SECURITE ET RENSEIGNEMENT

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Galaad
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Re: MINISTÈRE | Intérieur et Sûreté

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RAPPORT D'ACTIVITE | SECRET
05. februar 2042


La prochaine guerre intégrera de nombreux aspects jusqu’ici peu exploités. En effet, lors du dernier affrontement armée – la guerre de Cérulée offre de nombreux enseignements – les combats se sont essentiellement portés sur les forces classiques, conventionnelles des conflits armés. Si la technologie a pu être mise à profit – on imagine parfaitement qu’autant la Ligue de Lébira, la République fédérale d’Ennis ou encore la République de Valdaquie se sont appuyés sur les moyens d’observation et de traitement de l’information moderne – elle n’a toutefois pas été toujours exploitée comme elle aurait pu l’être. Dans la doctrine jernlander, si ce sont évidemment les hommes, aidés en cela par la machine (armements, véhicules, aéronefs principalement), qui mènent les combats sur le théâtre d’opérations, en raison d’une démographie limitée, les moyens technologiques sont pleinement intégrés dans la conduite des conflits, aussi bien de manière défensive qu’offensive.

La protection des installations est le préalable à toute guerre

La priorité des Forsvaret (ndlr. Forces armées) est d’assurer la défense de la souveraineté et de contribuer à la préservation de l’intégrité nationale. A cette fin, la Sjøforsvaret (ndlr. Marine de guerre) et la Kystvakt (ndlr. Garde-côte) ont pour priorité de s’assurer que le Jernland n’est pas sous le coup d’une opération amphibie, ou à défaut de rendre tout débarquement ennemi aussi coûteux que possible, avec le soutien des batterie sol-mer et de l’artillerie mobile antinavire. Les Luftforsvaret (ndlr. Forces aériennes) quant à elles permettent d’assurer la supériorité aérienne incontestable dans le ciel jernlander. Au regard du nombre d’appareils à disposition du commandement et de leur répartition et organisation, il faudrait mobiliser l’équivalent de dix groupes aéronavals, équipés chacun de soixante-dix appareils, pour disposer de davantage d’appareils que les Luftforsvaret. Ce scénario est considéré comme hautement improbable, ce qui contribue à renforcer l’idée de la citadelle Jernland. Sur terre, la modernisation prévue des équipements blindés – essentiellement des chars d’assaut – combiné au développement d’une artillerie plus efficace et précise, et le grand nombre de batteries à disposition de la Hæren (ndlr. Armée de terre), rendrait une opération de débarquement, ou d’invasion trop coûteuse pour être envisagée sérieusement. La modernisation des soldats contribue à professionnaliser encore les forces armées et en faire parmi les meilleurs au monde, en aussi grand nombre.

Le cyberespace en revanche ne permet pas de disposer d’un pareil effet dissuasif. En effet, si le Jernland dispose aujourd’hui des meilleures techniques mondiales – elles s’appuient sur la mise à disposition des Forsvaret d’ordinateurs, de systèmes d’exploitation et de logiciels parmi les plus avancés mondialement grâce à des acquisitions auprès de fournisseur étrangers par le passé et grâce à la fabrication nationale aujourd’hui grâce à des pépites tels Altek, Netweave ou Hengelås Secure qui figurent parmi les meilleures entreprises du secteur – le développement constant de nouveaux moyens facilitant la guerre dans le cyberespace rend nécessaire de disposer là aussi d’une capacité opérationnelle conséquente. Si le Sikekrhetsjeneste dispose depuis plusieurs décennies déjà d’une direction entièrement dédiée à la collecte de renseignement grâce aux signaux et dans le cyberespace, la création il y a une vingtaine d’années du régiment de la cyberguerre – il rassemble plusieurs bataillons spécialisés sur divers aspects du spectre cyber – indépendamment des deux bataillons de guerre électronique et du bataillon de guerre psychologique, a permis une montée en puissance des mesures de défense face aux risques de guerre cybernétique. Là où le Sikkerhetsjeneste et son Kontor II - Signaletterretning (ndlr. Division II - Intelligence des signaux) ont la charge de protéger les installations ne relevant pas des Forsvaret, le régiment de la cyberguerre a pour mission la protection des installations militaires et la lutte contre les potentielles attaques cyber de grande ampleur de nature militaire contre le Jernland.

A cette fin, les nouvelles technologies en cours de développement, ou à venir, peuvent donner au Jernland un avantage notable en matière de défense contre les opérations de guerre cybernétique, mais également de traitement du renseignement. En effet, l’intelligence artificielle représente une formidable opportunité sur laquelle travaillent déjà aussi bien Altek que Hengelås Secure afin d’améliorer leurs offres commerciales. Il convient que le ministère de l’intérieur et de la sûreté qui a conclu un partenariat avec Elementor pour le déploiement de solutions de reconnaissance faciale et de gestion du système de crédit social puisse à son tour lancer des travaux en vue du déploiement d’une intelligence artificielle maîtrisée en propre pour garantir la sécurité des installations sensibles aux cyberattaques au Jernland. Ainsi, le Sikkerhetsjeneste a commencé, en partenariat avec le régiment de la cyberguerre, à développer des outils s’appuyant sur l’intelligence artificielle pour rendre moins vulnérables les communications. Outre le cryptage habituellement utilisé, il se pourrait que l’intelligence artificielle permette d’identifier les comportements anormaux des réseaux et des logiciels malveillants pour répondre en temps réel aux incidents suspects de manière automatisée. Le développement de cette capacité permettrait ainsi d’améliorer la sécurité des installations sensibles face aux infiltrations hostiles. Le recours à l’intelligence artificielle doit continuer de se combiner avec le déploiement de solutions logiciels de cybersécurité, tel que c’est le cas aujourd’hui.

De nouveaux outils pour conduire la guerre cybernétique

Dans le plus grand secret – vis-à-vis du monde, mais également en interne -, le son Kontor II – Signaletterretning et le régiment de la cyberguerre ont développé des solutions de logiciel espion dont ils sont les seuls en mesure d’en disposer dans le monde. En tenant compte des capacités en matière de logiciels (logiciels ▮▮▮) mais également des coopération jernlando-valdaques, les régiments et bataillons du Jernland et de la République de Valdaquie ont accès à des virus particulièrement complexes et potentiellement efficaces (virus informatique ▮▮▮) et à des solutions informatiques parmi les plus avancées mondialement. Cela pourrait conférer, dans le cadre d’une guerre cybernétique un avantage important aux forces armées jernlanders. Si la doctrine militaire reste essentiellement défensive, une menace pour la souveraineté nationale ou l’intégrité du pays pourrait trouver comme réponse un premier niveau de riposte, principalement dans le cyberespace. En effet, le Sikkerhetsjeneste recommande de considérer la guerre cybernétique non pas comme un élément classique des affrontements, mais pouvant être utilisé possiblement pour envoyer un signal à un éventuel agresseur, avec comme message « en cas d’attaque, nous sommes en mesure de causer des dommages importants aussi bien à vos matériels militaires de communication, mais aussi à vos infrastructures logistiques civiles si besoin, sans avoir besoin de déployer des chars ou aéronefs ».

En matière offensive, le régiment de la cyberguerre et le Kontor II – Signaletterretning prévoient que préalablement à une opération militaire, d’envergure, ou moindre, il est nécessaire de conduire des opérations de cyberguerre. Elles peuvent prendre la forme d’attaques par déni de service de sorte de ralentir la capacité de réponse et d’information des belligérants, de propagande numérique pour réduire le soutien civil à une défense coûte que coûte en soutenant la demande de recherche d’un armistice, ou l’attaque d’infrastructures sensibles ou leur sabotage afin de rendre plus difficile l’approvisionnement et le soutien logistique des forces armées adverses. En organisant des opérations ciblées, ou de vaste ampleur, selon l’objectif militaire final recherché, les Forsvaret pourraient disposer d’un avantage certain sur le terrain. S’il ne fait aucun doute que l’ennemi cherchera à appliquer la réciproque, le Jernland, grâce à son avance technologique, peut s’appuyer sur un avantage évident dans le cyberespace et ainsi disposer d’un atout dont ne dispose pas nos adversaires éventuels. Si l’intelligence artificielle ne vise pas à remplacer l’humain – la présence humaine dans ce domaine restera vraisemblablement toujours nécessaire – elle peut offrir des capacités très supérieures à celles de l’ennemi et ainsi permettre d’agir sur davantage de fronts cyber en même temps, de sorte de submerger le camp en face.

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Galaad
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RAPPORT D'ACTIVITE | SECRET
09. februar 2042


Au regard des éléments contenus dans l’article de la Soldatens Gazette et offrant une première approche de ce que pourrait devenir le fonctionnement institutionnel du Jernland consécutivement à l’élection présidentielle, puis du scrutin législatif, le Sikkerhetsjeneste fait une lecture positive des orientations qui ont été jusqu’à présent formulées et propose au travers du présent rapport d’activité des pistes de réflexions permettant de mieux appréhender le fonctionnement de l’Etat au lendemain des importants changements politiques qui s’annoncent.

L’élimination systématique de toute opposition politique comme prérequis

L’élection législative d’avril 2042 est l’occasion qui s’offre au Jernland, et à la 15. Juni Bevegelse (ndlr. Mouvement du 15 juin, majorité gouvernementale) de parachever le projet politique introduit par les changements institutionnels de 1921 et le renversement de la monarchie. En cela, il convient de lire l’interdiction du Liberalt parti (ndlr. Parti libéral, gauche) à la fin de l’année 2041 comme une première étape dans cet achèvement de ce mouvement entamé il y a plus de 120 ans. En effet, le Jernland ayant dorénavant acquis une puissance militaire et diplomatique lui permettant de s’affirmer comme une puissance régionale, voire continentale incontestable, l’élimination de toute forme d’opposition politique est à présent un préalable au développement de l’ensemble des projets de société et politique du General Magnuss Løvenskiold. Dans une note classée « Très Secret Défense » transmise au Kontor III - SJ-Inlanndet (ndlr. Division III - service de sécurité pour l'intérieur), le Generalløytnant Marius Lunde, directeur du Sikkerhetsjeneste, a fait savoir que dorénavant l’ensemble de la division doit se préparer, outre ses habituelles missions de contre-terrorisme, de contre-espionnage et de sécurité politique, à l’anéantissement de l’ensemble des capacités de nuisance des forces politiques et des formations partisanes n’appartenant pas à la 15. Juni Bevegelse.

Dans cette perspective, le Kontor III - SJ-Inlanndet préconise, dès les semaines suivants la confirmation de la victoire électorale très large attendue de la 15. Juni Bevegelse le vote d’une loi donnant les pleins pouvoirs au président nouvellement élu, le General Magnuss Løvenskiold pour une durée de quatre ans. Il conviendra de privilégier la voie législative à la voie réglementaire des Décret d’Etat afin de donner la légitimité démocratique à cette initiative. Tel qu’induit par le décisionnisme théorisé par Anders Folstad, ce moment devra alors marqué le début d’une ère nouvelle, où une décision politique ne respectera plus du respect d’une supposée hiérarchie des normes et où la légitimité de celle-ci sera étroitement corrélée à la légitimité de l’autorité qui l’édicte. Ainsi, le General Magnuss Løvenskiold, investi de la pleine force de la légitimité populaire, sera source de tout droit au Jernland, conforté en cela par les lois sur l’attribution des pleins pouvoirs. Aux yeux de la communauté internationale, ce choix pourra aisément, si besoin, être justifié par le vernis démocratique d’un vote parlementaire. L’octroi pour quatre ans de l’ensemble des prérogatives relatives à l’exercice de l’Etat au futur Kommandør Magnuss Løvenskiold permettra dès lors d’investir le Sikkerhetsjeneste de toute l’autorité nécessaire pour procéder à l’arrestation, et l’élimination politique des opposants. A cette fin, le Store ører nettverk (ndlr. Réseau grandes oreilles) a déjà permis un fichage massif et exhaustif de tous les individus à placer sous surveillance et ceux à isoler prioritairement.

L’organisation totalitaire de l’Etat au service de la réalisation des ambitions jernlanders

Si jusqu’à présent coexistaient le Statsråd (ndlr. Conseil d’Etat) – organe gouvernemental chargé de la conduite des politiques publiques – et le Rådet for statens sikkerhet (ndlr. Conseil pour la sécurité de l’Etat) – conseil prenant en charge la supervision aussi bien des politiques de sécurité intérieures qu’extérieures au Jernland – le Sikkerhetsjeneste préconise, comme le laisse entendre les projets du chef de l’Etat, de rationnaliser davantage l’organisation institutionnelle afin d’en accroître l’efficience. Ainsi, si le Statsråd doit continuer d’être le lieu de décision des politiques publiques, il convient de réformer principalement le second pour en faire le Hovedkontoret for statenssikkerhet (ndlr. Office central de la sécurité de l’Etat). Ce dernier sera ainsi l’organe administratif regroupant l’ensemble des prérogatives du ministère de l’intérieur et de la sûreté et chapeautera aussi bien la Militærpoliti (ndlr. Police militaire) dans sa forme actuelle que les services de renseignement du Sikkerhetsjeneste. Une réorganisation de l’ensemble des services permettra dès lors, outre les directions supports en charge des personnels, de l’administration générale et la documentation, de compter sur trois directions.

La première rassemblera l’ensemble des services actuellement affiliés au Sikkerhetsjeneste qui ne connaîtra pas – il a fait la preuve de son bon fonctionnement – de réorganisation. La deuxième sera celle de la Sikkerhetspoliti (ndlr. Police de sécurité) dont les attributions seront essentiellement politiques. Composée des éléments les plus dévoués de l’actuelle Militærpoliti et idéologiquement les plus enclins à décliner rigoureusement la vision de la société du Kommandør Magnuss Løvenskiold et de certains éléments du Kontor III - SJ-Inlanndet actuellement en charge de la lutte contre les éléments politiquement subversifs, la Sikkerhetspoliti aura pour mission principale la traque et la neutralisation par tous les moyens mis à sa disposition des opposants potentiels au Jernland. Enfin, la troisième direction – la Krimineltpoliti (ndlr. Police criminelle) aura la charge des affaires de droit commun. Elle reprendra les attributions actuellement exercées par la Militærpoliti. A noter, que dans le format qui est préconisé, la Militærpoliti cessera d’exister sous cette appellation et devra faire l’objet d’une épuration idéologique, tandis que le Sikkerhetsjeneste conservera, en ce qui concerne les affaires intérieures, la charge du contre-espionnage et du contre-terrorisme.

La fonction de ministre de l’intérieur et de la sûreté sera supprimée au profit d’un haut fonctionnaire en charge de diriger les affaires du Hovedkontoret for statenssikkerhet, directement désigné par le Kommandør Magnuss Løvenskiold et à sa discrétion. Ce dernier assumera également les fonctions de commandant suprême des Forsvaret (ndlr. Forces armées), avec sous ses ordres un Forsvaret overkommando (ndlr. Haut commandement des forces armées) organisé en plusieurs hauts-commandements pour chaque arme.

Enfin, pour parachever la révolution de l’Etat total, englobant chaque aspect de la société – pas nécessairement économiquement dans un premier temps – le Sikkerhetsjeneste préconise de préparer dès à présent la nouvelle organisation sociétale et des corps intermédiaires (syndicats, associations, organisations professionnelles) pour les rapprocher de la 15. Juni Bevegelse. Ainsi, tout comme l’ensemble des partis politiques ont vocation à être supprimés, l’ensemble des structures fédérant des parties de la société seront regroupées en organismes uniques. Il est donc recommandé la formation d’un syndicat unique des travailleurs et des employeurs, d’organisations de jeunesse, et ainsi de suite. Si dans un premier temps l’adhésion à ces structures doit se faire sur la base du volontariat – des mesures incitatives peuvent être mises en place par exemple en accordant des privilèges à leurs membres – à l’horizon de cinq ans, il convient que ces structures fédèrent chaque pan de la société. Grâce à une installation depuis plus de 120 ans du régime actuel et des preuves de son efficacité politique, économique et diplomatique, cette initiative sera potentiellement vue davantage comme un parachèvement que comme une anomalie par les Jernlanders.

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Galaad
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RAPPORT D'ACTIVITE | SECRET
12. februar 2042


Sept mois après les accords bilatéraux signés avec la République socialiste libre des conseils du Westrait, le Sikkerhetsjeneste a étudié les options à la disposition de l’Etat du Jernland et tout particulièrement du Rådet for statens sikkerhet (ndlr. Conseil pour la sécurité de l’Etat) pour améliorer toujours davantage la collecte et la sécurisation des données personnelles des individus résidant sur le territoire du Jernland et utilisant le réseau internet sécurisé jernlander. Il apparaît dès lors que les dernières initiatives législatives et réglementaires sont de nature à faciliter et rendre plus efficient le travail des services qui assurent la sécurité au Jernland.

De nouveaux outils pour développer une politique de sécurité prédictive

Le Rådet for statens sikkerhet a donné son accord pour l’extension du programme de surveillance de masse MYSTERIUM ainsi que son corolaire XKeyNode. Pour mémoire, les deux dispositifs visent à donner aux services du renseignement les capacités de compiler d’importants volumes d’informations transitant par les réseaux internet et électroniques du Jernland. Ainsi, tout mail ou message texte ou vocal transmis par les technologies de l’information et de la communication fait l’objet d’une procédure analytique automatisée, c’est-à-dire à l’aide de calculateurs et ordinateurs de conception jernlander (ordinateurs ▮▮▮, systèmes d’exploitation ▮▮▮ et logiciels ▮▮▮). Les programmes MYSTERIUM et XKeyNode ont la capacité de casser les clefs de chiffrement communément utilisées sur internet, comme les réseaux virtuels privés (VPN), la voix sur IP (VoIP) et les Secure Sockets Layer (SSL) ce qui a permis depuis plusieurs années déjà au Sikkerhetsjeneste de mettre à jour de nombreuses communications qui ont par la suite été utilisées pour exercer des pressions sur des personnels politiques d’opposition, d’incarcérer et faire condamner des individus représentant un danger pour la sécurité de l’Etat et de déjouer plusieurs tentatives de subversions par des groupes activistes démantelés.

Dans le cadre du déploiement de la seconde phase des programmes MYSTERIUM et XKeyNode, le Kontor II - Signaletterretning (ndlr. Division II - Intelligence des signaux) a commencé à développer les protocoles qui permettront d’élargir la surveillance et l’analyse de métadonnées à l’ensemble des informations à caractère personnel relatives aux individus résidant au Jernland. Selon le modèle retenu par le Sikkerhetsjeneste, il s’agit dès lors de permettre le stockage et l’analyse par des machines, éventuellement en intégrant des éléments d’intelligence artificielle, de l’ensemble des agissements numériques des individus pour mettre à jour de manière prédictive les comportements de ceux-ci selon leurs publications sur les réseaux sociaux, mais également leurs consommations et leurs habitudes médicales. Cette intelligence artificielle deviendra ainsi un outil puissant capable pour chaque résident du Jernland de proposer une fiche très personnelle et potentiellement de définir un taux de résistance face à l’autorité de l’Etat et ses organes. Dans le cadre de réorganisation des services de sécurite proposée par le Sikkerhetsjeneste dans son dernier rapport d’activité, il est suggéré que le Kontor II – Signaletterretning puisse collaborer très étroitement avec la future Sikkerhetspoliti (ndlr. Police de sécurité) afin d’optimiser encore la traque et l’arrestation – y compris préventive – des éléments nuisant ou pouvant nuire à l’intérêt de l’Etat.

La nécessité de sécuriser les outils informatiques en provenance de l’étranger

Le Hovedkontoret for statenssikkerhet (ndlr. Office central de la sécurité de l’Etat) qui devrait voir le jour dans les mois qui suivront la victoire électorale de la 15. Juni Bevegelse (ndlr. Mouvement du 15 juin) devrait permettre d’intégrer au sein d’une même structure administrative l’ensemble des politiques de sécurité, de renseignement, de contre-espionnage et contre-terrorisme. Ainsi, le Sikkerhetsjeneste ainsi que le Rådet for statens sikkerhet ont accéléré leurs acquisitions de plusieurs supercalculateurs auprès de la République socialiste libre des conseils du Westrait afin de disposer des outils informatiques nécessaires au déploiement du programme MYSTERIUM et XKeyNode. Ces deux logiciels (logiciels ▮▮▮) développés sur commande par Hengelås Secure ont été conçus et améliorer pour offrir davantage de contremesures face au risque de virus informatique. En effet, la rumeur veut que certaines compagnies d’Etat du Westrait disposent des capacités de concevoir et d’utiliser des virus informatiques qui, même s’ils sont moins élaborés que ceux développés par la République de Valdaquie (virus informatique ▮▮▮), pourraient présenter une menace et altérer le bon fonctionnement des systèmes de collecte de données du Jernland. Le Sikkerhetsjeneste, dans l’application des programmes MYSTERIUM et XKeyNode recommande de lancer, avant chaque connexion d’un appareil n’étant pas de conception nationale, un scan de sécurité à l’aide de logiciels permettant de s’assurer de l’absence de menace informatique. Une brèche de sécurité pourrait conduire à la révélation des ces deux programmes et réduire ainsi leur efficacité. La sécurisation des installations informatique du Rådet for statens sikkerhet et donc du futur Hovedkontoret for statenssikkerhet est une priorité pour le Kontor II – Signaletterretning.

Une fois la sûreté des appareils et des installations garantie, il convient de déployer les outils de surveillance (logiciels espions) pour intégrer également dans le réseau des logiciels contribuant à aller puiser l’information à sa source. En effet, si l’ensemble des administrations d’Etat, à travers leurs départements ministériels de tutelle, ont reçu comme consigne de relier leurs bases de données au système central, le Sikkerhetsjeneste préconise de ne pas faire reposer sur la collaboration des agents l’ensemble du dispositif. Ainsi, même si les supercalculateurs pourront recevoir les flux de données des fichiers médicaux, des réseaux sociaux et de manière générale l’ensemble des systèmes informatisés du Jernland, l’intégration de logiciels espions effectuant le travail de collecte en double augmente la fiabilité de l’ensemble. Le Sikkerhetsjeneste étant chargé d’assurer la sécurité informatique de l’ensemble des structures d’Etat, dont les plus sensibles, il peut aisément ne pas révéler l’existence de programmes d’espionnage.

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Galaad
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RAPPORT D'ACTIVITE | SECRET
23. februar 2042


Le projet Gimle vise à la création d’un homme nouveau, biologiquement et génétiquement supérieur à l’être humain tel qu’il est connu aujourd’hui. Cela signifie que le Sikkerhetsjeneste poursuit, à travers son appui à l’Institutt Hammer (ndlr. Institut Hammer) – est-il encore besoin de rappeler que cet établissement public de recherche est en réalité une branche officieuse du Sikkerhetsjeneste qui s’en sert aussi bien pour réaliser des recherches scientifiques avouables et servant l’intérêt nationale comme inavouables ? -, l’objectif de créer un individu capable de mieux encaisser la douleur, de réaliser des efforts accrus, de ne plus être sensible aux infections tels les rhumes, les grippes ou les immunodéficiences.

Un succès pour le projet Gimle suppose avant tout des succès également pour ses sous-projets que sont Hydra – le but est l’amélioration du génome humain -, Kimære – la capacité à mélanger les génomes humains avec des caractéristiques d’autres espèces pour accroître la résistance au froid, aux fortes chaleurs, ou la capacité de régénération des cellules – et Genesis – la création d’une interface parfaite entre l’homme et la machine pour permettre la commande d’un bras mécanique accroissant la force des individus grâce à des implants cérébraux, ou par exemple l’intégration d’éléments électroniques directement dans l’organisme pour améliorer ses aptitudes (vision dans le noir, sensibilité dermatologique, etc).

Cependant, il est primordial que ces succès biologiques s’accompagnent également de succès psychologiques. En effet, réussir à créer un homme augmenté serait en vérité un échec sans parvenir à des améliorations du comportement. Il est inenvisageable d’accroître les capacités physiques des Jernlanders sans une amélioration de leur capacité à être dociles, soumis. Les risques pour la sécurité de l’Etat que représenteraient des individus augmentés mais ne disposant pas d’une prédisposition à la soumission sont trop importants. Aussi le Sikkerhetsjeneste préconise vivement la mise en œuvre d’un projet, parallèle à Gimle, pour développer des outils visant à garantir la soumission des individus.

Une première ligne budgétaire d’un million et demi de dalers (ndlr. un million de dollars) est affecté au projet CHAOS.

Le projet CHAOS permettrait de parachever l’édification d’une société de la docilité

Le projet CHAOS va permettre au Sikkerhetsjeneste de travailler, toujours en lien avec l’Institutt Hammer, sur plusieurs sous-projets qui visent à atteindre des objectifs variés. Comme préambule il a été opportun de rappeler que plusieurs penseurs et philosophes modernes (au sens où l’entendent les historiens) ont mis en avant une thèse selon laquelle les individus consentent librement à la servitude et que cette dernière n’est pas nécessairement forcée. Elle confirme d’ailleurs la nécessité d’accroître encore davantage le nombre des collaborateurs actifs et/ou passifs du régime de sorte de parvenir à un degré de soumission encore supérieur de la société. Tout pouvoir, quand bien même parviendrait à s’imposer par la force des armes doit, pour pouvoir justement exploiter durablement une société et la dominer, s’appuyer sur la coopération active ou résignée d’une grande partie de ses membres. Il est donc primordial de parvenir à implanter pour le temps long dans l’esprit des Jernlanders la résolution à servir et à se soumettre à l’autorité de l’Etat. Dès lors le projet CHAOSs’attache à travailler au développement de la disposition à l’obéissance et à la soumission, au point même dans des cas bien déterminés à agir contre ses propres principes moraux, philosophies ou religieux.

Le premier volet du projet CHAOS – son nom de code a été arrêté sur le qualificatif de projet CHAOS-1 – vise à pouvoir stocker plusieurs substances chimiques potentiellement incapacitantes ou mortelles dans un individu et de développer les moyens de les disséminer. Ce programme permettrait ainsi d’utiliser des individus a priori hors de tout soupçon comme des vecteurs pour des agents pathogènes. Les individus cobayes devront idéalement ignorer être porteurs desdites substances. Le Sikkerhetsjeneste a d’ores-et-déjà transmis des instructions aux chercheurs de l’Institutt Hammer pour qu’ils travaillent sur la création de capsules pouvant contenir les agents et substances chimiques. A ce stade, le projet CHAOS-1 présentent néanmoins l’inconvénient majeur de nécessiter le recours aux enlèvements pour procéder à l’implantation. En effet, il n’existe pas, à cette date, de méthodes rendant possibles l’implantation des substances incapacitantes ou mortelles pour les disséminer avec un temps de décalage. Le projet CHAOS-1 permettrait également de pouvoir retourner des agents en leur faisant inoculer, dès lors qu’ils auraient été identifiés et appréhendés, des substances incapacitantes ou mortelles de sorte que s’ils n’agissent pas ensuite pour les intérêts jernlanders ou du Sikkerhetsjeneste, ils puissent être « désactivés ». Ce premier sous-projet n’a pas pour objectif de soumettre de son propre chef un individus, mais plutôt de disposer de moyens convaincants de le faire agir, en pleine conscience cintre ses propres intérêts ou ceux qu’il est censé défendre.

Le second volet du projet CHAOS, CHAOS-2, viserait en revanche davantage un contrôle « doux », en apparence consenti. Un groupe d’étude sur ces sujets devra se pencher particulièrement sur l’effet des substances psychotropes et des méthodes d’hypnose sur les individus et les capacités qui seraient les leurs une fois soumises à un protocole hypnotique ou médicamenteux. A cette fin, l’Institutt Hammer fournira les substances en question et réalisera, sous l’étroit contrôle des chefs de projets, les essais dans un premier temps sur des cobayes animaux, puis potentiellement, dans un second temps, sur des humains. Les questions de conditionnement des masses et des individus doivent ici être particulièrement étudiées. En effet, le Sikkerhetsjeneste vise un contrôle large de la société pour qu’elle agisse docilement. De la même manière que les réactions pavloviennes ont démontré qu’une espèce produit des réactions bien précises face à un stimuli, l’objectif doit être de parvenir à déclencher des réactions déterminées face à certaines actions. Ainsi, les populations d’enfants devront être analysées avec attention de sorte qu’un potentiel programme éducatif soit mis sur pied par le futur ministère de l’éducation populaire et de la culture norroise.

Le projet CHAOS prévoit que des études mettent à jour régulièrement les possibilités qu’offrent différentes substances en vue d’un résultat déterminé. Ainsi, l’assortiment de substances pour altérer l’esprit fera l’objet d’une attention toute particulière de sorte que nous en sachions davantage sur des :
  • substances provoquant des raisonnements et réactions illogiques discréditant un individu en public ;
  • substances augmentant les capacités mentales et cérébrales, le cerveau humain n’étant pas utilisé au maximum de ce qu’il est capable ;
  • substances inhibant les effets de l’alcool et d’éventuelles drogues ;
  • substances augmentant les capacités de résistance à la torture, aux lavages de cerveau etc ;
  • substances provoquant l’amnésie des événements se déroulant avant et pendant leur utilisation ;
  • substances altérant la personnalité des sujets pour les rendre dépendants d’une autre personne ;
  • substances provoquant des confusions mentales et le rendant plus influençable et rendant difficile de soutenir une histoire fabriquée
. Il ne s’agit que de quelques pistes sur lesquels le projets CHAOS permettrait de disposer d’une avance notable sur les éventuels agents subversifs et pour une meilleure maîtrise des masses dans des circonstances données. L’hypnose devra également être intégrée aux travaux. Des équipes de psychologues, psychiatres et neurologues seront mises sur pied aux fins de parvenir à des résultats concluants.

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Galaad
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RAPPORT D'ACTIVITE | SECRET
14. mars 2042


Le rapport d’activité en date du 12 février 2042 a dressé les grands axes pour une société davantage sous contrôle où le futur Hovedkontoret for statenssikkerhet (ndlr. Office central de la sécurité de l’Etat) est appelé à jouer un rôle encore plus central dans la sécurité de l’Etat que ne le faisait jusqu’à présent le SIkkerhetsjeneste et le Rådet for statens sikkerhet (ndlr. Conseil pour la sécurité de l’Etat). En effet, cet office à nâitre entièrement consacré à la sécurité intérieure disposera de moyens accrus par rapport aux agences actuellement existantes. Placé sous l’autorité d’une même et unique personne, le Hovedkontoret for statenssikkerhet, en devenant un outil administratif sera exclu du champ des interférences politiques pour être entièrement dédié à la lutte contre les oppositions internes et contre les tentatives d’affaiblissement de l’autorité étatique. Les programmes MYSTERIUM et XKeyNode qui permettent déjà la collecte globale de métadonnées se verront encore renforcés par le développement d’une intelligence artificielle qui par apprentissage automatique sur les données de communication collectées sera en mesure d’identifier les suspects d’atteinte à la sûreté de l’Etat.

L’intelligence artificielle permettra d’identifier, puis de neutraliser les ennemis de l’Etat

Si jusqu’à présent MYSTERIUM et XKeyNode permettaient au Sikkerhetsjeneste de compiler d’importants volumes de données, en s’appuyant très largement sur les capacités informatiques de pointe de certaines entreprises jernanders – ces dernières ne sont pas informées de l’usage qui est fait des acquisition auprès d’elles – et sur l’acquisition de superordinateurs permettant de traiter un volume considérable de données, il s’avère que le simple fait de disposer d’une telle masse d’informations ne permet pas encore d’optimiser la lutte contre les éléments subversifs de l’Etat. En effet, malgré des capacités intéressantes, MYSTERIUM et XKeyNode ne peuvent être considérés que comme un maillon d’un dispositif qui se doit d’être plus vaste, plus puissant et surtout plus intelligent, et donc agile. C’est le sens du développement du programme Skynet. Il effectuera une analyse par apprentissage automatique sur l’ensemble des données de communication collectées pour extraire ensuite les informations et indices sur d’éventuelles activités suspectes des individus. Skynet s’appuiera sur le décryptage de courriers électroniques, appels téléphoniques et messages numériques sous quelque format que ce soit pour proposer un degré de dangerosité à chaque individu. Ce programme, encore en phase de développement dans le cadre des travaux plus vastes sur les opportunités offertes par l’intelligence artificielle, pourrait également identifier les comportements suspects des utilisateurs de téléphones mobiles. En effet, les changements réguliers de cartes SIM ou l’extinction répétée des téléphones pendant des périodes de durée variable peuvent être caractéristiques d’activités suspectes. Skynet sera en mesure de repérer ces comportements pour proposer une interprétation et ajouter l’individu sur une liste de personnes indésirables.

De même, Skynet devant être connecté au réseau pour fonctionner de manière optimale, la sécurité informatique est primordiale. C’est pourquoi plusieurs pare-feu et outils de protection seront mis en place. Le Jernland est à la pointe de ces questions au niveau mondial avec une maîtrise inégalée des logiciels (hrp : logiciels ▮▮▮) et des logiciels espions. Dès lors les menaces doivent être anticipées et des solutions de sécurité mise en place avec le support d’entreprises majeures du secteur. Netweave et Hengelås Secure ont été retenus dans le cadre de l’appel d’offre précédent pour l’équipement des services de l’Etat et fourniront donc des systèmes d’information. De plus, l’expertise valdaque en matière de virus informatiques sera utile et une assistance à la protection contre ceux-ci leur sera demandée. Ce n’est qu’à cette condition, et si le risque est réduit que Skynet pourra être connectée. A noter que Skynet sera conçu comme un système complet, c’est-à-dire en mesure d’assurer ses missions en parfaite autonomie. Ainsi, l’intelligence artificielle offrant des opportunités en matière de lutte contre la cyberguerre, Skynet pourra conduire ses missions, et en cas d’intrusion détectée dans ses systèmes, lutter contre l’agresseur en réparant les brèches. Aussi, il a été décidé que la connexion sur le réseau internet sécurisé se ferait lorsque cette intelligence artificielle aura déjà bien appris grâce au machine learning sur les importantes bases de données déjà existantes, puis sur le réseau global par la suite. L’horizon arrêté est une entrée au service opérationnel d’ici 2043.

Un taux de faux-positifs très faible justifiant l’entrée en service

Les études sur l’intelligence artificielle ont permis de mettre en avant les risques liés au surapprentissage qui correspond à un modèle où il y a plus de paramètres que ne peuvent le justifier les données sur lesquelles le travail est effectué. Le mauvais dimensionnement de la structure utilisée pour classifier ou faire une régression pourrait hypothétiquement faire courir le risque d’émergence de faux-positifs et de pousser Skynet à identifier injustement comme suspect des individus. Selon les premières études réalisées, le taux de faux-positif atteindrait 0,01%, ce qui, à l’échelle de la population jernlander, représenterait jusqu’à 3 400 personnes. L’objectif qui a été retenu et qui rend acceptable l’entrée en service de Skynet est de 0,008%, soit 2 700 individus. Ces derniers sont potentiellement sacrifiables pour assurer la sécurité de l’Etat. L’objectif de Skynet n’était pas de permettre, dans la majorité des cas, des assassinats, mais bien des arrestations et des placements en centre pénitentiaire et dans le futur réseau concentrationnaire, un taux d’erreur est acceptable. Si les spécialistes continuent de travailler à réduire autant que possible ce taux d’erreur, il a été admis que l’entrée en service pourrait se faire rapidement.

A noter que concernant la sécurité, le futur système Skynet sera localisé au sein des installations du Sikkerhetsjeneste dans les Thorkjeder, dans la forteresse souterraine livrée en début d’année par la Valdaquie. Celle-ci, en phase finale d’inspection de sécurité, pour s’assurer de l’absence de dispositifs compromettant la sécurité de son exploitation, deviendra le lieu privilégié de la surveillance globale et des activités de cyberguerre du renseignement jernlander. Si la forteresse souterraine n’est pas localisée sur les cartes, l’ensemble des installations construites autour et en cours de finalisation sont soit bunkerisées, soit construites en intégrant les premiers éléments des constructions résistants au souffle d’une explosion, pour les bâtiments extérieurs les moins stratégiques. Les centres de données de MYSTERIUM, XKeyNode et Skynet seront ainsi centralisés et connectés directement entre eux pour garantir une efficacité maximale et une sécurité renforcée. Les collaborations avec les ingénieurs aiglantins se poursuivent dans le sens de la maîtrise de ces techniques de construction. Le Sikkerhetsjeneste continuera d’assurer l’accréditation de l’ensemble des personnels travaillant sur place, y compris pour l’Energikommisonær (ndlr. Commissariat à l'énergie), et les forces armées.

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RAPPORT D'ACTIVITE | SECRET
02. april 2042


Le renforcement des outils à disposition du Sikkerhetsjeneste se poursuit grâce au développement des nouvelles technologies. Si longtemps, le Store ører nettverk (trad. Réseau grandes oreilles) a constitué la pierre angulaire de la surveillance des masses, grâce à un nombre important d’informateurs – environ 10% de la population totale fait partie du réseau des collaborateurs officieux (hrp : c’est moins que sous la République démocratique allemande) – l’entrée du Jernland dans l’ère de la massification des technologies de l’information et de la communication conduit le Kontor II - Signaletterretning (trad. Division II - Intelligence des signaux) à développer de nouvelles manières d’assurer la sécurité de l’Etat. En effet, les programme MYSTERIUM, XKeyNode et Skynet s’appuieront sur la collecte et l’analyse de métadonnées pour identifier les individus conduisant des activités subversives ou tenant des propos hostiles à l’Etat et ses représentants. L’intelligence artificielle, mise au service de la surveillance et de la sécurité, contribuera à repérer plus rapidement les suspects recherchés, grâce au programme Skjold (trad. Bouclier).

L’annonce faite par Gnaa sur la commercialisation prochaine de son nouvel assistant vocal intelligent Echo constitue une opportunité intéressante pour les services de renseignement jernlander, notamment dans le cadre de la surveillance intérieure du territoire. En effet, si jusqu’à présent ce sont essentiellement les collaborateurs officieux qui permettaient de collecter du renseignement sur le comportement dans la sphère privée des individus, le très rapide essor des outils électronique donne accès à de nouvelles sources d’informations. Ainsi, grâce aux micros et des caméras installés aussi bien sur les téléphones intelligents, que sur les futurs assistants vocaux intelligents, le Sikkerhetsjeneste et la Statspoliti (trad. Police d’Etat) auront accès aux conversations tenues dans des cadres privés, supposément à l’abris des regards et des oreilles. Si le Hovedkontoret for statenssikkerhet (trad. Office central de la sécurité de l’Etat) n’entend pas appréhender tout le monde pour la moindre critique, les données collectées permettront d’établir plus efficacement les profils des individus et de mieux cibles la surveillance approfondie au regard des informations collectées.

Il convient de garder à l’esprit que le Store ører nettverk et les captations électroniques seront deux faces d’une même médaille et qu’ils serviront tous deux à renforcer la surveillance sur la société. De manière générale, il est préconisé, pour la future Statspoliti de procéder aux interpellations et à l’incarcération des individus les plus véhéments et susceptibles de représenter un danger pour la sécurité de l’Etat au regard de leur influence sur leurs proches, ou de leur position professionnelle. Les dispositifs Echo de Gnaa devront être utilisés plus largement, en se limitant à une surveillance des installations situées sur le sol du Jernland. La connexion à un réseau internet interne au pays renforce les chances de succès, de même que les outils récemment acquis, comme les logiciels espions. Il est préconisé de favoriser le déploiement de la domotique et des outils de gestion du quotidien de ce type afin de favoriser l’accès à des mines de données et d’informations. De la même manière, les collaborateurs officieux feront l’objet d’une surveillance toute particulière, de sorte que nous puissions garantir leur soutien au régime et à l’Etat. Cela assurera qu’il s’agit d’informateurs dévoués et ne représentant aucune menace pour la sûreté du Jernland.

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RAPPORT D'ACTIVITE | SECRET
09. april 2042


Le succès électoral du General Magnuss Løvenskiold marque l’entrée du Jernland dans une nouvelle ère. En effet, avec près de 80% des sièges au Stortinget, ainsi que la légitimité populaire, le déclenchement de la phase active du projet détaillé dans le cadre d’un précédent rapport d’activité peut être ordonné. Cette phase doit conduire à une reprise en main par l’appareil étatique de l’ensemble des pans de la société. Economiquement, le Jernland doit être préparé en vue d’un affrontement de plus en plus inévitable avec les forces libérales qui, non contentes de faire prospérer la décadence et la dépravation en Dytolie, ont choisi à présent d’engager une rhétorique ouvertement hostile. Si pendant un temps la menace marxiste a été considérée comme majeure, il apparaît de plus en plus évidemment qu’aussi bien les forces socialistes et les forces nationales peuvent trouver un intérêt à se dénoncer mutuellement comme l’adversaire à abattre, tout en coopérant en réalité en vue de l’affaiblissement, voire la disparition du libéralisme mondial financiarisé.

La mise au pas politique doit conduire à l’encadrement de toute la société

Conformément au décret d’Etat sur le fonctionnement de l’administration et des institutions qui crée les nouveaux organes de sécurité et de défense, le Hovedkontoret for statenssikkerhet (trad. Office central de la sécurité de l’Etat) dispose, à travers la Statspoliti (trad. Police d’Etat) et de l’autorisation d’ouverture de centres pénitentiaires spéciaux pour accueillir les opposants politiques et les ennemis intérieurs du Jernland des outils pour procéder à l’élimination des derniers adversaires du régime du General Magnuss Løvenskiold. Ces derniers, pucés, seront placés sous surveillance, rééduqués lorsque la situation le permet, ou incarcérés indéfiniment de sorte qu’ils ne représentent plus une menace. L’appareil policier et sécuritaire, dorénavant multiforme et particulièrement présent dans toutes les strates de la société, permet une bonne surveillance et un contrôle renforcés des individus. Le Store ører nettverk (trad. Réseau grandes oreilles) et le déploiement de systèmes de surveillance MYSTERIUM, Skynet et XKeyNode, combinés aux écoutes et captations de télécommunications par voie satellitaire offre des moyens considérables pour l’élimination des derniers opposants. A noter toutefois que l’avènement du régime depuis plus de 120 ans a permis de réduire très notablement les risques de dissidences, de sorte que l’hypothèse de personnes cherchant à fuir le Jernland – pour des pays plus de deux fois moins riches par ailleurs – est notablement faible.

Sur le plan politique, la création du Arbeidstjenesten (trad. Service du travail) qui aura la charge d’encadrer les six mois obligatoires de service à fournir pour le ministère de l’industrie, de l’énergie et du travail. De même, la création du Arbeidsfront (trad. Front du travail) comme syndicat unique regroupant employeurs et salariés permettra un débat social au sein d’une même plateforme. Ce format unitaire a également l’avantage de renforcer le concept de communauté populaire, dans laquelle la question des classes est supplanté par l’unité du peuple norrois. Ungdomsfronten (trad. Front de la jeunesse) contribue d’ailleurs à la réalisation de cet objectif puisqu’il préparer dès leur plus jeune âge chaque Jernlander à la vie au sein d’une société enfin débarrassée de ses tares et des éléments les plus nuisibles. En effet, en encourageant le développement de liens au sein d’un même groupe, soudé autour d’une même ambition l’ensemble des jeunes éléments du corps social.

L’économie doit être mise au service de la réalisation des intérêts nationaux

A la mise au pas politique et sociétale doit succéder la mise en ordre de l’économie du Jernland. Si la liberté des échanges a jusqu’à présent été la règle, il s’avère que les Etats dits libéraux aussi bien politiquement qu’économiquement ont choisi d’utiliser la voie économique pour influencer les choix politiques jernlanders. Face au risque d’ingérence, il est plus que jamais nécessaire de garantir l’imperméabilité nationale. En effet, l’économie ne saurait être utilisée pour conduire à des changements politiques subis, contraints. Le récent décret « Jernland » du Zeederland, s’il ne présente pas de risque majeur du fait du retard économique et technologique de ce pays culturellement différent, de même que l’attitude asdriche qui cherche à travers des fondations libérales à prôner des transformations politiques grâce à une entrée économique ne doivent pas duper le Jernland : les libéraux dytoliens ont choisi d’engager une lutte à mort avec les régimes nationaux, et par là même d’empêcher, ou tout du moins de retarder la réalisation de la destinée manifeste.

Si le Jernland ne doit pas tendre vers une organisation socialiste, voire marxiste de l’économie, avec des monopoles d’Etat sur l’ensemble des pans de l’économie – les régimes socialistes continueront de nier cet état de fait d’un monopole d’Etat et parleront d’une restitution des moyens de production aux masses – il est nécessaire que l’Etat puisse organiser la production pour l’orienter, lorsque le marché ne le fait pas de lui-même, vers les secteurs stratégiques. Si la propriété privée ne doit pas être remise en question, il convient de prévoir dès à présent le verrouillage des influences étrangères et de préparer l’appareil productif jernlander, y compris par la massification des technologies augmentant les productions, à l’affrontement face à l’hydre libérale. Il n’est toutefois pas question de remettre en doute la pertinence des choix réalisés en matière de partenariat commerciaux avec les Iles-Unies, la Radanie et la République de Valdaquie. En effet, aussi bien la Valdaquie que les Iles-Unies sont des partenaires économiques, mais également politiques majeurs en Dytolie. En outre, si la République de Valdaquie présente des caractéristiques évidemment libérale, la tendance pourrait être à un plus fort nationalisme économique du fait des courants politiques traversant l’entourage de Petru Ursachi et une forte demande en matière d’identité nationale et de privilèges pour les nationaux. En ce qui concerne les Cambries et la Radaniens, l’instauration d’une zone de libre-échange dans les prochaines semaines devrait permettre de calmer en partie les potentielles plaintes sur le traitement infligé aux opposants jernlanders ainsi que sur la reprise en main économique. Hors de Dytolie, l’alliance jernlando-karsaise renforce encore les atouts commerciaux, alors que Mahra devrait parvenir à s’accommoder des évolutions à venir, puisque ne remettant pas en question les relations bilatérales, le réalisme et le pragmatisme karsais y contribuant.

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Galaad
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RAPPORT D'ACTIVITE | SECRET
26. april 2042



Le développement de l’intelligence artificielle permet déjà d’envisager le déploiement plus efficace et de façon plus opérationnelle du programme Skjold (trad. Bouclier) qui permet notamment de localiser et suivre avec plus de facilité et une plus grande efficience l’ensemble des individus se déplaçant dans l’espace public. De même, grâce aux nombreuses caméras de vidéosurveillance installées par l’entreprise Elementor le projet de crédit social prend de plus en plus corps et a déjà permis de corriger les comportements de plusieurs milliers de personnes. Il est estimé selon le Kontor III - SJ-Inlanndet (trad. Division III - service de sécurité pour l'intérieur) que ce dernier sera pleinement opérationnel d’ici janvier 2044, avec dès lors une capacité pour le Hovedkontoret for statenssikkerhet (trad. Office pour la sécurité de l’Etat) d’influer davantage sur le comportement quotidien des individus. Le Jernland sera alors le premier Etat au monde, grâce à l’intelligence artificielle à déployer ce type d’outils et à l’opérer à aussi grande échelle. Une première phase d’essai sera conduite à partir de janvier 2043, notamment dans la ville de Trondheim dans le comté de Rodinland. Cette municipalité a été retenue pour plusieurs raisons. Tout d’abord, de par sa population mesurée – elle compte moins de 100 000 habitants – elle offre un bon terrain d’expérimentation. De plus, en raison de la diversité de la population – presque toutes les couches sociales et types d’individus sont présents malgré la taille modeste de l’ensemble urbain – il sera possible d’observer assez finement le comportement général des masses.

Au-delà de ces outils de surveillance et de contrôle, l’intelligence artificielle, outre toutes les applications civiles, d’aide à la décision et de conduite autonome d’opérations industrielles et marchandes – le Jernland sera le premier pays au monde à disposer des capacités à coder des algorithmes servant à l’intelligence artificielle, notamment grâce déjà à une maîtrise particulièrement avancée en matière de logiciels – servira également aux autres directions du Sikkerhetsjeneste ainsi qu’à la Statspoliti (trad. Police d’Etat). C’est particulièrement le cas en ce qui concerne les technologies d’hypertrucage. Il ne convient pas dans le cas des deepfakes d’empêcher l’authentification, mais bien de s’appuyer sur la rapidité de propagation des fausses informations pour influencer les acteurs économiques, politiques et sociétaux en se basant sur la crédulité naturelle des individus pour parvenir à des résultats favorables au Jernland. L’absence de connaissance des organes gouvernementaux étranger sen matière d’intelligence artificielle par rapport au Jernland confère toutefois un avantage qualitatif stratégique aux services de renseignement nationaux.

Le deepfake permettra de modifier les visages et apparences des individus

Si aujourd’hui l’ensemble des services de renseignement utilise encore les logiciels de retouche d’image pour procéder à la fabrication de fausses preuves et autres activités confidentielles, l’intelligence artificielle va offrir un avantage qualitatif et comparatif important au Sikkerhetsjeneste par rapport à ses concurrents internationaux. En effet, grâce aux outils numériques acquis auprès de fabricants nationaux il sera à terme possible de réaliser des montages beaucoup plus crédibles, capables d’instiller le doute et d’induire en erreur les observateurs les plus avisés. L’objectif d’une telle manipulation est de pouvoir remplacer une personne par une autre pour lui faire tenir les propos tenus par la première. Si a priori une telle manipulation peut paraître anecdotique, elle peut se révéler en vérité dévastatrice, notamment dans le cadre des campagnes électorales où le temps court joue contre les délais beaucoup plus longs d’identification et d’authentification du fact-checking. Avec des outils de cette nature, le Sikkerhetsjeneste pourrait potentiellement influencer l’issu d’une campagne en discréditant un ou plusieurs participants. La crédulité et l’absence de réflexes de vérification des électeurs – elle peut s’avérer particulièrement compliquée selon le perfectionnement de la technique utilisée par les faussaires – joue en faveur des initiatives de falsification.

Dans le cadre du développement des technologies liées à l’intelligence artificielle, ainsi que la multiplication des réseaux sociaux et des moyens de communication instantanés, doivent être vus comme des opportunités pour le travail d’influence du Jernland. Si la Dytolie Stiftelse for Kultur (trad. Fondation Dytolia pour la culture), association indépendante mais percevant grâce à de nombreux écrans des financements de la part du Sikkerhetsjeneste a vocation à intervenir en amont des processus électoraux au travers de colloques, conférences et formations associant des personnalités du monde de la culture, de la politique, des milieux économiques et de manière générale de la société civile des pays accueillant ces événements ainsi que des intervenants d’origine jernlanders en apparence sans lien direct avec le pouvoir – les Iles-Unies, le Zeederland, l’Asdriche, la Magyarie et la Radanie sont tout spécialement ciblés, en plus de la Valdaquie – les processus électoraux en eux-mêmes ne peuvent être négligés et il convient de disposer de moyens pour intervenir plus directement et potentiellement faire pencher la balance en faveur des intérêts diplomatiques jernlanders. L’adoption du traité entre le Zeederland et la Magyarie témoigne d’ailleurs de cette tendance qui se dégage au sein des partis Nationaal Appèl (trad. Appel national, extrême-droite) et Samen (trad. Ensemble, droite à extrême-droite) qui bien que ne comptant respectivement que deux et vingt-et-un députés sur deux cent cinq pourrait à terme permettre des évolutions intéressantes vers davantage de sympathie en faveur des régimes nationalistes, fascistes et populistes.

Combiné à la création de toute pièce de discours, il est une arme redoutable

En plus de la possibilité de truquer assez aisément à l’aide de l’intelligence artificielle des vidéos pour remplacer des visages par d’autres et ainsi donner l’illusion d’événements s’étant réellement produits et donc de modifier la perception qu’on les gens de la réalité, l’intelligence artificielle pourrait permettre également de donner des résultats concluants en matière d’imitation des voix. En imaginant que le Sikekrhetsjeneste ou la Statspoliti parviennent à combiner les deux technologies pour réaliser des montages plus vrais que nature, le résultat pourrait être l’induction des électeurs ou acteurs économiques sur la base de fausses nouvelles. Les élections générales zeederlandaises arrivant en 2046 pourraient être l’occasion d’expérimenter alors ces techniques et soutenir par là même les campagnes des partis plus ouvertement favorables au Jernland. Auparavant, les élections à la Diète d’Asdriche peuvent être l’occasion de faire émerger au sein de la Republikanische Partei (trad. Parti républicain, droite) une frange plus favorable à la conciliation avec les nouvelles autroités jernlanders et moins regardant sur l’organisation interne du Jernland. Dans le même temps, des campagnes de diffamation appuyées largement sur ces nouvelles technologies peuvent servir la Reichsrenaissance (trad. Renaissance impériale, extrême-droite). En Magyarie enfin, la situation est encore plus intéressante puisque l’absence de véritable chef de l’Etat – le Régent ne dispose pas de la légitimité dont disposerait un monarque successeur des précédents occupants du trône – fragilise la situation politique interne. Que Hazánk (trad. Notre Patrie, extrême-droite), le Magyar Népmozgalom (trad. Mouvement populaire magyar, droite) et le Független Földmunkási Párt (trad. Parti indépendant des travailleurs agraires, droite) disposent ensemble de trente-cinq sièges offrent déjà une représentation solide pour les mouvements nationalistes et patriotiques. Si le parti agrarien n’est pas à proprement parler populiste, il peut s’avérer particulièrement sensible aux thématiques souverainistes et nationales.

Ces événements politiques peuvent naturellement constituer les terrains d’essai des nouvelles méthodes du Sikekrhetsjeneste en combinant travail d’influence de longue haleine avec l’action rapide débutant quelques mois avant les échéances électorales. A cette fin, sur la base d’un enregistrement audio, l’intelligence artificielle pourrait créer des discours reprenant les formulations et la syntaxe d’un individu réel pour produire des éléments de discours entièrement artificiels. C’est ce sur quoi travaillent également les équipes du Sikkerhetsjeneste et du Kontor II. Le logiciel en question facilitera, grâce à l’analyse par l’intelligence artificielle, de concevoir des imitations de voix, sur la base de passages que les services de renseignement souhaiteraient voir prononcés faussement par telle ou telle personnalité. Ces stratégies de trucage n’ont d’ailleurs pas vocation à seulement servir contre l’étranger dans le cadre de campagnes d’influence, mais également à l’intérieur du Jernland pour discréditer des individus que le pouvoir souhaite voir discrédités et écartés de la scène publique nationale. C’est dans la perspective du renforcement de l’autorité de la 15. Juni Bevegelse (trad. Mouvement du 15 Juin) que les ingénieurs et codeurs du Sikkerhetsjeneste travaillent également sur les technologies de l’intelligence artificielle.

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Re: SECURITE ET RENSEIGNEMENT

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RAPPORT D'ACTIVITE | SECRET
30. april 2042



Les accords de coopération technologiques pour le développement d’une frégate de conception jernlander avec les Iles-Unies, d’un croiseur et d’un sous-marin avec le Royaume de Kars devraient permettre la renaissance très rapide de la filière navale militaire jernlander. Le soutien apporté fidèlement par l’allié valdaque contribue largement à envisager que les chantiers navals de la Stålverk Marine Systems, filiale de la Nasjonal Stålverk Aksjeselskap, puissent rouvrir de manière fonctionnelle dès le début d’année 2043. Des délais aussi brefs sont rendus possible par la préexistence de connaissance au Jernland en amont du lancement des projets de recherche. Ainsi, les industries militaires de la Nordisk Aerospace, Missiles and Electronic Systems – c’est eux qui fournissent l’ensemble de l’électronique embarquée, dont les systèmes radars, d’aide à la conduite de tir, de guerre électronique mais également les systèmes balistiques et les missiles -, la Hamarverk Industrikonsern – la production des canons et des défenses antiaériennes de type CIWS – et de la Stålverk Marine Systems – pour l’armature, l’assemblage des morceaux de coque et le blindage qui à titre d’exemple représente plus de 70 tonnes de kevlar sur un bâtiment du genre des futures frégates de classe Knutsen – ont mis en place récemment un groupe de travail qui intègrera également les chercheurs, ingénieurs et ouvriers karsais qui coopèrent au projet Sjødrage.

La nécessité de disposer à nouveau d’une industrie militaire navale

Un temps, le Jernland avait envisagé de ne pas focaliser son attention sur la conception et la fabrication d’armements. Cette doctrine était d’ailleurs également partagée par le Rådet for statens sikkerhet (trad. Conseil pour la sécurité de l’Etat) qui avant le Forvsaret Overkommando (trad. Haut commandement des forces armées) était compétent pour l’ensemble des politique relatives aux forces armées et à la sécurité au sens large du Jernland. Toutefois, la résurgence de potentiels foyers de tension, ainsi que l’actualité géopolitique régionale ont contribué à affaiblir la pertinence de cette stratégie. En effet, la guerre en Cérulée qui a opposé la République de Valdaquie et la République fédérale d’Ennis d’un côté à la Ligue de Lébira-Apamée d’autre part a démontré la fragilité de la paix dytolienne. Si d’aucuns diront – les mauvaises langues en tête – que la Dytolie est une poudrière, cette réalité est à ne pas écarter d’un revers de bras. En effet, en raison de la course à l’influence et à la puissance, plusieurs dynamiques peuvent potentiellement se heurter. Ainsi, du point de vue strictement national, il est à noter deux grandes tendances.

D’un côté, Ennis, autrefois allié solide, cherche à contrarier les politiques continentales jernlanders. L’attitude plus qu’ambiguë du gouvernement fédéral dans le dossier du nucléaire briton a réveillé les soupçons du Kontor IV - SJ-Utlandet (trad. Division IV - service de sécurité pour l'extérieur) qui estime que malgré toute la volonté de la présidence ennissoise, cette dernière n’est plus en mesure d’influer véritablement sur le cours des choses et son rôle se limite de plus en plus à valider ou apposer son véto sur les décisions parlementaires. De même, le Commonwealth de Britonnie est lancé dans une course à l’armement nucléaire et malgré ses engagements à ne plus tenter de développer la bombe nucléaire, il y a fort à craindre que cela ne conduise pas le gouvernement briton à renoncer à son projet. Dans ce contexte, il faut considérer que trois puissances, dont le Zeederland, disposent d’une flotte de guerre particulièrement pléthorique et représentent donc une entrave à la liberté d’action jernlander en Sjøkraber. En effet, si les côtes du Jernland sont devenues particulièrement dangereuses compte tenu de la mission défensive de la flotte, combinée au déploiement de nombreuses batteries mobiles d’artilleries et de missiles antinavires avec leurs radars de détection du Réseau d’Alerte et de Détection Anticipée par Radar (RADAR), les Sjøforsvaret (trad. Forces armées maritimes) ne disposent pas de la capacité à assurer des missions de projections face à ces trois marines.

La constitution d’un réduit inviolable pour servir d’appui pour les projections

L’autre dynamique identifiée en Dytolie est la volonté affichée des nations libérales-libertariennes de pratiquer l’ingérence dans les affaires politiques internes des Etats dytoliens, avec en ligne de mire le Jernland, où le pouvoir du Kommandør est en phase de consolidation, l’Ardalogne qui a récemment fait, par la voix des urnes, le choix d’un pouvoir fort et la Radanie où certains mouvements cherchent à désorganiser le fonctionnement de l’Etat et à affaiblir le chancelier Ctibor Šrobár. Sur le continent en revanche, la puissance de feu jernlander est particulièrement supérieure à celle affichée aussi bien par Ennis, le Zeederland que par la Britonnie. S’ils disposent tous de marine de guerres importantes, elles s’exposeraient dangeureusement en cherchant à approcher les côtes jernlanders, d’autant plus que l’installation de batteries de missiles antinavires dont la portée atteint plusieurs centaines de kilomètres infligerait des pertes majeures aux marines qui s’aventureraient à violer la souveraineté maritime. Dans les cieux, le Jernland dispose là encore d’une supériorité numérique et technologique considérable. Les radars tridimensionnels à balayage électronique ainsi que leur disposition à des points avancés sur le continent – aux Iles-Unies et en Radanie – permettent de détecter en amont les mouvements suspects et donc d’adapter la riposte. Le développement d’un programme antiaérien et antibalistique appuyé sur la multiplication à des points stratégiques de radars modernes renforcera le coût d’une aventure belliqueuse contre le Jernland.

Sur la terre ferme, et sur le territoire national tout particulièrement, la constructiond ‘une seconde forteresse souterraine pour abriter d’autres travaux scientifiques liés aux lukkede administrativt dannelser (trad. Entités administratives fermées) dans le Midtøya. Cette ville secrète permettra de développer les études, recherches et autres travaux à caractère technique et scientifique. De manière générale, la construction à venir de bunkers souterrains en complément de ces superstructures fortifiées des Forsvaret et des Overfallsbataljoner (trad. Bataillons d’assaut) renforcera encore les capacités défensives du Jernland. En ce sens, la coopération avec le Gandhari dans le sens d’une maîtrise des techniques de constructions et avec les écoles polytechniques aiglantines sur les constructions antisouffles s’inscrivent dans cette nouvelle doctrine du réduit défensif comme base arrière pour les opérations de projection.

Parallèlement à cela, et outre le programme de modernisation des Forsvaret (trad. Forces armées) et l’augmentation des capacités antiaériennes pour garantir la défense en multicouches des installations nationales stratégiques, le programme de développement des chantiers navals n’est que la première étape avant un rééquilibrage des forces en mer. En effet, la réacquisition des techniques de fabrication de bâtiments navals n’est que le préalable au développement d’un programme de modernisation et d’accroissement de la puissance de feu des Sjøforsvaret qui doit aboutir au dépassement de nombreux matériels détenus actuellement par les flottes zeederlandaises et du Commonwealth. Si le Jernland n’a pas pour ambition d’atteindre nécessairement des niveaux similaires d’armement maritimes, la stratégie doit être de disposer de suffisamment de forces pour rendre très coûteuses une opération navale contre les Sjøforsvaret. En cela, disposer ne serait-ce que des deux tiers de la puissance de la première marine mondiale rendrait subitement pour elle risqué d’exposer sa flotte dans un affrontement naval. Aussi, il sera transmis des éléments d’analyse en ce sens au Forsvaert Overkommando pour qu’il développe une doctrine permettant de garantir une supériorité générale au Jernland en combinant judicieusement les capacités terrestres, aériennes et navales. A noter d’ailleurs que le Sikkerhetsjeneste recommande vivement de faire le choix de privilégier uniquement des matériels particulièrement à la pointe de la technologie.

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NOTE D’ANALYSE | SECRET
14. mai 2042



Le Jernland a conclu plusieurs partenariats de recherche majeurs avec des nations orientales. Si les collaborations avec l’Organisation de Coopération de Chenzhou – Kaiyuan, Uhmali et Liang en tête - sont jugées particulièrement sûres, il convient de maintenir un haut degré de vigilance en ce qui concerne les collaborations avec la Confédération de Janubie du Sud. Ainsi, le Sikkerhetsjeneste et la Statspoliti (ndlr. Police d’Etat) œuvrent à l’identification de menaces éventuelles ou de tentatives de subversion des personnels impliqués dans les coopérations en vue du développement des technologies du bunker souterrain et des satellites de télécommunication. Compte tenu du caractère sensible aussi bien du premier que du second, les organes concourant à la sécurité de l’Etat réattribuent régulièrement les accréditations nécessaires et procédant à des enquêtes de personnalité et sur l’entourage des ingénieurs et techniciens associés au projet.

La sécurité des projets scientifiques jernlanders renforcée

Dans le cadre de la construction de la forteresse souterraine de l’Energikommisjonær (trad. Commissariat à l’énergie), le Sikkerhetsjeneste et son Kontor III – SJ Inllandet (trad. Division III – service de sécurité pour l’intérieur) avaient déjà procédé à de vastes opérations de contre-espionnage qui avaient permis l’identification au sein des structures d’Etat puis son arrestation et son retournement d’Emegard Larsson, connu sous le nom de code « Boka ». Les méthodes du Sikkerhetsjeneste ont démontré leur efficacité et ce sont les mêmes investigations qui sont régulièrement conduites pour éliminer des projets sensibles les individus présentant des risques de collusion avec l’étranger. Le récent décret portant sur la responsabilité du sang et qui permet d’incriminer largement dans le cercle familiale les proches d’individus ayant commis des crimes contre la sécurité de l’Etat accroit encore les moyens de pression psychologique sur les personnes tentées par des actions hostiles au Jernland. Ainsi, la Statspoliti estime, dans un rapport que le Sikkerhetsjeneste a pu consulter, que les actes malveillants pourraient décroître et que les risques de trahisons se trouvent réduits.

Dans le cadre du développement d’une génératrice d’un type nouveau – le projet est lié au programme nucléaire civil jernlander – qui pourrait améliorer à terme le rendement des installations nucléaires nationales une attention très particulière est accordée à la sélection et à la formation des scientifiques qui participent aux travaux. Lorsqu’ils sont à l’étranger pour coopérer directement avec les ingénieurs liangais, kaiyuanais et uhmaliens, leurs familles connaissent une nette limitation de leurs droits au déplacement et les puces LITEN permettent de s’assurer de leur localisation exacte à tout moment. De même, les accréditations ne sont accordées qu’après l’examen avancé des antécédents des enfants et épouses des scientifiques impliqués. Concernant le travail sur les bunkers souterrains, la Statspoliti a appréhendé récemment un individu qui cherchait à entrer illégalement en contact avec un ingénieur jernlander, spécialiste des constructions devant résister au souffle d’une explosion ou d’un phénomène naturel. Les coopérations avec la République d’Aiglantine sur les constructions antisouffle avançant à un bon rythme, la Statspoliti et le Sikekrhetsjeneste n’en restent pas moins vigilants pour garantir l’inviolabilité des travaux. Le suspect, de retour d’un voyage au Zeederland a été immédiatement soumis au protocole d’identification du niveau de corruption idéologique pour mesurer le risque qu’il représenterait pour la sécurité nationale. A noter que les conditions pour les voyages à destination du Zeederland et de l’Asdriche devraient être considérablement durcies pour éviter les tentatives d’ingérence. En l’état actuel des relations internationales et de la géopolitique dytoliennes, ces deux Etats représentent une menace pour la sécurité du Jernland et sont considérés comme des adversaires qu’il convient d’entraver dans leurs actions, par tous les moyens.

Le scénario de centrales nucléaires souterraines ne peut être écarté

L’avancée des recherches sur les bunkers souterrains et leur aboutissement à venir permet d’envisager une nouvelle manière d’assurer la sécurité de l’approvisionnement constant en électricité du Jernland. En effet, alors que l’Energikommisjonær poursuit ses travaux autour de la génératrice avec les partenaires ventéliens, il apparaît que l’enterrement des installations de production d’énergie d’origine nucléaire offre des avantages aussi bien pour la continuité de la production que pour la sécurité des installations. L’ensemble de la partie nucléaire, piscine comprise, pourrait faire l’objet d’un enfouissement dans des structures bunkérisées, de sorte qu’elles résisteraient à des frappes aériennes. De même, les parties classiques que constituent la turbine, l’alternateur et les transformateurs peuvent soient être stockés en souterrain à condition d’être séparés de la partie nucléaire ou bien en surface. Il conviendra dès lors de disposer de plusieurs dizaines de mètres de terre au-dessus de l’installation souterraine et de disposer de la structure d’un bunker agencé de manière circulaire avec une cinquantaine de mètres de diamètre. Au total, il faut envisager deux à trois mille mètres carrés.

Il conviendrait dans ce scénario, selon les hypothèses de l’Energikommisjonær, de privilégier une forme en plan réctangulaire avec une largeur limitée à vingt-cinq mètres, une longueur de cent mètres et une hauteur de cinquante mètres. La standardisation proposée offre le mérite de s’adapter à presque tous les types de roches usuelles. Le coût de l’électricité ne serait pas exagérément plus élevé qu’avec une centrale classique, tout en offrant des atouts de sécurité nettement supérieurs. Le volume souterrain par mégawatts sera inférieur à 500m3 avec un coût unitaire inférieur à 1700∂/m3 (1000$/m3). Avec un amortissement de 8% par an, le surcoût serait de huit dalers par mégawattheure (5$/MWh), soit moins que le surcoût estimé pour une centrale de nouvelle génération (hrp : type EPR). Idem pour le coût de montage et d’exploitation qui ne diffèrerait pas sensiblement du coût de montage en surface. Enfin, cette solution présente l’avantage notable de réduire les conséquences directes d’un potentiel accident nucléaire. En plus d’offrir un abri face aux regards indiscrets, les centrales nucléaires souterraines réduisent les coûts en cas d’accident nucléaire majeur, pour un coût d’installation et d’exploitation inférieur à celui des centrales de prochaine génération en surface. L’accroissement du niveau de vie et du pouvoir d’achat au Jernland permet d’ailleurs d’envisager sereinement la possibilité d’un renchérissement des coûts de l’énergie.

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Galaad
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NOTE D’ANALYSE | SECRET
09. juni 2042



Le développement de capacités de captations des échanges électroniques par le Kontor II - Signaletterretning (trad. Division II - Intelligence des signaux) à l’aide de logiciels espions, combiné au Store ører nettverk (trad. Réseau grandes oreilles) offre des opportunités importantes dans le contrôle et la surveillance des masses. A noter également que l’entrée effective en fonction du programme Skjold (trad. Bouclier) et le crédit social viennent compléter les outils déjà à disposition du Sikkerhetsjeneste. Cependant, l’ensemble de la stratégie jernlander ne saurait reposer uniquement sur les outils informatiques et les nouvelles technologies. Elle doit au contraire également continuer de s’appuyer sur du renseignement d’origine humaine. Jusqu’à présent, le Store ører nettverk a en effet apporté la preuve de son efficacité, avec près de 350 000 collaborateurs officieux qui assurent une collecte d’informations plus ou moins pertinentes particulièrement efficace.

La lumière constitue également un vecteur pour l’espionnage

Le Kontor II – Signaletterretning a développé en effet une nouvelle technique permettant de capter des conversations entre deux ou davantage d’individus. Dans le cadre de travaux en partenariat avec la Sentral Teknisk Høyskole (trad. Collège central technique), il s’est avéré être possible de retranscrire, avec une précision suffisante pour saisir l’intégralité des propos une conversation et malgré l’absence dans la pièce de système d’écoute électronique, en s’appuyant sur les vibrations conduisant à des variations infimes de la luminosité. Celles-ci sont en effet provoquées par les longueurs d’onde émises au cours d’une conversation. Ainsi, à l’aide d’un télescope, d’un ordinateur portable et d’un capteur électro-optique, le Sikkerhetsjeneste pourrait à l’avenir être en mesure de traduire les propos d’individus sans avoir besoin de procéder à l’installation préalable de dispositifs d’écoute et d’enregistrement ou de pirater quoi que ce soit ; le tout en restant à bonne distance du lieu où se déroulerait la conversation, tout en disposant d’une ligne de mire sur une ampoule suspendue au plafond.

Le fonctionnement est très simple. Il convient de placer l’oculaire du télescope devant le capteur électro-optique puis de recourir à un convertisseur analogique-numérique pour transformer les signaux électriques de ce capteur électro-optique en informations numériques. Des essais sont encore en cours en recourant à des télescopes avec des lentilles variables, allant de 10 à 35 centimètres. De même, les distances sont étudiées pour estimer l’éloignement optimal permettant de conserver la discrétion du dispositif d’observation tout en jouissant du meilleur rendu numérique du son capté. Les vibrations de l’ampoule – elles ne dépassent pas quelques centaines de microns – en réaction aux mouvements du son émis par les conversations sont enregistrables comme des changements mesurables dans la lumière que le capteur perçoit. L’étude a révélé d’ailleurs que l’utilisation d’un logiciel de filtrage du bruit permet d’améliorer encore le rendu et ainsi de disposer de conversations encore plus intelligibles.

D’autres moyens sont également à l’étude en complément

Si les expériences ont porté jusqu’à présent uniquement sur des ampoules à incandescence suspendues, les premiers éléments fournis jusqu’à présent tendent à démontrer que les LED pourraient offrir un rapport signal/bruit plus de six fois supérieur et soixante-dix fois par rapport à une ampoule fluorescente. En utilisant des capteurs électro-optique et des convertisseurs plus performants, le résultat pourrait s’avérer encore plus prometteur et ainsi offrir aux différentes directions du Sikkerhetsjeneste de nouvelles opportunités pour l’espionnage, notamment lors de conversations plus discrètes. Appliquée à des réunions entre particuliers suspectés d’activités subversives, cette technique peut constituer à terme un excellent complément pour la collecte d’informations. De même, dans le cadre d’activités d’espionnage à l’étranger, ces moyens peuvent contribuer à accroître encore le volume des données sensibles collectées par d’autres moyens humains et/ou techniques.

Enfin, le Kontor II – Signaletterretning a mis sur pied un groupe de travail visant à élargir les techniques à sa disposition. Ainsi, les changements imperceptibles à l’œil nu de la luminosité des écrans LCD pourraient à terme permettre de dérober des documents et fichiers sur des ordinateurs non-connectés au réseau internet. De même, tout objet captant des vibrations (sac plastique, emballage, plante, etc.) pourrait devenir un outil pour le microphone visuel en cours d’étude. Des résultats concluants pourraient être obtenus sur cette base en complément des travaux sur les vibrations de la lumière. Le Sikkerhetsjeneste développe à cette fin un logiciel pouvant traiter de l’information pour la convertir en format numérique et ainsi restituer une conversation inaccessible par les moyens habituels du renseignement (logiciels espions, dispositifs d’écoute et d’enregistrement, piratages, etc.).

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Galaad
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RAPPORT D'ACTIVITE | SECRET
02. juli 2042


L’émergence d’une véritable puissance politique, économique, culturelle et militaire comme le Jernland dans l’espace nord-dytolien s’accompagne d’un très net renforcement des opérations de pacification intérieure, mais également d’un contrôle plus étroit des masses. Les individus les composant ont en effet vocation à renoncer à leur individualité au profit de la réalisation des desseins du Kommandør Magnuss Løvenskiold, en contrepartie de quoi, l’Etat leur assure le développement économique, la sécurité et une amélioration des conditions socio-économique d’existence. En à peine cinq ans, le niveau de vie des Jernlanders a ainsi été multiplié par presque six depuis 2038, tandis que le revenu par habitant à quintuplé.

Si les élections d’avril 2042 ont permis d’entamer le processus de stabilisation du pouvoir, à l’étranger, plusieurs menaces compromettent aussi bien l’image du Jernland que sa capacité à agir dans le concert des nations. Si au cours des mois qui se sont écoulés et potentiellement de ceux qui viennent l’attention se focalise sur les déboires du programme nucléaire du Commonwealth dont le caractère militaire semble indéniable, il n’est pas à exclure que certains éléments de la diaspora jernlander ne cherchent à attirer à nouveau l’attention sur les évolutions politiques internes au Jernland. Les initiatives législatives du Zeederland, ainsi que les fausses accusations et propos insultants asdriches ont confirmé la tendance des démocraties libérales à rechercher davantage un affrontement avec le Jernland qu’une véritable amélioration de la paix continentale et mondiale.

Face aux initiatives réglementaires du de la République des Provinces de Zeederland, notamment la possibilité offerte d’être considéré comme un réfugié politique pour tout ressortissant jernlander, le Kommandør Magnuss Løvenskiold a promulgué le Stats Dekret (trad. Décret d’Etat) portant sur la responsabilité du sang. Il prévoit en effet que tout individu qui commettrait un crime contre la sûreté de l’Etat exposerait sa famille – c’est-à-dire ses ascendants et descendants ainsi que les parents jusqu’au troisième degré – à des sanctions prononcées légalement par le Statenssikkerhet domstol (trad. Cour de sûreté de l’Etat) dans le même cadre du procès de l’individu coupable desdits crimes. Cette disposition réglementaire à force de loi permet de mettre les traîtres face à leurs responsabilités en s’appuyant sur la coutume ancestrale norroise. Ces mesures ont permis de limiter très considérablement les conséquences du scélérat « Décret Jernland » du Zeederland. Ce sont, depuis avril 2042, 250 dossiers de tentatives de fuite qui ont été transmis au Statenssikkerhet domstol, avec la condamnation de membres de la famille dans 65% des cas. A noter également que les conditions de vie et l’économie moins robustes zeederlandaises contribuent à dissuader aussi d’éventuels aspirants à l’émigration. Cette dernière est d’ailleurs conditionnée au maintien au Jernland de la famille – non-nucléaire – des individus émigrés pour motifs professionnels ou de tourisme.

Il convient cependant de renforcer également les moyens pour museler les oppositions en dehors du Jernland. En effet, selon le Kontor IV - SJ-Utlandet (trad. Division IV - service de sécurité pour l'extérieur), ce sont 1,1 millions de Jernlanders qui résident en dehors du Jernland, soit environ 3,3% de la population résidant au Jernland. Si parmi eux, la majorité ne pratique pas d’activisme militant hostile aux intérêts nationaux, une dizaine de milliers d’entre eux représentent, à des degrés divers, une potentielle menace pour la sûreté de l’Etat qu’il convient au mieux de neutraliser et a minima de faire taire durablement. Le Sikkerhetsjeneste, à travers les cellules dont il dispose dans chacune de nos ambassades et représentations diplomatiques à travers le monde, a identifié avec une fiabilité variant entre 50% et 100% l’ensemble des individus qui conduisent des activités hostiles au Jernland. De même, leur famille a été retracé, les liens qu’ils entretiennent avec des individus résidant sur le territoire national. Si, à ce stade, il ne doit pas être question d’une neutralisation physique, d’autres moyens sont à la disposition des services de sécurité nationaux :
  • intimidation et menaces sur la famille restant au Jernland et les individus hostiles à l’étranger ;
  • appels nocturnes et harcèlement ;
  • invitations à se rendre à l’ambassade du Jernland ;
  • chantage et pression psychologique.
Ces méthodes seront conduites par des agents disposant d’une couverture diplomatique en tant que conseiller culturel, conseiller militaire, etc.

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Galaad
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Re: SECURITE ET RENSEIGNEMENT

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RAPPORT D'ACTIVITE | SECRET
20. juli 2042


L’article du Ganatantr annonçant la fin de la révolution gandharienne est une nouvelle qui doit être analysée avec le recul nécessaire. En effet, cette interview du secrétaire général du parti communiste gandharien, Varinder Chandar, traduit un repositionnement de la Confédération de Janubie du Sud sur l’échiquier politique mondial. Si Samrath Lota incarne une ligne diplomatique gandharienne plus pragmatique que celle incarnée précédemment par sa sœur et ses successeurs qui ont maintenu une doctrine interventionniste, il convient également de noter que le Gandhari, puissance mondiale en devenir se désarime également de la sphère communiste internationale pour tracer son propre chemin. En cela, les propos prêtés à Varinder Chandar au cours de son entretien avec la presse gandharienne offrent une grille de lecture relativement complète des changements qui s‘opèrent lentement au Gandhari et en Anantram.

Vers une normalisation gandharienne

Si jusqu’à présent le Gandhari se caractérisait par les attributs communistes révolutionnaires qui lui servaient de symboles nationaux – le drapeau républicain gandharien a été substantiellement modifié pour illustrer le tournant révolutionnaire de la république des conseils gandhariennes avec la substitution du rouge au rose pâle et l’ajout de l’étoile rouge et du marteau et de la faucille. De même, les institutions ont été progressivement transformées pour intégrer les dogmes marxistes. Ainsi, au traditionnel conseil des ministres a été privilégié un comité exécutif central qui n’est pas sans rappeler le comité central des partis communistes à travers le monde. Si a priori les institutions de la Confédération de Janubie du Sud et du Gandhari n’ont pas vocation à évoluer vers un format précédent à la révolution marxiste, elles garantiront la possibilité d’une alternance politique au travers les élections organisées régulièrement. Le Sikkerhetsjeneste ne recommande cependant pas de pratiquer une ingérence politique de quelque manière que ce soit au Gandhari, compte tenu des accords bilatéraux qui lient le Jernland et la Confédération de Janubie du Sud. En effet, la révélation d’une action d’influence au Gandhari pourrait conduire à un affaiblissement de la relation de confiance qui est en train de se construire et alors même qu’un nombre grandissant de responsables politiques gandhariens appellent, de manière transpartisane, à approfondir encore les coopérations bilatérales.

De même, le Gandhari semble entamer une mue diplomatique conduisant à abandonner l’interventionnisme et apparaît de plus en plus comme une puissance limitant ses initiatives en matière de relations internationales à son pré-carré immédiat. Les propos du secrétaire général Varinder Chandar confirme en ce sens que le Gandhari cherche à donner des gages au reste de la communauté internationale en rassurant l’ensemble des chancelleries mondiales. Cependant, la volonté de retour à la ligne diplomatique originelle, c’est-à-dire celle portée par Asha Lota est de nature à brouiller le message. En effet, il convient de rappeler l’aventurisme de la première présidente du régime marxiste gandharien qui avec une expédition navale en direction de la Dytolie – elle a été avortée face à l’opposition ennissoise et la mobilisation de moyens navals importants – ainsi que l’agression du Raja Tika qui s’inscrit également dans cette doctrine diplomatique lotienne – le Gandhari avait été contraint à reculer face à la mobilisation de l’Organisation de Coopération de Chenzhou. Au regard de ces éléments, il convient de nuancer l’abandon de la ligne interventionniste en gardant à l’esprit que le Gandhari relève davantage des Etats de la communauté internationale pouvant être qualifiés d’impulsifs que des rationnels et calculateurs.

Ce réalignement diplomatique gandharien doit être encouragé et soutenu par le Jernland. En effet, après la signature de l’accord bilatéral jernlando-gandhari et les avancées en matière de coopérations scientifiques autour des satellites de télécommunication ainsi que des bunkers souterrains peuvent constituer une base pour l’approfondissement des collaborations universitaires et technologiques. En effet, le Jernland, tout comme le Gandhari, ambitionne de se doter de moyens d’observation de l’espace – l’accord très intéressant avec la République de Byrsa devrait continuer toutefois de constituer l’épine dorsale de la politique d’exploration spatiale nationale – et en cela des prolongements des coopérations pourraient présenter l’avantage pour le Gandhari de disposer d’ordinateurs, logiciels et systèmes d’exploitation jernlanders de pointe et au Jernland de s’associer à un programme spatiale ambitieux. Concernant le développement de bunker souterrains, cette coopération s’inscrit dans le prolongement de celle en cours avec l’Aiglantine pour des bâtiments résistant au souffle des explosions. En effet, le Jernland, puissance dytolienne de premier ordre, dorénavant considéré par la communauté internationale comme un acteur incontournable, est du même coup exposé à des menaces militaires, mais aussi terroristes, plus fortes que précédemment. C’est au regard de ces éléments qu’il a été décidé d’ajouter à la maîtrise des abris pour sous-marins les techniques relatives aux bunkers et aux constructions antisouffle.

La rupture Gandhari/Westrait acte le basculement de la puissance au profit du Gandhari

Les volontés d’émancipation du Gandhari vis-à-vis du grand frère westréen, considéré par l’ensemble de la communauté international comme le parrain du marxisme et de sa supposée révolution mondiale, s’explique par l’affirmation d’une puissance dorénavant indépendante et ne nécessitant pas de parrainage. En somme, le Gandhari, devenu plus important économiquement et militairement que le grand frère westréen, n’a plus besoin de chaperon ou de protecteur pour sa révolution. En déclarant celle-ci comme « terminée », Bunaghar acte symboliquement une rupture avec le pays qui avait jusqu’alors soutenu activement l’édification d’une république socialiste gandharienne. La réaction westréenne, ou tout du moins de la presse westréenne, témoigne d’ailleurs des tensions grandissantes entre les deux alliés au sein de l’Internationale Communiste. Si officiellement le parti communiste westréen n’a pas encore réagi, les accusations de révisionnisme fusent cependant à l’encontre des dirigeants gandhariens. Cette réaction traduit une incompréhension qui s‘installe progressivement entre ceux qui jusqu’à présent étaient considérés comme la direction bicéphale de l’Internationale Communiste. En effet, même si le Westrait continue de clamer que cette organisation internationale est indépendante des Etats, les dissensions entre les partis communistes westréens et gandhariens vont installer cette divergence au sein de l’Internationale. A noter également que la presse gandharienne a confirmé le schisme entre les deux partis hier encore particulièrement alliés et représentant les deux jambes du marxisme mondial. Le quotidien ölanais Tâve sor s’est lui aussi fendu d’une violente diatribe anti-gandharienne.

Le Sikkerhetsjeneste analyse ces divergences profondes au sein du marxisme international comme une opportunité pour renforcer les coopérations jernlando-gandhariennes. En effet, si jusqu’à présent le Westrait, par sa mesure – somme toute relative et plutôt considérée en comparaison des initiatives parfois hasardeuses du Gandhari lotien -, était considéré comme un partenaire à privilégier au sein du bloc marxiste, le repositionnement du Gandhari, combiné à la discrétion de la diplomatie westréenne conduisent à recommander l’approfondissement des relations avec la Confédération de Janubie du Sud. Ainsi, plusieurs dossiers sont mis en avant par le ministère de l’éducation populaire, notamment en matière scientifique. En complément, l’Institutt Hammer (trad. Institut Hammer) a identifié deux dossiers qui pourraient faire l’objet de travaux communs :
  • études et travaux dans le cadre de l’exploration spatiale et l’amélioration des télécommunications et mesures terrestres, océaniques et de l’espace ;
  • lancement progressif d’une sonde spatiale en commun avec la République de Gandhari.
L’amélioration des télécommunications pourraient notamment passer par une mise en commun de certains satellites pour les communications et transmissions civiles ne présentant pas un caractère stratégique. Il en résulterait inévitablement une réduction des coûts d’entretien et d’exploitation pour le consortium des télécommunications. Si la Valdaquie reste, en Dytolie, le partenaire privilégié et prioritaire du Jernland, au niveau international, il convient d’approfondir les relations avec le Gandhari par la multiplication des coopérations. Il en résultera un potentiel renforcement du réalignement gandharien et des positions plus favorables au Jernland et à ses intérêts.

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