PRESSE | Actualités makengaises et internationales

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Jose-Christ
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La conscience a écrit :

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20 décembre 2039


Firmin Botamba, la patte du Lion

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Firmin Botamba, président de l'AMD, leader de la campagne de l'UMD et... neveu du président Botamba.

Propulsé il y a un an à la tête de l’Agence Makengaise de Développement, Firmin Botamba continue son ascension au sein de l’entourage présidentiel. Chargé directement par Youssouf Botamba de mener la campagne de l’UMD en vue des élections sénatoriales de 2040, le jeune trentenaire continue de prendre du galon, et voit sa côte de popularité grimper en flèche. La semaine dernière encore, le neveu Botamba, qui s’est désormais fait un nom, rassemblait les foules (et les femmes) lors d’une grande réunion publique dans le centre du pays, proche de Kongogo. Après une grande tournée dans le nord-ouest du pays (région historiquement plutôt défavorable au pouvoir de Lunda, mais pacifiée depuis l’arrivée de Youssouf Botamba à la tête de l’Etat), Firmin Botamba prendra la semaine prochaine la direction de la région des grands lacs, au cœur de l’actualité ces dernières semaines. Son arrivée à Kifi, quelques jours après le grand meeting du MFM et de son nouvel allié FMLE, est très attendue et pourrait être le premier test d’envergure du jeune politicien. Pour la première fois, Firmin Botamba devra s’exprimer sur les points chauds de l’actualité makengaise, et notamment sur le conflit foncier-ethnique mulutsis-kivuvus de la région, et devrait par la même répondre indirectement au projet de réforme électorale porté par Pape Faty-Gouano et le MFM.

Après des études en Flavieen droit des affaires, le « jeune Lion » est à la tête de l’AMD depuis un an. Sorti de nulle part et propulsé par son oncle, il gère donc désormais l’aide au développement makengaise, portant ces derniers mois plusieurs projets d’envergures (centrales photovoltaïques, programme d’assainissement des eaux, ou encore aide à au développement agricole). Ainsi Firmin Botamba s’est forgé une certaine crédibilité nationale, et a pu prouver une certaine aisance à l’international, lorsqu’il s’agit notamment d’aller conclure des accords avec des entreprises étrangères dans le but de l’aide au développement makengaise. Le jeune Botamba s’attaque désormais donc à la politique interne makengaise, soutenue par le président en personne. Pour certains, Youssouf Botamba est en train de former son successeur et de préparer le Makengo de demain.

Que cette hypothèse soit juste ou non, l’ascension rapide de Firmin Botamba et son succès médiatique et populaire (qui se vérifie à chacun de ses déplacements) agacerait en arrière-plan au sein de l’UMD et des historiques proches du président Botamba. La réussite d’un jeune d’à peine trente ans, et la possibilité de le voir passer devant « les anciens » dans la hiérarchie du parti (et du pays), sans avoir réellement fait ses preuves dans la politique nationale, serait mal vu. Or ces politicailleries et cuisine interne à l’UMD, selon un récent sondage, une majorité des partisans de l’UMD interrogés (63%) le verrait comme l’idéal candidat à la succession de Youssouf Botamba. Pour autant, la mission actuelle et les ambitions de Firmin Botamba reste bien éloignées d’une telle conjoncture. Le « jeune Lion » tiendrait pour l’instant à son poste à l’AMD, et n’aurait qu’à court terme l’ambition de mener l’UMD à une nouvelle victoire aux sénatoriales, assurant ainsi une fin de cinquième mandat tranquille pour le président Botamba (comme les quatre premiers mandats).

Selon un récent sondage, l’UMD serait largement en tête des intentions de votes (64%), loin devant le MFM, qui voit ses intentions de vote remonter en flèche après le ralliement mulutsis. Tandis que l’ULD (sans tête d’affiche d’envergure) chute dans les sondages, les fédéralistes de Pape Faty-Gouano voient donc leur campagne médiatique récente porter ses fruits, et grignotent du terrain aux candidats sans étiquettes (locaux ou ethniques). Le MSCR resterait au même niveau qu’aux dernières élections, alors que sa campagne n’a pas réellement décollé (le flou interne sur la présidence du parti pourrait même à terme joué en la défaveur des socialistes). Enfin, le PCR et le PEC ne dépassent pas la barre des 1% requise pour entrer au Sénat et ne seraient donc pas représentés, ce qui serait la deuxième fois consécutive pour le PCR qui n’arrive pas à profiter de la récente embellie internationale pour les communistes. Côté écologiste, le jeune parti pourrait surfer sur la récente polémique internationale au sujet du bombardement britton de napalm en Epibatie pour essayer de gagner en visibilité et pourquoi pas entrer pour la première fois de son histoire au Sénat.


SONDAGE
Si les élections sénatoriales avaient lieues demain, pour qui voteriez-vous ?

(Sondage réalisé sur un échantillon de 1 000 personnes représentatives de la société makengaise)



Légende : Résultat du sondage (nombre de sièges estimés) // Rappel résultat 2035 en nombre de sièges obtenus en 2039) [Evolution en sièges]

Union Makengaise pour la Démocratie (UMD) [coalition présidentielle]
Unionisme | Présidentialisme | Libéralisme économique | Conservatisme sociétal
64% (118 sièges + 19 sièges présidentiels = 137 sièges) // 111 sièges + 19 sièges présidentiels = 130 sièges [+7]

Mouvement Socialiste pour le Renouveau et le Changement (MSCR)
Unionisme | Parlementarisme | Socialisme | Lutte contre la corruption
17% (31 sièges) // 35 sièges [-4]

Mouvement Fédéraliste Makengais (MFM)
Fédéralisme | Ethnicisme | Nationalisme régionaux
11% (20 sièges) // 8 sièges [+12]

Union des Libéraux-Démocrates (ULD)
Unionisme | Décentralisation | Libéralisme économique | Conservatisme sociétal
3% (6 sièges) // 18 sièges [-12]

Sans étiquettes
Candidats locaux et/ou ethniques
3% (6 sièges) // 9 sièges [-3]



Seuil électoral (1%)


Parti Communiste Révolutionnaire Makengais (PCRM)
Unionisme | Anti-libéralisme | Sécularisme
<1% (0 sièges) // 0 sièges [=]

Parti des Ecologistes Makengais (PEM)
Parlementarisme | Décentralisation | Ecologisme | Interventionnisme économique
<1% (0 sièges) // 0 sièges [=]
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Jose-Christ
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Message par Jose-Christ »

La dépêche républicaine a écrit :

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8 janvier 2040


Youssouf Botamba annonce des mesures fortes et profite d’une croissance record

L’allocution présidentielle de nouvelle année était très attendue, ouvrant une année électorale charnière dans la politique makengaise, et Youssouf Botamba n’a pas déçu. Dès les débuts de son discours, le président a ainsi réaffirmé la priorisation de la lutte contre la pauvreté et s’est par la même occasion félicité des bons résultats déjà engendrés dans le domaine. En effet, selon les derniers indicateurs, le niveau de vie moyen au Makengo s’est amélioré depuis deux ans, le revenu mensuel par adulte passant de 780 kd en 2038 (soit 156 $ environ) à 1100 kd actuellement (soit 220 $ environ). Youssouf Botamba en a profité pour faire quelques annonces choc : hausse significative du budget de l’Agence Makengaise de Développement (selon nos informations, ce budget pour être doublé voir triplé), investissements massifs dans la santé publique ou l’éducation, revalorisation du salaire des agents de la fonction publique et des personnels de l’armée. Ainsi, les quelques 68 000 fonctionnaires makengais ont vu dès le 1er janvier leur salaire moyen mensuel passer de 400 kd (=80 $) à 750 kd (= 150$). Une annonce évidemment très bien accueillie par les premiers concernés, mais aussi par le reste de la population visiblement, rassemblées sur les terrasses des cafés pour suivre en direct l’allocution présidentielle.

Youssouf Botamba, outre ces annonces, a aussi réaffirmé sa ligne politique : le gouvernement actuel compte poursuivre sa politique étrangère et éconmique et signer de nouveaux accords avec des puissances étrangères afin d’encourager la croissance économique. La politique Botamba a d’ailleurs déjà portée ses fruits, puisque les résultats économiques atteignent des sommets non atteints depuis plusieurs décennies au Makengo, avec une croissance à plus de 35% cette année. Ainsi, malgré une croissance démographique toujours importante, le PIB/hab dépasse pour la première fois au Makengo les 1000$/hab (1065$/hab précisément).

En ce début d’année électorale, le président, qui avait annoncé se tenir à l’écart de la campagne sénatoriale, a encore une fois tenu à répondre à ces concurrents, tuant dans l’œuf la réforme électorale proposée par les MFM. Suite à son discours, le parti de coalition présidentiel reprendrai quelques points dans les sondages, repassant au-dessus des 65% d’intentions de vote.
La Renaissance a écrit :
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9 janvier 2040


L’arbre « Croissance » qui cache la forêt « Misère »

Alors que les résultats économiques makengais semblent être au beau fixe, avec des taux records de croissance, et que le président Botamba se félicite des résultats exceptionnels de sa politique, la réalité makengaise est tout autre. Car si la croissance de 35% a permis de faire artificiellement monter la richesse moyenne des makengais (le PIB/hab a dépassé pour la première fois les 1000$/hab), la grande majorité des makengais restent dans une situation d’extrême pauvreté. La presse nationale diligentée par le pouvoir se félicitait de voir le revenu moyen mensuel par habitant passer de 780 kd en 2038 (soit 156 $ environ) à 1100 kd actuellement (soit 220 $ environ), il est important de regarder le détail de cet effet d’annonce : 780 kd en moyenne, c’est surtout 622 kd (= 122 $) mensuels pour la moitié de la population -soit deux fois moins que la moyenne nationale-, et seulement 135 kd (= 27 $) pour un quart des makengais. Si l’on compare ces données à celles d’il y a deux ans, les classes moyennes makengaises ont vu leurs revenus mensuels moyen augmenter de 34%, les classes populaires ne connaissent qu’une augmentation de 12,5%, quand dans le même temps les classes aisées connaissent eux une augmentation mensuelle moyenne de 56%.

Ainsi, quand la pauvreté recul assez peu (un tiers de nos compatriotes au moins vivent encore avec moins de 1$ par jour), les inégalités explosent. La faute à une politique étrangère et économique favorisant les grands groupes étrangers, bradant les ressources nationales et privant un peu plus les makengais de liberté du travail. La croissance makengaise est fortement portée par le développement du secteur minier et agricole, aujourd’hui entre les mains des ennissois, valdaques et karsais. Encore une fois, les makengais triment, et les étrangers s’engraissent. Les élites makengaises profitent du système Botamba, et les annoncent en trompe l’œil d’augmentations générales des fonctionnaires et militaires sert encore une fois d’écran de fumée afin de masquer corruption et népotisme.
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Jose-Christ
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Message par Jose-Christ »

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23 janvier 2040


Le palais de région de Ruwa, à Kifi, pris d’assaut par des militants mulutsis : au moins 3 morts

Alors que la région de Ruwa semblait relativement pacifiée et sécurisée par l’armée, une réunion politique entre les cadres de l’UMD local et le président de région a été prise d'assaut par des hommes se revendiquant du FMLE. La réunion, prévue de longue date, n’avait pourtant pas de quoi inspirer de telles violences, étant organiser hors du cadre des élections sénatoriales mais bel et bien dans le cadre des relations privées existantes en le président de la région de Ruwa, Joël Malinga, et des cadres local de l’UMD. Pourtant, une vingtaine de personnes, cagoulées ou visage couverts, on fait irruption dans la salle de réunion du palais de région, attaquant violemment à coup de barres de fer ou de pioches les membres présents. Sur la petite dizaine de participants, 3 ont trouvés la mort dans les quelques minutes d’assauts, et 6 sont grièvement blessés. Joël Malinga s’est est sorti miraculeusement indemne.

Par la suite, après intervention du personnel de sécurité du palais de région, les assaillants ont réussi à prendre la fuite, se réfugiant dans les quartiers ouest de la ville. La police recherche encore activement les auteurs de l’attaque, interrogerait à l’heure qui l’est les cadres du mouvement FMLE, dont les auteurs de l’attaque se revendiquent. Le président du FMLE, Mamoudou M’Boma, a assuré que le groupe militant mulutsis n’avait aucun rapport direct avec cette acte de violence. Si les motivations des assaillants paraissent encore floues, l’on peut supposer que la proximité du président de région avec les cadres de l’UMD local, dont la plupart sont issus de l’ethnie kivuvu (ou d’ethnies proches) serait à l’origine de la colère des mulutsis. Dans le contexte politique actuel, en pleine campagne sénatoriale, un rapprochement entre UMD et kivuvus, soutenu par les autorités officielles de Ruwa, serait évidemment vu comme une menace pour les mulutsis, toujours empêtrés dans un conflit foncier avec les kivuvu. Le rapprochement récent du FMLE avec le MFM (fédéralistes makengais) ferait de plus du FMLE un ennemi politique de l’UMD.

Outre ces nombreuses hostilités politiques et ethniques, cette attaque met en lumière de nouveaux graves problèmes sécuritaires en Ruwa. La sécurité du palais de région pose questions : comment le personnel de sécurité a-t-il pu laisser passer cette vingtaine d’assaillants ? Une enquête a été lancée par le ministre de l’intérieur Simplice Badibanga pour mettre au clair les failles de sécurités. Selon certains témoins, les assaillants auraient réussi à entrer dans le bâtiment par des portes arrières, profitant peut être de complicités internes. Ce qui est sûr, c’est que ces nouvelles violences arrivent mal : la région pourrait de nouveau s’embraser, à quelques mois de deux évènements majeurs, les élections sénatoriales et l’organisation de la coupe d’Algarbe-Marquésie au Makengo, bien que la région de Ruwa n’accueillent aucun match de la compétition.
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Jose-Christ
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29 janvier 2040


Joël Malinga : « Le FMLE est un mouvement terroriste »

Victime d’une attaque sanglante au cours d’une réunion avec des cadres de l’UMD local, le président de la région de Ruwa, Joël Malinga est revenu sur cet évènement à sa sorti de l’hôpital. Lui n’avait pas été blessé, mais était resté auprès des six blessés graves encore entre la vie et la mort après l’attaque sanglante non revendiquée de samedi dernier. Alors qu’on apprenait hier soir la mort d’une 5e victime, des suites de ses blessures, Joël Malinga déclarait : « Les auteurs de cette attaque au cœur du palais de région de Ruwa sont des terroristes ethniques. Leur identité ne fait plus aucun doute, et même si les cadres politiques du FMLE clame le contraire haut et fort, leur organisation a bel et bien un lien avec cette attaque. Je n’ai pas peur de le dire, le FMLE est un mouvement terroriste, et il devra être combattu comme tel par les autorités ». L’enquête visant à déterminer l’identité des auteurs de l’attaque aurait en effet permis d’identifier une quinzaine des hommes faisant parti du commando ayant attaqué le palais de région. Pour la plupart sans histoire ni casier judiciaire, ils appartiendraient tous à l’ethnie mulutsis, et auraient tous un lien direct avec des membres du FMLE. De plus, les témoignages des rescapés de l’attaque permettent de confirmer que les assaillants se revendiquaient eux-mêmes du FMLE, ou du moins agissant pour « réclamer justice pour les mulutsis ».

Les cadres mulutsis et du FMLE ont néanmoins confirmé condamner l’attaque et clamer que leur groupe politique n’avait rien à voir avec de tels actes. Déjà inquiétés et soupçonnés de complicité dans les violences de Gurundi (ndlr : 600 victimes) ou les troubles à l’ordre public lors de la dernière fête nationale à Kifi, le FMLE continue de semer le trouble. Pourtant, le mouvement politique mulutsis gagne en sympathie parmi les sympathisants fédéralistes nationaux suite à l’alliance avec Pape Faty-Gouano, ainsi que chez diverses communautés non-kivuvu des régions des grands lacs. La politique locale semble de plus en plus se cristalliser autour du conflit foncier majeur de la région, et pourrait se traduire dans les urnes en septembre prochain par un duel entre l(UMD (pro-kivuvu) et le MFM (pro-mulutsis).

Les déclarations de Joël Malinga viennent renforcer cette tendance. Bien que non membre officiel de l’UMD, le président de la région de Ruwa a toujours eu des liens forts avec l’UMD de Youssouf Botamba, le soutenant même lors des dernières élections. Le gouvernement central n’a pour l’instant pas réagit, mais les multiples troubles et zones d’ombres autour du FMLE ainsi que les récentes déclarations de Joël Malinga pourrait inciter le ministère de l’intérieur à considérer le groupe politique comme un groupuscule menaçant à la concorde nationale, et ainsi interdire de fait chaque rassemblement de l’organisation ainsi que permettre la mise sous surveillance renforcée et l’arrestation préventive de ses membres. Si tel était le cas, deux questions majeures se poseraient : qu’en adviendrait-il des réunions ou meetings du MFM de Pape Faty-Gouano, entourés quasi systématiquement depuis quelques semaines maintenant de représentants du FMLE ? Et quelles seraient les retombés et conséquences sur les communautés mulutsis, affiliées la plupart du temps de manière directe ou indirecte au groupe FMLE ? La décision paraît donc primordiale pour le gouvernement, qui pourrait ainsi redistribuer les cartes dans le jeu politique des élections sénatoriales à venir, portant un coup important à la campagne du MFM (qui grimpe dans les sondages actuellement). Les tensions ethniques et communautaire en Ruwa seraient aussi ravivées, encore une fois, par une telle décision.

L’enquête ne fait que débuter, mais si d’autres liens entre le FMLE et les auteurs de l’attaque venaient à être mis en lumières, le gouvernement n’auraient d’autres choix que de réagir…
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Jose-Christ
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Message par Jose-Christ »

Le petit sportif a écrit :

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30 janvier 2040


Le Makengo prêt à accueillir la coupe d’Algarbe-Marquésie


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Simplice Kasongo, lors de la Coupe du Monde 2039 au Karmalistan.



Plus que six mois avant le coup d’envoi de la Coupe d’Algarbe-Marquésie de football 2040. Le Makengo, pays hôte, est désormais prêt à accueillir les 8 meilleures équipes des continents algarbiens et marquésiens. L’enjeu sera plus important qu’à l’habitude, puisque cette année, les vainqueurs des quatres compétitions super-continentales se verront offrir un ticket pour la compétition de football des Jeux Olympiques*, organisés à la fin de l’été 2040.

Les supporters nationaux sont impatients de voir débuter le 1er juillet prochain la compétition, avec pour une fois une équipe makengaise parmi les prétendants au titre. Derrière l’Estolie favorite, deux outsiders se détachent ainsi : le Royaume de Kars, et le Makengo. Les léopards savent que leur destin passera obligatoirement par des prestations de haut niveau, notamment face aux équipes considérées comme les plus faibles : « Il n’y a plus de petites équipes maintenant dans le football international. On l’a vu à la Coupe du monde, les teikos sont arrivés en demi-finale, alors que personne ne les voyait même sortir de leur poule… Nous devrons nous imposer face à tous, et même les matchs qui paraîtront les plus abordables seront en réalité des combats de tout instant », déclarait en conférence de presse Suwedi Matondo, sélectionneur national.

Si l’équipe makengaise semble bien armée collectivement, surtout comparé aux autres sélections algarbiennes, elle comptera évidement sur Simplice Kasongo, avant-centre star de l’équipe, évoluant en Dytolie depuis maintenant 11 saisons. Star au Makengo, le natif de Manonga a longtemps ait le bonheur des supporters du TP Manonga (17 fois champion du Makengo). Entre 2026 et 2029, Kasongo a porté les couleurs du TP Manonga, remportant 3 titres de champion. Avec un transfert vers la Dytolie, Kasongo devient le footballeur makengais le plus cher de l’histoire, et le mieux payé. Depuis, il enchaîne les buts en Dytolie, et porte la sélection makengaise avec son leadership naturel. Un bon parcours makengais passera forcément par de bonnes performances de Simplice Kasongo.

*HRP : si le vainqueur est un pays qui s’inscrit aux JO, sinon, le finaliste sera désigné à sa place.
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Jose-Christ
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Message par Jose-Christ »

La Renaissance a écrit :
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1er février 2040


Guerre en Épibatie : pourquoi le pouvoir makengais reste-t-il silencieux ?

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Scène de bataille à Gighida, décembre 2039.

Toujours prompt à revendiquer l’indépendance algarbienne vis-à-vis des puissances dytoliennes (pas dans les actes), grand défenseur auto-proclamé des peuples noirs, le pouvoir makengais reste bizarrement muet au sujet du terrible conflit interne que connaît depuis 4 mois maintenant. Comment expliquer cette absence de prise de position, ou même simplement de réaction ?

Afin d’y trouver une réponse, il faut déjà se rappeler du contexte. L’Épibatie, pays d’Algarbe centrale, est en proie depuis plusieurs mois à une lutte de succession suite à la mort du jeune empereur Iaconno III. Officiellement porté au trône à l’automne dernier, Giorggis IV n’a jamais réussit à réellement s’imposer, surtout vis-à-vis de la puissante Église chrétienne épibate, soutient indispensable au maintient au pouvoir. Entretenant depuis plusieurs années maintenant des liens privilégiés avec la Ligue de Lébira, et notamment sur le plan économique, l’empereur a entériné l’alliance entre Épibatie et Lébira en signant l’ACAC (Alliance Commerciale Algarbo-Céruléenne), et surtout en permettant la mise sous surveillance de l’armée Épibate par la Ligue. Dès lors, s’ajoutant à d’autres reproches, comme le manque de traditionalisme et le trop plein de volonté progressistes et d’alliances avec l’étranger (alors qu’il succédait à Iaconno III, après des tergiversations de la bourgeoisie épibate tentant de placer à la tête du pays Mazaa Salomone Malacchi, jugée trop progressiste elle-même) dans une nation emprise à de nombreuses mutation sociétale et questionnements, l’Eglise chrétienne épibate et une partie de l’armée commencent à lâcher le souverain récemment élu. S’ajoutant à cette situation, la crise économique et la pauvreté latente, ainsi que la grande dépendance de l’économie épibate aux investissements lébiriens, la poudrière étaient prête à s’enflammer.

Ainsi, fin novembre dernier, l’Eglise chrétienne épibate sacrait dans l’est du pays le frère de Giorggis IV, Ioannes XII, comme véritable empereur d’Epibatie. La nation algarbienne connait alors l’éclatement d’un conflit armé, opposant les soutiens de chacun des deux prétendants au trône. Côté Giorggis IV, la Ligue de Lébira et ses alliés (Britonnie, Alharbe-du-Sud) et des soutiens nationaux regroupés au sein de l’Armée Epibate Libre (AEL). Côté Ioannes XII, ses soutiens chrétiens et une partie de l’armée hostile à la présence lébirienne, regroupés sous l’appellation d’Armée Chrétienne Epibate (ACE), qualifiés de rebelles par le pouvoir de Gighida et la Ligue. Le conflit prend rapidement un tournant sanglant, et les forces rebelles avancent vers la capitale Gighida, obligeant Giorggis IV à se réfugier à l’extrême ouest du pays, sous protection lébirienne. La situation actuelle est assez floue, et les dernières nouvelles annoncent d’importantes avancées de l’ACE dans l’est du pays, l’AEL restant limité au contrôle de l’ouest du pays (autour d’Aznella), de la province de Haute-Illythie (déjà en proie depuis de nombreuses années à des mouvements rebelles réclamant l’indépendance) ainsi que Gighida, toujours sous contrôle de Giorggis IV.

Face à cette situation complexe, et à un conflit qui semble s’ancrer dans le temps, le pouvoir makengais n’a donc pour l’instant pas réagit officiellement, sauf au moment de l’affaire du cosmodrome de Malacchi (en condamnant l’acte sans s’interposer dans le conflit de fond épibate, ni accuser ou citer la Ligue de Lébira ou les acteurs épibates du conflit). Cette absence de réaction traduit de nombreuses hésitations sur le dossier épibate du clan Botamba. La logique diplomatique makengaise voudrait que le Makengo prenne acte et soutienne l’ACE, et ce pour plusieurs raisons. L’ACE, et l’empereur Ioannes XII, représentent en effet l’indépendance épibate face aux volontés expansionnistes lébiriennes, allié et soutien sans faille du clan de Giorggis IV. Soutenir Ioannes XII permettrait au Makengo d’affirmer sa ligne de conduite officielle de défense et de soutien à l’indépendance des nations algarbiennes face aux nations dytoliennes, tout en permettant de s’opposer par la même occasion à l’Algarbe-du-Sud et son ignoble système d’apartheid. De plus, n’oublions pas que le Lébira et Giorggis IV ferment allègrement les yeux sur les exactions des milices haut-illythes -qui s’attèlent à une véritable politique d’épuration ethnique visant les anciens collaborateurs haut-illythes au pouvoir épibate- pour s’assure le soutien de ces dernières.

Pourtant, les autorités semblent ne pas vouloir prendre cette voie du soutient à Ioannes XII, préférant temporiser. Serait-ce la peur de se mettre à dos la Ligue de Lébira et le Commonwealth ? Ou le malaise viendrait plutôt du côté traditionaliste de l’ACE et de Ioannes XII, dans une nation ou historiquement les populations noires et bantoues autochtones les plus reculées et primitives ne sont pas considérées comme des Hommes, et donc persécutés (comme par exemple récemment dans l’actualité le cas des Fatombakés). Le maintien au pouvoir d’un Giorggis IV, plus progressiste, conjugué à une pression lébirienne, pourrait permettre d’accélérer les mutations sociales épibates, notamment sur le sujet des populations primitives. Ainsi, les bruits de couloirs émanant du palais présidentiel de Lunda laissent planer le doute sur une réaction officielle du clan Botamba et des autorités makengaises, encore trop occupées à peser le pour et le contre du soutien à chaque camp. A ce rythme, on en oublierai presque que chaque jour, des épibates meurent, de chaque côté, sans même savoir pourquoi ou pour qui ils se battent, sans parler des millions d’épibates crevant la faim…
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Le petit sportif a écrit :

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5 février 2040


Jean-Philippe N’Donga : « Nous accueilleront l’équipe épibate avec grand plaisir au Makengo »


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L'équipe épibate est encore en course pour une qualification à la prochaine coupe d'Algarbe-Marquésie.



Les présidents des fédérations de football makengaises et épibates se sont rencontrés la semaine dernière afin de régler un litige établi en marge de l’organisation future de la coupe d’Algarbe-Marquésie de football au Makengo. Lors de la présentation de la candidature makengaise, les président de la Fédération Epibate de Football (FEF), Ascio Abenasci, avait annoncé le refus de participation du football épibate à la compétition, arguant l’absence de l’amharique et de l’italique, deux langues algarbiennes, sur le logo officiel. Pour la FEF, cette absence des langues algarbiennes traditionnelles, conjuguée à la présence du français, de l’anglais et de l’arabe, considéré comme des langues symboliques de la colonisation passée, de l’apartheid et de la traite négrière musulmane, était la goutte d’eau faisant déborder le vase.

Après quelques contacts, les deux présidents de fédération, Ascio Abenasci et Jean-Philippe N’Donga se sont rencontrés afin de mettre un terme à cet imbroglio. « J’ai pris le temps de discuter avec les instances du football épibate, et nous avons compris leur réticence vis-à-vis de ces symboles. J’ai tout simplement pris le temps de leur expliquer le choix très pragmatique de ces langues sur le logo, en écartant toute volonté de symbolisme politique », expliquait Jean-Philippe N’Donga, interrogé à ce sujet en conférence de presse mardi dernier. L’absence des langues algarbiennes a ainsi été justifiée par une volonté de toucher le plus grand monde, hors du seul continent algarbien. Le français, langue officielle makengaise, étant incontournable, l’arabe rappelle ainsi que la compétition accueille de nombreuses nations marquésiennes (traditionnellement arabophones) et l’anglais a enfin été choisi pour permettre une meilleure diffusion à l’international du football algarbo-marquésien (parfois encore trop peu médiatisé par rapport au football dytolien ou olgarien).

Jean-Philippe N’Donga a ainsi affirmé avoir renouer le dialogue sereinement avec ses homologues epibates : « Tout ceci est derrière nous. Maintenant, l’Épibatie est encore en lice pour une qualification à la compétition (ndlr : en concurrence avec le Saog, le Tir Nan Og et la Nucimbie), et nous serons derrière eux afin de voir une deuxième équipe représentant l’Aglarbe centrale et noire. Nous accueillerons l’équipe épibate avec grand plaisir au Makengo, si elle venait à se qualifier. »
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7 février 2040


Assassinat de Joël Malinga à Kifi

Joël Malinga, président de la région de Ruwa, a été victime d’un assaut meurtrier visant son véhicule lors d’un déplacement de fonction, hier à Kifi, au cours du quel il a perdu la vie, ainsi que son chauffeur. Son garde du corps a été grièvement blessé dans l’attaque. Déjà ciblé par une attaque sanglante la semaine dernière au palais de région de Ruwa, Joël Malinga était dans le collimateur d’activistes mulutsis, soupçonnés de liens avec le FMLE (branche politique de l’ethnie mulutsis). En première ligne dans le conflit foncier (et désormais politique et idéologique) opposant les deux principales ethnies de la région, Joël Malinga était vivement critiqué par les membres mulutsis de Ruwa pour ses prises de positions pro-kivuvus, ses interventions auprès de la CNDIE dans le règlement du conflit foncier, et pour ses nombreuses prises de paroles. La dernière en date, dans laquelle il accusait clairement le FMLE d’actes terroristes, aurait déclenché la colère des activistes extrêmes mulutsis.

Alors qu’il sortait d’une réunion de travail à son palais de région, et qu’il prenait la direction de son domicile, la voiture du président de région a été attaqué en pleine ville. A un croisement de rues, une fourgonnette blanche a coupé la route au véhicule protocolaire dans lequel se trouvait Joël Malinga, son garde du corps et son chauffeur, percutant le véhicule et le forçant à l’arrêt. Dans les secondes suivantes, les témoins de la scène (l’attaque s’est déroulé aux alentours de 16h) décrivent qu’une dizaine d’hommes, cagoulés pour la plupart, seraient sortis des cafés alentours et de la fourgonnette, armes à feu à la main (probablement des armes semi-automatiques et des mitrailleuses) et auraient pris pour cible le véhicule de Joël Malinga. Plus d’une centaine d’impact de balles ont été retrouvé sur le véhicule pris pour cible.

Joël Malinga est mort sur le coup, tout comme son chauffeur, mortellement touchés à la tête et au torse. Le garde du corps de Joël Malinga est grièvement touché, et reste entre la vie et la mort à l’heure actuelle, transporté d’urgence à l’hôpital militaire de Kabangu. Dans la panique, on dénombre également trois blessés légers parmi la foule et les passants. Les deux autres véhicules, ouvrant le convoi protocolaire, n’ont pas été touché, et les autres gardes du corps de Joël Malinga présent dans ces véhicules ont eu le temps d’échanger quelques coups de feu avec les agresseurs, sans parvenir à les neutraliser. Les agresseurs, encore non identifiés, mais dont les premiers éléments de l’enquête prouveraient qu’il s’agit des mêmes que la semaine dernière lors de l’attaque du palais de région, ont réussi à prendre la fuite.

Soupçonné d’appartenir ou d’entretenir des liens forts avec le FMLE, l’organisation politique mulutsis n’a pas encore réagit à l’assassinat de Joël Malinga. Le gouvernement n’a pas pour l’instant annoncé de mesures de renforcement de la sécurité, mais a déploré sa plus grande tristesse suite à l’annonce de la mort de Joël Malinga, un grand serviteur de l’état makengais et des habitants de la région de Ruwa, depuis plus d’une quinzaine d’année.
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Jose-Christ
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8 février 2040


Assassinat de Joël Malinga : Youssouf Botamba prend des mesures radicales face aux soupçons portés sur le FMLE


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La présence policière et militaire a été renforcée dans les rues de Kifi et la région de Ruwa.



L’enquête se poursuit, et l’étau se resserre autour du Front Mulutsis pour la Liberté Ethnique. Le président du FMLE, Mamadou M’Boma, a assuré dans un communiqué que l’organisation mulutsis n’avait « absolument aucun lien direct ou indirect avec les auteurs des attaques visant le palais de région de Ruwa ou l’assassinat de Joël Malinga », et « regrette tristement la mort du président de la région, bien qu’ancien adversaire politique ». Pourtant, les nouveaux éléments de l’enquête tendent à prouver que des liens existeraient entre le FMLE et les terroristes recherchés dans l’assassinat de Malinga. Leur origine mulutsis ne fait désormais plus aucun doute, et leurs motivations seraient bien celles avancées la semaine dernière déjà par notre rédaction (proximité entre Malinga, l’UMD et les kivuvus).

Si le FMLE reste pour l’instant hors de cause, il se pourrait que certains de ses membres se soit ces derniers mois radicalisés et rassemblés dans une nouvelle organisation plus confidentielle et sulfureuse, le Front Mulutsis Armé. Pourtant, Youssouf Botamba, en réaction à l’assassinat de Malinga, a annoncé des décisions fortes à l’encontre du FMLE durant l’enquête : interdiction de rassemblement des membres et sympathisants FMLE, possibilité de perquisition, de surveillance, de mise sur écoute et de garde à vue préventive envers tout membre ou sympathisant FMLE, et ce jusqu’à ce que les liens entre l’organisation et les attaques récentes soient éclaircies. Si l’organisation politique mulutsis reste autorisée à exister légalement, elle est pour l’instant réduit au silence et à l’inactivité, si tant est que le Conseil National de la Démocratie n’invalide pas ces dispositions.

La présence militaire dans la région de Ruwa a été renforcée afin de parer à tout risque d’éclatement de nouveaux conflits. Réduire le FMLE au silence risque en effet de réveiller les ardeurs mulutsis, surtout que les dispositions prises par le pouvoir permettent théoriquement l’arrestation sans motif autre que la suspicion de liens avec les attaques récentes de n’importe quel membre de l’ethnie. Autre dommage collatéral, désormais chaque meeting du Mouvement Fédéraliste Makengais dans la perspective des élections sénatoriales sera surveillé de près, le MFM étant allié officiellement avec le FMLE.
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20 février 2040


Elections sénatoriales 2040 : la liste officielle des partis en lice validée par le Conseil National de la Démocratie

La campagne sénatoriale a commencé pour les grandes formations politiques depuis de nombreuses semaines, se résumant pour l’instant par un duel à distance entre UMD et MFM et agité par les tensions à Ruwa. Hier, le Conseil National de la Démocratie annoncé la liste officielle des partis et formations politiques validés et autorisés à participer aux élections. Ainsi, c’est une liste de 7 coalitions, de 10 à 123 partis et mouvements politiques, qui s’affronteront officiellement. L’UMD, allié à 122 autres formations (nationales ou locales) est la plus grosse coalition, et le rassemblement autour du Parti des Ecologistes Makengais (10 formations) est la plus restreinte. Sans surprise, les grandes formations nationales ont encore une fois rassemblé de nombreuses formations politiques locales, régionales et ethniques autour d’elles, leur promettant une possible représentation nationale ou de porter leur voix au Sénat. Cette année, quelques formations ethniques (les plus réfractaires au pouvoir central de Lunda) se représentent encore sous l’appellation « Sans Etiquette et partis régionaux », mais elle est composée de moins de formations qu’à l’habitude. Menée principalement par les indépendantistes du nord-ouest (régions d’Arewa monts Tanaiko), l’alliance récentre du MFM avec de nombreuses formations ethniques expliquent cette faiblesse. Les fédéralistes rassemblent cette année de plus nombreuses formations. Enfin, le FMLE est bien cité en tant qu’allié des fédéralistes, malgré les récents évènements à Ruwa ayant amené l’interdiction de rassemblement de ses membres. L’information importante est donc bien que le FMLE reste autorisé à exister légalement.

Liste officielle des formations participantes à l'élection sénatoriale 2040
  • Union Makengaise pour la Démocratie (UMD)
    allié à : Parti des démocrates, Union nationale, Parti Botambiste, Parti du Renouveau makengais, Parti des unionistes, Union démocrate, et 116 partis locaux et régionaux
  • Union des Libéraux-Démocrates (ULD)
    allié à : Parti Libéral makengais, Parti démocrate makengais, Parti des chrétiens démocrates makengais, Union des traditionnalistes makengais, Parti Populaire makengais, Union des peuples makengais, et 49 partis locaux et régionaux
  • Mouvement Socialiste pour le Renouveau et le Changement (MSCR)
    allié à : Parti de la gauche réformatrice makengaise, Fédération des travailleurs makengais, Alliance pour la refonte sénatoriale, Union anti-corruption, et 38 partis locaux et régionaux
  • Parti Communiste Révolutionnaire Makengais (PCRM)
    allié à : Internationale makengaise, Parti trotskiste makengais, et 19 partis locaux et régionaux
  • Mouvement Fédéraliste Makengais (MFM)
    allié à : Parti des fédéralistes makengais, Front makengais pour une république fédérale, Union des régionalistes makengais, Front Mulutsis pour l’Egalité Ethnique, et 13 partis locaux et régionaux
  • Sans Etiquette et partis régionaux
    dont : Front indépendantiste Arewa, Mouvement politique des peuples des montagnes Tanaiko, Parti pygmée, et 10 autres formations ethniques et régionales
  • Parti des Ecologistes Makengais (PEC)
    allié à : Rassemblement des unionistes algarbiens, Parti des décentralisateurs makengais, Front de défense des peuples traditionnels makengais, et 7 partis locaux et régionaux
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21 février 2040


Manifestation du MFM en soutien au FMLE interdite à Ugbo-Mmiri : des affrontements avec la police font au moins 6 morts


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Des policiers pris à partie par des manifestants hier à Ugbo-Mmiri.



La police makengaise a dispersé une manifestation organisée par le MFM en soutien au FMLE, hier à Ugbo-Mmiri. D’abord autorisée car présentée comme une simple manifestation de soutien au MFM dans le cadre des élections sénatoriales, et encadrée par les forces de l’ordre, la présence annoncée à la dernière minute des membres du FMLE a poussé les autorités locales à décider d’interdire le rassemblement dans la capitale de la région d’Amanzi. Suite aux derniers évènements dans la région voisine de Ruwa, le FMLE a en effet vu toutes ses manifestations interdites et le rassemblement de ses membres étant prohibé, les forces de l’ordre ont eu la mission délicate de disperser le rassemblement : « Pour la sécurisation de tous et pour la paix, et pour respecter les décisions présidentielles, aucune manifestation ou rencontre politique organisée avec la présence de membre du FMLE n’est autorisé. Nous avons donc choisi de simplement faire respecter la loi ».

Des dizaines de policiers équipés en tenues anti-émeute ont utilisé dans un premier temps du gaz lacrymogène pour disperser les environs 500 personnes venus aux côtés de Pape Faty-Gouano. La police a effectué à une vingtaine d’arrestation face à des manifestants récalcitrants, avant de commencer à essuyer des jets de pierres, de cocktails Molotov et de sauts remplis de matières fécales. Puis, les manifestants dispersés sont revenus à la charge. Selon la police, les manifestants ont été de nouveau dispersés à coup de gaz lacrymogènes et de lances à eaux, mais le bilan provisoire fait état de 43 personnes blessés par balles, et six personnes sont décédés dans les échauffourées. Les forces de l’ordre réfutent toute utilisation d’armes létales et d'armes à feu. Cinq véhicules de police ont été incendiés, et trois policiers ont été légèrement blessés.

Dans la soirée, le leader fédéraliste s’est exprimé par voie de presse, dénonçant des « actes illégaux et barbares » de la part des forces de l’ordre : « Je suis révolté et consterné d’avoir pu observer que des balles réelles ont été tirées par les forces de l’ordre sur la population qui se rassemblait pacifiquement, dans le seul et l’unique but de montrer leur soutien à toute une communauté ostracisée et ciblée par les décisions présidentielles ». Les autorités locales d’Ugbo-Mmiri ont annoncé leur soutien total aux forces de l’ordre : « Il est intolérable que des personnes ayant décidé d’ouvertement enfreindre les décisions prises dans l’optique de préserver la paix publique attaquent des représentants de la nation et les forces de l’ordre ».
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26 février 2040


Pape Faty-Gouano relance les fédéralistes makengais

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Dans la continuité de notre série de portraits des grandes figures politiques des prochaines élections sénatoriales, Pape Faty Gouano était un immanquable. Les fédéralistes makengais ont toujours existé sur la scène politique makengaise, depuis l’indépendance le débat politique s’articule même principalement autour de l’opposition unionistes-fédéralistes. Pourtant, le mouvement fédéraliste makengais semblait en retrait de la vie politique depuis quelques années. Mais le volontaire et polémiste Pape Faty-Gouano a remis le MFM et les idées fédéralistes au cœur du débat national, à l’occasion d’un changement de cap, ou au moins de stratégie.

L’histoire fédéraliste makengaise débute en 1963, dans les premiers balbutiements de la démocratie makengaise. Les disciples de Jacques-Désiré Kouakou, puis Bouna Bangoura perdent rapidement le débat face aux unionistes au début des années 1960, faisant de la République makengaise un système historiquement unioniste. Longtemps en retrait sous la dictature Kilama, les fédéralistes reviennent en force au début des années 2000, et leur moment de grâce intervient entre 2004 et 2008, lorsque le Parti Fédéraliste Makengais arrive au pouvoir par l’intermédiaire de Rodrigue Ekomo, puis emporte le Sénat. Cette arrivée au pouvoir de fédéralistes, sur fond e discours clientéliste et communautaire, sera à la fois le moment de gloire du mouvement, mais aussi ce qui causera sa disparition pour des années du paysage politique. Incapable une fois arrivé au pouvoir de composer avec un système conçu à l’inverse de leur idéologie, et surtout de contenir les relents et revendications communautaires et ethniques, Rodrigue Ekomo finit par abdiquer en 2008, remplacer par l’arrivée de Youssouf Botamba, et fuit à l’étranger, où il est encore d’ailleurs [hrp : si un pays veux être le pays d’accueil de Rpdrigue Ekomo, il peut me contacter par mp].

C’est dans cette période que Pape Faty-Gouano se lance en politique. Proche parmi les proches d’Ekomo, il fait parti de son entourage personnel et le jeune politicien souffle à l’oreille d’Ekomo. Lors de la chute de son maître, Faty-Gouano à l’intelligence de s’éloigner de ses anciens amis et alliés fédéralistes, retournant hors de la vie politique pour quelques années. Le mouvement fédéraliste est au plus bas de sa popularité. Pape Faty-Gouano revient quelques années plus tard, avec le Front Makengais pour l’Egalité inter-Ethnique, qui entre au sénat dès 2020. Le coup de génie de Faty-Gouano : garder le fond idéologique des fédéralistes tout en y intégrant et en utilisant médiatiquement les volontés communautaires et ethniques locales, sans pour autant céder au clientélisme et favoritisme de ses anciens collaborateurs. Exit les cadeaux faits à certaines communautés, Faty-Gouano n’a d’ailleurs jamais publiquement évoqué son appartenance ethnique.

Depuis, le FMEIE est devenu le MFM, marquant le retour du discours fédéraliste sur le devant de la scène nationale, et bien que le MFM reste le 4e parti national, loin derrière des socialistes, libéraux-démocrates ou évidemment l’UMD, le leader fédéraliste s’active depuis plusieurs semaines maintenant à faire remonter son parti dans l’opinion. Multipliant interventions médiatiques, apparitions publiques et petites phrases destinées à faire la polémique, la stratégie de Faty-Gouano est bien rodée. L’objectif affiché : remettre au cœur du débat national deux sujet, le premier d’entre eux étant une chimère makengaise, la réforme électorale. Le MFM souhaite à tout pris une réforme mettant fin au système du Sénat national, préférant des élections multiples et régionales, pour former dans un second temps un sénat national, dans lequel avec cette formule les expression communautaires, ethniques et évidemment régionales auraient la part-belle. Aubaine pour le MFM, qui cherche justement à se faire défenseur des revendications ethniques et régionales, sans oublier toutefois de ne pas remettre en cause l’unité nationale et à ne réclamer que « l’égalité ethnique ».

Suivant cette stratégie, le MFM a déjà annoncé son alliance avec le FMLE, depuis muselé par le pouvoir central. Cette alliance, si elle n’a rien d’exceptionnelle et peut sembler banale dans l’habitude fédéraliste (le MFM multipliant ce type d’accord locaux) a une portée bien plus importante : ainsi, Pape Faty-Gouano s’oppose aux décisions gouvernementales, à la CNDIE (qu’il critique vivement) et surtout se pose en défenseur des minorités ethniques oubliées, dont l’existence à été parfois remis en question par les volontés d’un gouvernement central souhaitant mettre en avant l’unité makengaise en effaçant les spécificités locales et ethniques. Premiers bénéfice de la stratégie médiatique fédéraliste, le MFM grimpe dans les sondages, réussissant à agglomérer les votes de certains libéraux-démocrates, dont le parti s’effondre, et surtout ralliant à sa cause de nombreux candidats régionaux classés auparavant dans le groupe « sans étiquette ».
SONDAGE
Si les élections sénatoriales avaient lieues demain, pour qui voteriez-vous ?

(Sondage réalisé sur un échantillon de 1 000 personnes représentatives de la société makengaise)



Légende : Résultat du sondage (évolution par rapport au dernier sondage) (nombre de sièges estimés) // Rappel résultat 2035 en nombre de sièges obtenus en 2039) [Evolution en sièges]

Union Makengaise pour la Démocratie (UMD) [coalition présidentielle]
Unionisme | Présidentialisme | Libéralisme économique | Conservatisme sociétal
62,5% (-1,5%) (113 sièges + 19 sièges présidentiels = 132 sièges) // 111 sièges + 19 sièges présidentiels = 130 sièges [+2]

Mouvement Socialiste pour le Renouveau et le Changement (MSCR)
Unionisme | Parlementarisme | Socialisme | Lutte contre la corruption
15,5% (-1,5%) (28 sièges) // 35 sièges [-7]

Mouvement Fédéraliste Makengais (MFM)
Fédéralisme | Ethnicisme | Nationalisme régionaux
14,5% (+3,5%) (26 sièges) // 8 sièges [+18]

Union des Libéraux-Démocrates (ULD)
Unionisme | Décentralisation | Libéralisme économique | Conservatisme sociétal
3% (=) (5 sièges) // 18 sièges [-13]

Sans étiquettes
Candidats locaux et/ou ethniques
2% (-1%) (4 sièges) // 9 sièges [-5]

Parti Communiste Révolutionnaire Makengais (PCRM)
Unionisme | Anti-libéralisme | Sécularisme
1,5%(+1,5%) (3 sièges) // 0 sièges [+3]

Parti des Ecologistes Makengais (PEM)
Parlementarisme | Décentralisation | Ecologisme | Interventionnisme économique
1% (+1%) (2 sièges) // 0 sièges [+2]



Seuil électoral (1%)
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29 février 2040


Bienvenu Mukendi : « Le Makengo doit devenir le leader algarbien de l’industrie »

L’économie makengaise est encore trop tournée vers le secteur primaire : c’est le constat réalisé par les autorités, Bienvenu Mukendi, ministre de l’économie et du commerce extérieur, en premier lieu. Alors que ce tient actuellement le forum national de l’économie et de l’industrie, réunissant les principaux chefs d’entreprises et d’industries, le ministre makengais a annoncé l’ambition gouvernementale de faire progresser la part du secteur secondaire dans l’économie makengaise de 9% à 20% d’ici 2050. Avec un secteur primaire, et notamment minier ultra dominateur, l’économie makengaise est encore trop peu créatrice de valeur ajoutée. Mais l’industrie makengaise assure un retard conséquent sur ces concurrents internationaux et algarbien, notamment sur le plan technologique.

Ainsi, le gouvernement va lancer dans les prochaines semaines un grand plan d’investissement industriel, ayant pour objectif de soutenir les industries locales et de profiter de la vague récente d’installation d’entreprises étrangères (ennissoises et valdaque pour la plupart) pour booster l’industrie makengaise. Les débouchés sont énormes, et les possibilités d’emplois encore plus : avec un taux de chômage encore supérieur à 15%, la main d’œuvre possible, très concurrentiel avec d’autres pays, devrait être l’un des atouts principaux pour attirer des investisseurs étrangers. Parmi les premiers, l'entreprise Altek pourrait, selon les accords signés entre les gouvernements makengais et jernlander, développer dans les prochains mois et années une filiale makengaise destinée à la production de produits électroniques et d’électroménagers d’entrée de gamme et surtout miser sur le reconditionnement.

Autre levier important de développement industriel, le gouvernement devrait massivement investir et soutenir la recherche, notamment pour développer les technologies d’automatisation et de robotique, avec l’aide de ses partenaires valdaques et shinkyokojis. « Nous devons soutenir l’industrie makengaise existante, mais surtout nous avons un retard technologique important à combler. Il ne faut pas se voiler la face. L’État makengais à un devoir énorme de soutien à la recherche, notamment dan le secteur industriel, car l’industrie de notre pays est à notre sens un levier de développement important. Des milliers d’emplois sont en jeu, et le gouvernement a conscience de cela, c’est pourquoi aujourd’hui nous décidons d’investir massivement. Le Makengo doit devenir le leader algarbien de l’industrie, déclarait Bienvenu Mukendi.
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11 mars 2040


Assassinat de Joël Malinga : arrestation de plusieurs suspects

La police a annoncé hier avoir arrêté une dizaine de personnes, tous des hommes mulutsis âgés de 15 à 29 ans, suspectés du meurtre de Joël Malinga et de participation à l'attaque du palais de région de Ruwa une semaine plus tôt. Les quinze personnes arrêtées ont été appréhendées dans l’après-midi d’hier, à divers lieux différents (périphérie de Kifi et territoires reculés du nord de Ruwa). Tous ont été identifiés grâce aux différentes images des caméras de surveillance du palais de région, ainsi que grâce à des témoignages recueillis juste après l’assassinat de Joël Malinga, perpétré en pleine rue à une heure de grande affluence. L’enquête se poursuit, mais avec ses arrestations, elle devrait s’accélérer grandement. La police continue cependant à recevoir de nombreux nouveaux témoignages, et lance un nouvel appel à témoins pour confirmer l’identité des suspects.

Tous les suspects arrêtés appartiennent à l’ethnie mulutsis, confirmant l’implication probable d’une organisation liée de près ou de loin au FMLE, mouvement politique de ladite ethnie. Dans la communauté mulutsis de Ruwa et des régions alentours, l’émoi est grand et l’on continue à affirmer que le FMLE n’a aucun rapport direct et officiel avec ces évènements. Pourtant, l’étau se ressert sur l’organisation politique alliée au mouvement fédéraliste makengais, et les interrogatoires des quinze prévenus est un nouveau moment fort de l’enquête.
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Re: PRESSE | Actualités makengaises et internationales

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14 mars 2040


La police annonce la fin de l’enquête sur les troubles à Ruwa

Les quinze personnes appréhendées dans la région de Ruwa et soupçonnées de l’assassinat de Joël Malinga et de l’attaque du palais de région de Ruwa sont passées aux aveux. Ainsi, l’enquête prend fin, et un nouveau chapitre, celui de la justice et du temps du procès, va pouvoir s’ouvrir à Kifi. Les quinze jeunes mulutsis ont reconnus être les auteurs des troubles récents à Kifi menant à la mort du président de région Joël Malinga. L’enquête et les interrogatoires ont aussi pu démontrer que ce commando n’avait finalement aucun lien avec le FMLE, comme le confirme Youssouf Botamba dans un communiqué, dans lequel il annonce aussi la fin des mesures prises à l’encontre du FMLE. Ce commando, lié au Front Armé Mulutsis, une entité distincte du FMLE, pourrait également être lié aux attaques du village de Gurundi, l’an dernier, dans lequel 600 personnes auraient trouvé la mort. Ses membres se seraient rencontrés lors de cet évènement et des troubles dans la région, décidant de se radicaliser afin de faire avancer la cause mulutsis.

Le président Botamba a annoncé que les suspects seraient amenés devant la cour dans un délais de trois mois, bénéficiant des conditions de défenses optimales comme le garantie la loi : « Les quinze personnes arrêtées seront menées devant la justice dans un délais de 3 mois, et pourront bénéficier d’un procès équitable, et prendre dès maintenant contact avec leurs avocats. Cette nouvelle nous permet de passer enfin à un nouveau chapitre dans la vie de la région de Ruwa, et j’espère de tout cœur que le calme et la paix reviendront durablement à Kifi, et entre les communautés mulutsis et kivuvus ». Quelques violences ont tout de même éclaté à l’annonce de ces arrestations et de l’identification formelle des auteurs des récents attentats, dans lesquelles des mulutsis, clamant l’innocence des personnes appréhendées et dénonçant les conditions d’arrestation et d’interrogatoire des suspects, s’en sont pris aux forces de l’ordre. La communauté mulutsis continue ainsi de se sentir visée par les appareils de l’état, et le calme dans la région de Ruwa sera difficile à maintenir le temps du procès.
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