Ministero della Difensa dell'Impero Rumagnolo di Cattavenna

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Galcian
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Ministero della Difensa dell'Impero Rumagnolo di Cattavenna

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Ministère de la Défense dell'Impero Rumagnolo di Cattavenna

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Le château de Sirmione, situé sur les bords de la mer Céruléenne, servait à l'origine de fortification en amont de la capitale, servant à prévenir les éventuelles incursions depuis le nord. Afin qu'elle remplisse sa mission tant sur terre que sur mer, une enceinte fortifiée au sein de laquelle était abrité une puissante flotte de galère avait également été réalisée. Restaurée, elle est l'un des derniers exemples de cet architecture militaire pittoresque encore debout au XXIème siècle.
Ce château est maintenant le siège du ministère de la Défense. Il abrite également le siège des services secrets Rumagnoli.

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Pierre de Terrail, actuel Condottiere en chef dell'Impero Rumagnolo di Cattavenna

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Galcian
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Re: Ministero della Difensa dell'Impero Rumagnolo di Cattavenna

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Opération Orphée : Tripadvisor

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Hôtel dévasté par la guerre et abandonné, le long de la côte Arrovaque

Le petit cabriolet Mavia Kappa évoluait avec grâce sur la piste. Alors que l'auto laissait dans son sillage un nuage de poussière, Bruno et sa femme Faustina, le couvre-chef vissé sur la tête, descendait vers le rivage et les plages de la mer Céruléenne depuis la route de la corniche. La petite piste, défoncée par endroit, serpentait dans le maquis, où la terre sèche et les dalles calcaire n'autorisaient que quelques arbustes - arbousiers, myrte, serpolet, thym sauvage et romarin - à pousser à flan de coteau. Cette végétation était pourtant essentielle afin de retenir la terre sur la montagne et prévenir l'érosion pendant les rares mais torrentielles pluies qui s'abattaient régulièrement en fin d'automne. Au détour d'une épingle à cheveux se dévoilait de temps à autre la mer d'un azur scintillant, où personne ne semblait pourtant se baigner malgré l'époque. Enfin, engoncé dans une crique, surgissait les ruines d'un ancien hôtel, autrefois appréciés des touristes connaisseurs pour son calme et sa tranquillité, mais dévasté par la guerre civile et dont personne n'avait jusqu'à maintenant songé à le restaurer. Les infrastructures touristiques en Arrovaquie avaient terriblement souffert de la guerre civile, et quand elles n'avaient pas été détruite, la chute cataclysmique du tourisme avait de toute façon conduit à leur abandon.

Parvenu sur l'ancien parking jonché d'herbes folles, Bruno stoppa le moteur et descendit de l'auto. Le bâtiment couleur crème avait souffert : ses murs étaient criblés de balles, la toiture effondrée par endroits et la plupart des carreaux brisés. Néanmoins, les fondamentaux étaient solides, et il l'avait de toute façon pas besoin d'un faire un palace 5 étoiles. Surtout, et c'était un point essentiel, ce lieu clame et isolé bénéficiait d'une jetée d'une bonne vingtaine de mettre encore en bon état, alors que l'a-pic continuait une fois la mer atteinte et donnait un grand tirant d'eau. Idéal pour accueillir des petits navires touristiques, ces ferry couramment utilisés pour transiter entre les iles et offrir des croisières touristiques. Bruno se tourna alors vers sa femme :

Bruno : Alors ma douce, que penses-tu de cet endroit ? Je l'ai repéré hier sur un balayage satellite.

Faustina, levant les yeux au ciel dans un soupire lui répondit :

Faustina : Cesse donc de m'appeler ma douce, veux-tu ? Il n'y a pas âme qui vive à moins de plusieurs kilomètre, et tu sais que ça m'irrite !

Bruno : Ne jamais sortir du rôle, très chère, c'est essentiel pour ne pas se faire piéger. Mais soit. Ceci dit, tu ne m'as pas répondu.

Faustina : Je t'accorde que ça m'a tout l'air d'être une trouvaille cette petite crique. L'hôtel m'a l'air un peu flingué, mais rien qui ne devrait être trop compliqué à remettre en état, du moins afin de faire illusion. Et c'est clair qu'on sera pas emmerdé par le monde, ce qui est certainement très con dans un objectif touristique, mais comme on est pas la pour ça, au contraire ... Va falloir le justifier par contre. J'ai juste aussi un peu peur de la piste d'accès, va falloir la retravailler.

Bruno : Je sais, mais les crédits de reconstruction ne sont encore jamais arrivé jusqu'ici, trop loin, trop excentré, et la mafia Aliléenne est puissante même sur le continent. Du coup, avec nos crédits à nous, on ne devrait pas avoir trop de soucis à les convaincre, et du moment qu'ils voient arriver des pépètes dans leur coin, la mairie du coin ne devrait pas poser trop de questions sur le business model. Bon, ben si t'es ok, je te propose de préparer le dossier photo pour les huiles et de soumettre l'endroit à validation.

Faustina acquiesça, et ouvrant le coffre de la décapotable, en sorti un imposant reflex, le type même d'appareil utilisé par des touristes incapables d'en tirer ne serait-ce que 10% du potentiel, mais qui dans sa branche était utile. Pour autant, aujourd'hui, il allait effectivement servir à pas grand chose. Elle mitrailla le bâtiment sous tous les angles, puis après avoir fracturé une fenêtre, fit de même à l'intérieur. Pendant ce temps, Bruno avait sorti palmes et tuba et se mit à barboter joyeusement dans la mer cristalline. Ce métier n'avait définitivement pas que des inconvénients. Il fit un relevé des fonds marins a proximité de la jeté, et inspecta ensuite minutieusement son état. Enfin, quand tout deux eurent fini leurs tâches respectives, ils rembarquèrent dans l'auto et remontèrent, s'arrêtant régulièrement pour prendre en photo l'approche du lieu qu'ils venaient d'inspecter. Avant de partir, ils avaient laissé plusieurs caméras discrètes afin d'estimer le passage autochtone. Toutes ces données allaient maintenant être renvoyées vers la Rumagnola, à l'attention de leurs supérieurs, dont c'était le job de prendre des décisions. Bruno ne pouvait s'empêcher de penser qu'il se verrait bien ouvrir un gîte dans sa Brixia natale une fois à la retraite.

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Galcian
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Opération Orphée : Bed & breakfast

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Un dîner royal (mais probablement pas de travail)

Le déplacement de SAI Rodolphe-Auguste au sein d'un ministère était plutôt quelque chose de rare. Non pas qu'il répugnât à aller visiter ses ministres en leurs lieux de travail, mais la simple charge de travail qui lui incombait rendait simplement l'inverse plus efficace. Néanmoins, il se rendait ce soir à une représentation du célèbre opéra Les Indes Galantes à l'opéra Impérial de Cattavenna, et donc se trouvait en ville. Il avait donc fait sauter la dernière réunion qu'il avait à son agenda - une assommante session sur les recommandation en matière de taxation locale à faire aux assemblées de pays - afin de pouvoir passer dîner au château de Sirmione avant la représentation.

Arrivant au volant de son automobile personnelle non-annoncée, il pu déceler l'expression d'effroi, fugace mais marquée, qui avait saisi le maître d'hôtel à la vision de la Commendatore Veloce s'immobiliser dans la cour d'honneur de l'ancienne forteresse. Rodolphe-Auguste, sortant prestement de l'auto moteur tournant et lança les clefs à un valet de pied qui passait par la, lui commandant de la garer sans la rayer, avec une sévérité feinte et surjouée. Puis s'adressant au maître d'hôtel :

Rodolphe-Auguste : Allons mon brave, ne faite pas cette tête de trois pieds de long, vous allez gober une mouche. Veuillez plutôt me conduire chez mon Condotierre.

Se ressaisissant immédiatement de la stupeur qui l'avait frappé, il se raidi et répondit très calement :

Maître d'hotel : Si Son Altesse Impériale veut bien se donner la peine de me suivre. Son Excellence attend-elle Son Altesse Impériale ?

Rodolphe-Auguste : Non, je n'ai pas pris le temps de m'annoncer, mais je tiens à m'entretenir avec lui d'une affaire qui me tient à cœur. Vous serez gentil de bien vouloir prévenir les cuisines de nous faire servir un dîner de travail.

Après un hochement de tête, le majordome conduisit le souverain Rumagnolo dans un dédale de couloir qu'il connaissait déjà et où il aurait pu naviguer seul mais, esclave du protocole, certains usages devaient être respectés. Après avoir frappé à l'huis, le majordome annonça l'Empereur puis se retira, se dirigeant vers les cuisines.

Rodolphe-Auguste : Alors Pierre ? Tu penses à acheter un petit lopin de terre en Arovaquie pour tes vieux jours ? Peut-être ouvrir un bed & breakfast ? Il est vrai que je te verrais assez bien en aubergiste.

Dans un premier temps surpris, le ministre de la défense, la cinquantaine passée, s'amusa du trait d'esprit. Il avait servi le père et le fils, et même s'il aimait autant les deux, travailler avec le second était de toute évidence quand même plus bon enfant, alors même que le sujet était assez grave.

Pierre : Oui, tout à fait. Et je pense avoir trouvé l'endroit idéal. Baigné de soleil, avec des infrastructures certes abandonnées mais qui ont le mérite d'exister et de ne pas être trop longues à remettre en état. Comme tu le sais, j'apprécie le silence et la solitude, donc je me suis assuré d'être aussi tranquille que possible.

Rodolphe-Auguste : Garde à l'esprit quand même que pour que ton affaire tourne, il faut que des gens puisse venir.

Pierre : Oh, ils le pourront, j'ai même commencé à prévoir ce qu'il fallait pour le transport des touristes en autocar et en ferry jusqu'à l'établissement, je pense qu'on pourrait être près pour la Toussaint, c'est toujours une période sympathique pour les vacances, il fait encore bon sans que les prix soient si élevés.

Rodolphe-Auguste : Bien, je ne pensais que tu puisses te consacrer à cette activité aussi tôt, tu m'en vois ravi. Pour toi évidement.

Sur ces paroles, et alors que tout deux affichaient le sourire satisfait de deux compères qui arrivent à mener un blague à bout, le majordome revint, annonçant que le dîner était prêt à être servi au bon vouloir de ces messieurs. Filet de canne à foie gras doré dans son jus, navets braisés et gnocchi de blettes, vulgairement appelés merda di can, pour ce qu'ils rappellent visuellement. Les détails pourraient bien attendre le temps de se sustenter.

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Galcian
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Opération Orphée : Signatures

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Le village de Širekin - Serechino

Au plafond, un ventilateur antédiluvien brassait péniblement l'air du bureau. Depuis quelques jours, des orages de chaleurs avait donné au temps une touffeur difficilement supportable, remplaçant le climat sec habituel par une moiteur qui rappelait plutôt le Montbardo et Marguené que le pourtour Céruléen. Sous ce ventilateur se tenait, voûté sur son bureau, se tenait un petit homme replet à la calvitie galopante qui, tout en s'épongeant le front, finissait de relire le document qu'il avait sous les yeux.

Il était notaire à Širekin depuis bientôt 35 ans, dans une ville que l'on nommait alors Serechino et avait vu sa cité évoluer drastiquement avec le temps, passée de petits ports de pêche à cité balnéaire appréciée pour son charme typique. Cela n'avait pas été sans impact sur ses revenus, puisque le transaction hôtelières et l'achats de résidences secondaires par des Rumagnoli en goguette était nettement plus rémunérateur que la vente de pâtures rocailleuses tout juste bonne aux chèvres et moutons. Puis la guerre civile avait tout dévasté, et ce qui n'avait pas été détruit était maintenant à l'abandon, à l'image de son bureau dont les murs jaunis et la penture fissurée avaient décrépit avec la vie touristique locale. Le petit homme replet en costume sombre traînait maintenant son spleen, se lamentant régulièrement de la tournure du pays, et grommelant que ça n'était pas l'élection d'un autocrate en herbe comme Milan Borojević qui allait faire revenir les touristes et leurs devises dans ce coin du pays. C'est pourquoi il était agréablement surpris de la demande que lui avait adressé la mairie de la ville, à savoir formaliser la vente d'un des anciens hôtels, aujourd'hui pourtant parfaitement délabrés, à un couple de Rumagnoli.

Notaire : Bien, tout me semble en ordre. Je vous laisse relire le document pour vous assurer que tout est bon pour vous, M. et Mme. Conitto. Etant donné que j'ai bien reçu la délégation de pouvoir de la municipalité pour conclure cette vente si ces termes devait vous convenir, nous pourrons procéder à la signature de l'acte de vente si vous le souhaitez.

Faustina, qui s'était présenté sous le nom de Nicoletta Conitto, se saisi de la liasse de papier et la parcouru une dernière fois. Elle contenait les plans de l’hôtel qu'il rachetait, un extrait du cadastre qui spécifiant les - vastes - contours de la propriété. Elle la connaissait par cœur, puisqu'elle avait du, avec Bruno qui allait sous l'identité de Ignazio, justifier chacune de ces dispositions auprès de leur hiérarchie. Elle les parcouru tout de même pas acquis de conscience, on était jamais sur qu'une petite entourloupe se soit glissée, nous étions en Arovaquie après tout.

Faustina : Tout me semble en ordre et conforme à nos discussions. Je ne vois aucune raison de tarder à signer, ce sera une bonne chose de faite.

Notaire : Je suis bien d'accord avec vous. Alors, si vous le voulez bien, il faudrait que vous paraphiez tout les deux ici, ici, ici et la, puis que vous signiez enfin au pied de la page. Très bien. Avant que j'appose ma signature et le tampon qui officialisera la cession, comment comptez vous régler ?

Faustina : Notre banque ne nous a pas autorisé à régler par chèque, dès lors nous nous voyons contraint de régler en liquide. Tout est présent dans cet attaché-case, y compris votre commission de 5%. Nous pensons que cela vous arrangera, vous et votre municipalité, afin de disposer des fonds au plus tôt et ne pas attendre d'interminables tractations bancaires.

Notaire : Mais tout à fait ! Et bien, vous voila officiellement propriétaire et hôteliers. Vous prendrez bien un petit verre pour fêter ça ? J'ai un délicieux chianti pour lequel j'attendais une bonne occasion de le déboucher. Quoi de mieux que de trinquer aux rêves et à la prospérité ? lança-t-il gaiement, semblant oublier la chaleur.

Une fois sorti de l'officine, n'ayant que trempé les lèvres dans le chianti de second ordre - on ne boit pas pendant le service - le couple remonté dans la Mavia Kappa qu'ils utilisaient par ici, et via laquelle ils commençaient à être reconnus.

Bruno : Bon, tu peux contacter le QG et les informer que le camp de base est en place, qu'ils envoient l'équipe chargée de remettre en état le tas de gravât qu'on vient d'acheter. Je vais filer vers Primonica prendre livraison du reste du matériel.

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