Culture et société

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Yul
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Culture et société

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Royaume de Marcheterre

Culture et société

Ce sujet un peu fourre-tout se destine à présenter la Marcheterre sous toutes ses coutures. Ici seront publiés en vrac des histoires, des légendes, des clips musicaux, des photographies et même des recettes de cuisines... On y trouvera ainsi des publications portant sur des sujets variés, destinées à mieux cerner la vie du pays et de ses gens, publications ne trouvant leur place nulle part ailleurs. RP interne.



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Yul
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Re: Culture et société

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Informations générales
  • Dénomination officielle : Royaume de Marcheterre
  • Nom courant : Marcheterre
  • Gentilé : Marcheterrois(e(s))
  • Hymne national :
  • Langues :
    • Langue officielle : Gallique (Français)
    • Langues non-officielles : Töttern (Allemand) - (Flamand)
  • Données géographiques :
    • Capitale : Jorcourt
    • Population totale : 30 000 000 habitants (2042)
    • Superficie : 424 088,30 km²
    • Densité de population : 70,74 hab/km² (2042)
    • Croissance démographique :
    • Ressources en eaux : Important.
  • Données politiques :
    • Régime politique : Monarchie absolue
    • Chef de l'état : Philippe XII
    • Pouvoir exécutif : Mgr Armand de Valsongé, Premier Ministre
    • Pouvoir législatif : Aristocratie marcheterroise
    • Pouvoir judiciaire : Forces armées de Marcheterre
    • Fête nationale : 18 août
    • Idéologie dominante : Capitalisme modéré
  • Données économiques :
    • Système économique : Capitalisme
    • Produit intérieur brut (P.I.B.) : 100 000 000 000 $ (2042)
    • Produit intérieur brut par habitant (P.I.B./hab) : 3 333,33 $ (2042)
    • Monnaie nationale : Statère (Ꞩ) = 100 deniers (₫) = 10000 potins (ꝑ).
    • Croissance économique :
  • Données religieuses :
    • Christianisme : 68%
      • Catholiques : 56%
      • Agnostiques : 7%
      • Protestants : 4,5%
      • Orthodoxes : 0,5%
    • Sans religion : 25%
    • Islam (sunnisme) : 5%
    • Judaïsme : 1%
    • Autre : 1%

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Yul
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~Pion damé (1)

Wissam M'Bock est un jeune homme des banlieues de Jorcourt, qui a comme tort, outre d'être majeur, d'être noir et de justement avoir grandi en banlieue. Pourtant éduqué, "malgré les apparences", Wissam est une perle rare : bachelier à un âge normal, il a même réussi à faire des études supérieures, obtenant brillamment un diplôme de comptabilité et gestion dans un obscure institut public accueillant de jeunes défavorisés. Son diplôme en poche, Wissam avait pu en septembre dernier prétendre à un poste de surveillant dans un collège privé-catholique de jeunes filles, la direction un peu bourgeois-bohème et certains parents d'élèves des quartiers chics de la capitale s'auto-congratulant dès lors de leur engagement social "fort". Ainsi, Wissam, diplômé, intelligent, sans casier judiciaire mais surtout très gentil garçon fut choisi pour apporter un peu de cette "mixité sociale" si chère aux progressistes de tout poils dans une école éduquant la future petite-bourgeoisie de la capitale. Une véritable petite révolution dans le Royaume.

Les mois passèrent tranquillement, seulement troublés par quelques rares scandales sexuels ou affaires de drogues entre adolescentes pourtant bien pensantes. Wissam était apprécié de tous, des élèves comme de ses collègues, de la majorité des professeurs. Déjà, il envisageait un contrat plus stable, la direction du collège le laissant entrevoir l'espoir d'un contrat pour l'année scolaire suivante. Si tout allait bien, d'ici cinq ans, Wissam, 21 ans cette année, pourrait faire partie des rares banlieusards à décrocher un emploi définitif, et avec un peu de chance s'acheter un jour une petite maison en campagne. C'était évidemment sans compter sur le destin qui, parfois, se comporte comme une véritable chienne avec de jeunes innocents. Les choses s'envenimèrent en fait au mois d'avril pour le séjour scolaire organisé durant les vacances de Pâques. Comme chaque année, les élèves de dernière années étaient emmenés par des professeurs et des surveillants dans le massif de la Sainte-Croix, dans le sud-est de la Marcheterre. Histoire de faire un tour en montagne, mais aussi de pratiquer un peu le Töttern, parlé régionalement... tout en permettant bien sûr aux professeurs habitués de déguster les bons petits vins blancs et fromages du terroir, un détail qui, nous le verrons, provoquera en partie la perte du jeune Wissam.

Enfin bref! Passons ces détails et projetons nous directement en ce jour funeste de 14 avril, là où tout a basculé. Alors qu'une classe, accompagné de deux professeurs et de Wissam se rendait en bus vers un château, but de leur visite, Mr Dupuis, professeur de mathématiques de son état, fut pris de malaise. On arrêta le bus sur une aire de repos pour que Mme Pinchot, professeure d'histoire puisse accompagner son collègue vomir le savoureux mélange pinard-cochonaille-raclette de la veille, tandis que le chauffeur lui même en profiterait pour soulager une envie pressente. Wissam restait donc seul avec le groupe, à l'extérieur du bus à surveiller les collégiennes prenant l'air. Tout alla bien pendant environ cinq minutes. Tout dérapa en moins de deux : Manon, jeune gothique à l'esprit rebelle, détestant parents, professeurs et société en générale s'installa dans le siège du conducteur, traficota les fils, puis démarra le moteur. Wissam n'eut que le réflexe de sauter dans le bus avant qu'elle n'en referme les portes, avant de démarrer en trombe devant des collégiennes médusées, un chauffeur enragé et des jeunes filles restées dans l'autocar qui mirent une bonne minute avant de commencer à s'affoler. Manon démarra donc en trombe et prit la route du mieux qu'elle pouvait, faisant zigzaguer l'autocar de gauche à droite sur les deux voies de la route, manquant par ailleurs de percuter une charmante berline familiale qui arrivait dans l'autre sens. Wissam ne tarda évidemment pas à demander à la jeune fille d'arrêter sa bêtise, et l'autocar avec. Un ordre, à l'évidence, que la jeune Manon n'écouterait absolument pas. L'autocar roula ainsi quelques kilomètres avant d'entrer dans le village d'Ambremesnil-sur-le-Dun. Las de ne pas être écouté par la jeune fille, Wissam se saisit du frein à main qu'il tira aussi fort que possible. Cela provoqua des secousses et un bruit strident, sans toutefois stopper complètement l'autocar. Manon, qui n'avait semble-t-il que de vagues notions de conduite pris peur et lâcha le volant, fermant les yeux et appuyant à fond sur l'accélérateur. Wissam n'avait plus le choix. Il se jeta la tête la première sur les genoux de la jeune fille afin d'atteindre les pédales avec ses mains, retira d'un coup brutal le pied de Manon de l'accélérateur et appuya de toutes ses forces sur la pédale de frein. Lorsque enfin l'autocar fut complètement arrêté, sans avoir miraculeusement provoqué le moindre dégât dans la rue principale du village, Wissam coupa le contact, ouvrit les portes et évacua les jeunes filles coincées dans l'auto-car.

Il n'y avait pas de blessé. Wissam passa un coup de téléphone à Mme Pinchot pour lui faire un état des lieux. Mais déjà, des officiers de gendarmerie approchait. Le soir même, Manon et Wissam dormaient en cellule.

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Yul
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~Pion damé (2)

Manon Klein est une jeune fille de 15 ans qui en paraît presque 20, habilement dissimulée sous un maquillage aux relents gothiques et une carapace de haine et d'aigreur propre à son âge. Fille rebelle, mauvaise élève, la collégienne a pour particularité de détester sa mère soumise et passive, et son beau-père qui lui fait subir des attouchements depuis qu'elle a ses huit ans. Réservée, c'est une jeune fille contrariée, incapable d'exprimer sa détresse autrement que par de vives colères, ou encore par des bêtises, manière dit-on de provoquer sa mère et de se donner le sentiment d'exister. Une aubaine pour n'importe quel psy en recherche de clientèle.

Jeune femme téméraire et mature qui sait de toutes façons tout mieux que tout le monde, la jeune Manon n'en mène vraiment pas large ce 15 avril 2042 à la gendarmerie d'Ambremesnil-sur-le-Dun. Après une nuit en cellule suite, elle est interrogée depuis maintenant près de deux heures par le sergent Lionel Dupont, 51 ans, d'une obésité toute relative et en attente d'une retraite encore un peu trop lointaine à son goût. Sa mère, son beau-père et l'avocat de celui-ci ont fait route de nuit, et ont été admis à participer à l'interrogatoire, puisque la jeune fille est encore mineure.
- Il est grand temps de vous expliquer jeune fille!
- Manon! Explique ce qu'il s'est passé au commandant! Il n'a pas que ça à faire!
La mère de Manon, un genre de pétasse blonde d'une cinquantaine d'année à peu près refaite de partout et cocotant un savoureux mélange clope-orage oriental n'eut pour seule réponse de sa fille qu'un genre de grommellement noyé dans des larmes, duquel on aurait pu distinguer le mot "pute". Lionel Dupont leva les yeux au ciel.
- Reprenons. Vous admettez avoir conduit l'autocar?
- Oui.
- Qu'est ce qui vous est passé par la tête? Comment en avez-vous eu l'idée?
- Je ne sais pas... sur le moment je trouvais ça marrant.
L'interrogatoire dura comme cela près d'une demi-heure. Finalement, sans jamais avoir interrogé Wissam, patientant toujours en cellule, l'honorable sergent Dupont rendit ses conclusions, on ne peut plus claires : tentative d'enlèvement de collégiennes, certainement pour viols. L'affaire était dite et se concluait de manière particulièrement favorable pour Manon, sa famille ainsi que leur avocat, certainement à l'aise devant un sergent de gendarmerie plus occupé par le plat de la cantine pour le déjeuner que pour rendre justice à un jeune noir des banlieues. Wissam avait très clairement manipulé la jeune Manon et profité de ses faiblesses. En prédateur sexuel, il avait profité et abusé de la confiance des autres professeurs pour enlever six collégiennes avec l'autocar, poussant Manon à le voler. Preuve de sa perversité, il avait même agressé sexuellement l'adolescente en fourrant sa tête directement dans son entrecuisse alors qu'elle était encore en train d'essayer d'arrêter l'autocar. Le procès qui s'annonçait ne serait qu'une formalité...

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2042 :
Issus des vagues migratoires des années 1960 à 1980 en provenance des anciennes colonies marcheterroises en Algarbe, les descendants des migrants n'ont jamais pu, ou bien peu, s'intégrer à la société traditionnelle de Marcheterre. Formant peu à peu une véritable minorité de confession musulmane - quoi que largement laïcisée - cette population s'est peu à peu installée dans les banlieues des plus grandes villes du pays, en particulier tout autour de Jorcourt, la capitale. Vivant le plus souvent dans des habitations insalubres, regroupés dans des espaces confinés et étroitement surveillée par les forces de l'ordres, les habitants, et surtout les jeunes, ont développé peu à peu une véritable culture inspirée pour partie des cultures modernes Olgariennes. Leurs musiques en particulier, appelée hip-hop ou rap, est devenue un véritable exutoire artistique destiné à dénoncer les travers de la société et de l'aristocratie marcheterroise. Ces populations subissent de manière très généralisée le racisme ordinaire des marcheterrois les plus traditionalistes. Cette minorité connaît d'ailleurs le taux de criminalité le plus important de toute la Marcheterre, et ses représentants sont de nos jours les plus nombreux dans les prisons du pays, condamnés à tort ou à raison.

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~ Le squale et le poisson globe

En ce matin de mai, alors que le temps sur Jorcourt était d'humeur printanière, Jean-Paul Delcourt dit Le Squale, général en chef des Unités Spéciales d'Intervention, était attendu dans le palais royal par le roi Philippe XII qui tenait à avoir un rapport complet sur les opérations anti-terroristes menées en banlieue la veille. Le Squale fut comme à son habitude ponctuel, et fut emmené par un valet dans le cabinet personnel du souverain, qui terminait, à 11h du matin, de déguster son premier verre de whisky northlandais.
- Repos soldat. Alors? Dites moi tout? Parlez-franchement.
- Sire, contrairement à ce qui a été annoncé dans la couronne, la situation est loin d'être maîtrisée.
- Ces petites racailles de merde vont nous poser des problèmes, c'est ça?
- Je ne crois pas Sire, en tout cas ce ne sont pas des terroristes, simplement des jeunes gens désœuvrés et malheureux. En réalité, beaucoup d'entre eux nous ont aidé et guidé dans les caves des bâtiments. Ils ont peur des terroristes, tout autant que le reste de la population.
- Et cette révolte que vous avez mâté?
- Quelques contestations, certainement des dealers de drogue qui ne voulaient pas voir confisquées leurs marchandises. En réalité, ça c'est calmé en quelques minutes, j'ai moi même été leur parler, ils ont compris ce qu'on voulait.
- Vous auriez du en rafler quelques-uns, pour leur faire comprendre. Vous êtes trop tendre Delcourt.
- Sire, nous avons trouvé des informations compromettant un réseau organisé, affilié au JTA; comme nous le pensions, certains terroristes se cachent dans la banlieue de Jorcourt, et un attentat se prépare.
- Grand dieu! Où ça? Une gare? Un aéroport?
- A Røros Sire, la capitale du Jernland.
- Ah? Bon. Tout va bien alors?
- Je vais prévenir les autorités locales...
- Il e est hors de question! C'est une très mauvaise idée! Si les terroristes apprennent qu'on aide leur cible, ils vont se retourner contre nous. Je refuse de trinquer pour le Jernland!
- Sire, avec tout le respect que je vous dois, il en va de la vie de plusieurs dizaines d'innocents...
- N'insistez pas Delcourt! Je vous ai dit non! Je vous interdit de les prévenir, laissons les se démerder! Est-ce clair?
- Compris Sire. Puis-je me retirer?
- Pas encore Delcourt. J'ai autre chose à vous dire. Vous avez toujours été fidèle à la couronne, vous êtes un homme d'action, charismatique et êtes apprécié par une grande partie de la population. Vous avez de l'expérience du terrain. Je souhaite, pour vous récompenser, vous nommer chef d'état major des armées de Marcheterre, le Général Gruchot prenant sa retraite. Acceptez-vous?
- Ce serait un honneur, Sire.
- C'est entendu! Je sais que vous avez pris quelques jours de congés, profitez-en bien et reposez vous, vous le méritez. A votre retour, vous prendrez vos nouvelles fonctions.
- Merci Sire.
- Rompez général. Et pas un mot aux Jernlander, c'est bien compris?
Le général tourna les talons et sorti, plus ennuyé par la situation au Jernland que heureux de son propre sort. De son côté, Philippe XII le regardait partir, se disant qu'il vaudrait mieux garder un œil sur ce "Squale". Il s'occuperait de tout cela à son retour dans quelques jours...

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Yul
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(Les dialogues sont en Briton)

~ Sang-de-bourbe

Vernon Kutcher a tout pour être heureux. Époux aimé et marié à une femme ravissante, père d'une adorable petite fille aux boucles d'or, bonne situation professionnelle... Pour la première fois, profitant de quelques semaines de congés, il emmène sa famille dans le sud de la Marcheterre sur les bords du lac d'Oriand, une région balnéaire prisée des Britons. Parti de Lanfair quelques heures plus tôt avec sa petite famille, il débarque après une traversée en ferry à Garfleur, situé juste en face de la capitale britonne. Le voyage fut très agréable, et devait compter parmi les temps forts de ces vacances puisque pour la première fois, sa fille, Anastasia montait sur un bateau. En outre, la Townsend Thorensen Ferries permet aux familles de garder leurs chiens à leurs côtés durant toute la traversée, là où d'autres sociétés de ferry imposent de laisser les animaux de compagnie dans les voitures de leurs maîtres, ou, au mieux, dans des compartiments destinés à les accueillir lorsque les maîtres en questions sont des piétons. Bref, toute la famille Kutcher était ravie de ce début de voyage qui annonçait d'excellentes vacances.

Il fut alors question de passer les douanes. Une formalité, à priori.
- Mesdames, monsieur, bienvenue en Marcheterre. Passeports je vous prie.
Le contrôleur des douanes scanna les passeports de chacun des membres de la famille, pianota quelques instants sur son clavier d'ordinateur puis rendit les passeports avec un grand sourire. Alors que Vernon réenclenchait la première, le douanier lui fit signe d'attendre. La barrière ne s'était de toutes façons pas levée.
- Vous avez un chien avec vous? Puis-je avoir les papiers de vaccination?
- Certainement! Maggie, sors moi les papiers de Fluffy s'il te plaît... notre fille adore Harry Potter et a donné le nom du cerbere à notre chien : Fluffy. Vous connaissez?
Le douanier leva les yeux au ciel, et se contenta de vérifier les papiers sans répondre. Les vaccins étaient en règle, cependant...
- C'est un bull terrier?
- Absolument!
- Navré, mais je ne peux le laisser entrer en Marcheterre, ce genre de chien est interdit d'entrée sur notre territoire.
- Pardon?
Le douanier demanda à Vernon d'aller se stationner à côté du bureau des douanes, l'empêchant de passer la frontière. Vernon s'exécuta, il constata qu'un autre douanier l'y attendait.
- Mesdames, monsieur, veuillez me suivre je vous prie.
La petite Anastasia demanda si il y avait un problème avec Fluffy. Sa mère lui répondit que oui. Elle demanda si Fluffy pouvait venir avec eux dans les bureaux, promettant que le chien resterait sage. Un peu plus loin, un autre homme, visiblement travaillant aussi aux douanes, acquiesça d'un hochement de tête.
- Viens Fluffy, on va jouer au docteur. Il faut que je contrôle que tu es en bonne santé pour les policiers de Marcheterre.
La petite fille et le chien se mirent dans un coin du bureau pour jouer, tandis que le douanier s'installait devant son ordinateur. Vernon et Maggie s’essayèrent devant lui, sans un mot.
- Comme on a du vous le dire, il y a un problème avec votre chien. Les bull terrier sont interdits d'entrée sur le territoire.
- Mais... nous ne savions pas! Pourquoi?
- Ce sont des chiens de combat, considérés comme dangereux en Marcheterre. Il y a deux solutions : soit vous le laissez ici durant les vacances, nous le garderons dans un chenil prévu pour ce genre de cas, soit il reprend le ferry, direction la Britonnie.
- Mais on reste en Marcheterre pour un mois et demi!
- Que décidez-vous?
- Il n'y aucune autre solution? Aucun moyen de s'arranger?
Vernon mis la main dans sa poche afin d'en sortir son porte-feuille. A cet instant, il fut arrêté par le second homme qui entrait dans le bureau. Celui-ci lui indiqua d'un signe de tête discret que Vernon avait là une très mauvaise idée.
- Bonjour, je suis le contrôleur vétérinaire. On m'a prévenu d'un problème avec votre chien?
- On nous dit qu'il ne peut pas entrer en Marcheterre par ce que c'est un chien de combat. Pourtant, Fluffy est adorable et très calme, regardez le jouer avec notre fille...
- Je suis désolé monsieur... Kutcher, mais c'est la loi. Les bull terriers ne peuvent pas entrer en Marcheterre... C'est bien un bull terrier, vous en êtes sur?
- Heu, oui...
- Un pure race?
- Oui... je crois? Je l'ai acheté à mon beau frère...
- Vous en êtes sur? Il est enregistré comme Bull Terrier pure race en Britonnie? Vous avez des papiers pour le prouver?
- Heu non...
- C'est donc possiblement un bâtard?
- Non non, c'est un bull terrier, c'est...
Maggie donna un grand coup de coude à Vernon pour le faire taire. Le vétérinaire lança à la femme un sourire complice. Il alla examiner le chien attentivement.
- Il y a une tâche, là, sur l'oreille. C'est pas banal pour un bull terrier. Impossible même. Vous savez-ce que ça veut dire?
- Ça veut dire que Fluffy est un sang-de-bourbe?
- Exactement jeune fille! Et qu'il pourra vous accompagner en vacances! Bienvenue en Marcheterre Fluffy!

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Yul
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2042
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Yul
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Re: Culture et société

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2042 :
La jeunesse aristocrate de Marcheterre possède elle aussi ses propres codes et cultures. Souvent moqueuse, elle adore prendre pour cible les jeunes des banlieues des grandes villes du pays, en particulier ceux originaires d'Algarbe. Ici, une chanson typique d'une jeune aristocrate marcheterroise où la chanteuse se moque implicitement des banlieusards, perçus par les jeunes de la noblesses comme des puceaux éternels "en chine". Alors qu'on découvre dans le clip un autre aristocrate singeant "la racaille", les paroles moqueuses les ciblant ne manquent pas elles non plus et sont parfois crues : "le tablier" par exemple représente implicitement le bleu de travail, la "carte verte" citée plus tard correspond au document que les Makengais et nord-algarbiens obtenaient dans les années 1960 à 1980 pour avoir le droit de résider en Marcheterre. Le hummer représente la culture Olgarienne dont les banlieusards seraient friands, le défaut de permis de conduire étant une pique directe contre la pauvreté des banlieusards, incapables de payer leurs cours de conduite... les exemples ségrégationnistes y sont ici particulièrement nombreux.

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