Presse du Gandhari

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Plutark
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Ganatantr - गणतंत्र

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30 avril 2042


Mohinderpratap Kachela: "Grâce à une action commune avec les Iles-Unies, nous avons porté un coup décisif à la JTA au Saog"


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Soldats gandhariens sur le front de l'est saogien


Le Commissaire Fédéral à la Défense Nationale est revenu sur l'action de l'armée gandharienne au Saog qui s'est particulièrement distinguée tout au long du mois de mars contre le groupe terroriste qui tente de s'exporter à l'international.
Si le Gandhari lutte depuis plusieurs mois contre le groupe terroriste originaire de Dranavie, il se met également à coopérer avec des nations avec lesquelles il n'a pas de véritable lien.
Ainsi, l'action commune avec les Iles-Unies qui s'est avéré payante démontre que le meilleur antidote au terrorisme de la JTA est l'association de plusieurs pays pour bloquer sa progression. La capture du meneur du front de l'est en charge des recrutements représente une nouvelle encourageante mais ne doit tromper personne: chaque tête qui tombe est aussitôt remplacée.
Si c'est une lutte de longue haleine qui semble se préciser, la JTA est actuellement en difficulté et les revers successifs infligés par la Byrsa, les Iles-Unies et le Gandhari devrait amputer le groupe d'une certaine puissance.
Désormais la situation n'est plus hors de contrôle au Saog et le gouvernement du Président Boussaner est en mesure de reprendre les choses en main pour infliger d'autres revers aux terroristes.
Le Général Kachela estime que le Saog peut profiter de la situation pour définitivement renverser la vapeur et permettre la dislocation du front de l'est qui fournissait des troupes à la JTA via le recrutement.
Les troupes gandhariennes resteront sur place autant que nécessaire a annoncé le Commissaire Fédéral à la Défense National tout en annonçant que le Gandhari et les Iles-Unies amorceraient un large rapprochement dans les prochaines semaines.

"Cette action conjointe a indéniablement rapproché le Gandhari et les Iles-Unies qui vont développer des liens et marcher dans la même direction: la paix et la coopération. A l'image du Jernland, les Iles-Unies sont aussi les tenants d'une ligne dure interventionniste face au programme nucléaire briton."




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Plutark
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6 mai 2042


Élections de Sojatpurie: Impossible de départager Golia et Chandar dans l'immédiat !


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L'écart entre le Parti Libéral et le Parti Communiste serait tellement minime qu'il est actuellement impossible de désigner un vainqueur


Alors que la campagne durait depuis des mois et avait été marqué par la forte personnalité de Dalipinder Golia qui était promis à la victoire, voilà que les urnes ne sont pas en mesure de donner le verdict dans l'immédiat tant l'écart serait ridicule entre les deux favoris. Crédités chacun de 32,5% des voix dans les sondages de sortie des urnes, la distribution des voix serait tellement serrée qu'il faudra attendre plusieurs jours avant de connaître le vainqueur.
Ce scénario, personne ne l'avait vu venir, pas même Varinder Chandar qui s'est dit heureux de sa campagne malgré les boules puantes lancées à son encontre par le camp Golia. Le candidat communiste, accusé à tort d'agression sexuelle dans une affaire montée de toutes pièces, n'avait pas baissé les bras et avait au contraire accéléré. Lorsqu'il avait repris la campagne communiste au pied levé, ce dernier était crédité de seulement 14%. Une campagne réussie donc pour le vétéran communiste qui scrute les résultats avec fébrilité.

"Quoiqu'il arrive nous aurons fait une belle campagne. Même défaits nous serons victorieux !"

Du côté de Dalipinder Golia, cette situation n'amuse guère, elle inquiète même et laisse planer le scénario catastrophe de la défaite au finish après avoir mené la campagne pendant toute sa durée. Et quand bien même il gagnerait, il n'obtiendra pas la grande onction populaire qu'il attendait et devrait faire face à une opposition communiste vigoureuse. Et pour cause, le travailliste Rajindar Dahalo s'effondre avec 14,7% des voix et n'a donc pas su capitaliser sur sa notoriété. Une situation regrettable pour Golia qui désirait une opposition de confort en la personne de Rajindar Dahalo qui aurait été assurément moins hostile.
Les écologistes réalisent un score de 10,5% tandis que les Conservateurs obtiennent 8,9% des suffrages. Enfin, le Mouvement Citoyen de Sojatpurie ferme la marche avec 1,4% des voix.

Finalement, le grand perdant de cette élection pourrait être Dalipinder Golia peu importe la configuration finale. Lui qui fondait sa campagne sur un soutien massif, voilà qu'il se retrouve accroché sévèrement par un PCG qu'on disait faible en Sojatpurie. Plus inquiétant pour Golia à qui on prête des ambitions fédérales en 2044, la Sojatpurie est censée être une terre où le travaillisme prime sur le communisme, chose qui semble avoir totalement basculé lors de cette élection.
Samrath Lota, qu'il soit perdant ou gagnant de cette élection peut avoir le sourire: le fort soutien en Sojatpurie, plus gros réservoir d'électeurs, lui ouvre grand les portes d'une victoire en 2044 et la quasi-assurance de conserver le pouvoir jusqu'en 2048. A un peu plus de deux ans des élections fédérales, le PCG peut dormir sur ses deux oreilles, même s'il ne l'emporte pas cette fois-ci.
Verdict final attendu dans les prochains jours.


Les Gandhariens disent oui au mariage des couples de même sexe (59,8%)


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Jeunes LGBT célébrant la légalisation du mariage homosexuel dans les rues de Bunaghar


Pari réussi pour Samrath Lota qui obtient gain de cause à son référendum sur la légalisation du mariage homosexuel.
La campagne pour le oui avait de toute façon clairement pris l'ascendant sur le non étant donné l'engagement très fort des partis de gauche pour obtenir la victoire. Les spots télévisés, la publicité dans la rue, dans les supermarchés, les entreprises... il était impossible d'échapper à des affiches qui militaient pour une victoire du oui.
Si le sujet fracture encore la société, les partisans du non semblaient toutefois résignés et n'ont pas véritablement mené campagne tant ils ne pouvaient rivaliser avec la communication guerrière du PCG.

La légalisation du mariage homosexuel représente une avancée considérable pour la communauté LGBT qui pourra de facto profiter aussi du droit d'adoption.
A l'annonce des résultats, une marche des fierté surprise s'est produite dans les rues de la capitale. Les manifestants clamaient leur joie devant les nouveaux droits qu'ils viennent d'obtenir tout en brandissant drapeaux LGBT mais aussi communistes.
Samrath Lota a réagit en félicitant le choix des gandhariens de "tourner le dos aux principes rétrogrades érigés faussement en préceptes traditionnels gandhariens".
La loi sera promulguée dans les prochaines semaines et les premiers mariages devraient être célébrés dès le mois de juillet. Samrath Lota devrait très probablement assister au tout premier mariage homosexuel de l'histoire du Gandhari qui promet donc d'être très médiatisé.

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Plutark
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Ganatantr - गणतंत्र

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8 mai 2042


Victoire à l'arrachée de Dalipinder Golia (32,3%): "La Sojatpurie est libre du communisme !"


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Moins de 19 000 voix séparent Dalipinder Golia de Varinder Chandar


Après plus de 55 heures d'attente, de recomptage et de vérifications, le verdict est tombé: Dalipinder Golia remporte les élections et sera le premier président de Sojatpurie.
Lors d'une apparition devant ses partisans, le futur président de la Sojatpurie a célébré sa victoire en proclament la Sojatpurie libre du communisme. Et en effet, les fortes prérogatives des Républiques Fédérées permettront à Dalipinder Golia de mener des politiques non communistes et bel et bien de faire de la Sojatpurie un ilot libéral au milieu d'un océan communiste. Visiblement peu soucieux d'avoir gagné sur le fil, le vainqueur compte bien suivre son programme à la lettre, à savoir purger Sojatpur de la criminalité et diminuer l'influence des politiques communistes.

"Aujourd'hui est un jour historique ! 26 millions de Gandhariens disent adieu au communisme et vont enfin retrouver la liberté. Une période de prospérité s'ouvre pour la Sojatpurie qui deviendra la locomotive économique du Gandhari. Nos entreprises seront plus ouvertes au niveau mondial, nous rouvrirons une bourse, nous pourrons nous inscrire dans le marché international, nous vaincrons la criminalité et la société de la liberté d'entreprendre et de la consommation libre pourra retrouver ses droits !"

Un discours en forme de pied de nez aux communistes qui perdent la main sur la région la plus peuplée du pays au profit des Libéraux qui auront entièrement la main sur le travail, l'éducation, la sécurité publique, la culture, l'énergie, l'environnement, les transports et l'agriculture qui est toutefois une compétence partagée avec l’État Fédéral et la Confédération.
Lors de la campagne, Dalipinder Golia avait notamment promis d'introduire les uniformes à l'école, placer le mérite au centre du système éducatif, rétablir la durée du travail à 42 heures avec hausse de salaire, déréguler massivement pour permettre aux entreprises d'agir plus librement tout en baissant les impôts. Une politique qui était totalement inimaginable il y a quelques mois.
Le plus gros dossier brûlant reste toutefois la situation dans les bidonvilles gangrénés par la criminalité et contrôlés par la Pègre de Sojatpur. Dalipinder Golia ayant sous sa main les forces de sécurité de Sojatpurie, il pourra librement les envoyer reprendre le contrôle des lieux comme il l'avait promis. Une action annoncée qui donne des sueurs froides au gouvernement fédéral qui craint un embrasement incontrôlé.

Toutefois Dalipinder Golia devra composer avec les compétences du Gouvernement Fédéral. Si son entreprise de rétablissement de l'ordre par l'écrasement dégénère, il pourrait rapidement perdre la main au profit du Commissaire aux Affaires Intérieures qui pourrait décider de prendre la situation en main. Le futur président de la Sojatpurie ne pourra pas non plus déréguler à l'infini car les Affaires Économiques restent prérogative fédérale. Il n'est même pas sûr non plus qu'il puisse toucher à la durée du travail, ce sera en effet au Tribunal Suprême de trancher sur la question. Cette décision sera très importante car elle fera jurisprudence et déterminera si la durée du travail est prérogative fédérale ou régionale. En somme, Dalipinder Golia pourrait se heurter aux prérogatives fédérales qui ont sanctuarisé les affaires économiques pour le sommet le plus haut de l'autorité politique.
Ce ne sera donc pas un fleuve tranquille pour Dalipinder Golia qui fera finalement face à un gouvernement fédéral puissant capable d'intervenir à sa place si les choses venaient à très mal se passer concernant l'intervention programmée dans les bidonvilles.
La cohabitation entre Sojatpurie libérale et gouvernement fédéral communiste risque donc d'être tendue.

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Sojatapur Morning - सोजतपुर मॉर्निंग

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12 mai 2042


Dalipinder Golia déploie massivement la police dans les bidonvilles pour éradiquer la Pègre: "Rendez-vous ou mourez !"


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La police a investi les bidonvilles, armes en évidence, et a procédé à des centaines de perquisitions


Le premier président de la République Socialiste Fédérée de Sojatpurie n'aura pas tardé à réaliser sa promesse phare: détruire les réseaux criminels de la Pègre de Sojatpur.
Déterminé à détruire l'organisation et ses ramifications, Dalipinder Golia a déployé massivement la police dans les bidonvilles de Sojatpur tout en ordonnant aux criminels de se rendre ou de mourir sous les balles de la police.
Des centaines de perquisitions se sont déroulées au cours desquelles de grandes quantités de drogue et d'argent liquide ont été retrouvés. Des arrestations ont eu lieu tandis que la Sojatpur Arena, stade de football de la ville, était reconverti provisoirement en centre de rétention pour les personnes interpellées.
Très peu de résistance de la part des criminels semble avoir été signalée, probablement surpris par l'arsenal des officiers de polices qui sont armés de fusils chargés prêts à tirer.
L'opération d'épuration des bidonvilles devrait durer plusieurs mois. Le Football Club de Sojatpur, privé de son stade jusqu'à la mi-saison 2042-2043 devra se contenter de son stade d'entraînement capable d'accueillir seulement 10 000 personnes.
La situation n'a pas manqué de créé la colère de supporters qui réclament déjà la libération du stade pour son usage premier.
Pour les électeurs de Dalipinder Golia, c'est au contraire la réjouissance qui règne et l'espoir que leur champion mette un terme à un système qui durait depuis des décennies en toute intelligence avec les partis traditionnels qu'étaient les travaillistes et les conservateurs.
Le principe de la tolérance zéro semble animer les supporters de Dalipinder Golia qui affirment assez majoritairement qu'ils ne seraient pas choqués de voir les forces de l'ordre ouvrir le feu contre les trafiquants.
Une solution qui irrite la Gauche qui accuse Dalipinder Golia de mener une vendetta incendiaire pour plaire à ses soutiens sans chercher à se soucier des conséquences qui pourraient être désastreuses.
Varinder Chandar, qui n'a pas a été très loquace, a donné rendez-vous à Dalipinder Golia dans quelques mois en se fendant d'un commentaire sarcastique.

"On verra dans six mois si monsieur-je-sais-tout-mieux-que-tout-le-monde aura toujours ce sourire benêt à chaque fois qu'il dit un truc qui fait fantasmer ses fanatiques."

Le candidat communiste malheureux prédit un retour de bâton terrible pour le Président de Sojatpurie en pariant sur une réaction de la Pègre de Sojatpur qui ne se laissera pas abattre sans combattre selon lui.
Le Gouvernement Fédéral ne fait de son côté aucun commentaire, rappelant que les Républiques Socialistes Fédérées avaient en charge le maintien de l'ordre public et que tout commentaire sans y avoir été invité par les autorités correspondantes revenait à commettre une ingérence politique.
En clair, Dalipinder Golia est seul responsable de l'action qu'il entreprend et ne pourra bénéficier du soutien de la Police Fédérale que s'il le demande explicitement. Chose qui reviendrait dans l'esprit du nouveau président de Sojatpurie à se coucher devant Samrath Lota, son rival.
Alors en attendant, le gouvernement fédéral se contente de regarder de loin tout en étant déterminé à ne pas se mêler de cette histoire.
L'opération profitera-t-elle à Golia ou plutôt à Samrath Lota qui serait contraint d'intervenir pour rétablir l'ordre en urgence ? Réponse dans quelques mois.

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Ganatantr - गणतंत्र

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15 mai 2042


La famille royale déchue de sa citoyenneté et condamnée à 35 ans de prison !


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La sanction a été proportionnelle à la somme cachée


La famille royale a été condamnée à 35 ans de prison avec perte de citoyenneté pour ses membres impliqués dans la dissimulation d'argent à Montbardo-et-Marguené.
La peine prononcée est tout simplement un record pour une affaire d'évasion fiscale mais le tribunal de Bunaghar a appliqué le principe de proportionnalité entre indexant la peine sur le montant du préjudice. A défaut d'avoir donné son dû à l'Etat, la facture est salée pour la famille royale qui va devoir dormir à l'ombre pendant 35 ans avec une incarcération immédiate.
Lors de l'annonce du verdict, le juge du tribunal de Bunaghar a rappelé que la famille royale avait bénéficié de la clémence du peuple gandharien puisque aucun bien n'avait été saisi entre la chute de la monarchie et la révolution de 2039. Cette situation particulière est notamment due à l'abdication du dernier Raja qui s'est faite de façon écrite et donc dans le calme.
L'arrivée du régime communisme obligeait notamment les plus riches à donner leur fortune à l’État sous peine d'être poursuivis pour évasion fiscale. Chose que n'a pas fait la famille Watarah en décidant de cacher 1,2 milliard de dollars à Montbardo-et-Marguené, soit le cas le plus problématique sur les quelques milliers de fraudeurs.
Tandis que les procès se sont enchaînés pour condamner à de la prison ferme et la perte de droits civique les coupables de dissimulation, le verdict concernant la famille royale est le plus impressionnant mais le procureur qui avait requis 35 ans de prison assure que le principe de proportionnalité entre le préjudice et la peine justifie la lourdeur de la sanction. Le parquet récuse de fait l'idée que la famille ait subi une peine plus lourde en raison de son statut particulier.

"Nous répétons qu'il n'y a aucune sévérité de plus que pour les autres cas. Nous parlons ici près de 10% de la somme cachée à Montbardo-et-Marguené et c'est pourquoi il est justifié que les Watarah prennent 35 ans de prison pour avoir caché 1,2 milliard de dollars contre 6 mois pour ceux qui ont caché un million. Et encore rendez-vous compte, si nous appliquions mathématiquement les peines, les Watarah auraient dû écoper de 512 ans de prison chacun. Évidemment une telle peine est irréaliste et n'est pas sérieuse."

512 ans de prison. Le mot d'ordre n'a pas tardé à monter aux oreilles des communistes libertaires, la frange la plus radicale qui échappe même au contrôle de Ramindar Dahang. Ces derniers ont réclamé que la peine soit appliquée et que la famille Watarah finisse donc sa vie en prison tout en fustigeant le laxisme de la justice populaire de Bunaghar. Les communistes libertaires craignent que les descendants du dernier raja ne purgent pas leur peine en entier et sortent au bout d'un moment pour reprendre la vie comme avant comme si de rien n'était. Un enfermement à vie qui ne convainc personne, pas même les communistes lotaïstes qui refusent une justice spectacle en estimant que la peine prononcée était conforme à ce qui était attendu: un procès équitable sans traitement de faveur ni acharnement. Sévérité mais mesure. Et au regard de la somme cachée, les communistes, ceux du PCG, estiment que la justice est passée sans excès ni clémence. Une analyse de la situation qui vient contredire les anarcho-communistes dont la nébuleuse semble s'éveiller ces derniers temps avec l'anarchisme gandharien guidé par un principe qu'il érige en devise: « L'indépendance doit commencer à la base. Ainsi chaque village sera une république.»
Principe balayé par les communistes qui arguent que les conseils représentent les communautés locales qui doivent toutefois respecter les règles des échelons supérieurs pour maintenir une cohésion à l'échelle du pays.
L'heure de l'affrontement idéologique serait-il venu ?

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Ganatantr - गणतंत्र

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18 mai 2042


Proclamation d'une Commune autonome dans les bidonvilles de Sojatpur


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L'action semble venir de mouvances anarchistes soucieuse de s'opposer frontalement aux forces de l'ordre, à Dalipinder Golia mais aussi au gouvernement communiste gandharien


Dalipinder Golia dépassé par les évènements ? Le gouvernement communiste dépassé par son extrême-gauche ?
C'est une situation inédite qui est en train d'émerger dans les quartiers miséreux de la seconde ville du pays. Alors que le nouveau président de Sojatpurie soucieux de contenter sa base électorale opère une descente massive pour démanteler les réseaux de criminalité, un autre front semble s'ouvrir et vise à la fois les autorités locales mais aussi le gouvernement fédéral.
Hier aux alentours de 18h30, un rassemblement d'habitants autour de militants anarchistes a proclamé l'existence d'une zone autonome affranchie de toute "institution répressive et oppressive". Une manière de mettre la police de Sojatpurie, le gouvernement de Golia et le gouvernement fédéral dans le même sac.
Dans la soirée qui a suivi, des barricades se sont montées et des milices d'autodéfense ont été mises sur pied pour veiller à tenir les forces de l'ordre à distance.
Dans leur proclamation, les instigateurs dénoncent l'utilisation de la police pour réprimer les habitants des bidonvilles soupçonnés d'avoir participé à l'économie souterraine. Selon les témoignages locaux, les interpellations des derniers jours étaient en effet assez massive et la Sojatpur Arena momentanément transformée en centre de rétention a franchi le millier de personnes internées.
En réponse, les militants anarchistes semblent avoir persuadé les habitants de se soulever contre l'ensemble des autorités établies pour prendre leur destin en main.
La nouvelle est particulièrement gênante pour Dalipinder Golia qui avait jusque là bénéficié d'une opération sans accroc ni bavures mais il se retrouve désormais face à une organisation capable de prendre les armes pour se défendre. Il va devoir faire face à son premier choix cornélien en tant que dirigeant de Sojatpurie.
A l'intérieur de la zone, la vie communautaire n'a pas tardé à s'organiser et chacun semble avoir reçu une tâche: défendre la zone, installer des jardins partagés, construire une infirmerie de fortune, gérer l'alimentation collective... personne ne semble mis de côté.
La Pègre de Sojatpur semble avoir trouvé un allié objectif puisque les anarchistes n'ont pas fait le tri entre les habitants honnêtes et les habitants impliqués dans les affaires de l'organisation. Ce n'est pas étonnant au regard de l'objectif commun qui unit temporairement les deux factions: repousser les policiers de Golia et s'affranchir de l'autorité fédérale.
Nul ne sait comment va évoluer la situation. Si l'inquiétude domine au gouvernement de Sojatpurie, ce n'est pas le cas de la Présidence du Comité Exécutif Central qui rappelle que tant que cela ne dégénère pas en conflit armé, c'est une question de maintien de l'ordre qui concerne seulement la Sojatpurie. Le message de Samrath Lota en direction des dirigeants de Sojatpurie est donc très clair: "Débrouillez-vous !"

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27 mai 2042


Le PCG trace sa propre voie et quitte le sentier du WCP


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L'orientation politique du PCG tourne à bien des égards le dos à la ligne orthodoxe du Westrait Communist Party


Le Gandhari et le Westrait apparaissent aujourd'hui à bien des égards comme deux foyers du communisme international alors même que le Westrait a eu une grande influence sur l'organisation du PCG au Gandhari. Pendant les années qui viennent de s'écouler, le PCG semblait apparaître comme le petit frère du WCP qui ouvrait la voie aux deux.
Si les deux partis sont encore en phase de déconstruction de la vieille société conservatrice, la prochaine étape qui s'annonce, à savoir les premiers instants d'une société socialiste quasiment opérationnelle, risque bien de voir marcher les deux grands partis rouges sur une voie parallèle si ce n'est différente.
Lors de son Congrès de Sojatpur, le Parti Communiste Gandharien a adopté une ligne inédite qui entre en porte-à-faux avec l'orthodoxie prônée par le WCP tout en mêlant aspects modérés et aspects radicaux.
Le principe phare est celui la "construction d'une société socialiste dans un monde capitaliste", une sorte de renoncement à exporter la révolution dans le monde entier comme avait essayé Asha Lota de le faire peu avant sa chute. L'interventionnisme irréfléchi du Gandhari et ses aventures hasardeuses auront finalement eu raison de cette posture internationaliste qui n'a jamais vraiment été un franc succès. En se recentrant sur lui-même, le communisme gandharien cesse de regarder ce qu'il se passe ailleurs et préfère miser sur la construction d'une société nouvelle dans une sorte de vase clos qui serait sa chasse gardée.

Cette posture n'est pas sans rappeler celle du Jernland qui développe son idéologie totalitaire non pas pour conquérir la pensée des citoyens du monde entier mais pour la mettre au service de la construction de sa puissance.
Ici, le principe semble être le même: le socialisme permettra au Gandhari de s'élever parmi les nations fortes de ce monde et le modèle de son succès serait à lui seule plus efficace que n'importe quelle lutte armée coûtant cher en vies.
Cette posture est finalement une suite logique de l'ouverture diplomatique du Gandhari qui ne rechigne plus à collaborer avec des pays totalitaires voire franchement conservateurs comme les Iles-Unies.
Au fil des mois, le Gandhari parvient à s'illustrer à l'OMPC, organisation qui, si elle a pu susciter des doutes est aujourd'hui pleinement soutenue par la puissance janubienne.
En adoptant cette voie nouvelle qui va fonder la posture diplomatique du Gandhari, les communistes tournent le dos aux erreurs qui ont failli isoler le pays et en faire un Etat-voyou. Un choix qui risque de déplaire fortement aux communistes westréens qui seraient tentés d'assimiler cette posture à une volonté de tourner le dos à l'Internationale Communiste. Du point de vue des relations avec les communistes du monde entier, les communistes gandhariens sont toutefois dans une posture inverse avec une volonté de consolider le noyau dur des nations socialistes en mettant sur pied une vaste alliance qui permettrait à ces dernières de faire corps sur la scène internationale alors que le Gandhari, l'Ölan et le Westrait pèsent 10% du PIB mondial.
En clair, le Gandhari communiste veut opter pour une approche défensive, c'est-à-dire consolider les possessions de l'archipel des nations socialistes plutôt que de se lancer dans d'innombrables ingérences qui seraient désastreuses en terme d'image internationale.

Sur les questions domestiques, le PCG embrasse très clairement les principes de démocratie directe mais aussi de pluralité politique. Jamais le pays ne sera organisé sur le modèle d'une démocratie populaire centrée sur un parti puissant et bureaucratique.
Le choix de recourir à des Conseils Citoyens en lieu et place des Conseils d'Ouvriers et Paysans permettra aux gandhariens de participer directement à la vie de leur collectivité. Ainsi, l'influence des partis au niveau local semble vouée à se réduire à néant au profit des initiatives citoyennes au sein de conseils constitués spontanément et fonctionnant sur les principes de la démocratie directe. C'est aux niveaux supérieurs que la compétition électorale se tiendra avec l'élection tous les 4 ans de la Chambre du Peuple et des Parlements des Républiques Socialistes Fédérées.
Les entreprises continueront d'être administrées par des Conseils de travailleurs qui auront la pleine possession de leur structure. L’État fédéral devrait en effet transférer une très grande part du secteur publique aux travailleurs eux-même qui auront la pleine souveraineté pour administrer l'entreprise. Cependant, pour les entreprises classées comme étant stratégiques, l’État fédéral conservera un droit de regard, notamment pour faciliter la mise en place d'un politique de planification. C'est donc un compromis entre autogestion et économie dirigiste ciblée qui devrait se concrétiser, une sorte de grand écart surprenant qui sera possible car la planification ne se voudra pas généralisée mais touchant seulement quelques secteurs.

Par le recours à de grands investissements et à l'endettement maîtrisé, les communistes veulent réduire une bonne fois pour toute les inégalités en vidant les bidonvilles. Ce projet passera par la construction d'un très grand nombre de logements. Partant de là, un nouveau dilemme devrait s'offrir au gouvernement: réduire les inégalités en prenant le risque de sacrifier des pans entiers de biodiversité ou abaisser les ambitions pour parvenir à concilier développement et environnement ? Nul doute que la question devrait continuer à être débattue pour arriver à un compromis permettant de répondre aux défis qu'impose la vaste biodiversité gandharienne qui se retrouve heurtée par un développement effréné.

Encore faudra-t-il pouvoir se maintenir au pouvoir car en affirmant son attachement à la pluralité politique, les partis bourgeois pourraient tout à fait revenir au pouvoir et entreprendre de détruire tout ce qui a été accompli depuis la victoire de 2039.
Il s'agit ici bien évidemment d'un pari de Samrath Lota qui mise sur une victoire triomphale en 2044 pour mieux se légitimer après avoir accepté de garder les instruments de la démocratie bourgeoise. Mais davantage qu'un pari c'est très révélateur de l'esprit du communisme gandharien: il a été porté aux nues par le peuple, s'il doit être défait ce serait également par les urnes car le peuple souverain l'aura décidé.
Cette orientation pose problème pour les observateurs du monde entier car le Gandhari qui se revendique à qui veut l'entendre comme un nouvel État socialiste ne serait-il pas simplement une démocratie directe dirigée par des communistes ? Le débat est ouvert.

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Sojatapur Morning - सोजतपुर मॉर्निंग

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29 mai 2042


Débordé par les anarchistes et la Pègre, Golia refuse d'en appeler à l’État Fédéral


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Un excès de fierté mal placée ?


La situation se trouble dans les bidonvilles de Sojatpur alors qu'une vaste opération est menée pour démanteler la Pègre. Toutefois cette dernière semble avoir saisi l'opportunité d'un soulèvement anarchiste pour reprendre le contrôle de la situation en armant ses hommes. Les forces de police de Sojatpurie semblent en effet se heurter à des troupes armées, chose pour laquelle elle n'est pas préparée à faire face et qui relève de la compétence fédérale. Une aide possible qui n'intervient que si le Président de la RSF fait la demande express de l'intervention des forces d'élites de l’État Fédéral, à savoir la Légion Révolutionnaire.
A mesure que les jours passent, les anarchistes parviennent à étendre la zone dont la superficie atteint désormais 35 km² et concentre 780 000 personnes.
Le Commissaire Fédéral aux Affaires Intérieures Harbir Dilbar a envoyé un courrier à Dalipinder Golia pour l'informer que le gouvernement fédéral attendait sa sollicitation pour pouvoir intervenir. Refus de l'intéressé qui affirme pouvoir se débrouiller tout seul.
Une attitude qui interroge et laisse penser que Dalipinder Golia continue d'affirmer sa rivalité avec Samrath Lota dont, secret de polichinelle, il convoite désormais la place. En refusant une intervention de l'Etat fédéral, Golia semble préférer s'embourber dans une situation difficile plutôt que d'accorder une victoire à son rival. Une attitude de politique politicienne qui se fait au détriment des Sojatpuriotes qui aspirent à un retour à la tranquillité.
Il ne fait désormais plus aucun doute que l'opération annoncée par Golia depuis sa campagne électorale, le fer de lance de ses promesses, se transforme en véritable cauchemar pour celui qui a failli être battu par un Parti Communiste qu'on disait affaibli en Sojatpurie.
Alors puisque Dalipinder Golia estime pouvoir se débrouiller seul, il n'a que comme unique solution d'envoyer des hommes sous-armés au front au risque d'en envoyer un certain nombre à la mort de manière délibérée.
Un bilan qui serait donc désastreux et entacherait la carrière du leader des Libéraux gandhariens.
L’État fédéral, s'il reste pour l'instant passif et respecte les prérogatives de la République Socialiste, peut invoquer un décret d'urgence de sécurité intérieure en cas de graves débordements pour rétablir la situation. Une menace non encore brandie qui plane au-dessus de Dalipinder Golia qui sera indéniablement mis sous pression de toutes parts pour reprendre le contrôle. Pire encore, si la situation devait être désastreuse, il pourrait être menacé par une procédure référendaire révocatoire lancée par des citoyens mécontents.
Le silence est encore de mise au sommet de l’État qui refuse de commenter la situation et se contente d'offrir son aide de manière réglementaire. Mais cela va-t-il durer ?

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31 mai 2042


Varinder Chandar devient le nouveau Secrétaire Général du PCG


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Le vieux routier de la politique devient le dirigeant du PCG


Les adhérents du PCG viennent de désigner Varinder Chandar Secrétaire Général du parti avec 94% des voix. Cette intronisation marque un changement majeur dans l'administration du parti qui obtient un dirigeant expérimenté, communiste des première heures mais aussi en phase avec la nouvelle orientation donnée par Samrath Lota et sa motion. Le premier grand chantier de Chandar est de gérer la campagne électorale de Gollokorie qui doit avoir lieu en octobre. Deuxième République Socialiste Fédérée à se doter d'un gouvernement, le score du PCG sera scruté avec grande attention dans le berceau du communisme gandharien. Si la victoire est d'ores et déjà promise, Varinder Chandar dit espérer un score de 60% qui serait sans appel et marquerait un énorme soutien de la population gollokorienne. Le candidat communiste devrait être Kulvir Chhon, ex-porte-parole du gouvernement Kéjar.
Dans ses grands chantiers, Chandar veut une position claire face à la mouvance anarchiste grandissante. Si ces derniers rejettent le PCG, le nouveau secrétaire général est au contraire disposé au dialogue et a émis le souhait de se rendre dans la zone libre des bidonvilles de Sojatpur qui vient par ailleurs d'expulser ses éléments les plus modérés.

"Cet antagonisme entre communistes et anarchistes est d'une bêtise confondante. Nous avons tant de points communs que nous devons discuter. Si la méthode appliquée diffère largement, cela ne doit pas conduire au mutisme entre ces deux courants. Libertaires et communistes ne partagent pas les mêmes orientations mais nous avons malgré tout des similitudes. Discutons !"

Une main tendue qui colle plutôt à l'état d'esprit de Varinder Chandar qui refuse d'incarner un communisme hégémonique. Le nouveau secrétaire général veut en effet rassembler et tisser des liens avec toutes les mouvances révolutionnaires qui se mettent à éclore alors que le Gandhari s'éloigne de plus en plus du tumulte de 2039.
Le défi de Varinder Chandar est grand car il sait que le PCG n'aura pas longtemps le monopole de l'orientation révolutionnaire.

"Un nouveau paysage politique est en train de se dessiner. Alors que notre parti était jusque là hégémonique et le sera encore un peu, les choses bougent. Le camp des révolutionnaire est désormais divisé en trois camps politiques qui finiront probablement par s'affronter politiquement: nous les communistes conseillistes, les communistes révolutionnaires qui se revendiquent marxistes-léninistes et les libertaires qui émergent. Ce processus de recomposition politique est naturel mais une trop grande fragmentation serait néfaste pour le pays. La révolution ne doit pas se diviser puis se fracturer car nous le payerions très cher."

Si les Libertaires rejettent le système politique tel qu'il est, le pire serait qu'il y prennent finalement goût et qu'ils se constituent en parti comme au Westrait pour gagner de l'influence et peut-être un jour l'emporter. Quant aux révolutionnaires de Ramindar Dahang, la perspective d'un modèle de démocratie populaire à l'ancienne avec un Etat-parti ne fait pas tellement rêver les électeurs qui semblent avoir pris goût au régime des conseils.
Néanmoins les divergences sont si fortes que tous les 4 ans, lors des élections fédérales, le risque sera grand de voir un autre parti l'emporter capable de refonder les institutions à son image. Quid de la stabilité politique alors ?

"La stabilité ne se décrète pas, c'est aux Gandhariens de la choisir et au contraire je me réjouis de voir que les élections fédérales offriront à chaque fois la perspective de tout voir remis en cause ou bien conservé si les électeurs le décident. N'est-ce pas là la preuve que notre pays s'illustre par son caractère profondément démocratique et non verrouillé comme le sont les démocraties bourgeoises ?
Peut-être qu'un parti ennemi de la révolution pourra l'emporter, mais il devra assumer ses actes s'ils venaient à déclencher la vindicte populaire. Nous avons offert tellement de pouvoirs aux citoyens qu'ils ne se laisseront pas se le faire dérober."


Quant à sa vision sur les actions de Samrath Lota, Varinder Chandar explique voir enfin un dirigeant bâtisseur plutôt qu'un dirigeant consacré à la destruction d'un ancien monde. Les nombreux investissements dans les hôpitaux, les conquêtes sociales majeures et l'affirmation du pays sur la scène internationale en tant qu'acteur désormais respecté via la Confédération de Janubie du Sud sont à ses yeux un premier volet concluant de la présidence de Samrath Lota.
Le nouveau Secrétaire Général l'affirme pourtant: pas question de faire de cadeaux au gouvernement qui serait vite informé des doutes du parti en cas de séquence politique hasardeuse.

"On ne m'a pas élu pour que je sois le type au garde à vous qui tient les rennes pour le cérémoniel. Si là-haut ils trahissent les orientations du parti, ils le sauront très vite. Croyez-moi."



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2 juin 2042


Jasbir Kéjar de retour !


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L'ancien Chef de l'Etat prend la tête du nouveau Commissariat Fédéral de la Planification. Le gouvernement accumule dangereusement les poids lourds.


Le gouvernement fédéral s'agrandit d'un nouveau commissariat chargé d'élaborer le premier plan quinquennal de l'histoire du Gandhari socialiste et la personne à qui il est confié n'est autre que Jasbir Kéjar, successeur d'Asha Lota et prédécesseur de Samrath Lota. Invité à rejoindre le gouvernement par le chef de l'Etat lui-même, Jasbir Kéjar aurait accepté le poste sans attendre.
Il faut dire que la mission qui l'attend est taillée sur mesure pour l'expert des questions économiques qu'il est.
Au-delà de cette nomination, le gouvernement fédéral est désormais composé de toutes les grandes figures du communisme gandharien et affiche une très bonne mine.
De l'opiniâtre Vice-Présidente Ikna Omara en passant par le fougueux Général Kachela, le Gouvernement Fédéral semble ressembler à une dream team. N'oublions pas non plus Samuel Henderson qui est parvenu à faire du Gandhari une nation respectée sur le plan diplomatique mais aussi Harbir Dilbar qui marque autant par son expérience que son élégance. Reste Kiv Tokas, l'exubérant évêque de Bunaghar et Bhavana Amat, fidèle des premières heures et présente au gouvernement de façon continue depuis le gouvernement de transition de Parampal Kahlon qui avait été investi en janvier 2039.

L'arrivée de Jasbir Kéjar au milieu de ce monde prestigieux est probablement une cerise sur le gâteau.
Mais devant cette accumulation de poids lourds, n'existe-t-il pas le risque de voir des ambitions naître qui feraient courir le risque de voir une bataille interne s'engager pour les élections fédérales de 2044 ?
Si tout le monde affirme que Samrath Lota est le leader naturel du PCG, personne ne peut exclure de façon certaine l'émergence d'une aventure personnelle dont le but serait de prendre de vitesse celui qui est aujourd'hui le chef incontesté de son camp.
Si le Gandhari est devenu socialiste, il serait naïf de croire que l'ambition politique est une notion qui a disparu comme par magie avec la destruction de la démocratie bourgeoise. Être à la tête du Gandhari c'est devenir l'un des hommes les plus puissants du monde et quand bien même on peut être communiste, l'ambition personnelle finit toujours par reprendre le dessus car c'est tout simplement la nature humaine qui est ainsi.

Quoiqu'il en soit, Jasbir Kéjar devra élaborer un plan précis qui va guider le développement du Gandhari pour les prochaines années. Non seulement il devra proposer son plan mais une fois voté il en sera le superviseur, position qui lui conférera un grand pouvoir sur les affaires économiques du pays. Il devra néanmoins cohabiter avec Kiv Tokas qui devra de son côté piloter la restitution des entreprises publiques vers les conseils de travailleurs, sanctuariser la présence de l'Etat dans les entreprises stratégiques et gérer le budget de l'Etat fédéral.
La création de ce nouveau commissariat sonne véritablement la naissance d'un État stratège et planificateur tout en garantissant une certaine liberté aux entreprises pour respecter les objectifs fixés dans les secteurs concernés par la planification. Néanmoins cette introduction de la planification ne se fera pas de façon autoritaire et déconnectée du terrain. Il n'y aura pas de politique du chiffre avec un objectif indéboulonnable à atteindre mais plutôt une fourchette. La philosophie de la démarche repose sur l'effort collectif et la coopération et non sur la discipline verticale qui caractérise les entreprises capitalistes.
Jasbir Kéjar devra également superviser la recherche et veiller à la réalisation des objectifs dont le premier affiché est de faire du Gandhari une puissance spatiale à l'horizon 2050.
Un objectif auquel s'attachera Jasbir Kéjar qui devrait en faire sa ligne directrice.


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6 juin 2042


Zul Daulatani se marie avant de décoller pour la Valdaquie !


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Le footballeur sera le premier international en activité de l'histoire à être marié avec un homme mais est aussi, avec son mari, le premier couple gandharien à se marier


Acte militant provoquant ou belle histoire ?
A quelques jours du grand départ pour la Valdaquie, l'attaquant de l'équipe du Gandhari de football a décidé de se marier avec son compagnon et de profiter ainsi des récents droits acquis.
En présence de Samrath Lota, Zul Daulatani est également avec son mari le premier couple gandharien de même sexe à se marier. Un coup d'éclat que ne nie pas l'intéressé qui veut clamer sa liberté et son droit à aimer la personne qu'il désire.
La cérémonie, somptueuse, s'est faite de manière civile devant près de 1000 personnes dans un parc de la ville de Bunaghar qui avait été privatisé pour l'occasion.
Le chef de l'Etat a prononcé un bref discours pour célébrer l'union et l'avancée des droits des minorités sexuelles dans le pays.

"Je suis extrêmement fier de voir de telles images de bonheur emplir cet air doucereux de juin rafraichi par la mousson. Notre pays rattrape son retard en matière de droits des minorités sexuelles et c'est une excellente chose.
J'admire votre courage, Zul. Vous qui évoluez dans un milieu hostile à ce que vous représentez, vous osez dire au monde entier qu'on peut être homosexuel et un grand joueur de football. A chaque but que vous inscrirez dans les cages adverses, vous servirez votre cause et ferez la fierté du Gandhari."


Craignant que Zul Daulatani soit à la Coupe du Monde ce qu'à a été Yseult pour Miss Univers, la Fédération Gandharienne de Football n'a pas caché son malaise en refusant de s'exprimer sur le mariage de l'international gandharien. Dans un pays hôte très conservateur sur les questions LGBT, la crainte du président de la FGF se dirige principalement sur des attitudes délicates comme des sifflets continus ou des jets de projectiles visant l'international.
Le sélectionneur de l'équipe gandharienne de football a, lui, apporté son soutien au jeune joueur en affirmant qu'il admirait son audace et son choix malgré les difficultés que cela pourrait lui apporter.
A l'intérieur de l'équipe elle-même, Zul Daulatani a reçu le soutien de son binôme, la star de l'équipe et capitaine, Anuraag Bakshi.

"Je félicite Zul pour son mariage et son immense courage. Je pense et j'affirme sans trembler que de l'histoire du football, jamais nous n'avons vu un garçon aussi courageux. Je suis certains que nous irons très loin et que ce mariage mettra Zul dans de très bonne conditions pour mettre des buts et enflammer le jeu. Il aura bien évidemment des détracteurs. Dans le public. Dans les équipes adverses. Eh bien sachez que je les emmerde. Vive Zul et vive l'amour !"

Avec un soutien aussi fort, nul doute que les attitudes hostiles que devra affronter Zul Daulatani seront anecdotiques. Ce mariage représente la chute brutale d'un tabou dans le monde du football et le jeune marié explique qu'il souhaite que son acte libère la parole de nombreux footballeurs dans son cas qui se cachent.
A titre symbolique, Samrath Lota lui a remis à lui et son mari l'Etoile Rouge du Gandhari, haute distinction symbolique qui récompense leur grand courage et leur acte jugé comme étant révolutionnaire par le Président du Comité Exécutif Central.

"En tant que communiste je ne peux qu'admirer les gens qui entreprennent de renverser la table en clamant tout simplement qui ils sont. Vous êtes un modèle à suivre messieurs."



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18 juin 2042


Coupe du monde: Se transcender ou rentrer prématurément à la maison


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Anuraag Bakshi lors du match contre la Marcheterre


Engagé dans un véritable coupe-gorge, le Gandhari va devoir s'en sortir en battant le Léonora, seule option envisageable pour se qualifier. Tenus en échec par l'Ölan lors de la première journée avec un match fermé, les Tigres sont parvenus à battre la Marcheterre en inscrivant trois buts. Le bilan général de ce début de compétition n'est pas véritablement mauvais mais le match nul contre l'Ölan a compliqué l'équation, d'autant plus que ces derniers ont infligé un revers au Léonora.
Ce scénario bouleverse les plans du sélectionneur Sampuran Guru qui tablait sur une défaite Ölanaise puis une qualification grâce à la différence de buts en cas de défaites gandharienne contre les favoris léonorans.
La victoire des Ölanais contre le Léonora condamne donc le Gandhari à la victoire pour son dernier match contre l'équipe favorite du groupe. Ce match sera guidé par un principe: "Malheur aux vaincus".
Grâce à ses 4 buts inscrits depuis le début de la compétition contre les 2 buts ölanais, le Gandhari peut espérer sortir premier malgré un parcours dans la douleur.
Pour cela les Tigres vont devoir se transcender et même si le début de la compétition est laborieux, le capitaine Anuraag Bakshi est en grande forme et cumule déjà deux buts à son compteur. L'attaquant estime qu'il va falloir prendre des risques contre le Léonora car l'enjeu est la survie dans la compétition.

"Le petit répit de la phase de groupe est terminé pour nous. Désormais, chaque match est à élimination directe. Si nous perdons contre le Léonora c'est l'élimination."

A moins que l'Ölan se fasse surprendre par l'équipe de Marcheterre qui a donné du fil à retordre aux Léonorans, ce qui permettrait au Gandhari de se qualifier et terminer deuxième du groupe malgré une défaite. Un scénario jugé fort improbable par Sampuran Guru qui table au contraire sur un succès Ölanais pour contraindre ses joueurs à se mettre en mode survie.

"J'ai dit aux gars que le prochain match devait être joué comme un match à élimination directe. Nous ne sommes pas en troisième journée de phase de groupe mais en 16èmes de finale. Si nous gagnons ça passe, si nous perdons ça casse. Ils savent tous ce qui leur reste à faire et nous croyons en nos chances de battre le Léonora."

L'enjeu du dernier match de la phase de groupe est tellement énorme que des fan zones seront ouvertes à Bunaghar et Sojatpur pour permettre au plus grand nombre de suivre ce match très important de façon collective. Ces fan zones ne devaient normalement ouvrir que si le Gandhari parvenait jusqu'en Quarts, mais face à l'attente et au suspense, les autorités ont assoupli le protocole.
La soirée risque d'être folle en cas de victoire, ou au contraire la plus morose depuis la Révolution de 2039 commence-t-on à dire.

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20 juin 2042


Lota: "Si nous devons faire la guerre au Commonwealth pour qu'il abandonne ses ambitions nucléaires, nous irons !"


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Samrath Lota au dîner annuel de l'état-major de l'armée gandharienne


Lors du dîner annuel de l'état-major de l'armée gandharienne qui se déroule tous les ans sous la houlette du Chef de l’État, les discussions sont allées bon train sur le nucléaire briton qui alimente toutes les spéculations depuis l'incident dans une université britonne. Si Samrath Lota plaidait jusque là pour le déroulement de l'enquête pour trouver l'origine véritable de l'incident, il change de braquet et affirme désormais que c'est le signe que le Commonwealth essaie d'adapter ses recherches de manière à les dissimuler au monde entier. Une opinion qu'il n'est pas le seul à partager parmi les dirigeants internationaux puisqu'un axe anti-nucléaire briton semble se constituer autour de quelques nations qui ont toujours prôné une intervention militaire pour mettre fin au programme.
Évoquant la possibilité d'une intervention militaire contre la première puissance mondiale, Samrath Lota estime que si l'attitude opaque et désinvolte des autorités britonnes persiste, cela mènera forcément à une réponse internationale d'envergure.
Le Premier ministre briton a en effet couvert d'insultes tous ceux qui soupçonnaient son pays de poursuivre le programme en secret.
Un sentiment qui n'a pourtant rien d'irrationnel tant le pays a habitué le monde entier à ses mensonges. Selon Samrath Lota, si l'incident s'avérait concerner le programme civil, la situation serait encore plus grave.

"Il est possible que les autorités britonnes disent la vérité et que finalement ce soit un incident lié au nucléaire civil. Je n'y crois pas à titre personnel mais alors dans ce cas quid des pays riverains qui vont devoir serrer les fesses devant l'incompétence et l'amateurisme de la Britonnie qui est persuadée de détenir le graal en manipulant l'atome ? Cet incident risque de prouver qu'il n'est plus raisonnable de laisser les Britons jouer avec cette technologie car ils mettent le monde en danger. Jusque là nous étions vent debout contre le nucléaire militaire. Eh bien je crois qu'il va falloir augmenter nos exigences et demander à la Britonnie de renoncer à exploiter du nucléaire civil et revenir à des sources énergétiques archaïques, certes, mais bien moins dangereuses pour la Dytolie voisine."

Sur le plan strictement lié au programme militaire, le dirigeant gandharien estime que la Britonnie n'a plus le droit à aucune erreur ou mensonge. Il évoque notamment la perte de patience de plusieurs puissances militaires qui ont toujours pris le parti d'une intervention militaire contre le Commonwealth.

"Je peux vous dire que dans certains états-majors ça remue beaucoup et que la possibilité d'une action militaire contre le Commonwealth devient de plus en plus probable chaque jour qui passe. Le Saog, le Kars, les Iles-Unies et même le Jernland commencent à perdre patience et en viennent véritablement à envisager une intervention contre le Commonwealth. Ces pays se tournent également vers nous pour nous sonder et savoir si nous sommes prêts à suivre également. Je ne sais pas quand et comment une intervention de ce type se produira mais croyez bien que si nous devons faire la guerre au Commonwealth pour qu'il abandonne ses ambitions nucléaires, nous irons !
Ce pays a déjà subi le courroux international en tentant de cacher ses missiles de croisière dans des porte-conteneurs. Il est en train de reproduire la même erreur qu'autrefois et se retrouve exactement dans la même situation mais au sujet d'armes bien plus dévastatrices."


Un message clair et assumé qui indique que le gouvernement gandharien mais aussi ses alliés de circonstance dans cette affaire semblent désormais envisager l'option militaire comme unique et dernier recours.

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23 juin 2042


L'absence de mousson cette année inquiète fortement les agriculteurs et plonge le Gandhari vers une crise économique et budgétaire


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2042 est une année sèche



Une mousson très faible voire inexistante

Alors que la saison humide touche à sa fin, les précipitations ont été très faibles et insuffisantes pour irriguer les cours d'eau et le sol qui ont besoin de cette énorme quantité d'eau.
De Bunaghar à la Sojatpurie le sol est resté désespérément sec et jauni par la sécheresse.
Par endroit, certains cours d'eau sont en stress hydrique et c'est notamment le cas du fleuve Bubak qui est traversable à pied (!) à Gollokorunda et très bas au niveau de son embouchure à Sojatpur.
Dans les plaines agricoles de l'est, la crainte d'une récolte perdue est dans toute les têtes de même que les conséquences qui seraient dévastatrices pour l'économie gandharienne.
Selon l'Institut de Météorologie de Bunaghar, les années sans mousson se produisent de manière assez irrégulières mais sont rares. Par un mécanisme encore inexpliqué, l'air ne se surcharge pas en humidité et ne restitue donc pas toute cette eau accumulée en précipitations.
Pour un pays comme le Gandhari dont l'écosystème repose sur la mousson, un tel évènement débouche sur une aridification temporaire qui rend les sols beaucoup moins productifs du fait du manque d'eau. L'Institut le rappelle, sans mousson le nord du Gandhari serait aride et Gollokorunda en plein désert.


Vers un dérapage budgétaire sans précédent

Les récoltes de cette année seront par conséquent très maigres et le riz une denrée rare. Une véritable catastrophe pour les populations rurales les plus démunies dont le riz est la base de l'alimentation.
La dernière année connue avec absence de mousson s'est produite en 1826 sous le règne du Raja Sadishava IX. La mémoire collective en a gardé une terrible famine responsable de 3 millions de morts et des émeutes de la faim réprimées dans le sang.
Si bien entendu un tel scénario catastrophe ne se produira pas, les autorités devront mettre en place la logistique nécessaire pour garantir un approvisionnement alimentaire convenable pour les populations les plus exposées.
Du côté de la Bourse Agricole de Sojatpur, on ne doute pas de l'envolée prochaine du prix du riz et des exportations qui ne pourront être honorées au dernier trimestre. Le coton sera également très touché et ne pourra donc pas alimenter les chaînes de production du secteur textile.
Malheureusement la sécheresse devrait se poursuivre jusqu'à l'arrivée de la mousson d'hiver selon les modélisations. Devant cet aléa météorologique au fort impact pour l'économie gandharienne, la croissance devrait être revue à la baisse et sensiblement plus basse que les années précédentes.
Les autorités fédérales s'attendent par ailleurs à un dérapage budgétaire très significatif alors que le déficit public était de 10% grâce au plan d'investissement dans le secteur de la santé. L'épidémie en Anantram a également grévé ce budget dans le cadre d'un plan d'urgence.
Avec la survenue de cette catastrophe météorologique, le Commissaire Fédéral aux Affaires Économiques s'attend à un dérapage approchant les 30%, notamment grâce aux subventions qui seront allouées pour sauver des coopératives touchées de plein fouet par la sécheresse.
La dette du Gandhari va donc se creuser très fortement cette année devant le trou noir que représente la pauvreté, la maladie et les aléas météorologiques.

Conséquences politiques incertaines pour le Gouvernement

Kiv Tokas se retrouve désormais en position délicate: osera-t-il annoncer une cure d'austérité budgétaire pour 2043 ?
Ce scénario impensable il y a quelques mois dans un Gandhari socialiste semble pourtant prendre corps devant la réalité économique et le dérapage des finances publiques.
La population menacée par une crise alimentaire acceptera-t-elle une politique d'austérité qui rappellera assurément les années conservatrices ?
Si le monde entier était socialiste, une annulation pure et simple de la dette serait la solution mais ce serait un très mauvais message envoyé à la communauté internationale qui verrait cet acte d'un mauvais œil. Comment faire confiance au Gandhari et commercer avec lui s'il efface ses dettes comme par magie ?
Samrath Lota qui veut un "Gandhari socialiste inséré dans un monde diversifié" ne pourra pas passer par une annulation de la dette s'il veut respecter la ligne qu'il a imposée au PCG. Pourtant cette jolie formule se heurtera à la réalité du terrain et il ne fait aucun doute que d'énormes débats au sein même du PCG vont faire rage entre politique d'annulation de la dette et politique de maîtrise des dépenses budgétaires (plutôt que d'employer le mot "austérité").
Pour la première fois que les communistes sont au pouvoir, l'économie gandharienne tousse. Y survivront-ils ?

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30 juin 2042


Sécheresse dévastatrice: le gouvernement dans la tourmente, Jasbir Kéjar monte sur le pont


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Le nouveau Commissaire Fédéral de la Planification va piloter la création d'une réserve fédérale alimentaire d'urgence


Confronté à une sécheresse violente qui prive les plaines agricoles de l'est de l'eau nécessaire pour être productives, le Gandhari tente de s'adapter pour surmonter les difficultés annoncées dans un premier temps et tirer les leçons qui commencent déjà à émerger. Et la première leçon est cinglante: le Gandhari ne dispose d'aucune réserve de riz déblocable en urgence pour faire face à des sécheresses sévères. Une erreur qui se paie très cher car des régions de Sojatpurie et de Gollokorie sont menacées de pénurie alimentaire en raison de la disponibilité en riz qui va se restreindre au fil des mois et ce jusqu'à la prochaine récolte prévue pour le premier trimestre de l'année 2043. La récolte post-mousson humide est en effet perdue à près de 80% et la suivante risque d'être également décevante bien que probablement moins décimée.
Dans ce cadre, l'Empire du Kaiyuan s'est dit prêt à piocher dans sa réserve d'urgence pour venir en aide au Gandhari. Une assistance inestimable qui remet aussi le Gandhari dans son contexte et à la place qu'il occupe: un pays en développement qui garde de nombreuses fragilités.
Alors que le gouvernement fédéral jouait au gendarme du monde contre le nucléaire briton avec des menaces de guerre, la survenue de cette crise qui était déjà pressentie depuis de longs mois a fortement agacé les coopératives de l'est qui se sont senties délaissées et démunies pour faire face à la catastrophe qui venait.

L'image de Samrath Lota en prend par un ailleurs un gros coup puisque sa popularité qui oscillait aux alentours de 65% s'effondre à 52% en quelques jours seulement, depuis que la crise alimentaire sature l'espace médiatique.
Un revers qui oblige le gouvernement fédéral à délaisser les questions internationales pour se recentrer sur sa politique intérieure qui promet de connaître des remous alors même que le PCG fêtait il y a trois jours les trois ans de la victoire d'Asha Lota du 27 juin 2039.
Pour la première fois depuis trois ans, des signes de mécontentement sur la politique gouvernementale commencent à poindre et la crise alimentaire semble être entièrement imputée aux communistes qui ont été visiblement incapable d'anticiper une telle crise.
Ce manque d'anticipation se paie très chèrement pour le gouvernement qui va devoir fournir une réponse rapide et efficace pour se sortir de l'ornière dans laquelle il s'enfonce dangereusement.

La réaction est finalement venue assez vite... Mais pas du palais du Gurbaghat Taoni. En effet, le nouveau Commissaire Fédéral de la Planification Jasbir Kéjar a réuni des représentants de coopératives agricoles et la presse pour détailler son plan de création d'une réserve fédérale alimentaire d'urgence inspiré de la réserve d'urgence de riz qui existe au Kaiyuan et dans laquelle le Gandhari va pouvoir piocher.
Cette réserve sera alimentée par les producteurs de riz et de céréales qui devront reverser un petit pourcentage de leur récolte annuelle pour l'alimenter. Au regard de la population gandharienne, Jasbir Kéjar vise une réserve permanente de 3 millions de tonnes de riz et de 1 million de tonnes de maïs qui suffiront à faire face à de potentielles crises alimentaires.

Outre la question alimentaire, la question budgétaire et la dette gandharienne occupent tous les esprits. Le débat entre plan de rigueur pour 2043 et annulation de la dette fait rage au sein même du Parti Communiste Gandharien qui ne parvient pas à prendre de position. La première solution assurerait une impopularité croissante aux communistes, ce qui ne serait pas sans poser problème pour la capacité d'action du gouvernement fédéral. La seconde solution ferait à coup sûr du Gandhari un partenaire économique non fiable et écornerait son image. Une issue mauvaise quoiqu'il arrive, à moins qu'il soit décidé de ne rien faire et laisser filer le déficit public entre investissement dans le secteur de la santé, plan d'urgence pour le développement de l'Anantram et aide exceptionnelle pour les coopératives privées de récoltes.
Une situation très difficile pour le Gandhari qui se trouve pris dans le trou noir des difficultés économiques, sociales et climatiques de Janubie.
Conscient de la gravité de la situation aussi bien pour le Gandhari que pour son propre camp politique qui pourrait pâtir de la situation et se retrouver en graves difficultés, Samrath Lota devrait réunir les cadres du Parti, son gouvernement et enfin s'adresser à la nation dans le courant du mois de juillet.

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