Encyclopédie générale du Levant

Ventélie 45
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Otto
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ENCYCLOPÉDIE GÉNÉRALE DU LEVANT MARCHETERROIS


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Façade de l'Université Barnabé Ier de Cempha
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Otto
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PREMIERE PARTIE : HISTOIRE DU LEVANT MARCHETERROIS



Les origines des peuples Namois et Krémois se perdent dans l'histoire. Les ethnologues occidentaux y vont souvent vus des peuples uhmaliens ayant développés quelques particularismes par rapports aux autres ethnies. Ces particularismes sont cependant très importants, que ce soit au niveau de la langue, de la culture, de la vie courante. La séparation entre les Uhmaliens et les peuples Namo-Krèmois date probablement des premiers siècles avant notre ère.

A. Domination Uhmalienne Antiquité - Xème siècle

Les origines de la domination uhmalienne dans la région sont très antiques et sont avant tout à rechercher dans les archives de l'Empire d'Uhmali. De cette époque, le Levant n'a pas conservé beaucoup d'écrits, ceux-ci étant regroupés et archivés par les mandarins impériaux. Il reste cependant dans le pays de nombreux vestiges archéologiques cette période, avec notamment les plus antiques temples bouddhistes du pays, au nord notamment. C'est de cette époque que date également les premières maisons aristocratiques du pays, comme la famille Kinh, ou Lê, qui marqueront durablement l'histoire levantine jusqu'aujourd'hui.

Après avoir été une province de l'Empire, le Levant a sus s'affranchir doucement mais sûrement de la domination uhmalienne. Dès le VIème siècle, une révolte aristocratique menée par Lê Dinh Tung voulue libérer le pays de l'influence impériale mais la faiblesse de la noblesse locale ne permit pas de chasser les Uhmaliens de la région. Après six ans de combats, Lê Dinh Tung fut arrêté et décapité par les armées impériales. Mais cette révolte fut essentielle dans la construction levantine ; elle a fait prendre conscience à l'aristocratie Namoise qu'elle pouvait se battre contre l'autorité impériale efficacement. C'est ainsi qu'une seconde révolte eut lieu en 602, menée par Lê Dinh Tien, le neveu et héritier de Lê Dinh Tung. Le seigneur de guerre regroupa autour de lui plusieurs seigneurs locaux et parvint à éliminer plusieurs fonctionnaires impériaux. Il repoussa même à deux reprises les armées uhmaliennes, forçant l'empereur à négocier avec lui. De ces négociations, Lê Dinh Tien obtint non la formation d'un royaume indépendant, mais d'un territoire dont l'administration ne serait plus confier à des mandarins impériaux mais aux dynasties de l'aristocratie locale. Lê Dinh Tien devint officiellement le Protecteur de ce territoire sous souveraineté impériale. Cette concession est accordé par l'Empire d'Uhmali en 616.

La dernière phase de l'accession à l'indépendance pour les Namo-Krémois s'étend de 616 à 948. Durant ces années là, la famille Lê domine le pays sous l'autorité des empereurs, mais cherche à acquérir de plus en plus de pouvoir. C'est ainsi que les pouvoirs régaliens ont été de plus en plus grignotés par l'aristocratie Namoise. Déjà en 800, les grandes familles locales avaient récupérés toute l'autorité administrative, militaire et judiciaire. Le lien qui maintenait les Namois vassaux de l'Uhmali n'était dès plus que celui de la menace militaire. Les nobles savaient qu'ils avaient réussi à mener à bien une première révolte, mais que chasser définitivement les Uhmaliens serait quelque chose de beaucoup plus difficile à mener.

Le dernier acte de la lutte pour l'indépendance Namo-Krèmoise commença donc en 941 par une ultime révolte qui ne fut cette fois-ci non pas nobiliaire, mais populaire. En effet, une large part de la population prit les armes contre la fiscalité impériale jugée trop lourde. Cette révolte, d'abord paysanne, se choisit des chefs au sein de l'aristocratie Namoise, noblesse militaire qui avait déjà fait ses preuves trois siècles plus tôt face aux armées impériales. C'est le début d'une longue guerre qui dura sept ans et qui se conclue par l'indépendance définitive de la région vis-à-vis de l'Empire d'Uhmali. C'est le début de ce que l'historien marcheterrois Jean Richambault (1913 - 1997), et après lui la plupart des historiens du Levant (Joseph Ngo Tinh Vinh né en 1994, auteur d'une Histoire médiévale du Levant, ou Charles-Sauveur Molin de Beaurouain, né en 2000, docteur ès histoire de l'Université de Cempha, et auteur de la Somme historique des peuples Namo-Krèmois), appellent le Haut Moyen Âge Levantin, période trouble où l'administration impériale fut remplacée par une multitude de petites principautés dirigés par des Daï Vong, des seigneurs de guerres, tels que les Lê, les Kinh, les Baï, les Quy ou les Khat.

B. L'Empire Krèm de Brahnon Xème siècle - XIème siècle


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Carte de l'Empire Krèm de Brahnon à son apogée. L'Empire est représenté en saumon ; en blanc, ensemble disparate de cités-états ne relevant pas de l'Empire
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De cette période trouble qu'est le Haut Moyen Âge Levantin, une puissance locale émerge : il s'agit de l'Empire Krèm de Brahnon. La cité de Brahnon est une petite ville construite et développée par l'administration impériale Uhmalienne qui s'en servait de centre administratif pour ses mandarins envoyés dans les régions relativement montagneuses du nord du pays. Dans cette cité, les anciens mandarins uhmaliens ont laissés place aux montreys kremois. Ces hommes ne sont plus simplement des administrateurs, il s'agit désormais d'une véritable aristocratie militaire, qui se caractérise avant tout par sa capacité à réunir et diriger rapidement et efficacement une armée. Conscient de cette supériorités sur les cités états et les seigneuries voisines, le Moha de Brahnon, c'est-à-dire le [î]prince des montreys[/i] en krémois, dirigea son armée pour unifier la région autour de sa propre cité. Dès 976, après avoir renversé les cités voisines de Haon et Vattambag, le Moha Khemarak II parvient à prendre les cités de Caï-Pham, actuelle Cempha, capitale du Royaume de Touron, Viêt-Lat, et surtout l'important port de Nha-Tho, aujourd'hui Nanteau, principal port de commerce du pays.

Ce nouvel empire domine plus ou moins les deux tiers du territoire actuel des Etablissements, et conserve l'ancienne structure féodale. La plupart des seigneurs de guerres sont cependant supplantés par des montreys fidèles au moha. Ce régime a cependant du mal à se pérenniser, la charger de moha étant élective dans la cité de Brahnon. Lors de la mort du moha Kolavuth I en 1085, mort sans enfant, les montreys se divisent sur l'héritier à choisir. Profitant du long interrègne qui s'ouvre alors, les anciennes familles destituées par Khemarak II reprirent le pouvoir sur leurs anciennes seigneuries et repoussèrent les montreys jusque dans leurs régions montagneuses du nord-ouest où l'Empire de Brahnon parvint à se maintenir pour quelques siècles encore.

C. L'Empire Kinh XIIIème - XVème siècle


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Carte de l'Empire Kinh à son apogée. En saumon, les reliquats de l'Empire Krèm ; en bleu, l'Empire Kinh à son apogée ; en vert, la cité de Vinh-Toh, qui ne fut jamais mouvante de l'Empire.
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La fin de l'Empire de Brahnon permit l'avènement spectaculaire des petites cités-états et seigneuries du sud de la région. Ces nouveaux petits Etats comprirent que pour conserver leur indépendance, tant face aux Uhmaliens qu'à Brahnon, il était nécessaire de s'entendre. Une première ligue défensive fut organisée dès 1086, connue aujourd'hui sous le nom de Ligue de Nha-Tho. Cette ligue comprenait plusieurs cités portuaires comme Caï-Pham et Vung-Lat. Ces cités s'engagèrent mutuellement à se défendre contre tout agresseur. À la tête de cette ligue était placée un Protecteur, le bà, c'est-à-dire le seigneur, de Vung-Lat.

Au début du XIIIème siècle, alors que les menaces extérieures semblaient s'être écartée, le bâ Kinh Viet Triet voulut affirmer plus avant la supériorité de sa cité de Vung-Lat sur les autres villes de la Ligue. Son autorité s'était déjà amplifiée durant le siècle dernier par la mise en place d'un impôt commun à toute la Ligue dans le but d'entretenir l'armée commune. Mais désormais, le seigneur de guerre voulut qu'on lui reconnaisse une souveraineté sur l'ensemble de la Ligue et y parvint en 1206. Fort de cette première conquête, Kinh Viet Triet se lança dans une guerre de conquête à l'intérieur des terres. Il parvint à réunir sous son escarcelle la plupart des seigneuries de la région, et son fils Kinh Xuàn Tê, put même étendre sa souveraineté à l'est. Seule la fière cité de Brahnon et ses vassales, superbes héritières de l'ancien Empire résistèrent à cette nouvelle souveraineté.

Ce nouvel empire mit en place une nouvelle administration, reprenant l'ancien système des mandarins d'Uhmali, mais en rendant ces charges définitivement héréditaires, comme le faisait déjà Brahnon et ses montreys. Mais la grande innovation de l'Empire Kinh est de ne pas vouloir centraliser le pouvoir ou créer un État administratif ; le nouvel empereur Kinh Viet Triet confie la gestion de large région du pays à des grands nobles, titrés bâ ou kông selon leur importance (termes traduits en gallique par les premiers historiens occidentaux du Levant par comte et duc). Cette nouvelle structure impériale, laissant une large part à la noblesse locale, offre une grande stabilité et voit l'ensemble de l'Empire se développer économiquement.

Pourtant, l'Empire connaît quelques menaces. À l'est, des incursions régulières viennent s'attaquer aux cités impériales et forcent même les princes Kinh Tung Biem et son fils Kinh Anh Toa à céder des cités aux nouveaux envahisseurs durant le XIVème siècle. Au nord-ouest, les reliquats de l'Empire de Brahnon offrent aussi une lourde opposition à l'Empire Kinh et on voit apparaître de plus en plus clairement des écarts culturelles entre la sphère culturelle et politique de Vung-Lat et celle de Brahnon.

Finalement l'Empire s'effondre vers 1455, incapable de résister à ses différents adversaires. C'est pourtant cet Empire qui a le plus marqué l'histoire du pays. En effet, la politique culturelle des Kinh a forgée une culture littéraire et poétique commune à toutes les cités de l'Empire, unifiant même la langue namoise pour faciliter les communications écrites, avec en sus la création d'un nouvel alphabet, plus proche des réalités phonétiques namoises que pouvait l'être l'alphabet uhmalien. C'est de cette époque que l'ethnologue Thérèse Vayssecourt (1949 - 2041, Unité et divergences des cultures namo-krémoises) date la séparation définitive des cultures namoises et krémoises.

D. Arrivée des Occidentaux XVIème siècle - XVIIIème siècle


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Carte du Levant à la fin du XVIIIème siècle. En bleu, l'Empire Kinh subsistant ; en vert, l'Empire Krèm subsitant ; en violet, la cité-état de Rak-Guy ; en jaune, celle de Vinh-Toh ; en rose, celle de Bôh-Mantoh ; en orange, la Ligue de Hain-Trô
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La modernité levantine s'ouvre, selon l'historien Charles-Sauveur Molin de Beaurouain, avec l'arrivée des premiers occidentaux vers 1530. Le pays est alors revenu à l'état de petites seigneuries. L'Empire Kinh subsiste encore, mais seulement sur une large bande côtière et n'a plus guère d'influence à l'intérieur des terres. Brahnon a cependant sus conserver sa souveraineté sur les territoires faiblement montagneux du nord-ouest et conserve jalousement ce pouvoir.

Pendant longtemps, les contacts avec l'Occident dytolien étaient très réduits. Les routes commerciales terrestres ne descendaient que peu jusqu'au Levant. Tout au plus, les cités maritimes comme Caï-Pha ou Vung-Lat ont entretenu quelques routes commerciales par voie maritime avec la Dytolie via l'Algrabe. Mais la région n'intéressait pas guère les marchands occidentaux. Ce n'est qu'avec l'ouverture de nouvelles routes commerciales maritimes directes depuis la Dytolie vers la Ventélie. Le Levant eut soudain un intérêt commercial nouveau : étape sur la route du Lian ou du Sankakkei et porte d'entrée des marchés d'Uhmali.

Mais ces premiers contacts n'étaient pas que commerciaux. Dès 1540, une première mission catholique menée par un groupe de frères de Saint Augustin et de capuçins. Les premiers atteignèrent Caï-Pha tandis que les seconds s'établirent à Cam-Toh. Ces premières missions eurent un succès relatif ; assez vite des Namois demandèrent aux prêtres chrétiens de recevoir le baptême. Ces missionnaires, bientôt rejoints par les jésuites, développèrent leurs apostolats jusqu'au XIXème siècle, et transmirent l’Évangile dans la plupart des villes côtières du pays. Ils bénéficièrent de la protection de la Ligue de Nha-Tho, reformé lors de la chute de l'Empire Kinh, mais à l'intérieur des terres, des martyrs sont à signaler, notamment les Saints Martyrs de Haon, six prêtres marcheterrois de la Compagnie de Jésus accompagnés de leur traducteur et de deux catéchistes nammois, qui furent tués par le montrey local le 27 mai 1637.

E. L'époque coloniale XIXème siècle

Mais les contacts avec les Occidentaux ne se limitèrent pas seulement à des rapports commerciaux et religieux. A partir du début du XIXème siècle, les grandes puissances dytoliennes cherchèrent à s'installer dans la région de manière plus pérenne. Parmi ces puissances, la Marcheterre s'intéressa vite au Levant. Région divisée politiquement entre le Royaume de Daï-Nom, établit autour de sa capitale Caï-Pha, celui de Brahnon autour de la même ville, et quelques cités-états indépendantes ou ligue politique sur le modèle de celle de Nha-tho.

Les premières expéditions militaires marcheterroises eurent pour objectifs de soutenir le puissant royaume de Daï-Nom contre la Ligue de Chô-Boq. En échange de ce soutien militaire, le roi Daï Gia Lonc devait reconnaître la souveraineté de la Marcheterre sur ces terres. Dès lors débuta la conquête du Levant par les Marcheterrois. En une décennie, le roi Daï Gia Lonc s'est trouvé à la tête d'un puissant Etat organisé autour de sa capitale Caï-Pha et regroupant l'essentiel des grandes cités namoises de la région.

Brahnon, et les reliquats de l'Empire Krèm, sentirent la menace de l'invasion namoise arrivée sur eux. Vers 1850, ils prirent contact avec les dirigeants Marcheterrois de la colonie pour éviter leur propre annexion au nouveau royaume formé dans la région. Cette demande fut écoutée avec attention par les Marcheterrois, qui protégèrent les Kremois comme ils le firent avec les Naimois, par la création d'un Royaume sous protectorat : le Royaume d'Haon.

La mise en place de ces protectorats fut accompagné par l'arrivée importante de colons dytoliens. Outre les missionnaires et les commerçants présents depuis longtemps dans le pays, les deux protectorats d'Haon et de Cempha accueillirent militaires, administrateurs et autres aventuriers à la recherche d'un pays où débuter une nouvelle vie.

F. Histoire contemporaine XXème siècle - XXIème siècle

Les historiens Levantins peinent encore aujourd'hui à étudier posément l'histoire contemporaine du Levant. Son implication dans la Grande Guerre de Néchisésie, l'occidentalisation de la géographie et de l'administration, les tentatives de rébellion de la part du roi Doredim Sirvudh de Haon contre les colons dans les années 1970 et la mise sous administration militaire de l'ancien Royaume Krèm, sont encore des questions amplement discutés dans les milieux universitaires, et dont on peine encore aujourd'hui à voir tout les tenants et aboutissants.

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Otto
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DEUXIEME PARTIE : GEOGRAPHIE DU LEVANT MARCHETERROIS

A. La géographie physique

Pas de données

B. La géographie humaine


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En jaune, régions peuplées majoritairement de Namois ; en rosée, régions peuplées majoritairement de Krèmois.
En hachurée rosée, régions avec une forte minorité Krèmoise (+/- 15% de la population régionale) ; en hachurée noir, régions avec une forte minorité Marcheterroise (idem)
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Le pays est divisé par l'ethnologue Thaddée Vuch dans son ouvrage La culture levantine contemporaine en trois grands ensembles ethniques. Cette division est globalement acceptée dans les milieux universitaires et jouit d'une reconnaissance légale partielle.

Tout d'abord un ensemble Namois, concentrée au sud du pays. Il concentre à lui seul plus de 5 millions d'individus, soit un peu plus de la moitié de la population de la colonie. Majoritairement catholique, moyennement urbanisé (30% d'urbains pour 70% de ruraux) et modérément éduqué (85% des Namois savent lire et écrire leur langue, mais seul la moitié d'entre eux a suivit des études secondaires).

Vient ensuite un ensemble Krémois, qui groupe près du tiers de la population coloniale (3,5 millions de Levantins). C'est une ethnie plus panachée religieusement (moitié catholique, moitié bouddhiste), beaucoup plus rurale et beaucoup moins éduquée que les Namois.

Enfin, le dernier groupe ethnique est celui des Marcheterrois du Levant, ou de leurs descendants. Ils sont les principaux cadres de la colonie, et sont fortement influencés par les idées réactionnaires de la Métropole.

C. La géographie administrative


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En bleu, le Royaume de Touran ; en vert, le Territoire de Haon ; en carré vert-foncé, les Trois-Communes
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L'administration du Levant est encore très fortement marquée par sa dimension coloniale. Les frontières imposées par l'autorité ne relèvent pas tout à fait des réalités ethnico-historiques du Levant, mais elles furent tracées pour servir le plus simplement possible l'administration coloniale, en satisfaisant l'appétit des princes locaux fidèles au nouveau suzerain des lieux et punissant ceux qui tentèrent de se libérer des Dytoliens.

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Otto
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TROISIEME PARTIE : LA RELIGION


La religion a une place centrale dans la société levantine. Presque la totalité de la population levantine se considère comme religieuse, et lorsqu'un Levantin se qualifie de religieux, il n'est pas qu'un croyant, il est surtout un pratiquant.

A. Le catholicisme levantain, religion nouvelle et majoritaire

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Le catholicisme est aujourd'hui la religion majoritaire du Levant Marcheterrois avec deux tiers de la population coloniale baptisée (7 millions d'habitants). Le catholicisme levantin reste lié à celui de la Métropole. Il est fondamentalement réactionnaire et traditionaliste. L'exemple le plus frappant est encore celui de la liturgie. Pour éviter d'associer la religion à une ethnie, l’Église levantine a décidé dans les années 1970 de ne pas traduire la Messe et les offices dans les différentes langues locales, mais de conserver le latin. Cependant, face à un bouddhisme numériquement et historiquement important, il a sus rester plus tolérant qu'il ne peut l'être en Marcheterre. Il n'y a pas eu de grandes persécutions menés par l’Église au sein de la colonie.

L’Église, depuis plus d'un siècle, s'est cependant massivement indigénisé. Aujourd'hui, l'essentiel du clergé, y compris les évêques, est majoritairement composés de clercs Namois. Leur formation est accomplie au sein d'une dizaine de séminaires répartis dans tout le pays. Ces séminaires dispensent les cours dans la langue majoritaire du diocèse, préparant les futurs prêtres à être de bons missionnaires. Seul le Séminaire de Cempha est gallophone, bien que ses supérieurs insistent énormément sur l'apprentissage du Namois par les lévites.

Mais l’Église levantine bénéficie aussi d'une grande dynamique religieuse. Le pays compte en effet de nombreuses communautés, avec d'abord les anciennes communautés missionnaires comme les jésuites, les augustins et les capucins. Ces communautés ont la responsabilité des écoles secondaires catholiques, très nombreuses dans la colonie. Outre le milieu scolaire, le milieu hospitalier est aussi majoritairement sous le contrôle religieux. Un tiers des hôpitaux de la colonie sont administrés par les Sœurs Hospitalières de Saint Luc. Enfin, quelques communautés contemplatives sont présentes dans le pays (clarisses, bénédictins).

Depuis le début de l'ère colonial, le catholicisme bénéficie d'une reconnaissance de la part de l’État. Cette reconnaissance se manifeste notamment par un financement de l’Église par l’État. Les ecclésiastiques sont salariés par le gouvernement colonial.

B. Le bouddhisme, religion traditionnelle en perte de vitesse

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Le bouddhisme est la religion présente la plus anciennement présente au pays. Arrivé au Levant durant l'Anquitié, elle a été majoritaire jusqu'à la période coloniale. Aujourd'hui, presque un quart de la population coloniale, deux millions et demi de Levantins, pratique le bouddhisme. Passé par l'intermédiaire uhmalien, le bouddhisme levantin est imprégné d'un certain syncrétisme avec de larges éléments taoïstes et confucéens.

Globalement structuré autour d'un clergé composé de moines, présents majoritairement à l'intérieur des terres. La pratique religieuse des bouddhistes levantins se concentre des exercices de méditations autour des jardins zens. C'est dans le cadre de ces méditations que les moines déploient leur importance pour les fidèles bouddhistes : ce sont eux qui président la méditation et qui guide les fidèles jusqu'à l'union avec le divin.

Comme le catholicisme, le bouddhisme bénéficie d'une reconnaissance publique, mais moindre. Les communautés monastiques bénéficient d'un soutien financier du gouvernement, de même que de nombreuses pagodes, surtout en ville, sont financés par les deniers publics.

C. Le culte caodaï

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Le culte caodaï est un culte fondé récemment et basé sur un syncrétisme entre christianisme et bouddhisme. Il regroupe aujourd'hui un peu moins d'un million de Levantins et ne bénéficie d'aucune reconnaissance légale. Du catholicisme, le caodaïsme a conservé la hiérarchie et la personnalité du Christ. Mais le cœur de cette foi est, comme dans le bouddhisme, le but du fidèle est d'atteindre l'union au divin. Cette union s'atteint beaucoup plus par le culte communautaire que par la méditation personnelle. Dans ce cadre, le Christ, comme Bouddha et comme plusieurs grands sages de l'histoire, est un guide spirituel plus qu'un sauveur.

Cette religion, encore assez jeune, n'est présente que dans les grandes villes de la colonie. Elle mêle le politique au spirituel, et soutient grandement le régime colonial.

D. Le culte des ancêtres, une religiosité indigène et capitale

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Mais au-delà des religions organisés, le culte le plus répandu dans le pays est celui des ancêtres et des défunts. Reliquat d'un vieux paganisme, il est encore très présent et il n'est pas rare de voir dans familles, tant bouddhistes que catholiques, un autel autour duquel se dressent des photos et représentations des défunts. Devant cet autel, il n'est pas rare que les familles prient les défunts pour obtenir leur aide dans leurs vies. Cette prière est aussi associé à des offrandes d'encens. L’Église catholique, et plus particulièrement les jésuites ont essayés d'adapter ce culte à la religion catholique, transformant cette prière aux défunts en une prière pour le défunt, ou en une prière à Dieu par l'intermédiaire des défunts.

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QUATRIÈME PARTIE : LA POLITIQUE

A. La vie institutionnelle levantines

1. Les institutions coloniales, une reproduction locale du système monarchique marcheterrois


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La vie politique levantine est encore globalement massivement sous le contrôle de la Métropole. A la tête de la colonie se trouve le Résident-Général, fonctionnaire représentant le Roi Philippe XII de Marcheterre au Levant. Son rôle n'est pas qu'un de représentation, il est le véritable lieutenant royal sur la colonie. Il est chargé de nommer aux différents offices de la colonie, de la liaison entre la Métropole et le Levant et contrôle toute les décisions légales prises dans les Établissements Marcheterrois du Levant. De part sa fonction, il est celui qui fait et défait les lois. Ayant obtenu mandat royal pour adapter les lois métropolitaines à la colonie, il n'est pas rare qu'un Résident-Général retoque les lois royales. De même, il n'est pas exceptionnel qu'un Résident-Général s'implique dans la politique locale du Royaume de Touron, du Territoire de Haon ou même dans les Trois-Communes.

Au niveau juridique, la colonie vit sous un régime complexe. En effet, le droit civil marcheterrois a court au sein du territoire colonial, mais largement adapté aux mentalités levantines. Notamment en ce qui concerne les lois morales puisque le divorce est presque totalement interdit, de même que l'avortement, la contraception et la pornographie. Les juristes de la colonie doivent sans cesse naviguer entre les lourds codes de loi métropolitain et les indigestes recensions des modifications apportées aux lois tant par le Résident-Général que par les administrations locales. Ils ne doivent pas non plus oublier de consulter les nombreuses collections juridiques coutumières ; le droit coutumier des Namois et des Kremois ayant toujours court au sein de la colonie.

2. Les institutions politiques locales

Les Établissements Marcheterrois du Levant sont divisés en deux ensembles géographiques et administratifs : le Royaume de Touron et le Territoire de Haon.
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Son Altesse Royale Barnabé II, roi de Touron


Le Royaume de Touron, peuplé à majorité de Namois, a sus conserver quelques institutions indigènes, notamment avec la monarchie. Le roi, considéré par l'administration coloniale comme un fonctionnaire, dirige son État, entouré par un Commissariat, une sorte de conseil des ministres purement consultatif. Ses pouvoirs sont théoriquement absolus, mais il est dans les fait absolument soumis au Résident-Général.

Le Royaume est ensuite divisé en paroisse, entités politiques locales qui élisent régulièrement un syndic et un conseil paroissial. Les résultats de chaque élection doivent être confirmé par le roi. Dans les grandes, les habitants n'élisent cependant pas leur syndic ; ce sont les trois candidats ayant obtenu le plus de voix qui sont présentés au roi et c'est à ce dernier que revient le droit de choisir le syndic parmi ces trois candidats.

Le Territoire de Haon est placé depuis la fin du XXème siècle sous administration militaire et c'est le Gouverneur qui détient tout les pouvoirs.

Le Territoire est quant à lui subdivisé en préfectures militaires, territoires assez vastes administrés par un militaire.

Enfin, les Trois-Communes sont une petite enclave du Territoire de Haon. Bien que relevant théoriquement de ce dernier, elles sont en fait exemptes de l'administration militaire et bénéficient d'un gouvernement municipal élu.

B. Les organisations armées secrètes

L'essentiel de la vie politique de la colonie ne réside cependant pas dans les institutions légales. Le pays, malgré des apparences assez stables, est en vérité secoué par de nombreux groupes armés cherchant à déstabiliser l'ordre en place.


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L'Ordre Saint Charles est une organisation armée assez ancienne et est le principal soutient du régime colonial. Il s'oppose catégoriquement à tout départ des Marcheterrois du pays, considérant que "le Levant, c'est la Marcheterre". Ses relations avec les institutions coloniales sont cependant difficiles à appréhender : les gouvernants apprécient leur soutien contre les autres groupes armées, mais les craignent car ils connaissent son influence. L'Ordre est en effet très présent dans les hautes sphères de la société coloniale, comprenant des membres dans toute l'administration.


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Le Groupe de Lutte pour la Libération Nationale est probablement la première milice du pays en terme d'importance. Elle est assez influence dans les milieux Namois et veut permettre la création d'un Royaume de Touron indépendant de la Marcheterre et ayant sous son autorité le Territoire de Haon. Ses attentats réguliers en font un véritable danger pour l’État colonial, même si celui-ci sait qu'il n'a pas à craindre de renversement de la part d'un groupe armée à l'influence assez circonscrite.


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Le Front Révolutionnaire pour la Libération des Peuples est la dernière grande milice du pays, et est assez faible. Après avoir été très influente au début du XXIème siècle, elle a vue son influence fondre face à la répression menée par l’État, et tout particulièrement au sein du Territoire de Haon, et par les luttes intestines avec le Groupe de Lutte pour la Libération Nationale. Le Front revendique l'indépendance de la colonie, et sa scission en deux États.

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