic de la victoire finale, le capitaine gandharien refuse de se prononcer.

"Je ne fais pas de pari hasardeux. Avec les gars on vivra cette compétition au jour le jour sans se projeter dans l'avenir. Chaque match sera un mur à franchir. Et à chaque fois le mur sera toujours plus haut."
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Plutark
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3 mars 2042


Jasbir Kéjar: "Je soutiens Varinder Chandar !"


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L'ancien dirigeant gandharien sort de son silence et prend le parti de Varinder Chandar en Sojatpurie, il se revendique désormais comme étant communiste


Le candidat communiste de Sojatpurie a récemment reçu un soutien de poids en la personne de Jasbir Kéjar. Toujours très populaire malgré son intention de soutenir à tout prix le régime Botamba au Makengo, le successeur d'Asha Lota s'est dit effaré par la situation dans la République Socialiste Fédérée la plus peuplée. Sa cible est toute trouvée: Dalipinder Golia. L'ancien Président du Conseil des Commissaires ne mâche pas ses mots contre le favori des sondages.

"J'ai rarement vu un type aussi arrogant, imbu de sa personne et je suis inquiet pour l'avenir si ce type doit représenter le fer de lance de l'opposition pour les élections générales de 2044. Il surfe sur le malheur des gens, promet des lendemains qui chantent en passant par un bain de sang dans les rues de Sojatpur. S'il suffisait de nettoyer des quartiers entiers à la mitrailleuse pour éradiquer la criminalité cela se saurait. Ses mensonges éhontés prétendant que Samrath Lota aurait tenté de le déstabiliser sont tout ce qu'il y a de plus grossier et il profite de la distanciation politique d'une partie de la population pour se fabriquer une image de champion des masses. Dalipinder Golia représente tout ce que je déteste chez un homme politique: seule sa destinée compte, le reste n'est que littérature. Alors je le dis, il va falloir se retrousser les manches et virer ce type de son piédestal."

Si Dalipinder Golia est la cible principale des critiques de Jasbir Kéjar, il s'en prend aussi à Rajindar Dahalo qui est pourtant le plus proche de sa sensibilité politique.

"Rajindar Dahalo surfe sur sa notoriété de révolutionnaire en chef. Mais 2039 c'est terminé. Il ne se refera pas une santé politique en capitalisant sur une image acquise il y a trois ans. Il a un carré de fidèle solide mais cela ne suffira pas à gagner. De plus, je crains que ses antécédents en tant que maire de Sojatpur de 2032 à 2036 ne plaident pas en sa faveur. Je ne peux décemment pas soutenir quelqu'un qui a trempé dans des affaires de corruption avec la pègre et avec le régime Amrish pour s'acheter une tranquillité. Bien que je sois un travailliste de façon originelle, Rajindar Dahalo ne recevra pas mon soutien."

Un revirement plutôt spectaculaire puisqu'il y a quelques mois on prêtait à Jasbir Kéjar et à Rajindar Dahalo l'ambition de reformer un parti travailliste puissant pour faire concurrence aux communistes. L'idée semble être tombée à l'eau.

"Quand je disais que j'étais travailliste à l'origine c'est bien parce que ce n'est plus le cas aujourd'hui. On me prête un courant politique, le kéjarisme mais avec quelques mois de recul je me rend compte que j'ai été trop timide, je n'ai pas osé faire de peur d'être traité d'extrémiste. Si je devais recommencer je pense que j'oserais plus car Samrath Lota m'a ouvert les yeux. Sa politique d'investissement massif, d'accélération d'obtention de droits fondamentaux, notamment pour les minorités sexuelles, sa politique internationale pragmatique et active dans le cadre de l'OMPC, l'appui sur un réseau d'alliés essentiels... je dois dire que je suis assez admiratif des résultats engrangés en l'espace de quelques mois. L'image du Gandhari change, ce n'est plus ce pays agressif que j'incarnais, cette identité qui était finalement contraire à la mienne qui me voulait plus calme et modéré. Ma politique n'était sans doute pas la plus adaptée, je le reconnais volontiers mais je suis fier d'être celui qui a permis au Gandhari d'évoluer vers un régime socialiste aujourd'hui solidement ancré et quasiment mature. Toute cette expérience depuis mon arrivée au pouvoir en septembre 2039 jusqu'à aujourd'hui où me voilà redevenu simple citoyen m'ont fait évoluer: je suis désormais communiste et non plus travailliste. C'est donc à ce titre que Varinder Chandar recevra mon soutien pour la victoire le 6 mai en Sojatpurie. Je serais présent à ses côtés lors de la campagne. C'est un homme d'expérience qui sera faire ce qui est juste et je me mobilise donc pour le faire gagner. Si nous pouvons éviter le pire en battant Golia, nous pouvons aussi aller chercher le meilleur en faisant élire Chandar."

Jasbir Kéjar a ensuite annoncé qu'il avait pris sa carte au Parti Communiste Gandharien tout en précisant qu'il n'avait plus aucune ambition politique. Désormais consacré à son activité d'horloger, l'ancien Président du Conseil des Commissaire assure qu'il écrit beaucoup et qu'il publiera prochainement un livre où il fera part de son expérience du pouvoir et les divers évènements qu'il a traversé: la chute d'Asha Lota, l'établissement de la République des Conseils, la malheureuse guerre au Raja-Tika, la crise avec l'Anantram, l'attentat du Conseil Suprême, la tentative de rébellion des milices conservatrices, l'évolution vers un régime fédéral et enfin la chute.
Une probable démarche de réhabilitation après un départ du pouvoir brutal et soudain à la manière d'Asha Lota. Le dernier des trois dirigeants de la période révolutionnaire (Parampal Kahlon, Asha Lota et Jasbir Kéjar) veut désormais prendre de la hauteur sur la période 2039-2041 qui a marqué un tournant dans l'histoire du Gandhari.

"Je pense très sincèrement que Samrath Lota est le premier dirigeant post-révolutionnaire. Il est voué à durer grâce à la stabilité des acquis rassemblé par ses trois prédécesseurs. Parampal Kahlon a permis le retour de la démocratie, Asha Lota a fait triompher le communisme et moi j'ai jeté les base d'un nouvel État en éliminant les vestiges du régime conservateur pendant mes deux ans à la tête du pays. Samrath Lota sera à mon sens le premier grand dirigeant du Gandhari socialiste et je ne peux que souhaiter sa réussite. "
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8 mars 2042


Un accord sur le nucléaire briton voté à minima


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Le roi Abdallah de Kars se pose en premier opposant farouche à la tolérance dont bénéficie encore la Britonnie malgré ses mensonges


Un accord voté avec de nombreuses chaises vides: sur les 22 pays membres de l'OMPC, seuls 12 ont pris part au vote pour valider l'accord.
Depuis la mise en place de l'OMPC, c'est la première fois qu'un vote fait apparaître des divergences aussi profondes entre les États membres mais aussi quelques tensions assorties de menaces d'intervention contre la Britonnie si jamais le programme nucléaire devait refaire surface.
Si quelques journaux internationaux dont la voix ne porte finalement que dans leurs propres frontières se réjouiraient presque de cette situation, les faits sont là: le consensus sur l'accord trilatéral OMPC/Liang/Britonnie a du plomb dans l'aile, et un gros.
Comment un accord pourra-t-il être accepté alors que rien n'oblige la Britonnie à fournir des preuves pour attester de l'arrêt de son programme nucléaire militaire ? Pour la première fois il n'y a pas de consensus à l'OMPC et cette situation pourrait jeter les germes d'un conflit ultérieur.

Le Royaume de Kars, nation très écoutée dans le monde a pourtant décidé de prendre le parti d'une ligne dure contre la Britonnie et menacé à plusieurs reprise d'agir unilatéralement avec des alliés pour stopper de force le programme nucléaire. Une ligne partagée par le Gandhari dont une partie de la flotte croise actuellement au large de l'Aleka pour une durée encore indéterminée. Les exercices militaires perpétuels qui s'y déroulent semblent finalement avoir une seule finalité: être prêt à faire feu en cas de découverte d'une énième trahison britonne.
Pour autant, est-ce qu'une intervention unilatérale de quelques États aurait une quelconque incidence sur la viabilité de l'OMPC ?
La réponse n'est pas simple car une trahison des engagements britons validerait la ligne de la poignée d’États sceptiques quant à la viabilité de l'accord. Exaspérés, ils pourraient décider de frapper avant même de débattre sur l'opportunité de déclencher l'article 12. Et la liste des Etats susceptibles d'agir en-dehors du cadre de l'OMPC est longue comme le bras: Kars, Gandhari, Saog, Îles-Unies, Laurence mais aussi la Lantanie qui, bien que non membre, maintient la pression au large des côtes britonnes.
Le risque qu'une coalition opportune se forme pour imposer par la force la fin du programme nucléaire est un risque réel si l'accord fragile voté à l'OMPC venait à être bafoué.
Au Gandhari, on balaie d'un revers de main les accusations des habituels Etats procéduriers qui brandissent le risque d'éclatement de l'OMPC à la moindre transgression supposée ou réelle des règles.
Le Commissaire Fédéral à la Défense Mohinderpratap Kachela détaille l'esprit des États janubo-marquésiens, chef de file de l'option militaire en cas d'échec avéré de l'accord.

"Avec nos partenaires Karsais, nous pensons qu'un sujet aussi grave que le nucléaire mérite de contourner les canaux de l'OMPC si cette dernière patine et est incapable de fournir une réponse convenable au risque que comporte le programme nucléaire briton. Les choses sont désormais arrêtées, si le Commonwealth manque encore à ses engagements, nous passerons à l'étape punitive. Et croyez-nous, nous ne serons pas seulement deux États à imposer l'arrêt du programme par la force. Notre flotte restera au large de l'Aleka le temps qu'il faudra, une semaine, six mois, dix ans si nécessaire pour que ces voyous comprennent qu'on ne joue pas avec une course à la destruction massive."

Le gouvernement a assuré que le Gandhari respecterait l'accord voté par l'OMPC et lèverait les sanctions économiques tout en restant vigilant aux faits et gestes du Commonwealth. L'hypothèse d'une réponse militaire immédiate et coordonnée avec le Kars et d'autres pays en cas de violation manifeste de l'accord tient la corde.

"Un certain nombre d'Etats ne veulent pas entendre parler d'un recours à l'article 12 alors que si nous en discutions en amont nous pourrions réagir promptement. Il a déjà fallu batailler pour obtenir un retour automatique des sanctions en cas de violation de l'accord alors obtenir une autorisation d'intervenir militairement, vous pensez bien qu'on ne se fait aucune illusion. Pourtant l'OMPC a les moyens d'imposer sa volonté au Commonwealth, nous ne comprenons pas les craintes qui affleurent.
Pour nous les choses sont claires, le Commonwealth a grillé son capital confiance et c'est pourquoi nous sommes aussi intransigeants à l'instar de nos partenaires karsais. Mais pour l'instant nous considérons que l'accord est respecté et nous espérons que cela durera le plus longtemps possible".


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12 mars 2042


Samrath Lota: "L'Aleka devra désormais se contenter d'eaux territoriales au sens de l'OMPC et nous y veillerons"


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Samrath Lota affirme ouvertement que le Gandhari nie l'appartenance de pans entiers d'océan appropriés par le Commonwealth


Accroissement des tensions entre le Commonwealth et le Gandhari !
Alors que les exercices conjoints avec le Kars commencent à agacer les dirigeants du Commonwealth qui se plaignent de l'attitude des deux pays janubo-marquésiens, Samrath Lota a décidé au contraire d'accroître la pression. Agacé de la posture de victimisation des autorités du Commonwealth, le dirigeant gandharien n'a pas manqué de le faire savoir en déclarant qu'il n'accepterait pas cette tartufferie visant à renverser les rôles.

"A ma connaissance, ce n'est ni le Kars le Gandhari qui développent une arme capable de détruire des millions de vies simultanément. Ce n'est ni le Kars ni le Gandhari qui ont menti à la communauté internationale en signant des accords fantoches pour apparaître fréquentable en façade. Et d'ailleurs ce n'est ni le Gandhari ni le Kars qui se sont appropriés des pans entiers d'océan au mépris des autres États dont les navires empruntaient allègrement cette route commerciale indispensable. Si nos exercices ont pour vocation de montrer que le Commonwealth ne pourra jamais développer son arme en toute quiétude, ils ont désormais pour vocation de rendre ces pans entiers de territoires marins à la communauté internationale. A partir de maintenant, nous veillerons à ce que les routes commerciales qui passent au sud de l'Algarbe puissent reprendre librement. L'Aleka devra désormais se contenter d'eaux territoriales au sens de l'OMPC et nous y veillerons. Vous pouvez considérer que le Gandhari nie désormais cette souveraineté et qu'il y stationnera des navires pour montrer qu'on ne peut défier le monde entier très longtemps sans en subir les retombées."

Cette posture de défi assumée face à la première puissance économique mondiale vise à mettre le Commonwealth en face de ses violations répétées et le ramener à son isolement diplomatique qui n'est que la conséquence de ses divers actes ayant troublé la pérennité de la paix mondiale.
Concernant les frappes, le Président gandharien a tenu à rappeler que les frappes n'interviendraient si et seulement si le programme nucléaire militaire devait refaire surface en dépit de la signature du très controversé accord trilatéral.

"Le Gandhari ne procèdera jamais à des frappes gratuites et le Kars me rejoindra sur cette posture. Nous mettons seulement en garde les dirigeants du Commonwealth que s'ils jouent encore avec la patience de la communauté internationale, ils le paieront rapidement et ce sera de leur entière responsabilité.
Je regrette que le Commonwealth dont la diplomatie reste désespérément silencieuse vienne jouer la petite musique de la victimisation alors qu'il y avait un large espace pour le dialogue.
Nos navires ne resteront pas indéfiniment dans les eaux internationales au large de l'Aleka, mais cela ne veut pas dire qu'ils ne reviendront pas procéder à des frappes si cela devenait nécessaire ou si la libre circulation des navires devait être entravée dans le passage au sud de l'Algarbe."


Samrath Lota a ensuite abordé l'épidémie de choléra qui sévit actuellement en Anantram en faisant un point rapide et en dévoilant les premières mesures gandhariennes pour aider l'Anantram à faire face. Il a également mis en garde contre une possible flambée épidémique au Gandhari, ce serait une première depuis 1987.

"Le bilan actuel est 5569 cas pour 603 décès. Face à la gravité de la situation, le Gandhari va déployer des brigades sanitaires en Anantram et traiter des malades anantramis dans des hôpitaux gandhariens. Channapuram et Pabakkam accueilleront des personnes atteintes de la maladie dans le but de soulager les hôpitaux de Taj Amar et de Kep Janupi.
Nous déconseillons formellement aux Gandhariens de se rendre à Taj Amar et à Kep Janupi qui sont les deux épicentres de la maladie.
Dans la situation spécifique où un cas serait exporté chez nous ou dans un autre pays, le malade découvert devra être isolé tout comme les passagers de l'avion qui devront subir une quarantaine de 3 à 5 jours pour être certain qu'ils ne développent pas la maladie. Les cas positifs détectés sur notre sol seront immédiatement hospitalisés et pour tout étranger malade, les frais seront pris en charge par l’État gandharien qui va débloquer des fonds spéciaux pour faire face à cette épidémie.
Nous tenons également à être transparents sur la situation: les mesures que nous prenons visent à éviter une contagion au Gandhari. Le risque existe mais si nous parvenons à anticiper nous gagnerons du temps. Les gandhariens doivent savoir que le risque que l'épidémie de choléra frappe le pays existe, chacun devra faire preuve de vigilance dans les prochaines semaines. Cette maladie n'est pas inconnue pour nous car nous avons des cas chaque année. Nous saurons faire face."
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15 mars 2042


La vie de palace du dernier milliardaire gandharien


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Prem Sabanis, expatrié en Valdaquie, est à la tête d'une fortune de 2,7 milliards de $


Loin du tumulte du nouvel ordre socialiste au Gandhari, Prem Sabanis nous a reçu dans un grand palais situé dans la capitale valdaque. Non sans fierté, le jeune homme se vante d'avoir échappé au grand filet des communistes et de couler une vie douce au milieu des nombreuses réunions des conseils d'administration des grands groupes dont il possède des actions. Celui qui adore se désigner comme le "dernier milliardaire gandharien" avoue vivre des très généreux dividendes des entreprises dans lesquelles il a investi de l'argent.
Dans son palais, de très nombreuses pièces d'arts dont une collection de statues en marbre du président valdaque Petru Ursachi.

"Cet homme est connu dans l'ensemble des pays du monde. La manière dont il dirige son pays, sa prestance, la fidélité à ses principes... tout cela en fait une personnalité que j'admire. La Valdaquie a de la chance d'avoir un tel président. Le Gandhari avait une personnalité de cette trempe mais les gandhariens ont tout gâché en pensant d'abord à leurs libertés individuelles au lieu de l'intérêt général."

Lors de la révolution de 2039, Prem Sabanis et sa famille ont décidé de quitter le Gandhari, avant même que la perspective de voir le pays plonger dans le socialisme n'apparaisse. Le milliardaire a alors pu bénéficier de ses entrées dans les banques gandhariennes pour transférer ses comptes et donc son argent à l'étranger. Encore aujourd'hui le jeune homme se dit fier d'avoir pu jouir d'un réseau pour organiser son départ du pays. Ne sachant pas le jour de son départ qu'Asha Lota prendrait le pouvoir les semaines suivantes, Prem Sabanis affirme aujourd'hui avoir pu bénéficier de la faculté que possèdent les milliardaires: celle de pressentir le risque et de faire confiance à son instinct pour éviter les écueils de la vie. Loin de se considérer comme étant chanceux d'avoir pu éviter une saisie de sa fortune à quelques semaine près, le milliardaire s'en remet au flair hérité de son père qui était précédemment à la tête de la fortune de la famille.

La visite dans le palais du gandharien expatrié se poursuit. Pièces appartenant à des rajas du Gandhari, peintures de la Renaissance... c'est une véritable galerie d'art qu'entretient précieusement Prem Sabanis qui éprouve une grande fierté à la partager avec nous. Cette galerie d'art représente selon lui l'immense capital culturel d'une catégorie de gens disparue au Gandhari. Dans cet immense couloir digne d'un grand musée, le milliardaire nous fait une révélation de taille.

"Ici trônent en réalité de nombreuses oeuvres d'art possédées par d'anciens millionnaires et milliardaires gandhariens. Beaucoup craignaient de se voir saisir ces trésors culturels par l’État et se sont organisés pour nous transmettre ça depuis le Gandhari. Nous avons eu des livreurs assez efficaces. Il faut dire qu'ils ont accepté de l'argent de très bon gré. Si je vous dis bidonvilles et Bourse Agricole vous comprenez rapidement de qui il s'agit. Oui s'ils sont riches c'est parce qu'on leur a aussi confié notre argent pour qu'ils aillent le cacher au meilleur paradis fiscal qui soit: Montbardo-et-Marguené... même si en ce moment c'est plus trop ça avec les annonces des autorités montbardaises. Mais bon le principal c'est d'éviter que cet argent tombe entre les pattes des cocos gandhariens vous savez. Moi ça m'amuse de savoir que Lota devra passer de nombreuses années à courir après cet argent s'il veut le récupérer. Mais ne vous y trompez pas, de l'argent gandharien dormant aux quatre coins du monde attend de revenir à ses propriétaires quand des jours meilleurs se profileront pour le Gandhari."

Prem Sabanis affirme également avoir été déchu de ses droits civiques au Gandhari en vertu de la loi contre l'évasion fiscale. Ses affirmations sont vites complétées par une lettre signée de la main du juge de Bunaghar qui le prive solennellement de son droit de vote mais aussi de ses droits de citoyens au Gandhari pour une durée indéterminée. La sanction serait uniquement levée si l'argent due au Gandhari était transférée aux services des impôts, ce que Prem Sabanis exclut.

"Je ne suis plus un citoyen du Gandhari, je n'ai donc plus de comptes à rendre à ce pays qui m'a rejeté parce que j'ai eu la chance de vivre dans une famille fortunée. Ma patrie désormais c'est la Valdaquie et j'ai commencé les démarches pour obtenir la nationalité et pouvoir ainsi voter aux présidentielles de cette année... et Ursachi of course !"

La journée se termine autour d'un cocktail accueillant de nombreux millionnaires gandhariens expatriés. Ces derniers assurent que le Gandhari reviendra un jour à la raison et qu'ils pourront finalement regagner leur pays natal. Mais pour l'instant, la survie de l'ancienne classe dominante du Gandhari s'organise depuis les palais somptueux de la Valdaquie mais aussi depuis les banques très secrètes de Montbardo-et-Marguené...

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20 mars 2042


Le gouvernement veut créer un Fond d'Investissement Coopératif


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Le FIC permettra de piloter les investissements internationaux du Gandhari


Fort de l'expérience de privatisation du traitement des déchets au Saog, le gouvernement gandharien veut se donner les moyens de réitérer l'acquisition d'entreprises étrangères pour permettre à l'économie gandharienne et à son modèle social innovant de progresser à travers le monde.
La structure fonctionnera sur le modèle de la coopérative avec une mise en commun des moyens financiers. Plutôt que de faire tourner indéfiniment la planche à billet, le Commissaire Fédéral à l'Economie Kiv Tokas veut au contraire que l'investissement à l'international du Gandhari soit l'affaire de toutes les entreprises du pays et donc de tous les travailleurs. Chaque conseil d'ouvrier et de paysans aura désormais en charge la gestion de la cotisation annuelle pour le FIC dont le taux devra être fixé entre 2 et 6% du chiffre d'affaire annuel. En échange, plus le taux de contribution sera élevé, plus la part d'actionnariat distribué aux travailleurs de l'entreprise sera grande.
Kiv Tokas s'explique sur ce projet ambitieux:

"Nous sommes convaincus que le Gandhari peut investir à l'international mais pas de la façon dont le font les autres pays capitalistes. Nous sommes convaincus qu'en donnant les clés aux conseils d'ouvriers et de paysans, l'engouement et la participation seront plus fortes. D'une part nous pourrons exporter notre modèle d'organisation des entreprises qui fonctionne très bien. D'autre part, nous voulons permettre la redistribution des actions aux travailleurs gandhariens qui ont œuvré pour que leur entreprise contribue au FIC. Dans une relation qui s'inscrira en gagnant-gagnant, les travailleurs de l'entreprise étrangère expérimenteront le modèle qui fait le succès de l'économie gandharienne tandis que les travailleurs-investisseurs gandhariens toucheront les dividendes des actions qu'ils possèdent."

Kiv Tokas affirme que la peur des investissements gandhariens, si elle persiste, ne sera que le fruit d'une peur irrationnelle et un réflexe idéologique passé de mode. Le succès de l'économie gandharienne doit au contraire inspirer la confiance des émetteurs d'appel d'offre car il est désormais établi qu'une implication maximaliste des salariés dans leur entreprise accroît la productivité et le moral des travailleurs. C'est cette success story économique qui incite le Gandhari à pousser ses travailleurs à investir à travers le monde pour partager leur savoir-faire en terme de "travailler ensemble et en commun".

Le texte de loi passera prochainement au Parlement aux-côtés de la loi antiterroriste et de la loi de suppression de la confidentialité des données bancaires des ménages pour traquer les grands fraudeurs du fisc ayant caché de l'argent à Montbardo-et-Marguené.


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20 mars 2042


Attentat terroriste de la JTA à Sojatpur: 43 morts et 104 blessés


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Les terroristes ont visé un quartier commerçant très fréquenté


En dépit des efforts des services de renseignement gandhariens et saogiens, l'acte tant redouté n'a pu être évité. Ironie du sort, le Parlement est en plein débat sur la création d'une juridiction antiterroriste.
L'acte s'est déroulé dans un quartier connu pour être très fréquenté en raison du nombre important de commerces qui s'y trouvent. Les rues sont parfois bondées en fin de semaine et offrent donc à n'importe quel terroriste une densité de population très élevée.
Le quartier a été secoué à 15h21 par une première explosion, suivie de trois autres à 15h24, 15h26 et 15h32. Alertés, les secours sont vites arrivés sur place et n'ont pu que constater que le mode opératoire adopté était bel et bien celui de kamikazes qui, dotés de ceintures d'explosifs, ont explosé au milieu de la foule.
La police a rapidement pu établir un bilan de 43 morts et de 104 blessés, un lourd tribut payé par le Gandhari dans la guerre contre le terrorisme. Le JTA n'a d'ailleurs pas tardé à revendiquer l'attaque et à célébrer la vengeance sur les "chiens du Gandhari qui ont pris la vie de nos frères dans le désert de Soudsa".
Il n'en fallait pas plus pour que l'opposition demande au Gandhari de se retirer du Saog pour ne plus figurer sur la liste des pays cible de la JTA. Ainsi, Dalipinder Golia a fustigé le gouvernement, sans même afficher sa compassion pour les familles des victimes.

"Samrath Lota et son gouvernement sont les seuls responsables de ce massacre. Nous n'aurions pas dû nous mêler de ce qu'il se passe au Saog. Or nous l'avons fait et voilà que 43 de nos concitoyens sont morts. Le Gandhari n'a rien à faire dans la lutte contre le terrorisme islamiste. Nos soldats doivent rentrer. Maintenant !"

Même chanson à droite où le leader Saacha Dahloli a jugé que le Gandhari adoptait un costume trop grand: celui de gendarme du monde. Le chef de la droite assure que le combat du Saog n'est pas celui du Gandhari et que renoncer à l'intervention dans le désert de Soudsa serait une immense preuve de sagesse.

"Samrath Lota doit renoncer sous peine de tuer encore plus de non concitoyens. A vouloir nous mêler de tout nous récoltons les fruits pourris de notre imprudence."

Au Parti Communiste la chanson était tout autre et de nombreux députés se sont indignés de la lâcheté de l'opposition qui prône l'abandon du combat à le première difficulté. Loin de réclamer un retrait, le PCG demande au contraire d'accélérer au nom de l'amitié gandharo-saogienne et des victimes du terrorisme lâche de la JTA.

"L'opposition ne propose rien d'autre que trahir nos engagements auprès du Saog. Nous, députés communistes, dénonçons cet état d'esprit lâche et isolationniste. Le JTA est l'affaire de la Janubo-Marquésie et en tant que pays janubo-marquésien nous devons prendre notre part dans ce combat pour maintenir la paix et éradiquer la menace. Si nous abandonnons nos camarades saogiens, nous risquons de les laisser dans une situation intenable, si bien qu'ils pourraient ployer sous les coups de boutoir des terroristes. Ce serait une catastrophe et au lieu de s'arrêter, les attentats se multiplieraient partout, à commencer sur notre sol. Il faut s'engager pleinement dans le combat et nous pousserons le gouvernement à le faire".

Pousser le gouvernement sera-t-il pour autant nécessaire ?
Pas vraiment si l'on en croit les déclarations de Mohinderpratap Kachela qui a promis que le Gandhari riposterait dans une série d'opération de grandes envergures.

"Il y aura des représailles gandhariennes. S'attaquer à nous de la sorte est une grave erreur. Une très grave erreur."
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27 mars 2042


La levée de la protection des données bancaires inquiète les gandhariens


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La loi qui prévoit de donner aux autorités un accès illimité aux données bancaires des gandhariens dans le cadre de la lutte à grande échelle contre l'évasion des fortunes suscite une inquiétude grandissante


"Une loi digne de la surveillance de masse en vigueur au Jernland !"
Ces mots, très sévères, ont été lâchés par le chef de file des députés écologistes Varuni Padagavakar qui affirme vouloir voter contre le projet de loi de lutte contre la dissimulation des fortunes. Le texte prévoit en outre de donner aux autorités fiscales l'accès sans restriction aux relevés bancaires de n'importe quel gandharien sur les 5 dernières années. Le but officiel serait de détecter les opérations de transfert de fonds en grande quantité vers d'autres pays, en particulier Montbardo-et-Marguené puis de retrouver les contrevenant identifiés qui risqueraient la privation des droits civiques pour évasion fiscale et soustraction à l'impôt.
Si le député Padagavakar approuve la démarche dans le fond, la forme est selon lui un scandale et représente la pire loi liberticide depuis la chute du régime conservateur en 2039. La réunion du groupe des députés écologistes a par ailleurs été houleuse entre les partisans d'une ligne dure proche des communistes et ceux qui prônent plus de mesure et regrettent ouvertement l'époque de Jasbir Kéjar où la mesure prédominait.
Plutôt que de traquer les données bancaires des gandhariens, Varuni Padagavakar veut que le gouvernement accroisse sa pression sur Montbardo-et-Marguené. Devant le Parlement, alors qu'il avait appelé à un rassemblement pour protester contre le projet de loi, il a harangué la foule présente et l'exhortant à réagir pour éviter qu'une loi préjudiciable pour la liberté et la vie privée soit votée.

"Je ne laisserai pas les Gandhariens payer de leur liberté l'égoïsme et le manque de solidarité d'un petit groupe de gens fortunés qui étaient autrefois des nuisibles pour le bonheur collectif. Que Samrath Lota aille donc passer sa colère sur le gouvernement Montbardais qui fait de la rétention d'informations et fait traîner la divulgation des personnalités gandhariennes qui cachent cet argent dans ce paradis où le rhum coule à flot et où les arbres les plus hauts sont des cocotiers !"

Alors que le député Padagavakar éructait son désaccord à l'extérieur, le Commissaire Fédéral aux Affaires Economiques Kiv Tokas a assuré que le traitement des informations respecteraient les données de chaque ménage gandharien. Évacuant les craintes agitées par le chef de file des députés écologistes puis reprises par l'opposition, Kiv Tokas a déclaré que tout serait fait de manière informatisée et qu'il n'y aurait pas de raison de s'inquiéter. Il en a d'ailleurs profité pour tacler l'attitude populiste du député.

"Je comprend les inquiétudes de monsieur Padagavakar. Seulement, s'il était assis sur ces bancs au lieu d'agiter inutilement des peurs, il aurait appris ce que je vais vous préciser à l'instant.
Les Gandhariens n'auront pas à s'inquiéter de voir leur vie privée bafouée ou craindre l'installation d'une surveillance de masse. C'est n'est d'ailleurs pas dans notre ADN de vouloir surveiller la population jusque dans leur cuisine car nous restons attachés à la liberté individuelle. Les données bancaires de tous les gandhariens depuis 2037 seront passées à la moulinette du Big Data et ne ressortiront que les transferts d'argent dont la somme excédera un seuil que cette assemblée aura encore à fixer. Ainsi il n'y aura pas d'épluchage des comptes de tous les gandhariens par des personnes physiques."


Les données qui ressortiront de l'analyse massive des données permettront d'obtenir une liste de personnalités à contacter pour exiger la restitution de la somme illégalement déplacée à l'étranger. Les communistes ayant confisqué les fortunes, l'argent devra en effet revenir à l’État sous peine de perdre temporairement sa citoyenneté.
En dépit des précisions de Kiv Tokas, les ménages gandhariens s'inquiètent d'être à l'avenir espionnés sur la manière dont ils dépensent leur argent.
L'association des consommateurs gandhariens croit deviner que des études sur la manière dont les gandhariens gèrent leur argent pourrait à l'avenir être publiée. Des démarches assurément intéressantes mais possiblement utilisées contre les Gandhariens pour leur faire la leçon et leur mettre sous le nez le principe du danger de l'embourgeoisement.
Le président de l'association l'affirme:

"Si ces études venaient un jour à paraître, alors nous devrons commencer à nous inquiéter d'une possible dérive totalitaire du communisme gandharien."
Des propos qui ont indigné les communistes qui ont balayé immédiatement ces "conjectures fantaisistes".
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29 mars 2042


Vimaan décroche un contrat de 3,3 milliards de dollars avec le Karmalistan


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L'entreprise fleuron de la construction aéronautique gandharienne voit son carnet de commande se remplir un peu plus


Contrat historique pour le constructeur aéronautique militaire et civil gandharien qui a reçu une commande de 80 avions multirôles de la part du Karmalistan. La somme de la commande est par ailleurs inédite et atteint 3,3 milliards de dollars soit environ 7,3 milliards de Livres Gandhariennes.
Les travailleurs de l'entreprise ont de leur côté salué la conclusion du contrat qui va très certainement contribuer à faire connaître le savoir-faire gandharien en terme de construction aéronautique.
Tandis que la campagne bat son plein en Sojatpurie pour le Parlement puis la présidence de la République Socialiste Fédérée, tous les candidats ont salué cette nouvelle positive pour leur RSF. L'importance de la commande devrait contribuer à créer des emplois pour le site de construction situé près de Sojatpur.
Le Conseil de direction de l'entreprise, composé entièrement de salariés élus parmi leurs pairs, a par ailleurs émis le vœu de faire de Vimaan la première entreprise au monde en terme de construction aéronautique.

"Cette commande va permettre de lancer la course à la conquête des parts de marché de l'aéronautique. Comme nous avons la chance de posséder la capacité de construire du civil et du militaire, nous avons vocation à devenir les leaders mondiaux de notre secteur. Ce contrat historique nous permet de nous inscrire dans les entreprises de premier ordre en terme de construction d'avions et avec le soutien plein et entier du gouvernement, nous aurons la capacité d'atteindre cette position de leader sous peu."

Vimaan va-t-elle devenir l'entreprise phare du Gandhari, la plus prestigieuse du pays ?
Tout le laisse espérer. Sa non cotation en bourse la rend intouchable pour toute opération hostile de rachat et bien qu'elle soit sur le papier propriété de l’État, les véritables dépositaires de la firme sont bel et bien ses salariés.
Le Conseil de direction a par ailleurs annoncé que 10% de la somme du contrat serait reversée pour venir en aide à l'Anantram qui est en proie à une terrible épidémie de choléra qui a fait à ce jour plus de 4500 morts.
Plus que le succès d'une entreprise fleuron du Gandhari, les salariés veulent y voir le début du rayonnement international du nouveau modèle social et économique gandharien.
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31 mars 2042


Samrath Lota annonce un plan d'urgence de 15,5 milliards de Livres Gandhariennes pour l'Anantram


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Cet argent servira à combler les lacunes de développement du pays durement touché par le choléra


Alors que le choléra continue de faire des victimes mais que l'infection s'avère moins explosive que prévu, les autorités gandhariennes et anantramies ont travaillé tout au longue du mois de mars pour élaborer un plan d'urgence visant à répondre aux retards de développement.
Longtemps sous le joug d'une monarchie archaïque, le pays accuse un retard accablant par rapport au Gandhari qui parvient à gommer peu à peu la misère la plus absolue. L'épidémie de choléra aura permis de mettre en évidence ces carences et leur comblement devient la priorité du gouvernement anantrami qui doit réagir, sans quoi d'autres épidémies autrement plus graves pourraient survenir.
C'est donc dans le cadre de la Confédération de Janubie du Sud que Samrath Lota a annoncé le déblocage de 15,5 milliards de Livres pour financer ce plan.
Parmi les mesures phares figurent notamment la construction de 500 000 de logements bon marché dans le but de réduire drastiquement la population des bidonvilles. Cela permettra en outre de mettre fin au danger que représentent les latrines collectives dans les quartiers les plus miséreux. Les nouveaux logements seront construits selon des standards respectant la gestion des eaux usées.
Avant de réaliser une telle opération de construction massive, le plan d'urgence prévoit la construction de réseaux d'égouts dans l'ensemble des villes du pays qui n'en possèdent pas. A Taj Amar, le réseau d'évacuation des eaux usée n'est développé que dans le centre de la ville et autour du palais présidentiel, ex-résidence du raja. Il sera donc étendu à toute la ville.
Un dernier volet enfin s'intéressera à l'augmentation des moyens pour les hôpitaux qui ont montré leur faiblesse lors de l'épidémie de choléra. Le plan prévoit la création de nouveaux postes de soignants mais aussi l'augmentation du nombre de lits disponibles. Le Gandhari fournira l'Anantram en antibiotiques et en matériel d'imageries pour permettre l'amélioration de la qualité des soins.
Le plan sera financé sur dix ans à hauteur de 60% pour le Gandhari et 40% pour l'Anantram. A l'horizon 2052, l'Anantram devrait avoir réglé en partie ses grosses carences de développement et les bidonvilles être très réduits.
Samrath Lota expose l'ambition de la Confédération pour l'Anantram.

"Nous voulons gommer le retard accumulé par les choix de la monarchie qui s'est comportée en institution élitiste coupée de sa population. D'ici dix ans, l'Anantram aura réduit son écart de développement avec le Gandhari et nous pourrons alors faire de notre Confédération qui comptera alors comme les puissances de ce monde une perle modernisée de l'Orient. Avec le Gandhari qui développe son système de santé et l'Anantram qui va enfin pouvoir prendre à bras le corps le problème épineux de l'extrême-pauvreté, nous pourrons enfin jeter les bases d'une Confédération qui prendra sa place parmi les pays développés."

L'engagement de Samrath Lota pour accroître le développement au Gandhari mais aussi en Anantram témoigne de son objectif de faire de la Janubie du Sud un endroit développé en corrélation avec le statut de puissance émergente qu'occupe la Confédération, actuellement quatrième puissance économique mondiale derrière le Commonwealth, le Kaiyuan et le Jernland.
Avec un IDH avoisinant 0,750, le Gandhari distance l'Anantram dont l'IDH est situé autour de 0,480. L'objectif est de réduire l'écart pour homogénéiser la situation à l'intérieur de la Confédération de Janubie du Sud.
Combattre la misère apparaît de fait comme une étape incontournable dans la construction d'une puissance solide en Janubie et force est de constater que les moyens sont mis pour y parvenir.
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8 avril 2042


Évasion fiscale à Montbardo-et-Marguené: La police a déjà mis en état d'arrestation plus de 500 millionnaires


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Thakur Panesar, à la tête d'une fortune cachée de 776 millions de dollars à Montbardo-et-Marguené, arrêté par la police


Alors que la loi permettant de fouiller les données bancaires des Gandhariens a été votée il y a deux jours, nombreux sont les observateurs à s'étonner de l'extrême rapidité du passage à l'acte par les forces de l'ordre.
Dans tout le pays, des scènes filmées d'arrestations de millionnaires identifiés par l'algorithme qui a mis en évidence les virements suspects à l'étranger de plus de 2000 dollars.
Lors d'une allocution martiale, le Commissaire Fédéral aux Affaires Économiques Kiv Tokas a affirmé que les personnes interpellées devraient choisir entre restituer leur fortune au fisc ou perdre leur citoyenneté comme le prévoit la loi pour l'évasion fiscale.
Ce sont donc déjà plus de 500 millionnaires qui ont été placés sous les verrous avant d'être présentés à un juge et tout porte à croire que le chiffre pourrait encore sensiblement augmenter. Toutefois, une partie de l'argent ayant été évacué en argent liquide par la Pègre de Sojatpur, il semblerait que certains millionnaires pourraient passer entre les mailles du filet sans publication de la liste des personnalités.
Tandis que les individus richissimes affluaient vers les gardes à vue, Kiv Tokas a annoncé qu'il allait adresser une lettre à Montbardo-et-Marguené pour que la liste des individus soit publiée et accessible.

"Nous n'avons pas attendu que les autorités Montbardaises publient la liste, nous sommes allés chercher les informations nous même, et d'ailleurs nous assumons toutes les critiques à notre encontre en affirmant que dans de telles circonstances il n'y a pas de libertés publiques qui tiennent. Lorsque l'élite vole son peuple, elle doit s'attendre à payer les conséquences."

Le nombre de personnes arrêtées actuellement permettrait de récupérer déjà 7,4 milliards de dollars, soit légèrement plus que la moitié de l'argent qui dormirait à Montbardo-et-Marguené. Tout porte à croire que la désormais nommée "Purge des Millionnaires" va se poursuivre tout au long du mois d'avril.
Dans l'opposition, cette purge assumée par le pouvoir a mis la droite et les partisans de Dalipinder Golia en ébullition et les accusations ont fusé. Le leader de la droite, Saacha Dahloli, a même employé le terme de "régime totalitaire".

"Ce qu'il se passe est très grave. Le gouvernement met le nez dans les affaires privées des Gandhariens et arrêtent tout ceux qui ont eu la mauvaise idée de gérer leur argent de façon totalement libre. C'est une atteinte grave aux libertés individuelles et la manifestation sans ambiguïté d'un régime totalitaire car ces communistes commencent à entrer dans notre sphère privée pour nous contrôler, c'est intolérable !"

Dalipinder Golia, assurément gêné depuis plusieurs semaines par le rôle avéré de la Pègre de Sojatpur dans l'évasion d'une partie des fortunes sous forme liquide vers Montbardo-et-Marguené, a eu une réaction un peu plus timide en se contentant de condamner le procédé de l'Etat dans la fouilles des données bancaires des gandhariens. A un mois des élections en Sojatpurie, le favori semble jouer la prudence et déterminé à ne pas faire de faux pas dans cette affaire. Il faut dire que désormais, le plus grand ennemi des criminels de Sojatpur pourraient bien devenir les communistes qui n'ont pas digéré le rôle d'évasion qu'a tenu la Pègre. C'est donc une partie du discours de Dalipinder qui s'effondre à son grand dam.

La fouille des données bancaires des Gandhariens n'a toutefois pas indigné tout le monde, bien au contraire, car un mouvement intitulé #BonCamarade a émergé sur les réseaux sociaux. Les internautes se vantent de contribuer honnêtement à la solidarité nationale tout en fustigeant les millionnaires "égoïstes" mis aux arrêts. Un mot d'ordre repris par Samrath Lota lui-même qui a osé:
@SamrathLota 8 avril, 7h23
Président du Comité Exécutif Central de l'URSFG

Contribuer à hauteur de ses moyens, recevoir à hauteur de ses besoins.
#BonCamarade
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9 avril 2042


Kiv Tokas: Le Fonds d'Investissement Coopératif va acheter des parts de l’État Actionnarial Chikkai


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Cet investissement permettra de générer des bénéfices fiables qui seront profitables aux finances gandhariennes mises à l'épreuve cette année


En ce mois d'avril, le gouvernement fédéral ne semble pas à un coup retentissant près et c'est dans une stupéfiante apparition médiatique que Kiv Tokas, Commissaire Fédéral aux Affaires Économiques a annoncé une nouvelle qui fera assurément jaser dans le monde entier. Se félicitant de la mise en place d'un fonds d'investissement gandharien qui permettra de soutenir des projets intéressants dans le monde entier, Kiv Tokas a fini par déclarer que le premier investissement d'ampleur du FIC serait... l’État Actionnarial Chikkai.
Un vent de stupéfaction semble avoir parcouru les journalistes avant que le Commissaire Fédéral déroule la nécessité de trouver un premier investissement sain pour pérenniser l'existence du FIC et lui assurer des revenus stables et croissants.

"Je tiens toutefois à rassurer, le Gandhari ne cherchera pas à se mêler des affaires internes du Chikkai et ne siègera pas au Conseil d'Administration si les investissements devaient nous y faire entrer. Il se trouve que l'Etat Actionnarial est l'entreprise la plus fiable du monde en terme de croissance et de revenus pour les actionnaires. C'est pourquoi nous en faisons notre premier choix."

Toujours dans sa démonstration, Kiv Tokas a alors montré un schéma où on voit un homme mettre une pièce dans la machine par le haut tandis que dix autres en sortent par le bas. Un moyen pour résumer clairement la philosophie de la démarche qui apparaît davantage pécuniaire que stratégique. Sur cet investissement, 20% reviendront aux salariés contre 80% qui iront renflouer les finances de l’État fédéral qui sont plombées cette année par le double plan sanitaire au Gandhari et en Anantram.
Kiv Tokas a toutefois refusé de préciser le montant investi dans l'achat d'actions de l’État Actionnarial alors que la saison d'achats des actions bat son plein comme chaque année au mois d'avril.

Si Kiv Tokas semble prêt à jurer la main sur la Bible en bon évêque de Bunaghar qu'il est que le Gandhari ne cherchera pas à profiter du système actionnarial pour étendre son influence au sein de ce pays très en vogue de l'extrême-orient, les experts ne semblent pas aussi certains et jugent probable que la montée au capital d'année en année par le FIC soit réalité.
Toujours est-il que cette stratégie jugée étrange mais susceptible de générer de très bon retours sur investissement fait jaser les communistes qui s'interrogent sur la stratégie de l’exubérant Kiv Tokas qui fait la chasse aux riches le lundi et achète des parts de l’État Actionnarial du Chikkai le mardi.
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12 avril 2042


Gandhari-Jernland: Naissance d'un axe Røros-Bunaghar ?


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Samrath Lota et Magnuss Løvenskiold ont échangé une poignée de main historique


C'est dans le faste de la forteresse de Lørenshus, résidence du Président de l’État du Jernland Magnuss Løvenskiold que Samrath Lota a été reçu dans le cadre d'une visite d’État.
La rencontre entre le Gandhari et le Jernland se préparait déjà depuis plusieurs mois dans le plus grand secret et elle semble s'être soldée par un grand succès pour les deux Chefs d’États qui repartent avec un accord solide et plus que suffisant pour jeter les bases de relations cordiales.
Troisième et quatrième puissances mondiales, le Jernland et la Confédération de Janubie du Sud ont en effet bien plus d'avantages à coexister et s'entraider que de s'affronter sur des querelles idéologiques qui n'intéressent ni le gouvernement du général Magnuss Løvenskiold ni celui de Samrath Lota dont la ligne est de supprimer la porosité entre diplomatie et idéologie.
Par cet accord historique, la diplomatie gandharienne parvient à briser son image de représentant d'un État socialiste désireux d'exporter la révolution tout azimut. Cette stratégie qui s'était soldé par un échec cuisant en mer de Cérulée pour atteindre la Vasconie est définitivement rangée dans les tiroirs. L'alliance Gandhari-Jernland représente d'abord un formidable message de coopération et de paix envoyé en monde entier alors que les deux pays sont activement engagés au sein de l'OMPC et combattent vigoureusement le programme nucléaire du Commonwealth.
Au-delà d'un écart idéologique qui ne sera jamais réconciliable, les prises de position des deux pays sur la scène internationale n'ont jamais cessé de s'aligner ces dernières semaines. Ainsi, le Gandhari et le Jernland étaient favorable aux frappes préventives contre les installations permettant de réaliser le programme nucléaire de Lanfair. Les deux pays luttent également de manière active contre le secret bancaire et ont l'intention de poursuivre ce combat ensemble alors que les révélations de Montbardo-et-Marguené ébranlent le microcosme libéral.
Le Gandhari ne s'est jamais caché de son attrait pour les puces LITEN, uniquement pour les criminels jugés coupables d'atteinte à la sûreté de l’État mais aussi depuis peu de terrorisme.
Samrath Lota a affirmé devant le Président Løvenskiold que l'antagonisme entre le Jernland et le Gandhari n'avait pas lieu d'être.

"Je suis ici sur les terres du pays qui a œuvré en tête pour la formation de l'Organisation Mondiale pour la Paix et la Coopération. De manière assez récurrente, nos pays ont convergé sur la marche à suivre dans les affaires qui ont secoué notre monde depuis la création de cette organisation. Tant que le respect mutuel existera, le Gandhari et le Jernland n'ont aucune raison d'entrer en confrontation au prétexte que nos orientations politiques sont diamétralement opposée. Nous avons au contraire tout à gagner à nous associer tout en dépassant nos différences. Je le dis avec force, il n'y aura jamais de confrontation entre le Gandhari et le Jernland qui sont de grands acteurs de la paix mondiale."

Le rejet du libéralisme mondialisé qui s'affirme peu à peu au travers des prises de positions communes du Gandhari et du Jernland a séduit de très nombreux députés du Parti Communiste Gandharien. Cette détestation pour les paradis fiscaux, le secret bancaire et le libéralisme débridé érigé en modèle à étendre fait tout le ciment du rapprochement entre le Gandhari et le Jernland. Nul ne sait à quoi mènera cette convergence idéologique mais il est probable qu'une politique de dénigrement du "libéralisme idyllique", comme il est désigné au Gandhari, devienne une constante à l'avenir.
En disant "plutôt les Communistes que les Libéraux" le Jernland se positionne clairement à l'intérieur même de son propre continent en puissance anti-libérale de premier plan, ce qui n'est à vrai dire pas pour déplaire aux communistes gandhariens qui ont eu des démêlés assez graves avec les libéraux d'Asdriche. Ce pays s'illustre par ailleurs pour ses critiques répétées des modèles jernlanders et gandhariens qui sont l’antithèse même de l'économie libérale. Si au Gandhari l'autogestion guidée par une part de planification est de rigueur, au Jernland l’État-stratège et planificateur est roi. Une conception qui diverge dans l'organisation mais qui se rassemble sous l'idée que la loi du libre marché est perverse et conduit à des dommages au sein de la société.

Cette alliance entre Communistes et Totalitaristes ne doit pas être lue sous le prisme d'une terrible alliance entre les rouges et les bruns mais plutôt comme une expérience formidable de mise de côté des divergences idéologiques. Le véritable mot d'ordre est la mise en avant de la collaboration entre deux peuples qui aspirent à un monde pacifié où les nations et les cultures sont préservées dans toute leur diversité et libérées de la tyrannie de l'insaisissable marché qui, parfois, parvient à se substituer à la volonté des Hommes.
Ce traité, signé en pleine fête nationale et commémorations du second anniversaire de la mort d'Asha Lota signe une rupture. Samrath Lota a enfin, par son audace et sa fidélité à une ligne anti-internationaliste, "tué" sa sœur. Il n'est plus le frère d'Asha Lota mais Samrath Lota.
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17 avril 2042


La maison royale du Gandhari a caché de l'argent à Montbardo-et-Marguené


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L'héritier présomptif du trône gandharien, Kirpan Watarah


C'est un nouveau scandale national qui éclate et cette fois-ci il ne concerne nulle autre que la maison royale du Gandhari, chassée du trône en 1969.
Alors que la "Purge des Millionnaires" se poursuit avec une grande intensité, les autorités ont révélé que parmi les personnes visées se trouve le chef de la maison Watarah, le prince Kirpan.
Petit-fils du dernier raja gandharien Venkata V, le prince Kirpan est actuellement un officier haut-gradé au sein de l'armée de l'air. Lors de la crise de septembre 2039 à la suite de la chute d'Asha et de la démission de Rajindar Dahalo qui avait humilié l'armée, l'hypothèse de son retour sur le trône avait été sérieusement envisagée tant il avait gagné le respect dans l'institution.
Cette confiance quasiment aveugle d'une partie de l'armée à son égard risque toutefois de s'évaporer car Kirpan Watarah et sa famille ont caché pas moins de 1,2 milliards de dollars à Montbardo-et-Marguené, soit presque un dixième de l'argent gandharien qui y dormait.
Une situation qui risque de tourner très rapidement en défaveur de la famille royale qui a toujours pu bénéficier d'une certaine clémence des gouvernements républicains qui n'ont jamais songé à faire exiler la famille Watarah.
Un exil qui pourrait cette fois se produire car le Parti Communiste Gandharien a exigé que le Parlement se réunisse pour voter une motion d'exil de la famille Watarah sans même attendre que la justice ne procède à une déchéance des droits civiques pour évasion fiscale.
Au sein de la population, cette nouvelle résonne comme une bombe et des rassemblements sont même prévus pour demander que des sanctions soient prises contre les héritiers des rajas qui ont maintenu le Gandhari sous système féodal jusqu'à la chute de la monarchie.
Autre signal fort qui risque de braquer encore plus la population: parmi les millionnaires interpellés on trouve de nombreux héritiers de seigneurs féodaux qui ont été déposés en même temps que le Raja en 1969.
Cette situation intrigue les experts car en voulant balayer les derniers vestiges du régime Amrish et sa classe dominante, Samrath Lota semble se retrouver en réalité à purger les derniers vestiges de la monarchie et de la noblesse gandharienne qui continuait de vivre son faste de manière discrète malgré la saisie des palais seigneuriaux au profit de l’État lors de la révolution communiste de 2039.
Une situation qui laisse Kiv Tokas abasourdi. Le Commissaire Fédéral aux Affaires Économiques juge incroyable la découverte de la richesse persistante de l'ancienne noblesse gandharienne.

"Pour tout vous dire, nous croyions viser les derniers piliers du régime Amrish en lançant cette vaste opération. C'est à notre grande surprise que nous constatons que ce sont les héritiers du système monarchique qui occupent la plus grande place parmi les individus arrêtés. A titre personnel je ne pensais pas que cette classe existait encore. Après est-ce que nous nous félicitons que cet entre-soi prenne fin ? Oui, totalement, et c'est même une heureuse surprise d'avoir découvert tout cela."

Le prétendant au trône gandharien a donc été mis en état d'arrestation à son domicile sans opposer la moindre résistance. Ses insignes de l'armée de l'air ont été brisés et incendiés et le prince a été placé en détention le temps que le Parlement statue sur son sort et celui de sa famille qui a également été mise aux arrêts dans son intégralité.
Une situation qui ressemble à une seconde chute de la monarchie, ou du moins selon les communistes "la fin du travail inachevé en 1969".
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21 avril 2042


Samrath Lota écarte tout grand procès pour la famille royale: "Ils seront traités comme n'importe quel citoyen, ni plus, ni moins"


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La Purge des Millionnaires a pris un tour embarrassant pour le gouvernement avec l'implication de la famille Watarah, prétendante au trône du Gandhari


Les couteaux commençaient à s'aiguiser pour "faire la peau de la famille Watarah", notamment à la Chambre du Peuple où un vote solennel devait se tenir pour exiler la famille royale qui a dissimulé 1,2 milliards de dollars à Montbardo-et-Marguené. Une procédure qui n'aura finalement pas lieu en raison de l'intervention de Samrath Lota en personne qui est venu à la tribune de la Chambre dénoncer l'attitude des députés communistes.

"En vous hâtant de vouloir exiler la famille Watarah, vous tenez compte de son sang royal qui n'a aucune valeur du fait de l'absence de monarchie dans notre pays. Notre nouveau système est basé sur un précepte inaliénable: la justice est la même pour tous ! Nous avons aboli les classes et encore plus toute distinction selon le sang qui coule dans nos veines. Au Gandhari il n'y a aucune famille plus distinguée que les autres et il est hors de question d'appliquer un traitement spécial à l'une d'entre elle, ce serait renier nos principes !
Ainsi, la famille Watarah doit voir son cas suivre la même procédure que les plusieurs centaines de fraudeurs, c'est-à-dire passer devant le juge pour évasion fiscale. En tant que Président du Comité Exécutif Central je m'oppose à un traitement particulier concernant cette famille, ce que nous avons bâti doit s'appliquer à tout le monde de la même manière, et même si son grand-père a été Raja du Gandhari !"


Une prise de position très dogmatique qui a été accueillie fraîchement, une part non négligeable de députés communistes se voyant déjà prononcer une sanction forte contre les Watarah. Certains réclamaient même la peine de mort alors même qu'elle est abolie. Une fuite en avant qui aurait été dommageable pour l'image du Gandhari et que Samrath Lota a tenu à couper net.
Ainsi, la famille Watarah ne sera pas exilée mais ses membres risquent de perdre leurs droits civiques pour évasion fiscale. Or, la somme étant démesurément élevée, la durée de la sanction risque bel et bien d'être record avec une probable privation des droits civiques pour une trentaine d'année pour le chef de la maison Watarah. Une décision qui risque de plonger la famille royale dans la pauvreté avec l'impossibilité pour Kirpan Watarah de continuer à exercer dans l'armée de l'air.

"En exilant la famille royale vous lui offriez la possibilité de couler des jours heureux dans un palais doré dans je ne sais quelle monarchie du monde. A quoi bon avoir une justice si Kirpan Watarah et sa famille partent en exil ? Pourriez-vous regarder vos concitoyens dans les yeux en disant que vous avez permis à cette famille de partir à l'étranger continuer à vivre le luxe et la vie rêvée ? Moi je ne pourrais pas."

A cette occasion, le gouvernement a annoncé avoir rejeté l'offre de la famille royale du Kars qui avait proposé d'accueillir la famille Watarah en exil. Une possibilité écartée sans ménagement sur décision de Samrath Lota qui préfère que la justice suive son cours normal. De ses propres aveux à nos journalistes, il affirme que cette affaire est un non-évènement et que la couverture médiatique était démesuré et montait en épingle les faits.

"Je considère que c'est un non-évènement. Il n'y a pas de famille royale au Gandhari, que des citoyens, et même si la somme est certes impressionnante, ils seront sanctionnés à hauteur du préjudice commis et purgeront leur peine au Gandhari."
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