ACTIVITÉS INTERNES | La vie au Noble Royaume

Ventélie 15-16-20
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Isku
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ACTIVITÉS INTERNES | La vie au Noble Royaume

Message par Isku »

Chroniques d’un routier (1)

Avant de vous raconter mes histoires, il me semble normal de commencer par me présenter. Je suis Shashank Sherpa, et j’ai dédié ma vie à la route. Je suis né il y a 37 ans dans une petite ville du Bas-Khelkadesh qui a, à ce qu’on m’a dit, bien changé depuis que je l’ai quittée pour poursuivre mon amour de la route, au sortir de l’adolescence. Vous l’aurez compris, je suis un routier, comme il en existe sûrement des dizaines de milliers au Noble Royaume. J’écris ces chroniques et les garde pour moi, espérant qu’un jour, lorsque je serai vieux, j’aurai le temps et l’envie de les publier. Je ne vois pas trop qui cela pourrait intéresser, mais je veux partager mon brûlant amour de la route.

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L'entrée de la cour où se trouvait l'entrepôt.


14 février 2042 - Mahpatan

J’ai été contacté il y a trois jours par un homme qui ne souhaite communiquer que son nom et qui m’a dit gérer un entrepôt en marge de Mahpatan. Je ne sais pas vraiment où il a trouvé mon nom et mon numéro de téléphone ; d’habitude, mes clients sont heureux de me dire qu’ils m’ont trouvé via leur vieil ami qui a déjà fait appel ou mes services ou bien tel ou tel registre public de travailleurs libres… Lui, qui s’appelle donc Prasad – le plus passe-partout et intraçable des noms khelkadeshis, ça sent le faux – ne m’a rien dit, sinon l’heure à laquelle je devais me trouver à l’entrepôt avec mon propre véhicule. Il ne m’a même pas encore dit la destination de sa cargaison ! Il a de la chance que je sois très disponible, la plupart des autres routiers ont une famille et refusent de prendre un chargement sans en connaître la destination en amont.

J’étais par chance dans la région de Mahpatan, et j’ai pu prendre en charge la cargaison plus tôt que prévu. À mon arrivée, je me suis demandé si les indications qu’il m’avait données par téléphones et que j’avais griffonnées sur un bout de papier, censées décrire l’accès à l’entrepôt, n’étaient pas erronées. Le vieux bâtiment se trouvait caché dans une cour accessible seulement depuis une discrète devanture aux larges portes d'un bleu éreinté, qui laissait paraître l'endroit comme désert, vu depuis la rue, animée comme le sont les rues citadines. L’homme, malgré son nom, avait un accent Dhacca, c’est-à-dire d’ascendance néerlandaise. Et, selon mon expérience personnelle, les Dhaccas sont généralement fortunés, surtout ceux qui s’installent loin de la côte pour des affaires commerciales. Alors, vu l’entrepôt et l’entretien de ses aspects extérieur, soit le vieux bâtiment en briques mal ajustées coiffé de tôle était le dernier de ses soucis, soit c’était le cœur de ses préoccupations et son activité gagnait à rester discrète. Vous l’aurez compris, je n’étais pas très rassuré ; mais il fallait bien que je gagne de quoi manger, et je ne pouvais refuser un contrat qui me rémunérait suffisamment pour que j’aie même de quoi entretenir mon cher camion, un vieux Ta-Ta 14B qui m’a fidèlement accompagné depuis 6 ans et que j’avais trouvé à trois francs six sous, en mauvais état, dans un bazar chandsalais, sous une montagne de babioles et de seaux dont l’ancien routier s’était fait marchand.

Le 14B est un camion à remorque fixe, c’est-à-dire qu’il ne peut en changer aisément ; cela demande plusieurs jours de travail dans un garage ; autant dire que les camions les plus modernes utilisés par les grandes entreprises de transport, et pas par les petits routiers indépendants comme moi, ne comportent que le tracteur, et sont donc à remorque amovible. Ces routiers ne transportent finalement pas de marchandises, seulement une remorque, qu’ils doivent accrocher quelque part et déposer ailleurs. Ça ne m’intéresse pas du tout, j’ai besoin de savoir ce que je transporte pour adapter ma conduite et ma surveillance. Par chance, mon 14B dispose d’une très grande remorque, à peu près de la taille d’un de ces conteneurs que l’on voit sur le port de Wenlijhaven, ceux qui font 20 pieds de long. Cela représente quand même 30 m³, c’est largement suffisant pour l’essentiel de ce que je transporte habituellement : des fruits, des vêtements, des journaux…

Lorsque quelqu’un est venu m’accueillir à l’entrée de l’entrepôt, on m’indiqua que Prasad n’était pas là, on me tendit à travers la fenêtre le contrat avec un stylo pour que je le signe sans quitter mon siège, puis on me dit de positionner l’arrière de mon camion pour le chargement, et de ne pas quitter ma cabine. Je veux bien être sympathique et ouvert aux coutumes de chacun, mais pour le coup je dois dire que ça ne m’a pas plu qu’on ne m’informe pas de ce qu’on mettait dans mon camion. Pendant le chargement, et parce que dans ce genre de situations on ne peut être sûrs de la dangerosité de ces gens, je leur ai obéi, préférant scruter le contrat pour tenter de trouver la description de la cargaison, en vain. Tout ce que le papier indique est flou : « la cargaison », « les produits », etc. Je scrutai également mes rétroviseurs, espérant apercevoir quelque chose qui dépasse, en vain. Bon, au moins je n’ai pas entendu de cris, de coups ou autre signe qui m’aurait laissé penser que je transporte des humains. C’est déjà ça, disons…

L’homme qui était venu me tendre le contrat et m’avait donné les instructions revint vers moi après avoir fermé les portes arrière avec un cadenas dont seul lui et le destinataire ont la combinaison, comme il est coutume au Khelkadesh pour éviter que les routiers ne se servent. Il me donna ma destination et les instructions de déchargement et de contact en cas de problème sur un bout de papier, écrites avec soin par une main manifestement féminine. J’essayai de lui demander ce que je transportais, ou au moins de recevoir des indices en lui demandant si je devais faire attention à quelque chose sur la route, si je pouvais emprunter des routes cahoteuses, mais je n’obtins rien qui représentât une réelle indication. Je devais me rendre dans la jungle, plus en aval du Shubhrawari, vers la ville de Jiwanadavan. C’est une ville fluviale, et cela représenta peut-être le seul indice que j’aurais : il est inhabituel d’embaucher un routier pour transporter quelque chose vers une ville fluviale, en aval qui plus est. Certes, Jiwanadavan n’est pas connue pour son terminal fluvial, mais ça ne rend pas la ville incapable de recevoir des barges de transport motorisées. Et avec Dhalpur à proximité, ils auraient pu embaucher un routier pour simplement faire la liaison entre le port et leur installation au fin fond de la jungle.

Non, la seule chose qui m’inquiétait, c’était la proximité avec la frontière sengaïaise. Ce n’est pas une véritable peur, seulement une faible anxiété, car au Khelkadesh on est très vite proche de la frontière avec le Sengaï, donc on n’a pas vraiment le loisir de faire aussi attention que nécessaire à la guerre civile qui traverse le territoire voisin. Et puis, en théorie, l’ATAK a été déployée le long de la frontière, justement pour éviter des débordements du côté du Noble Royaume.

Du côté positif, c’était un trajet relativement rapide, qui ne me prendrait pas plus de deux jours. De plus, je pourrais emprunter la route Mahpatan-Wenlijhaven, qui est ce qui ressemble le plus à une autoroute, au Khelkadesh, qui longe le Shubhrawari et qui dispose de nombre d’aires de repos. Je n’aurai vraisemblablement pas à dormir dans ma cabine ce coup-ci, et pour un routier c’est une sacrée victoire. Même si mes clients sont peu recommandables, en général ces gens-là respectent leur parole et paient convenablement et dans les temps ; c’est donc, à part cette histoire de cargaison inconnue, un voyage plutôt agréable qui s’annonce.

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Isku
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Re: ACTIVITÉS INTERNES | La vie au Noble Royaume

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COMPOSITION DU GOUVERNEMENT
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Composition au 04 octobre 2042 :
  • Maharajadhiraja du Noble Royaume du Khelkadesh : Sa Majesté Jagannath Prawal DHAMALA [H]
  • Premier Haut-Juge de la Cour d'État : Mart-Jan Andries VAN PETERSEN [H]
  • Ministre des Affaires Extérieures : Ajaya Dinakar RAYAMAJHI (PM) [H]
    • Secrétaire au Commerce : Danvir Gopal PANTHEE (PM) [H]
  • Ministre de la Défense Extérieure : Ram Kamal VERMA (S) [H]
    • Secrétaire au Renseignement : Deenabandhu Ram TSERING (PM) [H]
    • Chef d'État-major : Général d'Armée Parwesh Ajay NAYAJU [H]
  • Ministre des Affaires Intérieures : Roshika Liv OTTEN (PM) [F]
    • Secrétaire à la Recherche : Nupur Prema DE GRAAF (KRG) [H]
    • Secrétaire aux Titres Officiels : Vasanta Sarita BHAUDI (S) [F]
    • Secrétaire à la Défense Intérieure : Bhakta Bir BATNAM (KRG) [H]
  • Ministre de l'Économie et du Travail : Jayendra Amarjeet PRASANT (KRG) [H]
    • Secrétaire à l'Industrie et aux Transports : Omkar Naresh TAMRAKAR (PM) [H]
    • Secrétaire aux Finances : Bihani Liv CHAUDHARI (PM) [F]
  • Ministre de la Culture : Omkar Lalit SINHA (PM) [H]
    • Secrétaire aux Sports : Prakriti Mitra VERMA (S) [F]
    • Secrétaire aux Affaires Religieuses : Chetana Leela SAHANI (PM) [F]
    • Secrétaire au Tourisme : Pratiksha Sajeeta BAHADUR (KRG) [F]
  • Ministre de l'Éducation : Buwaneshwar Jaya VERMA (S) [H]
    • Secrétaire à la Jeunesse : Mandeep Gopi RIJNDERS(PM) [H]
Légende :
  • (PM) = Parti de la Mesure ;
  • (KRG) = Coalition Nationale du Khelkadesh ;
  • (S) = Indépendants.
  • [H] = Homme ;
  • [F] = Femme.

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